TEMPS DE PAROLE Ambdilwahedou Soumaila Lundi 21 Septembre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a poussé à organiser ces assises sur la sécurité ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on retient des assises de 2020 ?
- 3:42OuverteRéponse directe
À propos de l'agression à Vaibé, comment faire durablement face à ces violences ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Comment convaincre les mères étrangères de ne pas avoir d'enfants pour des raisons administratives ?
- 10:13RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que ces assises vont donner concrètement ? Vous n'êtes pas législateur.
- 12:25OuverteRéponse directe
Comment gérer les émeutes à Atsunzu et la délinquance juvénile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:42Locuteur 1Chiffre
« On avait une trentaine de policiers municipaux aujourd'hui on a doublé le nombre, on est à 70. »
- 4:26Locuteur 1Chiffre
« On avait un parc de caméra de vidéo protection une soixantaine. On a doublé. »
- 8:45Locuteur 1Chiffre
« 75 % des naissances sont portées par des mères étrangères. »
- 9:30Locuteur 1Chiffre
« En 2050, il y aura 7500 habitants à Mayotte. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour et merci de votre fidélité. Alors que commencent les secondes assis de la sécurité, Sumaa, le maire de Mamunzu est avec nous. Bonjour monsieur le maire. Bonjour. Bonjour à tous. Merci d'avoir fait une pause dans les assistes puisque vous êtes vous avez interrompu la découverte que vous aviez organisé pour commencer assises dans les hauteurs de Mamutzou. Oui. Euh comme je le dis souvent, Mamouzu, c'est ce qu'on voit tous les jours, les véhicules, les bâtiments, mais aussi ce qu'on ne voit pas. [grognement] Et nous avons voulu à travers le lancement de ces deuxèes assises de la sécurité de la citoyenneté euh faire aussi un focus, montrer d'autres réalités urbaines qui est notamment les hauteurs de [raclement de gorge] Mamouzu où souvent il se passe beaucoup de
choses euh dégradation de la nature parce que quand on dit protéger, il faut protéger les hommes et les femmes, d'où les enjeux de la sécurité mais aussi il faut protéger notre bien commun et notre bien commun c'est la nature. Il faut que nous aujourd'hui tous collectivement puissions demain léguer à nos enfants [raclement de gorge] un territoire qui soit protégé. et c'est le sens euh comme vous l'avez dit, nous avons invité l'ensemble des institutions de la préfecture de l'État, des autres collectivités, des intercommunalités, tous les toutes les administrations, toutes les institutions qui gravitent, y compris des associations naturellement pour aller aussi découvrir un peu l'arrière-fond de Mamouzu, l'ensemble des dégradations qui se fait qui se qui se font sur notre nature. raison pour
laquelle, comme vous l'avez dit, je suis venu un peu un peu rapide speed et je rejoindrai tout à l'heure l'ensemble des collègues qui nous avons à peu près 5 km de randonnée de randonné découvertes découvertes des réalités autres que ce que nous voyons ici tous les jours. Alors à propos des réalités de Mamunzu, je voulais vous faire réagir sur ce qui s'est passé à 2h du matin à Vaibé. du côté de entre les forces de l'ordre et les sauf que là il y a eu des personnes qui circulaient qui se sont fait agresser notamment deux qui ont été pris en charge par le SAMU comment on peut durablement continuer comme ça et vous avez raison c'est tout le sens
aussi peut-être à travers ces situations que nous vivons au quotidien qui doivent être mises en lumière euh parce que souvent les gens ont tendance à minimiser ce qui se passe qu'on ne voit pas nécessairement que peut-être sans la presse on aurait pas peut-être pas entendu donc d'où le sens de ces de ces assises où nous invitons encore une fois l'ensemble de nos concitoyens à venir partager exposer dire ce qu'ils vivent au quotidien là vous avez parlé à Vaibé de la route d'ailleurs je profite de l'occasion pour lancer un message de soutien à l'endroit des personnes qui ont été agressées et aussi leur leur famille donc mettre en lumière tous ces sujets mettre en lien toutes ces situations que vivent nos concitoyens, c'est tout le sens de ces assises et
