Le débat entre Édouard Philippe et François Hollande|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir mesdames et messieurs. Bonsoir. Merci beaucoup d'être avec nous.
C'est effectivement une émission exceptionnelle sur LCI. Les annonces politiques sur LCI, les débats sur LCI. Nous allons recevoir à sens donc en direct et en public.
Merci beaucoup d'être là à vous aussi dans la salle François Hollande et Édouard Philippe. Je vous en prie messieurs, veuillez bien me rejoindre sur ce plateau. Ancien président de la République, ancien premier ministre.
Monsieur le président, mon premier ministre, je vous en prie. Prenez place, prenez vos micros. Est-ce que vous avez déjà débattu l'un contre l'autre ?
François Hollande non, je ne crois pas. Première fois, je prenez votre micro. Voilà, nous avons déjà discuté.
En tout cas, moi je m'en souviens. Parler, Oui. L'un est candidat à l'élection présidentielle 202, l'autre, on verra.
Je ne sais pas si vous avez vu le succès du débat que nous avons diffusé en exclusivité sur LC, le débat du MEDEF. J'aimerais une réaction là-dessus. Là, on dit que la politique ennuie.
Cette campagne, une a une espèce de passion qui est en train de naître autour de cette campagne. Est-ce que vous ressentez vous cette envie, ce désir de faire campagne ? François Hollande, sommes à 8 mois d'une élection présidentielle, il est bien légitime que les Français et les Français portent intérêt à ce que les candidats vont dire, vont proposer.
Et bien légitime aussi qu'il s'inquiète de certains scénarios. Et enfin, la situation du monde, la question même de la place de la France justifie que cette élection et une particularité, même si toute élection préentielle est décisive, celle-là est encore davantage et à partir de là, il y a, j'espère un intérêt, curiosité, peut-être même une exigence à l'égard des candidats. On dit souvent que le le que le peuple français est un peuple politique, ce que je crois assez vrai et que la nation française est une nation politique, euh ben je crois qu'on on le ressent euh à la fois par Alors, quand on dit que le peuple français est un peuple politique, ça veut pas dire que chaque français se passionne pour les aventures partisanes et pour euh les les différences parfois subtiles entre tel et tel courant.
Mais euh mais ce qui est vrai, c'est que euh discuter de l'avenir des choses publiques est quelque chose qui passionne les Français dans un contexte où par ailleurs ils sont inquiets, inquis à la fois de la réalité qu'ils vivent, de l'avenir euh qu'il voi se dessiner devant eux et peut-être aussi euh euh des options qui se présentent à eux s'agissant de cette élection présidentielle. Oui, je pense qu'on va rentrer dans un dans une phase active, dans un débat public intense. Puis d'ailleurs, je l'espère parce que il y a pas de démocratie sans bon débat public.
Euh il il y a aucune hypothèse dans laquelle on réussit à faire vivre une démocratie aujourd'hui si euh on se complet dans le le le balai euh d'attitude et et de capsules de 2 minutes. Parlons de la gravité de la situation. Les alarmes qui sonnent en matière économique.
Commençons par là si vous le voulez bien, le taux d'emprunt de la France à plus de 4 %. C'est du jamais vu depuis 2008 et ce cette date donne le frisson parce qu'évidemment c'était la grande crise, la charge de la dette qui bondit tous les fédominaux qui va nous concerner toutes et tous dès lors qu'on a un crédit. toute l'économie va en souffrir.
J'aimerais simplement d'abord les mots que vous mettez là-dessus. On se rappelle François Fillon qui avait parlé de faillite, certains disent austérité nécessaire, crise, enfin quel est le mot que l'un et l'autre vous vous mettez sur cette réalité ? Édouard Philippe, ce sera soit le lent étranglement, soit le choc brutal.
Je ne je n'espère évidemment ni l'un ni l'autre, mais je redoute l'un et l'autre. Le choc brutal, c'est l'hypothèse grecque que beaucoup de gens en France écartent en se disant que la France ça n'est pas la Grèce, que beaucoup de Grecs écartaz avant qu'il leur tombe dessus en se disant la Grèce c'est pas l'Argentine. La vérité c'est que quand on cesse d'inspirer la confiance à ceux qui vous prêtent, lorsqu'on n plus capable de financer sa dette, on peut se retrouver dans une situation de choc et de choc assez brutal.
Ça n'est pas, je crois, ce qui nous guettete le plus vite. Ce qui nous guettete, pardon, ce que nous vivons aujourd'hui, c'est le lent étranglement. C'est une espèce de de la serre progressivement autour de la gorge de notre pays et qui va progressivement nous dessaisir de notre capacité à choisir nos options, à conduire des politiques, à investir là où nous le devons.
Et ça c'est terriblement dangereux et c'est la raison pour laquelle nous devons et on aura l'occasion d'en parler remettre en ordre nos finances publiques, pas par obsession comptable, par nécessité nationale. Président de la République, j'avais connu une crise de la dette, une crise financière qui bousculait toute l'Europe. La France était parmi les pays qui étaient les plus déstabilisés par ce qu'on a appelé les crise des subprimes et déjà son niveau de dette était préoccupant puisque la dette publique avait passé un cap de 90 % du la richesse nationale déjà en 2012.
On est bien au-delà hein, on est aujourd'hui à près de 120 %. La différence lorsque j'ai quitté le responsabilité du pays, c'est que les taux d'intérêt étaient quasi nuls. Mais on pouvait dire c'est une situation internationale.
Ce qui compte, c'est l'écart de taux d'intérêt avec l'Allemagne surtout. Autrefois c'était avec l'Allemagne. J'allais dire durant ma présidence, c'était avec l'Allemagne.
C'était ce qu'on appelait les spreads quand on voulait faire intelligent. Mais en l'occurrence aujourd'hui, l'écart est avec l'Italie, l'Espagne, la Grèce. Nous sommes à des taux d'intérêt supérieurs à ceux que les marchés exigent de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal.
Le Financial Times, c'est qui adore éré la France mais là et là s'il a des raisons, quand il dit la France remplace l'Italie comme point central des préoccupations, le l'homme malade de la France d'après le Financial Times, c'est ici. Alors après, on pourrait dire la la faute à quelle politique, pourquoi en est-on arrivé là ? Est-ce que c'est simplement la crise sanitaire qui a provoqué ce dérèglement ?
