Revoir le face à face entre Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen
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Bonsoir à tous, bonsoir Henri Migou. Bonsoir Thierry. Merci à vous d'être avec nous sur France 3 à Provence-Alpes et France 3 à Côte d'Azur pour cet unique débat d'entre-deux-tours entre vous, Marion Maréchal-Le Pen. Bonsoir. Bonsoir. Et vous, Christian Estrosi. Bonsoir. Vous vous étiez engagé à choisir la chaîne régionale et le service public. Promesse tenue, merci infiniment à tous les deux. Le service public renforcé par la présence de France Bleu. Daniel Morin, rédacteur en chef de France Bleu, Vaucluse, va vous écouter et vous interroger à la fin de cette émission pendant 15 minutes. Des questions des lecteurs de Nice Matin et Varmatin vous seront également posées.
Voilà pour le cadre de l'émission. Avant de rentrer véritablement dans le vif du sujet, revenons sur les scores de ce premier tour. La liste de Marion Maréchal-Le Pen est arrivée en tête avec 40,55% des voix, suivie par celle de Christian Estrosi, 26,8% des suffrages. Enfin, Christophe Castaner est troisième avec 16,59% des voix qualifiées. Mais le candidat socialiste a choisi de se retirer. Christophe Castaner a même appelé à voter pour vous, Christian Estrosi. Marion Maréchal-Le Pen, le tirage du sort vous a désigné. Je vais vous poser la première question. Et c'est donc vous, monsieur Estrosi, qui finirez cette émission. Le retrait de la liste socialiste, à votre avis, c'est quoi ?
C'est un front républicain qui ne dit pas son nom ? C'est tambouille, ratatouille ?
Quand on cumule aujourd'hui le score des voix de gauche, au premier tour, on constate qu'ils arrivaient devant Christian Estrosi. Donc je ne suis pas suffisamment naïf pour croire que cela se fera sans contrepartie. À chaque élection, nous avons le même type de phénomène. À chaque élection, on voit que ça se conclut le plus souvent par des embauches. Par des places, par des subventions. D'ailleurs, j'ai appris dans la presse récemment que monsieur Estrosi était allé acheter les voix de l'Alliance écologiste en créant un comité gadget à 30 millions d'euros, donc 30 millions d'euros dépensés dans la nuit.
C'est typiquement le genre de choses, je pense, qui vont faire en sorte que l'électorat de droite dégoûté va se tourner, je pense, en grande partie vers nous, que les abstentionnistes vont se mobiliser. Et surtout, c'est l'aveu extraordinaire que nous dénoncions depuis longtemps, les pseudos adversaires d'hier, en réalité, n'en sont pas.
Alors, Christian Estrosi, on va vous donner tout de suite l'occasion de répondre, notamment sur cet argument employé par votre adversaire. Est-ce qu'il y a eu des négociations ? Est-ce que vous avez effectivement rencontré lundi matin le leader d'une liste écologiste qui a fait 3% ? Vous lui auriez proposé la présidence d'un institut pour l'écologie et la qualité de vie, la tête de liste Europe Écologie, d'ailleurs, les Verts, Sophie Camard, a parlé d'un marchandage de voix. Est-ce que c'est exact ? Qu'est-ce que vous avez promis ?
D'abord, il n'y a eu aucun marchandage de voix. Et je ne sais pas d'où Mme Maréchal-Eupen peut...
Oui, qu'il a déclaré, M. Bernatori, dans la presse.
Écoutez, il n'a sans doute pas déclaré qu'il y avait 30 millions d'euros. Allez, nous connaissons la manière que vous avez d'amener les choses, de mentir en toutes circonstances. Et j'aurai l'occasion de le démontrer à de nombreuses circonstances tout au long de cette émission.
Donc, voilà, il y a simplement Alliance écologique indépendante qui, quelque part, se retrouve derrière les valeurs qui sont les nôtres, qui m'ont demandé de quelle manière, et comme vous aurez pu le noter, j'ai déclaré ces derniers jours, que j'entendais veiller à ce que tous ceux qui ne pourront pas siéger au sein du Conseil régional, à l'intérieur notamment d'une conférence régionale, aient l'occasion régulièrement de pouvoir s'exprimer sur les grands sujets de la région. Et c'est le cas notamment pour l'Alliance écologique indépendante, comme ce sera le cas pour M. Castaner.
M. Castaner, le Conseil territorial que vous venez d'évoquer, qui est un organisme pour que les sacrifiés puissent s'exprimer, c'est quelque chose qui existe déjà à Nice. En revanche, ça s'est rajouté dans votre programme lundi. Est-ce que vous pouvez nous confirmer véritablement que cela n'a rien d'une entente avec vos ex-adversaires de gauche ?
Ça n'a rien d'une entente en quoi que ce soit. Et mes ex-adversaires de gauche n'ont rien demandé. Les choses sont claires. Il se trouve que je n'ai pas le sentiment... Je n'ai pas le sentiment que M. Castaner soit devenu estrosiste et je n'ai pas le sentiment d'être devenu socialiste. Simplement, il y a eu une attitude républicaine parce que nous avons quelque part un dénominateur commun. Les valeurs de la République contre le déclin vers lequel le sectarisme, le dogmatisme, l'obscurantisme vers lequel voudrait conduire notre région, Mme Maréchal-Le Pen, et nous l'avons vu dans ses différentes déclarations, où nous retrouvons des mots de haine.
Et d'ailleurs, je souhaiterais que vous puissiez vous expliquer sur un certain nombre de sujets...
On va y revenir, Christian Estrosi.
On va y revenir, Christian Estrosi. Si je peux me permettre, parce que quand même, qu'est-ce que vous pensez alors du fait que votre patron, et je ne sais pas, gourou Nicolas Sarkozy, dit que le vote français n'est pas un vote anti-républicain et n'est pas un vote immoral ?
Je dis très clairement les choses. C'est un sentiment que je ne partage pas.
D'accord.
C'est un sentiment que je ne partage pas.
Parce que là, quand même, il n'est pas dans le même type de résistance.
Lorsque je vois le comportement qui est le vôtre à l'égard des musulmans, lorsque je vois le comportement qui est le vôtre à l'égard des républicains, vous savez, lorsque je vois le comportement qui est le vôtre à l'égard des protestants, je prends cette carte d'identité. Et quand on a cette carte d'identité, Mme Le Pen, avec vous, les protestants, on enlève ça.
Oui, carrément.
Avec vous, aux juifs, on enlève ça. Et avec vous, aux musulmans, on laisse la dernière moitié. Eh bien, quand on est citoyen français, on est totalement citoyen français lorsqu'on dispose de cette carte d'identité. Seuls ceux qui doivent se l'avoir retirée sont ceux qui partent faire le djihad et qui ont une double nationalité et qui doivent être déchus de la nationalité française. Mais avec vous, c'est la déchéance de la République pour tout cela. Eh bien, tous ceux qui se reconnaissent dans les lois de la République n'ont pas à être considérés comme des sous-citoyens, comme vous l'avez dit tout au long de cette campagne.
Est-ce qu'on peut faire de la politique ? Non, mais moi, j'aimerais faire de la politique. Parce que M. Estrosi, depuis hier, qui a refusé d'ailleurs de débattre avec moi hier, je ne sais pas si vous avez eu peur, je n'en sais rien, mais c'était un peu surprenant.
Je débat avec vous, je m'étais engagé à faire un débat, et je débat aujourd'hui.
Et ce n'est pas trop tôt, parce que si nous avions eu des résistants de votre Acabie en 39-45, croyez-moi, on n'aurait pas gagné la guerre.
Non, mais vous savez, dans ce domaine, pour ceux qui vous accompagnent, vous appellent super ou résistants ? Attendez, M. Estrosi, on va essayer de ne pas se couper. On n'aurait certainement pas fait la guerre du tout, parce qu'on vous aurait retrouvé à Vichy, avec M. Vardon, vous voyez qu'il fait le salut, néo-nazi. Non, non, non, c'est pas lui, M. Vous voyez, il se trouve qu'avec Mme Le Pen,
on vous redonne la parole dans un instant.
Ceux qui demain pourraient représenter notre région à l'extérieur, ce sont ceux-là, ce sont ceux-là.
Marion, M. Le Pen, poursuivez, s'il vous plaît.
Déjà, ce n'est pas lui sur la photo. Moi, je pense que ce qui gêne beaucoup M. Estrosi de la part de Philippe Vardon, c'est qu'en réalité, Philippe Vardon l'a fait condamner au tribunal administratif pour avoir violé les lois de la laïcité et financé hors des lois de la République une mosquée radicale dans les locaux de la mairie. Je pense que c'est ça, surtout, qui vous dérange, M. Estrosi, mais ça, on peut en parler. Moi, je vais vous dire, j'aimerais qu'on fasse de la politique.
Une contre-vérité de...
Parce que ça fait dix jours qu'on fait de la morale. Ça fait dix jours qu'on est dans l'hystérie généralisée, puisque vous en êtes à sortir des tracts. Moi, je dois dire que je suis profondément choquée, puisqu'on en est au choc. Voilà, ça, c'est le tract de M. Estrosi, vous voyez, dans lequel il compare le 13 novembre et le 13 décembre, dans lequel il fait l'amalgame entre le Front National et l'État islamique et les 41% des électeurs avec les terroristes. Vous voyez, ça, c'est profondément indécent. Et c'est profondément irrespectueux pour nos morts. Alors, je veux bien qu'aux politiques, tous les coups soient permis, mais permettez-moi quand même de dire que, M.
Estrosi, vous êtes tombé bien bas. Voilà, bien bas pour en être à ce type d'arguments, qui sont d'ailleurs aussi les arguments de la gauche, mais vous avez beaucoup de points communs, manifestement.
