Faire plus d'enfants : mission possible ? | Chaque voix compte - 11/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 32 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:08OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez appris que vous ignoriez avant le début de cette mission ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Pourquoi la mission a-t-elle mis en avant la confiance des futurs parents ?
- 7:25OuverteRéponse directe
Pourquoi 250 € ? Comment vous êtes arrivé à ce chiffre ?
- 11:31OuverteRéponse directe
L'idée du versement familial unique est-elle une mesure de simplification ou une mesure supplémentaire ?
- 18:31OuverteRéponse directe
Le logement est-il un frein majeur à la natalité selon vous ?
- 24:13FerméeRéponse partielle
Combien de places en crèche manquent aujourd'hui en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:59?Chiffre
« Les Français font de moins en moins d'enfants. 645000 naissances en 2025, un chiffre en forte baisse depuis 2010. »
- 19:55Constance de PelicichFait
« Une chambre en moins, c'est un enfant de moins. À Paris, à un enfant, tu campes. À deux enfants, tu décampe. »
- 53:54Fait
« on va pas définitivement l'interdire pour celles et ceux qui sont opposés »
- 55:17Fait
« on a quelque chose de très moderne qui suscite de l'engouement et puis au moment des élections urne »
- 55:56Chiffre
« si on a 2 millions de personnes qui signent une pétition qui représente donc euh euh 5 % du corps électoral des Français ou 4% à 4 % »
- 56:35Fait
« on reste dans la démocratie représentative pure. Là, on n' pas de droit d'initiative populaire en France, ça n'existe pas »
- 57:18Chiffre
« sur les 27 pays de l'Union européenne, on a 17 pays qui ne serait-ce qu'au niveau national dispose du droit d'initiative populaire »
- 58:02Fait
« une pétition qui rassemble plus de 2 millions de personnes qui réclament le rétablissement de la peine de mort »
- 1:00:05Fait
« il y avait eu des visos qui avaient été faites par le CNRS scientifiqu et scientifiques de la santé »
- 1:00:47Fait
« une ministre de l'agriculture qui nous a reproché à nous alors qu'elle a découvert l'agriculture il y a 1 an de venir ministre »
- 1:02:08Fait
« le verdict est attendu le 7 juillet »
- 1:02:53Fait
« il s'agit du député Éric Botorel, député ensemble pour la République des côtes d'armor »
- 1:03:37Fait
« l'administration Trump a ainsi interdit de territoire l'ancien commissaire Thierry Breton »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique]
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. [musique] Nous sommes ensemble pour une heure de de décryptage de l'actualité et de débat depuis l'Assemblée [musique] nationale avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France info. Bonsoir Fanny. Bonsoir et Laurent Guigier. Bonsoir. Bonsoir Adeline. Merci à tous les deux d'être là. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte un rapport de 300 pages dont je vous souhaite qu'il finisse [musique] par caler les pieds d'un lit qu'on aurait trop fait bouger grâce à ce qu'il préconise ce soir dans chaque voix compte [musique] on refait des bébés.
La mission natalité a rendu ses préconisations aujourd'hui. Elle prône une révolution de la politique familiale et on en parle avec la présidente et avec le rapporteur de cette mission d'information Constance de Pelicich et Jérémy [musique] Patrieletus. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes respectivement député Liot du Loiret et député Horizon [musique] du Calvados. Merci d'avoir choisi LCP pour vous expliquer sur cette mission natalité que vous avez mené pendant 7 mois. Et bonsoir Gilles Pison. Bonsoir.
Vous êtes démographe, chercheur associé à l'Institut national d'études démographiques, professeur émérite au Muséum d'histoire naturelle et auteur de l'atlas de la population mondiale paru aux éditions Autrement. On attend votre regard justement sur les [musique] préconisations de nos deux députés. Fanny Guinochet, votre chiffre du jour. Et bien c'est 250 € par mois. C'est justement l'idée de ce rapport de verser un d'avoir un versement familial unique. Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir [musique] Laurent Guimier ?
histoire de deux mots for sure ah c'est-à-dire à coup sûr traduction de cette expression employée par Emmanuel Macron sommet d'Avos [musique] qui depuis est devenu un guimique une arme de communication est peut-être un [musique] slogan pour l'avenir du président de la République. Non non pas 2027 on va parler de la suite dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche. [musique] question ce soir sur les pétitions ce contrepouvoir citoyen que semble dédaigner la classe politique française.
6 mois après avoir recueilli [musique] plus de 2 millions de signatures, la pétition contre la loi du plomb a été discutée cet après-midi à l'Assemblée nationale lors d'un débat inédit mais sans vote. Pétition cause toujours. On en parle tout à l'heure avec Aurélie Trouvé député LFI [musique] de Sintis, Julien Div député LR de Line et Marthe Fatin Rouge Stéphanini constitutionnaliste et directrice de recherche au CNRS. [musique] Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions en flashant le QR code qui va s'afficher ici. Le voici, le voilà.
Et c'est Laurent Guigier qui attend vos messages [musique] pour les transmettre à notre invités depuis depuis sa fameuse tablette. Sans oublier bien sûr Bourbon Express tout à l'heure le journal de l'Assemblée nationale présenté ce soir [musique] par Thbao Enoc. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti. Papa, c'est quoi cette bouteille de lait ? Papa, c'est quoi cette bouteille de lait ? Papa, comment on fait les bébés ? C'était il y a 36 ans. Comment on fait les bébés ?
Si mes calculs sont bons, le petit garçon de la pub doit aujourd'hui avoir 42 ans et on espère qu'il a trouvé la réponse à cette question que vous vous êtes posé aussi tous les deux. Comment ont fait les bébés dans un pays qui a compté l'an dernier plus de cercueil que de berceau ? La réponse est peut-être dans ce rapport que vous avez remis aujourd'hui à l'issue d'une mission sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité. Avant de détailler vos propositions, je voulais d'abord vous demander à tous les deux si cette mission vous a fait découvrir un aspect de la natalité que vous ignoriez. Jérémie Patrieletus, on est tous les deux des jeunes parents.
Je le dis puisque la présidente en a parlé et que et que je l'ai dit. Donc ça a peut-être aussi changé un peu notre regard sur ce sujet d'être à la fois député et des jeunes parents. En tout cas, ce qu'on a ce qu'on a compris, je crois en tout cas ce que j'ai compris dans cette mission d'information, c'est que le désir d'enfant des Français, il restait élevé et que finalement, et on en parlera ce soir, le défi des responsables politiques que nous hommes, le défi de cette politique familiale, c'est d'être capable de répondre à ce désir d'enfant des Français. C'est mystérieux le désir d'enfant. Bien sûr, il y a plus mystérieux que la naissance, c'est le désir qui précède la naissance.
Mais il est toujours là ce désir. Charge à nous les politiques de pouvoir y répondre. Charge à nous de faire en sorte que les freins à sa réalisation, à sa concrétisation soi levé. C'est tout le sens des propositions que j'ai formulé, que nous avons formulé dans ce rapport. Constance de péich au cours des 7 mois d'audition que vous avez mené. Je repose la question. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous avez appris que vous ignoriez avant le début de cette mission ? Bien que vous soyez parents, bien que vous soyez député. Bah l'enjeu de la mission c'était justement de faire en sorte que faire un enfant ne soit pas un enjeu mais reste un désir profond.
Ne soit pas un enjeu géopolitique, macroéconomique, mais reste un désir fondamental. Et euh et pour que ce désir se réalise, ce sur quoi la mission a vraiment mis le doigt, c'est qu'il faut que les futurs parents se projettent avec confiance. Euh c'est pas nouveau, vous allez me dire, mais se projette avec confiance à la fois sur des sujets un peu métaphysiques. Et là-dessus, on a vu que c'était plutôt un renoncement au premier enfant, une difficulté à se projeter dans la parentalité, dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, mais que ça n'était pas le frein au second euh enfant, voir à l'enfant de plus où là, on est quand même plutôt sur des freins matériels et économiques.
Et vous appelez donc dans votre rapport à une révolution de la politique familiale, rapport que l'on va détailler dans un instant mais que nous expose d'abord Nicolas Fleurri.
[musique]
Les Français font de moins en moins d'enfants. 645000 naissances en 2025, un chiffre en forte baisse depuis 2010. En 15 ans, le nombre de naissances a chuté de 23 %. Pour la première fois depuis l'après-gerre, il y a plus de décès que de naissance. Il y a 2 ans déjà, Emmanuel Macron promettait d'agir. Un grand plan de lutte contre ce fléo sera engagé pour permettre justement ce réarmement démographique. Pour inciter les Français à fonder une famille, les députés proposent une série de mesures, d'abord financières avec le versement familial unique. 250 € par enfant distribué tous les mois à tous les parents sans conditions de ressources.
