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InterviewC à vous (sur YouTube)· 23 mai 2026 52 minContradictoireActualité / polémiqueSantéJusticeÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Édouard Philippe est notre invité exceptionnel - C à Vous l’intégrale - 23/05/2026

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 10 %Défensif 37 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:35FerméeRéponse directe

    Le PNF a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics vous concernant. Vous contestez ?

  • 8:18OuverteRéponse partielle

    Pour la part de l'ex-collaboratrice, est-ce une vengeance pour ne pas être reconduite en CDD ?

  • 8:46FerméeRéponse directe

    C'est une guerre contre le narcotrafic comme contre le terrorisme, mêmes peines ?

  • 10:03FerméeRéponse directe

    Vous, président, vous ne mettez pas en place ce plan ?

  • 13:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous étiez rigoureux sur le budget ?

  • 14:43OuverteRéponse directe

    S'il était élu, qu'est-ce qu'il ferait sur cette première semaine d'élection pour marquer les Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:54Invité politiqueFait
    « Je les conteste fermement, ça je peux vous le dire. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « Je ne peux pas vous dire que ce soit très agréable d'être accusé. »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « La menace que font courir ces deux dangers à la fois sur la population, sur la société, sur nos enfants et sur notre État, est d'une gravité comparable. »
  • 10:17Invité politiquePromesse
    « Le premier pilier, c'est s'inspirer de tout ce que nous avons fait et qui fonctionne en matière de lutte contre le terrorisme pour l'appliquer à la lutte contre les narcotrafiques. »
  • 10:33Invité politiquePromesse
    « Mettre en place un état d'urgence narcotrafique de façon à disposer d'instruments dont on ne peut pas disposer en temps normal parce que la situation le justifie. »
  • 13:15Invité politiqueChiffre
    « En trois ans, j'ai diminué le déficit assez sensiblement, voyez-vous. Je l'ai trouvé à 3,2. Il est terminé à 2,1 quand je suis parti. »
  • 13:21Invité politiqueChiffre
    « Et dans le même temps, on a augmenté l'attractivité et les investissements en France. Et on a diminué le chômage. »
  • 13:34Invité politiqueChiffre
    « Le dernier budget de la Sécurité sociale que j'ai fait voter, c'était 700 millions d'euros de déficit. Aujourd'hui, on est à 24 milliards. »
  • 15:27Invité politiquePromesse
    « Dès l'année dernière j'ai indiqué que le prochain président de la République pouvait avoir à sa disposition la possibilité, très tôt dans l'exercice de son mandat, de déclencher un référendum. »
  • 15:53Invité politiquePromesse
    « La règle d'or, en clair, c'est de limiter à 1% le déficit public à compter de 2032 et de l'inscrire dans la Constitution. »
  • 17:34Invité politiqueFait
    « Les priorités de mon mandat, elles sont aujourd'hui au nombre de trois. Et elles concernent d'abord l'école, qui, à mon avis, le problème qui, s'il n'est pas réglé, nous interdira de régler tous les autres. »
  • 18:10Invité politiqueFait
    « On ferme des classes, par exemple. On a un nombre d'élèves qui diminue. »
  • 18:29Invité politiqueFait
    « Il n'est plus compétitif par rapport aux autres. Il accroît les inégalités sociales plutôt qu'il ne les réduit. »
  • 20:35Invité politiqueFait
    « La justice, parce que c'est le maillon faible de l'autorité de l'État, c'est le maillon faible de notre système qui doit garantir l'ordre à nos concitoyens. »
  • 36:57PrésentateurFait
    « On n'a pas de candidats. »
  • 36:58PrésentateurChiffre
    « On a quand même effectivement 20 000 médecins qui vont partir à la retraite dans les 5 prochaines années. »
  • 37:41PrésentateurFait
    « Mais ça prend 10 ans pour former un médecin. »
  • 37:50PrésentateurFait
    « En 2040 on aura peut-être trop de médecins. »
  • 41:30Invité politiqueFait
    « Il est mort le 14 décembre 2024 lors d'une randonnée avec son fils aîné. »
  • 41:37Invité politiqueFait
    « Il avait à l'époque 71 ans. »
  • 41:42Invité politiqueChiffre
    « Patrimoine évalué à plus de 4 milliards d'euros. »
  • 43:01Invité politiqueChiffre
    « Cette année ils sont 727 327 précisément à postuler. »
  • 44:19Invité politiqueChiffre
    « Plus de 90% des élèves de CM2 faisaient 15 fautes ou plus sur cette dictée. »
  • 48:15PrésentateurFait
    « Quand quelqu'un dit qu'elle est victime on l'écoute quand c'est 30 personnes qui disent qu'ils ont été victimes on les écoute avec autant d'attention que la première. »
  • 49:46Invité politiqueChiffre
    « Comptez en moyenne 1 1445 euros par an pour un chien 831 pour un chat. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Édouard Philippe6 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans Cet à vous, on est ensemble jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce samedi 23 mai avec Eglantine, Amandine, Yael et Paul, bonsoir à tous les quatre. Bonsoir Mohamed. A la une de l'actualité, un candidat à la présidentielle qui accélère ce soir dans Cet à vous. Mon objectif, ça n'est pas de faire gagner la droite ou de faire perdre la gauche. Mon objectif, c'est de faire avancer la France et de servir les Français. Yael, ce soir au menu de votre édito. Un homme de l'ombre devenu homme d'État avec un CV long comme le bras, des troupes imparties, mais un candidat plus tortue que Lièvre et l'ombre d'un doute sur sa route vers 2027.

L'ancien Premier ministre Edouard Philippe est l'invité exceptionnel de Cet à vous. Amandine, les images les plus marquantes de la semaine, c'est dans le 5 sur 5. Ce soir, des Français toujours fâchés avec l'orthographe.

0:47
Invité

Je vous demande de m'écrire accueil. Accueil. A-C-C-U-E-I-L A-C-C-E-U-I-L

0:58
Présentateur

A-C-C-E-U-I-L Terrible, terrible.

1:04
Édouard Philippe

En effet, le ministre de l'Éducation nationale a décidé de serrer la vis à quelques jours du bac, je vous explique tout.

1:11
Présentateur

Paul, dans votre story, le succès de l'abandon au cinéma qui revient sur le drame de la mort de Samuel Paty. Sur les 13 derniers jours de Samuel Paty, magistralement reconstitué dans ce film qui a attiré 200 000 spectateurs en une petite semaine, est-ce que ce film doit être projeté à nos enfants ? Nous poserons la question ensemble. Et Glantine, après 20h, vos recommandations culturelles ?

1:28
Invité

Eh bien, je vais vous faire découvrir une formidable comédienne. Elle est petite, plutôt ronde, non mais vraiment très très mignonne. Elle est bien plus intelligente qu'on ne le suppose. Elle est toute noire. Il s'agit d'une poule et elle est dans deux films à voir absolument.

1:40
Présentateur

Et on est pressé de découvrir Cocotte, cette poule. Ça, ça sera après 20h avec nos invités Alessandra Assublé, Camille Chamou et la chanteuse Marine. Et on retrouvera le créneau de Diane Segar. Mais avant ça, c'est un homme rare dans les médias. Il n'avait plus parlé depuis deux mois et son élection à la tête de la mairie du Havre. Et pourtant, Édouard Philippe s'apprête à vivre la plus grande aventure de sa vie, conquérir l'Elysée en avril 2027 et convaincre surtout les Français.

2:04
Invité

Qu'est-ce que je pense d'Édouard Philippe ? Écoutez, c'est un homme qui est proche du public. Donc pour moi, effectivement, légitimité à se présenter au niveau des élections présidentielles.

2:16
Présentateur

Ça a l'air d'être quelqu'un qui peut rassembler, je pense, et qui a une bonne expérience.

2:22
Invité

Qu'est-ce que vous en pensez ?

2:24
Présentateur

Pas de confiance.

2:26
Édouard Philippe

C'est une personnalité politique solide. C'est un homme à qui on peut faire confiance.

2:32
Présentateur

Ancien gaulliste, très de droite.

2:35
Invité

Apparemment, les gens au Havre lui font confiance. Il me paraît intègre, mais effectivement, maintenant, c'est à voir. Pour moi, c'est vraiment la continuité de l'ère Macron. Ce seraient les mêmes problématiques et rien ne changerait. Ce serait vraiment une continuité, mais une continuité qui renforcerait le malaise présent en France.