Alors, on va vous poser une question. Je vais répondre quand même. Oui, mais vous allez voir par la question que je vais vous poser, vous allez avoir l'occasion de répondre. Je vous laisse faire. Et Mme Le Pen, vous allez avoir également l'occasion de vous exprimer. Il y a un mot qu'on a entendu de façon répétée dans votre bouche, depuis lundi, mais surtout depuis hier, Christian Estrosi, c'est le mot « résistance ». Alors, c'est un mot du vocabulaire de tous les jours, c'est aussi un mot chargé d'histoire. Je vous pose la même question à tous les deux. Est-ce que c'est un mot qui, aujourd'hui, est adapté à cet entour de tour ou est-ce que c'est un mot excessif ?
Christian Estrosi, Marie-Marie Maréchal Le Pen, ensuite.
Lorsque je vois cette référence que rappelle et qu'effectivement j'ai faite, il se trouve que lorsque Mme Maréchal Le Pen s'attaque aux femmes en voulant supprimer le subventionnement du planning familial, le subventionnement, vous savez, dans votre posture,
qui consiste tout au long des émissions,
et à pointer les gens du doigt à ce que votre grand-père vous a pas sans doute expliqué, que c'était extrêmement mal élevé à vous prendre les cheveux, les mettre en arrière, à avoir des haussements des peaux, les déclimants de l'œil. Voilà où on est le débat politique. C'est la posture que vous souhaitez avoir pendant toute l'émission. Et en même temps, me couper la parole en même temps, je trouve que c'est déjà, quand on a la prétention de présider une assemblée de 123 élus, vous apprendrez que quand on préside un grand exécutif, exécutif, on sait écouter les autres. La référence au mot résistante, M. Estrosi. Vous commencez par m'écouter.
En matière de résistance, nous avons tout simplement fait le choix, alors que notre région est menacée par le genre de personnages, dont j'ai rappelé la présence de ceux qui sont à vos côtés, comme M. Naravan aussi, dont je pourrais rappeler le CV, et qui tirent votre liste, et qui en matière de pétainisme, est indigné, hérité de Vichy, et vous en avez un certain nombre comme ceux-là qui sont à vos côtés. Eh bien, je crois qu'il y a un certain nombre d'électeurs, y compris qui ont pu voter pour vous, qui méritent d'être éclairés aujourd'hui. Sans compter que tous ceux qui sont autour de vous sont des opportunistes. Quand je vois ceux qui se revendiquaient de la gauche hier, comme M.
Olivier Bettati, ils se sont trouvés derrière moi à jour, ils se sont trouvés à gauche, et puis ensuite, ils sont venus vers vous, ils seront troxistes en 2017. Je comprends que ça vous dira. Attention, vous avez le temps de parole qui s'affine, vous avez pris beaucoup d'avance, M. Esfrosi. Je comprends dans cette résistance où chacun peut se retrouver sans être instrumentalisé par qui que ce soit. Car je n'entends pas enrôler quelqu'un qui a voté socialiste ou qui a voté autre chose, et qui n'a pas forcément envie de se retrouver, si je l'emporte dimanche prochain, derrière les couleurs que porte Christian Esfrosi dans son parti politique. Votre réponse, M. Maréchal Le Pen,
on va vous demander également en même temps de savoir si vous désolidarisez de ce qu'a dit votre grand-père sur le père de Christian Esfrosi. Comme ça, vous répondez à tout cela en même temps. Il n'y a pas de problème,
et moi, je comprends que Christian Esfrosi soit mal à l'aise, parce qu'en effet, Olivier Bettati est l'un de ses anciens adjoints qui est revenu de sa politique quand il a vu ce qui était fait, en effet, dans les différents... Non, jamais de la vie. Mais écoutez, on va se laisser parler.
Christian Esfrosi.
Vous l'avez pris à gauche.
Non, mais M. Esfrosi, rendez-moi la politesse. Madame Le Pen. Moi, je m'amuse beaucoup de tout ça, cette espèce de posture de résistant que je trouve complètement décalée, anachronique. Et je dois dire que je m'en étonne d'autant plus qu'il n'y a pas si longtemps que ça, Christian Esfrosi était de ceux qui, en 88, 92, 93, 98, avaient négocié des accords avec le Front National de Jean-Marie Le Pen pour des places, notamment en 98, une vice-présidence dans le cadre d'une coalition avec le Front National et le Chevalier. Donc, je veux bien qu'aujourd'hui, vous ayez décidé maintenant de basculer et de faire des alliances avec la gauche, mais c'est surtout la démonstration, M.
Esfrosi, que malheureusement, je crois que vous ne pensez rien. Sur le reste, concernant les propos de Jean-Marie Le Pen, je ne me suis pas cachée et je ne m'en suis jamais cachée des désaccords que j'ai avec lui. Je les ai dit publiquement à de très nombreuses reprises. Je dis juste qu'à un moment donné, il y a profondément quelque chose d'indécent dans le positionnement qui est le vôtre et j'en ai donné une démonstration tout à l'heure. Mais systématiquement, comme vous le faites, insultez les électeurs, surfez sur les peurs parce que c'est vous, M. Esfrosi, qui surfez sur les peurs.
C'est vous qui surfez sur les peurs en permanence en faisant valoir des arguments qu'on avait attendus avant les municipales sur le fait que ce serait l'apocalypse, les diplés d'Égypte qui s'abattront et qui ne se sont jamais vérifiés. Et qui ne se sont d'ailleurs jamais vérifiés au point que nous ayons fait des scores exceptionnels au premier tour des régionales dans les villes que nous avons gagnées.
Christian Esfrosi, une question avant de passer à une autre partie. Vous me répondez vraiment rapidement. Je voudrais vous poser une question. Oui, vous allez pouvoir répondre. Vous allez pouvoir répondre. Mais vous allez voir. Vous allez pouvoir répondre. Je veux vous poser une question. Est-ce que si vous êtes battu dimanche, vous siégerez au Conseil régional ? Je vous demande ça parce que Christophe Castaner a fait un communiqué ce matin en vous demandant de siéger même si vous êtes battu. nos électeurs ne pourront se mobiliser qu'à ce prix, a-t-il dit. La réponse peut être très rapide.
Le respect des électeurs quand on se présente à une élection, que l'on soit vainqueur ou battu, c'est de siéger là où on vous a désigné. Donc j'ai répondu. Et en même temps, lorsque je vois l'allusion faite par Mme Le Pen pour moi, qui a toujours combattu la dynastie Le Pen dans sa totalité, permettez-moi de vous dire que j'ai ce document. J'ai été élu au suffrage universel. C'est bien vous qui l'avez signé ce document. J'ai été élu au suffrage universel. Je ne vous laissez qu'au sujet régional, je ne lâcherai pas été nommé. Je l'ai sous les yeux. Je peux y faire référence. Que dit Mme Le Pen vous-même ?
En 1998, le centre droit, donc Christian Estrosi déjà, préférait abandonner la région à la gauche et l'extrême gauche plutôt que de s'entendre avec le Front National. Estrosi ? Voilà un mensonge de plus de votre part. Vous l'avez signé quoi ?
L'anecdote est parfaitement connue. L'anecdote est parfaitement connue. Ce n'est pas vous qui avez fait capoter les négociations.
La sécurité s'est invitée dans le départ. Par contre,
vous ne quitterez pas la métropole ni ce Côte d'Azur, la présidence. Vous serez un président de région à tiers temps. Il faut quand même que les électeurs le sachent.
On parlait en cas de défaite. Oui, mais en cas de victoire, c'est important de le savoir quand même. La sécurité, je le disais, s'est invitée dans le débat. Les habitants de la région Provençal-Pôte d'Azur vous attendent en priorité sur ce domaine. Vous allez voir une enquête Ipsos réalisée évidemment après les attentats de Paris. Et pourtant, que les choses soient claires, la sécurité reste une compétence régalienne. La région peut certes intervenir, mais à la marge et de façon très limitée. Alors, quelles sont vos propositions en matière de sécurité et qui sont de la compétence stricte, je dis bien stricte, de la région collectivité locale ? Marion Maréchal-Le Pen.
Vous l'avez dit, ce n'est en effet pas une compétence directe de la région. Donc, il ne faut pas mentir aux électeurs en disant qu'on pourra régler l'ensemble des programmes de sécurité qui tiennent principalement d'ailleurs à une politique pénale défaillante, à un manque de place de prison, à un laxisme d'État en la matière. Aujourd'hui, notre marge de manœuvre, elle est principalement sur les TER avec une renégociation nécessaire du contrat avec la SNCF et l'exigence dans ces clauses d'un personnel plus important au sein de l'actuelle police ferroviaire.
La volonté aussi d'importer en PACA le modèle actuellement en place en Ile-de-France qui est en fait une coordination des forces de l'ordre sous le contrôle du préfet de police de Paris pour pouvoir rendre plus efficace la lutte à la fois contre la fraude et la délinquance, en particulier sur certains secteurs à risque.
Vous avez aussi la possibilité de développer la vidéosurveillance, d'assurer la sécurité dans les lycées. Est-ce que ce sont des pistes sur lesquelles vous allez vous arrêter ou pas ?
Oui, la vidéosurveillance, pourquoi pas ? C'est l'un des éléments, mais présenter la vidéosurveillance comme la solution miracle... Renforcer le confort dans les commissariats... On en a la démonstration et notamment d'ailleurs à Nice que ça n'est pas la solution miracle et ce n'est pas ça qui en dit que seul. Alors c'est un outil parmi d'autres. S'il y a un besoin, évidemment, on ira là-dedans, mais on ne le montre pas si vous voulez comme la solution miracle parce que ce serait un mensonge.
Alors on va avancer un petit peu dans ce débat. Christian Estrosi, vous avez pas mal d'avance. Donc on a un partenariat avec Nice Matin. Des lecteurs de Nice Matin et de Var Matin ont pu poser des questions à Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen. La première question concerne justement ce thème que vous abordez qui est celui de la sécurité dans les TER. Elle va être posée, relayée par Denis Carreau, le directeur des rédactions du groupe Nice Matin. On l'écoute.
Bonsoir. Beaucoup de questions autour de vos programmes de la part des internautes de Nice Matin et Var Matin. La première nous a été envoyée par Christophe Giraud de Cannes. Que comptez-vous faire pour mieux assurer notre sécurité dans les transports ? Christian Estrosi, une réponse assez brève.