Autre proposition, permettre aux employeurs de vers une prime de naissance défiscalisée ou proposer un préatau zéro à chaque naissance pour acheter un logement. Et puis pour mieux conjuguer vie de famille et vie professionnelle, faut-il remagier les congés avec notamment un congé parental unifié d'un an rémunéré à 100 % du salaire. Que tu vas me donner la main madame ? Et pour les grands-parents, un congé proche et dents pour qu'ils puissent s'occuper de leurs petits-enfants. Ces propositions suffiront-elles à raviver le désir d'enfant ? La moitié des 25 39 ans se dit t'inquiète de l'avenir. Alors on va voir tout ça en détail avec vous.
Mais d'abord Gill Pison, la dénatalité c'est une tendance mondiale que vous étudiez vous-même en tant que démographe. Qu'est-ce qui est franco-français dans ce problème ? et bien rien [rires] puisque la France suit les évolutions que l'on observe partout hein, y compris dans les pays où la fécondité est encore élevée. Euh en Afrique par exemple, c'est le continent où les femmes, les couples ont encore le plus d'enfants. Quatre enfants en moyenne chacun, alors que tous les autres continents sont passés sous le seuil de remplacement. En Asie, 1,9 enfants en moyenne par femme. En Amérique latine, 1,8. Le seuil de remplacement, c'est 2,1 enfants en moyenne par femme.
C'est ce qui permet à terme le strict remplacement de la population. Elle ne baisse pas, elle n'augmente pas. À partir de quel moment ça met un pays en danger d'être en dessous de ce seuil de remplacement ? Pour ce qui est de l'évolution de la population, euh la France bien que elle ait observée plus de décès que naissance en 2025, hein, a vu sa population augmenter de 0,25 %. Comme en 2024. Donc la population de la France continue d'augmenter. Pourquoi ? Même s'il y a plus de décès que naissance, les migrations viennent plus que compenser l'excédent de décès sur les naissances et ça cela devrait continuer pendant encore plusieurs années. Il en est de même à l'échelle de l'Union européenne.
Ça fait depuis 2012 que il y a plus de décès que de naissance dans l'ensemble des 27. Et pourtant, la population de l'Union européenne a continué d'augmenter toujours pour la même raison les migrations viennent compenser. Donc le solde migratoire positif, il y a plus d'entrées que de sorties. Euh le solde euh naturel négatif, donc plus de décèc de naissance, ça veut pas dire forcément que la population diminue. Ça varie beaucoup. Ça a été compliqué de prendre ce paramètre en compte, sachant que vous vous parliez de la natalité mais que une partie de l'Assemblée nationale disait "Oui, mais attention, la population ne m pas" et l'angle mort des des du débat sur la natalité c'est l'immigration.
Je m'inscri avec ce qui vient d'être dit en tout cas en partie. Il y a encore une exception française et on l'a mesuré dans notre rapport, dans les études qu'on a consulté, dans notre déplacement au sein de l'Union européenne, c'est que le désir d'enfant reste élevé en France et ça c'est inédit à l'échelle de l'Union européenne éteint chez nos vois c'est en Hongrie, par exemple, pourquoi la politique familiale ne marche pas ? Parce que le désir d'enfant a baissé au niveau de l'indice de fécondité. Comment voulez-vous qu'une politique familiale fonctionne si le désir d'enfant n'est plus là ? Et ça me permet aussi de me porter un peu en faux par rapport au reportage.
C'est pas des mesures pour inciter les Français à faire des enfants. C'est des mesures pour permettre aux Français qui ont un désir d'enfant de ne pas y renoncer pour des raisons matérielles, pour des raisons d'accès au logement difficiles, pour des modes de garde compliqué. Donc c'est vraiment pas des mesures pour inciter les Français à faire des enfants. L'État d'accord pour dire c'est pour lever des freins. Exactement. L'État n'a pas à dire aux Français s'il doit avoir des enfants. L'État n'a pas incité les Français à avoir des enfants. L'État a son rôle. Et c'est pour ça qu'on appelle avec Horizon Édouard Philippe à une révolution de la politique familiale.
L'État doit permettre aux Français qui souhaitent avoir des enfants d'en avoir. Et profitons-en. Il nous reste pas beaucoup de temps. Ce décalage entre le désir d'enfant qui reste élevé en France et l'indice de fécondité qui baisse, il finira par se réduire et on a encore quelques années pour permettre à ce désir d'enfant de se réaliser. Alors, on en vient à vos propositions. On le disait, il y en a 37. La première, la plus spectaculaire, on va dire, c'est le versement de ce VFU, versement familial unique. Fanny Guinochet qui est penché avec passion depuis ce matin sur ce sur ce VFU de 250 € par mois. L'idée Fanny euh et ce n'est ni le rapporteur ni la présidente qui vont me contredire.
L'idée c'est d'abord de simplifier parce que en fait on ne comprend plus grand-chose à toute la politique familiale et d'allocation d'aujourd'hui. Lever le frein de l'argent pour les couples, la prise en charge du coût de l'enfant, mais c'est aussi vraiment de faire le ménage dans cette politique familiale qui est complexe, toufu, dans laquelle aujourd'hui il est quand même difficile de se de se repérer. Alors c'est 250 € mensuels. L'idée, ça serait de regrouper un certain nombre d'allocations dedans. D'allocations ou d'aides qui existent, je vais vous faire grâce de toute vous les citer, mais quand même, il y en a des dizaines.
Il y a les allocations familiales habituelles, vous avez le complément familial, l'allocation de logement familial, la prime de naissance et cetera et cetera ou encore même une prestation qui évolue avec l'âge de l'enfant 14 ans qui d'ailleurs va changer, va passer à 18 ans à partir de mars 2026.
Donc vous voyez en plus cette politique familiale elle change et je mets de côté toutes les aides euh de mode de garde auquel enfin qui ne rentre pas dans ce V qui sont en dehors mais les jeunes parents les connaissent là aussi vous avez de quoi circuler euh que ce soit si vous faites garder votre enfant via une assistante maternelle une noun nous une garde partagée un crédit d'impôt quand il est à la crèche enfin là aussi c'est assez complexe mais tout ce qui concerne les modes de garde ne rentrerait pas dans ces 250 € mensuels. Et ce versement unique s'appliquerait sans conditions de ressources.
Et ça c'est très très important que l'on soit riche ou que l'on soit pauvre, tous les parents toucheraient cette même somme 250 €. Alors que là aussi la règle, elle a beaucoup changé dans le temps. Aujourd'hui, juste pour rappel, le montant des allocations familiales, hein, il varie en fonction des ressources du foyer. Et alors là aussi, il faut vous y retrouver. C'est 3 entre 37,77 € jusqu'à 151,05 € par mois pour de enfants. Non mais voyez comme c'est compliqué, c'est 86 14 jusqu'à 344 56 centimes pour trois enfants et cetera et cetera. Donc là, ça serait le retour très simple de ce que l'on appelle l'universalité des allocations familiales.
Universalité sur laquelle François Hollande était revenu. Ça avait d'ailleurs fait grincer dans les rangs de la droite. Autre nouveauté, ce versement serait attribué dès le premier enfant. Oui. Alors qu'aujourd'hui, il faut au moins avoir deux enfants de moins de 20 ans pour euh avoir des allocations familiales. Et ça n'est pas très logique parce que c'est souvent à l'occasion de l'arrivée du premier enfant que les ménages, les couples s'équipent. euh que ce soit le deuxème, il récupère les affaires du premier, hein, on est d'accord hein souvent [rires] c'est ce qui se passe.
D'où l'idée là d'envoyer un signal clair de soutien très fort dès l'arrivée de ce bébé puisque ce serait 250 € tous les mois jusqu'à ces 20 ans. Alors, ce qui important coût net estimé de la mesure hein, ce serait autour de 10 milliards d'euros, ce qui est un investissement massif et cette remise à plat pourrait avoir lieu si je me fie à votre rapport assez rapidement puisque c'est Horizon 2030. Le rapport comporte aussi un gros volet fiscal et là aussi c'est important l'idée c'est de redonner du pouvoir d'achat aux parents euh aux familles. Il y a déjà des dispositifs des dispositions aujourd'hui dans notre code des impôts. Mais là aussi je vous fais grâce de toutes les regarder.
Vous avez quand vous avez des enfants, vous avez des parts fiscales et vous avez un certain nombre de de ça vous fait baisser votre impôts. Bon ça veut dire que la politique de la France en matière de natalité, elle est déjà riche en fait. Elle est riche quand on met bout à bout toutes ces mesures. On atteint 100 milliards d'euros. C'est quand même 5 % de notre PIB, de notre produit intérieur brute. Mais le problème, vous l'avez vu dans cette chronique, c'est qu'elle est extrêmement toufue, elle est très compliquée, elle a beaucoup changé au fil des années. On ne s'y retrouve plus.
Donc c'est vrai qu'un petit coup de modernité et puis un petit coup de simplification, ça pourrait faire du bien. Pourquoi 250 € ? Comment vous êtes arrivé à ce chiffre Touron ? 250 € parce que ça permet qu'aucune famille française euh ne soit perdante avec euh cette fusion des aides budgétaires. Avec 250 € par mois et cette fusion de toutes les aides budgétaires que vous avez parfaitement décrites, l'ensemble des familles de France seront euh bénéficiaires. Et c'est vrai que c'est une mesure de simplification.
