La barbarie succède à la barbarie en France ! - Jean-Philippe Tanguy (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Est-ce que pour cette promotion des valeurs et cette bataille contre le wokisme, vous dites qu'il faut s'en inspirer en France ?
- 1:51OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce service minimum ? Qu'est-ce qui vous gêne ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Est-ce que Donald Trump, pour vous, c'est la rupture et la radicalité, alors que vous êtes dans une stratégie de respectabilité ?
- 4:07OuverteRéponse partielle
Les différences ou les points communs entre Marine Le Pen et Donald Trump ?
- 4:55RelanceRéponse directe
Et les différences ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Qui pourrait être le Trump français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« Parce que le wokisme, contrairement à ce qu'il prétend, ce n'est pas un sujet, un débat entre la tolérance et la tolérance, entre le droit à la différence et le droit à la différence. »
- 1:00Invité politiqueFait
« une société de victimes, de victimistes, de communautarisme. »
- 2:36Invité politiqueFait
« j'ai par exemple dénoncé les mensonges sur le fait que c'était un péril pour la démocratie, que la vision de la très large majorité des médias français était caricaturale. »
- 4:22Invité politiqueFait
« C'est considérer que si le peuple veut un bon salaire par rapport à un travail décent, on doit lui obéir, que s'il veut des frontières, on doit lui obéir. »
- 7:15Invité politiqueFait
« L'Europe a des atouts. C'est un continent puissant, avec un marché commun important. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Si on change tout ce qui a été fait par la mauvaise construction européenne depuis 30 ans, si enfin on affirme la défense des frontières commerciales et migratoires, »
- 7:33Invité politiqueChiffre
« on a deux fois moins d'argent investi dans l'innovation dans notre continent »
- 10:09Invité politiqueFait
« destruction de la Libye, avec Nicolas Sarkozy, malheureusement, qui a permis à des passeurs et à des réseaux esclavagistes »
- 10:50Invité politiqueFait
« Il était parti d'Afghanistan, sauf que c'était ce qu'avait prévu M. Trump avant son départ. »
- 12:30Invité politiqueFait
« Couper la main d'une personne dans un RER, ça devrait être un acte de barbarie. »
- 13:50Invité politiqueFait
« Au Brexit, il a sacrifié les intérêts français. »
- 14:15Invité politiqueFait
« On avait la niche parlementaire du Rassemblement National jeudi dernier. On a proposé de faciliter l'expulsion des criminels migrants clandestins et on a proposé des peines planchées de mesures qui sont au programme de M. Rotaillot. »
- 15:15Invité politiqueChiffre
« engageant les pires déficits de l'histoire de la Ve République. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy74 %
- Présentateur21 %
- ?5 %
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Bonjour Jean-Philippe
Tanguy. Bonjour, c
'est
Emma
Brouk. Et bienvenue à la grande interview sur CNews Europe 1. Vous êtes député Rassemblement National de la Somme. La victoire nette et incontestable de Donald Trump, c'est aussi le fruit d'une campagne qui a porté notamment sur la lutte contre l'immigration illégale, une campagne axée sur la sécurité, sur l'inflation, mais aussi une bataille contre le wokisme et la promotion de valeurs traditionnelles. Est-ce que pour cela, pour cette promotion des valeurs et cette bataille contre le wokisme, vous dites qu'il faut s'en inspirer en France
? Oui,
mais vous savez, c'est les honnêtes liens en fait dans les démocraties occidentales qui veulent vivre de leur travail, vivre en sécurité, pouvoir élever leur famille, être dans la tolérance évidemment, mais ne pas remettre en cause la société et surtout ne pas vivre sur des mensonges. Parce que le wokisme, contrairement à ce qu'il prétend, ce n'est pas un sujet, un débat entre la tolérance et la tolérance, entre le droit à la différence et le droit à la différence. C'est un combat contre des mensonges, des mensonges historiques, des mensonges sur la biologie humaine, des mensonges sur la société, sur la réalité de l'histoire, une société de victimes, de victimistes, de communautarisme.
