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interviewLa France insoumise· 10 mars 2022 94 min

Meeting de l'Union populaire à Saint-Ouen avec C. Autain, É. Coquerel, D. Traoré et D. Guiraud

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

Merci d'être aussi nombreux, nombreuses et nombreux ce soir. Vraiment, je crois que c'est l'une des rares fois que je vois la salle Barbara aussi remplie. Merci. Alors, je m'appelle Manon Montmirel. Je suis suppléante du député Éric Coquerel et militante de la France Insoumise à Saint-Ouen. Et ce soir, je porte la casquette d'animatrice de ce meeting de l'Union Populaire. Et pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, dont le premier tour est dans un mois. Un mois. Ça passe vite. Alors, d'abord, je tiens à remercier toutes les militantes et tous les militants pour le temps et l'énergie qu'ils ont consacré à l'organisation de ce meeting. Merci à vous, les camarades.

Merci. Et je remercie également les équipes logistiques et communications de la ville pour leur accompagnement dans l'organisation, la préparation de cet événement. Alors, bon, il faut qu'on se le dise. Nous sommes réunis ce soir dans un contexte international très angoissant. Une guerre en Ukraine qui menace l'Europe après deux ans de crise sanitaire mondiale. Mais je pense sincèrement que malgré cela, nous avons besoin de nous retrouver autour de causes communes. L'égalité, la justice sociale et la paix.

Comme dimanche dernier, où nous étions 15 000 à Lyon, au meeting de Jean-Luc Mélenchon, 15 000 pour démontrer la force du camp de la paix et du non-alignement, qui ne veut pas dire neutralité, et pour revendiquer l'urgence d'une sortie des troupes russes d'Ukraine et la désescalade. Ce soir, nous faisons ce meeting parce que cette élection présidentielle nous donne le choix. Quelle politique pour la France ? Quelle politique à l'international ? Quelle République pour sortir enfin de ce quinquennat d'Emmanuel Macron qui n'a eu de cesse de nous opposer et qui a sacrifié l'intérêt général pour des intérêts privés ? Ou pour Emmanuel Macron, il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ?

Ou ceux qui ont manifesté pour leur dignité et pour ne plus avoir à survivre dès le 10 du mois ont été mutilés ? Ou une société du QR code a été instaurée ? Ou des chasses aux sorcières ont été orchestrées dans des médias contre de pseudo-ennemis de l'intérieur ? A savoir les islamo-gauchistes, les indigénistes, les wokistes, plein de mots en « ist ». Où le ministère de l'Intérieur parle de reconquête républicaine et de territoire perdu alors que c'est bien l'État qui s'est désengagé depuis des années de certains quartiers et territoires et qu'il faut donc parler de territoire oublié de la République. Oublié ! Où tous les services publics sont cassés pour être livrés à la privatisation.

Les transports, les services de la poste, l'hôpital, l'école, ici même à Saint-Ouen, des parents d'élèves et des personnels éducatifs ont manifesté contre les non-remplacements d'enseignants, l'absence d'infirmerie et d'assistance sociale, la mise en précarité des AESH et des auxiliaires de vie scolaire. Ici même, nous sommes dans un département, la Seine-Saint-Denis, qui est traité depuis des décennies comme un laboratoire d'expérimentation de toutes les discriminations. Ce soir, nous faisons ce meeting parce que nous avons le choix le 10 avril et parce que Jean-Luc Mélenchon est aux portes du deuxième tour. Il a été donné troisième, troisième dans le dernier sondage publié hier.

C'est vraiment possible, c'est possible, mais il nous reste cinq semaines. Il nous reste cinq semaines pour convaincre. En 2017, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 7 millions de voix. Il n'en manquait que 600 000 pour être au deuxième tour et il y avait 10 millions d'abstentionnistes. C'est pour ça que nous faisons ce meeting et que nous en faisons dans toute la France pour aller chercher toutes les voix, les unes après les autres, parce que chaque voix va compter dans cette élection. Chaque voix, chaque voix va compter. Alors ce soir, nous accueillons quatre intervenantes et intervenants, dont deux députés, qui ont été élus pour la première fois en 2017. Je les invite à me rejoindre.

Eric Coquerel, Diangou Traoré, applaudissez-les s'il vous plaît.

4:43
Invité

Eric Coquerel, Diangou Traoré, Ediron, Continata.

4:54
Présentateur

Je vous présentez Diangou, David, Clémentine et Eric et de leur laisser la parole. Je vous propose d'écouter Olivier Lestand, co-animateur du comité Génération Saint-Ouen, qui a rejoint la dynamique pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il est aussi membre du Parlement de l'Union Populaire. Merci Olivier. Merci de l'applaudir.

5:46
Invité politique

Ah ben du coup, je vous appuie. Bonjour. Je voudrais, d'abord je vais être extrêmement rapide, mais d'abord on est ravis, parce que je ne suis pas tout seul à être ici, génération ou ex-génération, parce qu'en fait on est beaucoup plus nombreux d'ex. que d'y être encore. Mais pour nous, il y a une vraie cohérence, une vraie logique à se retrouver dans la dynamique de l'Union Populaire. Et je tiens en particulier à remercier Eric, parce qu'il a ouvert les portes pour nous, qui devaient être ouvertes. Merci.

Parce que sans vous faire, sans revenir sur toute l'histoire, quand Génération a été créée, Génération a été créée en rompant avec la gauche du gouvernement, en rompant avec le CICE, en rompant avec la déchéance de nationalité, en rompant avec un quinquennat, qui était le quinquennat Hollande, dont l'aboutissement finalement a été la présidence d'Emmanuel Macron, dont tu as parfaitement bien parlé Manon, donc je ne vais pas y revenir.

Et on se retrouve aujourd'hui, pour ceux qui sont restés, parce que nous avons été des dizaines de milliers, mais je crois que nous sommes quelques centaines encore à y être, mais nous nous retrouvons aujourd'hui derrière une écologie de gouvernement, qui est l'écologie à l'allemande, qu'on connaît, qui est certainement tout à fait respectable. Ce sont des gens qui gouvernent avec les libéraux en Allemagne, et qui pourraient gouverner avec les libéraux en France. A tel point d'ailleurs que, quand vous regardez le programme de Yannick Jadot, il y a toujours des programmes, des pages, des pages, des pages, des pages, vous cherchez ce qu'il dit sur la Vème République.

Quand Génération a été créée, il y avait trois idées forces, en tout cas c'est celle qu'on a retenue avec Alison, qui est avec moi ici au premier rang, c'était rompre avec la Vème République, parce que la Vème République tue la gauche, parce que la Vème République c'est la personnalisation du pouvoir, c'est un pouvoir pyramidal, c'est un pouvoir bonapartiste, et on ne peut pas gouverner à gauche sans rompre avec la Vème République.

Il y avait l'idée d'une maison commune de la gauche et de l'écologie, et il y avait l'idée d'avoir un programme qui n'a jamais été terminé, mais qu'au fait vous avez fini d'une certaine manière là, et qui était un programme de rupture avec la loi du profit, qui détruit la nature et qui détruit, qui épuise physiologiquement, je dirais même les gens qui travaillent, les travailleuses, les travailleurs, nous. On s'est levé tôt ce matin pour beaucoup d'entre nous. Et bien ces idées-là, vous les cherchez dans le programme de Jadot, vous ne les trouvez pas à tel point que quand vous cherchez sur la Vème République, et bien il n'y a rien.

Il y a une petite vidéo d'interview sur France Inter, il y a marqué, on verra plus tard, on vous tiendra au courant, laissez-nous un message. On est à un mois de l'élection, et en fait l'élection pour être président de la Vème République, et il y en a un seul dont je sais que s'il est élu, il nous sortira de cette Vème République, c'est Jean-Luc Mélenchon. Et c'est fondamental. Si on ne sort pas de la Vème République, on ne fera rien. On ne fera rien.

Et on arrive à un tel point, excusez-moi, que prenez la question de l'Ukraine, tu en as parlé aussi, il y a le drame de la campagne de Poutine contre l'Ukraine, et il faut le retrait des troupes russes d'invasion, et tu l'as dit, on est tout à fait d'accord là-dessus, mais en France, on se retrouve avec la gauche de gouvernement qui fait campagne non pas contre Poutine, mais contre nous. C'est quand même ahurissant, c'est-à-dire que vous regardez, c'est tous les jours, calomnie, falsification, mais à un point absolument inimaginable, et ils font campagne pour Macron, et d'ailleurs ça marche. Parce que plus ils font campagne comme ça, eux ils baissent dans les sondages.

Celui qui monte, c'est Macron, c'est logique, puisqu'ils expliquent qu'ils sont dans l'Union nationale. Qu'est-ce qu'il reproche à Mélenchon ? C'est de ne pas être dans l'Union nationale. Je dis bravo, bravo, il faut avoir du courage, lui il a du courage de dire, on n'est pas devenu pour l'OTAN, parce que Poutine envahit l'Ukraine. Et donc, je vais conclure mon propos, il s'est donc produit pour nous cette rupture, qu'on se retrouve finalement à droite, de l'endroit d'où on est parti, alors qu'on était parti à gauche. Je sais que la terre est ronde, mais on n'a quand même pas fait 36 000 km. Oui elle est ronde, hein.

Et dans le même temps, il y a eu, je pense, cette ouverture qui a été faite, qui est l'Union populaire. C'est-à-dire, un Parlement, des gens qui ne sont pas à la France insoumise, comme moi, comme d'autres, comme Ali Rabet, le maire de Trappes, comme Asdine Taibi, que je vois ici au premier rang, qui vous saluez. Merci d'être là. Les camarades du Parti communiste, des camarades de Génération, des camarades du Parti ouvrier indépendant, et d'autres encore.

Et ça donne pour nous, ça nous permet, pour nous, avec ce qu'on a cherché à faire avec Génération, c'est-à-dire recomposer en rompant avec la gauche du gouvernement, la gauche et l'écologie, c'est-à-dire sur un programme qui rompt avec la loi du profit. Et la dernière chose que je veux dire, c'est que ce programme, même si toujours toutes les choses sont discutables, celui de l'avenir en commun, qui est là, là, vraiment, je vous invite à le lire. Ceux qui ont lu celui de 2017, viront, je trouve, grâce au travail du groupe parlementaire, je pense, grâce à vous, grâce à Clémentine, il est bien meilleur pour moi, en tout cas, je m'y retrouve beaucoup plus que celui de 2017.

Et si on applique ce programme-là, les jours heureux, comme dirait l'autre, eh bien, ils sont là. Ils sont là. Et ils ne sont pas ailleurs. Et je termine, il y a un vrai enjeu pour... Le fait d'être au deuxième tour, ce n'est pas une question de gloriole, quoi. Est-ce qu'au deuxième tour, on aura des candidats racistes, ouvertement ou pas ouvertement, qui vont monopoliser la parole pendant 15 jours, qui vont encore nous enfoncer la tête sous l'eau, quoi, nous rendre la vie insupportable, surtout nous, ici, en Seine-Saint-Denis ? Ou bien, est-ce qu'on aura un affrontement droite-gauche et la gauche pourra relever la tête et pourra se réorganiser et pourra repartir à l'assaut ?

Et c'est ça, la vraie question. Et c'est pour ça que tout doit être fait pour que Jean-Luc soit au deuxième tour. Et je compte sur vous. Et c'est ce qu'on va tous faire pour ça. Merci.

11:41
Présentateur

Alors oui, effectivement, on salue la présence d'Asdine Taibi, maire d'Eustin. Merci d'applaudir. Michel Bourguin, qui était maire de Nice-Saint-Denis. J'ai vu également Djamilam Barki, qui est élu de l'opposition à Saint-Ouen. Voilà, merci pour votre présence. Merci. Alors, notre première intervenante sera Diangou Traoré, habitante des Francs-Moisins à Saint-Denis et militante dans l'association Francs-Moisins-Citoyennes. Elle a mobilisé les habitants de son quartier sur un projet de rénovation urbaine mené par l'État, un projet forcément imposé et des locataires qui n'étaient pas écoutés comme d'habitude, malheureusement.