2:51
Présentateur

L'ancien Premier ministre, maire du Havre, Édouard Philippe, est l'invité exceptionnel de cet avou. Bonsoir, Monsieur le Premier ministre. Bonsoir, madame. Merci à vous. Ça va bien ? Ça va, et bon, merci d'avoir accepté notre invitation. Avant de vous donner la parole, tout de suite, l'édito de Yael Gauze. Yael, le paradoxe Édouard Philippe, incontournable depuis 2017 sur la scène politique, expérience locale et nationale des troupes imparties, émancipées d'Emmanuel Macron. Il coche toutes les cases, mais pour 2027, les feux ne sont pas forcément ouverts. Édouard Philippe, bonsoir. Bonsoir.

Votre histoire, c'est celle d'un homme de l'ombre, architecte de l'UMP, propulsé en pleine lumière quand Emmanuel Macron, à la surprise générale, vous nomme à Matignon. Vertigineux, le stress vous fait perdre à l'époque 6 kilos en 10 jours. À l'époque, les sondeurs qui testent votre notoriété constatent qu'il y a encore pas mal de confusion avec un autre Philippe, acteur, celui-là, Gérard Philippe. Vous en plaisantez, pas facile de se faire un nom quand on a deux prénoms, mais vous allez vite vous en faire un. Les normands sont certes violemment modérés, ils sont aussi parfois conquérants.

Conquérants, à l'image de ce sabre que vous allez voir à l'écran, qui est toujours sur votre bureau, sabre d'officier d'artillerie qui ne vous quitte jamais, cadeau de votre grand-père. Vous, c'est plutôt la boxe, et ce ne sont pas les crises qui manquent sur le ring de Matignon. Avec le Covid, la barbe blanchit en même temps que s'affirme l'homme d'État. Bien sûr, nous marquons des points contre l'épidémie. La situation s'améliore progressivement. Mais nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire. Mais un Premier ministre, finalement coupé dans son élan ? Oui, trop populaire, sans doute, pour le Président de la République, qui remanie et qui vous remercie.

Vous devenez loyal mais libre, tellement libre que vous créez votre propre parti, Horizon, avec un S. La machine est prête pour partir à la conquête de l'Élysée. Mais ce n'est évidemment pas si simple. Non, il y a comme l'ombre d'un doute, de doute même au pluriel. Dans les sondages pour 2027, vous êtes le seul à sortir gagnant d'un éventuel duel face au RN. Au premier tour dans votre camp, vous êtes bien en tête, mais vous ne pliez pas encore le match. Bruno Rotaillot à droite et Gabriel Attal chez Renaissance ont faim, très faim. Et beaucoup s'interrogent. Quel est votre appétit réel ? Quelles sont les preuves d'envie d'y aller vraiment, de tout donner, de tout sacrifier ?

Des doutes aussi sur votre calendrier ? En mars, c'était le crash test des municipales au Havre. Alors, passez haut la main, vous attaquez votre quatrième mandat. Les Havre savent qu'il y a des raisons d'espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu'ils écartent les extrêmes et leurs facilités. Et derrière, vous n'accélérez pas, le pied sur le frein. Les Français, dites-vous, n'ont pas la tête à la présidentielle, mais ils ont des oreilles pour écouter des idées nouvelles, le fameux projet massif qui se fait attendre. Or, à part un plan très techno sur les impôts de production, c'est une course de lenteur.

Parfois, les Français vous entendent dire que vous êtes en colère, comme c'était une du point l'an dernier. Mais contre qui ? En colère contre quoi ? Et la colère contre vous, c'est certain, n'est pas totalement retombée depuis la crise des gilets jaunes entre taxes carbone et réformes des 80 km heure. Enfin, qui vous connaît vraiment, Edouard Philippe ? Vous refusez la pipolisation et c'est tout à votre honneur, mais la présidentielle, et vous le savez, c'est aussi la rencontre intime, presque charnelle, entre un homme ou une femme et un peuple. Est-ce que vous ne devriez pas vous livrer davantage ? Envoyez plus de cartes postales.

D'autant que les statistiques de la Ve République sont implacables. Depuis 1958, exception faite de Georges Pompidou et Jacques Chirac, il n'y a aucun ex-premier ministre qui ait réussi à gravir les marges de l'Elysée. Ces deux lames vont bien. Et jamais 203. Jamais 203. Edouard Philippe, on va revenir sur tous les éléments donnés par Yael Gauze, parce que vous allez rester avec nous jusqu'à 20h. Mais tout d'abord, une question, une première question d'actualité. Le Parquet national financier a ouvert cette semaine une enquête pour des faits présumés de détournement de fonds publics, favoritisme et de prise illégale d'intérêt vous concernant.

L'enquête porte sur un appel d'offres remporté par une association présidée par une de vos adjointes pour l'animation de la cité numérique du Havre. Depuis le début, vous contestez les faits. Vous êtes confiant, Edouard Philippe ? Je les conteste fermement, ça je peux vous le dire. Je ne peux pas trop en dire, parce que moi je vais répondre à toutes les questions que me pose la justice. Je l'ai déjà fait d'ailleurs, je vais continuer à le faire, je le fais très sereinement. Je ne peux pas vous dire que ce soit très agréable d'être accusé. Et quand je dis ça, je suis plutôt, vous voyez, c'est assez désagréable. Enfin, c'est comme ça.

Donc moi je vais expliquer à la justice pourquoi je considère que je n'ai absolument pas en frein à la loi. Pourquoi une ex-collaboratrice qui a été recrutée avant moi et dont ex-collaboratrice haute fonctionnaire, elle avait fait l'ENA, enfin on en parle de gens, pourquoi j'ai considéré qu'elle n'avait pas véritablement le niveau, non pas qu'elle était incompétente, enfin qu'elle n'avait pas le niveau que j'attendais. Et comment dès qu'elle l'a compris, elle a déclenché un arrêt maladie, sans doute parce qu'elle n'allait pas bien. Ensuite, elle a commencé à dénoncer des faits dont elle considérait qu'ils n'étaient pas conformes à la légalité, ce que je conteste totalement.

Bon voilà, écoutez, la justice va faire son travail et moi je vais lui répondre le plus sereinement possible. Et j'espère que tout ça aggra vite parce que ce n'est pas très agréable. On essaie de vous déstabiliser à quelques mois de l'élection présidentielle ? Mais je n'ai pas du tout le discours du complot de la déstabilisation. Vous ne m'avez jamais entendu dire ça et je ne dirai pas ça. Je souhaiterais pouvoir, comme je l'ai fait à chaque fois que la justice l'a demandé, pouvoir m'expliquer le plus rapidement possible, le plus complètement possible, afin que chacun puisse constater que non, je n'ai pas enfreint la loi dans cette affaire, pas du tout même.

Pour vous, est-ce qu'il s'agit, pour la part de l'ex-collaboratrice, d'une manière de se venger de ne pas être reconduite en CDD ? Est-ce que vous allez sur ce terrain-là ? Je n'en sais rien. Vous faites de l'investigation. Ben, investiguez. Ce soir, on va donc en savoir un peu plus sur votre projet pour 2027, Edouard Philippe. Ces derniers jours ont été marqués par de nombreuses fusillades tuant des innocents français, faisant des victimes collatérales. C'est une guerre qu'il faut mener contre le narcotrafic, comme la guerre qu'on mène contre le terrorisme. Avec les mêmes peines, ce sont vos mots, Edouard Philippe ?

Je considère que le narcotrafic et la lutte contre le terrorisme, et le terrorisme, ce ne sont pas évidemment deux choses parfaitement identiques. Mais que la menace que font courir ces deux dangers, à la fois sur la population, sur la société, sur nos enfants et sur notre État, est d'une gravité comparable. Et que lorsque la France a été confrontée à la lutte contre le terrorisme, enfin au terrorisme, elle a su progressivement se doter de moyens supplémentaires, d'une organisation nouvelle, de procédures nouvelles, et elle a su monter son niveau de jeu, pardon de le dire, de façon presque un peu triviale, parce que le sujet est grave. Mais nous avons su nous adapter.

Eh bien, on doit faire la même chose sur le narcotrafic. Il y a des choses qui ont été faites jusqu'à présent. On n'en fait pas assez ? Je crois qu'on n'y consacre pas assez de moyens, qu'on n'a pas tous les instruments qu'il faut. Je vois bien qu'un certain nombre de gens ont pris la mesure du danger que ça représente. On voit bien qu'à Marseille, à Nantes, à Brest, à l'Est, dans beaucoup de villes de France, à Lyon, le niveau de violence, les règlements de comptes qui interviennent inquiètent, à juste titre, terriblement nos concitoyens. Mais je ne suis pas sûr que le sujet ait été perçu comme, à ce point, une menace contre notre société et notre État.