Et si même les États-Unis, pays du communautarisme, ce n'est pas la France, ce n'est pas la République française, ce n'est pas la même civilisation que la France rejette ce ramassis de mensonges et de revendications gauchistes, évidemment en France, cela suivra. Mais moi, vous savez, je pense qu'en France, ça n'a jamais beaucoup pris que le wokisme est très actif dans de toutes petites minorités, dans des groupes d'influence, dans des médias très subventionnés, malheureusement liés souvent aux services publics, mais que dans le peuple français, cela n'a aucune réalité encore. Il faut s'en féliciter. Et si c'est mort aux États-Unis, c'est à peine vivant en France.
–
Le RN, Jean-Philippe Languier, a réagi de manière assez sobre à la victoire de Donald Trump, pas de triomphalisme, pas de projection ni de transposition avec ce qui pourrait advenir, notamment pour 2027. Pourquoi ce service minimum ? Qu'est-ce qui vous gêne ?
– Mais ce n
'est
pas qu'on est gêné, nous sommes respectueux du vote des nations, mais vous nous entendez assez peu sur n'importe quelle élection à l'étranger. –
Non, sur
Victor Orban, il y a quelques années, on vous a bien entendu.
– Avec Victor Orban, on peut féliciter, mais on félicite aussi la victoire de Donald Trump.
– Plus sobrement, on voit que véritablement Marine Le Pen
acte d'une victoire. Est-ce que vous voyez une grande différence ? Est-ce que Donald Trump, pour vous, c'est la rupture et la radicalité, alors que vous êtes dans une stratégie, et on le sait, de ce qui est appelé la respectabilité
? –
Mais moi, vous savez, je ne pense pas que Donald Trump ne soit pas respectable. D'ailleurs, moi, pendant la campagne, je n'ai pas voulu prendre parti parce que je ne prends jamais parti, mais j'ai par exemple dénoncé les mensonges sur le fait que c'était un péril pour la démocratie, que la vision de la très large majorité des médias français était caricaturale. Et d'ailleurs, on voit le résultat. Beaucoup de nos compatriotes ne comprennent pas le résultat des élections américaines parce qu'ils ont été désinformés pendant la campagne. La couverture a été tellement mauvaise que beaucoup de Françaises et de Français ne comprennent pas l'issue de ce scrutin.
Et c'est dommage parce que le but quand même du débat politique en France ou ailleurs, c'est de comprendre les choses,
c
'est de comprendre les choix politiques. Mais moi, je le redis, je vois que beaucoup de médias français, de groupes d'influence, sont un peu sous protectorat américain. On a l'air de vivre cette élection comme si c'était la leur, je dis aux Françaises et aux Français. C'est à nous, Français.
–
Protectorat
américain, oui, les mots sont forts.
– Je vois par exemple certaines rédactions qui sont complètement délocalisées aux États-Unis qui suivent l'événement plus. – C
'est un événement mondial. Quand
l
'Amérique vote, le monde retient son souffle.
–
Oui,
mais
vous savez,
ça
déjà, c'est donner une victoire à certains lobbies, à certaines institutions qui considèrent que le monde doit tourner autour des États-Unis. Les États-Unis sont la première démocratie mondiale, mais ce ne sont plus les seuls. Et même s'ils sont la première démocratie mondiale, il n'y a pas à se projeter en eux. Nous n'avons aucune influence sur
les États
-Unis. Ayant de l'influence pour le destin français, ayant de l'influence sur le continent européen, je ne vois pas beaucoup, malheureusement, de gens par Marine Le Pen et Jordan Bardella qui considèrent que cette élection est avant tout un signal pour le réveil français et s'il y
a
un peu de respect enfin en Europe pour le réveil des peuples européens.
– On va en parler puisque c'était assez étonnant ce réveil européen qu'a appelé de ses voeux Marine Le Pen quand on connaît son parcours et ses convictions. Mais si vous deviez expliquer ce matin, Jean-Philippe Tanguy, aux auditeurs d'Europe 1 et aux télésplicateurs de ces news, les différences quand même, ou les points communs entre Marine Le Pen et Donald Trump, que diriez-vous ? Qu'est-ce qui les sépare et qu'est-ce qui les rapproche ?