Non, puisque les autres s'en sont sortis beaucoup mieux que nous, mais et vous avez été au pouvoir tous les deux ? Mais au-delà du bilan, au-delà de des responsabilités, je veux venir sur ce qui est en cause aujourd'hui. C'està-dire que c'est pas la Commission européenne qui va nous poser difficulté particulière.
C'est même pas le Fond Monétaire International qui va frapper à la porte. Ce sont les taux d'intérêt qui viennent chambouler, bousculer même la préparation du budget. Et donc je reprends ce qui a été dit par Édouard Philippe sur l'étranglement, mais c'est un étranglement qui ne va pas durer très longtemps parce que au fur et à mesure que les taux d'intérêt risquent de monter, à partir de là, nous ne pouvons pas assurer le paiement de la dette.
Oui, bien sûr, mais avec des frais pour le budget d'État qui deviennent insupportables. Vous direz ça va ça ira plus vite que ça. C'est ça que vous je pense que ça ira plus vite et que d'ailleurs les marchés comme l'ont dit, j'ose pas dire la finance, regardent ce qui va se passer en 2027.
Vous avez vu l'homme de gauche est presque plus alarmé que vous. C'est pas un problème de gauche et de droite, c'est un problème de place de la France. Et euh ce qu'il faut dire aux Français, c'est pas on vous prépare une purge parce que ça a été mal géré, parce que ça a été mal conduit, parce que nous avons trop de dettes.
Non, c'est la place de la France, c'est l'autorité de la France, c'est la capacité de la France en Europe et dans le monde de régler cette question de la dette, c'est-à-dire de maîtriser ses comptes publics. Monsieur le président, vous avez mentionné le mot de purge. Alors, il y a tous les mots imaginables.
En général, les politiques détestent les prononcer. Austérité, rigueur, on verra les mots que vous utilisez. Euh exemple concret euh ce que vous avez proposé de Philippe sur l'assurance chômage euh disant euh 12 mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans.
D'abord euh dites-moi au mot de ça, est-ce que c'est le signal que de toute façon l'État social va maigrir ? préciser et évidemment on attend votre réaction François Hollande si on on veut s'attaquer à cette dette qui grossit et surtout au montant de ces intérêts que nous devons payer qui progressivement écartent toutes les dépenses extrêmement importantes que nous devrions réaliser. Il y a beaucoup d'options pour le faire.
Lorsque François Holland était président, vous avez dit, monsieur le président, que vous aviez eu affronté la crise des subprimes. Elle est plutôt en 2008 la crise des subpronter brutalement dans des conditions de crise intense, c'est votre prédécesseur. Et la dette a beaucoup augmenté à ce moment-là et je n'en dis ce qu'on vient pas.
Je ne sais pas très bien comment on aurait pu faire d'ailleurs à ce moment-là sans la faire augmenter. Mais ce qui est certain, c'est que pour la contenir ou pour la faire baisser, il y a plusieurs choix et c'est pour ça qu'il faut un débat politique. Vous trouverez toujours ceux qui disent pour faire baisser la dette ou en tout cas pour équilibrer le budget, il faut augmenter les impôts.
Vous l'avez fait monsieur Hollande entre 2012 et 2014 15 et ensuite je crois que vous vous êtes rendu compte que ça produisait des effets qui n'étaient pas si bons. On peut aussi essayer de diminuer la dépense. Et si on veut regarder du côté de la diminution de la dépense, il faut regarder les grandes masses.
La première grande masse, la la grande masse qui augmente le plus vite, c'est la dépense sociale. La dépense sociale, c'est pas mal en soi. La France est un pays qui vit avec un modèle de solidarité sociale auquel elle est attachée.
Elle le fait depuis 45 et elle avait commencé avant. La dépense sociale, ça dépend en soit criticable. Ce qui est critiquable, c'est lorsque la dépense sociale progresse tellement vite qu'elle capte une partie de plus en plus importante de ce que nous produisons et qu'elle n'est plus soutenable.
Et c'est bien ce dont il s'agit. Elle n'est plus soutenable parce que nous ne pouvons pas sur le fondement qui existe aujourd'hui pour prévoir le financement de de nos retraites, nous ne pouvons pas continuer ainsi. Donc si on veut contenir cette évolution de la dette, voir diminuer le déficit et diminuer la dette, nous devons, me semble-t-il, contenir la dépense sociale, c'est une des priorités.
Permettre la croissance, c'est une autre priorité. C'est probablement la meilleure façon en relançant l'économie. Elle est à zéro là, donc c'est mal parti pour l'instant hein.
La deuxème trimestre est à zéro. Mais ça n'a pas échappé, monsieur Remin. Et ça n'est pas pour rien que je dis que la situation n'est pas bonne.
Elle n'est pas bonne du tout. On doit donc contenir la dépense sociale et relancer la croissance sous peine de continuer à dériger. Et et je un mot peut-être juste sur l'uphémisme, vous dites contenir, ça veut dire tailler ou ça veut pas dire tailler ?
Ça veut dire réduire. Non mais à réduire c'est autre chose déjà. Réduire est-ce qu'on a l'impression parfois que les mots les mots vous font peur ?
Alors vous savez bien réduire la dé sociale non monsieur les mots me font pas peur. Et d'ailleurs je fais partie de ceux qui disent que une façon de réduire la dépense sociale ça va être de travailler plus longtemps. Vous savez que ça n'est pas très populaire.
Je suis pas sûr d'ailleurs que beaucoup de gens s'y euh s'y risquent, même si François Hollande l'a fait récemment. Je je juste un mot, il faut il faut comprendre l'importance de l'effort. Nos amis italiens qui vont mieux aujourd'hui sont plus endettés que nous mais empreintent moins cher parce que ils ont mis en place des politiques qui leur permettent d'améliorer la situation.
Nos amis italiens, ils ont réussi à retourner la situation après 10 ou 15 ans d'effort de maîtrise de leur compte. Donc l'effort que nous devons fournir, il est réel et il ne passera pas par autre chose que plus de travail, un peu d'effort très largement partagé. Laissons réagir François Hollande.
Allez, réduire la dépense sociale. Bon, Édouard Philippe a rappelé que j'avais réduit le déficit public et permis que la France ait un taux d'endettement soit on fait tous les deux mais vous êtes resté moins longtemps que moi sans doute pour arriver au résultat espérés. Donc ah j'ai fait en moins de temps que vous. de réduction mais mais c'est ce n'est pas tout à fait votre faute.
