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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 septembre 2026 19 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & élections

"Gabriel Attal est très agressif avec Édouard Philippe" sur certains sujets, estime Yaël Goosz

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Attaque 80 %Défensif 20 %

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Alors oui, il y a un match, il y a un match qui est lié à la la proximité de la présidentielle. Il n'y aura qu'un candidat du centre à la présidentielle l'année prochaine. On en est bien sûr.

La P venante en mangeant. Alors, on peut nuancer. Moi, je pense qu'en fait, si vous voulez, c'est très simple.

À partir du moment où vous avez un camp qui est persuadé qu'il ne peut pas gagner, qu'il ne gagnera pas, vous aurez une multiplication des candidats et ils se maintiendront tous potentiellement. Parce qu'en réalité ce qui obsède la classe politique, nous on parle on parle on parle de la présidentielle sans arrêt. Ce qui obsède toute la classe politique aujourd'hui, c'est pas la présidentielle, c'est la près, c'est la législative et la survie des partis en fait.

Parce que le financement des partis politiques, je le rappelle en France, le financement public des partis politiques, il se fait sur les résultats législatives. Donc leur enjeu de survie à tous, à droite, à gauche, au centre, partout, c'est législative. Et donc la problématique c'est de savoir en dans quelle dans quelle mesure ils seront capables d'aligner suffisamment de candidats, d'avoir des résultats et cetera, des voix, délire des des députés au futur législative anticipé.

C'est ça leur vraie obsession en coulisse et c'est ce qui conditionne aussi tous les débats autour entre eux autour de la présidentielle. Donc je je excusez-moi, je je fais cette discion pour pour vous pour vous expliquer que le vrai problème pour eux aujourd'hui donc ce que je disais si ils ont la conviction que de toute façon ils peuvent pas gagner alors ils auront la tentation d'aligner des candidats à leur couleur au à la présidentielle parce que c'est une façon de préparer les législatives qui suivront et d'essayer de sauver les meubles. Si il y a la possibilité d'avoir une victoire pour un camp ou un autre, alors le ce qui va se passer que ils feront forcément alliance et ils feront alliance en essayant de négocier le mieux possible les conditions dégislatives qui suivront après la présidentielle.

Et c'est ça en fait que font Gabriel Atal et Édouard Philippe. Le problème de Gabriel Atal, c'est qu'il est en retard sur les sondages par rapport à Édard Philippe et que son besoin aujourd'hui c'est d'exister, c'est de remonter, non pas éventuellement pour être candidat l'année prochaine. Moi, je pense que la logique au moment où on se parle, c'est plutôt que Gabriel Atal s'efface derrière Édouard Philippe.

Et ça sa problématique, c'est de remonter suffisamment fort dans les sondages, d'occuper de marquer des points pour pouvoir être en position peut-être pas de force mais en bonne position pour négocier des circonscriptions prenables ou législatives qui suivront et cetera. Et c'est ça qui se joue en en coulisse et ce qui explique qu'ils sont sans arrêt en train de se tenir par la barbichette. Sur le fond, ils sont ils sont à part quelques points précis sur le fond, ils sont d'accord sur l'essentiel.

Il y a c'est vrai qu'aujourd'hui dans les sondages Édouard Philippe est devant hein, il est 2e derrière Marine Le Pen avec 17 % des intentions de vote au premier tour. C'est lui qui est le mieux placé. Néanmoins, on a beaucoup dit avec les disparitions d'Édouard Baladur que le vainqueur du mois de septembre n'était pas celui du mois de mai.

Euh et est-ce que Gabriel Latal ne vous bah on a l'impression qu'il y a une petite dynamique. Beaucoup font remarquer que lors de l'université d'été du MEDF, il a marqué des points. Il a en tous les cas davantage convaincu visiblement le patronat que Édouard Philippe.

Est-ce que le match n'est pas plus ouvert qu'il n'y paraît entre ces deux ? Alors, se faire applaudir par les patrons pour la présidentielle, je sais pas si c'est un un atout, un gros atout, attention hein, ça donne une crédibilité économique. Ça veut pas don ça donne pas forcément des voix derrière euh des Français.