–
Oui, peut-être ce qui nous rapproche, c'est le respect du peuple. C'est considérer que si le peuple veut un bon salaire par rapport à un travail décent, on doit lui obéir, que s'il veut des frontières, on doit lui obéir. S'il veut que les élites politiques cessent cette espèce de prétention, de vanité à vouloir régenter la vie des gens au lieu de vouloir améliorer la vie des gens, il faut lui obéir. Oui, sans doute, il y a ce respect des citoyens, considérer que ce sont des adultes décents qui méritent le respect et pas des enfants à qui on fait la leçon, comme le font ici les démocrates, dans notre pays, les macronistes et les gauchistes,
unis
dans leur mépris du peuple finalement.
– Et les différences ?
– C'est évidemment un rapport à la violence politique, sans doute un rapport à l'excès aux médias américains qui ne fonctionnent pas comme les médias français, qui ne sont pas liés à la France. Mais c'est aussi, tout est différent aux États-Unis finalement. –
Je vous parle de Marine Le Pen et de Donald Trump, c
'est
intéressant, ça fait deux fois que je pose la question, vous allez soit sur le média, soit sur le système, mais sur les personnalités quand même.
– Parce qu'elles sont tellement différentes que je
n'arrive pas à ranger la réponse.
–
Donc
qui
pourrait être le Trump français ? – Je ne vois
pas personne, mais il
n
'y a pas à voir de Trump français. –
Il n
'y
a pas
de transposition ? – Non mais vous
savez, je ne pense pas que les Américains… – Il y a un politique qui
voit une résurrection,
c
'est
Eric Zemmour
qui voit
la victoire de ses
idées sur le plan idéologique. – Très bien, mais M. Zemmour, même quand il est défait, voit sa victoire partout. Mais ce que je veux dire par là, c'est que les États-Unis, je ne pense pas qu'aux États-Unis, on se demande qui est la Marine Le Pen française ou le Jordan Bardella français, parce qu'ils ne sont pas dans cet état-spect. –
Oui, reconnaissez que ce n'est pas la même façon de voir les choses. – Je ne suis pas d'accord avec
vous, la même brouque, vous savez, il y a beaucoup de
choses
d'analyses que vous faites dans vos ouvrages ou dans vos analyses que je partage, mais là, je ne suis pas d'accord avec vous. Je pense que le fait de se projeter, d'accepter cette projection permanente sur les États-Unis est une défaite de la pensée française, est une défaite de la civilisation française. Ce n
'est
pas parce qu'on est plus petit, qu'on est moins puissant, évidemment, que les États-Unis, qu'on doit sans cesse se projeter sur eux. C'est déjà une pensée de défaite, une pensée d'illusion, et surtout, c'est se méprendre, comme l'on le fait d'ailleurs avec nos voisins allemands, sur le fait que parce qu
'on
va se projeter en eux, parce qu'on va essayer de se comparer sans doute en eux, ils vont être gentils avec nous, ils vont défendre
nos intérêts. – D'accord, bon, presque un anti
-américanisme ce matin. –
Non, mais je ne suis pas anti-américain,
je
suis pro-France. Et croire qu'une part du destin français se joue aux États-Unis, c'est abandonner sa souveraineté. Vous savez, moi, je suis un vieux souverainiste, malgré peut-être mes très vues juvéniles, je n'ai jamais varié là-dedans. Je crois que le destin des Français appartient aux Français. –
Mais
souveraineté
européenne
?
–
Peut
-être avec
nos amis européens, si enfin ils se
respectent
entre eux.
–
Alors,
nos amis européens, c'est quand même une rhétorique qui est assez, je veux dire, ou nouvelle, ou de rupture dans votre bouche et celle de Marine Le Pen, qui a très rapidement hier appelé au sursaut de l'Europe, au réveil de l'Europe. Est-ce que vous y croyez vraiment ? Est-ce que l'Europe va se défendre, et va surtout défendre les intérêts de la France face aux États-Unis ?
–
Mais peut-être que l'Europe va se réveiller. Il ne faut jamais être dans la politique du pire. L'Europe a des atouts. C'est un continent puissant, avec un marché commun important. Si on change tout ce qui a été fait par la mauvaise construction européenne depuis 30 ans, si enfin on affirme la défense des frontières commerciales et migratoires, si enfin on investit dans l'innovation, on a
deux
fois moins d'argent investi dans l'innovation dans notre continent, si on assume une politique énergétique volontariste qui mise sur le nucléaire, mais hier j'ai encore entendu le nouveau commissaire à
l
'énergie danois nous expliquer qu'on n'avait pas besoin de centrales nucléaires en Europe. n'importe quoi, donc il préfère sans doute importer du gaz américain. Bon, ce qui est une erreur stratégique majeure et un non-sens écologique. Il y a tant de chantiers à faire. –
Mais
ça veut dire que ce matin, sur CNews Europe 1, Jean-Philippe Tanguy, vous dites que pour défendre les intérêts français face aux mastodontes américains, chinois, puis le sud global plus largement, ça passe par
l'Europe.