Ce qui laisse ce qui laisse à penser que l'efficacité était plutôt de mon côté. Oui, je dirais 1 que n'avez-vous pas interrompu successeurs pour éviter la dérive que l'on vient de constater ? Mais je vais je vais revenir sur le sujet général.
La dette publique, elle augmente parce que le déficit public augmente. Le déficit public, c'est le déficit de l'État. déficit de la sécurité seul qui n'est pas acceptable davantage parce que emprunter pour financer des dépenses maladies ou les retraites est inadmissible.
Le déficit de comptes sociaux, c'est 20 25 milliards. Déficit de l'État, c'est 150 milliards. Donc le le premier objet de la discussion, c'est comment fait-on comment le prochain président et le prochain gouvernement feront avec une majorité pour faire que le déficit de l'État 5 % du PIB aujourd'hui arrive à 3 % disons à une forme d'équilibre accepté par la Commission européenne et puis qui correspond à l'indess de stabiliser la dette publique par rapport à la richesse som la stabiliser.
On connaît les chiffres, il faut donc trouver 120 milliards sur les 5 ans parce que ce qui compte, c'est de montrer au français que c'est pas une purge, que c'est pas un plan d'austérité pour 6 mois, que ça va être un effort long parce que ça en vaut la peine parce que il s'agit de rétablir le crédit de la France sans doute, mais l'image de la France, la force de la France, la puissance de la France, c'est ça. Donc alors comment fait-on ? Comment fait-on ?
On a une trajectoire, on va pas prendre telle ou telle mesure, on a une trajectoire, il faut trouver 120 milliards d'euros pour 2032 année après année. François Hollande, la grande affaire des retraités parce qu'évidemment alors que je vais dire sur les retraites, mais les retraites c'est pour éviter que les déficits sociaux se creusent et c'est pour ça qu'il faut agir. Mais la priorité c'est d'abord de faire en sorte que nous réduisons le déficit public.
Et de ce point de vue, il faut à la fois qu'il y ait une partie par les recettes, on on n'échappera pas et tout est dit pour ne pas avouer la réalité. C'est-à-dire, on n'échappera pas à une augmentation, j'espère la plus faible possible des prélèvements si on veut réduire le déficit public dans les 5 mais parallèlement et à moitié à moitié par la fiscalité, à moitié par les économies sur les dépenses. Et les économies sur les dépenses, c'est très difficile dans le budget de l'État parce que c'est quoi le budget de l'État ? l'éducation, la défense, l'intérieur, la justice, c'est très difficile.
Donc il faudra par les euphémismes sortons des Est-ce que ça veut dire plus d'impôts parce que les prélèvements blab bl ou mais ça veut dire que il y aura mais parce qu'il faut dire la vérité quand vous êtes dans cette situation là dû en partie mais je le regrette par des baisses d'impôts inconsidérées. On doit baisser les impôts quand on a les capacités de financer les 60 milliards qui ont été dépensés, perdre de la taxe d'habitation, de la redevance, suppression de la peau sur la fortune. Quand on perd 60 milliards, 60 milliards c'est deux points de PIB, on serait déjà à trois.
Mais quand on on doit accepter, moi j'ai fait des baisses d'impôts, baisses de cotisation sociale. Faut-il pouvoir les financer ? Elles n'ont pas été financées.
Donc il faut dire la vérité. Il y aura une augmentation de prélement qui doit payer bah ceux qui doivent payer c'est pour partie les plus favorisés les plus fortunés et pour partie il faudra demander un effort à tous mais pour aussi les entreprises ne so ne sera et parche il faut aussi que il y ait des économies dans les dépenses et de ce point de vue il faudra limiter la dépense publique au niveau de son sa valeur et pas de son volum augmenter les impôts. Est-ce que vous m'autorisez une une petite précision puisque François Holland nous invite à dire la vérité ?
Vous venez de dire, monsieur le président qu'il y avait le déficit de la sécurité sociale, environ 25 milliards de déficit pour l'année en cours, beaucoup d'argent. Permet de vous faire observer que ce déficit avait considérablement baissé à la fin des années 10. Vous aviez commencé à le faire baisser.
Était à l'équilibre. Les comptes sociaux étaient à l'équilibre en 2017. Non non non monsieur Holland les comptes sociaux allaient mieux et les déficits ont descendu jusqu'à 2020.
C'est un fait on est à 25 milliards. Mais ce que vous et ensuite vous dites il y a le déficit de l'État. Ce que vous ne dites pas, c'est qu'une bonne partie du déficit de l'État, pas tout bien entendu, une bonne partie du déficit de l'État est en réalité un déficit lié au financement des dépenses sociales parce que les dépenses de l'État participent aux dépenses sociales.
Ce qui ce qui je le dis pas du tout pour faire pardon, je le dis pas du tout pour faire de la technique, vous la connaissez parfaitement par votre vie professionnelle. Je le dis parce que si on ne dit pas l'ampleur de la dépense sociale et la part de la dépense sociale dans les fites, alors on ne mesure pas complètement ni les masses ni les enjeux. C'est la première chose.
La deuxième chose que je veux dire, c'est que je le disais tout à l'heure, il y a un choix politique. Faut-il faire exclusivement des augmentations d'impôts, faut-il faire exclusivement de la réduction de la dépense ? Faut-il faire un peu des deux ?
OK, on peut avoir toutes les marges. Ce que je dis moi, c'est que le niveau d'imposition français est tel par rapport aux autres, par rapport à à à la à la compétition à laquelle nous sommes soumises ? parce que malheureusement on règle pas ces questions sur une île qui serait autonome, qui n'aurait pas de rapport de compétition économique avec les autres, qui n'aurait pas la possibilité pour certains actifs de partir, ce qu'ils font, ce qu'ils ont fait.
Donc si on augmente les impôts, il se passe quoi ? Et donc je pense que si nous augmentons les impôts, nous n'obtiendrons pas les recettes que nous cherchons et nous découragerons encore la création de richesse dont nous avons besoin, impérativement besoin pour régler les questions. C'est pour ça que moi mon mon ma ma ma doctrine, je sais pas s'il faut parler de doctrine, mais en tout cas ma ligne, c'est de dire commençons parler de baisse de dépenses.
Mettons en œuvre les baisses de dépenses avant de chercher des solutions qui à mon avis sont très idéologiques et très théoriques sur l'augmentation de la fiscalité. Soyons concret, pardon, d'aller directement au nerf, mais la désindexation des retraites. On posait tout à l'heure la question à Sébastien Lecornu dans cette même salle et en direct sur LCI.