Euh il n'y a que euh la moitié des présidentiels des seconds tours qui ont été anticipés par les sondeurs depuis 1958. Faut se rendre compte de ça sans une fois une fois sur deux en cette période là une fois sur deux les sondeurs n'ont pas vu quel serait le match finaler donc évidemment ça rend humble et nous avec puisqu'il ne faut pas devancer la photo finish pour ce qui est de Atal et Philippe ce qui est très compliqué ce qui est un jeu dangereux c'est qu'il n'y a pas de procédure pour que s'arrête l'affrontement et je mets dans l'affrontement aussi Bruno Retaillot c'est un c'est une situation à 3 où aujourd'hui Bruno Rotaillot effectivement entre dans la zone rouge dans les sondages si on se fit à eux ce ne sont que des sondages puisqu'en dessous de 5 % d'intention de vote vous savez que les banques refuseront de vous prêter parce que l'État ne rembourse pas les frais de campagne. Et en dessous de 5 % Valérie PC avait pris son risque à l'époque elle avait gagé sa maison de mémoire pour elle a pas eu les et elle a pas eu les c donc c'était assez courageux Bruno Rota il embarque les républicains où ce qu'il en reste.

Dans les couloirs DLR, la question qui se pose, c'est quand on est à 67, c'est le cas dans certains sondages, est-ce que ça vaut la peine de continuer les frais ? À ce moment-là, où est-ce qu'ira Bruno Rota ? Probablement qu'il y aura un deal à un moment donné avec Édouard Philippe.

Mais à ce moment-là, que fait Gabriel Atal ? Si il y a la reconstitution quelque part de cette UMP, même si Édouard Philippe s'en défend, donc LR Horizon, qu'est-ce qui se passe pour le bloc central pour le pour le pour Renaissance héritier du macronisme qui veut dépasser l'éclivage gauche- droite et ne pas rentrer dans ses logiques anciennes ? Vous entendez comment Gabriel Natal est très agressif sur ces questions là avec Édouard Philippe, c'était le cas la foire de Chalon en Champagne où il a dit il recycle des vieux, il fait du vieux du de la vieille politique.

L'UMP c'est il en a été l'un des cfondateurs, Édouard Philippe le premier directeur général. Et il paraît que les conseillers de chacun vous appellent alors surtout de Gabriel Atal vous appelle en offre pour balancer des vacheries. Oui.

Euh en disant "Mais tu me cites pas mais euh mais c'est pour ça que c'est un jeu dangereux. Je vous confirme parce que à quel moment ça s'arrête ? Là, vous avez on va avoir la primaire social-démocrate dans un espace plus restreint là avec place publique et les socialistes.

Là, il y a au moins une procédure organisée avec un un premier tour, un deuxième tour et à la fin un vainqueur ou un vaincu si ça se passe pas bien et que François Hollande revient. Mais là, au moins il y a une procédure entre LR, horizon et Renaissance quand s'arrête les frais. Alors, on a un Gabriel Atal qui aujourd'hui domine un peu les un Edward Philippe qui domine un peu les sondages et donc qui ne veut pas rentrer dans cette joute et qui ne répond plus à Gabriel Atal lorsqu'il est agressé.

Mais combien de temps ça va tenir comme ça ? Et puis ça va lasser hein nécessairement et inquiéter les électeurs du centre et de la droite. John Christopher Roland, comment est-ce que vous voyez cette présidentielle ?

On est à 8 mois. Le jeu reste plus ouvert que jamais. Oui.

Euh je d'abord je souscris aux analyses heffectivement il y a une survie des parties derrière he qui se joue au moment des des législatives. Donc effectivement il y a un jeu d'urti socialiste comme les républicains. Ces deux grands partis de gouvernement de la 5e République ne pas aligné de candidats au nom. euh de l'arithmétique.