Et donc, je dis, il faut le traiter massivement. Vous, président, vous ne mettez pas en place ? Vous, président. Je vais proposer un plan en trois axes. qui repose sur trois piliers. Le premier pilier, c'est s'inspirer de tout ce que nous avons fait et qui fonctionne en matière de lutte contre le terrorisme pour l'appliquer à la lutte contre les narcotrafiques. Ça veut dire des peines qui sont plus sévères, moins aménageables, mieux exécutées.

Ça veut dire la possibilité, sur certaines parties du territoire, pendant un moment de temps limité et sous le contrôle du juge, de mettre en place un état d'urgence narcotrafique de façon à disposer d'instruments dont on ne peut pas disposer en temps normal parce que la situation le justifie. Ça veut dire mettre en place avec la même exigence des instruments de criblage, de vérification, de lutte contre les tentatives de corruption ou de pression qui s'exercent contre les dockers, les personnels portuaires, la police, la gendarmerie. Mettre en place aussi, parce que je le dis, la lutte contre les narcotrafiques, ça ne passe pas simplement par la lutte contre les gars qui tiennent la rue.

Il faut le faire. Ça passe aussi par une lutte sévère contre toutes celles et ceux qui utilisent l'argent du trafic pour le réinjecter dans l'économie légale, si j'ose dire, normale. La lutte contre le blanchiment d'argent, ça doit être une priorité et c'est une lutte qui s'exerce aussi contre les cols blancs, si j'ose dire.

11:15
Édouard Philippe

Et ça, on l'entend depuis des mois et des mois, pardon, Edouard Philippe, que ce soit Gérald Darmanin, Laurent Nunes.

11:20
Présentateur

Eh bien, ils ont fait des choses, mais je pense qu'il faut qu'on fasse beaucoup plus. Et l'état d'urgence que je propose, il n'existe pas. Ce combat, il est redoutablement difficile à conduire. Et je ne suis pas sûr qu'on réussisse à le mener. Ou plus évidemment, je ne suis pas sûr qu'en le menant, on réussisse à le gagner. Mais je suis certain qu'il faut le livrer parce qu'on peut le contraindre. On peut limiter l'impact de ces narcotrafiquants. On peut vérifier que la corruption ne se diffuse pas dans la société et dans l'état français. Et pour ça, il faut changer de registre. Donc moi, je ne dis pas que ce qu'a fait Gérald Darmanin, au contraire, est mal inspiré. Il a eu raison.

Bruno Retailleau a fait des choses. Laurent Nunez a fait des choses. Moi, j'ai fait des choses quand j'étais Premier ministre. Et avant moi, d'autres ont fait des choses. Prenons la situation là où on en est. Aujourd'hui, il y a une vague de produits stupéfiants et une vague de violences qui l'accompagnent. Si on ne monte pas notre niveau de jeu, si on ne se dote pas de nouveaux instruments, ça va très très mal se terminer. Et je n'ai aucune envie qu'on habitue nos concitoyens ou qu'on s'habitue nous-mêmes à des défaites de la République dans des quartiers, dans des villes, parce qu'on n'aurait pas su trouver les moyens de répondre à cette menace.

Nous sommes attaqués, nous devons nous répondre. On va revenir sur votre projet, Edouard Philippe, et votre ambition présidentielle. Mais la priorité, aujourd'hui, des Français, elle est notamment à la pompe. Jeudi, Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles aides. Doublement des primes grand rouleur, revalorisation des indices kilométriques.

12:37
Invité

Il ne faut pas les emmerder, les Français. C'est très grave ce qui se passe. Ça peut durer. On n'est pas là pour leur faire la leçon. On n'est pas là pour leur expliquer comment ils doivent vivre.

12:46
Présentateur

Il a raison, on ne doit pas emmerder les Français. Il faut passer du quoi qu'il en coûte au cas par cas. Je pense qu'il faut faire beaucoup avec ceux qu'on a. On a peu. Il y a des pays qui, pendant des années, ont eu des gestions budgétaires et financières extrêmement rigoureuses qui leur ont permis de dégager des marges de manœuvre. Et puis, comme ils ont des marges de manœuvre, ils les utilisent face à des difficultés. Nous, des marges de manœuvre, objectivement, on n'en a plus beaucoup. On n'en a même pas vraiment. Est-ce que vous étiez rigoureux, vous ? Écoutez, moi, en trois ans, j'ai diminué le déficit assez sensiblement, voyez-vous. Je l'ai trouvé à 3,2.

Il est terminé à 2,1 quand je suis parti. Et dans le même temps, on a augmenté l'attractivité et les investissements en France. Et on a diminué le chômage. Je n'ai pas tout bien fait, vous savez. C'est après vous que ça n'a pas été. J'ai suffisamment de lucidité sur moi-même et sur la difficulté de la situation pour savoir que je n'ai pas tout bien fait. Enfin, je me permets d'indiquer que le dernier budget de la Sécurité sociale que j'ai fait voter, c'était 700 millions d'euros de déficit. Aujourd'hui, on est à 24 milliards. Donc, quand même, on était plutôt dans la bonne direction, voyez-vous. Et je pense qu'on peut y revenir. Mais aujourd'hui, le fait est, on est à 5% au mieux de déficit.

On n'est pas dans une bonne situation financière. Donc, Sébastien Lecornu, il a raison de dire que ce que subissent les Français à raison de l'augmentation du prix de l'essence est un vrai problème pour eux, pour beaucoup d'entre eux, dans leur activité professionnelle, dans leur capacité à bouger. Mais qu'on doit apporter des réponses qui sont celles que l'on peut apporter.

Et je trouve qu'essayer de dire, dans toute la mesure du possible, on va concentrer nos moyens sur la poursuite de l'activité, c'est-à-dire sur l'accompagnement des activités professionnelles qui ont le plus besoin d'être accompagnées face à ce choc, plutôt que de faire un chèque finalement pas très important à tout le monde, je pense que c'est de bon sens. C'est probablement un peu moins populaire à expliquer que si on disait, allez, le quoi qu'il en coûte, le chèque pour tout le monde. Mais je pense que c'est plus responsable. Et donc je pense qu'il est dans le vrai. Vous pointez régulièrement les blocages français et la méthode pour les lever intéresse les Français.

14:43
Édouard Philippe

S'il était élu, qu'est-ce qu'il ferait sur cette première semaine d'élection pour marquer les Français ?

14:50
Présentateur

Il y a une chose que le prochain président de la République devra probablement faire. C'est dissoudre. Il va se trouver, le prochain président de la République, quel qu'il soit, dans cette situation d'avoir un Parlement dans lequel il n'y a pas de majorité et dans lequel il n'y a aucune hypothèse où il aura une majorité, quelle qu'il soit. Bon. Donc il va falloir qu'il prononce une dissolution. Et donc qu'il choisisse la date de cette dissolution. Il peut le faire immédiatement élu ou attendre deux à trois semaines. Ce qui lui donne un petit peu de temps, notamment pour organiser un référendum, dès le début de son mandat.

Et moi j'ai indiqué, j'ai indiqué l'année dernière, je le dis parce que tout à l'heure vous disiez que je ne faisais pas souvent état de ce que je voulais faire, mais dès l'année dernière j'ai indiqué que le prochain président de la République pouvait avoir à sa disposition la possibilité, très tôt dans l'exercice de son mandat, de déclencher un référendum. Combien ? C'est votre volonté ? Il peut en faire un, il peut en faire plusieurs. Vous ne pouvez pas en faire trop parce que, vous savez, d'abord matériellement il faut les organiser. Il faut quand même des urnes, il faut quand même des bureaux de vote. Bon, c'est compliqué. Et puis il faut que le débat public soit clair.

Mais un référendum sur quoi ? Mais vous pouvez en organiser. Il y a un sujet. La règle d'or ? Par exemple. La règle d'or, en clair, c'est de limiter à 1% le déficit public à compter de 2032 et de l'inscrire dans la Constitution. D'abord, je n'ai pas trop de problèmes avec le mot rigueur, mais je préfère le mot sérieux. On peut se fixer comme règle d'être sérieux. Vous arrivez à l'églisez votre programmation ? Permettez-moi de vous dire que ça devrait rassurer tout le monde. Quelqu'un qui aspire à devenir président de la République dise « ce que je vous propose, c'est de commencer par être sérieux ». Moi, je trouve ça plutôt rassurant. En tout cas, je pense que ça peut s'entendre.