Encore une fois, j'insiste, c'est pas une mesure en plus, c'est une mesure de simplicité pour tous les enfants de France parce que l'État n'a pas à soutenir le troisème enfant plus que le premier. C'est un changement de modèle total. C'est à Big Bang, hein. On passe d'une logique du troisème enfant à une logique du premier enfant. On passe de la conditionnalité en fonction des ressources à l'universalité. Et on passe d'un maqui incompréhensible d'aide à la simplicité.
C'est pour ça que je considère que c'est une mesure qu'il faudra porter dans le débat présidentiel et qu'en tout cas avec Édouard Philippe et Horizon, on met sur la table et qu'on espère qu'elle soit mise en œuvre le moment venu. Mais c'est un big bang. Bon, sans conditions de ressources, vous assumez d'ouvrir le robinet à fond alors que certaines familles n'ont droit aujourd'hui à aucune aide. Ben parce que beaucoup n'en ont tout simplement pas besoin. Euh y a la question du besoin, elle est parfois subjective. Aujourd'hui, on voit que ceux qui font le moins d'enfants, ce sont les classes moyennes.
Euh les enfants, des femmes qui gagnent entre 1000 et 2000 € ce sont euh ceux qui font le moins d'enfants parce que ce sont précisément ceux qui finalement s'y retrouvent le moins dans la politique familiale et sociale française par rapport à l'arrivée du premier enfant. Est-ce qu'il ne suffisait pas de relever les plafonds de ressources ? Je pense que il y a il y a deux sujets. Il y a le sujet des prestations sociales qui sont là pour venir limiter les inégalités de richesse et redistribuer la richesse. Et puis il y a les prestations familiales. C'est quoi une politique familiale ? C'est une politique qui vise à soutenir les familles dans leur ensemble en France.
Et c'est particulièrement vrai depuis le mandat de François Hollande, on a eu tendance à mélanger les deux. Le fait est qu'aujourd'hui ces politiques euh et ces différentes aides font qu'en fait les parents ne savent même plus à quoi ils peuvent prétendre. Il y en a aussi qui renoncent à leur droit parce qu'ils ne les connaissent pas et ça c'est proprement inacceptable. Donc l'enjeu d'aller rendre les choses simples, claires, lisibles et stable, c'est la condition aussi pour retrouver de la confiance dans l'avenir. Et c'est essentiel.
Mais il ne s'agit pas, et moi je serais extrêmement vigilante, au fait que en parallèle les familles qui en ont besoin puissent bénéficier des mécanismes sociaux nécessaires. Autre volet important de votre rapport, le logement. Vous en faites même une clé de la natalité. J'avais d'abord une question pour Gilles Pison. Est-ce que vous partagez en tant que démographe le constat que font ces deux spécialistes de l'immobilier dans les échos ? Il signe une tribune dans laquelle ils disent "Le marché immobilier français est devenu le contraceptif le plus efficace du pays. Je ne me prononcerai pas sur ce sujet. Est-ce que le logement historiquement économiquement est un frein un vrai frein ?
Non, ça a toujours été une difficulté mais depuis des temps immémoriaux je pense et ça n'a pas empêché pendant longtemps les gens de faire des enfants et il continuent à en faire d'ailleurs quand ils habitent dans des petites maisons.
Oui, mais euh c'est vrai que euh notamment pour euh le passage au premier enfant parce que on voit que autant il y a 50 ans euh tout le monde enfin on pensait que tout le monde avait un premier enfant puis après un 2uxè, c'était automatique puis maintenant euh et puis donc c'était le troisème enfant qui était un peu en question et donc les politiques familiales françaises notamment mettaient beaucoup l'accent sur le 3è enfant et et maintenant c'est vrai c'est dès le premier enfant Et la question du logement peut jouer, mais entre nous, je pense pas que ça soit le facteur principal. Alors, je je me permettais de vous poser la question.
Il y a pas un facteur principal en fait, c'est ce qu'on comprend à la lecture de votre rapport. C'est multifactoriel. Mais le logement, vous vous l'avez identifié dans dans vos dans vos auditions vraiment comme un frein majeur et la présidente complètera. On a souhaité avec la présidente lancer une consultation citoyenne. 300 témoignages de français. Il y a pas un témoignage qui nous parle pas des problématiques de logement. On fait pas d'enfant en cage, nous a-t-on dit. Une chambre en moins, c'est un enfant de moins. À Paris, à un enfant, tu campes. À deux enfants, tu décampe. Tout ça, c'est des témoignages qu'on a reçu. L'enfant est la variable d'ajustement de la crise du logement.
Aujourd'hui, on le sait, on a perdu quasiment 20 m² dans les grandes villes. 20 m². Les familles françaises ont permis 20 m². Si on veut répondre à ce désir d'enfant des Français, si on veut permettre aux Français qu' souhaitent avoir les enfants qu'ils désirent, il faut des mesures en faveur du logement. J'en formule une petite dizaine. Il faut accompagner les Français dans leur difficultés d'accès. Pré à zéro. Pré à zéro pour les familles françaises qui veulent acheter un logement. Rotation dans le parc social. Les logements sociaux de grande surface, ça doit être pour les familles. Donation pour les familles qui veulent acheter leur appartement ou leur maison.
On a un crédit d'impôt aussi pour favoriser en tout cas à travers des mécanismes de donation le soutien à l'acquisition de logement. Bref, il faut accompagner les Français dans leur difficulté d'accès au logement. Vous ne faites pas d'enfants si vous ne pouvez pas les loger dans des conditions acceptables. Mais de fait, enfin, il y a un moment donné, il y a une considération qui est aussi simple et mécanique que pas de chambre, pas de bébé. En fait, c'est pas plus compliqué que ça. Depuis euh la fin des années 80, le montant des loyers a été multiplié par 2 en moyenne et l'accession à la propriété a été multipliée par 3.
Donc de fait, ce loger est devenu beaucoup plus compliqué pour notre génération que pour celle de nos parents. Et à cela s'ajoute en plus des normes sociales et de confort qui ont sont venus s'ajouter sur le fait que on n'entasse plus quatre enfants dans de lit superposés dans une seule chambre. vous vous risquez presque d'être euh d'être poursuivi pour maltraitance et suroccupation de logement. Donc il y a il y a un énorme sujet euh auquel on doit s'attaquer en relançant effectivement le logement par un préatau zéro.
C'est une mesure qu'on partage totalement et la question de la rotation du parc social, elle est évidente, elle est elle est elle est vraiment plus que souhaitable, elle est indispensable pour permettre aux familles de pouvoir désormais bénéficier de logement adapté. Pison. Oui. Alors la le logement c'est une question qui se pose dans tous les pays du monde hein, notamment les pays avancés. Et pourtant on voit bien que ça n'explique pas totalement les différences de fécondité d'un pays à l'autre.
Vous savez que parmi les pays les plus avancés, on voit des contrastes de 1 à deux dans les taux de fécondité avec des pays bah d'Asie de l'Est comme la Corée du Sud, le Japon où le taux de fécondité est de un enfant par femme voire moins. En Europe aussi, vous aviez l'Espagne et l'Italie où le taux de fécondité est proche de un enfant. Et puis à l'autre extrémité, ben des pays comme la France où on est plutôt à 1,6 enfants, la France garde malgré cette baisse des naissances un taux de fécondité 20 à 25 % de celui supérieur à la moyenne de l'Union européenne. Et là, tous les pays ont ont les mêmes difficultés difficultés ou les mêmes conditions, hein.
Mais ça n'explique pas totalement ses écarts et pourquoi. Et quand on cherche à expliquer pourquoi en France la fécondité est plus élevée, même si elle est en baisse que en Italie, en Espagne ou que en Corée du Sud et au Japon, c'est d'autres facteurs qui rentrent en ligne de compte et c'est plutôt des facteurs sociaux, c'est des facteurs de genre. Est-ce que les femmes arrivent à concilier ou non le travail et la famille ?
Faut savoir que les jeunes générations de femmes qui ont fait des études longues, presque plus longues que leurs collègues masculins, elle vise aussi à exercer un métier, avoir une profession, à gagner le même salaire et que la fécondité est la plus basse dans les pays où les inégalités entre hommes et femmes, que ce soit au travail ou à la maison, c'est parce un facteur très important, c'est le partage des tâches entre hommes et femmes à la maison.
a beaucoup été question lors de vos auditions de du partage des tâches du on va en parler parce que une fois que l'enfant est là parce qu'il y a une fois quand il est pas encore là et puis bien une fois qu'il est là parmi les freins matériels majeurs que vous avez identifié évidemment le coût des modes de garde et alors vous demandez un plan marchal des modes de garde mais vous proposez quoi dans ce plan marchal aujourd'hui on a une difficulté de mode de garde. On a une pénurie de main d'œuvre, un perte d'attractivité des métiers de la petite enfance. Et pour faire simple, on propose parce que moi je suis attaché à l'universalité des modes de garde.
