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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 23 juillet 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécuritéImmigration & asile

La Grande interview - Laurence Ferrari - 23/07/2026

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Quelle couleur avez-vous choisi pour la rose ?

  • 1:10OuverteRéponse directe

    De quelle gauche êtes-vous ? À quelle gauche appartenez-vous ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi la gauche est-elle à côté de ses pompes depuis 2017 ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Vous opérez un tour de France, pourquoi ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Vous analysez la situation économique à froid, mais vous ne voulez pas donner de la valeur au travail ?

  • 3:01FerméeRéponse directe

    Pourquoi ce seuil de 4 000 euros pour la baisse de la CSG ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40PrésentateurChiffre
    « 60% part pour financer la sécurité sociale. »
  • 2:49PrésentateurChiffre
    « On demande aujourd'hui à 27 millions de salariés, du public et du privé, de financer la protection sociale de 70 millions de Français. »
  • 2:56PrésentateurPromesse
    « Moi, je propose une baisse importante, massive, de la CSG sur les salaires. »
  • 3:07PrésentateurChiffre
    « Elle coûte quand même 17 milliards. »
  • 3:19PrésentateurChiffre
    « C'est un gain de pouvoir d'achat d'environ 150 euros, même quand vous êtes d'ailleurs cadre. »
  • 3:27PrésentateurFait
    « On sort de 10 ans de Macron. »
  • 3:28PrésentateurChiffre
    « 10 ans de Macron, c'est une augmentation de 27% des prix alimentaires, de 40% des prix de l'énergie, de 60% des prix du logement dans les très grandes villes. »
  • 4:24PrésentateurChiffre
    « 90% des Français sont favorables au rétablissement de l'ISF. »
  • 4:38PrésentateurFait
    « Il faut que l'effort soit justement partagé. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « Le FMI dit dans le détail « bien que les autorités restent déterminées à ramener le déficit budgétaire en dessous de 3%, l'assainissement des finances publiques demeure plus lent que prévu, et voit sa mise en œuvre exposée à des risques importants et à l'urgence à définir une stratégie pluriannuelle crédible ». »
  • 6:42PrésentateurChiffre
    « Le PIB, c'est-à-dire ce qu'on produit par habitant, en France, c'est la moitié du PIB par habitant américain. »
  • 6:49PrésentateurFait
    « Si on avait la même production qu'aux Etats-Unis, en France, on serait en excédent budgétaire. »
  • 7:47PrésentateurFait
    « Elle sort en sortie de centrale nucléaire, déjà comme étant la moins chère d'Europe. »
  • 11:05PrésentateurFait
    « S'il y avait un deuxième tour, je voterais pour Jean-Luc Mélenchon. »
  • 11:43PrésentateurFait
    « Le meilleur moyen d'avoir arrivé le RN au pouvoir, c'est qu'on soit au deuxième tour. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité politique31 %
  • Présentateur 23 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1, la grande interview Europe 1 C News, Pierre de Villeneuve.

0:12
Invité politique

Et notre invité dans la grande interview sur Europe 1 et sur C News, il est député socialiste de l'heure, membre de la commission des finances. Bonjour et bienvenue Philippe Brun. Bonjour, merci pour votre invitation. Merci d'être avec nous, vous êtes aussi candidat à la primaire socialiste. Quelle couleur avez-vous choisi pour la rose ? La rose c'est bien non pour commencer ? La rose emblème du socialisme, la rose et le point de François Mitterrand, la rose rose des sociodémocrates, la rose rouge des radicaux, ou la rose bleutée de ceux qui pactisent avec le bloc central et qui rêvent de voir arriver Gabriel Attal ?

0:43
Présentateur

Oui, je crois qu'on est très très peu nombreux à rêver de voir arriver Gabriel Attal. Enfin, si vous avez rencontré un Attaliste, je viens de vous me le présentier. Gabriel Attal qui est lui-même socialiste, à l'origine. Alors je le connais depuis que j'ai eu très jeune puisque nous étions... Vous avez le même âge en plus. Non, je suis un peu plus jeune que lui quand même, mais je ne sais pas. J'ai connu très jeune OPS, on était ensemble à Sciences Po, il n'a jamais été très à gauche. Il était déjà très très plutôt centriste. Ce qu'il défend aujourd'hui, je crois, n'a rien à voir avec ce que nous devons défendre dans la prochaine élection présidentielle.