Et le sérieux avec l'argent public, le sérieux avec les comptes de l'État, ce n'est pas une obsession de comptable. J'ai beaucoup de respect pour les comptables. C'est des gens importants. Mais je ne suis pas comptable dans l'âme. Le souci de l'argent public, c'est très exactement ce qu'on disait tout à l'heure. C'est la capacité à financer les efforts dont on a besoin. C'est la capacité à créer les marges de manœuvre dont on va avoir besoin un jour. Et c'est aussi la capacité à être libre. Parce que vous connaissez tous ça. Tous les Français savent ça dans leur vie. Quand vous êtes soumis financièrement à quelqu'un, vous n'êtes pas libre. Donc, être endetté, c'est possible.

Mais ne plus pouvoir contrôler votre endettement, rentrer dans une spirale où vous n'êtes plus libre de vous-même, pour un État, c'est dangereux. Il y a des gens bien plus intelligents que moi, bien plus glorieux que moi, qui l'ont dit avant moi, mais je m'en inspire. Pierre Mendes France disait ça, il le disait plutôt à gauche. Le général de Gaulle disait ça, il le disait plutôt à droite. Dans les deux cas, ça me va bien. Parce que dans les deux cas, c'est vrai. Votre première décision, on a compris, c'est de dissoudre l'Assemblée nationale, si vous êtes élu président de la République, de faire un référendum, inscrire pourquoi pas à la règle d'or. Vous en avez d'autres en tête ?

De référendum ? Non, je pense que celui-là peut être utile. On verra s'il en faut d'autres. Et ensuite, j'aurai des priorités. Retraite, non ? Pas de référendum retraite ? On verra. Mais ensuite, j'aurai des priorités. Les priorités de mon mandat, elles sont aujourd'hui au nombre de trois. Et elles concernent d'abord l'école, qui, à mon avis, le problème qui, s'il n'est pas réglé, nous interdira de régler tous les autres. Et notamment de les régler durablement. J'aurai, pendant la campagne, l'occasion de faire beaucoup de propositions.

17:48
Invité

Ça veut dire quoi ? Plus de moyens ? Plus de personnel ?

17:51
Présentateur

Ça voudra dire probablement plus de moyens consacrés à l'école. Vous savez, aujourd'hui, le budget de l'éducation nationale augmente. Une bonne partie de la dépense intérieure d'éducation, c'est-à-dire l'ensemble des dépenses publiques, des collectivités territoriales de l'État et des privés, reste stable en pourcentage du PIB, mais au prix d'une part croissante accordée aux pensions.

18:09
Édouard Philippe

Et on ferme des classes, par exemple. On a un nombre d'élèves qui diminue.

18:14
Présentateur

Il peut arriver qu'on ferme des classes, il peut arriver qu'on ferme des écoles. Mais à la fin de la fin, notre système éducatif, il n'est plus... Je ne sais pas comment il faut le dire, parce qu'on n'est pas dans une compétition. Il n'est plus compétitif par rapport aux autres. Il accroît les inégalités sociales plutôt qu'il ne les réduit. C'est quand même gênant quand vous dites que l'école, c'est l'école de la République. La vérité, c'est qu'il n'y a pas un système éducatif dans tous les pays de l'OCDE qui soit à ce point inégalitaire socialement. C'est quand même un truc où on devrait en avoir honte collectivement. Bon, vous voyez bien que le niveau...

C'est compliqué de regarder la question du niveau. C'est difficile. Vous avez toujours les vieux schnocks qui vous expliquent que le niveau baisse. Mais enfin, peut-être que moi aussi, je suis en train de basculer vers les vieux schnocks. C'est ça aussi, avoir un peu d'expérience. Mais enfin, n'empêche que vous voyez bien. C'est parler d'orthographe. Première priorité, l'école, Edor Philippe. Deuxième priorité, le financement de notre modèle social. C'est là que le bas blesse. Il ne faut pas du tout se séparer du modèle social. On a besoin d'un modèle social français. On est fiers de notre modèle social. La sécurité sociale, c'est une des grandes œuvres du XXe siècle. On doit en être fiers.

On a envie de la défendre. On a envie de faire en sorte que les retraités puissent vivre dignement. On a envie que lorsque vous êtes confrontés à la maladie, à la souffrance ou à des accidents de la vie, il y ait collectivement un organisme qui vous accompagne, évidemment. Mais nous sommes en train de faire financer la totalité de notre modèle social par des actifs qui sont de moins en moins nombreux et qui financent de plus en plus de dépenses pour des gens qui ne sont plus actifs ou qui ne sont pas actifs, qui sont de plus en plus nombreux. Le truc, pardon, c'est vrai pour les retraites, c'est vrai pour tous les autres domaines. Ça ne tient pas.

Et comme ça ne tient pas, on le finance par de la dette. Et cette dette, elle s'accumule. Et au fur et à mesure qu'elle s'accumule et que les taux d'intérêt augmentent, on doit la rembourser. Et ça, ça se fait en taxant de plus en plus les actifs, en nous rendant de moins en moins compétitifs par rapport à d'autres économies. Mais je ne vous parle même pas de la Chine, je ne vous parle pas du Vietnam, je vous parle de l'Allemagne, de l'Espagne, de l'Italie. Donc, si on ne règle pas cette question de l'organisation et du financement de notre modèle social, on va au-devant de très grandes déconvenues. Et puis, la troisième priorité, c'est la justice. La justice, c'est le...

– Il y a d'autres sujets juste après, Edor Philippe. – Excusez-moi, je suis un peu long, mais en même temps, si je commence à expliquer ce que je veux faire, on me dit « ouais, t'es gentil, mais t'es long ». Et si je ne le dis pas, on me dit « t'es gentil, mais tu ne dis rien ». Il y a un moment où j'ai bien compris que j'étais gentil, mais je vais quand même dire ce que j'ai envie de dire. OK ? Donc, troisième sujet, troisième priorité, la justice. La justice, parce que c'est le maillon faible de l'autorité de l'État, c'est le maillon faible de notre système qui doit garantir l'ordre à nos concitoyens.

Non pas du tout parce que les magistrats seraient incompétents, ou probablement parce que pendant très longtemps, ils n'ont pas eu assez de moyens. Et il faut saluer tout ce qui a été fait depuis 10 ans pour l'augmentation massive des moyens en matière de justice, mais pour plein d'autres raisons encore. Des raisons de carrière, des raisons de formation peut-être, des raisons d'organisation, ça c'est certain. Aujourd'hui, on a une justice, et pas simplement une justice pénale. On a un outil carcéral qui est devenu presque inutilisable tellement il est soumis à une pression démographique. Mais on a une justice qui est trop lente.

Justice commerciale, justice familiale, justice civile qui est trop lente. Et qui devient donc, encore une fois, sans que les magistrats ne le souhaitent, un facteur de désordre plutôt qu'un élément d'ordre. Donc il faut que sur ces trois points, on agisse massivement. Sur d'autres aussi. Permettez-moi de dire, peut-être qu'en disant ça, je m'avance, mais enfin, si véritablement, dans les cinq ans qui viennent, on a réglé la question de l'école, on a réglé la question du financement et du modèle social, on a réglé la question de la justice, moi je fais confiance aux Français pour inventer la vie qui va avec. Ils sont pleins de talents, ils sont pleins d'énergie.

Partout où vous allez en France, partout, vous voyez des initiatives qui sont exceptionnelles, des compétences, des talents, des enthousiasmes, des solidarités exceptionnelles, mais les Français, ils vont inventer la vie qui va avec. Mais simplement, il faut régler ça. Parce que si on ne le règle pas, on va continuer à pédaler dans la semoule. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle en 2027. Vous êtes candidat depuis septembre 2024. On vous reproche d'ailleurs un certain attentisme, un rythme trop poussif. Aujourd'hui, c'est Gabriel Attal qui a annoncé qu'il était candidat à l'élection présidentielle.

Apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir, renouer avec un optimisme, parce que moi je n'en peux plus de cette politique française où c'est 50 nuances de gestion du déclin. Et c'est parce que j'aime profondément la France et que j'aime profondément les Français que oui, cher Pierre, j'ai décidé d'être candidat

22:40
Invité

à la présidence de la République.

22:42
Présentateur

Vous l'entendez cette petite musique chez vos opposants ? Certains comparent votre duel à celui entre Jacques Chirac et Édouard Balladur de 1995. Vous seriez Édouard Balladur. On avance dans les sondages, mais lui est moins bon en campagne et il est conventionnel. Alors, je crois que... Je ne crois pas que Gabriel dise ça, mais je sais que ses équipes disent ça. Moi, j'ai été Chiracien. Voilà une différence avec Gabriel. Moi, j'ai été Chiracien. En bon Chiracien, je vous dirais assez volontiers que ça m'en touche une sans me remuer l'autre. Moi, j'aime les campagnes. Gabriel est candidat, très bien. Bruno Retailleau est candidat, très bien. Une campagne, ça se prend au sérieux.

