30 ans après la mort de Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon se souvient
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Jean-Luc MélenchonFait
« Ce qui va rester, c'est l'audace de nationaliser le tiers de l'industrie et surtout toutes les banques. »
- Jean-Luc MélenchonFait
« la dépénalisation de l'homosexualité. Évidemment, l'abolition de la peine de mort parce que c'est en fait de civilisation. »
- Jean-Luc MélenchonFait
« il entrait dans les salles. C'était pas la pompe qu'il y a eu après. »
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Moi, j'étais très sensible à la force de sa présence. C'est quelque chose qui est difficile à communiquer parce que c'était un homme de de taille moyenne, très moyenne, hein. François Mitteran, il entrait dans les salles.
C'était pas la pompe qu'il y a eu après. Vous savez, mais la musique et le leader arrive là, il a vu faire une fois. Le reste du temps, tout d'un coup, il était là et vous saviez qu'il était là.
Je sais pas vous dire comment on le savait, mais on savait qu'il était là. Si vous tenez compte de d'où je viens moi, de du milieu social d'où je viens, pour moi déjà le point de départ c'était pas rien de rencontrer le président de mon pays. Il y a des gens il naissent avec une cuillère d'argent dans la bouche, ils pensent que tout leur est dû mais moi non.
Je trouvais très très impressionnant de fréquenter le p le président de mon pays. président déclenchait une une affection telle que des années et des années après tous ceux qui ont été de cette sorte de mitérandiste ont toujours un mot aimable les uns pour les autres même si on fait des choses qu'on rien à voir et même si politiquement bon on narrive plus aux mêmes conclusion mais il reste toujours quelque chose de de cet attachement de ce lien qu'il a été entre nous et surtout c'était un chef de tout il faisait une matière politique. C'était pas, vous savez, ces personnages qui font que de la com.
On savait que si on lui passait un message, il en ferait quelque chose. Ce qui va rester, c'est l'audace de nationaliser le tiers de l'industrie et surtout toutes les banques. Vous savez, c'était une chose incroyable. [grognement] Giscar face à Mitteran en train de lui dire dites monsieur Mitterran que vous allez nationaliser plus longtemps pas bien s'il dit là où les banques et il y a un gros silence à la radio et tout d'un coup la voix du vieux qui dit oui toute imaginez-vous aujourd'hui c'est moi qui fasse ça ou quelqu'un d'autre hein dit mais monsieur vous allez collectiviser et la réponse est oui tout il l'a fait en plus mais ce qui va rester après à part cette audace là la dépénalisation de l'homosexualité.
Évidemment, l'abolition de la peine de mort parce que c'est en fait de civilisation. L'essentiel d'une politique et dans des choses qui sont pas toujours seulement économiques mais qui ont à voir avec la morale, l'idée qu'on se fait de l'existence. Alors, qu'est-ce que je peux vous dire de plus à son sujet ?
Une chose simple, il me manque, ça s'explique pas.
Jean-Luc Mélenchon