1:10
Invité politique

La question, Philippe Brun, c'est de quelle gauche êtes-vous ? A quelle gauche appartenez-vous ? Et est-ce que la gauche n'a finalement pas été confisquée par Jean-Luc Mélenchon ?

1:19
Présentateur

Ce qui se passe, c'est que la gauche est à côté de ses pompes maintenant depuis 2017. Nous n'avons pas réussi à nous reconstruire. Pourquoi ? Parce qu'on a oublié le peuple. Les ouvriers, les employés ne votent plus pour nous. Ce que nous racontons à la télévision, le langage que nous utilisons, ne parle plus au français. Personne ne va au travail en mobilité douce. Personne n'a de problème de pouvoir de vivre. Notre langage, notre précieusité, les mots d'ordre qui sont les nôtres, aujourd'hui, sont complètement à côté de la plaque. Et moi, je suis candidat à la primaire interne du Parti Socialiste pour reconnecter la gauche avec les ouvriers et les employés.

Parler d'abord de pouvoir d'achat, qui va être le principal sujet de la campagne présidentielle 2027. Parler des sujets orphelins de la vie politique française, les filles monoparentales, le handicap. Parler aussi de sécurité et de régalien. C'est cette candidature-là que j'incarne aujourd'hui à 34 ans au sein du Parti Socialiste.

2:02
Invité politique

C'est la raison pour laquelle vous opérez un tour de France. Vous hésitez les marchés, les bars d'immeubles, les Français. On vous aime parce que vous vous attachez à des problèmes comme, par exemple, les ascenseurs qui ne marchent pas dans les bars d'immeubles. En même temps, vous analysez la situation économique de ce pays à froid. Vous proposez le salaire brun. Mais en même temps, vous ne voulez pas donner de la valeur au travail, plutôt, vous qui êtes pour la méritocratie ?

2:25
Présentateur

Justement, c'est ce que je propose. Je propose de revaloriser le travail en France. Quel est le problème ? Les salariés, aujourd'hui, sont les vachalés du système. Ils payent extrêmement cher, le fait de travailler. La différence entre ce que vous verse votre employeur, Père Devineau, et ce que vous touchez, elle est de 60%. 60% part pour financer la sécurité sociale. On demande aujourd'hui à 27 millions de salariés, du public et du privé, de financer la protection sociale de 70 millions de Français. Moi, je dis que dans un pays qui vieillit, dans lequel on va avoir de plus en plus de retraités, on doit, aujourd'hui, financer autrement la sécurité sociale.

Moi, je propose une baisse importante, massive, de la CSG sur les salaires. Jusqu'à 4 000 euros ? Est-ce qu'à 4 000 euros, on est riche ? Non, on n'est pas riche. Enfin, il faut pouvoir financer la mesure. Elle coûte quand même 17 milliards. Pourquoi ce seuil de 4 000 euros ? Ça concerne quand même plus de 95% des Français. Vous avez fait une étude d'impact ? Voilà, ça concerne 95% des Français et c'est un gain de pouvoir d'achat. Vous pouvez le calculer vous-même sur le site salairebrun.fr. C'est un gain de pouvoir d'achat d'environ 150 euros, même quand vous êtes d'ailleurs cadre. Donc, c'est important et ça va permettre aux gens d'avoir davantage de pouvoir d'achat.

On sort de 10 ans de Macron. 10 ans de Macron, c'est une augmentation de 27% des prix alimentaires, de 40% des prix de l'énergie, de 60% des prix du logement dans les très grandes villes. Il faut qu'aujourd'hui, les Français puissent respirer. Et la présidentielle de 2027, ce sera d'abord une présidentielle sur la question du pouvoir d'achat.

3:41
Invité politique

Le pouvoir d'achat, mais vous dites qu'à la fin, il faudra tout de même une contribution des plus riches. Finalement, c'est la couleur de la rose rouge vif.

3:48
Présentateur

Non, mais écoutez, il faut qu'il y ait de la justice. On ne peut pas dire à la fois, on va vous désindexer vos retraites, on va désindexer les prestations sociales, on va vous imposer de payer 2, 3 euros, 4 euros, 5 euros sur votre boîte de médicaments, dans le même temps de dire qu'on exonère des forts.

