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interviewTélé Matin - France Télévisions· 14 novembre 2025 8 min

Budget de l’Europe, réchauffement des relations France/Algérie… L’interview 4V de Benjamin Haddad

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Benjamin Hadad. Le weekend je de le dire sera plus vieux mais on ne pourra pas se réfugier à l'Assemblée nationale, s'abriter puisqu'on l'a appris hier soir, l'Assemblée va suspendre ses travaux. C'est une décision du gouvernement qui ne plaît pas à la gauche alors que la partie recette du budget devait être votée lundi.

Comment on va faire alors que ce texte est déjà très en retard dans la lecture notamment de tous ces amendements ? Non, mais vous le voyez, le débat a avancé et c'est que les parlementaires font un travail qui est qui est très exigeant mais qui est important et je pense qui est de très bonne tenue ces dernières semaines. Vous savez le gouvernement, il a tenu ses engagements, il avait pris des engagements déjà pour que les débats puissent commencer notamment de proposer aux parlementaires la suspension de la réforme des retraites et de ne plus utiliser le 493, ce qui était une petite révolution pour et c'est définitif.

Certains disent qu'il faudra l'utiliser vu les vous l'avez vu mais le gouvernement a tenu tous ses engagements en disant il y a une copie initiale qui doit maintenant être débattue amendé voté par les parlementaires. Une première partie qui a été votée par les députés et le débat continue. Moi je sais je je voyage beaucoup en Europe évidemment et je vois que autour de nous il y a des pays qui n'ont pas de majorité absolue et qui ont aussi cet esprit de compromis de coalition pour trouver des consensus.

C'est ce que nous faisons aujourd'hui en France. Je pense que ça fait du bien aussi à notre démocratie. Puis notre pays a besoin d'avancer, d'avoir un budget.

Monsieur Adad, vous êtes le ministre en charge des affaires européennes et voilà un domaine l'Europe où contrairement à la tendance générale, les dépenses vont augmenter en 2026 pour atteindre 28,8 milliards d'euros, soit une hausse de presque 6 milliards. Pourquoi la France, la contribution de la France au budget européen augmente tel temps ? Il faut expliquer, tous les 7 ans, les Étatsmembres de l'Union européenne et les Parlements nationaux votent un budget de 7 ans pour l'Union européenne.

Et donc tous les ans, on a une contribution qui est envoyée à l'Union européenne qui parfois diminue, qui parfois augmente selon les rattrapages de paiement sur certaines dépenses. Mais ce que je voudrais quand même expliquer, c'est que la France est le premier bénéficiaire des fonds européens en Europe, que ce soit budget, le premier bénéficiaire, que ce soit par exemple, non, on n pas le alors c'est l'Allemagne le premier contributeur, mais par exemple que ce soit le budget pour nos agriculteurs, c'est 9,5 milliards d'euros par an, que ce soit les fonds pour nos territoires, que ce soit pour nos universités, nos centres de recherche, on est le premier bénéficiaire du plan de relance aussi qui avait été créé lors de la crise Covid ou des investissements de la Banque européenne d'investissement. Et puis cette contribution, c'est aussi un levier d'influence.

Si la voix de la France porte en Europe sur les sujets comme l'Europe de la défense, sur les sujets comme l'innovation, encore le soutien à l'Ukraine, c'est aussi grâce à cette contribution. Je le dis parce que ce que nous avons vu hier à l'Assemblée nationale justement permettez-moi juste de vous interrompre un instant. On entend la France insoumise et surtout le Rassemblement national dire pourquoi la France ne bénéficie-t-elle pas de rabet comme d'autres pays alors qu'elle est donc une très forte contributrice et que aujourd'hui elle doit faire des économies et le Rassemblement national dit notamment pour compenser toutes les et notamment la suspension de la réforme des retraites, il suffirait que la France baisse son sa contribution à l'Europe.

Mais ce qu'on a vu de façon très claire hier à l'Assemblée nationale, vous avez une majorité des députés qui ont fait le choix de dire "Nous, on veut faire partie de l'Union européenne, nous on veut continuer à contribuer, on veut continuer à bénéficier de notre appartenance à l'Union européenne, au marchés intérieur, que ce soit le PS, les Verts, le Bloc central, les républicains et puis vous avez eu une coalition du Frexit entre la France insoumise et le Rassembl national qui au fond veulent remettre en question ce qu'ils font les règles commun. entre les deux on sort de l'Europe où on paye beaucoup moyen de payer un petit peu moins se mettre en contravention avec les règles communes de l'Union européenne tous les pays d'Union européenne respectent leurs engagements paient cette contribution nous portons une voie exigeante. On est quand on est pro européen, on est aussi lucide, on veut transformer l'Europe.

On est exigeant que ce soit sur la défense, que ce soit sur le soutien de l'innovation, sur la simplification des règles. On a des mesures récemment pour que l'Europe se protège aussi contre la concurrence desloyal de la Chine par exemple sur l'acier ou sur les véhicules électriques. Ça c'est la voie de la France qui le porte.