J'ai toujours dit et par expérience puisque je gère déjà un réseau de transport important où j'ai fait baisser de 85% la délinquance par la vidéosurveillance, toutes les rames de TER en 2016 seront équipées de vidéosurveillance. L'année dernière, nous avons fait 2700 flagrants délits dans ma propre ville avec la vidéosurveillance pour ceux qui contesteraient l'efficacité. Maintenant, nous mettrons en surplus des portiques de sécurité dont je sais...
Alors justement, non mais c'est un point de divergence entre vous. Donc cette histoire des portiques de sécurité, on sait que vous êtes pour Christian Estrosi et Marion Maréchal Le Pen.
Oui, tout simplement parce que la lutte contre l'insécurité ne doit pas être un moyen de démagogie et que objectivement, factuellement, si vous voulez, Guillaume Pépi, en effet, président de la SNCF qui je pense connaît un petit peu son travail, nous explique qu'il n'est pas possible actuellement d'installer non seulement des portiques dans les lignes à grande vitesse mais aussi dans les TER parce que la plupart des gares ne sont pas aménagées de telle manière que ce soit possible.
Sauf à engager des investissements considérables sur plusieurs années que la région aujourd'hui à elle seule n'est pas en mesure de mettre en place et sauf aussi à contraindre contrairement à ce qui est souvent dit les usagers du TER à venir parfois jusqu'à une demi-heure en avance pour pouvoir faire des trajets de 20 à 30 minutes. Donc je ne préfère pas faire des fausses promesses tout simplement pour faire de l'affichage. Je ne pense pas qu'on puisse nous reprocher de ne pas avoir été toujours des lanceurs d'alerte en matière de sécurité parfois de façon très seule et très isolée mais là, sincèrement, je ne me sens pas capable si vous voulez de mentir aux gens sur ce point de vue-là.
Alors, juste une question. Je vous demande vraiment de répondre par oui ou par non et pas de développer. Le député Christophe Castaner a fait des propositions concrètes avec le rétablissement du service militaire obligatoire. Vous êtes tous les deux parlementaires. Est-ce que c'est une idée pour laquelle vous pourriez voter ? Oui ou non ?
J'ai déjà expliqué. Oui ou non ? Non, non, rapidement. Non, non, on ne répond pas par oui ou par non.
Non, mais on n'a pas le temps. C'est ça le problème. On a plein de choses à développer. Alors, il ne faut pas poser la question.
C'est facile de dire oui ou non. Je suis pour, je suis contre. Ceux qui sont déscolarisés et ceux qui sont désœuvrés dans les quartiers et qui ne font pas d'études qui pourraient profiter lorsque nous sommes dans une situation d'intérêt général pour la nation en état de guerre, par exemple, peuvent et doivent faire un service militaire.
Oui, nous nous sommes pour le rétablissement du service militaire mais pas dans la formule de M. Castaner et évidemment un service militaire qui n'aurait pas la même forme que ce qui a pu exister par le passé mais adapté aux nouvelles exigences et besoins.
Voilà, c'était court et clair. Très bien. Avec la nouvelle loi sur la réorganisation des collectivités locales la région devient chef de file en matière de développement économique dans vos programmes et nous pourrions rajouter celui de Christophe Castaner il y a beaucoup de choses qui se ressemblent le guichet unique développer le numérique aider les entreprises moi j'aimerais savoir finalement qu'est-ce qui vous sépare Marion Maréchal Le Pen du programme de Christian Estrosi c'est quoi la différence fondamentale ?
Même si objectivement enfin ce n'est pas ce qui est vraiment intéressant ce qui est intéressant c'est de savoir ce qui relève du bon sens et qui est utile vous l'avez dit le fonds de partenariat au TPE-PME la volonté d'aider prioritairement justement ce type d'entreprise qui sont souvent laissées pour compte dans l'aide de la région le fait d'avoir un guichet unique c'est-à-dire une seule porte à laquelle fermer la volonté dans notre programme de mettre en place des cellules à la limite presque tant mieux comme ça la majorité UMP enfin en tout cas la minorité UMP le votera avec nous demain la volonté de mettre en place des cellules d'aide au remplissage des dossiers la volonté de faciliter l'aide à l'export le rayonnement de la région aussi à l'export enfin c'est des mesures tout simplement de bon sens qui auraient dû mettre en place depuis très longtemps et qui aujourd'hui sont la démonstration que la majorité socialiste n'a pas fait son travail je tiens par ailleurs à préciser à toutes les mauvaises langues qui n'ont de cesse de dire si le Front National passe ce sera la région du repli j'ai trois communiqués ici qui m'apparaissent très intéressants si vous me permettez j'ai reçu un communiqué de soutien du président de la région Lombardie qui est la région la plus riche d'Italie et qui dans ce communiqué explique qu'il est totalement ravi du score du premier tour qu'il aimerait beaucoup travailler avec nous dans le cadre d'un partenariat de région à région j'ai aussi reçu un communiqué de la chambre de commerce d'Asie du Sud-Est qui explique au lendemain de notre élection ils viendront nous rencontrer j'ai dit non mais c'est très important un message de soutien d'une grande société Congo au Congo-Rois-Aville qui nous explique qu'ils sont en charge de la privatisation de 46 entreprises et qu'ils ont envie de travailler demain avec l'exécutif qui sera le nôtre pour aider les entreprises à se développer donc autant si vous voulez de démonstration que tout ça
revenons à l'échelle de la région c'est pour les habitants de PACA revenons à l'échelle de la région c'est pour les habitants de PACA bien sûr je pense au monde de l'entreprise régionale 7 chefs d'entreprise sur 10 et c'est pour eux hier encore à travers le MEDEF l'union patronale des Bouches-du-Roeux se sont mobilisés à Marseille pour dénoncer votre programme archaïque estime-t-il je les paraphrase êtes-vous par exemple pour le retrait de l'euro pour la retraite à 60 ans et pour le patriotisme comme ils le craignent je vais revenir
sur les différentes déclarations concernant d'ailleurs le président de l'UPE moi je me suis beaucoup amusée parce que dans son interview en fait il reprend l'ensemble de nos propositions et il finit en votant Christian Estrosi par ailleurs l'UPE qui a affrété gratuitement des bus au meeting de Christian Estrosi je ne me permettrai d'en tirer aucune conclusion sur le sondage également il faut savoir que c'est un sondage qui statistiquement ne vaut rien puisqu'il est fait sur 400 entreprises et sur des entreprises de plus de 10 salariés c'est-à-dire à peu près 8% des entreprises de PACA ensuite je considère que M.
Gattaz ne représente pas aujourd'hui les entrepreneurs de PACA il représente les grands groupes vous avez raison le patriotisme économique c'est une grande différence que nous avons avec Christian Estrosi c'est-à-dire la volonté de faire en sorte de bénéficier prioritairement dans les marchés publics les entreprises locales de PACA en mettant en place des clauses comment dire économiques et sociales qui ne font pas tout jouer sur le prix et donc font en sorte que ce ne sont pas systématiquement les grands groupes multinationaux qui remportent les marchés
Christian Estrosi vous avez à de nombreuses reprises réuni les chefs d'entreprise notamment au parc Châneau à Marseille vous avez dit vous leur avez dit je vous promets de vous ouvrir les portes et les fenêtres pour franchir les frontières économiques qu'est-ce que vous entendez par là ?
J'étais ministre de l'Industrie je ne sais pas si Mme Le Pen sait combien nous avons de pôles de compétitivité qui ont été implantés dans notre région est-ce que vous le savez ?
Oui on en a 11 vous n'allez pas me faire le coup à chaque fois du quiz c'est quand même incroyable
et vous savez quelles sont leurs dominantes ?
Oui je connais leurs dominantes on ne va pas commencer à jouer à ça parce que si vous voulez systématiquement vous arrivez avec vos notes et je ne suis pas votre élève et ce n'est pas un quiz M. Estrosi et vous avez raison vous avez été ministre de l'Industrie on a perdu 100 000 emplois industriels sous votre ministère merci de me permettre de le rappeler
ça me permet de rappeler que ces 9 pôles de compétitivité au départ et 11 aujourd'hui aujourd'hui représentent 52 000 emplois dans notre région et près de 960 entreprises ce qui veut dire que c'est à partir de ces filières qui sont basées sur les nanotechnologies sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication sur les risques et notamment liés à la mer et à la montagne puisque nous sommes un territoire qui est exposé sur l'industrie aéronautique et le nautisme ou encore sur les industries de santé ou encore celles qui touchent à la transformation des produits agricoles comme Terralia en Avignon que nous devons organiser toute la filière depuis l'apprentissage l'enseignement supérieur les start-up qui sont celles qui aujourd'hui permettent d'assurer de l'innovation qui produit ensuite à l'intérieur des petites entreprises et des moyennes entreprises pour servir les grands groupes car la réalité c'est qu'un grand groupe comme Airbus Hélicoptère aujourd'hui fait appel à près de 300 sous-traitants qui sont des PME de chez nous et que le seul moyen de leur permettre demain d'avoir un avenir en termes de croissance c'est non pas de dire je soutiens une TPE je soutiens une PME c'est d'avoir un écosystème parfaitement organisé tourné vers l'exportation la compétence de la région c'est la promotion économique à l'international nos projets économiques n'ont rien à voir entre celui de Mme Le Pen et le mien contrairement à ce que vous affirmiez c'est pas parce qu'on déclare qu'on met en place un guichet unique qui est une exigence qu'on a un projet commun le projet commun c'est de veiller à un moment où il y a 25 000 offres d'emploi qui ne sont pas pourvues parce que la région doit assurer la formation et la qualification de nos salariés que nous puissions apporter des réponses concrètes à cela
il y a deux thèmes qui sont liés à tout ce dont on parle en ce moment c'est l'apprentissage la formation et puis également bien sûr ce qui en découle c'est le chômage et l'emploi question de Nice ce matin donc concernant justement l'apprentissage et la formation donc je le répète les lecteurs de Nice matin et de Varmatin ont pu poser des questions c'est Denis Carreau qui les relaie ici sur l'apprentissage et la formation on écoute la question
une question de Mathieu Py de Nice que comptez-vous faire pour développer l'apprentissage et la formation professionnelle des adultes ?