C'est un bon moment, une campagne. Moi, je fais partie des gens qui pensent que les campagnes électorales, ça sert à quelque chose. Ça sert à dire ce qu'on veut faire, ça sert à dire qui on est et ce qu'on veut faire. Ça sert toujours à ça, une campagne. Moi, j'adore ça. Des campagnes, j'en ai fait beaucoup depuis 2002. J'en ai perdu quelques-unes. Puis j'en ai gagné quelques autres. J'adore ça. Et j'en ai gagné des difficiles. Parce que gagner au Havre, quand on s'inscrit dans ma lignée politique, quand on dit des choses qui sont parfois impopulaires, c'est difficile. Donc j'adore les campagnes. Moi, je vois ça avec beaucoup, beaucoup de sérénité. Et je vais à mon rythme.

Et peut-être qu'il y a des gens qui trouvent que je vais trop lentement. Vous affirmez encore une fois ce soir que vous êtes contre la primaire ? Du socle commun ? La primaire, elle n'aura pas lieu. Et j'ai dit pourquoi pas du tout, parce que je serais contre par principe les primaires. En 2016, j'ai participé, plus exactement, j'ai participé à l'organisation d'une primaire et j'ai accompagné un candidat dans une primaire. Je ne suis pas contre le principe des primaires.

Je dis juste qu'aujourd'hui, dans le spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il n'y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre les partis est beaucoup trop faible. Et donc, si Gabriel Attal gagnait cette primaire, je ne crois pas du tout que M. Zemmour ou que M. Lysnard ou que M. Retailleau considéraient que, bah oui, il a gagné, donc on va le soutenir. Et inversement d'ailleurs.

Donc, je pense qu'il faut dire des choses aux Français, conserver le principe de réalité, le principe de responsabilité en tête, parce que, pour le coup, je pense qu'il y a énormément de gens qui considèrent qu'un second tour de l'élection présidentielle où il faudrait choisir entre la France insoumise et le Rassemblement national, c'est un cauchemar. C'est ce que je pense. Donc, on va dire des choses aux Français. Les Français vont écouter. Ils vont poser des questions. Il va y avoir un débat. Ça me paraît extraordinairement important qu'il y ait ce débat. Moi, je suis un grand frustré de l'élection de 2022 où je trouve qu'il n'y a pas eu de débat.

Et puis ensuite, il y aura un principe de responsabilité. Chacun prendra ses responsabilités pour savoir qui, à la fin, peut porter des couleurs. Et bien, ça me paraît très sain.

25:18
Invité

Vous avez annoncé une grande consultation des Français via des réunions d'appartement. 1 000 réunions en simultané pour rassembler 15 000 Français. C'est une initiative qui, forcément, rappelle quelque chose. Une voiture anonyme et sans escorte. Un coup de sonnette discret à la porte d'entrée. Le président et Mme Giscard d'Estaing ont répondu à l'invitation des bachous. Le président voulait se rendre compte de ce que pouvait être l'ambiance dans une famille nombreuse. Je crois que maintenant, on les voit encore plus simples parce que nous avons pu bavarder très facilement avec lui. On a souvent des amis ici, mais c'était pareil pour moi. Qu'est-ce qui t'a fait rire ? Avec ses histoires, oui.

Je pourrais dire, mes petits-enfants, si j'en ai, moi, j'ai dîné avec le président de la République. C'est Valéry Giscard d'Estaing

26:05
Présentateur

qui vous inspire. Vous avez sorti Jacques Chirac, Georges Pompilou, maintenant Valéry Giscard d'Estaing. C'est toute une lignée. C'est toute une lignée. Écoutez, c'est... Ils ont fini président. Oui, ça ne m'a pas échappé. Ces réunions d'appartement, c'est le B.A.B. de la politique locale. Parfois, quand on ne regarde que la politique nationale, on l'oublie parce que la politique nationale, c'est des plateaux de télévision, c'est des grands meetings. Très bien, ça existe. Pourquoi pas ?

Enfin, quand vous êtes maire, et moi, je suis maire, vous faites des réunions d'appartement et vous demandez à des gens que vous ne connaissez pas forcément bien d'ailleurs de réunir chez eux 10, 15, 20 personnes autour d'une bière ou d'un café, ça dépend ce que vous préférez, parfois les deux, pour discuter, pour poser des questions, pour parler d'une certaine façon un peu comme on parle ici. C'est extraordinaire. Moi, j'ai fait des centaines de réunions d'appartement dans ma vie et j'ai observé que ces petits formats très tranquilles permettaient de poser le débat public souvent un peu mieux que les grandes messes, il en faut, ou que les plateaux et les débats, il en faut aussi.

Donc, j'en ai fait beaucoup pendant mes campagnes municipales. Ça m'a plutôt bien réussi, voyez-vous. Donc, je considère que ce n'est pas un instrument inutile dans une campagne présidentielle où il faut réussir à poser un certain nombre de constats et à discuter un certain nombre de solutions. Je vais le faire avec cet instrument et pas seulement avec celui-là. Merci, Edor Philippe, d'avoir accepté notre invitation. Vous restez avec nous jusqu'à 20h. On a d'autres sujets d'actualité à vous présenter. Tout de suite, la story de Paul Larouturo. Et c'est un film, personne n'en sera indemne. Oui, parce qu'il y a des choses qui auraient pu être évitées.

Il faut le voir et qu'il faut le montrer à tous les lycées,

27:47
Invité

toutes les écoles. C'est primordial.

27:49
Présentateur

Samuel Paty fait partie désormais d'une forme d'éternité républicaine.

27:53
Invité

Nous avons créé un collectif pour panthéoniser Samuel Paty et c'est ce que nous demandons au président de la République parce que 5 ans se sont passés.

28:00
Présentateur

L'abandon, les 13 derniers jours de Samuel Paty, un film qui a recueilli une longue stand-in ovation à Cannes et que personne n'attendait véritablement au box-office. Et pourtant, déjà depuis une petite semaine,

28:12
Invité

plus de 200 000 entrées. Et à la sortie, beaucoup, mais alors beaucoup d'émotions. Je n'arrive même pas à parler. On est révoltés. Ce n'est pas normal que ça puisse arriver. C'est un film, je trouve que la chronologie est magnifique. Moi, j'étais au lycée, au Mont-Saint-Cassé, ça me rende conscience. Franchement, il est bien filmé, il est hyper émouvant. C'était un film sensible et qui m'a touchée profondément parce que je suis moi et même professeur. L'acteur, bravo à lui parce qu'il jouait vraiment très bien le rôle et ce n'était pas facile.

28:49
Présentateur

L'acteur, bravo à lui, c'est lui, Antoine Reynars. Antoine Reynars qui joue donc Samuel Paty et qui était assis il y a quelques jours ici même. C'est vrai que moi, je me suis rendu compte qu'il y a beaucoup de choses que je ne connaissais pas dans cette affaire alors que j'avais l'impression d'avoir été abreuvé d'informations. Je me rappelais beaucoup du cours problématique alors même que tout vient d'un mensonge et non pas d'un problème de cours problématique.

29:09
Invité

Tout le monde me parle de son interprétation magistrale, même le ministre de l'éducation qui a vu et adoré le film.

29:14
Présentateur

Toute personne qui le verra, on sortira profondément touché. Qui l'a abandonné ? Alors, c'est peut-être sur le titre et qu'effectivement, il y a la plus grande difficulté. C'est-à-dire qu'en fait, on voit bien qu'il y a une succession de petits actes ou de petits comportements ou parfois de petites lâchetés ou de non-dits. Il y a vraiment eu un avant Samuel Paty et un après Samuel Paty. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans ce type d'hypothèses, on déclenche tout un tas de mesures d'accompagnement, de prise en charge, etc. Maintenant, la question est simple. Est-ce que nos ados doivent voir ce film dans nos collèges et nos lycées ?