Oui ou non ? Est-ce que vous vous voyez dire à des retraités dit aisé au-dessus d'un certain seuil, certains 10 € ? Je crois que c'était le votre le chiffre qui a été articulé.
Désolé, vous avez cotisé toute votre vie, mais à partir de maintenant, en tout cas pour une période, on ne pourra on ne pourra plus s'indexer sur l'inflation. Est-ce que l'un et l'autre vous vous voyez dire cela dans une stratégie de réduction de la dépense ou de stabilisation de la dépense pour diminuer la part de la dette ou la stabiliser par rapport à la richesse nationale. Si on prend mesure par mesure, chacune est insupportable.
Euh si on prend l'affaire dans un ensemble, c'est-à-dire avec une cohérence et une justice, alors les Françaises et les Français peuvent y adhérer. Si on demande aux retraités "Est-ce que vous voulez qu'on vous désindexe vos pensions ?" La réponse est non.
Si on demande aux actifs, "Est-ce que vous voulez travailler davantage ?" La réponse est non. Si on demande aux jeunes, "Est-ce que vous pensez avoir une retraite ?" Ils craignent le pire.
Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut donner un plan d'ensemble où chacune, chacun comprend le sens, la direction. dans laquelle on veut euh conduire le pays.
Et donc pour la pour les retraites, si euh euh il y a euh dans un plan global pour stabiliser la dépense de retraite, il y a à la fois un effort contributif qui est demandé et il en il en faudra si il y a pour les retraités l'assurance que leur retraite à moyen terme sera garantie. C'est pour ça que je propose un minimum d'indexation. Si à ce moment-là il y a aussi une justice par rapport à la fiscalité dont les retraités sont pour partie certains d'entre eux plus bénéficiaires.
Si les revenus du capital sont appelés aussi à la contribution, alors la question de la désindexation des retraites, je l'ai fait la désindexation des retraites en 2014 la désintexation a été totale. Ça m'a pas rendu populaire, c'était pas forcément le but de recherché mais je l'ai faite. Donc je sais ce que ça représente cet effort là.
Et donc s'il y a une désindexation partielle dans un ensemble global où il y a la part de l'effort de chacun, où il y a la la contribution des plus favorisés et notamment des revenus du capital, à ce moment-là, oui, il est possible d'arriver à un plan global sur 5 ans où cette question est posée sur la période. Ce que dit François Hollande est 100 ans. mais me paraît un peu général.
Pardon monsieur le président, un peu général. Je pense que c'est vrai qu'on peut dire que tout s'entend si on si on fait beaucoup de choses. Je pense que on peut aussi mettre une priorité et une ligne politique qui correspond à l'intérêt du pays.
En tout cas tel qu'on le perçoit. Moi ce que je perçois c'est que notre pays doit produire et que donc nous devons faire en sorte que les actifs soient de tous, si j'ose dire, les plus encouragés et peut-être les plus préservés. Ils sont en en en nombre relatif de moins en moins nombreux par rapport aux inactifs lesquels ont travaillé auparavant.
Je pas du tout en cause, mais si on veut donner un espoir pas simplement à la France aujourd'hui mais à nos enfants, si on veut dire vous allez pouvoir réussir à la fois remonter le pays et à réussir personnellement, il faut, me semble-t-il quand même qu'à chaque fois que nous faisons un choix, nous privilégions l'intérêt des actifs d'aujourd'hui et peut-être même encore plus l'intérêt des actifs de demain. Voilà, c'est c'est et à cette condition peut-être peut-on entendre ce que vous dites, mais à cette condition là. Question question très concrète la règle dehors, c'estàd ce que font les Allemands, c'est-à-dire cette discipline budgétaire inscrite dans les textes où on est forcé de se tenir à un certain carcan de ne pas dépasser le déficit, ça leur a permis d'avoir maintenant de l'argent pour se pour se réarmer hein.
La règle d'or, Marine Le Pen lors du débat que nous avons transmis a créé la surprise au MEDF en plaidant pour cela. Gabriel Natal est pour. Vous êtes pour sauf erreur.
François Hollande, s'il suffisait d'inscrire dans la constitution la réduction de la dette publique pour qu'elle soit réglée, allons-y. Je comprends que madame Le Pen, ça lui coûte pas grand-chose. En Allemagne, ça a marché.
Ouais. Enfin, je suis pas sûr que Madame Le Pen a le modèle allemand comme référence, mais si s'il suffit de mettre des règles juridiques dont j'ai lu d'ailleurs parce qu'elles sont réécrites les règles d'or que bien sûr ces règles valent sauf circonstances exceptionnelles, mais chaque année on est en circonstan exceptionnelle. Donc c'est pas une affaire juridique, c'est pas une affaire d'inscription dans la constitution, c'est une une affaire politique.
Qu'est-ce qu'on demande au aux Français dans une période qui est celle des 5 ans pour rétablir leur compte public ? Tout à l'heure euh Édouard Philippe a juste raison dit bah c'est vrai que si on a plus de production, si on a plus de croissance, si on a plus d'actifs, ça soulage quand même euh la contribution de chacun et ça évite de faire des économies trop drastiques ou euh des appels à la euh à l'impôt. Mais euh estce qu'il faut regarder la réalité en face, nous avons plus de chômage que que les principaux partenaires aujourd'hui, plus de 8 %.
Nous avons des jeunes, on parlait des jeunes et je partage entièrement le le grand enjeu de l'élection présidentielle, c'est pas de savoir qu'est-ce qu'on va faire par rapport à telle ou telle catégorie. L'enjeu d'élection préentielle, c'est qu'est-ce qu'on fait pour la jeunesse précisément parce qu'on est une société qui vieillit. La seule espérance que l'on peut donner, c'est à la jeunesse parce qu'elle doit trouver et dans l'éducation, la formation, l'insertion et dans la question climatique la réponse à ce que nous n'avons pas trouvé jusqu'à présent.