Marion Maréchal Le Pen
oui bah comme ça a été rappelé bon déjà je permets que j'ai pas envie de recevoir des leçons de morale je tiens quand même à préciser que c'est dans les Alpes-Maritimes l'année dernière que le chômage a le plus augmenté et en particulier à Nice donc à un moment donné on peut aussi s'en tenir au fait
et aux chiffres
on est à égalité avec vous le plus mauvais score je serai vous monsieur Estrogi je ne rènerai pas trop parce qu'être à égalité avec vous dans le 06 vous l'admettrez c'était quand même pas gagné il y a quelques semaines le plus mauvais score et les grandes villes de notre région
le plus mauvais score vous avez raison de continuer à taper sur les Niçois ils seront vous récompensés dimanche sans doute
je ne t'aime absolument pas sur les Niçois je constate juste que nous sommes premiers dans les Alpes-Maritimes sur 107 villes sur 163 donc c'est quand même plutôt pas mal la réponse est vous
allez sur l'apprentissage
c'est pas grave à 33 voix sur l'apprentissage en effet il y a un problème aujourd'hui d'adéquation entre d'un côté le besoin réel des entreprises et l'offre de formation qui est celle actuellement financée 24 000 emplois non pourvus dans la région PACA c'est pas tellement un problème en réalité de budget c'est plutôt un problème de volonté politique de savoir comment on colle au plus près du terrain c'est pour ça que nous nous avons proposé de modifier sensiblement la composition et la fonction de l'Observatoire Régional des Métiers pour avoir annuellement par département et plus précisément par bassin d'emploi une étude à la fois immédiate et prospective des besoins des entreprises pour être en capacité d'être plus réactif et plus efficace sur les contrats qu'ils ont saignés nous souhaiterions aussi faire des contrats qui ne soient pas de 5 ans avec les CFA mais de 3 ans justement en vue de cette réactivité concernant les apprentis parce que c'est aussi un sujet très important l'un des moyens de favoriser cela c'est aussi de mettre dans les clauses des marchés publics dans les rédactions d'appels d'offres des clauses d'apprentissage pour que ça devienne un atout pour remporter ce marché public et inciter ainsi les entreprises à prendre des apprentis et puis faire de la région un aiguillon pour signer des conventions qui permettent de réquisitionner certains lits vides dans les internats des lycées et ainsi permettre aux apprentis de pouvoir se loger parce que c'est une difficulté aujourd'hui dans la région
même question M. S.
Rosy cette question elle va forcément dans une droite ligne de ce fil conducteur qui doit exister entre le monde de l'entreprise parce que pour qu'il y ait des apprentis il faut qu'il y ait des entreprises qui les accueillent et des entreprises qui connaissent la croissance quand on sait que les plus grands enroleurs d'apprentis dans notre région sont pour la plupart des entreprises qui n'ont pas leur siège social dans notre région je prends le document programme de Mme Le Pen qui dit très clairement qu'il n'est pas question pour elle d'aider quelques entreprises qui n'aient pas son siège social dans notre région et quand vous savez que 30% des entreprises de notre région n'ont pas leur siège social ici et qu'elles représentent très exactement 660 000 emplois dans notre région donc on voit bien que pour arriver à développer la filière d'apprentissage qui est une exigence on n'a que 29 000 apprentis alors que je souhaite monter à 50 000 apprentis dans notre région il faut que nous puissions encourager toutes les entreprises l'accueil d'investissements internationaux qui seraient privés par le programme de Mme Le Pen de pouvoir venir accompagner les entreprises
et empêcher
la délocalisation d'un certain nombre d'entreprises en même temps je souhaite que cette filière d'apprentissage soit quelque part rapprochée de nos lycées professionnels pour que nous puissions notamment sur les options Bac plus 4 qui peuvent conduire jusqu'à des postes d'ingénieurs apporter du boulot à tous nous savons que c'est la bonne filière de formation aux côtés de l'enseignement super c'est une filière d'excellence
cette histoire de localisation des entreprises a été abordée plusieurs fois on ne peut pas laisser ça sans réponse votre réponse Mme Le Pen oui mais de toute façon M. Estrosi fait un choix
je fais un choix différent on a le droit de ne pas être d'accord c'est vrai oui mais je veux dire j'y viens sur la question des grands groupes il est lui clairement le porte-parole des grands groupes je fais le choix des DPE-PME c'est un choix différent je l'assume parfaitement je considère que les grands groupes en réalité n'ont pas besoin de l'intervention des pouvoirs publics c'est des gens qui débrouillent très bien par ailleurs ce qui n'empêche pas d'ailleurs d'avoir des initiatives comme les pôles de compétitivité en effet ils devront rembourser ou pas ?
non mais moi ce que je dis dans mon programme c'est très simple je dis si une entreprise réclame l'aide de la région une aide financière par exemple un prêt voilà ou quelque chose comme ça si dans la foulée dans des clauses qui restent à définir elle délocalise ils devront rembourser rembourser cet argent ça me paraît simplement quelque chose de bon sens
ça n'est pas ce qu'il y a dans votre programme
oui si si c'est ce qu'il y a dans le programme et par ailleurs jeudi
on va évoquer la question du financement
mais il n'est pas question d'interdire les entreprises de venir s'installer c'est tout à fait gros tâche
s'il vous plaît on va évoquer la question du financement le budget de la région c'est une enveloppe de 2,1 milliards d'euros il n'y a pas de possibilité de jouer sur la fiscalité elle est quasi inexistante pour cette collectivité locale ou vraiment à la marge il y a une baisse de la dotation de l'Etat une dette de 2,6 milliards d'euros est-ce que pour financer le programme que vous venez de développer en partie la priorité c'est de réduire les dépenses de personnel Marion Maréchal Le Pen
alors ce qui est vrai c'est que nous on est resté sur un projet vraiment réaliste et réalisable on n'a pas voulu se lancer dans des délires paillettes qui pourraient coûter plusieurs centaines de millions voire milliards d'euros comme d'ailleurs le révèle l'Institut Montagne sur votre projet M.
Estrosi donc on a été extrêmement mesuré déjà d'une part ensuite vous avez raison il va falloir faire des économies ça passe par les dépenses de personnel c'est une réalité nous avons aujourd'hui malheureusement un nombre pléthorique de fonctionnaires ça passera sauf de façon pragmatique cas particulier sur le principe non remplacement des départs à la retraite sur le fait de maintenir ou non certains contractuels et en parallèle évidemment de requalifier du personnel vers certains services là où il y aurait besoin ou moins besoin ça c'est quelque chose que nous verrons in situ si je peux dire après avoir fait un véritable audit financier de la région pour aller dénicher l'ensemble des économies qu'il est possible de faire
Christian Esposie votre projet est assez coûteux est-il financé ?
1,4 milliard d'euros donc il est chiffré et il est financé et il est financé bien évidemment ça passe par un certain nombre d'économies de fonctionnement toutes les collectivités savent aujourd'hui qu'elles doivent faire des économies de fonctionnement qui plus est avec l'État qui aujourd'hui baisse jusqu'en 2017 les dotations 2014-2017 j'avais posé une fois la question vous ignoriez le chiffre pour le budget 2015 il était de 33 millions d'euros de baisse pour la collectivité régionale et au moment où nous préparons le budget 2016 de la collectivité régionale parce que dès notre élection il faudra bien présenter un budget nous savons qu'il sera à peu près équivalent et quand je vois dans votre programme national que vous voulez rajouter à cette baisse là 2% de baisse de dotation de la part de l'État de plus et bien mais si c'est dans votre projet national et là vous savez tout ce que je dis à chaque fois on le fait passer
sur internet et on en apporte la preuve c'est comme quand vous dites qu'on va créer 20 impôts supplémentaires c'est n'importe quoi
c'est dans votre programme national c'est dans votre programme national de même que je vous ai surprise en train de dire que les impôts de la région ça n'existait pas
mais c'est pas des impôts à proprement parler
ce sont des impôts
ça s'appelle pas des impôts moi je m'engage
en même temps que je baisserai les charges de fonctionnement en lançant la thématique parce que je veux consacrer une part d'investissement plus importante parce que c'est l'investissement qui crée l'emploi et ce ne sont pas les dépenses publiques et les charges de fonctionnement qui créent l'emploi en même temps je m'engage à baisser la fiscalité locale et cette fiscalité locale elle existe dans l'article 265 du code des douanes depuis le 1er janvier 2007 c'est un des impôts qui rentrent dans les caisses de la région que je m'engage à baisser
commencez à le faire par à Nice parce que dans le Nice vous augmentez les impôts monsieur Estrosi vous augmentez la taxe d'habitation et vous augmentez le CFE
la taxe d'habitation n'a jamais augmenté et elle a baissé de 0,1 cette année vous avez réduit l'abattement c'est d'ailleurs question à tous les deux question à tous les deux vous pouvez si vous êtes considérant à Nice la prochaine fois venez vous présenter à Nice vous verrez comment Henri question à tous les deux et nous verrons ça
à Christian Estrosi et à Marion Maréchal Le Pen là aussi posé par les lecteurs de Nice Matin et de Varmatin sur le problème qui est abordé là aussi très souvent des subventions aux associations donc Denis Carreau directeur des rédactions du groupe Nice Matin
une question de Didier Louis de Cagnes-sur-Mer continuerez-vous à verser autant d'argent public à toutes les associations culturelles ?