La France, elle a pas fait le choix de l'Allemagne ou de la Suède. En Allemagne et en Suède, la première année de l'enfant, c'est les parents qui restent à la maison et qui gardent leurs enfants. Nous, en France, on a choisi le modèle universel, vous le disiez tout à l'heure très bien, garde à domicile, crèche, assistante maternelle, congé parental. Et donc j'ai des propositions pour ces quatre dispositifs, ces quatre types de mode de garde par exemple. Oui. C'est parce que en fait j'ai pas raté de page. J'ai cherché, j'ai pas trouvé de chiffre sur le nombre de placents crèches alors qu'on estime qu'il en manque aujourd'hui entre 200 et 230000 pour les enfants de moins de 3 ans.
Euh vous avez pas considéré que c'était un sujet euh c'est un sujet majeur mais moi j'ai un principe en politique, c'est que je ne demande pas au français et donc je vais pas écrire dans un rapport qu'on va arriver à créer 200000 places en crèche alors qu'on n pas les personnels pour le faire.
C'est pour ça que j'ai des mesures très concrètes sur la formation des personnels de la petite enfance, sur les parcours pédagogiques, sur la revalorisation salarial, mais je ne souhaitais pas, comme ça a été fait dans d'autres rapports parlementaires, voire même parfois par le gouvernement dire de manière très autoritaire on va créer 200000 places en crèche, je préfère le dire aux français qui nous écoutent, ça ne sera pas possible. Et donc, il faut travailler sur l'ensemble des modes de garde. Par exemple, avec ce congé parental, français unifié. congé parental unifié. Concrètement, comment ça se passe le CPU ?
Bah, ça se passe qu'aujourd'hui congé maternité, congé paternité, congé de naissance, congé parental, on n'y comprend plus rien. Et vous le disiez euh vous le disiez tout à l'heure, on crée un congé unifié avec deux temps. Un temps d'accueil de l'enfant. Les premiers jours, les premiers mois de l'enfant, le père et la mère restent auprès de leur enfant parce que la naissance d'un enfant, c'est un bouleversement dans la vie des familles, c'est un bouleversement dans la vie des couples. Et puis ensuite, on a un temps d'accompagnement de l'enfant. Les quatre premiers mois, c'est 70 % du salaire et les 6 mois suivants, c'est 50 % du salaire.
Donc, c'est un congé parental beaucoup plus intéressant que celui qui existe aujourd'hui parce que c'est un mode de garde qui a été négligé. Il est totalement indigent. Dites-vous bien qu'aujourd'hui le congé parental, il est plus faible que le RSA. Hm. Mais payer à 50 % au bout de 6 mois, vous avez conscience que il y a très peu de familles aujourd'hui. Bah, il y a un loyer à payer ou ou des crédits à payer. Euh, au bout de 6 mois, être payé à 50 % de son salaire. Euh, est-ce que vous pensez que ça va inciter des des couples à Aujourd'hui, c'est RSA. Donc je pense que si on passe du niveau du RSA à la moitié du salaire, il y a effectivement après des choix au sein des familles.
Et n'oubliez pas que cette mesure de congé parental, elle elle est complémentaire à ce versement familial universel de 250 € par enfant et par mois. C'est un ensemble de mesures. Ce congé parental, il est pas exclusif du versement familial universel et des 250 € par mois et par enfant. Euh, il y a aussi le temps partiel, le droit au temps partiel opposable. On parlait du du partage du temps de travail entre au sein d'un couple. Euh le droit au temps partiel opposable, ça c'est les entreprises que vous mettez à contribution.
Je pense que globalement, si on veut réussir à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale, il va falloir qu'on embarque plus généralement les entreprises avec nous sur le sujet de la parentalité et sur le sujet des politiques familiales. On a rencontré pas mal d'entreprises lors de nos auditions et j'ai été marqué par l'une d'entre elles qui nous disait que sur le temps partiel des jeunes parents, il contribuaiit sur les droits à la retraite comme si le salarié était à 100 % de telle sorte qu'il y avait pas de pénalité pour celui qui prenait un temps partiel mais qu'en même temps on conciliait plus facilement avec les problématiques familiales.
Je pense que sur ce type de sujet, c'est fondamental d'améliorer le dialogue avec les entreprises, d'embarquer avec nous la question des syndicats professionnel et de travailler sur un label famille, sur de nouveaux critères à intégrer à la RSE pour valoriser les entreprises qui font le choix de la parentalité heureuse. C'est un sujet qui doit s'inscrire dans ce cadre-là. Je voulais revenir aussi un instant sur la question des égalités hommes-femmes. Euh de fait, il y a un énorme sujet sur les égalités euh et le maintien de la natalité. Dans les pays où la natalité se maintient, l'égalité homme-femme euh est très élevée et le le l'insertion des femmes dans milieu professionnel est élevé.
L'égalité, elle se joue sur deux tableaux. Elle se joue à la fois au niveau professionnel, mais elle se joue aussi au niveau domestique. En France, ce que je trouve très perturbant, c'est que la femme, elle perd en même temps l'égalité professionnelle et l'égalité domestique quand elle a son premier enfant. Et c'est vraiment un sujet qui est qui est crucial. La France a beaucoup investi dans ses politiques familiales et c'est ce qui nous permet encore aujourd'hui d'être largement au-dessus de la moyenne des pays européens. Mais ça n'est plus suffisant pour enrayer le décrochage actuel.
Et c'est ce qui démontre et vous l'avez très bien démontré que nos politiques familiales ne sont plus adaptées. Mais pour enrayer ce décrochage, il y a la place du père lors du congé parental qui est essentielle parce que c'est là que se portent beaucoup de nouvelles habitudes qui vont se prendre et qui vont durer dans toute la vie du couple. Et puis il y a la question effectivement professionnelle mais qui se règle aussi par le père qui prend ses congés et c'est important. Et justement, est-ce qu'il n'est pas incité à ne pas prendre ses congés puisque c'est 50 % euh du salaire en général, ce sont les paires qui gagnent euh mieux leur vie.
Donc euh c'est un peu comme le congé parental aujourd'hui dans un couple, on dit bah oui tiens, tu vas rester, bah ça va être toi parce que moi de toute façon je gagne plus que donc c'est souvent la femme qui se retrouve. On a peut-être une une divergence là avec la présidente, c'est que moi je suis attaché à la liberté d'organisation familiale et je considère aujourd'hui que comme il y a des inégalités de salaires entre le père et la mère dans les catégories les plus populaires, si on fixe d'autorité une répartition très stricte entre le père et la mère pour les congés, il y aura des familles parmi les plus populaires qui n'utiliseront pas ce congé à plein.
Et donc c'est pour ça que je suis plutôt pour la libre répartition de ce congé parental parce que encore une fois la politique familiale elle peut pas compenser d'autres politiques qui ne fonctionnent pas. La politique familiale ça peut pas être par principe une politique d'égalité homme-femme. Elle doit le prendre en compte bien entendu, mais elle peut pas remplacer une politique d'égalité salariale dans les entreprises. La présidente le disait une politique familiale, elle peut pas remplacer une politique sociale. La politique familiale, c'est pas une politique aujourd'hui de redistribution des revenus. Ça doit pas être ça la politique familiale.
La politique familiale, ça doit être une politique qui permet de répondre au désirs d'enfant des français. Et c'est important de le rappeler parce qu'à vouloir fixer trop d'objectifs à une politique publique, on a plus du tout d'efficacité et plus aucun résultat. Donc c'est important de pas perdre de vue cet objectif principal. Et puis il y a aussi l'enfant qui ne vient pas. Vous proposez dans votre rapport un plan de lutte contre l'infertilité qui touche aujourd'hui, on le rappelle, un couple sur 8. 3 millions de personnes peinent aujourd'hui à concevoir un enfant. Parmi elle, il y a Juliette qui a 37 ans qui tente d'avoir un deuxième enfant par PMA.
Après un premier parcours de 7 ans au bout duquel elle a eu, ils ont eu un premier enfant. Reportage d'Hélène Bonduel et Mathilde Boucher. Bah, ça c'est mon dossier médical mais c'est même pas la [musique] moitié en fait. Tout le reste est numérisé. J'en pouvais plus d'imprimer. Donc c'est année après année. [musique] Voilà, c'est classeur santé Juliette. Mais en fait c'est pas santé, c'est infertilité. Une fausse couche, de nombreuses complications [musique] médicales. Juliette met presque 2 ans avant d'avoir sa fille. Mais elle imagine pas que le plus dur est à venir.
Elle a [musique] 32 ans, elle souhaite un deuxième enfant et systématiquement ses grossesses s'arrêtent [musique] sans explication. On me dit que je fais partie des rares cas qui ont c, qui ont ça, qui ont ces problèmes, mais vous êtes dans une infertilité inexpliquée. Ça fait 3 ans qu'on est en parcours PMA et là on rentre vraiment dans un process, on n'y comprend rien, on se laisse porter aussi parce que on est face à des professionnels de santé. Donc allez-y, aidez-moi à faire un enfant. Et donc j'ai pas de diagnostic et puis je rentre dans une mécanique de toujours la même chose, donc des les mêmes traitements et ça fonctionne pas, ça fonctionne pas, ça fonctionne pas.