4:01
Invité politique

Pourquoi est-ce que la facilité des socialistes, c'est toujours de prendre aux plus riches, Philippe Brun ? Ce n'est pas la facilité, c'est juste une question de justice, de toute façon. C'est votre point de vue. Qu'est-ce que vous entendez parler de justice ? D'ailleurs, Michel Barnier lui-même avait parlé de justice sociale, en employant justement exactement les mêmes arguments.

4:16
Présentateur

Oui, mais il faut qu'il y ait de la justice dans l'effort. Il faut que l'effort soit équitablement réparti. Moi, je ne crois pas être, je crois plutôt être au diapason de l'opinion française. Je rappelle que 90% des Français sont favorables au rétablissement de l'ISF. Il faut que l'effort soit bien réparti. Il faut que tout le monde paie sa juste part. Tout le monde sait bien qu'il va falloir faire des efforts, qu'on ne va pas pouvoir continuer à dépenser comme on l'a fait durant les dernières années. Et pour ça, il faut que l'effort soit justement partagé. Moi, je crois que ceux qui ont la chance d'avoir réussi dans la vie doivent contribuer davantage.

4:45
Invité politique

Du verbe devoir. Oui, du verbe devoir. Même ceux qui croient en la méritocratie comme vous, qui sont partis de rien. Vous connaissez la phrase de Margaret Thatcher, qui disait que le problème du socialisme, c'est qu'à la fin, on finissait par dépenser tout l'argent des autres. Les autres, c'est ce qui en réussit. Comment est-ce que vous voulez dire à des gamins qui, aujourd'hui, ne partent de rien, qui vont très très bien travailler en classe, qui vont faire des études supérieures et à la fin, on va leur dire « vous allez payer pour les autres ». Écoutez, moi, ce que je suis en train de proposer,

5:09
Présentateur

c'est justement de baisser massivement les impôts sur les salaires pour que le travail paye mieux. Ensuite, je dis qu'il faut qu'il y ait une équitable répartition de l'effort. Et les Français sont d'accord avec ça. Il y a 90%, il y a même 75%, je crois, des Français qui se sont faveurs à la taxe Zuckman, qui est au nid de votre chaîne. Vous voyez bien que nous sommes plutôt au diapason de l'opinion.

5:27
Invité politique

La question a été mal posée, vous le savez très bien, sur ce sondage-là de 84%, et quand on pose la question autrement, ils ne sont pas à 84%. La croissance est en berne, on paye les intérêts de la dette, on ne fait plus aucune réforme structurelle. Le FMI va nous tomber dessus, il alerte d'ailleurs, et très sérieusement. Le FMI dit dans le détail « bien que les autorités restent déterminées à ramener le déficit budgétaire en dessous de 3%, l'assainissement des finances publiques demeure plus lent que prévu, et voit sa mise en œuvre exposée à des risques importants et à l'urgence à définir une stratégie pluriannuelle crédible ».

Philippe Bray, on se souvient de la polémique qu'avait déclenché le ministre de l'Économie, Roland Lescure, lorsqu'il a dit que le FMI était un abort là, ça y est, il arrive ?

6:04
Présentateur

Non, c'est les recommandations habituelles du FMI, d'analyse pays par pays.

6:07
Invité politique

Habituelles, habituelles, jusqu'au moment où ça arrive, c'est arrivé à la Grèce.

6:10
Présentateur

Après, on va dire la réalité, la décision de dissoudre l'Assemblée nationale prise par le Président de la République est une forme de trahison quand même de nos intérêts. Il y a eu une augmentation de 70 points de base des taux d'intérêt du spread par rapport à l'Allemagne, une dégradation très importante de nos finances publiques, aucun choix concret qui ne puisse être fait. Et donc, la présence à 2027, ça va nous permettre de faire un choix. Moi, je présente mon programme économique la semaine prochaine, ce programme s'appelle Produire. Car je crois que c'est par la production, par la croissance économique verte, évidemment, décarbonée, partagée, qu'on réussira à faire face aux défis.