–
Ça devrait passer par l'Europe si elle se réveillait, mais ça ne m'est pas passé depuis 30 ans. Donc, évidemment, la différence du Rassemblement National, c'est que nous, notre plan A, c'est la France. C'est que la France se prenne en main. Si l'Europe ne veut pas investir dans un programme nucléaire, la France peut le faire à
nouveau. – C'est peu ou peu ce qu'a dit Emmanuel Macron hier.
Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont quasiment eu la même réaction pour appeler justement à l'Europe, à une coordination face
aux États-Unis. – Vous avez raison,
Emmanuel Macron parle beaucoup, beaucoup d'ailleurs de Français avec bonne foi, avait parié sur peut-être un réveil européen avec Macron, mais tout ça a été pire avec la décroissance verte, avec cette écologie punitive qui continue, qui a saccagé notre agriculture, qui a fait doubler la facture énergétique des Français, faut-il le rappeler,
et
cela continue. Vous savez, là, on est sur la loi de finances à
l'Assemblée
Nationale. Eh bien, nous avons bloqué avec le groupe Assemblée Nationale la volonté du gouvernement de faire passer en catimini, pas vu, pas pris, le fait de passer le coût de base du nucléaire, c'est un peu technique, mais de 40 euros à 70 euros, dans les années à venir, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le prix de l'électricité va encore doubler. Donc ça, c'est le mauvais projet européen, c'est s'aligner sur les
intérêts allemands. – Donc tout changer pour défendre nos intérêts. – Mais
n'oublions jamais que la France peut se redresser aussi avec ses propres moyens, avec ses propres forces.
Si
on peut le faire en partenariat avec nos amis européens, évidemment, il faut le faire, mais la France n'a pas besoin des autres pour avancer. On est plus fort à plusieurs, mais parfois, mieux vaut être seul que mal accompagné.
– Encore une question sur ce sujet. À votre place, à la grande interview avant-hier, Éric Ciotti, le président fondateur de l'Union des droites, qui est aussi désormais votre partenaire, a affirmé que Trump pourrait obtenir des avancées conséquentes en matière de paix, de paix en Ukraine et au Proche-Orient, qu'il pourrait être quelque part, paradoxalement, l'homme de la paix. Vous diriez la même chose ce matin
? –
Évidemment, d'ailleurs, ce qui est très étonnant dans la désinformation dont j'ai parlé sur le premier bilan de Trump, le premier mandat, c'est le premier président américain depuis la guerre froide qui n'avait pas déclenché de guerres ou de conflits indirects. Obama, qui avait eu le prix Nobel de la paix sans avoir rien fait, juste parce qu'il avait été élu dans une espèce d'hystérie collective occidentale, avait, par exemple, été responsable de la destruction de la Libye. destruction de la Libye, avec Nicolas Sarkozy, malheureusement, qui a permis à des passeurs et à des réseaux esclavagistes…
la Grande
-Bretagne et la France, oui.
– Non, mais ça, c'est ce que M. Sarkozy avait dit. –
On ne va pas refaire le débat. – Oui, mais les moyens militaires
étaient
essentiellement américains, avec
le soutien d
'Obama. Et comme d'habitude, les États-Unis détruisent des nations ou des pays, y
compris
des dictatures. –
Donc, homme de paix ?
– Homme de paix, M. Trump ?
–
Et M. Trump n'avait pas déclenché de guerre, avait plutôt lancé des processus de paix, ne peut que voir que M. Biden, sur ce sujet-là, et c'est là où on voit la permanence des intérêts des administrations américaines, avait en fait repris l'essentiel des grandes orientations de Trump sur le protectionnisme, sur la non-intervention. Il était parti d'Afghanistan, sauf que c'était ce qu'avait prévu M. Trump avant son départ. Vous voyez, donc on a face, en fait, à la naïveté française, un peu une attitude de petit enfant qui attend que ses parents l'aident, une attitude américaine qui, en fait, avance à des permanences, assume des grands choix stratégiques.