Le grand enjeu de l'élection présentelle, c'est qu'est-ce qu'on fait ? dès l'enfance pour la jeunesse et ensuite et donc aujourd'hui qu'il y ait 1500000 jeunes de 15 à 30 ans qui sont ni en emploi ni en leur formation c'est ça si on veut mettre des recettes supplémentaires pour les retraites et pour la sécurité sociale mais surtout qu'est-ce qu'on veut faire de cette jeunesse 1500000 personnes qui sont dans cette situation là je considère que c'est la priorité un mot sur la les catégories de français on comprend bien qu'il faut prendre l'argent malgré tout là où il est les choses reviennent souvent à cette réalité tout à fait basique. Euh vous aviez fait événement en disant "On est riche auprès au-dessus de 4000 4000 €." C'était il y a 20 ans, hein.
Donc ça a dû augmenter depuis. Et combien maintenant ? Bah quand vous regardez les chiffres, c'est toujours les mêmes.
Euh si vous regardez les 10 % des plus favorisés en France, c'est à peu près 4500 5000 € net. Mais le problème n'est plus là. On voit qu'il y a président.
Est-ce que le problème c'est au fond d'après tout ce que vous avez dit, c'est que là les retraités ont dit au-dessus de 2000 € là vous venez de mentionner on parle de 4000 €. En réalité, est-ce que ça veut dire que les Français et les Français au-dessus de 4000 € doivent tous se dire "Ah, ça va taper". Croyons concret.
Bah, c'est quand même ce qui ce qui ressort un peu de vos propos. Non, on va pas essayer d'effrayer les les même s'ils sont pas les plus nombreux, les Français qui gagnent plus que 4000 € 4500 € 5000 € même s'ils ont aussi beaucoup contribué parce que quand on regarde ce qui s'est passé ces 20 dernières années, c'est quand même vers cette catégorie qui a été demandé l'effort le plus important. En revanche, sur les 01 % des Français, là on est plus sur les 10 %, sur les 01 % des Français qui sont avec les plus hauts revenus et les plus hauts patrimoines, ceux-là depuis euh 2017, il contribuaiit à peu près à 400000 € par par an euh à à au financement de l'État.
Aujourd'hui, c'est plus que 100000 €. Donc il y a effectivement un effort à faire de ce côté-là. là-dessus précisément et sans trop prolonger parce qu'on va avancer mais là-dessus, nous sommes en train de nous engager sur la pente traditionnelle du débat public français. on a commencé à expliquer qu'il y avait une situation financière difficile et puis là bah on on explique alors finalement il va falloir augmenter les impôts et donc quelle catégorie de français va mieux supporter ou doit mieux supporter l'augmentation d'impôts.
Je je prétends que la bonne façon de mettre en œuvre le redressement de nos comptes, c'est d'abord de s'organiser pour contenir voire réduire la dépense et ensuite de faire en sorte que la quantité de travail et que la quantité de production soit plus importante. Et si vous m'autorisez cette petite remarque, vous avez dit monsieur Hollande que le taux d'emploi des jeunes était trop faible. Bah oui, vous avez raison.
Tout le monde peut s'accorder à dire mais le taux d'emploi des jeunes en France, il est à peu près dans la moyenne de l'Union européenne. Il est pas satisfaisant du tout. Nos nos compétiteurs ont un meilleur taux d'emploi que nous.
Mais c'est vrai, mais il est à peu près dans la moyenne de l'Union européenne, là où nous sommes très loin derrière tout le monde, c'est dans le taux d'emploi des seniors. Et il existe en Allemagne, en Espagne, en Italie, partout en Europe, des métiers difficiles et des métiers pénibles. Et simplement le taux d'emploi des seigniors est plus élevé et une bonne partie de la richesse, pardon de le dire comme ça, que nous ne produisons pas, elle est aussi là.
Il n'empêche que nous devons faire baisser le chômage. Il n et on a des propositions là-dessus. Il n'empêche que nous devons faire augmenter le taux d'emploi des jeunes.
C'est une des raisons pour laquelle je me suis beaucoup engagé sur une réforme de l'apprentissage et je regrette qu'elle n'est pas donnée ou plus exactement qu'on lui a renié les ailes dans les années qui viennent de s'écouler parce que je pense qu'elle est la meilleure façon d'accéder à l'emploi. Mais à la fin de la fin, osons dire que si nous voulons sortir de cette hornière, nous allons devoir chacun dans la mesure de nos moyens compte tenu de la réalité de notre relation à notre métier, chacun faire un effort et travailler un petit peu plus longtemps. Le débat sur l'immigration, j'aimerais vous entendre le débat sur l'immigration est beaucoup passé par Mayotte.
Vous étiez il y a pas longtemps et en rentrant de Mayotte ou à Mayotte, vous avez dit il va falloir là-bas fermer totalement les vannes de l'immigration. Parler de moratoire. Est-ce que ça concerne Mayotte seul ?
On a bien compris. Sortons de Mayotte, c'est pas le sujet ici, mais au-delà de Mayotte, ces mots que vous avez prononcé, est-ce qu'ils valent pour la France entière ? Et je précise d'emblé, c'est ce que propose euh Géraldin qui vous soutient, qui est votre soutien et qui parle d'un moratoire de 3 ans et je précise bien sur l'immigration légale, pas seulement sur l'immigration illégale, ça autre chose, mais sur l'immigration légale.
Euh monsieur Rebert, vous avez eu la gentillesse de rappeler que la semaine dernière, j'étais à Mayotte. Euh Mayot, c'est un département français que nos concitoyens connaissent moins bien que d'autres départements français parce qu'il est lointain. Parce que la crise migratoire que vit Mayotte n'a aucun équivalent dans aucun département français par son intensité, par son acuité, par sa durée, par l'effet déstabilisant qu'elle entraîne sur l'école, sur le système de santé, sur la sécurité aussi, sur en fait tous les sujets, il y a là quelque chose de réellement exceptionnel.
À quoi s'ajoute à Mayotte ? les conséquences de la du cyclone Shido qui il y a maintenant plus d'un an, 1 an et demi, a totalement dévasté l'île. La situation maorèise, elle est euh glaçante et on on la on la voit peu d'ici.
Elle est glaçante. Gérin va plus loin pour la à mesure exceptionnelle plus à situation exceptionnelle mesure exceptionnelle. J'ai donc proposé, c'est vrai, à Mayotte, d'interrompre toutes les vannes de l'immigration à raison de la crise migratoire exceptionnelle.
Cette position d'ailleurs que je propose, elle est partagée par un certain nombre d'États. La Finlande, la Pologne, l'Italie, la Grèce. J'observe que ce sont d'ailleurs quatre pays frontaliers qui ont eu à connaître de crises migratoires parfois manipulé par des puissances étrangères.