C'est le problème aujourd'hui de la France. Le PIB, c'est-à-dire ce qu'on produit par habitant, en France, c'est la moitié du PIB par habitant américain. Si on avait la même production qu'aux Etats-Unis, en France, on serait en excédent budgétaire. Il faut quand même se rendre compte aujourd'hui que le problème de notre pays, le problème du continent européen, c'est qu'on a eu 15 ans d'une mauvaise politique économique, qui est à la fois une politique sur le plan fiscal et budgétaire plutôt austéritaire. Il a fallu rétablir les comptes sous la demande de la Commission européenne.

Et une réglementation européenne, qui en vérité a favorisé la concurrence entre les Européens, plutôt que la puissance économique face aux Etats-Unis et aux Chinois. Il faut aujourd'hui changer de paradigme. Et la présence à 2027 aussi, ça a été un moment pour dire, nous pouvons réindustrialiser ce pays. Nous pouvons garantir à nos entreprises l'électricité la moins chère d'Europe. Moi, je propose de sortir du marché européen de l'électricité. En baissant les impôts de production aussi ? Les impôts de production ont bien baissé durant les dernières années. Donc ça suffit comme ça ? Le déterminant central va être celui de l'électricité.

Il faut comprendre qu'avec la robotisation, l'automatisation, l'intelligence artificielle, il faut que la France fournisse à ses entreprises l'électricité la moins chère d'Europe. Elle sort en sortie de centrale nucléaire, déjà comme étant la moins chère d'Europe. Mais elle est payée beaucoup plus cher par nos entreprises. Et le mécanisme du marché européen de l'électricité n'est pas le bon dans la grande compétition. Et les prix de l'électricité vont encore augmenter en août ? Dans la grande compétition internationale, on doit proposer à nos entreprises l'électricité la moins chère d'Europe. Et c'est cela qui va nous permettre d'attirer des entreprises.

Je dis souvent EDF, c'est notre Aramco à nous. Vous savez, Aramco, c'est l'entreprise saoudienne qui fournit le pétrole le moins cher possible aux entreprises de l'Arabie saoudite. Eh bien, je dis qu'il faut faire la même chose. Notre Aramco à nous, c'est EDF. Et EDF doit fournir l'électricité la moins chère d'Europe à nos entreprises.

8:17
Invité politique

Philippe, je le disais, vous êtes en piste pour cette primaire socialiste qui conduit à la présidentielle face à Glucksmann, Ford, peut-être Cazeneuve, Hollande. Eux, ils sont des candidats libres. Ils passent au travers de cette primaire ?

8:29
Présentateur

Oui, je crois qu'à la fin, ils seront candidats à la primaire. Je vois mal comment François Hollande pourrait être candidat... C'est peut-être mal connaître François Hollande, non ? Je crois qu'il est obligé de passer par la primaire, en vérité. Parce que le candidat qui sortira de la primaire vers le 15 octobre, ce candidat-là aura le soutien du Parti Socialiste, aura eu l'onction de 500 millions de personnes qui seront venues voter à la primaire. Et donc, à ce moment-là, ce sera impossible pour François Hollande de revenir. Si François Hollande veut être candidat à la présidentielle, alors il doit passer par la primaire, je pense qu'il le fera.

8:59
Invité politique

La primaire verra donc un candidat du PS, le Parti Socialiste, celui justement avec la rose et le poing. Et face à d'autres candidats qui sont bien établis, notamment le RN, qui est devant dans les sondages, au premier tour, au deuxième tour, en déplacement à Vendeuvre. Vous avez dit, on doit combattre le RN, non de façon morale, mais sur le terrain. Alors, de question, ça veut dire quoi de façon morale ? Et est-ce que vous préféreriez une France LFI à une France RN ?

9:26
Présentateur

Alors, d'abord, dire qu'on s'est planté depuis 25 ans dans le combat contre le RN, on a eu une approche exclusivement morale, plutôt que de comprendre ce qu'était réellement le RN. C'est pas une approche morale ? C'est de dire, de faire des leçons sur l'histoire, j'y crois, c'est le leçon sur l'histoire. L'histoire de quoi ? L'histoire de la fondation ? Si, etc. Tout cela est vrai, et je suis d'accord avec ces arguments, mais je constate qu'ils ne prennent pas. Parce que le RN a changé ? Non, pas parce qu'il a changé, mais parce que le RN est la mauvaise herbe de la politique. Le RN pousse sur les terrains que nous laissons en jachère. C'est très grave ce que vous dites.