Et encore récemment, Diangou et l'association Francs-Moisins-Citoyennes s'organisaient contre l'explosion des charges locatives. Mais avant, parler mieux que moi, donc applaudissez Diangou Traoré.

12:32
Demba Traore

Bonsoir. Bonsoir à tous. Je m'appelle Diangou Traoré, habitante d'un quartier populaire, d'une cité à Saint-Denis, militante engagée sur les questions de logement, solidarité et membres associatifs engagés sur les questions d'éducation populaire. Alors aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire, une story, une story, celle de mon quartier, celle de tous les quartiers populaires. Mais en réalité, la vraie réalité des quartiers populaires. Mon quartier est synonyme d'entraide, de solidarité, de générosité, de bienveillance, une ville dans une ville. Comme tout le monde le sait, la crise sanitaire a frappé violemment toute la France.

Mais dans nos quartiers, il a fallu lutter contre la triple peine, celle de l'invisibilisation, celle contre la précarité, celle contre la pauvreté et surtout celle contre la rupture éducative. En effet, seule contre le Covid, tout un quartier, ou surtout les quartiers, se sont organisés à travers les associations. Les plus jeunes ont pris la main, des mains en main, les paniers solidaires pour soutenir les familles les plus précaires. Ainsi, les plus jeunes et les plus âgés ont fait, à leur manière, lutter contre la crise sociale, économique et sanitaire. Je remercie aussi tous les membres associatifs et tous les habitants de tous les quartiers populaires pour leur cohésion.

Vous savez, pendant longtemps, les politiques susceptibles ont désigné mon quartier et les quartiers par les biais de la délinquance, la violence, l'insécurité, en oubliant les vrais problèmes de fond. Les vrais problèmes de fond qui sont le chômage, l'emploi, le logement, la jeunesse et le pouvoir d'achat. Quand on écoute les médias et pas que les médias, les quartiers populaires représentent tous les maux de la France. Et oui, tous les maux de la France. Mais pourtant, mon quartier populaire et les quartiers populaires ont besoin de services publics, de logements, de réhabilitations avec concertation, de professeurs d'école et de pouvoir d'achat.

En effet, nous dénonçons ce que le gouvernement a mis en place. En effet, nous dénonçons ce que le gouvernement nous a concocté durant ce quinquennat et surtout avec les répliques du président de la République. Venons-en à ce réplique. Traverser la rue et trouver un emploi ? Qui ici a traversé la rue et trouvé un emploi ? Notre jeunesse n'a trouvé aucun emploi. Encore pire, a trouvé des contrôles au faciès. Une autre réplique, on met beaucoup de pognon, un pognon de dengue pour les minimas sociaux. Ah bon ? Est-ce que les minimas sociaux ont augmenté ? Ça, c'est des questions qu'on se pose durant ce quinquennat.

Une autre réplique, dans une gare, c'est un lieu où on en croise les gens qui ont réussi et ceux qui n'ont rien. Mais ceux qui n'ont rien, c'était pas une promesse d'embauche de M. Macron ? Zéro SDF dehors ? Ah, cette promesse-là, tout le monde s'en rappelle. Et si aujourd'hui, je vous présente un autre visage des quartiers populaires, celui de l'engagement, la cohésion, le réveil citoyen, en effet, nous avons su ensemble comprendre ce qui se passe sous ce quinquennat, dénoncer ces situations, nous organiser pour être non seulement acteurs de notre présent. Le réveil citoyen est maintenant et dans quelques jours, nos vies peuvent changer. Pourquoi notre vie peut changer ?

Parce qu'il y a un vote décisif qui arrive. Ce réveil citoyen se traduit par l'engagement des plus jeunes, retravailler la confiance avec la politique et lutter contre l'abstention. Le temps est venu de mettre fin à ces politiques qui frappent de plein fouet les classes populaires et brisent l'égalité. Il n'est plus question de subir, l'heure est à l'action pour la justice sociale, pour le partage des richesses, pour renforcer les services publics sans les détricoter, pour les logements pour tous, pour le SMIC à 1 400 euros et la cerise sur le gâteau supprimer Parcoursup.

Je tiens, Parcoursup, ça a été un massacre pour notre jeunesse des quartiers populaires et je pense que ça a été un massacre pour tout le monde, surtout dans cette période de Covid. Autant de mesures pour nous, pour nous tous. Enfin, aujourd'hui, je suis très heureuse de représenter les quartiers populaires et ces gens-jeux, de me battre pour un programme qui met l'humanité avant tout, qui met les habitants avant tout. Le 10 avril, je vote Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Le 10 avril, tu votes Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Le 10 avril, nous votons Jean-Luc Mélenchon au premier tour. Merci à vous.

18:26
Présentateur

Merci, Biancou. Alors, c'est maintenant au tour de David Guiraud, porte-parole de la France Insoumise qui a organisé pendant plusieurs années les réseaux jeunes du mouvement. Il a aussi été mon collègue à l'Assemblée nationale et il est aujourd'hui l'un des meilleurs contradicteurs face aux macronistes, la droite et l'extrême droite. À toi, David, vas-y.

18:59
David Guiraud

Ça va, Saint-Ouen ? Faites du bruit parce qu'il y en a qui commencent à faire de la taquicardie en ce moment. Vous avez remarqué ? Faites du bruit. Faites en sorte qu'ils vous entendent. Vous croyez qu'ils ne regardent pas ? Vous avez entendu ? Marine Le Pen qui appelle Éric Zemmour à se retirer pour ne pas que Jean-Luc Mélenchon soit au second tour. Ça les énerverait, ça. Ils ont peur parce qu'on est plein dans nos réunions. Ils ont peur parce qu'ils voient que c'est un bonheur pour nous de nous retrouver après ces deux années difficiles. Je sais que beaucoup dans la salle ont vu à quel point le Covid, les isolements, les confinements, nous ont volé deux ans de nos vies.

Et quand je dis volé deux ans de nos vies, je sais qu'il y en a beaucoup qui savent ce que ça veut dire d'être seul ou de sentir seul, d'être isolé, de voir des projets personnels, professionnels être repoussés sans cesse, parfois même annulés. Et il faudrait faire des efforts, nous dit Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie. Il faudrait payer encore plus nos études, nous dit Emmanuel Macron, président de la République. Il faudrait faire des efforts. Écoutez, moi, je vais vous dire une chose. Ça fait deux ans qu'on tâtonne dans le noir. Nous, on en fait des efforts.

On attend encore que l'État prenne enfin ses responsabilités pour bloquer les prix et pour faire en sorte que les gens vivent dignement dans ce pays. il faut faire des efforts. Et après, ils disent que c'est nous qui sommes des extrémistes. Moi, je crois que ce qui est extrême dans ce pays, c'est les prix à la pompe en ce moment. Moi, je crois que ce qui est extrême en ce moment dans ce pays, c'est les 30 éborgnés pendant les manifestations des Gilets jaunes. Moi, je crois que ce qui est extrême, c'est tous ces Français et ces Françaises qui bossent tellement dur qu'ils n'ont même pas le temps de s'occuper correctement de leurs propres gamins. Voilà ce qui est extrême.

Ils disent qu'on est des extrémistes. Nous, on vit en paix. Jean-Luc Mélenchon est le candidat de la paix sociale. Moi, je vous le dis ce soir. C'est le candidat de la paix sociale parce que la paix sociale, elle n'est pas possible quand votre frigo, il est vide. La tranquillité sociale, elle n'est pas possible quand vous êtes tellement précaires. Et je sais que c'est souvent un réflexe malheureux, mais quand ça va tellement mal, plutôt que de vous dire comment je fais pour améliorer mes conditions de vie, mon salaire ? Eh bien, les médias vous disent « Regardez, il y en a qui vont mieux que vous. » Ou alors « Regardez, il y en a qui profitent des aides sociales. » Nous, nous venons en paix.

On vient régler ça parce que c'est ça qui désunit le pays. Nous, on vient en paix. Mais nous ne repartirons pas sans le respect qu'on nous doit parce qu'aujourd'hui, se lever pour 1 200 euros, c'est insultant. Aujourd'hui, gagner une retraite à 600, 700, 800 euros dans son foyer, c'est insultant et on ne repartira pas sans ce respect-là. Ils se sont pleins. Vous avez vu, à la fin de l'année, sur BFM, ils disaient « Mais il n'y a pas assez de jeunes dans la restauration. » Ben ouais. Peut-être que si tu les payais mieux, il y en aurait plus. Je ne sais pas, je lance l'idée comme ça. Peut-être que si tu proposais un meilleur avenir aux gens, ils se réveilleraient.

Peut-être qu'il y a plein de gens qui accepteraient des boulots plus durs, mais s'ils sont traités dignement, ça le ferait. Et je peux vous dire que là, hier ou avant-hier, je ne sais plus, Emmanuel Macron a parlé de la réforme des retraites. 65 ans, cette fois. Ah, il va falloir bosser, c'est vous qui allez payer la crise. Mais moi, je peux vous dire une chose. À quel point je suis fier d'avoir travaillé avec ce groupe parlementaire, avec ces députés qui ont fait l'obstruction parlementaire contre la réforme des retraites.

Parce que quand les cheminots et les cheminotes et tous les salariés du pays qui, pour la plupart, n'étaient pas concernés par la réforme des retraites, ils l'ont fait pour leurs gamins et pour vos gamins. On peut les applaudir quand ils se sont battus. Ce qui a aussi fait que la réforme des retraites n'est pas passée, c'est parce qu'il y a eu l'obstruction parlementaire des députés, de la France insoumise. Et nous en sommes fiers d'avoir bloqué ce projet de loi qu'aurait emmené nos enfants aujourd'hui qui viennent à naître à 60, 65, 66, 67 ans à travailler comme des chiens et de mourir au travail. On est fiers d'avoir fait cette obstruction parlementaire. Ils nous ont tout fait.

Et je me souviens de ces séances, ils ne sont que 17. Mais quand ils nous ont fait les séances jusqu'à 2h, jusqu'à 3h, jusqu'à 4h du matin, ils ont toujours été là. Je tiens à le dire, c'est ça des députés de combat. C'est ça des élus de la nation. Ce sont des élus, on leur a mis les séances jusqu'à 4h du matin, ils avaient un message simple. On est là, on restera là. Et si vous nous empêcherez de rêver, nous, on vous empêchera de dormir. Je voudrais, parce que je sais qu'en ce moment, beaucoup se posent des questions, m'adresser peut-être spécifiquement à ma génération. Moi, je suis un gamin des années 90.

Et un jour, je devais avoir 10 ans, 9 ans, je me réveille et il y a un avion qui s'abat sur deux tours. C'était en 2001. Et je ne savais pas, moi, ce qui se passait. Je ne savais pas pourquoi, je ne savais pas comment. J'étais juste choqué par la folie des hommes. Je ne savais pas ce qui se passait, mais par contre, j'ai très bien vu ce qu'on me disait à la télé. On m'a dit de me méfier. On m'a dit qu'il y avait des ennemis un peu partout dans le monde.

Et à partir de ce jour-là, on m'a dit que les musulmans, qui étaient des héros quand ils combattaient les russes, ça fait quelques rapports à l'actualité, avaient rejoint le camp du mal et que moi, je devais faire partie du camp du bien, celui de Georges Bouch. Je n'y crois pas, moi, à tout ça. Et on ne veut pas de votre guerre. On est fatigués de votre guerre. On ne veut pas faire la guerre civile, nous. Parce qu'on sait qui c'est qui paye les beaux cassés de tout ça. Eh bien, c'est nous. Eh bien, c'est nos vies. Et on ne veut pas de votre guerre. À la télé, toujours, on nous dit ça. Dernier exemple en date. Roubaix. Forcément, je ne pouvais pas ne pas en parler.