Alors, c'est un peu la différence avec 1995, c'est que d'abord rétrospectivement, alors c'est très facile d'avoir ce jugement aujourd'hui, mais le duel fratricide entre Édouard Baladur et Jacques Chirac, il se fait dans un contexte où le Parti socialiste est en dégringolade, 14 années de de Mitteran, personne s'imagine en plus à ce moment-là à Le Pen au 2e tour. C'est absolument inenvisageable à ce moment-là. 7 ans plus tard, les choses seront différentes.

Donc même si c'était affronté au 2è tour si vous voulez, bon ça aurait scindé un parti qui est déjà scindé hein à la fois sur les les questions économiques ou une droite plus sociale. Mais si vous voulez pour que aujourd'hui on se dise quand même que pour ce qui fait finalement le maintien d'une candidature, c'est l'état des sondage à l'instant t, ça en dit quand même long sur là aussi he l'affissement des socles idéologiques des partis parce que ça sera trop tard la primaire pour certains parce que leur code va s'affaisser, ça sera trop tôt pour d'autres et ça c'est ce que pense je pense Gabriel Atal, c'est que si on arrête les compteurs aujourd'hui, il est il est moins bien parti. Le frémissement de Jack Chirac en 94, c'est en décembre.

Donc ils veulent tous capitaliser. C'est euh si vous voulez, il y a qu'une place si on en reste aujourd'hui. Le RN a déjà mais pour tous les partis les autres, sauf le RN.

Alors autre autre difficulté pour Gabriel Atal et Édouard Philippe, ce sont tous deux des anciens premier ministres euh de Emmanuel Macron. Il faut donc incarner la rupture tout en ayant plus que participé activement à l'équipe sortante. C'est un sujet de Cyril Adrien Salemand.

Édouard Philippe, Gabriel Atal, deux candidats à la présidentielle, deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron comme pressé aujourd'hui de se démarquer de leur ancien chef. Effectivement, il y a une forme probablement d'incompréhension entre nous. Tout le monde sait la nature des désaccords que j'ai pu avoir avec le président de la République.

Des désaccords qui le conduisent jusqu'à demander il y a quelques mois le départ anticipé du chef de l'État. Il devrait peut-être en prenant exemple sur des prédécesseurs et notamment le général de Gaulle, essayer d'organiser un départ. Et en campagne cet été, Gabriel Atal accuse lui le président de la République d'avoir en quelque sorte baclé sa réélection en 2022.

Il y a pas eu de campagne, il y a pas eu de projet. Beaucoup de Français ont été frustrés par cette élection. Alors qu'en pensent les électeurs macronistes ?

ANSY, conquête du parti présidentiel lors des dernières municipales, la stratégie des deux candidats n'est pas validée. Je comprends parce qu'ils ont envie d'être élu et qu'ils ont pas envie de jouer que sur la continuité, mais moi personnellement, j'aurais revoté pour lui. Donc Macron, il est pas très populaire donc c'est pas la peine de prendre de de prendre l'ambulance de d'un type qui est pas populaire.

Après ça, c'est intellectuellement, je trouve que c'est pas 100 % honnête. Chez les fidèles du président, les attaques de ses anciens premier ministres passent mal. résolus sont tous les deux à des degrés divers comptables de son bilan dans les aspects positifs comme dans les aspects négatifs.

Et puis l'un et l'autre sont en position aujourd'hui d'être candidat à la présidence de la République grâce à Emmanuel Macron. Comment Emmanuel Macron vit-il les critiques [musique] de ses anciens serviteurs ? Pour l'instant, silence à l'Élysée.

Stéphane Vernet, c'est vrai comment incarner la rupture sans passer pour un ingrat ? Parce que l'un comme l'autre, surtout Édouard Philippe, il a été que serait-il aujourd'hui s'il n'avait pas été nommé premier ministre par Emmanuel Macron ? C'est toute la difficulté, c'est complètement vrai.