Une mauvaise herbe de la politique ? Oui, c'est la mauvaise herbe de la politique. Elle pousse sur les terrains.

10:01
Invité politique

Vous parlez à 13 millions d'électeurs, Philippe.

10:03
Présentateur

Je le dis... Qu'est-ce que vous dites à 13 millions de personnes, 13 millions de Français... Moi, je suis élu dans une circonscription RN. Qui ont voté pour elle. Je suis le seul député de l'heure qui n'est pas membre du RN. Mon département a voté à 55% pour Marine Le Pen. Ma circonscription a voté à 52% pour Jordan Bardella. Et moi, j'ai été élu à 53% trois semaines après. Donc moi, je suis la preuve vivante qu'il n'y a pas d'attachement indéfectible des électeurs au RN. Ils votent pour le RN parce qu'ils n'ont pas d'alternative crédible. Ils ont d'alternative entre quoi ? Entre Macron, on a vu l'échec, entre Mélenchon, qui n'est pas une alternative désirable.

Donc il faut inventer autre chose. La solution face à cet effondrement que serait la victoire du RN en 2027, c'est la gauche populaire. Et c'est moi ce que je suis en train aujourd'hui de développer dans cette campagne. Une gauche qui parle au concret des gens, qui parle de feuilles de paix, qui parle du prix du carburant, qui parle de services publics. Et je crois que cette gauche-là, elle peut l'emporter en 2027.

10:48
Invité politique

Alors on parle effectivement d'un potentiel deuxième tour RN-LFI, même si beaucoup de socialistes et de personnalités du Bloc Central ne veulent pas y croire. Mais que préférez-vous ? Vous voteriez pour qui ? Moi je voterais pour n'importe qui contre le RN au deuxième tour. Ah donc ça veut dire le LFI ?

11:04
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon ? S'il y avait un deuxième tour, je voterais pour Jean-Luc Mélenchon. Bien sûr que je le ferais, parce que je crois que la victoire du RN serait une catastrophe pour le pays.

11:14
Invité politique

Et une victoire de LFI ne serait pas une catastrophe pour le pays ?

11:16
Présentateur

La vérité c'est que Jean-Luc Mélenchon n'aura jamais les moyens de sa politique. Il n'aura jamais une majorité absolue. Vous ne le sous-estimez pas ? Il serait un président de la 4ème République si jamais il était élu. Il envisage la 6ème et non pas la 4ème. La vérité c'est que si on veut être tout à fait honnête, il faut à tout prix que ces salariés ne se produisent pas. Il ne faut pas que Jean-Luc Mélenchon soit au deuxième tour contre le RN, parce qu'il ne gagnera jamais. J'en suis absolument certain, ce sera du 70-30. Ce sera un raz-de-marée pour l'extrême droite. Donc il faut l'éviter.

C'est en tout cas le dernier sondage qui donnait Marine Le Pen gagnante à 70 contre 30 pour Jean-Luc Mélenchon. Le meilleur moyen d'avoir arrivé le RN au pouvoir, c'est qu'on soit au deuxième tour. Donc à nous de nous ressaisir. On a cette primaire qui sera, je crois, le moyen de désigner un candidat crédible pour gagner.

11:57
Invité politique

Philippe Bray, Emmanuel Macron a remis les pendules à l'heure hier en Conseil des ministres concernant ces 250 000 visas que promettaient aux Algériens. Stéphane Romaté, l'ambassadeur de France en Algérie. Aucun objectif chiffré. Pas de laxisme, a dit le Président. Qu'est-ce que vous pensez de cette annonce de l'ambassadeur Romaté et de cette mise au point du Président de la République ? Bon, pas grand-chose en vérité.

12:18
Présentateur

Après, n'oublions pas ce qu'est l'Algérie pour la France. On a le sentiment que c'est un pays étranger. C'est quand même un des pays les plus proches de la France. Il y a 9 millions de Français qui ont un lien avec l'Algérie.

12:29
Invité politique

Donc vous dites quoi ? L'Algérie, c'est la France ?

12:31
Présentateur

Non, c'est un pays avec lequel nous devons avoir des relations stables dans la durée. Moi, je suis plutôt heureux de l'apaisement que nous avons réussi à trouver dans les derniers mois après les gesticulations de Bruno Retailleau. 9 millions de Français qui ont un lien avec l'Algérie.