Alors, Roubaix, il a suffi de 20 minutes, 20 minutes à la télé pour détruire la réputation d'une ville. Roubaix, c'était devenu maintenant l'Afghanistan à 2h de Paris, pareil, selon Zemmour. Alors, il s'est trompé. C'est 1h30. 2h, c'est quand on parle de Versailles ou du 16e arrondissement de Paris. Il a fallu 20 minutes pour que des mois, 1 mois de discussion à la télé sur le sujet de l'islam, etc. soient relancées. Parce que le Covid, c'était fini, vous comprenez, il fallait bien vendre de la pub. Je tiens à vous dire qu'hier, il y a un rapport de 130 pages de spécialistes. Je vais vous lire le nom.

C'est un rapport du Centre de ressources pour la prévention contre les radicalités sociales. 130 pages des chercheurs qui sont restés 20, 30 nuits, pas comme M6 et Bernard de la litre arrière qui sont restés environ 3h à bord d'une voiture qui concluent que, en vérité, le salafisme à Roubaix est en diminution et que, quand bien même il y aurait du salafisme, ce ne sont pas des terroristes et que les terroristes et les salafistes se détestent entre eux. Mais la nuance est devenue si compliquée. Pensez quand même à une chose. Si Jean-Luc Mélenchon est au second tour. Dans la télé, peut-être que le discours majoritaire va changer.

Peut-être que les gens vont se dire qu'il y a une alternative, que l'alternative à Macron ce n'est pas forcément la haine, que dans les médias ce qui est vendeur ce n'est pas forcément la détestation des autres. Voilà ce qu'on peut dire avec Mélenchon au second tour. Et puis peut-être aussi ça aidera beaucoup de gens parce que ça a des conséquences concrètes tout ça. Un reportage à Roubaix aujourd'hui pour... Et vous les avez connus ces reportages dans le 93 pour ces gamins qui sortent du lycée et qui ont marqué Roubaix ou Trappes ou autres sur leur ville et qui ne trouvent pas de boulot derrière.

Eh bien, si Jean-Luc Mélenchon est au second tour, vous aurez aussi un peu plus de force à chaque fois que vous croiserez un haineux, que ce soit dans la rue, dans les médias, dans les luttes sociales, que nous sommes fiers d'être français, que c'est notre pays, qu'on ne va pas s'excuser et qu'il est hors de question de baisser les yeux devant ces gens. Franchement, au fond, vous savez, il y a une haine spécifique des musulmans mais il y en a qui savent très bien ce qu'ils font dans ce pays et que s'ils font autant monter la question de l'islam, mais c'est parce que les blancs qui galèrent, ils n'en ont rien à faire non plus.

derrière la haine des musulmans, il y a une haine des pauvres chez beaucoup de ces gens-là. Une haine des pauvres. Voilà ce qu'ils détestent aussi. Et même une haine des ruraux. Regardez les reportages à la télé, c'est incroyable. Quand ils prennent des ruraux à la télé, ils prennent des pauvres petites dames âgées, ils leur disent regardez comme elle est courageuse. Regardez le mépris avec lequel ils font. Jocelyne, 65 ans, oh comme elle est belle, comme elle est courageuse, comme elle ne dit rien. Elle ne dit rien, sauf quand elle débarque sur les ronds-points et là on la traite d'antisémite, voilà ce qui se passe.

A chaque fois que les pauvres se réveillent, ils ont le même traitement aussi. Si j'avais un dernier message pour renverser tout ça, il faudrait que les gens prennent conscience que ma génération ne veut pas la guerre civile. Elle veut juste s'occuper dignement de ses enfants. Arrêter de courir après la vie. Avoir le temps d'aimer. Il n'y a pas que le travail salarié dans la vie. Il y a plein de types de travail. S'occuper bien de ses enfants, c'est un travail tellement utile, tellement essentiel. Parce qu'il vaut mieux construire des enfants forts comme dirait l'autre plutôt que réparer des adultes cassés. On ne veut pas courir après la vie. On veut être heureux.

On veut avoir le temps et je sais qu'il y en a beaucoup qui ne l'ont pas ce temps-là. De ne pas avoir à choisir entre est-ce que je vois ma copine ou mon copain ou est-ce que je vois mes amis ? Est-ce que je sacrifie une partie de mon travail ou est-ce que je vois ma famille ? On ne veut pas de ça nous. On veut récupérer le temps. La retraite à 60 ans, par exemple, c'est ça. Travailler 35 heures dans la semaine et revenir à des cadences humaines, c'est ça aussi. C'est juste avoir le temps d'être heureux. Juste avoir le temps d'être heureux.

Alors, de Roubaix à Marseille, de Saint-Ouen aux Minguettes, du Mirail à Cherbourg, de Nîmes à Strasbourg, reprenez le contrôle de votre temps, reprenez le contrôle de vos vies, reprenez le contrôle de votre dignité. Il y a un bulletin dans l'urne qui est possible aujourd'hui. C'est le bulletin Jean-Luc Mélenchon. Et il peut vous permettre de vivre dignement. Il peut vous permettre de regarder la vie droit dans les yeux et d'aller au bout de vos projets, d'aller au bout pour être... pour être... tout simplement... tout simplement... tout simplement pour être heureux. Merci à vous.

30:40
Présentateur

Merci, David. Ah, Clémentine. Alors, on va tout de suite laisser la parole à Clémentine Autain, députée de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis. Elle a été également notre tête de liste au régional. Et comme l'a dit David, pendant 5 ans, elle a mené de nombreux combats dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et sur le terrain. Et d'ailleurs, en janvier, Clémentine a porté une proposition de loi visant à reconnaître l'endométriose comme une affection longue durée, adoptée à l'unanimité. C'est une grande victoire.

Et Clémentine, c'est aussi une autrice de nombreux ouvrages dont le dernier qui s'appelle Les Fausseurs de la République, sorti le 4 mars dernier, dont elle fera des signatures à la fin de ce meeting. C'est de ça dont elle va nous parler ce soir, Les Fausseurs de la République. Clémentine Autain.

31:37
Invité

Merci. Bonsoir à toutes et tous. Je suis très heureuse d'être ce soir de ce côté de la place parce que la dernière fois que je suis venue, c'était de l'autre côté. Je ne sais pas si vous savez, mais il y a le conseil régional. Et donc, c'est face à Pécresse. C'est un bonheur d'être face à vous ce soir. Un bonheur aussi d'être avec mon collègue Éric Coquerel, qui est non seulement mon collègue depuis 5 ans, mais comme il m'a fait l'amitié d'être venu à Sevran il y a quelques semaines, il faisait la remarque, il disait, en fait, ça fait très longtemps qu'on milite ensemble. Et donc, c'est pas simplement un collègue depuis 5 ans, c'est un camarade de très longue date, on peut le dire.

Et en fait, on a cheminé toutes ces années avec chevilles au corps cette volonté de faire grandir une gauche de transformation sociale, écologique, démocratique, républicaine, et de la rendre majoritaire. Et je veux dire d'emblée que je le redirai peut-être tout à l'heure que ce qui est formidable dans ces élections, c'est la troisième avec Jean-Luc Mélenchon que nous faisons, c'est qu'il a distillé dans notre gauche à nous, radicale, d'où on vient, je dis nous, je parle d'Éric et de moi, nous on vient de la gauche qu'on appelait la gauche radicale. Dans cette gauche radicale, il nous a insufflé cette idée qu'on n'était pas à la marge, on pouvait être majoritaire.

Et je vous jure que cette culture de la volonté de gagner, c'est un bien précieux que nous lui devons en partie et qu'il faut chérir parce qu'il n'y aura pas d'avenir radieux, il n'y aura pas de jours heureux, il n'y aura pas de possibilité réelle d'améliorer les conditions de vie du plus grand nombre si nous n'avons pas cette obsession d'être majoritaire dans le pays. Et c'est ce que nous cherchons et c'est ce que nous devons accrocher. Et je crois que nous avons maintenant vraiment des possibilités pour faire en sorte de dégager dans notre pays des majorités là où sans cesse ils veulent nous ramener, vous savez, à être un tout petit machin sur le côté.

Comme on nous dit souvent, vous êtes l'extrême gauche, moi, ça m'exagère. Non, c'est insupportable, d'autant plus que ça existe, l'extrême gauche, dans ce pays. Un peu de respect pour l'extrême gauche qui existe, qui est un projet politique, ce n'est pas le nôtre. Et par les temps qui courent, déjà, se dire de gauche, c'est déjà pas mal. D'ailleurs, ils ont tellement abîmé le mot gauche que je vous rappelle que nous-mêmes, on essaie d'utiliser d'autres mots parce qu'on n'arrive pas à se faire comprendre quand on utilise le mot gauche. Donc, ils veulent nous mettre dans un petit coin sans arrêt. Et c'est à nous de voir grand et de voir cette majorité.

Et ce dont je veux vous parler ce soir, qui résonne avec le territoire sur lequel nous sommes, la Seine-Saint-Denis, qui est mon territoire, votre territoire, notre territoire, parce qu'on en paye les pots cassés particulièrement, c'est le hold-up. C'est le hold-up qu'ils ont organisé sur la République. Je n'ai pas d'autre mot que de vous dire que c'est un hold-up. Et je me souviens très exactement du jour où j'ai pris conscience de ce qui était en train de se tramer de la façon dont la République était prise en otage. J'ai la date, je l'ai notée, 15 décembre 2016. J'étais chez moi, je prenais un petit déjeuner et j'ai écouté France Inter.

Depuis, bon, enfin, bon, bref, j'ai écouté France Inter. Et je prends mon petit déjeuner, tranquille, et puis Manuel Valls, bon, déjà. Voilà, tout de suite, c'est moins sympa, mais tenez-vous bien. Et là, à un moment donné, il commence à déblatérer toutes ces horreurs et puis, d'un seul coup, il me cite. Je lui dis, qu'est-ce que je viens faire là ? Il dit, voilà, des personnalités comme Clémentine Autain qui ont noué des accords avec les frères musulmans. Alors là, je suis au petit déjeuner et quand même, franchement, ça commence à se nouer dans l'estomac, mais je me dis, quand même, quand même, ça a bien se passé, les journalistes sont là, ils vont dire, ils sont complètement dénirants.

Comment est-ce que, d'abord, une femme, pour avoir noué des accords avec les frères musulmans, c'est quand même gonflé. Une féministe ? Franchement, enfin bon, je me dis, il y en a bien un qui va être là et qui va... Rien du tout. On entend... Rien ? Non, rien du tout. Rien ne se passe. Alors, j'appelle dans l'après-midi. Je dis, je voudrais quand même un droit de réponse. Je n'ai jamais eu de droit de réponse. Et donc, ça m'a mis très en colère et j'ai commencé à réfléchir qu'est-ce que c'était que cette histoire, mais en réalité, elle ne faisait que commencer parce qu'après, on a eu droit, moi particulièrement, mais plein d'autres, à ce terme, vous savez, d'islamo-gauchisme.

Alors, c'est le terme qui ne veut absolument rien dire, mais qui permet, comme autrefois, les hitlerotrotskistes, comme les judéo-bolchéviques, de disqualifier sans aucune discussion, sans aucun débat. Et progressivement, c'est installé dans le débat public, justement, c'est ce que j'appelle ce hold-up par le biais de la calomnie, de la confusion qui se sont installées sur les termes. Et on a vu une ligne de départage arriver dans le débat public avec deux clans, puisqu'il y a donc les républicains, autoproclamés, et puis les autres qui sont donc les antirépublicains, c'est-à-dire, globalement, l'essentiel de la gauche et des écologistes, c'est-à-dire nous.