H embrillons réimplantés en 3 ans et h échecs. Juliette apprend alors qu'elle est atteinte d'endométriose et d'adénomiose. 3 ans pour avoir ce diagnostic, un parcours du combattant épuisant. On n'est pas du tout accompagné dans ces parcours là. on est très seul. Euh et donc moi j'ai un suivi psi depuis le départ parce que déjà les fausses couches c'était lourd. Donc j'ai décidé par moi-même d'aller voir une psy. Bah quand on est dans un parcours aussi lourd qu'on a pas de diagnostic qu'on comprend rien en fait au traitement. On sait pas ce qu'on se pique, on sait pas ce qu'on prend comme traitement. On sait pas si c'est notre faute ou pas notre faute.
Euh, on a besoin d'être assuré ou au moins d'échanger. Lassé de ces erances médicales avec son mari, ils choisissent alors de se tourner vers l'étranger pour poursuivre leur parcours. On a décidé de partir en Espagne parce que là-bas, il y a ce qu'on appelle le DPIA qui est l'analyse des embrayons avant qu'on les implante pour vérifier s'ils sont viables ou pas. C'est-à-dire que on va savoir sur les embryons ceux qui vont se développer ou pas se développer, ceux qui ont une anomalie chromosomique, une anomalie génétique ou pas, ce qu'on ne sait pas en France. Une inégalité sociale selon elle. Car réaliser un parcours de PMA à l'étranger coûte très cher.
Elle et son mari ont déjà dépensé 10000 €. Alors avec le collectif BAMP qui milite pour une meilleure prise en charge de l'infertilité, OK. Juliette lanc un cri d'alarme. Moi, je je voudrais dire aux députés et à tous les élus concernés qui qu'il faut passer à la vitesse supérieure parce que demain, c'est vos enfants qui seront infertiles. Demain, c'est vos enfants qui seront infertiles. Vous faites quoi pour les familles aujourd'hui qui sont dans ces parcours de PMA interminable, qui dépensent jusqu'à 10000 € aujourd'hui, qui vont en Espagne ? Moi, je suis très sensible au témoignage de de Juliette à l'instant. On a on a choisi de recevoir le collectif BAMP lors de nos auditions.
C'était franchement une audition très poignante. On a reçu un couple qui était exactement dans ce qu'elle décrit. cette errance de diagnostic depuis 7 ans, ils comprennent pas ce qui se passe. Ils sont embarqués dans un processus qui les dépasse. Ils sont mal informés, ils sont mal accompagnés et ce qu'on ne mesure pas euh c'est la douleur qui vient s'accumuler à chaque échec. Chaque échec supplémentaire, chaque FIV qui ne se concrétise pas par un test de grossesse positif, chaque fausse couche derrière et ce sont à chaque fois des plais toujours supplémentaires. Donc la question de la fertilité ne permettra pas de répondre à à au questionnement démographique qui est le nôtre aujourd'hui.
En revanche, c'est pour moi une question de dignité humaine fondamentale, de devoir moral et politique que nous nous devons de relever en cherchant des solutions. Il y a la question des moyens sur la recherche qui est fondamentale. Euh, elle en a rapidement parlé mais les errances de diagnostic sur des maladies qu'on connaît mieux aujourd'hui, telles que l'endométriose, en fait, c'est plus possible. Euh le syndrome des overs polyquistiques, ça n'est plus possible. Et la recherche doit invancer dans ces domaines-là.
Et puis il y a la question aussi de la de la prise en charge, d'améliorer la qualité de la prise en charge de ces patientes et de ces patients euh avec des fils d'attente qui ne sont plus possibles dans les centres de PMA. Ça c'est fondamental. Il y a un dernier sujet, c'est la prévention. Peut-être que vous en parlerez plus tard, mais il est important aussi que chacun d'entre nous euh soit parfaitement au clair sur les pathologies, mais aussi sur le risque euh d'avoir des maternités de plus en plus tard et le fait quand dans le rapport justement, vous parlez de renforcer la prévention et l'information. Ça veut dire quoi ? Il faut enseigner l'horloge biologique dès le collège.
Vous savez, il y a un témoignage et la présidente vient de le décrire qui m'a sans doute le plus marqué dans cette mission d'information, c'est ce couple qui nous a dit "Si nous avions su, nous aurions fait des choix différents." Et donc je considère, ils auraient essayé avant. C'était à peu près ça. Et donc ce que je propose, c'est une information. C'est pas l'État qui doit informer. Ah ben alors, vous dites ça, vous dites ça. Pardon. En ce moment même, le gouvernement est en train d'écrire une lettre. Je vous donne mon avis.
Je pense que c'est un sujet une lettre pour les personnes de 29 ans qui doit arriver cet été dans les boîtes à lettres et qui dit il est temps de réfléchir au projet ou non d'avoir un enfant vous validez ? Je pense que l'information elle doit être donnée par les gynécologues et les médecins. Moi, je propose une consultation infertilité ou fertilité. En tout cas, une consultation, on peut évoquer ces questionsl à 25 ans parce que c'est pas à l'état d'alerter les Français sur cette situation. L'état, ça vous a fait rire cette histoire de l'être ? Non parce que c'est un sujet sérieux.
C'est un drame quand des gens vous disent non mais quand des 2 secondes quand des Français vous expliquent que s'ils avaient su s'ils avaient été informés des risques d'infertilité, ils auraient fait des choix différents. On se dit que c'est notre rôle d'organiser l'information des Français. L'État il a pas à écrire au français. Il doit organiser cette information avec les professionnels de santé, avec les gynécologues, avec les médecins parce que derrière c'est des drames humains qui se jouent et qui se nouent. Un dernier mot, Gill Pison. Oui, que l'État se préoccupe de ces couples, de ces personnes qui ont des difficultés à avoir des enfants, c'est une chose, mais il faut pas en attendre.
Un relèvement de la natalité du Ils l'ont pour le coup, ils l'ont dit tous les deux. C'est pas présenté il y a 2 ans par le président comme un des deux volets de ce démographique mais là, c'est un peu une tromperie. Il faut pas en attendre du tout pour l'instant. C'est 4 % des naissances mais on a tous autour de nous on voit tous autour de nous ce phénomène d'infertilité masculine. Il faut apporter tes réponses mais ça ne va pas faire plus de naissance au total globalement. Mais c'était important d'avoir un mot aussi pour ces 3 millions de personnes qui aujourd'hui veulent un bébé et n'y arrive pas. Totalement.
Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Dans un instant, la question qui fâche pétition cause toujours. On s'interroge sur cet outil démocratique précieux mais souvent négligé par le système politique français. Nous allons en parler avec nos trois prochains invités. Avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. Laurent, ce soir, vous nous racontez comment Emmanuel Macron a peut-être trouver en fait le slogan de ces 20 prochaines années deux mots en anglais.
Oui, for sure Adeline, ces deux mots, cette expression qui veut dire en français à coup sû ou sans aucun doute qu'il a prononcé à la tribune du sommet de de Davos le mois dernier. Ce discours qui a marqué les yeux et les esprits, d'abord sur le fond avec une Europe qui résiste au coup de boutoir américain sur la forme ses lunettes bleu dont on a beaucoup parlé notamment dans l'émission et puis cette expression ce for sure pas du tout improvisé je vous le dis parce que j'ai j'ai retrouvé le discours d'Emmanuel Macron tel qu'il avait été rédigé en anglais. Regardez, preuve à l'appui, cette expression fort chour est écrite martelée à trois reprises dans le discours d'origine.
L'idée qui transparaît, que Emmanuel Macron veut faire transparaître avec ce fort chour, c'est évidemment de jouer l'efficacité et la certitude. Alors, c'est pas un tigre de langage. Je pense que c'est vraiment un acte politique. Et pour l'instant, reconnaissez Laurent que c'est surtout un buzz mondial qui fait sourire plus que réfléchir. D'ailleurs, je le reconnais, on est en plein dans la chronologie classique de l'installation d'un d'un guimic. On va en reparler. Temps 1, le temps du buzz qui est aujourd'hui absolument incontournable dans notre vie publique digitale. Regardez notamment ce qui s'est passé sur TikTok.
[musique]
J'ai laissé se dérouler l'œuvre. Sur les réseaux sociaux, les les créateurs de contenu du segment musical s'en sont emparés. Il y a quand même des centaines de millions de vues autour de ce de ce contenu. Euh ça c'est le temps 1. Le temps 2, alors l'auteur victime entre guillemets joue lui-même des détournements dont il est l'objet. On en parlait hier soir dans l'émission. Le président de la République a reçu lundi au salon Wine Paris une bouteille à l'effigie forchour. Et alors ce qui est fou c'est que cette expression forcheur est même reprise aujourd'hui par les adversaires politiques d'Emmanuel Macron. Oui.