C'est voilà, c'est un numéro d'équilibriste, ça a été très bien dit par un des un des des personnes qui étaient interviewé là Ans dans votre reportage, monsieur qui dit "Bon ben voilà, Emmanuel Macron, il est pas très populaire." Alors c'est pas qu'il est pas très populaire, c'est qu'il est très impopulaire. Il y a un besoin de rupture, de changement et cetera, enfin d'alternance.

Et le la problématique c'est que effectivement ces deux anciens premier ministres du président de la République qui lui doivent beaucoup, si ce n'est tout en terme de politique euh ont besoin de d'afficher, si ce n'est une rupture, mais une enfin une différence, un changement, un renouveau, autre chose parce que le le le l'envie d'alternance en fait est telle et le rejet du président de la République est après deux mandats est tel que En réalité, si vous voulez, celui qui sera identifié comme l'héritier naturel et dans la continuité de ce qu'a macronisme pendant 10 ans, c'est un c'est un désavantage énorme qu'il a en fait. Donc et le pour terminer sur ce sujet-là, le baiser de la mort dans cette histoire, c'est ce serait qu'Emmanuel Macron soutienne un des deux. Un des deux.

Non, mais honnêtement, franchement, ce serait [rires] le ce serait ce serait le ce serait ce serait le le le pire la pire vacherie à faire des deux candidats. Voilà. Non mais rompre c'est tout un art.

Quand Emmanuel, Emmanuel Macron réussit en 2017 en étant lui-même une créature de François Hollande parce qu'il était son secrétaire général adjoint l'Élysée qu'il était même chose de Nicolas Sarkozi. Non. Oui.

Mais qu'est-ce qui a marché ? Il a créé un parti, il a inventé une marque qui était le dépassement. Moi je c'est ni droite ni gauche, c'est et droite et gauche, j'invente autre chose.

Qu'est-ce que tente Édouard Philippe là en ce moment ? même s'il le démentirait encore sur un plateau là maintenant si on lui disait en fait c'est par l'UMP reconstitué qu'il essaie de sortir du macronisme. Il se droitise vous trouvez ?

Euh oui il est sur Oui, bien sûr bien sûr. Oui, il est il est plus Oui, enfin il enfin il se droite. Il a toujours dit je suis de droite hein.

Il là-dessus il y a pas eu de de de même quand il rentre à Matignon, il dit bien je suis de droite sur l'immigration. Il insistait auparavant sur la sur l'impossibilité de faire zéro immigration, la nécessité d'accueillir des étudiants étrangers. On a vu à Mayotte effectivement où on ferme le robinetours.

Ouais. Ouais. Il il a durci mais parce qu'il veut aller chercher les LR.

Il veut aller chercher les électeurs LR et les élus LR avec lui. Donc c'est c'est comme ça qu'il ront lui. C'est peut-être en réinventant une UMP 2.0 ce qui le sort du macronisme et ce qui piège un peu Gabriel Atal qui lui est toujours dans l'héritage forcé d'Emmanuel Macron.

Partien du PS. Oui. Puis les chefs de Renaissance, le parti du président.

Euh John Christopher Rolland. Est-ce que comme pour revenir à ce que disait Yel Goose, Édouard Philippe doit s'inventer un narratif parce qu'on lui dit beaucoup que la retraite à 67 ans est quelque chose qui lui colle à la peau, un peu comme le sparadra là du capitaine Adoc. On sait très bien que les Français sont très hostiles à toute idée de reporter l'âge légal.

Euh et lui euh est-ce qu'on peut gagner une élection en promettant des du sang et des larmes ? Al lui je crois qu'il dit de la sueur hein. La sueur, voilà.

Alors, c'est pas la mesure la plus populaire en campagne et puis en plus c'est doublé de quelque chose qui va se jouer. Encore une fois, je le redis he c'est que le gouvernement va proposer une copie budgétaire avec en vue des économies. Quand vous êtes en campagne électorale, je suis pas en train de donner mon opinionou quoi que ce soit, elles peuvent être nécessaires ou pas ces économies, mais sur quel terau vous avancez pour dire "Ah, finalement le budget quand même, il faut faire des économies." Mais rassurez-vous, chers français, j'ai un problème de rupture aussi pour vous et sur la mesure de la retraite, il faut travailler plus longtemps dans la journée, dans l'année, dans la vie.