Nous serions donc des antirépublicains. Et ils ont façonné ça de façon précise, c'est-à-dire qu'ils ont réduit progressivement la République à la laïcité, et la laïcité dans une conception qui est une conception qui n'a pas grand-chose à voir avec ces concepteurs, en tout cas, ceux de la loi de 1905, puisqu'on est très éloignés de cette logique de paix civile qui animait ceux qui, notamment ceux, il y avait sans doute celles, mais à l'Assemblée nationale, pas beaucoup en 1905, en tout cas, ceux qui ont réfléchi et pensé cet équilibre très difficile à trouver de la loi de 1905.

Et malheureusement, au bout d'un moment, on s'est rendu compte que tout ce camp-là qui faisait ce départage et qui fait toujours ce départage n'avait pas pour adversaire l'extrême droite, ennemi de la République, historiquement, mais donc nous. Nous qui serions ces ennemis de la République, alors que nous en sommes les héritiers, pourtant, de cette République les plus directes et les plus profonds. bien cette toile de fond, elle a facilité la montée de l'extrême droite.

C'est parce qu'ils ont créé cette folie-là dans le débat public et quand je dis folie, je mesure les termes parce que la folie, ça a été par exemple ces débats répétitions sur le voile, le burkini, la planète se meurt, les inégalités explosent, les gens crèvent la dalle, tout ça, on s'en fout, on vous parle de quoi matin, midi et soir quand vous allumez votre télé de savoir s'il faut interdire et encore interdire et on ne sait pas quoi et le bout de, je ne sais pas quoi, le moindre morceau de foulard qui dépasse, ça devient l'obsession absolue pour au final banaliser les discours de l'extrême droite et on est arrivé à un tel terme que l'extrême droite s'est elle-même radicalisée, qu'on s'est retrouvé avec un Zemmour qui avait carrément ses heures d'antenne sur la chaîne de CNews grand seigneur et qui nous explique des choses effroyables comme par exemple le fait que Pétain aurait protégé des juifs.

Ensuite, dans ce même climat, on se retrouve avec une droite dite républicaine, il faut entendre les mots, les républicains et Ciotti qui arrive à faire 40% des voix dans ce parti dit les républicains et qui lui-même propose par exemple d'ouvrir un Guantanamo à la française ou Valérie Pécresse encore une fois qui je rappelle a dit qu'elle voulait doubler les peines dans certains quartiers alors certains quartiers il faut les traduire ça veut dire les banlieues populaires et certains quartiers c'est nous les certains quartiers doubler c'est-à-dire au mépris de toute la logique du droit français et de toute cohérence républicaine doubler les peines dans les quartiers populaires imaginez elle qui définit la France vous le savez vous avez sans doute entendu elle a dit la France c'est avoir un sapin de Noël c'est manger du foie gras et c'est élire Miss France c'est ça la France pour Valérie Pécresse et ce sont ces gens-là et ce sont ces gens-là qui nous font des leçons de république et bien moi la France pour moi c'est la république et pour vous aussi et la république c'est la liberté c'est l'égalité et la fraternité c'est ça la trinité nous qui défendons la république c'est nous qui défendons la république parce que nous sommes je vous le disais tout à l'heure les héritiers les plus directs de cette république nous sommes et nous sommes ceux qui venons d'une histoire d'une histoire qui est liée à la révolution française que globalement ils ont envie de jeter en pâture et ils nous jettent tous en pâture jusqu'à Jean-Luc Mélenchon quand même à qui ils ont fait des procès parce qu'il avait manifesté une fois dans la seule manifestation qui malheureusement a existé en France moi j'aurais bien aimé qu'il y en ait eu un petit peu plus manifestation nous avons dit quoi nous avons dit qu'on n'en pouvait plus de la haine des musulmans dans ce pays c'était insupportable et qu'il fallait arrêter ce climat et que ce climat il nous amenait à la guerre civile pour avoir manifesté là-dedans toute sa vie il s'est battu pour la république et la laïcité il a été lui aussi englobé dans les ennemis de la république vous voyez un peu le niveau de délire auquel nous sommes arrivés alors on savait que la république avait déjà perdu son sens elle avait perdu son sens et sa force les affaires de corruption qui ont beaucoup miné l'esprit républicain mais plus fondamentalement je dirais que sa promesse liberté, égalité, fraternité elle s'est fracassée fracassée d'abord pour la liberté parce que la liberté se confond de plus en plus avec le libéralisme économique alors qu'elle n'a rien à voir et que le libéralisme économique est même contraire à l'avènement de la liberté elle s'est fracassée aussi cette promesse parce que nous avons une égalité qui est en marche arrière les inégalités explosent donc la dynamique de l'égalité est en panne dans notre pays et c'est ça qui fracasse la république et enfin parce que la fraternité moi je dirais très simplement qu'elle s'est noyée dans la mer Méditerranée c'est ça qui s'est passé et donc si la république est aujourd'hui en lambeau c'est d'abord parce que sa promesse n'est pas tenue et ceux qui sont donc les ennemis concrets de la république sont ceux qui ont gouverné et massacré sa promesse la plus fondamentale et ses valeurs et ses principes les plus essentiels alors on s'est dit mais pourquoi pourquoi ils font ça pourquoi Valls puis maintenant le prétend républicain et tous ceux qui se sont mis dans cette histoire là non mais parce qu'ils sont nombreux il ne faut pas croire si Valls on s'en fiche on l'avait appelé monsieur 5% il est allé en Espagne il est revenu enfin je veux dire à la limite on s'en fout le problème c'est que Valls il a initié un mouvement qui le dépasse et qui est repris par des tonnes de journalistes par d'autres à gauche par Anne Hidalgo par exemple qui a démarré sa campagne présidentielle en expliquant qu'une partie de la gauche dont nous avions des ambiguïtés avec la république enfin je veux dire ça va la petite musique on l'entend et on l'entend très largement cette opération et bien moi je crois qu'elle vise au fond chez Valls et toute cette partie de la gauche qui a quelque part légitimé les discours de l'extrême droite et de la droite c'est ça qui a créé à quel point ça faisait masse et bien je pense qu'ils l'ont fait pour discréditer tous ceux qui à gauche chez les écologistes ont contesté le bilan de la prétendue gauche au pouvoir c'est ça la manipulation c'est à dire pendant qu'ils ont fait diversion pendant toutes ces années à vouloir mettre le débat public uniquement sur cette question à créer des clivages entre nous infernaux parce que vous vous prenez c'est la boîte de pont nord on peut s'engueuler jusqu'à la fin du monde sur ces trucs là et bien pendant ce temps là on ne défend pas le coeur de la république et pendant ce temps là et bien leur bilan ils ont l'impression que ça n'existe pas puisque nous nous sommes mis hors du champ républicain pendant qu'eux ont massacré la France ont massacré nos droits ont massacré nos vies c'est ça qui s'est passé et bien j'aimerais bien que chacune et chacun mesure l'ampleur de cette opération politique et que nous le bilan de cette prétendue gauche au pouvoir on ne l'a pas oublié et non seulement on ne l'a pas oublié mais on a tiré des leçons et le programme que nous proposons aujourd'hui est un programme qui tire les leçons de tous ces échecs de la social-démocratie partout en Europe pourquoi ?