Pas toujours mais parfois. C'est vrai pour la Pologne et pour la Finlande s'agissant de l'immigration biélorusse, enfin plus de l'attitude de la Biélorussie dans la gestion des flux migratoires. Je considère que lorsqu'il y a une crise migratoire, nous avons besoin, nous avons la nécessité de prendre des mesures exceptionnelles.
Est-ce que ça veut dire que je considère que pendant 3 ans, 5 ans, 10 ans ou pour les siècles des siècles, la France n'aurait plus vocation ni à accueillir sur son territoire au titre du droit d'asile, ni à accepter la délivrance de titre de séjour à des étrangers ? Bien sûr que non. Je fais partie de ceux qui disent nous devons choisir notre immigration mais nous aurons besoin d'immigration pour des raisons liées au travail pour des raisons liées aux études.
Pas répondu hein. Est-ce que vous en train de vous répondre ? Ben je suis très exactement en train de vous répondre.
Je considère que nous allons continuer à délivrer des titres de séjour pour des étudiants qui viennent étudier en France et que c'est l'intérêt de la France. Je considère que nous avons besoin de continuer à délivrer des titres de séjour pour des gens qui viennent travailler en France dont nous avons besoin. En revanche, c'est vrai, nous devons être infiniment plus fermes que ceux qui existent aujourd'hui, s'agissant des gens qui entrent illégalement sur le territoire national ou des gens qui demeurent illégalement sur le territoire national.
Et pour cela, nous devons mettre en place des instruments qui aujourd'hui existent dans le droit communautaire et qui me paraissent dès lors qu'ils existent devoir être utilisés. Donc, pardon hein. Attendez, attendez avant d'applaudir.
Vous êtes bien généreux, je trouve. Euh oui ou non ? Est-ce que vous êtes d'accord avec la formule de Gérald ?
Ah il faut pas maison. Non non mais c'est pas clair. Pardon mais non non non vous m'z pas comme ça.
Il il dit moratoire sur l'immigration légale 3 ans. Ça a un sens et oui ou c'est non ? Moi je vous l'ai dit moratoir complet à Mayotte pendant 5 ans et pour le reste je veux continuer à accueillir des étudiants étrangers.
Donc il y aura pas de moratoire sur les étudiants étrangers et il n'y aura pas de moratoire sur l'immigration de travail encore une fois dont nous avons besoin. Est-ce que monsieur Ro du coup vous avez répondu laiss répondrez imaginez je le dis à ceux qui sont partisans imaginez que demain nous disions oui c'est vrai ces trois médecins syriens qui veulent venir exercer dans un hôpital français on va pas les prendre parce qu'on a tellement de médecins qui exercent dans les hôpitaux français qu'on a vraiment pas besoin de trois supplémentaires évidemment qu'on va les prendre évidemment qu'on en a besoin beaucoup de temps de parole en avance Hollande par quoi commencer C'est bon par Mayotte la situation est exceptionnelle. Nous l'avons tous laissons Mayotte, je vous propose on parle de la France en général.
Je pense pas que la solution d'aller chercher un pays tiers le Rwandain en particulier pour trouver la solution à Mayotte soit la bonne. Mais passons sur la question de l'immigration. Il y a une immigration légale.
Est-ce que l'on peut être plus strict sur cette immigration légale ? Il est possible sur la demande d'asile d'aller beaucoup plus vite, sur le regroupement familial d'être plus exigeant. sur les étudiants de voir si ça correspond à des filières de formation qui intéressent les deux pays, le pays d'origine et et le pays d'accueil.
Et puis il y a le travail et ça justifie qu'il y ait toujours un courant migratoire à condition qu'on le choisisse et que le Parlement puisse en débattre régulièrement pour savoir à quel niveau on autorise cette immigration de travail. Nous savons bien que le problème c'est l'immigration clandestine. Alors il y a pour ça qu'il faut quand même dire aux français que c'est l'Europe qui permet d'avoir un peu plus de contrôle sur l'immigration clandestine que chaque pays isolément.
Il se trouve que l'Europe vient d'accepter, vient d'approuver et va mettre en place un pacte pour l'asile immigration qui permettra le contrôle aux frontières plus effectif, qui permettra de traiter la demande d'asile avant que la personne n'arrive dans des pays considérés et enfin qui permettra le retour. puisque je parle du retour, c'est la question majeure. Finalement, on peut rentrer et c'est plus difficile pour sortir.
Il faut donc que les délais d'instruction des demandes d'asile soient beaucoup plus rapides. Il y a eu des efforts de fait mais on est encore très loin du compte. Beaucoup de pays vont beaucoup plus vite que nous, ce qui est quand même à la fois pour les personnes considérées et pour la question ensuite de leur accompagnement est plus simple.
Et ensuite, il faut euh avoir euh sur euh ces questions de de de retour l'accord des pays euh qui sont les pays d'origine. Et c'est là la difficulté, on le on le sait bien. Puisque vous parlez des décisions européennes, cette idée qui rassemble à la fois madame Méloni à droite nationaliste mais aussi la socialiste danoise Freden, c'est hub de renvoi et dis-y pardon dis-y c'est plus humain que ce qu'on fait actuellement parce que solution un peu à l'australienne, ça découragerait un certain nombre de migrants de se noyer dans la Méditerranée, de courir des risques immenses.
Est-ce que vous y êtes favorable l'un et l'autre ? Peuple de renvoi en dehors l'Union européenne, on regarde l'expérience. Madame Bellonie a essayé avec l'Albanie, ça elle s'y est prise à trois fois.
Ça n'a eu aucun résultat. Les autres disent aux le Royaume-Uni s'y est pris avec le Rwanda. Ça n'a eu aucun résultat.
Faut pas aller chercher des solutions qui qui sont des solutions irréelle et quelquefois même humiliante aller prier un pays tiers pour des raisons qui seraient celles de nous débarrasser d'un certain nombre de populations parce qu'on ne saurait pas traiter nous-même cette questionlà. Pays qui ne sont pas toujours les plus exemplaires en matière de droit. Non, je ne suis pas favorable à ces solutions.
En revanche, je suis favorable à ce qu'on soit avec les pays européens beaucoup plus strict pour accueillir et pour contrôler et pour refouler les personnes qui n'ont pas à venir ici. Il s'est passé l'affaire de de Seouta qui a quand même beaucoup inquiété se disant est-ce que c'est possible qu'il y ait 60000 personnes ensuite qui débarquent ? On sait que ils ont tous été refoulés, qu'ils sont tous retournés.