Et ça c'est le temps 3 et c'est au fond le plus impressionnant regarder le numéro 1 socialiste Olivier Fort qui a posté ça sur Instagram.
[musique]
Alors, c'est un moment de communication politique, j'ose le dire, décisif parce que quand c'est un adversaire qui s'inspire de votre slogan, au fond, il le valide définitivement, il le récupère. Réupère. Vous parlez de slogan Laurent, mais pardon Emmanuel Macron que je sache, il est plus candidat à rien, à aucune élection, il peut pas se représenter l'année prochaine. À quoi ça sert d'avoir un slogan ? Alors, ça sert d'abord à sonner aux oreilles des citoyens les plus jeunes parce que ce qu'il a fait correspond à à un moment où il s'adresse assez spécifiquement aux nouvelles générations et à leurs parents. Interdiction au au des écrans au moins de de 15 ans.
Réflexion par exemple, on l'a encore vu il y a quelques jours sur l'influence des jeux vidéos comme vous le voyez sur ce message posté sur sur X. Ça c'est le court terme, le conjoncturel. Et puis il y a à long terme ce fortour qui est ce que j'appelle un métaslogan. C'est une expression qui colle à son auteur sur le très long terme et qui est destiné sans doute à survivre à son départ de l'Élysée. En France, le le moi président de François Hollande, c'est Annafort, est toujours resté dans les têtes. Et le Emmanuel Macron de 2017, vous vous en souvenez, avait popularisé cette expression, cette courte expression qui est devenue un gimiic, le en même temps. Regardez.
Et oui, j'ai dit en même temps
[applaudissements]
en même temps en même temps en même temps il paraît, mes amis que c'est un tic de langage mais c'est un type de langage qui voudrait dire que je ne suis pas clair, que je ne sais pas trancher. que je serai flou. Alors, vous voyez qu'il a conceptualisé ce gimic. Emmanuel Macron est entré à l'Élysée avec lui en même temps. Il en sortira avec le fort chour. Ce sont deux époques et deux tatouages politiques quand même radicalement différents qu'il a choisi d'arborer sans doute encore très longtemps. Et ça, quelle que soit sa destinée politique, mais c'est une autre histoire. Merci Laurent pour cette Ana Forcheur. Alors du coup, c'est ça. Excellent. Excellent.
[rires] Allez, on passe à la question qui fâche et j'accueille sur le plateau de chaque voix quand Aurélie trouvé bonsoir député la France insoumise de scè Saint-Denis Julien div bonsoir bonsoir député les Républiques de l'in et la constitutionnaliste Marthe Fatin Rouge Stéphanini bonsoir bonsoir et merci d'être là ce soir c'est une première dans l'histoire de la 5e République l'Assemblée nationale a débattu cet après-midi d'une pétition déposée sur son site internet, la fameuse pétition contre la loi du plomb. 2131368 signatures, faut être précis. Chaque voix compte, hein. Chaque voie compte. jusqu'à quel point le débat était un débat sans vote.
Il a eu le mérite d'exister mais il interroge sur la façon dont le politique prend en compte aujourd'hui le poids de ces pétitions. C'est Katia Guilder qui vous pose ce soir la question qui fâche. L'ordre du jour appelle le débat sur le rapport relatif à la pétition intitulée Non à la loi du plomb. C'est une première en France. La première fois qu'une pétition est débattue à l'Assemblée nationale, elle a recueilli plus de 2 millions de signatures sur le site du palais Bourbon pour demander l'abrogation de la loi du plomb. 6 mois après la promulgation de cette loi controversée, la voix des citoyens s'invite dans l'hémicycle.
À quoi on sert dans cet hémicycle si on abandonne la santé de nos enfants ? avec des millions de français, avec des dizaines de milliers de paysans aujourd'hui, nous disons qu'une autre voix est possible. Seulement voilà, à l'issue de ce débat, pas de vote, encore moins une abrogation de la loi du plomb adoptée le 8 juillet. Aux abords de l'hémicycle, des collectifs de citoyens opposés à cette loi qui réintroduit des pesticides interdits dénoncent une parodie de débat. C'est un des nit de démocratie. On n'écoute pas les citoyens, on écoute surtout l'agrobiness et la FNSA. Nous, on est là pour que quelque chose débouche quand même hein.
Bien sûr qu'on a l'impression que quelquefois on est là et que ça sert à rien parce que on porte notre voie et en fait les lois sont votées autrement. C'est ça. Ça montre l'écart qu'il y a entre une légitimité, une légalité et une espèce de légitimité élective acquise au travers d'une élection qui ne se négocie pas, qui ne se partage pas et qui laisse un peu orpheline une démocratie participative. Malgré la colère que provoque sa loi, Laurent Duplomb est revenu à la charge il y a quelques jours avec une nouvelle version de sa proposition de loi. En réponse, cette nouvelle pétition a été déposée sur le site de l'Assemblée pour interpeller [musique] directement le sénateur.
Monsieur le sénateur, la démocratie repose sur le consentement. Nous ne consentons pas à ce que notre santé soit mise en balance avec des intérêts productivistes à court terme. Quand le peuple dit non aux pesticides d'abeille, non signifie non. Alors la question qui fâche, la voici. Une pétition sert-elle vraiment à quelque chose ? Et pour bien cadrer ce débat, je vais d'abord me tourner vers vous, Marthe, Fatin Rouge, Stéphanini. Que dit le droit aujourd'hui sur les pétitions ?
Alors, le droit euh sur euh la pétition ne dit pas énormément de choses, hein, puisque les le l'encadrement des pétitions, on le trouve surtout dans les règlements d'assemblée et donc euh ce sont les les assemblées qui elles-mêmes ont défini finalement le cadre de de de l'exercice de ce droit. Donc euh on trouve rien dans la Constitution à ce propos et euh les assemblées ont pu faire évoluer le droit de pétition avec le temps. Donc en en faisant une pétition pendant très longtemps individuelle qui est devenue une possibilité de pétition collective assez récemment puisque ça date de 2019-2020. Oui, c'est post gilets jaunes. Voilà.
et et peut-être effectivement qu'il y a un lien directement avec la la demande des gilets jaunes à l'époque d'avoir un référendum d'initiative citoyennes. Il y a pas eu de réponse euh de réforme constitutionnelle qui qui l'a permis mais il y a eu cette modification euh dans chacun des règlements des assemblées qui est allé de paire avec une volonté aussi de modernisation de ce droit de pétition qui était allé comment dire qui qui commençait à tomber en désuettel en tout cas. Oui, c'est ça.
Donc après les gilets jaunes, l'Assemblée nationale a prévu donc un seuil de 500000 signatures pour qu'une pétition soit examinée par une commission de députés qui garde le pouvoir d'ouvrir ou non un débat ensuite dans l'hémicycle. Et le Sénat, lui, il suffit de de 100000 signatures recueillies. Aurélie trouvé, quel regard vous portez sur d'abord bah sur l'incroyable succès de la pétition contre la loi du plomb ? disait 2100000 signatures en quelques semaines au mois de juillet dernier.
ben un grand sursaut populaire hein, parce qu'il faut comprendre que c'est 2,1 million de personnes qui en plein milieu de l'été par l'initiative d'une étudiante eth ben vont sur le site France Connect et signent la pétition et ils disent en fait nous n'acceptons pas que soit sacrifié la santé et particulièrement la santé des enfants et le vivant parce que je rappelle que la loi du plomb c'est la volonté de réautoriser l'acétamyride des pesticides qui sont neurotoxiques qui passent la barrière plein terre qui sont retrou trouvé dans les urines des femmes enceintes et qui attaquent le cerveau des enfants potentiellement.
Que aujourd'hui sur l'accétamiprine, aucune étude sérieuse ne prouve Ah bon ? Non. Ben dis-moi laquelle. Alors d'accord, je vais vous répondre en fait et je suis même choquée par votre affirmation. 21 sociétés savante et médicales dont la société de cancérologie, la société d'endocrinologie, la société de pédiatrie. Oui, je vais vous le dire. l'ordre des médecins lui-même. D'accord ? La Ligue Nationale contre le cancer. Tout tout cela ont écrit des tribunes, ont écrit une pétition aussi pour dire non à la loi du plomb parce que la cétamipride comporte des risques élevés de neurotexicité, de malformation du cerveau des enfants, d'attaque du développement. Vous parlez de tribune ?
Moi, je vous parle de d'études scientifiques. Ah mais avec des chiffres, avec des seuils. Alors, excusez-moi, le conseil scientifique du CNRS, je sais pas si vous savez c'est de la science. C'est même la plus grande institution scientifique de France. Donc, quand vous avez le conseil scientifique du SNRS qui dit cela, je peux vous assurer que c'est beaucoup. Pour ma part, j'ai été 25 ans scientifique avant d'être député, hein. Je suis passé par l'INRA, par l'université. Donc je sais reconnaître quand il y a une loi et qu'il y a les plus hautes institutions scientifiques qui s'opposent à une loi, ben je peux vous dire qu'il se passe quelque chose dans ce pays.