12:41
Invité politique

Les gesticulations de Bruno Retailleau ?

12:42
Présentateur

Ça aurait été complètement inutile. Vous vous rendez compte qu'on a moins éloigné de QTF sous Bruno Retailleau que sous François Hollande ?

12:48
Invité politique

Est-ce qu'il avait les mains libres, Bruno Retailleau ? Est-ce qu'il n'était pas tout seul au gouvernement pour faire ce que vous dites, les gesticulations ? En l'occurrence, l'action directe.

12:55
Présentateur

Les gesticulations ne fonctionnent pas avec un pays qui, de toute façon, a la liberté de vous fermer son sol et donc de rendre impossible le retour des ressortissants.

13:03
Invité politique

Donc la méthode Nunez est meilleure que celle que faisait Retailleau ? Elle est très bonne.

13:06
Présentateur

Il y a beaucoup plus d'éloignements d'étrangers algériens. Oui, mais on promet 250 000 visas, Philippe. Les visas, il y en a des utiles. Il y a des gens qui viennent. Il y a des médecins, par exemple. J'en ai mis à la circonscription. Je suis le premier désert médical de France métropolitaine. Je suis bien content d'avoir des médecins algériens bien formés. Il n'y a pas que des médecins. Il y a des médecins. Il y a des journalistes. Il y a des travailleurs. Je sais aussi, ici, à CNews, j'en ai croisé, qui sont nationalités algériennes et qui travaillent bien, et que vous gardez ici. Donc, ces gens-là, ils doivent avoir un visa. Donc, le chiffre paraît important.

Mais enfin, rendez-vous compte quand même de ce que sont les liens entre nos deux pays, de ce qui est le flux entre les deux pays. Il n'y a pas de pays au monde beaucoup plus proche de la France que l'Algérie. Département français pendant 132 ans.

13:45
Invité politique

Mais sur cet épisode qui est l'annonce de M. Romaté et la contre-annonce plus ou moins d'Emmanuel Macron, qu'est-ce que c'est ? Ça veut dire qu'il y a quelque chose en sous-main ? C'est une monnaie d'échange pour notre compatriote Christophe Glez ? Qu'est-ce que vous voyez là ?

13:59
Présentateur

Non, parce qu'en réalité, le régime algérien n'en a que faire des visas. Il faut comprendre cela. Moi, j'ai travaillé à l'ambassade de France en Algérie. Le régime algérien ne demande absolument pas qu'on mette plus de visas. C'est le peuple algérien qui le demande. Puisqu'un certain nombre d'Algériens ont envie de venir, en tout cas de fuir le régime. Donc, il y a un certain nombre à vouloir le faire. Donc, ce n'est pas le régime qui le demande. C'est le peuple qui le demande. Et donc, je ne crois pas qu'il y ait de monnaie d'échange. En tout cas, il faut dire ici et le rappeler que nous soutenons la libération de Christophe Glez immédiate et qu'elle est urgente.

14:28
Invité politique

Plusieurs textes ont été adoptés par l'Assemblée nationale. Vous faites partie des 56 députés socialistes qui se sont opposés à la loi Riposte. Pourquoi ?

14:35
Présentateur

Parce que c'est une loi inutile. Encore une fois, on peut faire des lois tous les jours.

14:39
Invité politique

Pour les policiers ? Qui prennent soin de nous tous les jours ?

14:42
Présentateur

Moi, je parlais avec les policiers. Le problème des policiers aujourd'hui, c'est davantage les moyens de leur action. Ça n'empêche pas l'autre. Dans ma circonscription, j'ai quand même un commissariat où j'ai 5000 plaintes non traitées. 5000 plaintes non traitées. Parce qu'il n'y a pas d'officier de police judiciaire. Nous, dans ces 5000 plaintes, j'ai combien de lianas dedans ? On n'en sait rien aujourd'hui. Donc là, on demande aux procureurs et aux officiers de police judiciaire de traiter ces plaintes. Moi, je n'ai pas le début du commencement d'un effectif à mon commissariat à Louvier-Val-d'Oreuil pour traiter ces 5000 plaintes. Donc, on peut faire toutes les lois du monde.