Et donc la question s'est posée, est-ce que dans les périodes de crise exceptionnelle, j'ai connu une période de crise exceptionnelle lorsque j'étais président de la République avec l'affaire syrienne et l'affaire afghane. Oui, lorsqu'il y a une période de crise exceptionnelle, il faut que les États soient beaucoup plus coordonnés, beaucoup plus effectifs pour éviter qu'il y ait un phénomène qui à un moment peut inquiéter et qui peut aussi déstabiliser une société. Donc dans les moments de crise exceptionnelle, là aussi la solution elle est européenne.
Tous ceux qui vous diront qu'on peut régler seul, c'est pas vrai, ça a marché. On n' répartir la population euh concernée. Tous ceux qui vous diront on peut régler seul la question de l'immigration vous mentiront.
Si on peut le faire euh avec d'autres plus efficacement et je reconnais ce que ont pu faire les pays scandinaves. Oui, nous devons y aller. La question, elle est encore présente aujourd'hui parce qu'on sait que la crise climatique peut avoir ces effetsl.
Nous devons nous organiser. C'est à l'échelle de l'Europe de le faire et c'est pas une échelle nationale. C'est une affaire qui aujourd'hui nous dépasse.
Combien y a-t-il de de clandestin en France d'après vous ? Par définition, s'ils sont clandestin, c'est assez difficile de les chiffrer. Je vous répondrai donc volontiers beaucoup trop.
Ceux qui touchent la ME, ça se chiffre beaucoup trop. Quel honneur de grandeur ? J'ai pas le chiffre à vous donner comme mais beaucoup trop.
Non mais honor de grandeur. Vous avez été premier ministre. Vous avez quand même une impression, j'imagine le premier ministre sur son territoire, il a quand même une estimation du nombre de clandestins.
Les clandestins en France sont des gens qui n'ont pas vocation à résider sur le territoire et aurait dû être renvoyé chez eux. Il y en a manifestement beaucoup trop. Donc le système Schengen Dublin n'a pas marché.
Ils sont bien arrivés par quelque part. Ils sont pas arrivés par le Mais mais je ne vous fais honnêtement que que la solution soit aussi autant européenne qu'elle est nationale, ça me paraît évident. On se sent polonais.
Question à vous de ce que font les polonais, les Allemands et cetera de rétablir des contrôles aux frontières supplémentaires la France le fait un peu. Est-ce que c'est pour vous une solution ou non ? Que excusez-moi pour m' poser une question, je dois répondre.
Que nous ne puissions résoudre cette affaire qu'avec les Européens. C'est vrai que l'Europe et pendant longtemps était trop distante, trop insensible, trop inefficace, trop peu désireuse de régler et de se doter d'instruments puissants sur ce sujet. C'est vrai aussi, elle évolue d'ailleurs sous la pression de beaucoup d'États, parfois assez à droite, parfois assez à gauche, qui disent "Nous devons créer des instruments." Il y a aujourd'hui tous les instruments nécessaires pour améliorer la situation.
Et moi, je considère que nous devons utiliser tous ces instruments, pas seulement quelques-uns d'entre eux, monsieur Land, tous les instruments de façon à pouvoir améliorer sensiblement cette situation. Et je et je terminerai véritablement par ça. Dans le retour, il y a quelque chose que vous vous savez très bien, que nous savons tous très bien, qui est quelque chose du domaine du rapport de force, du rapport de force avec des États qui délivrent ou ne délivrent pas des laisser passer consulaires et donc qui reprennent ou ne reprennent pas facilement leur ressortissant.
Je pense que la France doit engager un rapport de force beaucoup plus net avec des pays qui ne jouent pas le jeu sur ce sujet. Et j'ai dit j'ai dit que s'agissant du cas particulier du traité qui dit la France et l'Algérie traité de 1968, il me paraissait nécessaire de revenir au droit commun et de faire cesser un régime très particulier qui objectivement conduit aujourd'hui l'Algérie à ne pas régler à ne pas respecter totalement ses obligations internationales et à considérer que dès lors qu'elle est soumise à un problème, ça vient de la France. C'est pas une critique de l'Algérie ni du peuple algérien.
C'est le fait que aujourd'hui la relation avec l'Algérie doit relever du droit commun et pas d'une relation particulièrement avantageuse. Bon, la question de la reconduite à la frontière est celle qui tarude le pays depuis 20 ou 30 ans puisque le taux de racompagnement est de l'ordre de 12 à 13 % par rapport à des personnes qui n'ont aucun droit à faire valoir qui sont des OQTF. Donc la puissance d'un état, c'est quand même de pouvoir accompagner ce que celle queon veut pas ici accueillir durablement.
Et il faut donc avoir à la fois une plus grande rapidité, une plus grande effectivité et les laisser passer consulaire. Laisser passer consulaire, c'est une négociation avec les pays. C'est-à-dire de leur dire pour l'aide publique au développement, pour des rapports commerciaux, pour des relations diplomatiques, et bien il faut accepter que vous reprodiez vos ressortissants.
Ça vaut pour un certain nombre de pays africains lesquels pays africains sont dans une situation effectivement de déstabilisation politique que je regrette profondément pour essayer d'y avoir mis un terme lorsque j'étais président de la République, mais ça s'est largement dégradé. euh supprimer par exemple les visas comme ça a été fait pour euh un moment suspendre avec le Maroc et l'Algérie. Ça aboutit à ce qu'on se soit fâché et avec le Maroc et avec l'Algérie sans effet du tout pour euh accueillir.
Heureusement euh avec le Maroc s'est arrangé. On peut pas dire que ça a été le cas avec l'Algérie. Est-ce qu'il faut suspendre l'accord de 68 modifié trois fois avec l'Algérie ?
Non, il faut négocier avec l'Algérie parce que interdire comme ça ou dire a plus d'accord avec l'Algérie et qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe pour les Algériens qui sont là ? Rien.
Qu'est-ce qui se passe ? Ben, on appliquerait éventuellement le le le droit commun. Le droit euh le droit entre le France France Algérie est un peu supérieur pour les Algériens, notamment pour les certificats de résidents.
Donc, qu'est-ce qu'il faut faire avec l'Algérie ? On fait un conflit et et matière quand on pense à notre concitoyen Christophe Gless qui est toujours enfermé et qui devrait être libéré immédiatement. Mais qu'est-ce qu'il faut faire avec l'Algérie ?