C'est quelque chose qui est fortement euh impopulaire si vous voulez. Et ce qui est assez drôle c'est que dans le ralliment de Gérald Armanin qui censé normalement lui faire revenir un peu sur ces questions, il a beaucoup insisté sur la pénibilité. C'est un concept assez souple.

Beaucoup de professions qui se considèrent comme pénible. Il va falloir qu'il trie tout ça. Et puis il y a la question de l'âge de départ. 67 ans, c'est un choc.

On est quand même pour l'instant à 62 ans et 9 mois. On voit que François Hollande propose de 63 ans. Mais si vous voulez, si on estime toujours sur la base des sondages que 80 % des Français sont opposés à cette idée, son seul argument c'est de dire "Oui, mais je les crois suffisamment responsables pour comprendre que c'est nécessaire.

Mais là, sur les 4 mois de budget qui vont se jouer et ça ça vaut pour Gabriel Atal comme pour Bruno Rotaillot, ils vont tous et même François Hollande et place publique, ils vont tous vouloir un budget. Donc dans leur narratif, ils vont essayer de récupérer des prises de guerre dans ses compromis mais c'est tout ce qu'ils peuvent faire. Pour l'instant, ça fait le lit à la fois du rassemblement national qui a une quoi que pourrait débattre longtemps, ils sont pas si constants que ça dans la dans voie du budget.

Et puis qui a une consigne, c'est censure à tous les coups. C'est Stéphane Vernet en élit plus volontiers le père Noël que le père Fouettard. Exactement.

Oui. Et la base de la politique. Ouais.

Alors en fait Churchill n'aurait vous n'aurez pas dit ça mais bon non. Et puis et puis moi je pense que les lignes ont bougé en fait. Il y a enfin voilà, je il y a un certain nombre de sujets qui étaient qui étaient pas dans le spectre du débat public ou très peu qui était mal compris, pas assez peu abordé et qui il y a des choses qui se sont imposées et sur la problématique de la dette, il y a eu tout un travail qui a été fait par François Baou, par Michel Barus.

Oui. qui est infusé. Mais oui, franchement, on en parle sans arrêt.

Je pense que les les les les les alors après, il y a des il y a des avis contradictoires, il y a des divergences de de de points de vue sur la façon dont il faudrait aborder la question et cetera. Mais je pense que les gens ont compris euh et ont bien compris que la problématique du budget et la problématique de la dette était était centrale. Maintenant, ce qu'il faudrait réussir à faire comprendre au au public, c'est que tous les débats autour de la retraite euh durée durée de cotisation, capitalisation ou pas et cetera, enfin euh le le vrai enjeu c'est de c'est de réussir euh à sauver un modèle social extraordinaire.

Notre modèle social, il est formidable mais il est plus il est plus financé depuis 50 ans. Donc Roland de fait pour rebondir sur ce que disait Stéphane Vernte a visiblement infusé ou de l'urgence de rétablir les comptes publics au sein de la population française. Le gouvernement a commandé parce qu' il est inquiet le gouvernement, il doit faire passer des réformes difficiles enfin ou des économies difficiles impopulaires.

Il a commandé à l'IFOP un sondage sur est-ce que les Français sont prêts à se retrousser les manches ? On a demandé au Français, est-ce que vous êtes prêt à accepter tout de suite là des mesures ciblées mais et difficiles ou bien reporter à plus tard des des des économies qui sont nécessairement brutales ? La question était comme ça.

Bah les Français, vous avez vu, voilà, on voit le sondage, 77 % dit "Ah non, allez, il faut y aller tout de suite. Il faut des mesures d'économie ciblées et diffusé." J'imagine que c'est ça a dû réjouir Sébastien le cornus ce sondage.