Il existe déjà un document pédagogique que vraiment, je vous recommande, comme le film, elle relate une mécanique de haine,

29:54
Invité

le mensonge d'une élève, une campagne sur les réseaux sociaux, l'isolement progressif d'un prof d'histoire-géo accusé à tort d'avoir stigmatisé

30:01
Présentateur

des élèves musulmans après un cours sur la caricature de Charlie Hebdo et donc, ce 16 octobre 2020, Samuel Paty assassiné par un tchétché. Un autre débat émerge. Faut-il faire entrer Samuel Paty au Panthéon ? Cette semaine, le dipoté de droite Jean-Louis Thirieux a déposé cette proposition de résolution invitant le gouvernement à soutenir cette entrée. Tout vient d'une pétition qui a déjà recueilli 56 000 signataires. Cette pétition est lancée par Joël Alasar. Elle est professeure d'histoire

30:24
Invité

en Cagne et elle m'a donné rendez-vous ici, devant le monument aux morts du prestigieux lycée Louis-le-Grand. Monsieur le Président, nous aimerions vraiment que vous preniez cette décision. Il nous semble que le temps est venu de panthéoniser Samuel Paty et que ce serait un signal fort pour les enseignants, évidemment, pour l'école, mais aussi pour toute la population et pour les enfants qui comprendraient que ce qui se joue en classe doit être défendu aussi par la République.

30:51
Présentateur

Edouard Philippe, si vous êtes élu Président de la République, est-ce que vous ferez rentrer Samuel Paty au Panthéon ? Je crois que la... Enfin, je ne sais pas que je le crois, je suis sûr, la sœur de Samuel Paty m'a envoyé un courrier pour évoquer la panthéonisation de Samuel Paty et je lui ai répondu et je lui ai répondu que... Je lui ai répondu d'abord que j'étais présent à la cérémonie qui a été organisée dans la cour de la Sorbonne qui était incroyablement émouvante et très, très belle et très digne mais très, très cruelle aussi. Parce que la solitude contrastée de l'homme avant qu'il soit assassiné contrastait singulièrement avec l'hommage magnifique qui lui était rendu, mais après.

Et donc, j'ai répondu à sa sœur que je trouvais que c'était une décision qui revenait, bien sûr, au seul président de la République, mais que j'étais tout à fait prêt à l'aider dans ses démarches et je pense que ce serait une décision importante, au fond, qui ont place au panthéon. Les gens qui ont illustré, qui se sont illustrés au service de la République et au service de la France. Un professeur d'histoire qui n'a pas fait de don de sa vie, il a été assassiné.

Enfin, il a fait de don de sa vie au sens où il a continué modestement sans penser que ça passerait par la mort, mais modestement, mais résolument et avec une honnêteté intellectuelle et un acharnement intellectuel, une exigence, je devrais dire, à enseigner. C'est-à-dire à essayer de faire en sorte que nos enfants, et donc nous-mêmes, on soit capables de faire usage de notre raison, qu'on soit capables de comprendre ce qui se joue dans ce pays en matière de valeurs républicaines. Bon, ben oui, Samuel Paty doit pouvoir être repentant, je pense. Merci Edor Philippe, merci beaucoup Paul Laroturou. C'est la première préoccupation des Français qui se heurtent à la réalité du terrain.

En France, l'accès aux soins est toujours un obstacle. En moyenne, il faut 32 jours pour obtenir un rendez-vous chez le Dermato, 42 jours pour un cardiologue, 10 jours pour un pédiatre. Et face à ces délais de plus en plus longs, certains renoncent à se soigner.

33:03
Invité

Le 6 octobre à 16h15, c'est possible pour vous ?

33:05
Présentateur

C'est parfait, merci.

33:06
Invité

Cinq mois d'attente avant son prochain rendez-vous. Pascal, atteint d'un cancer de la peau, a mis plusieurs mois pour trouver un dermatologue. J'en ai fait des coups de téléphone sur Internet, pas moyen. Quand je suis ici, j'étais soulagé complètement. Dans ce cabinet, cette dermatologue reçoit une trentaine de patients par jour. Aucun créneau vacant, son agenda est organisé à la minute près. On passe un peu notre temps quand même à gérer la pénurie. On essaye de désemborger notre planning en évitant des consultations

33:36
Présentateur

qui sont pas indispensables.

33:37
Invité

Il y a des gens qui traînent avec un mélanome

33:40
Présentateur

parce qu'ils n'arrivent pas à avoir de rendez-vous. Bonsoir, Marcel Jardel, vous êtes médecin, président de l'association Médecins Solidaires. C'est un homme en colère qu'on reçoit ce soir. Aujourd'hui, l'accès aux soins est un problème profondément ancré partout en France. Oui, c'est ce que révèle cette étude qui a été présentée mardi par la fondation Jean Jaurès et Doctolib. C'est qu'on pensait que c'était un sujet qui était centré sur les territoires ruraux.

On se rend compte que c'est largement diffus, y compris dans les territoires urbains et que la population même qui renonce le plus aux soins sont les cadres parce que c'est incompatible de gérer un agenda professionnel et une prise de rendez-vous médical. Ce soignis est devenu un parcours du combattant en France ? Aujourd'hui, c'est devenu très difficile. Il y a ceux qui y arrivent qui sont dans cette étude. C'est le temps moyen d'accès à un rendez-vous. Puis il y a tous ceux qui renoncent, ce qui n'y arrive pas. Et nous, on les voit dans nos territoires dans lesquels on implante des centres de santé médecins solidaires.

On voit revenir des gens dans le parcours de soins qui l'avaient quittés, qui avaient renoncé par impossibilité, qui n'avaient plus de traitement depuis parfois plusieurs années. Et quand on est médecin, quand on est citoyen médecin, on est un petit peu plus responsable que les autres. On sait ce que ça veut dire de ne plus avoir de traitement pour son diabète. Pour vous illustrer le sujet, dans un village de 800 habitants, Mérignac, qui n'a rien à voir avec l'aéroport mais qui est en Charente à côté de Cognac, 800 habitants, on fait une réunion publique pour installer un centre de santé. 500 personnes !

Ça n'arrive jamais dans des villages d'avoir 500 personnes dans une salle polyvalente avec la peur dans les yeux en disant « mais je vais devenir quoi ? »

35:06
Édouard Philippe

Mais des gens qui renoncent à des soins, c'est des gens qui sont plus fragiles forcément, qui perdent sans doute des chances de vie, de survie.

35:15
Présentateur

Aujourd'hui, je peux vous dire sans faire d'exagération, il y a des gens dans ce pays qui meurent par défaut d'accès aux soins. C'est plus que de la perte de chance, c'est plus qu'une baisse de probabilité, c'est des décès qu'on ne peut pas comptabiliser et ce ne sont pas des gens que vous verrez ici, ce ne sont pas des gens qui manifesteront devant BFM TV, ils n'ont pas forcément ce ressort social, ils sont juste chez eux avec plus de médecins. Alors il y a ceux qui vont réussir à aller téléphoner à 7 médecins qui vont faire 400 km avec leur voiture, qui ont le fils de la cousine qui est médecin, qui vont réussir à avoir une ordonnance en recevant un mail, etc.

Et puis il y a tous les autres. Et ceux-là... Ils ne vont même pas à l'hôpital. Oui, ils ne vont même pas à l'hôpital, c'est ça. Et Gantin a raison. En clair, on a mal à la gorge, on sent une boule, on ne fait rien, on essaie d'avoir un rendez-vous chez le médecin, on n'y arrive pas, on se laisse mourir en clair. Oui, alors, en fait, il y a des gens qui sont très concernés par leur santé. On n'a jamais été autant concernés par notre santé dans cette société, ce qui est une bonne nouvelle. Mais ce qui fait exploser la demande médicale. Mais il y a aussi des gens qui ne sont pas trop concernés par leur santé. Vous savez, surtout aussi dans ces territoires-là qui sont dur au mal, comme on dit.

Mais si le médecin n'est pas facilement accessible, ils disent, bof, là c'est un peu trop difficile. Donc la difficulté de l'accès aux soins entraîne nécessairement pour tout un tas de gens un retard de diagnostic de pathologie grave, de cancer, de rupture thérapeutique avec des conséquences très directes. Et puis la question de l'âge, de la démographie, Marcel Jardel, parce qu'on vieillit, la France vieillit, la part des 70 ans et plus elle va doubler en 20 ans. Et la médecine, elle aussi, est confrontée à ce vieillissement de la population. Les médecins eux-mêmes, la recherche des médecins de 60 ans et plus, c'est le tiers des effectifs.

Et il y a encore moins de rajeunissement de l'autre côté de l'échelle des âges. Donc comment on s'y prend pour inciter les jeunes à embrasser la profession et qu'il y en ait plus de médecins ? Alors on ne manque pas de candidats. On n'a pas de candidats. On a quand même effectivement 20 000 médecins qui vont partir à la retraite dans les 5 prochaines années. Et on produit beaucoup de médecins. Et voilà, on produit beaucoup de médecins. C'est la répartition

37:06
Invité

ou est-ce qu'il pose problème ?