On peut durcir tout ce qu'on veut. On peut mettre en place des rétentions administratives, des amendes. Ça ne sert à rien. Qu'est-ce qu'il faudrait faire alors ? Sur le régalien ? Il faut des officiers de police judiciaire. Il faut remettre en place une chaîne pénale qui fonctionne. Il faut des enquêtes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire sur la justice, un travail sur les magistrats également ? Les magistrats, ce ne sont pas des gens laxistes. D'ailleurs, la justice est moins laxiste aujourd'hui qu'elle était il y a 20 ans. Quand on regarde la sévérité des peines prononcées, ce qui ne dysfonctionne complètement, c'est la chaîne pénale. C'est-à-dire que vous déposez plainte.

L'enquête n'a pas lieu parce qu'il n'y a pas d'officier de police judiciaire. Parce qu'on a réduit les effectifs dans la police et la gendarmerie. Ensuite, une fois que l'enquête a lieu, le dossier se perd auprès du procureur parce qu'il n'y a pas assez de parquetiers. Et à la fin, la justice n'est jamais rendue. Il y a un très fort sentiment d'injustice dans notre pays. Je pense que la présidentielle sera aussi un moment où on va pouvoir essayer de régler cette question-là.

15:55
Invité politique

Vous dites que les magistrats ne sont pas rédactifs. Qu'est-ce que vous pensez de la sortie du secrétaire général du syndicat de la magistrature qui a pris position lors d'une réunion avec des membres de la France insoumise et qui, sur la présomption de légitime défense des policiers, a dit que c'était quelque chose qui contrevenait à une certaine idée de la justice ? Ça, c'est un droit. Il y a des syndicats en France qui expriment des positions. Il n'y a pas une indépendance entre le judiciaire, le législatif et l'exécutif ? On a tous appris ça en droit constitutionnel, Philippe.

16:22
Présentateur

C'est un syndicat. Il a le droit d'exprimer une position qui est celle des adhérents de ce syndicat. Mais quel signal il donne ? Aujourd'hui, dans le sentiment d'incompréhension qu'ont les Français, vous venez d'en parler vous-même. Parlons du fond de la présomption de légitime défense. Personne ne peut comprendre qu'on soit favorable à cela. Vous ne pouvez pas présumer quand quelqu'un tue quelqu'un d'autre, qu'il est par définition en légitime défense. Ce n'est pas acceptable. On est tous attachés à l'état de droit, attachés au fait que les procès soient équitables.

Quand quelqu'un utilise son arme et tue quelqu'un ou blesse quelqu'un, il n'y a pas de possibilité qu'il soit exonéré et qu'il soit présumé en légitime défense, quoi qu'il arrive. Tout le monde comprend bien que ce n'est pas la bonne chose à faire.

17:02
Invité politique

Mais sur les 28 000 refus d'obtempérer, par exemple, qu'on signale chaque année maintenant, pour l'année 2025, 28 000, est-ce que ça n'est pas une aide, justement, pour les policiers de se sentir moins, comment dirais-je, ils sont là, ils sont devant la voiture et ils ne savent pas comment réagir.

17:20
Présentateur

Vous savez, aux Etats-Unis, il y a une présomption beaucoup plus forte aussi de légitime défense et en pourcentage par habitant, il y a encore plus de refus d'obtempérer. Je ne crois pas tellement que ce soit ça la solution.

17:29
Invité politique

Donc, pas de loi riposte, pas de moyens pour les personnes qui attaquent les forces de l'ordre. Des vrais moyens. Le classement du protoxyde d'azote parmi les produits stupéfiants, les morties d'artifices qui sont des armes potentielles, tout ça, vous êtes contre ? Regardez aujourd'hui, les morties, on va pouvoir en parler.

17:48
Présentateur

Ah oui, vous avez vu les images. D'accord, super, mais il n'y a pas d'effectifs. Ah non, ce n'est pas super. Il y a un moment, on veut changer toutes les lois du monde. Il n'y a pas d'effectifs. Mais personne n'y croit, personne ne croit à ces lois-là, qui sont des lois d'affichage.