Et d'ailleurs, des élections permanentes aux États-Unis, il y
a
un cap d'administration qui est maintenu, qui est prise, et les Américains chassent en meute. Je ne
sais
pas si les Européens seront capables de chasser en meute assez rapidement. J'aimerais que les Français, eux, chassent en meute.
Revenons à l'actualité nationale, Jean-Philippe Tanguier, avec un déplacement demain, vendredi, du ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, et du ministre de la Justice, Didier Migaud, à Marseille, sur fond de guerre, face aux narcos, au trafic. Le premier flic de France et le garde des Sceaux ensemble sur le terrain, déjà sur le plan de la symbolique, vous y voyez un signal important
? Au
pays,
il
y a autre chose à faire que de perdre du temps dans les relations personnelles entre M. Migaud, que personne ne connaît. Justice et
intérieure,
c'est
mieux
s'il
marche ensemble. C'est mieux
s'il marche ensemble.
Il veut se faire
connaître.
Mais
tant mieux s'il marche ensemble. Mais moi, si vous voulez, on n
'est
pas à love story, à suivre chaque journée. Alors,
est
-ce que M. Migaud s
'est
réconcilié avec M. Rotaillot ? Est-ce que Mme Pannier-Runacher va encore faire une scène pour se faire remarquer désespérément depuis ses temps ? Voilà, stop. Les Français, ils veulent que ça avance, qu
'on
prenne des vraies décisions, stop aux éléments de langage, stop à la communication, stop à cette mise en scène permanente de faux conflits où on croit que se réconcilier est un acte politique. Les relations entre M. Migaud et M. Rotaillot, on s'en fiche. Les Français s'en fichent. Moi, ce que je vois, c'est qu'il
y
a des jeunes Français innocents qui sont assassinés. Je vois dans le RER ce qu'on appelle, ce que certains médias ont appelé une bagarre avec une main tranchée. Bon, ce qu'on appelait une bagarre...
Comment vous l'appelez,
ce qui s'est passé dans le
RER avec... C'est un acte
de barbarie. Couper la main d'une personne dans un RER, ça devrait être un acte de barbarie. Moi, je ne veux pas m'habituer à ça. Appeler cela une bagarre, on appelait ça une bagarre. Moi, à l'école, on se bagarrait dans la récré. Au pire, on avait un oeil au beurre noir. Maintenant, présenter le fait que des sauvages coupent une main pour se venger de je ne sais quelle emprise territoriale, c'est un acte de barbarie. C'est de la sauvagerie à l'état pur. Et maintenant, ça fait à peine la une. Comme malheureusement, certains de nos compatriotes, des jeunes, sont assassinés. Bon, on passe à autre chose. Tellement la barbarie succède à la barbarie
dans notre
pays. Donc, les affaires de cœur entre M. Migaud et M. Rotaillot, ça ne m'intéresse
pas.
Et sur les paroles, est-ce que le diagnostic, semble-t-il, en tous les cas, selon notre sondage européen JDD et CNews, selon lequel la France est en voie de mexicanisation, c'est ce qu'a dit Bruno Rotaillot. Regardez, la France est-elle, on a posé la question selon vous, en voie de mexicanisation, 71% des votants partagent ce diagnostic. Est-ce qu'au moins, vous diriez que Bruno Rotaillot, c'est la bonne personne au bon poste ? pour relever de tels défis
?
Moi, je ne sais pas. Je pense que M. Rotaillot aussi, en acceptant une mission avec M. Barnier, qui n
'a
jamais rien fait, M. Migaud, qui ne veut rien faire. Il
n'a même rien fait. Et il
a négocié le Brexit.
Vous pouvez le contester. Oui, mais le Brexit, moi je suis de Boulogne-sur-Mer. Il a quand même
50
ans, 40 ans de vie politique.