Marion Maréchal Le Pen on parlera de la culture d'une manière générale parce que ça fait partie des compétences de la région et des compétences fortes mais une réponse d'abord à cette question précisément
sur ces associations culturelles je tiens quand même à préciser qu'en aucun cas nous ferons de la culture une variable d'ajustement pour réduire la dette et dans le budget nous souhaitons au contraire continuer à être des partenaires de premier plan des festivals de l'ensemble des initiatives culturelles qui vont dans le sens du rayonnement de la région indépendamment d'ailleurs des prises de position politique des directeurs des festivals en question nous sommes pour la création d'une bourse annuelle de 50 000 euros pour permettre d'appeler la projet de la culture on va en reparler on va en reparler
pour prendre 10 minutes pour parler que de ça en fait on va parler je parle des associations culturelles oui mais vous parlez beaucoup d'associations est-ce que vous pouvez préciser ce que vous entendez par là pour les associations politisées
oui bien sûr alors pour les associations moi j'ai pris un engagement en début de campagne qui était très clair qui était celui de dire je ne financerai pas les associations communautaristes de préférence étrangère ou politisées et je sais où vous voulez en venir et ça va me permettre une fois de plus de clarifier ma position loin sur le planning familial et les associations très loin des caricatures et des amalgames qui sont faits en face le planning familial est une association qui de fait est une association militante elle se revendique comme telle de gauche qui milite pour une certaine conception de la famille que ce soit le mariage homosexuel la PMA la théorie du genre qui milite aussi pour l'accueil des réfugiés qui d'ailleurs pendant longtemps a lutté contre le front national en effet il n'est pas question ici de remettre le débat de la légalité de l'avortement ou même de l'accès à la contraception
c'est un choix idéologique ou c'est un choix économique c'est 200 000 euros à peu près
oui ce qui est déjà très important je tiens à préciser d'ailleurs que ces subventions ou la fin de ces subventions ne remettra pas en cause l'existence du planning familial mais c'est une conviction ou c'est un calcul ?
vous avez déclaré ça devant des représentants de la manif pour tous c'est une conviction ou c'est un calcul ?
je le pense sincèrement donc d'ailleurs je ne me suis pas dédiée je dis juste simplement que ça me dérange que des projets de santé tels que ceux-là soient portés dans un cadre idéologique et qui va très loin parce que permettez-moi quand même de préciser que le planning familial des Bouches-du-Rhône pour vous donner un exemple met en place des systèmes de reçus fiscaux pour des personnes qui souhaiteraient faire des dons pour financer des avortements illégaux hors délai à l'étranger c'est quand même des positionnements qui vont très loin qui sont très marqués je considère qu'on peut avoir un projet de santé d'accès à l'éducation à la contraception sans nécessairement être dans l'idéologie politique militante Christian Estrosi
je suis effaré par ce que je viens d'entendre le rôle du politique n'est pas de trier n'est pas de choisir dans le domaine de la culture je réponds tout de suite par oui puisque vous dites que nous parlerons de la politique culturelle tout à l'heure je n'entends pas remettre en cause un seul instant la politique culturelle sortante du conseil régional dans laquelle je me retrouve et je me reconnais sans aucune difficulté quant à la politique du soutien du planning familial je la poursuivrai mais vous voyez Madame Le Pen quand on sait et nous en avons déjà des battus que les femmes se sont battues de haute lutte pour obtenir cette émancipation pour pouvoir obtenir grâce à Simone Veil dont vous m'avez refusé son autobiographie l'autre jour cette avancée considérable quand on sait que le planning familial aujourd'hui est là pour éclairer des jeunes filles sur les maladies sexuellement transmissibles sur les problèmes des violences sexuelles faites aux femmes et aux hommes d'ailleurs sur les violences conjugales et sur tout un tas d'autres sujets et bien je le dis clairement je ne peux pas comprendre que vous puissiez avoir de tels positionnements mais j'ai le sentiment que vous êtes jeune dans votre apparence mais extrêmement archaïque dans votre expression parce que ce serait un recul et un retour en arrière considérable
Je me demande si vous êtes allé dire à monsieur vous connaissez un certain François Fillon je pense vous l'avez soutenu à une époque avant de vous rejoindre monsieur Copé est-ce que vous êtes allé lui dire qu'il était profondément archaïque lorsque en l'occurrence c'était en 2011 il avait prévu de baisser de 42% les subventions au planning familial vous vous souvenez de ça ? est-ce que vous vous souvenez de ça monsieur Estrosi ? vous êtes allé lui dire qu'il était profondément archaïque ou pas ?
j'ai dit à monsieur Fillon j'étais en désaccord avec lui
ah vous lui avez dit qu'il était profondément archaïque oui mais j'ai eu beaucoup de désaccord avec monsieur Fillon c'était l'ancien premier ministre de la France vous étiez dans son gouvernement d'ailleurs
non mais j'ai oui mais j'ai eu des désaccords vous savez je suis un homme libre je suis un homme libre je ne suis pas au Front National où ici vous êtes obligé de prendre oh ça n'est pas la peine de prendre ce sourire et de vous auto-satisfaire de vous-même
vous me faites rire monsieur Estrosi vous me faites rire parce que vous êtes dans l'incohérence permanente vous êtes dans l'incohérence permanente
vous manquez de public donc vous essayez de vous auto-satisfaire vous-même mais vous savez la politique ça mérite du respect ça mérite de la dignité c'est vous qui me dites ça ça ne mérite pas l'image que vous offrez et lorsque je dis que je serai un président qui ne dépendra d'aucune formation politique il conduira la politique que j'entends conduire pour l'intérêt des habitants de Provence-Alpes-Côte d'Azur tout comme je conduis la politique dans ma ville sans recevoir l'instruction de qui que ce soit contrairement à vous qui vous présentiez il y a six ans de cela en disant je suis francilienne et donc c'est en Ile-de-France que je dois me présenter moi je suis d'ici et moi j'entends les traditions l'identité l'histoire de cette terre où j'ai une relation personnelle avec les habitants de cette région qui fait je n'entends pas leur imposer la vision d'un parti
la culture on a commencé à évoquer et amorcer le sujet la culture c'est je le disais une compétence pleine et entière de la région qui subventionne et là aussi on l'a évoqué à travers la question du lecteur de Nice Matin de nombreux festivals associations manifestations c'est aussi le FRAC le Fonds Régional d'Art Contemporain et beaucoup d'autres choses encore comme la Villa Méditerranée la Villa Méditerranée nous y reviendrons évidemment le budget c'est à peu près 55 millions d'euros ma question est simple est-ce que c'est un budget que vous allez sanctuariser ?
oui je l'ai dit tout à l'heure d'ailleurs j'ai dit nous ne ferons pas de la culture une variable d'ajustement parce que derrière la culture il y a le rayonnement de la région il y a aussi d'ailleurs des possibilités de développement économique c'est tout l'objet d'ailleurs de notre volonté de mettre en place un projet un milliard par an de retomber économique un projet de pluie du fou provençal sur lequel d'ailleurs Philippe de Villiers a expliqué qu'il serait à nos côtés pour le mettre en place et je le remercie de la même manière qu'il a dit que s'il était en PACA et bien il serait ravi de voter pour la liste qui est la mienne et c'est vrai que je pense que porter ce genre de projet plus largement même de spectacle vivant ou même de spectacle itinérant dans les campagnes est très utile le FRAC vous l'avez dit Fonds Régional d'Art Contemporain évidemment doit continuer à oeuvrer mais je pense qu'il doit oeuvrer
des artistes de la région
Exactement des artistes qui résident en PACA sinon ce n'est pas un fonds régional ça n'a pas de sens or aujourd'hui malheureusement ça n'est pas le cas et c'est beaucoup de copinage donc on a un vrai projet culturel d'ailleurs et monsieur Estrosi vous le savez la dernière galerie d'art contemporain à Nice est tenue par un élu Front National comme quoi ils sont beaucoup moins effrayés que vous en réalité
Sanctuarisation
D'accord elle est allouée très bien Sanctuarisation du lit Non non c'est la dernière c'est la dernière qui se maintient Elle est allouée et vous devriez être content que la Front National
Sanctuarisation du budget de la culture Votre réponse Du budget pour la région D'abord j'ai dit que je sanctuariserais à minima je suis même intéressé à aller beaucoup plus loin parce que voyez-vous la dimension culturelle de notre région qui est tout à fait exceptionnelle et qui appartient tout simplement à nos gènes et à notre histoire entre Méditerranée et Alpes qui a suscité tant d'inspiration chez tant de créateurs chez tant d'écrivains chez tant d'artistes fait que lorsque j'entends qu'on supprimera toutes les aides à l'art contemporain parce que c'est de l'art dégénéré ce sont vos propos qui ont été enregistrés et que j'ai lu dans la Provence il y a peu de temps de cela donc les choses sont claires je veux laisser la liberté pleine et entière et dire que je donne une préférence régionale après avoir accordé une préférence nationale alors que nous savons qu'il y a tant d'artistes de talent du monde entier qui viennent ici des producteurs de cinéma nous avons moins 80% de tournages de films dans notre région qui viennent des Etats-Unis qui viennent de Chine qui viennent de Russie qui viennent de tous les endroits de la planète et qui apportent à chaque fois une image et en même temps un accompagnement à la croissance à l'emploi à la cohésion économique et sociale de notre région et vous voudriez nous priver de tout cela
je parle du fonds national le festival de Cannes c'est quoi ? c'est une dimension internationale c'est une dimension internationale on va entendre je n'ai jamais dit
que je remettrais en cause le partenariat
on va juste dans un instant écouter une nouvelle question d'un lecteur de 10 ce matin mais juste auparavant cette question à vous Marion Maréchal Le Pen comme les chefs d'entreprise beaucoup d'acteurs culturels ont pointé le risque d'une victoire du fonds national Olivier Pique est le directeur du festival d'Avignon a dit clairement qu'il démissionnerait si vous étiez élu des directeurs de théâtre de Marseille Aix Toulon Antibes se sont rangés aux côtés de Christian Estrosi est-ce que vous avez un message à le transmettre ?