parce qu'elle s'est moulée dans le libéralisme économique et c'est là qu'elle s'est abîmée et qu'elle a déçu au point que le mot gauche comme je le disais tout à l'heure est malheureusement en mauvaise passe et alors du coup Macron il est arrivé derrière c'est hyper facile il continue le travail il n'avait plus qu'à se mettre dans le c'est facile non mais je veux dire c'est facile donc ils ont continué le travail sur le libéralisme économique mais ils se sont aussi glissés sur l'autre partie souvenez-vous de la ministre Vidal qui a quand même accusé les universités d'être un laboratoire de l'islamo-gauchisme c'est-à-dire elle-même reprenant un terme qui n'a strictement aucun sens elle-même s'en prenant aux fonctionnaires aux personnes qui travaillent dans son propre ministère c'est complètement délirant Blanquer même travail Blanquer récemment alors lui il s'en est pris au wokisme parce que c'est une variante comme ils sont un petit peu fatigués sur l'islamo-gauchisme ils sont arrivés au wokisme wok ça veut dire éveillé bon éveillé quand il y a une égalité je vois pour l'instant rien de bien dangereux mais ça y est on a un mot qui là ça y est est clé qui veut pas dire grand chose mais on y met et dès qu'on est la gauche wok là ça devient tout le monde s'excite ça devient épouvantable et donc moi je crois que le temps est venu d'arrêter de s'excuser il faut qu'on arrête de s'excuser de montrer patte blanche d'expliquer que non c'est eux qui sont en plein délire c'est eux qui sont dangereux et c'est eux qui mettent à mal la république et nous la république on va la mettre debout on va la remettre debout comme j'ai l'impression qu'ils ont du mal à se souvenir de ce que c'est que l'histoire la vérité etc c'est que en réalité la république elle a toujours été un lieu de conflictualité politique et heureusement parce que il y a plusieurs manières de faire vivre la république et ceux qui aujourd'hui sont dominants c'est ceux qui au fond sont les héritiers d'une monarchie républicaine ceux qui pensent qu'on peut avoir une république avec des privilèges vous voyez c'est ceux-là qui aujourd'hui s'arrogent le terme alors que nous nous sommes les héritiers de ceux qui ont voulu abattre les privilèges et cette tension-là si vous voulez entre la république et tous ceux qui veulent la pousser dans sa capacité à améliorer nos vies à consolider des droits sociaux à faire que ce soit pour chaque citoyenne et citoyen un espace de progrès humain c'est nous qui l'avons fait et je vous donnerai un exemple vous savez pendant la commune je ne vais pas parler de 1789 ce soir mais pendant la commune par exemple il y a des choses qui se sont inventées comme la séparation de l'église et de l'état comme l'union civile entre deux personnes comme par exemple je vais en oublier l'école gratuite beaucoup de choses se sont inventées au moment de la commune qui est-ce qui a abattu tous ces gens-là qui est-ce qui a tué ce sont les courants réactionnaires ils ont massacré et ils ont fait un bain de sang moralité des courses il aura fallu attendre des décennies ensuite pour avoir la séparation de l'église et de l'état pour avoir justement une union libre entre des partenaires et pour avoir l'école gratuite etc donc il faut se rendre compte que ce sont eux qui sont les héritiers de ceux qui ont massacré ceux qui se sont battus pour une république conséquente et pour une république sociale et c'est celle-là que nous nous voulons défendre c'est cette république sociale que voulait Jaurès parce qu'il n'y a pas de république pour nous si elle n'est pas sociale c'est ça qui est fondamental et c'est ce que disait tout à l'heure David a raison c'est-à-dire qu'on nous dit république, république la promesse ici en Seine-Saint-Denis on le sait je veux dire on le sait mais de quoi on nous parle s'il n'y a pas d'égalité par ailleurs de quoi on nous raconte c'est-à-dire que la charge de la preuve elle est mise sur nos têtes c'est à nous de faire la démonstration mais eux ils ont fait quelle démonstration vous savez qu'en Seine-Saint-Denis en Seine-Saint-Denis l'Etat dépense moins d'argent que dans les autres départements alors indépendamment de la situation sociale de ses habitants indépendamment de la situation sociale l'argent est moins important en Seine-Saint-Denis vous m'entendez c'est gravissime ça ça s'appelle une rupture d'égalité ça ça veut dire que le pacte républicain l'Etat ne le tient pas et après ils viennent à nous nous faire des leçons pour expliquer qu'on n'est pas des bons républicains mais qui commence à faire le travail qui commence à rétablir l'égalité et à lutter véritablement contre ce qui est un fléau chez nous c'est-à-dire le fait qu'on pâtit dans tous les domaines d'un moins dix ans du point de vue de la présence des services publics d'un moins dix ans social d'un moins dix ans de tout ras le bol ras le bol absolument ras le bol et non seulement il faut qu'il rétablisse non seulement il faut qu'il fasse vivre l'égalité mais j'aimerais bien qu'il nous regarde autrement aussi parce que leur conception de la richesse moi elle ne me plaît pas ils vivent qu'ils viennent voir en Seine-Sien-Denis la société de l'entraide il y a du déjà là la solidarité il y a du déjà là hier j'étais à Sevran voyez-vous et il y avait une collecte de dons organisée par la ville pour les ukrainiens pour les ukrainiens et bien dans une ville pauvre qui est une des on fait partie des 50 villes les plus pauvres de France ils avaient prévu de mettre un bac qui durait la semaine ils sont obligés de venir tous les jours pour prendre les choses parce que les gens ils viennent ils sont solidaires qui viennent en prendre des leçons il y a les mêmes à Versailles vous pensez et bien c'est pas sûr la solidarité ici on sait ce que ça veut dire même quand on n'a pas de sous on se serre les coudes et bien c'est du déjà là et c'est une richesse humaine qui est considérable donc plutôt que de nous regarder de travers il ferait mieux de venir prendre un petit peu exemple sur nos capacités aussi en Seine-Saint-Denis dans les territoires populaires à faire vivre des valeurs qui ont beaucoup plus de sens que leur délire et leur obsession de l'argent et du profit parce que nous nous avec Jaurès on sait que la fermeté c'est pas l'arbitraire ils mélangent tout la fermeté c'est pas l'arbitraire et on sait aussi combien la guerre ce n'est pas la paix et ce ne sera jamais la paix alors ici on peut dire notre solidarité et l'exprimer très fortement à l'égard des ukrainiennes et des ukrainiens qui sont aujourd'hui sous les bombes qui ont la boule au ventre qui ont perdu déjà peut-être des amis des frères des soeurs des enfants c'est effroyable ce qui se passe absolument effroyable et nous sommes là pour dire notre solidarité nous sommes là aussi pour dire notre solidarité à la partie importante du peuple russe qui se lève et qui ne veut pas non plus de cette guerre et nous sommes avec eux nous sommes avec eux parce que ce que nous voulons c'est faire entendre la voix de la paix alors ils peuvent raconter tout ce qu'ils veulent sur ce qu'on dit déformer au mépris de la vérité c'est quand même effrayant et que ce débat s'invite même à l'intérieur de la gauche c'est effrayant moi ça m'a mis très en colère je ne sais pas vous mais très en colère il m'est arrivé d'avoir des désaccords avec Jean-Luc Mélenchon sur la politique internationale y compris sur les sujets qui concernent la Russie ou l'Ukraine etc mais expliquer que nous sommes nous des poutinos insoumis expliquer que nous soutenons Poutine que l'extrême droite le fasse c'est déjà dégueulasse mais au sein de la gauche c'est indécent mes chers camarades absolument indécent indécent il faut prendre au sérieux les débats géopolitiques il faut les prendre très au sérieux alors ce que je voulais vous dire pour conclure sur la république c'est que on va commencer par là on va commencer par là parce que nous ce qu'on veut c'est une sixième république et cette sixième république on veut la faire tout de suite par un processus constituant qui va permettre de revoir du sol au plafond nos règles démocratiques qui va permettre qu'il y ait davantage de participation citoyenne qui va permettre de faire rentrer dans la constitution toute une série de nouveaux droits tenez j'en prends un qui me tient à coeur par exemple le droit à l'avortement et bien il faut qu'il rentre dans la constitution il faut que il faut que la protection des biens communs rentre dans la constitution il faut que cette constitution elle sacralise la république sociale mais puisqu'on est au 21ème siècle il faut aussi que ce soit une république écologique il faut que la règle verte elle rentre dans la constitution la règle verte c'est ne pas prendre à la nature plus que ce qu'elle peut donner voilà et à partir de là ça modifie toutes les politiques publiques et si c'est constitutionnel ça veut dire que si ça ne rentre pas dans la case hop on revoit tout vous voyez ce que je veux dire donc il faut que cette république que nous voulons mettre en mouvement elle soit capable d'être à la fois sociale démocratique et écologique c'est ce qu'il y a dans notre programme à la fois au démarrage puisqu'on veut commencer par ce processus constituant pour renouer un lien de confiance entre les citoyens les citoyennes et leurs représentants et leurs institutions parce qu'avec le mouvement des gilets jaunes on l'a pris et l'abstention record vous avez vu à chaque fois qu'il y a une élection on nous explique maintenant c'est une abstention record d'abstention record d'abstention record plus les gilets jaunes qui ont quand même dit quelque chose de très profond sur la défiance à l'égard des politiques à l'égard du chef de l'état à l'égard des institutions et bien comment voulez-vous qu'on renoue un lien de confiance s'il n'y a pas un moment donné où on dit on arrête on sort de cette 5ème république on en finit avec la monarchie présidentielle et on essaye d'avoir un système qui respire et qui soit repensé par un grand grand grand débat démocratique c'est ça que nous voulons faire avec cette 6ème république et moi je pense que c'est un axe fort de notre projet de notre proposition politique d'autant que nous sommes malheureusement les seuls à le porter il y a bien plus de 60% des français qui sont favorables à une 6ème république qui sont favorables à une nouvelle constituante comme beaucoup de nos propositions et donc maintenant le problème c'est d'arriver à faire une adéquation entre la majorité que nous avons sur toute une série de nos propositions et la majorité politique que nous pouvons conquérir ça se joue le soir du premier tour avec ce deuxième tour qui n'aurait vraiment pas la même gueule si c'est Jean-Luc Mélenchon face à Emmanuel Macron que si c'est Le Pen ou Zemmour face à Emmanuel Macron vu de la Seine-Saint-Denis on est quand même les principales cibles parce que les populations premières ciblées c'est nous c'est ici c'est clair c'est la Seine-Saint-Denis on est tout ce qui vraiment tout ce qui les rend complètement chèvres donc si on change imaginez le second tour les thématiques des débats ne seront pas du tout les mêmes si c'est Jean-Luc Mélenchon on va imposer de parler du partage des richesses de parler de toutes ces entreprises qui font des profits indécents de parler des services publics de parler de la transition écologique de parler de la Sixième République ce sera ça le débat alors que si vous avez Le Pen ou Zemmour et bien c'est reparti pour un tour ça va être un enfer absolu et on va avoir du mal à respirer tout simplement donc ce premier tour il faut qu'on l'arrache on est troisième dans les sondages maintenant je pense qu'on peut l'arracher et ensuite si on est au second tour tout devient possible parce qu'on remet les pendules à zéro et alors là je peux vous dire qu'il peut y avoir un vent qui se réveille alors comme on ne peut pas comme on ne peut pas compter enfin bref on ne peut pas compter on peut surtout compter sur nous on va dire ça comme ça on ne va pas commencer à lister tous ceux sur lesquels on ne peut pas compter mais en tout cas on va dire qu'on peut compter sur nous et bien c'est cette mobilisation qu'il y a là ce soir et qui est partout en France peut-être que vous ne le voyez pas chacune et chacun peut-être qu'il y en a beaucoup d'entre vous qui sont venus là et qui ne sont pas engagés dans la France insoumise ou qui viennent boire etc mais sachez que dans tout le pays il y a un nombre de réunions publiques où les salles sont vous avez peut-être vu le meeting de Lyon c'était incroyable une marée humaine donc quelque chose est en train de se réveiller de se lever et c'est à nous qu'appartient la possibilité de faire grandir cette force il nous reste quelques semaines et de déjouer les pronostics extrêmement déprimants qui ont été faits au début de cette campagne comme nous l'avons déjà fait en 2017 et de faire naître l'espoir l'espoir qu'on peut regarder l'avenir en se disant peut-être ça sera mieux et si c'est nous ça sera mieux et ensuite il y aura une élection législative vous n'oublierez pas ça continue quoi qu'il se passe qu'on ait gagné ou qu'on n'ait pas gagné ici il faudra se battre pour qu'Eric soit à nouveau élu à l'Assemblée nationale j'y compte bien qui commence à 7h et qui finit à 4h du mat il est assez champion je peux vous dire qu'il faut se lever le matin pour arriver à niveau il est quand même sur tous les fronts absolument tous les fronts donc voilà vous pouvez être fier de votre député et je ne sais pas exactement quand mais ce dont je suis sûre c'est qu'on va finir par gagner