37:07
Présentateur

Alors c'est le temps entre le moment où la réforme, où on a commencé à se dire « Ah mais il faut peut-être desserrer la vis et produire de nouveaux médecins entre guillemets. » Donc ça c'était quand déjà le début ? On a commencé à desserrer en 2019. Il faut 10 ans. Quand le Premier ministre de l'époque a supprimé le numerus clausus, si je me souviens bien. Donc Édouard Philippe, c'est ça si on comprend bien. Enfin supprimer. Non, supprimer. Changer les modalités d'admission. Et permis une formation d'étudiants plus nombreux avec quand même le boulot d'étranglement de l'hôpital. C'est-à-dire qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Mais en tout cas on en produit plus.

Mais ça prend 10 ans pour former un médecin. Et donc ça va porter son fruit ça. L'ordre des médecins nous indique ce qui peut faire sourire aujourd'hui mais nous indique qu'en 2040 on aura peut-être trop de médecins. Mais tant mieux pour les patients. Docteur, pardon. Docteur, vous ne pensez pas qu'on a aussi un... Non pas un problème mais il y a quand même une donnée. Il y a le nombre de médecins, c'est vrai. Il y a quand même une donnée. C'est que le temps moyen d'exercice de la médecine par un médecin qui a moins de 35 ans n'est pas exactement identique au temps moyen d'exercice de la médecine par un médecin qui a 60 ans.

C'est-à-dire que grosso modo ce qu'on voit dans la médecine comme chez les avocats comme d'ailleurs probablement dans toute la société. C'est-à-dire des intensités d'exercice professionnel qui diminuent. C'est-à-dire que les jeunes ne prennent pas le temps c'est ça que vous dites ? Non. Ils n'ont pas le temps de travailler. Oui, ils vivent à côté. Mais ça c'est plutôt une bonne nouvelle. Et je suis d'accord pour eux. Je pense que les vieux médecins travaillaient trop si j'ose dire d'une certaine façon. Mais ils travaillaient trop et on se rend compte que ce n'était pas le même métier.

Il y a vraiment d'autres générations qui ne font pas le même métier avec un trou générationnel qui était ce numerus clausus qui a été le point le plus bas en 1993. Donc aujourd'hui c'est des médecins qui ont 50 ans. Si vous réfléchissez des médecins qui ont 50 ans vous n'avez pas beaucoup en tête. Vous voyez ou des vieux médecins ou des jeunes médecins mais au milieu il y a un trou. Et c'est deux métiers maintenant complètement différents. Les plus anciens ils avaient l'habitude de travailler beaucoup avec des consultations parfois plus courtes. Ils se connaissent tout le temps. Ils se connaissent tout le temps parce qu'ils étaient en concurrence ils étaient bien obligés.

Les jeunes médecins ils prennent peut-être plus de temps dans des consultations ils vont être avec une prise en charge plus large plus complexe et heureusement qu'ils ne travaillent pas autant que les autres parce que le nombre de vieux médecins anciens médecins médecins qui nous disent j'ai pas vu bandir mes enfants je suis passé à côté de l'essentiel donc c'est pas souhaitable. Vous faites un travail incroyable avec votre association Médecins Solidaires il y a plus de 1000 médecins qui collaborent avec vous dans cette association mais les patients n'ont pas toujours le même médecin. En clair c'est une rustine vous sauvez des gens mais c'est une rustine sur une jambe de bois ?

Alors non beaucoup plus que ça c'est beaucoup plus qu'une rustine au départ on pensait que ce serait peut-être une rustine on se disait il faut faire quelque chose on ne peut pas nous en tant que médecin en tant que citoyen se dire oh là là ben mince alors c'est de notre devoir de citoyen médecin de proposer des modèles d'organisation nouveaux et donc on s'est dit puisqu'on ne peut pas demander beaucoup à peu de médecins et que ça fait 30 ans qu'on n'y arrive pas peut-être qu'on peut essayer de demander peu à beaucoup et finalement si on propose à des médecins qui sont censés qui sont aussi des citoyens qui quand ils traversent un village avec marqué cherche médecin sur le rond-point ça leur fait pas rien c'est pas des nantis si on leur propose de vivre une semaine dans un centre de santé où tout est équipé et où on s'occupe d'eux et où on les respecte et où on les accueille et où on leur offre un cadre d'exercice serein où on leur donne le temps de faire de la médecine ils vont pas dire non c'est pas possible c'est ça le pari de départ ils ont dit oui et ils ont dit oui assez massivement 1000 alors c'est pas beaucoup c'est 1% des médecins généralistes diplômés mais grâce à l'émission ce soir peut-être qu'on va décoller c'est possible merci à vous c'est formidable ce qu'ils font médecins solidaires c'est incroyable ce travail que vous menez avec les 1000 autres médecins et on espère qu'il y en aura plein d'autres qui vont vous rejoindre médecinsolidaire.fr médecinsolidaire.fr vous êtes le président de l'association tout de suite le 5 sur 5 d'Amandine Bégaud Amandine pour commencer cette histoire qui passionne l'Espagne oui une histoire

40:53
Édouard Philippe

digne d'un film tous les ingrédients en tout cas ils sont la mort tragique d'un milliardaire des rancœurs un héritage faramineux c'est simple en Espanya les télés no parlent que de ça

41:04
Locuteur non identifié

muere el fundador del grupo de moda Mango Isaac Andik de 71 años ha fallecido en un accidente de montaña en Barcelona

41:11
Invité

bàsicament això ha sigut un accident i no hi ha massa cosa més a investigar però els Mossos van seguir investigant

41:18
Édouard Philippe

Jonathan Andik acusat de matar el seu pare Isaac Andik fundador de Mango ce milliardaire vous l'avez compris c'est Isaac Andik qui est le fondateur d'une célèbre marque de paret a porter très présente d'ailleurs ici en France il est mort le 14 décembre 2024 lors d'une randonnée avec son fils aîné victime d'une chute de 150 mètres il avait à l'époque 71 ans était considéré comme l'homme le plus riche de Catalogne patrimoine évalué à plus de 4 milliards d'euros et à l'époque forcément l'affaire avait ému l'Espagne des soupçons avaient d'ailleurs circulé mais pas plus 18 mois plus tard cette semaine coup de théâtre puisque son fils Jonathan celui qui l'accompagnait ce jour-là est interpellé et il est tout simplement soupçoné de l'avoir tué

42:00
Présentateur

les prêbes qui accorralan à primogénito selon l'autodeprision sont diverses

42:04
Édouard Philippe

la principal suma la relation comme l'analyse de ses conversations en les môviles il y a des mensages de odieux rencor et surtout selon la jueza une obsesion du primogénit pour le dîner le auto parle d'une possible planification parce que Jonathan avait visité trois fois ce lieu la même semaine de la mort du fondateur de Mango

42:23
Invité

interpellé cette semaine donc il est arrivé menotté au tribunal et après plusieurs heures devant les juges Jonathan Nandier qui a finalement pu regagner son domicile en échange d'une caution d'un million d'euros il a toutefois interdiction de quitter l'Espagne son passeport d'ailleurs a été confisqué dans un communiqué ses avocats et sa famille appellent au respect du principe de présomption d'innocence et assure je cite qu'il n'existe pas et qu'il ne sera pas retrouvé de preuve à charge légitime contre lui

42:48
Présentateur

on a beaucoup parlé d'école avec vous Edouard Philippe on revient en France avec le bac

42:52
Édouard Philippe

oui les premières épreuves ont débuté cette semaine pour les candidats au bac pro pour les autres ce sera dans trois semaines à partir du 15 juin et au total cette année ils sont 727 327 précisément à postuler

43:05
Invité

le plus jeune a moins de 10 ans trop jeune dit le ministre de l'éducation nationale qui souhaite insurer un âge planché un âge minimum

43:12
Présentateur

moi j'ai fait de la protection de l'enfance un de mes combats je crois que la santé physique et psychique des jeunes justifie aussi qu'on ne se précipite pas à les inscrire au baccalauréat alors qu'ils ont l'âge d'être en primaire ou éventuellement à l'entrée du collège

43:27
Édouard Philippe

le ministre Edouard Jeffrey qui appelle également cette année les correcteurs à sanctionner plus durement les fautes d'orthographe pas question de mettre la moyenne à une copie qui serait bourrée d'erreurs notamment erreurs de syntaxe ou de grammaire