Et fort heureusement, les scientifiques et les médecins ont lancé l'alerte. L'ordre des médecins, vous savez que je crois que ça n'est jamais arrivé que l'ordre des médecins prenne une position contre une loi. Vous croyez qu'ils le font ? Pourquoi ? Hier encore, j'ai organisé un colloque où il y avait une professeur de toxicité moléculaire et qui nous a dit à quel point à la fois l'acétamypride et tous les néonicotnoïdes ont comporte un risque de neurotoxicité extrêmement élevé qui demande un principe de prévention. Juste juste c'était quand même pour le dire. Voilà, je c'est pas un débat sur la pride, c'est un débat sur le poids d'une pétition.
Mais mais parce qu'encore non, vous m'entendez dire ça parce que moi je je cherché des faits scientifiques, j'ai cherché des des j'ai cherché des études euh qui fixent qui qui disent précisément "Oui, la cétamipride est un cancérigène avér." Ben si vous voulez, j'ai une liste d'à peu près 50 articles scientifiques qui disent et croyez-vous quoi que si le conseil scientifique du CNRS prend la responsabilité de s'opposer à la loi du plan, ils le font comme ça ? Vous savez ce que c'est d'être scientifique et d'avoir des articles scientifiques dans des dans des revues académiques ?
de prendre la responsabilité en tant que conseil scientifique de dire non à cette loi et ben je peux vous dire qu'ils ont toutes les études systémiques qui prouvent que oui, il y a un très fort risque de neurotex. Pour revenir à la pétition, est-ce que cette pétition et ces 2 millions de signataires, elle ne révèle pas pour vous aussi une crise de représentation ? C'est-à-dire que d'une certaine façon, ce que nous disent les signataires, c'est que vous n'avez pas fait le job.
Alors nous on a fait autant que possible le job mais c'est l'assemblée nationale oui bah je le dis parce que on a été une partie les myiques quand même c'est-à-dire hors enfin il y a eu un un arc de la macronie à l'extrême droite qui a soutenu cette loi du plan. Nous on a fait tout notre possible pour alerter et je veux dire que ça a été pour moi une bouffée d'air en plein mois de juillet. Oui, cette pétition faisait très chaud et quand j'ai vu qu'on était pas quand même quelques qu'on était pas quelques dizaines dans des association dans l'hémicycle à se battre mais qu'en fait il y avait des millions de personnes qui se battaient contre cela.
Oui, ça a été une bouffée d'air je vous avoue 2 millions. Voilà 21000 qui l'ont signé derrière vous pouvez peut-être faire l'hypothèse qu'il y a pas que 2100000 personnes qui en fait s'y opposent. Même question Julien Dive, que vous inspire cette pétition contre la loi du plomb ? D'abord, il y a un effet déceptif actuellement parce que une pétition euh telle qu'elle a été signée, effectivement, il y a une démarche à mener, hein, il faut se connecter sur France Connect et cetera et ainsi ainsi de suite sur le site de l'Assemblée nationale sur le site de l'Assemblée. Il y une démarche.
Donc il y a un effet déceptif à la fin parce que je pense qu'un citoyen lorsqu'il vient à s'engager et à signer une pétition quel qu'elle soit euh s'attend notamment quand c'est le cas de figure de celui d'une pétition qui est issue de l'Assemblée nationale s'attendre à ce qu'il y a du concret derrière et à l'inverse celles et ceux qui étaient pour cette mesure cette loi euh en tout cas l'article pardon parce que je voudrais quand même préciser les choses caricature la loi en tant que telle. Il s'agit d'un article qui parle de la 7 m pride, le reste parle d'autres sujets, y compris des mesures qui vont dans le sens de l'environnement. Ça a pas été évoqué, mais c'est bien de le rappeler.
Euh et je pourrais détailler, mais je pense qu'on n'est pas sur ce sujet-là. Euh et cet article en question a été censuré par la par la le Conseil constitutionnel. De fait, il y a même plus de sujet en fait. Il y a même plus de sujet. Mais bon, on arrive à l'issue de ces de cette pétition à un débat où un on va pas réautoriser la stépriite pour ceux qui sont favorables à la au phyosanitair, en tout cas pas favorable en tant que tel, mais favorable à l'utilisation pour leur production parce qu'ils sont en situation d'impasse et de l'autre côté on va pas définitivement l'interdire pour celles et ceux qui sont opposés.
Donc on se retrouve avec deux publics totalement opposés sur cette question qui a été une fois de plus montée en épingle. Euh vous n'avez pas passé mon passage euh de la tribune tout à l'heure, mais j'ai lu les mails qu'on recevait de menaces euh nous députés euh les menaces et les intimidations qu'on a reçu. C'est aussi la traduction de ce qui s'est passé dans ce débat où il y a eu une mise en en en monté en épingle de ce débat qui nous a amené à la fois de la violence qui a produit de la violence al verbale certes, mais la violence y compris des permanences. Je je n'ai pas une personne. Les permanences qui ont été touchées et cetera.
Des deux côtés hein, encore une fois je ne distingue pas les défenseurs du texte et les opposant au texte. Donc on a monté en épingle et forcément quand on monte en épingle un sujet aussi éruptif que la question des pesticides parce que c'est un sujet qui force difficile mais oui mais vous mettez pesticides et vous demandez vous êtes pour ou contre. Ben je je connais le résultat si on n'explique pas euh la et qu'on ne compare pas et qu'on ne démontre pas que aujourd'hui on a euh des solutions pires euh et qu'on consomme des choses pires euh et qu'on met pas un peu de raison et un peu de science de fait c'est c'est très facile à traduire. Donc vous avez un sujet éruptif, un débat violent.
Ouais. Et un outil s'appelle la pétition que chacune et chacun a voulu prendre comme un moment d'expression. Mais à la fin des fins, je suis comme beaucoup désolé de dire que malheureusement ça n'a pas d'effet qui se traduira par ou bien une décision. Non, je suis pas frustré du tout. [rires] C'est pas moi. C'est c'est celles et ceux qui ont signé la pétition et celles et ceux qui qui étaient hostiles. Maintenant, le sujet il est plus là. Le sujet c'est on a éprouvé l'exercice aujourd'hui. Euh on peut se poser la question lors d'une prochaine réforme constitutionnelle de la pertinence de ce type de pétition et de l'effet législatif qu'elle pourrait avoir.
Laurent je vais juste un peu plus loin encore que ce que vous décrivez. Au fond ce qui s'est passé c'est un vote légitime parce que France connecte et cetera de la part de millions de français. Pourquoi vous profitez pas de ce qui s'est passé pour instaurer le vote électronique dans ce pays ? Quelement vote électronique ? électronique aux élections. Ah, aux élections quelle qu'ell soit. Mais on peut tester hein. Moi je suis pas je suis pas hostile au vote papier enfin enfin au vote électronique ou favorable au vote papier. C'est pas mon mon point. Ça se pratique dans d'autres pays. Aux États-Unis. Bon, il y a aussi il y a aussi eu des dérives.
He mais d'accord mais là on a quelque chose de très moderne qui suscite de l'engouement et puis au moment des élections urne et ouais c'est vrai c'est vrai. C'est vrai. Je suis d'accord. Après mais vous n'en parlez jamais donc c'est pour ça que je me permets de vous poser la question. Peut-être parce que c'est nouveau. Marinou Stéphanie, on le disait, c'est la première fois que une pétition déclenchait un débat à l'Assemblée nationale.
Donc est-ce que en la matière on est novice et qu'on apprend en marchant et que peut-être demain, il se trouve qu'il y a la niche parlementaire des écologistes qui ont prévu de de de présenter une proposition de loi pour instaurer le référendum d'initiative citoyenne délibératif. Hm hm. C'est ça. On avance tout doucement. Alors tout à fait. En fait, c'est c'est une évolution euh qui est timide, hein, de notre système parce qu'on reste dans la démocratie représentative pure. Là, on n' pas de droit d'initiative populaire en France, ça n'existe pas. Alors que on est entouré de pays qui dispose de ce droit.
En Europe, sur les 27 pays de l'Union européenne, on a 17 pays qui ne serait-ce qu'au niveau national dispose du droit d'initiative populaire. Nous, on a ce droit de pétition collective qui est arrivé un petit peu sur le tard et qui a été une transformation, comme je vous le disais tout à l'heure, des assemblées qui fait écho aussi au fait que beaucoup de de de citoyens passent par les réseaux sociaux aussi pour pour faire entendre leur voix. Donc voilà, on a on a des pétitions aussi à côté qui sont libres et qui comment dire qui qui ne sont pas forcément portés, qui ne sont pas forcément encadrés.
On l' vu en septembre avec la pétition de Philippe Deviler pour un référendum sur l'immigration. Voilà. Là par exemple sur ce type de pété par la plateforme de l'Assemblée nationale ou du sénat sur ce type de pétition là il y a pas de de modalité pour passer par France connect pour par exempleer les les signatures. Là on est dans un dispositif là qui a évolué sur les pétitions Sénat et Assemblée nationale qui donne en fait voilà un la possibilité pour les les citoyens de s'exprimer de manière un peu plus collective mais pour l'instant les effets sont très limités.