encore une fois, j'invite l'ensemble de nos concitoyens, l'ensemble des institutions, des associations, des parents, tout le monde à venir partager et aussi trouver des solutions peut-être innovantes parce que ce sont les deuxièmes parce qu'il y en a eu des premières il y a il y a 6 ans, nous avons eu l'occasion de faire un premier bilan. Qu'est-ce qu'on en retient monsieur le maire ? parce que c'était en 2020, vous preniez vos responsabilités, on était à la fin du du Covid la situation à Mayotte était un petit peu compliquée et difficile. 6 ans se sont passés. Qu'est-ce qu'on retient ? On retient qu'il y a beaucoup de choses qui ont été réalisées et beaucoup restent à faire, ne serait-ce que la situation de VIB que vous avez euh fait état tout à l'heure qui démontre encore
une fois qu'il faut une mobilisation qui soit collectif, que ça soit pas juste une affaire d'institution mais ça doit être un sujet collectif pour permettre pas de baisser comme souvent on le dit mais d'éradiquer parce que Mayotte c'était pas ça il y a quelques années. Donc il faut queon arrive à retrouver Mayotte d'entemp il y a besoin d'une mobilisation collective. Donc beaucoup a été fait comme je l'ai dit à Mamutzu ne serait-ce que pour donner l'exemple de ce que je connais le mieux. Quand on est nous sommes arrivés en 2020, on avait une trentaine de policiers municipaux aujourd'hui on a doublé le nombre, on est à 70. On avait un parc de caméra de vidéo protection une soixantaine. On a doublé. On a des annexes de police un peu partout pour qu'il y ait plus de
réactivité. Donc au nord à Ovalon, au sud à Passaminti. Mais encore une fois, on a mis en place des des médiateurs de nuit pour qu'on aille faire la discussion avec un certain nombre de de ces jeunes qui le soir, généralement le matin, ils dorment, le soir, ils se retrouvent un peu partout sur nos espaces publics. Il faut aller faire la discussion, comprendre pour derrière mieux orienter. Donc on a fait des conventions de partenariat avec des associations pour que elles aussi soient active, puisse aussi être en lien avec nous. On a mobilisé les parents à travers les parents relais. ce qu'on voit les gilets qu'on voit autour de autour de Mamutzou, autour de nos écoles. Voilà cette mobilisation elle doit continuer, elle doit peut-être être
dynamisée, on doit trouver des solutions innovantes. raison pour laquelle encore une fois j'invite la population aujourd'hui à 13h. On se retrouve au au sein de l'hémicycle Bamana pour le premier atelier qui va traiter les enjeux de ce qu'on a ce que nous avons appelé et nommé et parce que il y a peut-être 6 ans c'était pas le cas. les conflits intervillages, notamment des jeunes qui partent de Vaibé, disons-le, à Tsunzu, ils vont là-bas, ils vont se retrouver à Qualé parce qu'on a été souvent interpellé par les habitants de ce quartier. Ils vont là-bas, ils vont se battre entre eux. Voilà, c'est c'est des sujets que nous avons voulu traiter à travers les ateliers qui vont se passer à 13h à MSIC Bamana tout à l'heure. On a 8000 naissances à peu près à Mayotte tous les ans.
On a également une situation qu'il faut pas nier. Le le l'INTER a rendu les chiffres de l'emploi, un chômage des jeunes qui est euh inégalé en France de 40 %. Oui, on a des enfants qui sortent de l'école, ils savent pas lire, pas écrire, ils parlent pas français, ils ont pas de diplôme à part la violence dans la rue, c'est ils ont pas de papier pour certains, à part la violence dans la rue, ils ont quoi comme avenir ? Et donc du coup, qu'est-ce qu'on peut faire ? Et ça c'est aussi l'objet parce qu'on l'a dit, il y a des réalités qu'il faut maintenant poser sur table parce que si on continue à mettre le bandeau dans les yeux, ne pas voir ces réalités qui se passent sur notre territoire, on va continuer à subir. On traitera pas les choses, on subira. [grognement] Euh
l'enjeu de ces assistes, c'est aussi ne plus subir. Demain, mais comment on fait ? Justement, c'est ce que je dis, demain euh à 9h, on se retrouve pour le deuxème atelier et ça va être aussi l'objet de des sujets et de la thématique qui sera qui sera traitée. Donc, j'invite tous ceux qui ont des idées, toutes celles et celles qui ont envie aussi de contribuer à trouver des solutions innovantes, des idées innovantes, à venir les partager avec nous. C'est encore une fois tous ces ces évolutions que nous devons tenir compte parce qu'on ne peut pas continuer à dire 10000 euh naissances par an. faire le constat. Il faut un moment donné qu'on regarde comment on s'organise. Euh beaucoup de jeunes qui arrivent à avoir le baccalauréat, voire même d'autres avoir le BTS parce que