43:39
Invité

ça ne peut pas être autre chose que symbolique parce que le problème c'est pas les consignes de correction du baccalauréat uniquement le problème c'est l'apprentissage et l'enseignement de la grammaire de l'orthographe et de la syntaxe tout au long de la scolarité on parle souvent de l'orthographe mais en fait ça c'est le moins grave l'orthographe savoir si un mot prend un L ou deux L j'ai envie de dire quand on en est là c'est que c'est que c'est déjà gagné les fautes les plus courantes c'est les fautes d'accord les terminaisons verbales et de plus en plus aujourd'hui des problèmes de syntaxe

44:13
Édouard Philippe

et on le répète régulièrement le niveau en la matière ne cesse de baisser je vous ai retenu un chiffre sur une même dictée plus de 90% des élèves

44:20
Présentateur

de CM2 faisaient 15 fautes ou plus sur cette dictée c'est des chiffres

44:26
Édouard Philippe

qui datent de 2023 il n'était que 33% en 1987 et nous adultes est-ce qu'on fait vraiment mieux et bien Zidane Azouzi et Salomé Delattre sont allés vérifier ça pour cet avou

44:38
Invité

Monsieur si je vous demande de m'écrire accueil accueil A C C U E I L A C C E U I L

44:50
Présentateur

A C C E Roblochon Roblochon R E B R O Cauchemar Cauchemar

45:08
Invité

C A U C H E Cauchem A R D C H E M A R D R Est-ce qu'il y a un D ? Je ne sais pas c'est un D

45:23
Présentateur

J'aurais mis un D

45:25
Invité

Vous auriez fait des fautes vous n'est d'accord

45:27
Présentateur

Vous écrivez comment cauchemar Non mais moi je prends cette question très au sérieux j'étais un petit garçon très mauvais en orthographe et c'était d'abord c'est pas très drôle parce qu'à l'époque j'avais des mauvaises notes à chaque fois qu'il y avait une dictée puis moi mes deux parents étaient professeurs de français donc ils trouvaient pas ça très drôle non plus je veux dire mais j'ai jamais été énervé sur les gens qui avaient des problèmes avec l'orthographe parce que je me souviens de mon enfance ce qui est vrai aussi c'est que ça m'a pas gêné pendant une bonne partie et puis un jour je me souviens très bien je suis tombé sur un prof qui a dit écoute vous êtes vous êtes vous êtes un bon élève vous pourriez même être un très bon élève enfin il y a des générations de types moins intelligents que vous qui ont appris à écrire le français correctement donc maintenant vous allez apprendre sinon vous n'aurez jamais la moyenne donc c'est un problème l'apprentissage et ça m'a fait un choc et j'ai pas encore une orthographe parfaite mais mais j'ai fait vraiment vraiment vraiment attention et donc voilà mais donc je non mais je pense que c'est une question éternelle sur l'orthographe s'il faut être exigeant sur l'orthographe est ce qu'il faut être exigeant sur sur la langue on a tous envie de dire une langue sa vie il faut pas être bon la vérité c'est que je pense que c'est tellement important qu'il faut être un peu exigeant et l'école c'est aussi un lieu d'exigence et donc il faut être exigeant sur la qualité de la syntaxe sur la qualité de la grammaire c'est difficile ok enfin il ya des gens beaucoup beaucoup qui l'ont qui qui voilà vous voyez je pense que c'est important un tout autre sujet de nombreux maires appellent patrick bruel a renoncé à sa tournée mais les

46:56
Édouard Philippe

maires de paris notamment marseille bresse ou encore nancy après les plaintes déposées à son encontre un appel relayé également par les associations féministes qui ont lancé une pétition

47:05
Invité

sur cette pétition il ya de plus en plus de personnes connues qui arrivent et c'est important on a vu comment l'effet flavie flamand a tout déclenché ça a déclenché la réponse de bruelle on espère qu'il va finir lui parce qu'il est son propre producteur ce qui complique les choses qu'il va finir par sortir de de cette toute puissance de cet ego dominant de cette sensation d'être au dessus des lois pour se retirer on demande de montrer aux victimes qu'on les croit de respecter la parole de plus d'une trentaine de victimes on n'est plus sur du parole

47:38
Édouard Philippe

contre parole dans le message posté sur son compte instagram patrick bruel qui nie les faits qui lui sont reprochés qu'il s'agisse des accusations de viol ou de violences sexuelles expliqué dimanche

47:47
Présentateur

soir qu'il se tenait à la disposition de la justice mais qu'il continuerait à faire son métier edouard philippe n'est pas de concert prévu au havre j'ai regardé mais s'il y en avait eu un est ce que vous aussi vous auriez demandé à patrick bruel de renoncer moi d'abord je considère que quand quelqu'un dit qu'elle est victime on l'écoute quand c'est 30 personnes qui disent qu'ils ont été victimes on les écoute avec autant d'attention que la première mais ça crée quelque chose donc on ne peut pas faire comme si ça n'existait pas ensuite je crois à la responsabilité des gens c'est à dire que si patrick bruel décide en conscience en se regardant dans sa glace de continuer à se produire et bien les gens les femmes les hommes qui veulent à l'écté sont libres de se poser la question ils sont libres d'y aller ou libres d'y renoncer à cause de ça moi personnellement je n'irai pas à cause de ça il ya pas de concert au havre mais je n'irai pas parce que ça me gênerait d'y aller mais il faut aussi accepter nom de noms dans un pays comme une république présomption d'innocence ça existe respect de gens qui disent des choses ça existe et principe de liberté de responsabilité peut-être que peut-être que vous aimez patrick bruel parce que vous aimiez les chansons qu'il chante et que compte tenu de ça vous allez décider librement sans que quiconque ne vous l'interdise de ne pas y aller et bien vous êtes libre vous êtes responsable et on peut quand même faire confiance me semble-t-il dès lors qu'il n'y a pas de décision de justice à cette liberté à cette responsabilité moi en tout cas j'exercerai ma liberté en n'allant pas à ces concerts pour finir sur une note très positif un très positif une note enfin si je vois plutôt que les français aiment leurs animaux vraiment oui c'est comme ça que je le vois un français sur quatre édouard philippe se prive pour son animal de compagnie on aimerait bien qu'ils se privent pas mais il les aime leurs animaux amandine si français sur 10 en possède au moins un et les coûts explosent quand on parle pouvoir d'achat forcément ça pèse

49:46
Édouard Philippe

regardez comptez en moyenne 1 1445 euros par an pour un chien 831 pour un chat paradoxalement ce marché c'est le marché des animaux de compagnie il est en pleine expansion la preuve avec ses cafés

49:59
Invité

boulangerie pour chien clara zambuto a monté le ou chat il en existe surtout pour chien alors et bah à paris c'est pour chien le premier du genre il est fondé par cette jeune femme clara zambuto écoutez vous avez à la casa telle dogo la partie café où on vient avec son chien passer un petit moment et ben du coup vous pouvez aussi vous installer confortablement donc là on voit les deux menus en fait il ya le menu humain qui est en haut et le menu chien qui est en bas le petit docky c'est beurre de cacahuètes et bananes vous avez voilà il reconnaît les mots les mots intéressants le merveilleux avec de la pomme et du bœuf et le mignon avec de la patate douce et de la myrtille alors les clients peuvent s'y installer avec leur toutou déguster une boisson ou faire profiter à leur compagnon à quatre pattes de ces pâtisseries qui sont spécialement conçus en partenariat avec un vétérinaire vous avez toutes les petites pâtisseries qui sont ici donc que vous retrouvez là aussi les la petite boisson le dogo chino le dogo chino l'aide coco monté en chantilly que vous retrouvez juste là c'est hyper sympa ils n'en ont pas besoin dans le sens où ils ont quand même à manger à la maison c'est pas les plus malheureux ça fait une sortie quand il ya du monde ça permet aussi de discuter avec des gens qui ont aussi des animaux et c'est un petit lieu de aussi pour sociabiliser et passer des bons moments voilà donc les cafés boulangerie pour siens pour ça au havre ça existe oui je vous le confirme merci à vous

51:29
Présentateur

edor philippe vous avez choisi votre slogan de campagne ouais non parce que je fais partie de ceux qui pensent que ça se dégage de la campagne un slogan ça se ça se décrète pas donc donc voilà on est en train de travailler là dessus merci à vous edor philippe merci d'avoir accepté notre invitation merci à vous martial jardel dans un instant nos invités du dîner camille chamou la chanteuse marine et alexandra sublet on sera dans l'oeil des glantines émeillées le créneau de diane segar et le dîner de 7 à vous on vous attend on reste ensemble jusqu'à 21h à tout de suite ne bougez pas