17:58
Invité politique

8 000 polifiés, rien que sur Paris, pour contenir une demi-finale ou quelque chose qui va être festif,

18:04
Présentateur

vous dites qu'il n'y a pas assez d'effectifs. Il n'y a évidemment pas assez d'effectifs. Comme dans les émeutes, vous vous souvenez des émeutes de juillet 2023. Moi, même dans ma propre circonscription, on s'est retrouvés complètement démunis. Qu'on réussit à tout détruire tout seul. Donc, il y a un problème énorme d'effectifs. Donc, arrêtons de nous payer deux mots. Il faut qu'on rétablisse nos comptes publics en France et qu'on mette des emplois. Là, on en a réellement besoin. Il faut qu'on fasse des choix. La police, la justice, l'éducation nationale, l'hôpital. Et après, le reste, il faut savoir prioriser.

Pardon, mais on peut faire toutes les lois du monde, durcir, prendre des tons martiaux, dire qu'on sera beaucoup plus ferme. Ces lois-là, ce sont des lois de papier. On occupe les gens, on ment aux gens. On fait des débats sur CNews, sur BFM partout. On est pour ou contre tel ou tel article de loi. Mais cet article ne sera jamais appliqué parce qu'il n'y a pas de moyens pour l'appliquer. Moi, je veux qu'on défende aussi des solutions concrètes et donc faire en sorte qu'on ait des effectifs pour appliquer la loi.

18:58
Invité politique

Philippe Brun, ça risque d'être la mauvaise surprise pour les automobilistes français cet été. Le prix de l'essence augmente alors que vous et moi savons que tout n'est pas forcément corrélé à la situation au détroit d'Hormuz. Il y a aussi les traders en pétrole à Rotterdam. Vous dites qu'il n'y a pas 36 moyens. Il faut baisser les taxes sur les carburants.

19:12
Présentateur

Oui, il faut baisser les taxes sur les carburants comme l'a fait le gouvernement socialiste espagnol. C'est le rapport que j'ai rendu à l'Assemblée nationale. Moi, je pense qu'il faut baisser les taxes et aussi, il faut mettre à contribution les traders. Parce qu'aujourd'hui, le détroit d'Hormuz, ça représente seulement 20% du passage des carburants dans le monde. C'est ce que je disais, tout n'est pas corrélé au détroit d'Hormuz. Le prix a augmenté à 40% au mois d'avril du gasoil. Donc, on voit bien qu'il y a du très bon coup d'argent.

19:35
Invité politique

Là, au moins, c'est une mesure avec laquelle vous êtes d'accord avec le Rassemblement National. Parce que le Rassemblement National demande aussi la base des taxes.

19:41
Présentateur

Alors, le Rassemblement National, qui a repris une position sociale. Je rappelle que c'était Lionel Jospin qui avait mis en place la TIPP flottante à l'époque. Pedro Sanchez, Premier ministre socialiste espagnol, qui la met en place en Espagne avec un vrai succès. La croissance espagnole va être beaucoup plus élevée qu'en France, supérieure à 2% cette année. Parce que, justement, le gouvernement socialiste espagnol a fait la priorité du pouvoir d'achat.

19:59
Invité politique

Je note que vous ne voulez pas combattre le RN sur des positions morales. Et donc, vous êtes d'accord avec le Rassemblement National pour adresser les taxes sur le carburant. Le Rassemblement National est d'accord avec nous et d'accord avec moi sur ce qui a été du carburant. L'œuf et la poule, la poule et l'œuf. Et la couleur de la rose, on a dit quelle couleur ?

20:12
Présentateur

Les roses, c'est bien.

20:13
Invité politique

Comme votre cravate, Pierre de Villeneau. Merci beaucoup, Philippe Brun. Bonne journée.

20:16
Présentateur

Merci, Pierre de Villeneau. Et merci à vous, Philippe Brun, candidat à la primaire du Parti Socialiste, vice-président de la Commission des Finances. 8h33, à suivre dans votre prochaine demi-heure sur Europe 1. Ça nous a énervés cette année. Quand Ségolène Royal joue les youtubeuses La Leçon, Ségolène explique. Voilà le programme tout à l'heure de Laurent Tessier. Votre revue de presse arrive également avec la vraie fausse démission de Madame... Monique Barbue. Monique Barbue, exactement. Merci, Marie-Line Néraud. Le Club Culture de Sébastien Bordonave arrive. Mais tout d'abord, le journal permanent avec Théo Grévin à 8h33.