56:58
Présentateur

merci Clémentine

57:00
Éric Coquerel

bien bonjour à toutes et à tous alors avec Clémentine elle l'a dit depuis tout à l'heure on est assez habitué à faire des meetings remplis mais je m'inquiétais je me disais est-ce que sur ma circonscription ça va être de même et je constate c'est quand même assez rare c'est plutôt bon signe alors vous me direz il y en a un il y a quelques temps il a fait un débat public paraît-il je parle d'Emmanuel Macron il a fait un débat public et alors c'est David qui il n'y a pas longtemps dans une émission sur le média qui l'anime enfin oui les chroniqueurs qui expliquait qu'on a relevé que sur toutes les chaises il y avait une petite fiche des soi-disant inconnus de Macron qui expliquait qui il était quel âge etc les élus etc bon il n'y avait pas ils disaient ils expliquaient pas ce qu'était leur bulletin de vote mais on devine nous on n'a pas besoin de ça on n'a pas besoin parce que nous effectivement on remplit les salles aujourd'hui et contrairement à Emmanuel Macron nous on est prêt au débat parce que dans cette élection présidentielle on a un président candidat qui est devenu candidat président et dans les deux cas pareillement et bien il estime qu'il n'a pas j'allais dire à se mettre au niveau du tout venant lui qui discute des grands problèmes du monde et qu'il n'y a pas de débat à avoir bon voilà c'est comme ça il a averti les télés les télés ont dit ce qui montre bien le côté le problème carpette des médias dans ce beau pays ont expliqué qu'ils allaient se plier qu'ils allaient organiser les débats en fonction de ce que voulait Emmanuel Macron c'est à dire qu'ils auraient pu décider par exemple bon bah ok tant pis il ne vient pas on fait des débats non non a priori ils vont faire des débats en fonction de ce qu'a demandé Emmanuel Macron c'est à dire chacun va passer l'un après l'autre bon je vous dis pas au bout d'un moment chacun zappe tellement c'est pénible ce genre d'émission mais je pense que c'est l'objectif alors je me suis dit comment on fait on ne peut pas débattre comment on fait pour débattre avec Emmanuel Macron alors il se trouve que vous ne l'avez pas reçu parce qu'il n'a pas envoyé à tout le monde il a fait une lettre quand même c'est comme ça qu'il a annoncé sa candidature et je me suis dit que peut-être qu'on pourrait commencer par répondre à sa lettre c'est l'exercice que je vais faire avec vous ce soir alors je ne vais pas tout vous lire vous inquiétez pas elle n'est pas très longue deux pages vous voyez bon encore dix quand même enfin deux pages bien donc c'est son annonce de candidature bon il commence depuis cinq ans nous avons traversé ensemble nombre d'épreuves il est marrant Macron il collectivise toujours les questions nous avons traversé ensemble nombre d'épreuves je ne suis pas sûr qu'il les ait traversées comme vous et moi et puis il avance nous avons tenu bon dit-il sans jamais renoncer à agir Emmanuel Macron me dit grâce aux réformes menées notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis 15 ans cloche alors commençons par réformes menées je ne sais pas de quelle réforme il mène la première réforme qu'il a menée Emmanuel Macron c'était la loi Pénicaud c'est pas un hasard parce que la loi Pénicaud alors vous me direz c'était la suite de la loi El Khomri bon normal puisqu'il était dans les deux gouvernements sous Hollande et puis en tant que président de la république mais la loi Pénicaud elle a une particularité c'est que quand vous voulez attaquer le monde du travail il vaut mieux attaquer ses protections c'est ce qu'elle a commencé à faire alors vous vous souvenez peut-être plus parce que ça remonte à 5 ans mais ça a eu des graves conséquences par exemple ça a décidé que les salariés dorénavant auraient moins d'instances de représentation on allait fusionner toutes les instances de représentation oublier par exemple ce qu'on appelle le CHSCT c'est à dire la commission qui travaille sur les questions de sécurité ah la belle affaire la belle affaire je dis ça parce que pendant la crise Covid le moins qu'on peut dire c'est que les CHSCT ils ont manqué dans toutes les entreprises dans le sens où il me semble que les mieux placés à un moment donné quand il y a une crise comme le Covid pour réfléchir à quelle mesure on peut prendre dans une entreprise c'est peut-être les premiers concernés les salariés mais ça a été sa première décision et puis ça a d'autres conséquences c'est que ça tombe bien ça réduit de plus d'un tiers le nombre d'élus de représentants du personnel donc ça affaiblit absolument tous les syndicats de ce pays plus important dans cette réforme menée il a fait ce qu'on appelle une inversion de la hiérarchie des normes alors je vous explique ce qu'il y a derrière ce terme barbare parce qu'il faut s'en souvenir quand même jusqu'à présent en France avec le code du travail il y a la loi qui fixe les normes sociales et vous avez le droit d'aller au dessus de la loi donc vous avez des accords de branche qui obligatoirement pour qu'ils s'appliquent doivent être plus favorables que la loi vous suivez et puis vous avez le droit d'avoir des accords d'entreprise mais qui doivent être plus favorables que les accords de branche et bien Macron il a imaginé l'inverse il a imaginé que dorénavant ce sont les accords d'entreprise qui seront plus importants que les accords de branche et que la loi et comme vous le savez dans les entreprises le rapport de force entre salariés et patrons il n'est pas vraiment en faveur des salariés ça ça a évidemment eu une importance c'était la première réforme je ne cite que celle-là mais tout a été à peu près du même acabit par la suite il nous dit notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis 15 ans là je m'arrête aussi parce que ça c'est toute la propagande macroniste ça fait maintenant plusieurs semaines notamment Le Maire c'est un spécialiste Bruno Le Maire je parle qu'ils nous font près par cette élection en nous donnant une espèce de paysage absolument idyllique de la situation économique et sociale dans ce pays alors parlons-en recréer des emplois et chômage alors le chômage ils ont dit bon bah on n'a jamais eu on n'a jamais finalement fait baisser le chômage autant que sous Macron et ces dernières années et ils nous disent moins 4% de chômeurs sauf que ils comparent leur moins de 4% de chômeurs aujourd'hui à la période du confinement c'est-à-dire le moment où il y a eu le plus de chômage dans ce pays depuis très longtemps évidemment quand vous avez eu un pic comme ça dû au confinement bah c'est normal que quand même ça aille un peu mieux si on regarde par rapport à il y a 2 ans on s'aperçoit que c'est déjà beaucoup moins bien c'est moins 1% et puis quand on regarde ce qui s'est passé depuis on s'aperçoit ils ont radié 50 000 personnes de Pôle emploi c'est pratique et quand vous regardez les statistiques bon ça c'est ma déformation de commissaire au finance n'inquiétez pas je ne vais pas vous bassiner sans arrêt des chiffres mais c'est quand même intéressant quand on regarde les statistiques on s'aperçoit que les personnes qui sont sorties de Pôle emploi figurez-vous il n'y en a que 29% qui sont sorties avec un emploi plus de 50% ont été radiés plus de 10% c'est des stages bidons et des formations autrement dit la très grande majorité non seulement de ces chiffres truqués du chômage mais en réalité c'est des gens qui ont été sortis de Pôle emploi et ça va être encore pire bientôt puisqu'ils ont appliqué vous le savez cette réforme allocation chômage qui fait que dorénavant parce que sous Macron c'est comme ça les responsables du chômage c'est les chômeurs les responsables de la pauvreté c'est les pauvres les responsables du Covid c'est les malades ça c'est le courant et donc il a fait pareil il a appliqué la réforme allocation chômage je ne sais pas si certains d'entre vous sont concernés ici dans cette salle mais qui va faire en sorte que pour avoir le droit de chômage il va falloir travailler plus longtemps et vous aurez droit à moins être rémunéré dans le temps etc nous on dit l'inverse nous c'est la première mesure par rapport à la question du chômage c'est que nous décidons que dès le premier jour de chômage quelqu'un doit être rémunéré et il doit être rémunéré sur la base de ses derniers salaires et non pas sur la base de je ne sais quelle moyenne qui affaiblit effectivement les rémunérations donc ça c'est la question chômage question question industrie là aussi ils n'arrêtent pas de nous dire l'industrie c'est merveilleux bah oui mais manque de pot en 5 ans ils ont perdu 38 000 emplois industriels dans ce pays à coup de délocalisation bon quand ils ne font pas de délocalisation ils nous font une espèce de tour de passe-passe moi j'appelle ça comme ça parce que le tour de passe-passe c'est l'histoire du rachat à Siemens d'une partie du matériel par Alstom qui va servir notamment pour les centrales nucléaires ils sont très contents sauf que celui qui a cédé Alstom à Siemens il a un nom il s'appelle Emmanuel Macron c'est à dire que les deux fois on voit sa signature dans celui qui a poussé à cette vente absolument incroyable par rapport à la souveraineté industrielle française la première fois en tant que secrétaire général de l'Elysée la deuxième fois en tant que ministre de l'économie et des finances et comme par hasard je le dis comme ça parce que c'est pas moi qui le dis c'est un élu député qui s'appelle Olivier Marlex qui a écrit et qui a signalé qu'il y avait eu un truc bizarre quand même et sa lettre pour l'instant est restée lettre mort je dis ça comme ça dans le détail c'est qu'il a remarqué que les bénéficiaires de la vente d'Alstom à Siemens c'était les premiers contributeurs de la campagne d'Emmanuel Macron en 2017 ça on n'en a pas entendu parler ça n'a pas fait un pli hop c'est tranquille c'est mis de côté je reviens donc sur cette question je l'ai dit l'industrie l'emploi parlons de l'emploi alors l'emploi ils nous disent on a créé un million d'emplois dans ce pays c'est un record alors déjà je voudrais leur dire de se calmer un peu parce qu'il se trouve que bon an mal an quelle que soit à peu près la situation économique on crée de manière naturelle dans ce pays 200 à 250 000 emplois par an il y en a 862 000 sous Hollande donc déjà un million d'emplois c'est pas forcément un record mais quand on voit un peu plus loin on s'aperçoit là aussi de l'entourloupe qui va leur permettre de présenter ce bilan par rapport à la campagne électorale l'entourloupe c'est quoi c'est que figurez-vous dans les chiffres de l'INSEE un emploi c'est quand vous avez travaillé une heure sur une période donnée vous avez travaillé une heure sur une semaine on considère qu'on a créé un emploi vous voyez ça vous étonne c'est la réalité et donc au lieu de nous dire quels sont les équivalents temps plein qui ont été créés ils nous disent il y a plein d'emplois alors moi j'ai continué à creuser un peu plus enfin c'est pas moi c'est le directeur d'alternatives éco qui a creusé un peu plus et qui révèle un truc 107 000 emplois créés le dernier trimestre 2021 et bien figurez-vous que sur ces 107 000 emplois créés les deux tiers étaient des emplois d'intérim et que la moyenne d'intérim en 2021 c'est deux semaines par deux semaines par intérimaire donc autrement dit ils sont en train de nous arnaquer là-dessus aussi c'est-à-dire qu'ils ne créent pas des emplois qui correspondent à des équivalents temps plein mais ça fait bien évidemment pour annoncer ça en termes de bilan voilà un peu la manière dont ils travaillent les choses je pourrais vous donner un autre exemple qui s'il n'était pas dramatique pourrait être un peu drôle ils nous disent on a créé un million d'entreprises alors ça ils adorent et puis quand on gratte aussi on s'aperçoit que sur un million d'entreprises il y en a deux tiers qui sont des auto-entrepreneurs c'est-à-dire les travailleurs ubérisés qui ont quand même un petit peu plus à voir avec le travail à la tâche du XIXe siècle qu'avec les entreprises telles qu'on l'imagine ça c'est Macron c'est de la propagande et c'est comme ça que j'allais dire il prépare cette élection je continue les phrases nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche renforcer nos armées recruter policiers ça c'est vrai gendarmes magistrats et enseignants alors là elle est bien bonne investir dans les hôpitaux en 2018 Macron il reçoit des soignants c'était avant le Covid et les soignants sont en colère déjà parce que ça faisait un bout de temps qu'ils dénonçaient la situation qu'allait être les leurs dans l'hôpital public au moment du Covid et il leur dit cette phrase extraordinaire il leur dit il n'y a pas d'argent magique bon moi qu'on peut dire c'est qu'au moment où le Covid a explosé il a bien fallu qu'ils trouvent un peu d'argent un peu d'argent magique pas beaucoup mais un peu quand même ne serait-ce que pour faire le Ségur et essayer de calmer tout le monde bien alors les hôpitaux expliquaient qu'il en est fier la question des hôpitaux publics c'est quand même incroyable parce qu'il se trouve que nous votons chaque année ce qu'on appelle le PLFSS le projet de loi de finances de la sécurité sociale et ils nous disent à chaque fois mais regardez ce qu'on a fait avec le Ségur bon alors le Ségur déjà ça ne concerne pas tous les soignants ça ne concerne pas par exemple les travailleurs sociaux ça ne concerne pas les travailleurs médico-sociaux et bien en plus de ça ça ne met même pas les revenus des soignants au niveau de la moyenne de l'OCDE donc on est toujours déjà très bas mais en plus chaque année ils se débrouillent pour que dans le PLFSS on baisse de près de 1 milliard les dépenses structurelles de l'hôpital et c'est comme ça que sous Emmanuel Macron on a fermé 17 000 lits d'hôpitaux et que tenez-vous bien les derniers lits qu'on a fermés et bien c'était l'an dernier en pleine crise Covid ils ont encore trouvé le moyen de fermer 5 700 lits d'hôpitaux voilà leur bilan voilà ce qu'est le bilan en termes d'hôpitaux et nous le savons ici ils veulent continuer puisqu'ils ont un projet grand hôpital Paris Nord qui consiste à fermer Beaujon-Bichat à créer un hôpital absolument sidérant en plein centre-ville qui va en plus faire disparaître 300 lits ce évidemment à quoi je m'oppose donc nous on dit il faut recruter 100 000 soignants il faut mieux les rémunérer si on veut faire en sorte que les gens reviennent dans l'hôpital public il faut qu'ils soient rémunérés à la hauteur de leur travail c'est ça qui est absolument indispensable les enseignants alors là aussi ils sont fiers des enseignants c'est pas ici où je vais donner des leçons sur ce qui se passe avec l'éducation nationale enfin on leur fait des listes long comme un jour sans pain on n'arrête pas de leur faire des listes des non-remplacements à l'école bon au début ils répondaient moi ils ne me répondent même plus les parents je sais qu'il y en a ici dans la salle enseignants qui se mobilisent on essaie