Oui, mais le problème quand même derrière c'est que si tout le monde veut des mesures ciblées difficiles, moi je peux vous garantir sans prendre trop de risque et ben c'est ça c'est qu'on cible on se cible jamais soi-même dans ces mesures. Donc en réalité vous avez le spectre parce que derrière le clivage droite gauche en terme de partie a fondu. Mais dans l'esprit des gens la lutte des classes même si enfin je la relativise elle existe encore.

C'està-dire qu'il y aurait toujours des gens qui profitent. Alors, pour les uns, c'est euh les assisterés, pour les autres, c'est les nantis et puis vice-versa, vous pouvez inviter. On se sent jamais ciblé euh sur sur ces questions-là.

Donc moi, ce qui me gêne, c'est pas sur l'opportunité des mesures de réduire les comptes de C'est la question démocratique que je suis plus embêté parce que on et d'ailleurs c'est c'est un peu ce que vous commencez à dire, c'est-à-dire c'est la façon d'aborder le débat. Mener un débat démocratique et notamment de campagne électorale surtout pour la présidentielle ne peut pas se faire avec le pistolet de la dette sur la tente des Français. Il faut vraiment dépassionner le débat, revenir sur des choses euh plus explicatives, plus pédagogiques.

Parce que si vous dites aux gens qui n'auront pas de carte vital si le budget ne passe pas, bah oui, vous allez cibler un segment qui va légitimement avoir peur. Je pense pas qu'on puisse dans une démocratie mener les débats de cette manière-là, ce qui ne veut pas dire qu'il faut les occulter. Mais dans la façon de les présenter, bah évidemment oui.

Euh euh si vous dites qu'il y a 3000 milliards de dettes, tout le monde va dire il faut faire des efforts, tous sauf moi. Et elle cause quand on dit des mesures ciblées efficaces, c'est ciblé sur le voisin. Oui, c'est souvent c'est souvent le cas.

Euh je rebondis sur ce que disait Stéphane par rapport à la pédagogie de la dette. Oui, oui, elle est quand même largement rentrée dans les têtes. Euh 1000 € de dépenses publiques, vous prenez 1000 € de dépenses publique, il y en a plus de 500 € qui ne concernne que le financement du modèle social français.

Retraité euh solidarité et prestation sociale et SQ. Voilà. Donc, vous avez ça.

Et après, qu'est-ce qui reste ? Quand vous dites on augmentera les impôts, quand un candidat peut dire ça, ce ne sera pas pour améliorer un service public, ce sera uniquement pour sauver, colmater les dépenses de ce modèle social français. Et ça, une fois qu'on a ça en tête, bah oui, mais ça change complètement l'appréciation des mesures de leur faisabilité.

Les faux cadeaux vont devenir beaucoup plus flagrants dans les programmes quand on verra cette réalité de face. et ne pas avoir de budget là euh Bercy a fait tourner les calculettes, c'est 15 milliards d'euros de plus à trouver l'an prochain. Donc les candidats qui aujourd'hui veulent le raser gratis savent que ils prendront le boomerang s'ils sont à l'Élysée demain.

Ça sera à eux de colmater et donc déficit qui n'ont pas ça sera pas de la sueur, ce sera vraiment des larmes et et du sang et des larmes. Donc effectivement com disent pas. Bon ils le savent mais ils le disent pas.

Mais en attendant l'urgence, c'est de gagner l'élection présidentielle et on verra les problèmes en R. C'est pour ça qu'il y a un bard sur les retraites pour faire le pari [raclement de gorge] de laissons faire le sale boulot par Sébastien Lecornu. Ainsi quand on arrivera au moins une partie du travail sur la résolution des déficits aura été aura été mené. courag si vous êtes doux avec votre futur adversaire c'est problématique et ça va être vraiment un cête pour pour LR pour vous le disiez très bien pour également les socialistes de savoir si alors en plus ça va coïncider avec la primaire social-démocrate.

Début octobre on sera en plein en examen du budget. Alors, qu'est-ce qu'ils font ?