Oui, au Brexit, il a sacrifié les intérêts français. Moi, à Boulogne-sur-Mer, on ira à M. Barnier. Je me demandais d'aller voir les pêcheurs boulonnais ou d'ailleurs qui avaient envoyé leur bateau à la casse grâce à sa grande négociation. Donc, M. Barnier, les intérêts français, malheureusement, je n
'y
crois pas. Mais vous savez, M. Rotaillot, qu'il annonce des choses très bien, moi je pense qu'en acceptant d'être dépendant des macronistes, il avoue en fait qu'il voulait le pouvoir plus que la capacité de changer les choses. Je vais vous donner un exemple. On avait la niche parlementaire du Rassemblement National jeudi dernier. On a proposé de faciliter l'expulsion des criminels migrants clandestins et on a proposé des peines planchées de mesures qui sont au programme de M. Rotaillot. Bien, les personnes qui l'ont envoyé ont parlé très fort, ont essayé de séduire le Rassemblement National et ses électeurs et à la fin, ils n'ont rien voté.
Ils nous ont méprisés, ils ont insulté nos propositions et nos électeurs et en fait, derrière les gros mots de M. Rotaillot ou de M. Daragon qui le représentaient, il y a en fait l'administration française qui est essentiellement macroniste avec des hauts fonctionnaires qui en fait ont pris le contrôle de Michel Barnier. Sans doute prendront-ils bientôt le contrôle peut-être de M.
Rotaillot ? Il est sous influence, sous emprise M. Barnier ? Quoi, il est sous
emprise M. Barnier ?
C
'est quelqu'un qui ne dirige pas
vraiment notre pays. De l'état profond de l
'administration ? D'un certain nombre de hauts fonctionnaires qui pensent avoir raison même quand ils ont tort, on l
'a
vu avec Bercy, qui font des projections complètement fantaisistes, qui ont squeezé, qui ont, pardon, outrepassé le Parlement depuis deux ans pour faire leur petit budget dans leur coin, engageant les pires déficits de l'histoire de la Ve République. Oui, moi je veux dénoncer aussi, je veux le dire, parce que je connais bien ces administrations, je connais bien ces personnalités. Nous avons dans notre pays, on parlait de la mexicanisation de la violence en France, eh bien il y a la belgiquisation, nous sommes sur la voie de la Belgique, c'est
-à
-dire ces états en fait qui font semblant d'avoir des gouvernements mais qui sont en fait administrés à la fois par la Commission européenne et par des hauts fonctionnaires qui sont ces relais et qui veulent toujours imposer la même politique, quel que soit le choix des Français. Et ce budget, ce budget
prémentable
qu'on veut imposer à la France, c'est un budget qui vient en direct.
Mais quelle est votre ligne, votre cohérence ? Ici même, il
y
a quelques jours, le ministre de l'Économie, Antoine Armand, a dénoncé le RN et l'extrême-gauche, le nouveau Front populaire comme étant bonnet blanc et blanc bonnet notamment sur ce qui s'est passé sur la partie recette du budget de la sécu. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Parce que dans les faits, c'est ce qui s'est passé.
Non, je réponds que M. Armand est un menteur. Un menteur
?
Un menteur. C'est la présence très forte des députés Rassemblement National qui permet d'éviter toutes les dingueries fiscales du nouveau Front populaire. Nous avons bloqué des dizaines de taxes seules parce qu'ils sont absents. Vos collègues journalistes ont montré que les macronistes étaient présents entre 5 et 20% du temps à l'Assemblée Nationale. Nous, l'Assemblée Nationale, on est là évidemment plus de la moitié du temps pour bloquer toutes ces erreurs très graves du NFP et ces messages toxiques qu'on envoie. Et ceux qui vont augmenter de 30 milliards les impôts, ce n
'est
même pas la gauche, c'est M. Barnier qui a un plan de 30 milliards d'impôts sur les entreprises, 8 milliards, sur les Français qui a bloqué ça ? C'est le Rassemblement National. Nous, on veut centrer sur la spéculation, sur la rente et surtout,
on
veut 25 milliards de baisse, de mauvaise dépense pour rendre du pouvoir d'achat aux Français parce qu'en fait, paradoxalement, si on gère bien l'État, comme on le ferait avec Marine Le Pen et Jordan Berdella, on peut rendre de l'argent aux entrepreneurs et aux Français. Merci Jean
-Philippe pour l
'exister. Votre grande interview sur CNUS Europe 1. A bientôt et bonne journée à vous.
Jean-Philippe Tanguy