de faire en sorte de dire que quand même c'est pas tout à fait normal que dans des écoles classées pour certaines en zone prioritaire et bien on est autant d'enseignants qui manquent etc longue date mais pourquoi pourquoi il manque il manque d'abord parce que de la même manière qu'il y a eu la crise dans l'hôpital on peut annoncer malheureusement que s'il continue comme ça il va y avoir une crise gigantesque dans l'éducation nationale elle est déjà là mais elle va s'amorcer également avec des départs par dizaines de milliers de personnes c'est ça qui nous menace donc il faut revaloriser le métier d'enseignant et il faut faire en sorte nous le disons de recruter 190 000 enseignants et de personnel de l'éducation en 5 ans je continue troisième phrase Macron nous dit grâce à nos efforts nous avons avant la pandémie réduit nos déficits et tout au long du quinquennat baisser les impôts de manière inédite ah ça ça ça a été inédit ça ça a été inédit parce que alors il n'y a pas une fois et je vais revenir tout à l'heure dans la 5ème république où on a fait autant de cadeaux fiscaux aux plus riches pas une fois en même temps qu'il faisait qu'il baissait l'APL de 5 euros c'est quand même les deux mesures emblématiques de début de quinquennat ils ont supprimé l'ISF ils ont imposé la flat tax alors la flat tax c'est quoi c'est le fait que d'heure et d'avant quand vous avez des revenus du capital ils sont plafonnés au niveau imposition à 30% donc ils bénéficient évidemment d'un effet d'aubaine ils en sont fiers ils nous disent ah la flat tax rapporte beaucoup d'argent bah oui évidemment quand vous êtes patron dirigeant d'une entreprise quand vous avez la flat tax vous avez tout intérêt à vous payer en dividende plutôt qu'en revenu autre en horaire ou salaire donc ils ont imposé cette imposition je ne parle même pas des niches fiscales je ne parle même pas de l'impôt sur les productions qui viennent de supprimer de 10 milliards etc et donc on a là dessus un mouvement de fonds que quand nous arrivons au pouvoir nous auquel nous mettrons fin immédiatement ça veut dire que ça suffit c'est cadeau aux plus riches c'est une niche fiscale c'est cadeau au capital ça suffit et que nous oui nous apposerons un impôt sur le revenu à 14 franges beaucoup plus égal beaucoup plus progressif qui fait que pas une personne en dessous de 4000 euros y perdra bien au contraire oui nous rétablirons l'ISF progressif la taxe etc je vous fais graphe il y a une émission samedi que vous pourrez voir en direct à partir de 17h sur le chiffrage de la campagne auquel je participerai mais en gros on récupère 120 milliards d'euros au niveau de la fiscalité je continue quatrième phrase mais les transformations engagées durant ce mandat ont permis à nombre de nos compatriotes de vivre mieux bon là encore ça dépend s'il habite à l'Elysée non je dis ça parce que c'est quand même extraordinaire ils nous ont ça c'est encore une autre anecdote j'en ai plein comme ça mais bon là aussi c'est pas très drôle ils nous ont fait tout un sketch pour nous dire le pouvoir d'achat de toute la France tellement il avait peur d'être le candidat des riches après avoir été le président des riches le pouvoir d'achat de tous les français augmenté ah oui sauf que ils ont un truc parfait par exemple je vous donne une idée de la manière dont ils truquent les choses d'un côté des mesures pérennes pour les riches les mesures pérennes c'est celles qui se renouvellent chaque année ISF la taxe je viens de vous le citer et de l'autre côté des mesures ponctuelles pour les plus défavorisés par exemple la prime indemnité inflation de 100 euros ça fait 10 euros par mois pour les gens qui gagnent en dessous de 2000 et bien dans leurs calculs ils font comme si cette prime était pérennisée de la même manière que les autres alors évidemment au bout d'un moment il y a une espèce de nivellement qui se passe on sait bien les uns les autres qu'en réalité les 1% de français les plus riches se sont gavés pendant ces 5 ans au détriment de la plupart de nos concitoyens et notamment des plus défavorisés mais ça a été évidemment quelque chose qui a été très largement malheureusement caché bon sur l'indépendance j'en parle pas j'en parle pas enfin si je vais en parler 2 minutes parce que là ça mériterait une digression plus longue mais Clémentine en a un peu parlé la France a gagné en indépendance sous Emmanuel Macron alors là moi je me rappelle encore Emmanuel Macron méprisé par Trump au début de son quinquennat bon acceptant des choses des Etats-Unis le moins qu'on puisse dire c'est que je ne vois pas en quoi la France ou l'OTAN dont nous voulons que la France sorte pour être à nouveau non alignée et bien est gagnée en indépendance je ne vois pas en quoi elle a gagné en indépendance et pire que ça si bien évidemment aujourd'hui par rapport à l'agression russe en Ukraine nous disons que les troupes russes doivent sortir et d'Ukraine parce qu'elles n'ont rien à y faire et que nous n'acceptons pas qu'on remette en question les frontières par la force mais force c'est de constater que si on n'était pas derrière les Etats-Unis les intérêts des Etats-Unis d'Amérique qui viennent encore de se révéler parce que je ne sais pas si vous avez vu mais Biden vient de dessiner un embargo sur le gaz et le pétrole qui ne le gêne pas du tout les Etats-Unis c'est 10% d'importation de pétrole russe le gaz ils veulent nous en vendre liquéfié bon il n'a pas le moins compliqué c'est qu'il ne s'est pas concerté avec ses alliés si nous n'avions pas été alignés de cette manière là il est évident que la France pourrait jouer un rôle un peu plus important en termes à la fois de condamnation de ce qui se passe de sanctions économiques pas de problème sur les oligarques mais en même temps d'être j'allais dire un pays plus efficace sur les questions de négociation cinquième phrase nous connaissons des bouleversements d'une rapidité inouïe menace sur nos démocraties montée des inégalités changement climatique alors là il est génial ça c'est le Macron qui observe une situation sur laquelle il n'aurait pas de prise comment ça il n'a pas de prise sur les menaces sur notre démocratie enfin il blague on est depuis sous Emmanuel Macron ça a commencé avant mais alors lui ça s'est aggravé nous sommes au départ au nom de la lutte contre le terrorisme ensuite au nom de la lutte par rapport au Covid nous sommes dans un état d'urgence permanent et un état d'urgence permanent c'est un état d'exception permanent et que ce n'est pas supportable que dans la question j'allais dire de répartition des pouvoirs on est comme ça une telle force de l'exécutif une telle force de toutes ces forces j'allais dire qui imposent l'ordre social qui est le sien par rapport à la justice et au législatif donc évidemment qu'il y a un problème et ce problème il se lie aussi ça a été dit tout à l'heure par David par la répression qui a eu lieu depuis 5 ans David a parlé des dizaines des borniers enfin c'est des milliers de gardes à vue pour rien aussi pour un oui pour un non là il y a encore quelques jours on a une personne de Saint-Ouen je ne donnerai pas son nom parce qu'elle ne le souhaite pas le donner mais qui se retrouve à une manifestation à Lyon elle va à la manifestation à Lyon contre Monsanto elle est dans sa voiture elle a une banderole pour la manifestation l'après-midi les policiers viennent ils l'arrêtent ils les mettent en garde à vue jusqu'à 20h le soir mais c'est quoi cette démocratie c'est quoi cette démocratie qui se permet de mutiler de mettre en garde à vue d'emprisonner de faire la plus grande répression toute la 5ème république du mouvement social ce qui fait que nous le disons quand Jean-Luc Mélenchon sera élu président de la république il y aura une amnistie totale pour tous les syndicalistes pour tous les gilets jaunes pour tous les mouvements sociaux montée des inégalités alors là bon je crois l'avoir traité vous avez compris mais enfin là là c'est quand même le best of c'est à dire je vous l'ai dit c'est quand même le président de toutes les inégalités comme jamais on a eu et la fiscalité je vous donne juste un chiffre vous avez compris à peu près tout à l'heure le processus mais figurez-vous quand même que l'an dernier donc les entreprises du CAC 40 qui ont reçu des finances publiques liées à la question du Covid elles se sont fait 67 milliards de dividendes et que en plus de ça non seulement elles se sont versées 67 milliards de dividendes tout en touchant des fonds publics mais elles se sont débrouillées pour supprimer 30 000 emplois en France qu'est-ce que c'est que cette politique qui donne de l'argent comme ça aux entreprises sans regarder les fléchers sans regarder si elles respectent les lois sociales sans regarder si elles investissent etc alors le bilan de tout ça c'est qu'elles investissent pas c'est que tout part dans les bénéfices une fois j'ai interrogé le maire à l'Assemblée je lui ai dit mais Bruno le maire est-ce que vous pouvez m'expliquer comment vous allez persuader les entreprises à qui vous faites des cadeaux mirobolants par exemple le CICE 20 milliards par an d'investir de créer des emplois vous savez ce que Bruno le maire m'a répondu le bon sens non je vous jure le bon sens alors le bon sens dans le système capitaliste tel qu'on le connait aujourd'hui où c'est la rente qui est le principal j'allais appeler la seule jauge à la microseconde quelque part pour la santé d'une entreprise ça me fait bien rire mais c'est leur but et donc 67 milliards de dividendes mais par contre 10 millions de pauvres plus 300 000 pauvres dans ce pays 300 000 personnes qui sont sans logement ce qui fait que oui quand nous arriverons au pouvoir nous ferons une loi d'état d'urgence sociale immédiatement qui consiste à bloquer les prix de l'énergie qui consiste à faire en sorte que les premiers kilowattheures premiers mètres cubes soient gratuits parce que ce sont des besoins fondamentaux qui consistent aussi à faire en sorte que personne dans ce pays vive en dessous de 1 063 euros par mois qui est le seuil de pauvreté et que ce soit avec le RSA jeune ou des revenus garantis pour les étudiants et les lycéens professionnels indépendants de leurs parents et le pouvoir d'achat évidemment c'est quelque chose d'absolument décisif là encore qui nécessite aussi des réformes profondes et je dirais que la première réforme profonde je viens d'en parler elle a un lien avec la loi la phrase suivante d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron nous dit il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production travailler plus mais travailler plus par rapport à quoi travailler plus pour quoi travailler plus pour nourrir toujours plus les dividendes que les revenus du capital s'engraissent sur les revenus du travail enfin c'est un classique mais là quand même il est gonflé on a la plus grande productivité horaire en Europe la richesse nationale ne cesse de croître alors pourquoi ce sont les travailleurs qui devraient faire se serrer encore un peu plus la ceinture et travailler un peu plus par rapport aux cadeaux mérifiques qui sont faits au capital depuis 30 ans et de manière évidente sous les 5 ans d'Emmanuel Macron bien évidemment c'est insupportable et nous nous ne sommes pas d'accord avec cette logique ce qui fait que effectivement et nous l'assumons ça va être une des grandes batailles de ces 5 semaines qui restent c'est que nous nous voulons une retraite à 60 ans avec 40 années d'annuité de cotisation et pas une retraite en dessous du SMIC c'est ça la réalité et comme on pense qu'on continuera quand même encore à travailler que les uns travailleront trop que nous préférons partager le travail nous sommes pour une 6ème semaine de congés payés et nous sommes également pour le fait de revenir à des vraies 35 heures c'est à dire de pénaliser les heures supplémentaires et d'aller vers les 32 heures alors vous me direz les retraites ils nous disent sans arrêt je vous livre une anecdote c'est peut-être un signal quand même ce matin j'ai été proposé j'ai été pour Jean-Luc Mélenchon faire le grand oral devant la CFDT je me demandais quel allait être le résultat figurez-vous qu'ils ont applaudi à tout rond ce que je présentais bon je me demande je me dis que c'est peut-être un signal pour la suite et donc sur ces questions de retraite ils nous disent mais où allez-vous parce que déjà les retraites ils nous disent actuel là Emmanuel Macron qui veut donc rallonger l'âge de retraite à 65 ans ils nous disent il faut trouver 3 milliards d'euros par an vous savez que le corps le comité qui travaille sur la question des retraites a calculé qu'en 2042 c'est équilibré donc ils disent il faut trouver 3 milliards d'euros par an moi je donne il y en a d'autres mais je donne juste deux réponses la première par exemple on fait une loi d'égalité salariale homme-femme et si vous faites une loi d'égalité salariale homme-femme avec les cotisations qui vont avec déjà vous récupérez 5 milliards d'euros pour les cotisations la deuxième chose dont on peut parler c'est que figurez-vous avec toute la fiscalité qui est la leur il y a par an 52 milliards d'exonérations sur les cotisations alors le moins qu'on puisse dire c'est que 3 milliards c'est pas grand chose et donc nous nous pourrons effectivement financer une retraite à 60 ans comme je viens de le préciser nous mettrons le SMIC à 1400 euros net ça c'est la mesure que prendra l'état il y aura des négociations annuelles des partenaires sociaux vers la progression des salaires par branche que nous encadrerons par une double loi la première c'est qu'il ne pourra pas y avoir dorénavant et on est très gentil parce que c'est très modéré on a repris la mesure proposée par la CSE qui est la coordination des syndicats européens il ne pourra pas y avoir un salaire 20 fois supérieur à un autre dans une même entreprise ce qui fait que quand les chefs d'entreprise voudront s'augmenter il faudra qu'ils augmentent tous les salaires mais il y a une autre proposition qu'on fait c'est le fait que dès lors que les revenus des dividendes augmenteront les salaires devront augmenter de la même manière et je vous assure que là aussi ça va les calmer un peu ça c'est la question des salaires nous attaquerons aussi la précarité avec nous oui pardon on reviendra aussi sur le gel pour l'indice des fonctionnaires parce que 20% de baisse en 20 ans ça va donc on va revenir là dessus et enfin on combattra la précarité avec 1,1 million vis-à-vis des 1,1 million de précaires de la fonction publique à qui nous proposeront des titularisés nous ferons en sorte que dans les entreprises il n'y ait pas de plus de 5% de CDD dans les grandes entreprises et 10% dans les PME et enfin on demandera la requalification en salarié de tous les travailleurs des plateformes ubérisées parce que c'est un scandale aujourd'hui que des gens soient exploités de cette manière là je continue ne vous inquiétez pas je ne suis plus loin de la fin de cette...

