"L'interview de Philippe de Villiers" à la Une du JDNews
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %
Questions et réponses
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Bonjour Jules Torres. Bonjour Alexandre, bonjour Marion.
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A la une du JD News, votre interview de Philippe Devilliers qui rebondit sur sa pétition pour un référendum sur l'immigration.
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Elle approche les 2 millions de signatures. Philippe Devilliers annonce un rassemblement pour peser sur la classe politique.
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Philippe Devilliers prévient que la pétition n'est qu'un point de départ.
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Il avertit que si les citoyens ne sont pas entendus, la France pourrait connaître une étape anglaise comme à Londres.
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Pour lui, le pouvoir commet une faute grave en parlant de signatures truquées ou de robots.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Philippe DevilliersFait
« la pétition pour un référendum sur l'immigration n'est qu'un point de départ »
- 0:50Philippe DevilliersFait
« si les citoyens ne sont pas entendus, la France pourrait connaître une étape anglaise comme à Londres »
- 1:10Philippe DevilliersFait
« le pouvoir commet une faute grave en parlant de signatures truquées ou de robots »
- 2:10Philippe DevilliersFait
« 2005 reste une plaie vive »
- 2:30Philippe DevilliersFait
« Le nom des Français au traité constitutionnel européen, bafoué quelques mois plus tard par un oui parlementaire »
- 2:30Philippe DevilliersFait
« Philippe Devilliers parle même d'un hold-up démocratique »
- 2:50Philippe DevilliersFait
« Depuis, plus aucun grand référendum n'a été organisé »
- 3:10Philippe DevilliersFait
« Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, tous ont promis plus de démocratie directe, mais tous ont reculé »
- 3:30Philippe DevilliersFait
« La peur s'est renforcée, notamment après le Brexit, perçue comme une décision irrationnelle »
- 4:10Philippe DevilliersFait
« La pétition de Philippe Devilliers ravive ce souvenir chez les Français en appelant à consulter sur l'immigration »
- 4:50Philippe DevilliersFait
« La Constitution interdirait un tel référendum »
- 5:10Philippe DevilliersFait
« L'article 11 permet de consulter les Français sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes économiques et sociales. L'immigration touche à tous ces domaines »
- 5:30Philippe DevilliersFait
« Le véritable blocage, il est ailleurs, il est dans le verdict populaire »
- 5:50Philippe DevilliersFait
« Plus le pouvoir esquive, plus il prend le risque de voir la colère quitter les urnes pour descendre dans la rue »
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5h10 sur Europe 1, Alexandre Lemaire. La une du JD News, nouveau numéro en kiosque aujourd'hui. Bonjour Jules Torres.
Bonjour Alexandre, bonjour Marion. A la une du JD News, votre interview de Philippe Devilliers qui rebondit sur sa pétition pour un référendum sur l'immigration. Elle approche les 2 millions de signatures.
Philippe Devilliers annonce un rassemblement pour peser sur la classe politique. Oui, Philippe Devilliers ne compte pas en rester là. Dans cette interview exclusive au JD News, il prévient la pétition pour un référendum sur l'immigration n'est qu'un point de départ.
L'étape suivante, dit-il, n'appartient plus à l'initiateur mais au peuple. Il avertit Philippe Devilliers, si les citoyens ne sont pas entendus, la France pourrait connaître une étape anglaise comme à Londres par exemple où une marée humaine a récemment envahi les rues. Pour lui, le pouvoir commet une faute grave en parlant de signatures truquées ou de robots.
Le peuple n'aime pas qu'on méprise ses colères, insiste-t-il, avec une conviction. La question migratoire, longtemps taboue, s'impose désormais au cœur du débat national. Devilliers dans le JD News que cette colère dont vous parlez plongerait ses racines dans un vieux traumatisme politique.
Oui, 2005, 2005 reste une plaie vive. Le nom des Français au traité constitutionnel européen, bafoué quelques mois plus tard par un oui parlementaire et qui a laissé une trace indélébile. Philippe Devilliers parle même d'un hold-up démocratique.
Depuis, plus aucun grand référendum n'a été organisé. La Ve République, pourtant conçue par le général de Gaulle pour donner la parole au peuple, s'est désormais figé. Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, tous ont promis plus de démocratie directe, mais tous ont reculé.
La peur s'est renforcée, notamment après le Brexit, perçue comme une décision irrationnelle. Résultat, un verrouillage démocratique qui nourrit la défiance. La pétition de Philippe Devilliers ravive ce souvenir chez les Français en appelant à consulter sur l'immigration.
Cela révèle une fracture profonde, celle d'un peuple qui se sent trahi face à des dirigeants qui craignent sa réponse. C'est un petit peu comme les gilets jaunes avant elle, elle lance un défi simple au pouvoir, oser poser la question. Du point de vue de la Constitution, est-ce qu'il y a des obstacles à un référendum sur l'immigration ?
Oui, on l'entend souvent, c'est l'argument favori, vous savez, des gouvernants. La Constitution interdirait un tel référendum. En réalité, c'est faux, répondent plusieurs juristes et constitutionnalistes.
L'article 11 permet de consulter les Français sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes économiques et sociales. L'immigration touche à tous ces domaines. Et si le doute subdiste, il y a encore l'article 89 qui permet une révision constitutionnelle.
Souvenez-vous, le général de Gaulle lui-même avait élargi le champ de l'article 11 en 1961 et 62 sans être censuré par le Conseil constitutionnel. Le véritable blocage, il est ailleurs, il est dans le verdict populaire. Depuis 20 ans, aucun président n'a osé actionner cette arme car un référendum, surtout sur l'immigration, c'est courir le risque d'un désaveu frontal, là où le nœud du problème, c'est-à-dire que l'obstacle, il n'est pas forcément juridique, c'est un courage politique qu'il manque aujourd'hui à notre classe politique.
Et plus le pouvoir esquive, plus il prend le risque de voir la colère quitter les urnes pour descendre dans la rue. Évidemment, tous ces éléments sont à retrouver dès aujourd'hui dans le JD News. Jules Torres, à la une du JD News, effectivement, votre interview de Philippe Devilliers dans la pétition pour un référendum sur l'immigration approche les 2 millions de signatures.
Philippe de Villiers