de toute façon c'est assez classique la chance c'est que comme nous sommes miséricordieux tout cela demain hors période électorale sera oublié nous travaillerons avec eux comme nous l'avons fait d'ailleurs dans nos mairies ça me paraît tout à fait évident ça me fait un peu penser comme au président des chambres de commerce pour certains qui prennent position pas tous fort heureusement on avait fait le même coup ils avaient appelé à voter contre lui à Nice et puis la semaine d'après ils étaient dans son bureau et puis un an après ils étaient dans son comité de soutien c'est comme ça qu'est-ce que je voulais vous dire c'est ainsi ça n'enlèvera pas le fait que dimanche c'est une majorité des électeurs qui sont prononcés pour nous et que ces gens c'est la vraie vie c'est eux qui existent et parmi eux il y a aussi des hommes du culture il y a aussi des artistes et que je ne considère pas qu'une certaine classe déconnectée ait le droit de décider ou non pour qui ou pour qui on ne doit pas voter je trouve que c'est assez méprisant il ne sera pas de toute façon évidemment de travailler et ils se rendront compte que nous sommes très loin des caricatures que l'on fait de nous une fois que nous serons aux affaires rien que dans nos mairies déjà je tiens à le préciser nous avons une politique culturelle nous n'avons pas baissé les budgets nous avons même augmenté dès que ça a été possible ça va de la musique électronique au concert provençal et croyez-moi les habitants sont ravis
alors question là aussi sur la culture à tous les deux posée par les lecteurs de Nice Matin et Var Matin on écoute Denis Caro
une question de Yohan Gomez de Fréjus soutiendrez-vous davantage les festivals qui ont de plus en plus de mal à survivre dans la région
Christian Astrosi nous parlions du festival d'Avignon il y a quelques instants de cela et de son directeur Olivier Py que j'ai rencontré cet été et auquel tant les collectivités locales que l'état peut-être par rapport à la difficulté de la période ont supprimé de quoi financer trois journées il faut savoir qu'une journée du festival d'Avignon ça injecte trois millions d'euros dans l'économie locale et donc il y a à la fois la dimension culturelle mais aussi la dimension économique et sociale que la culture peut apporter un territoire tel que le nôtre je le disais il y a quelques instants de cela voilà pourquoi je propose un pass festival que nous apporterons et notamment à ceux qui sont les plus modestes pour pouvoir toute l'année sur tous les festivals qui sont si nombreux dans notre région pouvoir donner accès à des jeunes et à des gens de toute génération qui n'ont pas forcément de gros moyens de pouvoir vivre pleinement la culture de cette région et de toujours plus accompagner ces festivals
soutien aux festivals en difficulté et on sait que dans notre région un certain nombre ont été obligés de mettre la clé sous la porte je pense aux voies du Gahou dans le département du Ville je suis d'accord avec ça d'arrêter alors que c'est un festival historique vous soutiendrez des festivals qui connaissent des difficultés financières et il y en a beaucoup dans la région
je considère en effet que les festivals ne sont pas seulement purement culturels ils ont aussi une dimension économique qui est très intéressante et j'en sais quelque chose avec le festival d'Avignon ils sont c'est vrai en difficulté s'il faut faire un effort supplémentaire pour se recentrer sur eux nous le ferons de la même manière qu'il n'est pas question de s'immiscer dans la programmation comme j'ai pu l'entendre là dessus moi je suis pareil très à l'aise je vais dans le sens des intérêts des habitants je crois que les habitants en plus sont attachés il n'y a aucune raison que la région ne reste pas un partenaire un mot sur la villa méditerranée un symbole extraordinaire
il y a aussi un lieu culturel important
dont le Césaire lui-même expliquait qu'il n'avait toujours pas compris la vocation et l'utilité je cite
vous la vendrez si vous êtes élu
oui on ne la conservera pas parce que c'est vrai que ça a coûté extrêmement cher en investissement ça coûte toujours cher en fonctionnement et ça n'a pas une utilité réelle c'est vraiment un symbole de la vie c'est un estrosi
vous aviez annoncé que vous la vendriez non mais je chercherai tous les moyens pour que quelque part la villa méditerranée puisse trouver un point d'équilibre parce que c'est vrai que son architecture est absolument magnifique personne ne peut le contester et qu'aujourd'hui même la majorité sortante n'a pas trouvé un vrai projet pour la faire vivre donc je réunirai tous les acteurs qui sont impliqués dans la culture et y compris dans l'économie voire des mécènes possibles elle n'est plus forcément à vendre
parce que vous étiez très très clair sur la vente de la villa méditerranée
il y a encore quelques semaines
c'était on vend la villa méditerranée
si nous trouvons les moyens de la faire vivre et bien il faut la faire vivre impérativement
alors il y a une première concession à la gauche tiens
il y a un thème qui était également beaucoup abordé par la majorité sortante qui était le rayonnement de la région au niveau méditerranéen on se souvient de nombreuses prises de position de Michel Vauzel là-dessus je voudrais vous poser la question à tous les deux quelle est votre position là-dessus notamment Christian Estrosi il y a peut-être des électeurs de Christophe Castaner qui vont voter pour vous est-ce que vous reprenez cette volonté de faire rayonner la région PACA à l'extérieur vers la méditerranée vers les pays du Maghreb par exemple
je suis moi-même président de Romède j'ai succédé à Jean-Claude Godin c'est-à-dire que depuis trois ans et le siège permanent de Romède est maintenant dans notre région je préside ce réseau dont le vice-président est le maire de Fès pour la partie Maghreb et le maire de Djédje au Liban pour la partie Moyen-Orient qui nous permet d'apporter des fonds européens pour protéger la Méditerranée avec des stations d'épuration avec des stations de désalinisation avec de la collecte organisée des déchets ménagers parce que la Méditerranée est une mer fermée et que nous avons besoin d'une vraie politique de coopération en même temps vous savez là où nous sommes confrontés aux vagues de réfugiés aux vagues de migration que vous connaissez je crois que c'est par l'aide au développement en Afrique que nous réussirons demain à endiguer les problèmes qui peuvent venir d'un pays qui est à 1,5 milliard d'habitants aujourd'hui un continent pardon d'un milliard et demi qui passera dans les 50 ans qui viennent à 2,5 milliards et pas en mettant des fils barbelés autour de nos frontières
Marion Maréchal-Le Pen le rayonnement
d'ailleurs on vous a souvent entendu parler de ces histoires de bacs à crevettes je vais vous en parler
pas exclusivement à travers le Maghreb même pourquoi pas plus largement aujourd'hui 80% des touristes en Provençal-Côte d'Azur sont des touristes français alors même que nous avons des territoires que ce soit la Côte d'Azur les Alpes ou la Provence qui sont connus de par le monde entier donc je crois qu'il y a une carence de ce point de vue là il faut maintenir la coopération internationale mais la faire intelligemment de telle manière qu'un euro investit il y a un retour sur investissement à l'égard de la région que ce soit en promotion touristique je vous le disais tout à l'heure de l'aide à l'installation des entreprises à l'export je trouve et c'est mon point de vue dans des projets qui relèvent un peu de la philanthropie et de l'idéologie qui ne sont pas réellement efficaces pour les habitants de la PACA preuve en est les chiffres du nombre d'étrangers actuellement en matière touristique
Alors il y a une exposition qui a lieu chaque année qui s'appelle Dessine-moi la Méditerranée elle a eu lieu cette année justement dans la Véda Méditerranée c'est une exposition de dessins de presse organisée entre autres par Plantu et par des auteurs qui travaillent autour de la Méditerranée et essentiellement dans les pays du Maghreb c'est une manifestation qui est subventionnée par la région vous gardez ? Vous ne gardez pas ?
Je regarde le détail ça dépend quel est son rôle son utilité réelle mais pourquoi pas si elle apporte véritablement quelque chose pourquoi pas
ce qui est vrai
c'est qu'après sur la question de la Méditerranée c'est un outil précieux ça fait partie des choses que nous souhaiterions protéger qui est à la fois un vivier en termes de création d'emplois que ce soit dans le cadre de la croissance bleue mais aussi une chose à protéger c'est pour ça qu'on a mis dans notre programme le fait de ne pas de mettre en place une politique d'arrêt de distribution des sacs en plastique sur la côte c'est pour ça que nous souhaiterions mettre en place dans les ports des systèmes de récupération des fonds de cuve pour éviter que les bateaux ne déchargent en pleine mer de ce point de vue là et notamment en matière écologique nous aurons une politique extrêmement volontariste
Christian Estrosi un point là-dessus sur votre programme en matière écologique et ensuite on passera aux questions de France
l'environnement est la dominante dont j'ai fait mon cheval de bataille puisque ma ville est aujourd'hui la quatrième Smart City ville intelligente au monde derrière New York Tel Aviv et Londres et devant Singapour c'est simple nous avons un bassin qui part de la cime des écrins la neige qui fond dans les lacs qui coule dans les torrents qui coule dans les rivières qui se découle dans les fleuves avec leurs nappes phréatiques qui sont nos ressources d'eau naturelle et la préservation de la Méditerranée et en même temps en matière d'énergie renouvelable avec la loi notamment sur la transition énergétique et sur le mix énergétique un potentiel de création d'emplois de plusieurs milliers d'emplois avec nos pôles de compétitivité notamment le pôle Cap Énergie considérable que ce soit avec l'hydroélectrique le solaire la géothermie encore l'exploitation de la houle marine et des micro-algues
on va appeler Daniel Morin qui est le rédacteur en chef adjoint de France Bleu Vaucluse il vous a écouté il a pris des notes et il va vous interroger sur un certain nombre de points Marion Maréchal-Le Pen a une minute de retard voilà pour l'indication bonsoir
à tous les deux alors à quatre jours du second tour pas question évidemment de refaire la campagne mais par contre il reste encore pour vous deux du temps pour essayer de convaincre ceux qui n'ont pas voté pour vous dimanche dernier et puis le million et demi d'électeurs qui ne se sont pas déplacés aux urnes mais pour cela et bien il faut être un petit peu plus précis dans vos réponses à commencer par vous Christian Estrosi sur ce conseil territorial c'est un petit peu l'annonce surprise de l'entre-deux-tours si vous êtes élu dimanche président de la région enfin une semaine après officiellement il se remplace quand ce conseil territorial ?