bon après il y a du blabla je ne passe les détails on sollicite notre confiance pour un nouveau mandat de président à la République c'est pas bon voilà et puis on en arrive à une septième phrase où il nous dit pour ne pas nous laisser imposer par d'autres les technologies qui rythmeront demain notre quotidien il nous faudra aussi continuer d'investir notre innovation et notre recherche bah ouais il serait temps il serait temps parce que la recherche publique fondamentale qui était par exemple décisive pour travailler sur le Covid non seulement ils ont baissé les budgets depuis des années mais par contre les budgets partent dans le crédit impôt recherche sans aucune contrainte ce qui fait qu'on a quand même soi-disant le fleuron de la recherche médicale en France Sanofi qui s'est débrouillé pour prendre des centaines de millions d'euros par le CICE le CIR qui a quand même pas été fichu et c'est pas les salariés que je condamne mais c'est ce mécanisme de trouver un vaccin en France et qui en plus de ça ferme chaque année des structures de recherche dans ce pays donc qui touche des fonds publics je continue il nous faudra aussi qu'on en a afin de placer en France la France en tête dans les secteurs qui comme les énergies renouvelables le nucléaire les batteries l'agriculture numérique ou spatiale feront le futur alors là on va être très clair nous on pense qu'on fera pas les deux c'est pas vrai on fera pas énergie renouvelable et nucléaire ça c'est impossible si demain comme le veut le faire Emmanuel Macron on investit dans l'EPR je rappelle que l'EPR de Cherbourg enfin de Flamanville c'est trois fois le prix décidé au départ que pour l'instant ils ont pas été fichus de faire fonctionner un seul EPR dans le monde celui qui fonctionnait ils l'ont arrêté d'accord donc c'est coûteux et si on relance un programme du nucléaire avec le tout EPR plus le fait de recaréner les centrales actuelles au delà de la durée de 50 ans comme ils veulent faire il n'y aura pas d'argent pour l'énergie renouvelable c'est pas vrai ils feront pas les deux et nous par rapport à ça nous notre choix il est très clair le nucléaire c'est dangereux ça ne peut pas être considéré comme l'énergie de demain décarbonée c'est dangereux parce que nous on pense pas que les nuages s'arrêtent au dessus de chernobyl comme il nous l'avait dit lors de l'explosion de chernobyl en France et ce qui fait qu'on a après compté des dizaines des centaines des milliers de cancers de la thyroïde dans ce pays nous on pense malheureusement que Fukushima c'est pas juste pour les japonais on pense aussi que dès lors qu'on enterre des déchets à CIGEO c'est le projet CIGEO qui vont pendant 200 000 ans être hyper radioactifs au point figurez-vous qu'on cherche des personnes pour on recrute des personnes au niveau de CIGEO des personnes qui travaillent sur les langages pour essayer d'imaginer dans 200 000 ans qu'elle sera le langage compris par nos descendants pour leur dire parce que c'est d'un danger extrême quand on lègue ça aux régénérations à venir et qu'en plus de ça on se fiche de Jean-Luc Mélenchon quand il y a quelques semaines il était en train d'expliquer qu'en cas de conflit ça devenait potentiellement problématique et que là on voit avec l'Ukraine que ça l'est malheureusement de manière très dangereuse je me mets un aparté parce que j'ai Aurore Berger l'autre jour sur ce thème qui me dit mais ça risque pas d'arriver en France non ça peut pas arriver non non en France non ça peut pas arriver c'est comme le nuage bon bref nous on pense que c'est pas comme ça qu'il faut y arriver il faut aller vers le 100% renouvelable le 100% renouvelable d'ici 2050 avec une sobriété énergique et figurez-vous qu'il n'y a pas seulement le scénario de NégaWatt 2022 qu'il propose il y a aussi des scénarios par exemple prévus par RTE qui est la structure qui distribue l'utilité en France ou même l'ADEME qui est une structure de l'Etat donc c'est possible et en plus ça crée de l'emploi et je vais y revenir là-dessus ça crée par exemple pour faire en sorte d'isoler thermiquement 700 000 logements par an c'est 240 000 emplois 100% de renouvelables 200 000 emplois le fait de développer une agriculture écologique et paysanne 300 000 le fait de développer une économie de la mer pour le pays qui a le plus grand littoral maritime la deuxième surface maritime au monde 600 000 pour créer revenir aux frais de ferroviaire au tout frais de ferroviaire au ferroutage c'est 100 000 ce que je veux dire par là c'est que ça crée de l'emploi et cette création de l'emploi c'est de la relance de la consommation populaire c'est la relance de l'activité c'est la relance des carnets de commande des entreprises et donc c'est non seulement bon pour le climat mais c'est bon pour les entreprises voilà ce que nous proposons qui s'adosserait sur un pôle public de l'énergie qui impose la renationalisation d'EDF énergie et vous me direz si vous avez bien suivi que faire tout ça ça revient à revenir sur l'ouverture à la concurrence dans l'énergie et bien oui nous assumons de revenir à la couverture à la concurrence dans l'énergie dans le transport et dans tout ce que nous estimons des besoins fondamentaux et si ça nous invite à rompre avec les traités européens et à désobéir aux traités européens qui ne le permettent pas et bien nous le ferons et ça nous donnera une base de négociation encore plus forte avec nos partenaires avant dernière phrase il dit pour cela la priorité sera donnée à l'école et à nos enseignants qui seront plus libres plus respectés mieux renouvelables j'ai dit ce que je pensais tout à l'heure par rapport à l'école il y a juste un mot qui me gêne un peu dans cette phrase plus libre je ne sais pas trop ce que ça veut dire plus libre et ça m'inquiète parce qu'à Marseille il a décidé que les directeurs d'école désormais pourraient recruter directement des enseignants et moi je pense que derrière le plus libre dans l'espèce de logiciel néolibéral d'Emmanuel Macron et bien c'est tout simplement la fin de l'éducation nationale c'est ça et avec une école qui serait ouverte encore plus à la concurrence je ne suis pas d'accord enfin il explique nous investirons pour permettre chacun de vivre le grand âge à domicile tant qu'il le peut pour rendre les maisons de retraite plus humaines mais bon dieu en 2018 on a une collègue nous sommes fiers puisque c'est la première assistante aide-soignante pardon aide-soignante d'un EHPAD qui est à l'assemblée nationale Caroline Fiat elle a fait un rapport le rapport dans le rapport c'est exactement la même chose qu'il y a dans le bouquin qui vient de faire scandale sur la situation des EHPAD et Emmanuel Macron fait comme s'il s'en rendait compte comme s'il promettait ça comme programme pourquoi n'ont-ils pas réagi depuis 2018 oui il faut 243 000 recrutements dans l'aide à domicile et dans les EHPAD et oui il faut faire en sorte qu'il n'y ait plus un seul EHPAD à but lucratif dans ce pays parce qu'il est anormal de financiariser le fait de prendre soin de nos personnes âgées nous poursuivrons sans relâche nos travails pour l'inclusion de nos compatriotes en situation de handicap et bien vu la situation qu'ils font aux ASH à peu près partout dans le pays et au métier du lien en général moi j'en vois pas la couleur vu qu'ils ont refusé en plus la déconjugalisation c'est un pur scandale de ces 5 ans qui fait qu'une personne handicapée et bien elle doit être assujettie encore plus et éventuellement se priver d'autonomie pour rester à son conjoint parce qu'il n'y a pas de déconjugalisation nous ne sommes pas non plus d'accord et nous remédierons à ça et enfin il explique qu'en matière de santé nous opérons la révolution de la prévention et ferons enculer des aires médicaux nous l'avons dit nous notre moratoire c'est pas une fermeture de lit et nous embaucherons des médecins fonctionnaires dont la particularité seront d'avoir leurs études payées et qui pourront pendant 10 ans aller là où l'Etat leur dira ça c'est une façon d'empêcher les déserts médicaux voilà le reste encore une fois beaucoup de blabla je m'arrêterai juste sur une phrase parce que c'est là dessus que je vais conclure il nous dit tout au long de mon bandage j'ai vu partout un esprit de résistance à toute épreuve une volonté d'engagement remarquable une inlassable envie de bâtir ça c'est vrai qu'il a eu pas mal de résistance mais quand il dit esprit de résistance à toute épreuve une volonté d'engagement remarquable une inlassable envie de bâtir et que plus loin il explique en chaque lieu j'ai perçu le désir de prendre part à cette belle et grande aventure collective qui s'appelle la France nous on appelle ça la République et bien c'est nous qui le décrit voilà c'est ça l'avenir de ce pays la possibilité d'avoir au premier tour de ces élections un candidat de gauche face à Emmanuel Macron le candidat du peuple face au candidat des riches c'est ça que nous voulons donner à voir et effectivement ça a été dit tout à l'heure on respirerait déjà beaucoup mieux entre les deux tours et par la suite si cette opposition était celle d'une opposition de gauche qui met sur la table la question du partage des richesses la partage du temps de travail la sixième république la planification écologique mais je vais même plus loin moi je suis sûr que si demain on est au deuxième tour je vais vous dire une chose on peut gagner cette élection on peut gagner cette élection parce que montrer du pays et c'est ce que la France a toujours de meilleur le fait que non on ne souhaite pas revoir ces cinq ans de macronisme qui a été le foyer de l'extrême droite qui a été le foyer de l'autoritarisme qui a été le foyer du capitalisme le plus débridé allons au deuxième tour et je vous assure qu'à partir de là nous sommes dans la capacité de gagner nous allons gagner

1:33:22
Invité

merci à toutes et à tous

1:33:49
Présentateur

d'être venus à ce meeting j'invite les intervenants à descendre parce que Antoine de vous prendre en photo avec tout le public allez-y merci à toutes et tous d'être venus allez vas-y Eric là en bas oui allez-y

Meeting de l'Union populaire à Saint-Ouen avec C. Autain, É. Coquerel, D. Traoré et D. Guiraud — Éric Coquerel · Pourquijevote