On est au degré comment dire sur sur la première étape en fait d'une d'une initiative des citoyens mais c'est pas encore une initiative populaire encadrée comme on peut le trouver à l'étranger. Et en même temps et je vais vous poser la question à tous les deux. Si demain il y a une pétition qui rassemble plus de 2 millions de personnes qui réclament le rétablissement de la peine de mort, on fait quoi ? C'est une question légitime ce que vous venez de poser. C'est une question légitime. On a notre avis nous personnel en tant que député et en tant qu'individu et sans doute autour de ce plateau, vous avez aussi un avis sur la question.
Mais ce que vous posez comme question est légitime et vrai et est vrai. Et qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que si on a 2 millions de personnes qui signent une pétition qui représente donc euh euh 5 % du corps électoral des Français ou 4% à 4 % ? Ouais. 4 5 % euh est-ce qu'ils sont euh plus légitimes que l'ensemble des électeurs à faire évoluer le droit sur cette question et sur d'autres questions ? C'est le vrai sujet mais c'est du coup la question que pose aussi la pétition sur la loi du PE. Tout à fait.
Mais moi je voudrais quand même revenir parce que j'étais rapporteur he pour cette pétition parlementaire et en fait on va faire le point d'ailleurs sur voilà avec le président de commission la présidente de l'Assemblée nationale sur cette procédure. Bon je je veux juste dire qu'on est quand même très loin du référendum initiative citoyenne notamment parce qu'il y a pas de vote. Voilà on va se le dire même dans l'hémicy qu'il y avait pas beaucoup de députés. Euh et donc moi je trouve que ça interroge. On aurait pu avoir par exemple envisager qu'il y a une proposition de résolution liée à la pétition.
Je dis juste que on peut aller plus loin pour faire en sorte que ça débouche par exemple sur un vote. Oui. Non cette pétition. Par contre, ce que je veux dire, c'est que un ça a permis enfin un débat en émissique.
Alors, je sais qu'on a le débat avec le collectif, mais moi je considère qu'il y a une motion de rug dévoyé qui a confisqué le débat en hémicycle et qui a été utilisé notamment, je je vous fais pas le je te fais pas le euh le le procès, mais ça a permis quand même à la Macronie, enfin à EPR tout ça, de bah de ne pas trop montrer leur divergence parce qu'en réalité, il y a eu des des collègues courageux du bloc macroniste, quelques-uns, qui se sont opposés et qui d'ailleurs ont vu leur permanence dévastée notamment. Bon, mais ça a permis aussi de faire des auditions qui avaient jamais été faites.
C'est c'est dingue parce que cette proposition de loi du plomb avec tous les risques que ça a pour la santé, il y avait eu aucune audition du monde de la santé. Pas vrai ? Non, pas du monde de la santé. Le ministère non pas bah non, pas du ministère de la santé. Pas le ministère, mais les le monde de la santé est auditionné. Ah oui, et qui il y avait eu des visos qui avaient été faites par le CNRS scientifiqu et scientifiques de la santé.
Oui oui oui oui sur préconisation de madame bateau et je profose de vérifier et de vous donner la réponse demain l'udition [rires] juste finir sur une chose parce que il a été dit voilà le le fait que le débat était électrisé moi j'étais je pense que dans ce cas-là les ministres c'est important qu'il gardent leur sfroid moi tout à l'heure j'entendais une ministre de l'agriculture qui nous a reproché à nous alors qu'elle a découvert l'agriculture il y a 1 an de venir ministre qui nous a reproché à nous de ne pas parler éviter d'attaquer des gens qui sont pas là pour vous répondre oui bah Je je le dis voilà, ça fait 20.
Ouais, mais alors attendez de dire ça à des agriculteurs parce qu'on a tous des agriculteurs dans tous nos groupes politiques dans nos familles de et dans nos familles. De dire ça à des agriculteurs députés, à des gens comme moi qui travaillent depuis 25 ans sur l'agriculture, je vous avoue bah ça peut pas calmer le débat quoi. Voilà, je vous propose de rester là tous les trois calmement. C'est Bourbon Express tout de suite. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Thboc. On est en retard. Alors, bonsoir Thiba. le procès en app de Mar et du Rassemblement national. Oui, avec un clap de fin. regarder ces images. C'est aujourd'hui le dernier jour du procès.
Les dernières heures pour Marine Le Pen à repenter les couloirs de la cour d'appel de Paris à faire face au juges dans la salle de la première chambre civile. La présidente du groupe RN à l'Assemblée a assisté au plaidoiries de ses avocats. Dernier acte de ces 4 semaines d'audience place désormais un long silence celui du temps de la décision judiciaire. Le verdict est attendu le 7 juillet. On l'a appris ce soir. On continue avec un député interdit de territoire américain. Oui, il s'agit du député Éric Botorel, député ensemble pour la République des côtes d'armor.
Information de nos confrères du canard enchaîné qui explique que Washington lui reproche d'avoir alerté le parquet de Paris au sujet de certaines pratiques du réseau social X propriété de Elon Musk. Alors, nous avons joint le député pour en savoir plus. Hm hm. Il explique qu'il devait se rendre à Washington dans le cadre d'une délégation parlementaire. En tant que parlementaire, premier signal, il a eu du mal à avoir son visa. Mais c'est surtout l'attitude de la Maison Blanche qui lui a mis la puce à l'oreille de sa délégation. Il s'est retrouvé le seul à ne pas voir sa demande d'accréditation validée par l'administration Trump. Son interlocuteur lui a déconseillé d'insister.
résultat, il a de lui-même renoncer à son voyage car pour lui le signal était clair. Écoutez, curieusement, pas de possibilité pour moi d'accéder à à la Maison Blanche. Et après quand on évoque le sujet avec différents services ici, on m'encourage plutôt à ne pas me rendre aux États-Unis, considérant que c'est un un signe avantcourant de quelque chose qui pourrait rendre compliqué le le déplacement. Donc c'est ce que tout le monde a en tête par rapport notamment à X et et Elon Musk et voilà le raccourci il est vite fait on le comprend. Voilà un signal de bannissement qui intervient après plusieurs autres.
L'administration Trump a ainsi interdit de territoire l'ancien commissaire Thierry Breton notamment cette fois très officiellement. On en vient à ce club de députés qui fait parler de lui. Oui. Si je vous dis Solferino, à quoi pensez-vous ? C'est l'adresse de l'ancienne adresse du Parti socialiste. Non, exactement.
qui s'appelle aussi et on trouve pas que des socialistes figurez-vous c'est même là qu' a été lancé un club de députés macroniste tendance a droite son nom donc Solferino mais attention là c'est Solferi Tir non Solferino non au gauchisme non au laxisme en somme pas du tout le même esprit si je vous raconte cela, c'est que ce petit groupe a fait parler de lui ce matin en commission des lois le député Macroni Charles Rodwell principale figure de ce club a défendu une proposition de loi pour renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. Un texte qui prévoit notamment d'allonger les délais de rétention administrative à 210 jours.
Une mesure votée en juillet 2025 mais censurée par le Conseil constitutionnel. Sujet sensible. Donc oui et c'est là que j'en reviens à notre club. Ce texte n'est pas évident à faire passer pour des raisons juridiques mais aussi politiques. Et notre club a donc fait du lobbying notamment auprès du premier ministre. résultat. Écoutez ce qu'a annoncé la vice-présidente de la commission des lois ce matin. Le gouvernement a indiqué qu'il comptait inscrire ce texte à l'ordre du jour gouvernemental et a déclenché une procédure accélérée. On termine par le trombinoscope Adeline. Ah mais oui, c'est le c'est le prix du trombinoscope qui est remis ce soir. Oui.
Cérémonie à l'Assemblée nationale de remise des prix du trombinoscope. Tradition depuis 1992. Euh la distinction vient récompenser les personnalités politiques de l'année sous le haut patronage, vous le voyez, de la présidente de l'Assemblée nationale, il y a El Brand Piv. Alors, ce sont un peu les Oscars de la vie politique française avec moins de paillettes certes et en plus Danel, mais ça dit quelque chose politiquement. Regardez le palmarès personnalité politique de l'année. Sébastien Lecnu, le premier ministre ministre de l'année. Amélie de Montchalin, ministre des comptes publics, député de l'année. Olivier Fort premier secrétaire du du Parti socialiste. Qu'est-ce que ça dit ?
C'est la victoire de l'esprit de compromis hein. C'est c'est pas le sacre du printemps mais de l'hiver, du budget, des obstacles surmontés, de l'esprit de responsabilité. Tout le monde n'est pas convaincu sur le sur le plateau. En effet, voilà. Et ben c'est merci merci à tous les trois d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Fier et Laurent et merci Thbo. Merci à vous de nous avoir suivi cette émission et rediffusé tout à l'heure à 23h30 et vous la retrouvez aussi en [musique] replay sur lcp.fr. Je vous souhaite une excellente soirée. Je vous dis à demain en direct à 19h30.
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