immédiatement de la même manière de la même manière que j'ai mis en place un conseil municipal consultatif pour toutes les formations qui avaient été exclues de second tour des élections municipales à Nice je souhaite que toutes les formations politiques y compris le front de gauche qui n'appelle pas à voter pour vous cette fois-ci mais y compris parce que je veux l'expression de tout le monde et je veux la confrontation des idées et lorsqu'il y a des milliers d'électeurs qui ne sont pas représentés on sait que ça crée des frustrations pour moi la démocratie c'est éviter ces frustrations alors vous allez encore dire que c'est une question populiste
mais je l'assume attention parce que sur les temps de parole vous êtes non mais justement justement en avance est-ce que les personnes qui participeront à ce conseil territorial seront indemnisées ou pas dans votre esprit ? dans mon esprit ils ne le seront pas mais bien évidemment c'est clair
nous veillerons à ce qu'il y a des frais ils puissent être simplement défrayés
Marion, Maréchal, Le Pen on a compris avec vous le conseil territorial c'est pas une idée évidemment que vous avez
par souci de cohérence si je peux me permettre dans ce cas-là il aurait fallu refuser le retrait parce que c'est vrai que c'est scandaleux que 400 000 électeurs ne soient pas repréhentés moi je trouve que c'est profondément antidémocratique mais il aurait fallu refuser le retrait ce qui n'a pas été fait
alors demain quel que soit le cas de figure vous travaillerez l'un et l'autre avec l'opposition ou l'autre majorité dans quel état d'esprit travaillerez-vous avec l'opposition Christian Estrosi si vous l'emportez si Christian Estrosi s'incline dimanche ?
je l'espère un état d'esprit constructif
ça veut dire quoi concrètement ?
constructif
est-ce qu'ils seront présents dans des commissions ? est-ce qu'ils seront représentés ? oui de toute façon
ça se fait traditionnellement de toute façon dans les assemblées il n'y a pas de raison d'y déroger nous on n'est pas là pour arriver tout casser tout bouleverser ce n'est pas du tout le sujet l'objectif et je suis sûre qu'on arrivera à trouver des points d'accord contrairement à ce que vous dites ou alors ce serait très inquiétant pour les électeurs qui sont les votes et qui considèrent avoir plus de points avec le Front National qu'avec la gauche donc je ne m'inquiète pas spécialement j'espère juste que M. Estrosi restera à la région parce que sinon ça risquerait d'être assez malhonnête à l'égard des électeurs
vous n'avez d'ailleurs pas répondu tout à l'heure Christian Estrosi a répondu pas vous si vous êtes battu est-ce que vous siégez pendant la totalité du mandat dans l'opposition
pendant 6 ans ? bien sûr je siégerai
Christian Estrosi quelle opposition serait le Front National si vous êtes élu quelle relation vous souhaitez installer dans cette assemblée générale dont vous seriez
peut-être le président demain ?
si je suis le président de la région bien évidemment je serais attentif à ce que nous ayons un débat le plus démocratique possible mais lorsque je vois l'attitude dans une assemblée où déjà le Front National siège et qui s'oppose à tout systématiquement et surtout dans les domaines qui touchent à la sécurité de nos concitoyens refus de financement des polices municipales refus de financement des caméras de vidéosurveillance refus de tous les grands programmes de logement en termes de mixité sociale vous êtes accroché surtout si c'est ça refus des grandes politiques culturelles que nous menons refus de toutes les grandes politiques sociales par exemple j'aide le planning familial alors justement
il n'y a pas répondu à ma question mais je voudrais rebondir il est en train de vous expliquer qu'en fait il ne travaillera pas avec nous je n'ai pas besoin de traducteur
Marie-Marie Marcelle j'imagine que vous êtes
je voudrais rebondir sur la question du planning familial non pas pour reparler du planning familial je n'ai pas compris ce que vous nous avez expliqué tout à l'heure sur les associations militantes et politiques demain à quoi elles doivent s'attendre une association lambda je ne parle pas du planning familial qui dit son opposition à la majorité Front National de la région elle est sanctionnée elle est punie elle n'a plus de subvention
ce n'est pas une question de sanction c'est une question simplement de neutralité je veux dire à un moment donné quand vous êtes en charge d'un projet de santé aussi important qui est celui dans lequel le planning familial pas du planning c'est un exemple qui est quand même assez parlant et que vous avez des centaines de milliers d'euros de subvention parce que c'est énormément d'argent public qui est mobilisé y compris d'ailleurs à la région dans ces conditions on peut attendre pardonnez-moi mais l'argent public ça vient d'où ?
ça vient de l'argent et de la poche des français donc on peut exiger quand même de la part de ceux qui bénéficient de l'argent public qui en vivent qu'il y ait une neutralité qu'il n'y ait pas de prise de pollution politique voire même politicienne alors même que les français
qui ne sont pas tous d'accord c'est une sanction c'est un problème de subvention
c'est une question de cohérence voilà l'argent public c'est l'exigence de la neutralité parce qu'il n'y a pas de raison que l'argent public finance des combats militants politiciens alors qu'il est financé par tout le monde et des gens qui ne sont pas nécessairement d'accord d'ailleurs avec ce combat
il y aurait beaucoup de choses à dire sur le débat auquel on vient d'assister un mot sur l'économie parce qu'évidemment c'est absolument essentiel en termes de compétences et vous en avez fait tous les deux votre priorité c'est bien un point commun d'ailleurs dans cette campagne au-delà des problématiques de la sécurité Marion Maréchal-Le Pen l'économie c'est les arguments que vous avez développés tout à l'heure c'est aller chercher davantage d'argent au niveau de l'Europe et de mieux les utiliser c'est aussi les relations au quotidien avec les départements de qui composent la région Provence-Alpes-Côte d'Azur que dites-vous à un département je prends l'exemple cette semaine du département de Vaucluse qui a clairement pris position pour la candidature de Christian Estrosi il doit être sanctionné parce qu'il y a des dossiers en commun avec la totalité des départements
évidemment hors de question de sanctionner qui que ce soit quelles que soient les majorités politiques de droite comme de gauche quelles que soient les prises de position en période électorale moi on va travailler dans l'intérêt des habitants il y a des financements croisés qui ont été engagés et qui seront engagés on travaillera avec tout le monde il n'est pas question de sanctionner politiquement
alors Christian Estrosi vous dites-vous attention il y a un danger d'isolement on a bien entendu ce que vous avez dit tout à l'heure vous avez aussi souligné nous n'avons aucun espèce de projet commun économique avec le Front National cela étant on a des critères différents ne rentrez certainement pas dans tous les détails des critères vous les avez développés quel est selon vous le critère économique différentiel avec Marion Maréchal-Le Pen pour l'aide à une entreprise régionale par exemple qui vous paraît important le point de rupture il est où sur le terrain économique entre vous deux
mais d'abord regardez les programmes d'innovation on sait que c'est sur l'innovation que c'est à partir de start-up qui sont animés par des jeunes étudiants où les passerelles se font à partir des universités qui ensuite se voient ou financés par de grands groupes des accélérateurs des académies de sciences qui viennent à leur côté et qui en même temps nous permettent d'aller jusqu'à la PME et de leur permettre de prospérer la fibre optique doit être portée sur tous les territoires dans moins de 3 ans de cela développer 12 opérations d'intérêt régional et donc ça pour vous c'est une différence importante mais c'est une différence importante et je rajoute à cela qu'au-delà des aides au PME il y a aussi près de 250 000 entreprises artisanales sur le territoire de notre région et vous lisez tous les deux dessus 250 000 entreprises artisanales qui représentent près de 500 000 emplois sur notre territoire régional et je n'ai pas vu un mot dans le programme du Front National qui répond aussi à l'attente des artisans qui sont les plus sacrifiés
vous avez un point en commun tous les deux c'est que vous dites déconnez t'élu on verra qui demain vous à 26 ans 26 ans demain vous à 60 ans demain si vous êtes président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur vous dites on va faire un audit pour savoir exactement quelles sont les marges de manœuvre dans quel délai cet audit et quelles conclusions en tirer vous allez me dire on va voir la copie Christian Estrosi l'audit tout de suite si vous êtes élu président ?
Je n'ai pas besoin de faire d'audit il y a un compte administratif qui vous le savez chaque année est validé par le comptable du Trésor pour savoir exactement quelles sont les colonnes dans lesquelles il y a des difficultés ou des rééquilibres à rage à apporter donc je n'ai pas besoin de conduire une audite pour vous les comptes sont clairs vous dites d'ailleurs on est en train
de travailler sur le budget 2016
vous avez déjà les éléments vous savez qu'en matière de comptabilité publique vous avez toutes les années au mois de mai ou au mois de juin inventé en même temps que le compte administratif le compte de validation du comptable du Trésor et s'ils sont en équilibre tous les deux cela veut dire que la comptabilité est à jour c'est noté Marion Maréchal-Le Pen
audite ou pas et pourquoi ?
Oui moi je pense que c'est nécessaire je pense que ces documents ne sont pas suffisants que l'audite d'ailleurs va beaucoup plus loin dans la recherche et dans l'étude notamment lorsqu'il vient d'un organisme étranger à cela qu'il y a beaucoup d'informations que nous n'avons pas et qui n'apparaissent pas de façon extrêmement claire d'ailleurs dans les lignes budgétaires qu'il faudra recouper qu'il y a beaucoup de choses aussi à faire en matière d'économie dans le fonctionnement actuel de l'administration qui est une administration lourde, opaque, illisible où il y a une déperdition d'argent public qui est quand même assez importante et qui du coup ne permet pas une véritable efficacité de la mise en oeuvre des politiques donc oui je ferai un audit nous l'avons fait dans nos mairies et ça avait été très utile ça nous a permis de désendetter de 13 millions d'euros à Fréjus et de 11 millions au pontet entre autres
Christian Estrosi nous a dit au cours de ce débat qu'il travaillait déjà avec ses équipes sur le budget 2016 c'est votre cas aussi ?