j'en ai reçu vendredi qui voir même avec des mentions. Mais au final, ils ont pas de perspective parce queils ont été à l'école. On demande au maire de de Mayotte sur les 36000 maires de France, on demande seulement au maire de Mayotte de faire des miracles, de construire une salle de classe par jour. Ça ça on le demande nulle part ailleurs dans la République. On demande au maire de ma au 17 maires de faire des miracles. Nous essayons malgré nos peu de moyens, nous construisons les écoles parce que nous oblige à scolariser à 3 ans. Mais derrière l'enfant parce qu'il est enfant vous le scolariser à 3 ans. À 18 ans il a bac avec mention il a pas de perspective. Ben il devient un délinquent un délinquant qui a finalement un délinquant diplômé parce
qu'on a pourquoi parce qu'on est de dans cette idée de dire ni expulsable ni régularisable. À un moment donné, on doit sortir de ça et c'est l'objet encore une fois de la séquence thématique de demain parce que c'est des situations où on n'en parle pas, où on les traite pas définitivement. On va continuer à subir des ce que nous subissons aujourd'hui. Alors au chapitre des des sujets qui fâchent et qui peut-être font l'objet des de des réflexions, on commence cette semaine la semaine de de la contraception qui est animée par le Répéma, le réseau périmatal de Mayotte. Moi, je vous pose une question très triviale. Comment vous allez convaincre une dame puisque 75 % des naissances sont portées par des mères étrangères, comment vous allez convaincre une dame de ne pas avoir d'enfants alors que
c'est 18 ans titre de séjour ? Et par rapport à aux situations que vous décriviez tout à l'heure de ces enfants qui ont des diplômes, un sur deux, c'est une fille et la seule solution pour elle, pour avoir des papiers, c'est de faire un enfant. Et c'est des sujets, [grognement] ça a été traité dans une la réflexion globale sur le territoire, notamment à travers le projet régional de santé euh piloté par l'ARS. Ça fait partie des thématiques que nous devons encore une fois avec lucidité euh pouvoir poser sur t sur table comment nous organisons euh la décroissance démographique sur le territoire. Parce que souvent euh euh la discussion porte sur en 2050, il y aura 7500 habitants à Mayotte. On se pose
jamais la question en 2050 comment faire pour ne pas arriver à 700 à 750000 parce qu'on est sur un territoire de 374 km². On peut pas être 75 pour 7500 en 2050. On se pose jamais la question quel outil quelle communication quels outils juridiques euh sensibilisation quelle communication [grognement] comment nous nous organisons pour justement nous éviter d'arriver à être en 2050 750. Tous ces enjeux-là doivent encore une fois maintenant être discutés, mis autour de la table avec l'ensemble des acteurs [grognement] pour que nous puissions y répondre de manière très concrète. Mais monsieur le maire, on va passer 4 jours à aborder tous ces sujets avec des gens compétents, des gens qui ont de la motivation et qui vont faire des propositions très intéressantes comme
vous l'avez dit peut-être même innovantes auxquelles on pense pas aujourd'hui. Mais qu'est-ce que ça va donner après ? Parce que vous vous êtes maire de Mamunzou, vous êtes pas législateur. Or, il faudra sûrement prendre des lois. On est enfin ou en tout cas arrivé jusque- là, on est en période électorale. Comment on va pouvoir résoudre le problème des ninis, gérer la décroissance ? C'est pas vos compétences et pourtant je ne doute pas de votre motivation. He en même temps, je pense que gouverner, c'est prévoir, c'est anticiper. Euh réfléchissons, proposons des solutions innovantes aujourd'hui, mais à chacun prendra sa responsabilité par rapport à sa compétence. Si il faut qu'on aille euh euh à au niveau du parlement, bon on demandera au quatre parlementaires sur