C'est pas en s'isolant en se mettant en contravention avec les règles, en se mettant sur un strapontin qu'on va défendre nos intérêts. Nous, on défend les intérêts de la France et des Français, des entreprises, des agriculteurs au sein de l'Union européenne. On fait pas le frexit.

On on reste dans ce domaine européen avec euh cette médiation de l'Allemagne. C'est la coopération franco-allemande qui a permis la libération de Boem sans salle. Est-ce qu'à cette occasion, on en parlait dans le journal de de 8h, on assiste selon vous à un réchauffement des relations entre Paris et Alger ?

Ça c'est la première question. Et puis comment avoir accepté finalement que la France n'accueille pas directement l'écrivain alors qu'il aurait pu revenir directement sur le sol français ? Alors si vous permettez déjà, je voudrais remercier l'Allemagne, le président allemand Staner qui a joué le rôle d'un/ers de confiance.

On a été en lien permanent avec l'Allemagne pour obtenir cette libération qui est un immense la seule faire. vous dites mais vous l'avez vu, il y avait eu des relations qui s'étaient dégradées entre la France et l'Algérie et au fond, on parlait à l'instant de du rôle de la France dans l'Union européenne, mais c'est utile d'avoir des amis, des alliés, des partenaires de confiance là dans ce cas comme l'Allemagne sur un sujet qui a été une immense inquiétude et une exigence du président de la République. Il l'a répété à de très nombreuses reprises pour avoir un dialogue franc, respectueux, d'égal à égal qui défend les intérêts des deux populations entre la France et l'Algérie.

On avait besoin d'avoir cette libération. Nous avons des intérêts communs à faire valoir. Je pense à la coopération sur le plan sécuritaire, à la coopération sur le plan migratoire évidemment.

Un mieux, un vrai réchauffement qui va avoir lieu à l'occasion de cette libération. C'était une exigence du du président notamment monsieur le ministre de l'intérieur l'avait dit et c'est une étape importante effectivement dans ce dialogue que nous appelons de nos vœux. Tout autre sujet Benjamin Adad parce que vous êtes aussi un élu parisien élu du 16e arrondissement de Paris.

Pourquoi j'ai envie de vous poser une question ce matin ? Parce que contrairement à votre parti Renaissance, le parti macroniste, vous avez décidé vous de soutenir Rachida Dati à l'élection municipale des 15 et 22 mars prochain. Ça crée quand même quelques remou puisque Gabriel Atal, le patron de Renaissance, lui a dit qu'il soutiendrait un autre candidat, monsieur Bournael.

Vous assumez votre différence. Oui, vous savez, j'ai j'ai fêté mes 40 ans il y a quelques semaines et de toute ma vie d'adulte, d'électeur, j'ai vu le même parti, la gauche au pouvoir à Paris et j'ai vu 100000 Parisiens qui ont quitté la ville ces dernières années, notamment les familles qui n'arrivent plus à se loger. J'ai vu les entreprises qui fuient, je vois une ville qui sombre aussi dans l'insécurité et Rachidati peut gagner à Paris.

Elle peut nous faire gagner, elle peut nous rassembler, créer la dynamique dès le premier tour pour remettre de la sécurité, pour remettre de l'attractivité économique, pour remettre de l'énergie dans cette ville. C'est pour ça que je soutiens avec mon collègue Sylvain Mayard, avec beaucoup d'autres avec énormément. Vous avez pas convaincu Gabriel Atal et tous les autres élus Renaissance de Paris ?

Écoutez moi je suis renaiss quand même un petit peu désordre la diffusion au sein de renaissance. Je suis renaissance. Je suis loyal à ma famille politique.

Je suis loyal au chef de l'État. Là je pense sincèrement qu'on a une opportunité pour créer une dynamique et gagner la ville. Moi je souhaite l'union la plus large possible autour de Rachid Adati.

C'est une femme libre. C'est une femme forte. C'est une parisienne engagée et expérimentée.

Et encore une fois, ça fait 25 ans que nous avons le même parti au pouvoir à Paris. On envoie les résultats. Il y a énormément de Parisiens qui veulent l'alternance.

On peut l'avoir. Mais c'est aussi une femme que qui avec toutes les qualités que vous venez de décrire aura à répondre devant la justice au mois de septembre 2026 pour corruption et trafic d'influence. Est-ce que ce n'est pas un handicap majeur dans la campagne qui va s'ouvrir dans les prochaines semaines ?

Moi sur ces sujets-là, vous saz, je suis ministre, j'ai toujours eu la même ligne qui est la présence de sour d'innocence. Rachid s déjà expliqué sur ces sujets. Maintenant, on va parler des Parisiens, des Parisiennes et de notre projet.

Merci beaucoup Benjamin Hadad, ministre en charge de l'Europe, élu de Paris et c'est la suite de Télématin. Merci beaucoup. M.