Oui bien sûr
Ce qui veut dire que les équipes elles sont faites vos équipes sont faites vous savez vous pouvez nous le dire d'ailleurs ça ne sortira pas d'ici quel sera votre premier vice-président ou le vôtre monsieur Estrosi les équipes sont faites
je ne vous en parlerai pas ce soir mais évidemment mon exécutif est prêt évidemment les personnes qui travailleront dans le cabinet ont été repérées évidemment si besoin des G et des GA nous avons tout ça nous ne sommes pas partis la fleur au fusil nous anticipions dès le départ que nous avions la possibilité de gagner je ne serais pas lancé dans cette aventure si je n'avais pas de quoi assurer la mise en oeuvre efficace de notre projet
aventure politique et personnelle 15 vice-présidents aujourd'hui c'est trop c'est pas assez il faut réduire un petit peu la voilure il faut faire là aussi des économies vous dites quoi ?
oui nous faut moi personnellement je souhaiterais les réduire un peu même s'il y a des impondérables malheureusement au vu de l'extraordinaire compétence aujourd'hui très importante de la région mais c'est vrai que je crois que le train de vie des élus doit être une des mesures d'économie ne serait-ce que pour montrer l'exemple tout simplement parce qu'il y aura des efforts à faire donc il est normal que nous le fassions aussi au niveau du train de vie des élus
Christian Estrosi les équipes sont prêtes pour vous aussi c'est important pour celles et ceux qui nous regardent et qui nous écoutent sur France Bleu
les élus ont à être exemplaires c'est évident la parité hommes-femmes dans une région où il y a 123 élus 5 millions d'habitants autant de responsabilités et autant de compétences sur la scène internationale sur la scène européenne et dans tous les domaines qui touchent à la cohésion culturelle économique sociale de la région je n'entends pas toucher le nombre de vice-présidents et bien évidemment mon premier vice-président sera le député européen Renaud Muselier Voilà ça c'est dit et c'est très clair
pour celles et ceux qui nous écoutent je voudrais revenir quand même parce que ça a été distillé tout au long de ce débat sur les relations avec les forces de gauche du premier tour parti socialiste front de gauche Europe Écologie Les Verts on a noté votre inflexion tout à l'heure sur la villa méditerranée Thierry Bézère l'a rappelé elle était à vendre elle ne l'est plus vous êtes maintenant dans la recherche du point d'équilibre Marion Maréchal Le Pen vous n'avez pas répondu vous a dit ah mais tiens c'est déjà une première concession c'est une concession à la gauche qui ne sera pas représentée demain où vous dites non j'ai évolué j'ai changé rapidement
je dois en termes budgétaires trouver la solution qui nous permettra de faire de la villa méditerranée ce qu'il y a de plus attractif au plan économique pour notre région et pour la ville de Marseille aussi donc si la meilleure solution est de la vendre et en contrepartie d'avoir un autre projet c'est ce que nous choisirons mais si prioritairement nous avons une opportunité pour lui donner une vie qui apportera un rapport et un gain économique et social et en même temps une filière de soutien à de nouveaux emplois c'est le choix que je ferai
alors Marion Maréchal Le Pen vous pour vous c'est des concessions vous y voyez déjà des premiers signes de concessions
je m'étonne alors même que c'est vrai monsieur Estrosi
on ne fait pas le débat mais c'est sorti tout à l'heure
qu'il allait la vendre là que soudainement on essaie de trouver des solutions alternatives je vous le dis je le répète il faut être trop naïf pour croire qu'aujourd'hui il puisse y avoir un retrait pur et simple un sacrifice total des socialistes alors qu'ils étaient sortants sans que derrière puisse y avoir l'assurance de quelque chose et on l'a pratiqué je vous le dis on l'a vu dans les départements où il y a eu des retraits il y a eu des contreparties c'est ce qui me fait dire d'ailleurs que Christian Estrosi ne pourra pas incarner le changement parce qu'il a d'ores et déjà les mains liées par cela et que donc il n'y aura pas de révolution et de changement total c'est pourquoi je continue à penser qu'aujourd'hui nous sommes la seule alternative parce que nous ne devrons rien à personne et ça croyez-moi parler tant qu'il court c'est une force extraordinaire
Est-ce que ce n'est pas contradictoire avec ce que vous disiez tout à l'heure en disant je suis la première à regretter que la gauche ne soit pas représentée dans l'Assemblée régionale demain dans le projet porté par la gauche par Christophe
Je suis d'accord moi je suis profondément choquée C'est normal d'être d'accord
avec soi-même laissez-moi terminer dans le projet porté par Christophe Castaner Europe Écologie Les Verts vous dites aujourd'hui aux électrices et aux électeurs qui ont voté pour eux il n'y a rien de bon on ne va rien reprendre
Ah non mais je n'ai pas dit ça et d'ailleurs vous avez vu quand vous m'avez posé la question quelles sont vos différences je dis que ce n'est pas le sujet parce que je pense que très certainement et je l'espère il y a des propositions dans le projet de Christophe Castaner que nous avons en commun même s'il y a aussi de nombreuses différences à savoir d'ailleurs lequel des deux projets sera appliqué demain avec une majorité UMP tout ce que je dis c'est que si on avait été cohérent jusqu'au bout il aurait fallu refuser le retrait parce que c'est quand même pas de ma faute mais c'est vrai que c'est un scandale profondément antidémocratique qu'aujourd'hui d'ailleurs le Premier ministre de la France recommence à réserver sa salive son énergie à lutter contre le Front National la lutte contre l'islamisme aura duré deux semaines c'est désespérant voilà désespérant et je pense d'ailleurs que les électeurs de gauche sanctionneront cela eux qui n'ont même pas été consultés ont reçu l'ordre de M.
Cambadélis sans même un texto
Alors au-delà des programmes des uns des autres et de votre action demain madame demain monsieur si vous êtes élue présidente ou président de la région la région PACA c'est pas une île ça n'a jamais été une île et donc elle est obligée de travailler avec les départements les régions voisines vous citiez tout à l'heure la Lombardie qui vous a dites-vous approché on a autour de nous de très grandes régions est-ce que vous craignez d'un mot M. Estrosi parce que vous êtes un peu en retard et vous allez vous justifier là-dessus un risque terrible d'isolement et donc d'attractivité de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en cas de victoire de Marion Maréchal Le Pen
je crois que tout le programme de Marion Maréchal Le Pen démontre que nous irions vers l'isolement le plus total l'isolement le plus total alors que nous avons une situation géographique au bord de la Méditerranée qui peut faire de nous un Interland qui aille jusqu'au milieu de l'Autriche avec un port à Marseille extrêmement attractif aujourd'hui avec près de 92 millions de tonnes 1,5 million de touristes dans le domaine de la croisière et en même temps le développement potentiel de fosses sur mer avec une plateforme logistique considérable on ne refait pas la campagne
on ne refait pas la campagne vous dites simplement attention danger il y a un risque d'isolement et de perte d'attractivité du territoire et vous allez avoir immédiatement des entreprises qui vont se délocaliser ailleurs des investissements Marion Maréchal Le Pen vous n'avez pas cette inquiétude
déjà un ça n'a jamais été vérifié dans nos mairies aucune entreprise n'a été localisé le tourisme n'a pas baissé ni à Fréjus ni à Cogolin d'autre part je tiens à préciser que les régions italiennes de Lombardie de Ligouri sont co-gérées par nos alliés politiques qu'il n'y aura donc de ce fait là aucune espèce de difficulté vous en avez eu la preuve avec ce soutien du président de la plus riche région italienne que l'objectif c'est absolument pas le repli au contraire c'est de permettre à nos entreprises au maximum de faire rayonner les régions en les aidant davantage en mobilisant mieux les fonds européens en ayant une vraie politique de coopération internationale qui ne soit pas uniquement philanthropique mais qui a un vrai retour sur investissement je vous ai donné des exemples tout à l'heure de grandes entreprises qui nous permettent de travailler avec nous
et voilà je finirai là-dessus
autant de faits qui démontrent l'inverse
merci Daniel allez très rapidement pour terminer cette émission je le précise vous avez une minute chacun pour vous adresser aux électeurs qui nous regardent nous commençons avec vous Marion Maréchal Le Pen la caméra est là
oui bah écoutez leur dire tout simplement de ne pas répondre aux sirènes de la peur de l'intimidation qui sont lancées de part et d'autre je crois que c'est la fin d'un monde politique qui est en train de finir devant nous il faut au contraire saisir cette occasion historique de changer les choses avec une équipe qui est différente qui est composée d'une quarantaine de chefs d'entreprise des gens qui ont envie qui ont une compétence de la vraie vie qui ne sont pas enfermés si je puis dire dans la prison du politiquement correct surtout qui après leur élection ne devront rien à personne ce sera une force extraordinaire alors sortez du filtre des caricatures allez voir notre programme sur mon site internet avec marion.fr vous verrez qu'il y a énormément de projets et de choses intéressantes à relever et à soutenir
merci Marion Maréchal Le Pen vous n'avez pas complètement consommé votre minute mais on va rester quand même sur une minute avec vous Christian Estrosi la caméra est là les gens qui nous regardent les électeurs de dimanche prochain vous écoutent
nous sommes engagés dans cette résistance qui doit permettre à cette région extraordinaire qui a une identité une culture un passé formidable pour faire en sorte que derrière ma candidature ce ne soit pas le choix d'un homme mais que chacun dans sa liberté de vote que je dois respecter et que je ne veux pas enrôler parce que je sais le poids des responsabilités qui pèsent sur mes épaules doit me permettre de faire en sorte que l'expression de chacun soit prise en compte pour notre compétitivité pour la lutte contre le chômage qui doit être notre priorité celle qui est dévolue au président de région c'est pour 6 ans qu'on confiera un homme ou une femme de présider cette région pour tisser des passerelles à l'international qui fasse que nous soyons reconnus comme une région d'ouverture et pas comme une région repliée sur elle-même comme le programme du Front National nous y invite et bien je le dis c'est derrière moi que je permettrai à chacun dans sa diversité de penser de relever de nouveaux défis pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azion
Merci à tous les deux encore une fois d'avoir respecté votre parole de venir débattre sur la chaîne régionale et sur le service public cette émission sera rediffusée à 22h50 merci beaucoup Henri Migou merci Daniel on se retrouve dimanche à partir de 19h évidemment pour une soirée électorale qui réserve encore beaucoup de suspense merci votre vidéo merci votre vidéo
enjoyed
Marion Maréchal