le territoire, on leur proposera les solutions qui ont qui sont issues de ces assises pour qu'il dépose demain des des des propositions de loi. On demandera au gouvernement de pondre des projets de loi qui est en lien avec euh la réalité du du territoire. à notre échelle commune intercommunalité, nous prendrons aussi nos parts de responsabilité au niveau des parents parce que encore une fois le sujet, je le dis il est collectif, il doit être traité de manière collective. chaque parent, on l'invitera. On a la société civile à travers les associations. Nous avons créé à la vie de Mamouzu un comité de sage. Nous avons nous avons demandé à toutes les personnes qui ont vécu maillot de dent qui ont [grognement] qui ont œuvré à l'hôpital au niveau de des
cadis, au niveau de la justice dans les madras, on leur demande aussi de se regrouper, de réfléchir comment ils ont hier, ils ont organisé hier un un DAI euh un événement culturel sur le territoire. spécifique dédié aux jeunes de tout Mamzu Kawi ils ont regroupé Atsunzu hier après-midi toujours dans le cadre de ses assises pour encore une fois créer le lien parce que souvent on dit quand on se connaît on se respecte mais l'idée de qu'a eu le le comité de sage c'était organiser ce d'Aira pour que les jeunes de Kawini de Tsunz de Vaibé arrivent à se retrouver autour de ce moment festive culturel pour continuer à créer les liens et demain apaiser le territoire l'enjeu pour nous c'est apaiser le territoire
éradiquer le les violences permettant à toute et chacun de pouvoir vivre heureux sur le territoire de Mayotte. Vous parlez de parentalité, ce sera la dernière question. Vous parlez de Tsunzu, je suis obligé d'en parler. On le sait bien aujourd'hui que Atsunzu 1 du côté de de la mosquée près de la boulangerie, il y a encore eu des émeutes he v samedi soir entre vendredi et samedi. Les parents, ils aident leurs enfants d'un coup à agresser les gens et à agresser la police. On est au-delà de la jeunesse délinquante. Là, on a un mal un mal de de de village. Et vous avez raison raison pour laquelle nous ne devons pas nous arrêter à ces constats. La justice est là. Si on arrive à les attraper, on arrive à travers les caméras de vidéorection de vidéotection que nous mettons en place.
Euh le le parquet généralement, il vient de récupérer les images. Si on arrive à mettre la main là-dessus, ben naturellement la justice prendra toute sa part [grognement] dans dans la résolution de ces sujets. Mais encore une fois, c'est pas parce que c'est difficile qu'il faut laisser tomber. C'est parce que c'est difficile, on doit continuer à s'y mettre. On doit déployer, on doit s'y mettre collectivement et c'est le sens de toute l'organisation de ces assises. J'invite encore une fois aujourd'hui cet après-midi à l'hémicycle, demain à l'hémicycle, mercredi à l'hémicycle et jeudi tout le monde peut venir, chacun a quelque chose à apporter parce qu'encore une fois, il s'agit ici de du sujet par excellence la sécurité qui est la première déliberté de tous et
j'invite les gens à venir proposer pour que chacun puisse être libre dans notre territoire. Qu'on parle bien français, qu'on parle pas bien français. qu'on est un bac + 5 ou un bac- 2, on peut venir aux assises. On est largement invité pour les ateliers sont ouverts à tout le monde. Chacun a quelque chose à apporter sur ce territoire parce que chacun a on est ça a été lcé, on est 300000, 400000, 500000, il y a peut-être 500000 solutions. Ben, partageons les 500000 solutions et à partir de là, on pourra mettre en œuvre par la suite les conclusions et le plan d'action qui permettra peut-être dans 6 ans refaire un état des lieux et voir qu'est-ce qui a été fait, qu'est-ce qui reste à faire, qu'est-ce qu'il faut améliorer parce que l'enjou encore une fois c'est que dans
quelques années Mayot puisse Mayotte d'aujourd'hui peut se retrouver Mayot d'entend sur cette partie sécurité parce que c'est pas l'évolution que nous voulons. Il y a d'autres évolutions que nous souhaitons sur le territoire, aménager le territoire euh [grognement] permettre à ce que chacun puisse avoir un emploi. Vous l'avez dit, 40 % des jeunes au chômage. C'est les évolutions que nous voulons demain créer de la dynamique en terme d'aménagement, créer du transport, même si aujourd'hui il y a un peu de bouchon, mais c'est un mal pour un bien. Mais l'évolution aujourd'hui que prend le territoire sur cette partie sécurité, c'est pas ce que nous vous nous souhaitons et c'est parce que nous voulons ça, il faut que chacun puisse le dire et aussi proposer sa solution. Merci beaucoup monsieur ma
c'est la fin de ce temps de parole. Tout de suite à suite de nos programmes.
Ambdilwahedou Soumaila