Tous les présidents de la République ont travaillé avec l'Algérie et tous les présidents la République future travailleront avec l'Algérie. Il faut négocier avec l'Algérie fermement. Peut-être réviser l'accord de 68 mais c'est un accord bilatéral.
Il faudra le faire avec les Algériens et il faudra que les Algériens enfin les autorités algériennes acceptent, ils le font un peu plus maintenant acceptent de reprendre leur ressortissant dont aucune situation juridique ne peut valoir de rester sur le territoire. François Hollande et Édouard Philippe, j'aimerais vous entendre sur la la campagne sur ce qu' ce qu'implique cette campagne. Vous incarnez tous les deux l'expérience hein.
Vous avez été président de la République 5 ans, vous avez été premier ministre. Combien de temps euh Philippe ? Euh 3 ans et 3 mois.
Ce qui parle les temps qui court commence à être un bon délai. Il y a pas mal d'anciens premier ministre dans la campagne. Oui.
Oui. Oui. Là là, on a produit beaucoup d'anciens premier ministres.
Oui, ça c'est vrai. L'expérience, est-ce que c'est un boulet ou est-ce que c'est une qualité ? On va venir à ça.
Mais j'aimerais d'abord vous entendre sur François Holland ce que vous avez dit dans le point sauf erreur quand vous dites il faut une union sacrée pour la démocratie et vous semblez dire que il faudra sortir simplement de candidature de droite ou de gauche ou de centre une union sacrée pour la démocratie. D'après vous ça va de qui à qui contre qui ? Je pense dans cette campagne, il faut s'adresser aux électeurs et aux électrices.
Aux partis politiques, ça me paraît difficile. Existe-t-il encore ? sauf aux extrêmes.
C'est quand même là aussi c'est désolant qu' en disant ce qui faisait malgré tout la stabilité du pays, une droite, une gauche, des alternances, on éétait pas satisfait de l'une, on allait chercher l'autre, ce soit décomposé et d'une certaine façon, ça affaibli le le débat politique. Est-ce qu'on va faire une alliance avec les partis ? On a vu ce que ça a donné dans l'Assemblée nationale telle qu'elle a été reconstituée après la dissolution.
Non, je pense qu'il faut il faut s'adresser aux électrices et aux électeurs. Il faut leur dire voilà, il y a une union à faire dans un pays aussi divisé où la discorde a été installée, où il y a une forme de radicalité, de populisme, où on met les uns les uns contre les autres, il faut s'unir. C'est ça le le grand enjeu, je disais, de l'élection présidentielle, c'est arriverons-nous à nous unir ?
Une élection à ce niveau-là, c'est fait pour rassembler Mitéron 1988. Oui, il avait il avait trouvé ce ce terme et il était le bon déjà à l'époque. C'était pas le Mitéran de 81.
Non, c'était la force tranquille. Mais quand vous ajoutez la force tranquille à France unie, vous pouvez avoir un certain résultat. Donc là, il faut unir et unir par rapport à un objectif.
Il s'agit pas de s'unir ou de se rassembler pour se rassembler. Et je l'ai dit, l'union c'est quoi ? C'est pour la jeunesse grande priorité.
C'est pour les investissements et notamment pour la transition écologique. Pas répondu François Hollande. Contre qui pardon qui v programme de campagne après mais contre qui ?
Contre tous ceux qui divisent. Mais c'est qui ? Ben ce sont les extrêmes qui divisent.
Eren et LFI. Oui, bien sûr. Les deux divisent et ont besoin d'ailleurs de diviser, ont besoin l'un de l'autre s'entraîne d'ailleurs dans cette discore.
La courte échelle pour vous bien sûr avec et donc le débat que je regardais aussi était évident de ce point de vue-là entre l'une qui se taisait et l'autre qui faisait du fracas mais on voyait bien quel était le le jeu et même ils se disaient du bien l'un de l'autre. Donc il y a il y a bien un intérêt ce sont des mots très forts quand même parce que vous les d'une certaine manière vous les accusez quand vous dites union pour la démocratie c'est une manière de dire que les autres ne le sont pas vraiment. Est-ce que vous pensez pardon que ni le RN ni le FIN ne sont démocratiques ?
Non, ils participent au la vie démocratique. Il suscitent les voix du du peuple et ils ne sont pas dans des processus de de révolution ou de ou de rupture. De ce point de vue-là, je ne les mets pas en cause.
Ce que je dis, c'est qu'il contribue à la division du pays. Et ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est de s'unir. S'ir l'essentiel.
Edard Philippe. S'ir sur l'essentiel, oui, bien sûr. Tu peux être contre.
Évidemment, notre pays il est grand quand il se rassemble et le rassemblement c'est c'est c'est une c'est une vertu, c'est c'est un effort aussi, c'est une exigence. Mais non, mais union sacrée, est-ce qu'on a besoin d'une union sacrée sans les mots de François Hollande pour la démocratie ? Monsieur Hollande nous dit, je l'entends et je partage à ses volontiers ce qu'il nous dit aujourd'hui quand il dit qu'il faut euh se méfier de du Rassemblement national autant qu'il faut se méfier de LFI, non pas parce qu'il serait illégitime dans le débat public, mais parce qu'il divise.
J'observe monsieur Hollande que dans les urnes, dans les investitures, dans la discussion en 2024, dans les élections municipales, cette rupture à laquelle vous nous invitez avec Lfi, vous ne l'avez pas pratiqué. Vous avez mais c'est un fait pour des pour des intérêts qui peuvent être locaux ou électoraux mais il est un fait que cette ligne qu'on ne franchit pas qui est la condition de l'Union, il me semble que vous ne l'avez pas complètement respecté. C'est la première chose.
Mais le répondre. Oui, bien sûr. Oui, je réponds que la dissolution a abouti à ce que déjà le risque d'une victoire du Rassemblement national été présente.
Ce qui a justifié à un moment de trouver des investitures communes et a justifié aussi le Front républicain. Et vous avez aussi appelé votre parti à voter pour des candidats qui pouvaient être du nouveau Front populaire. Du nouveau fond populaire.
Bien sûr, bien sûr. Donc vous avez aussi fait en sorte de faire barrage et je vous en je ne vous en accuse point de de l'avoir fait. Mais pardon, ça vaudra pour la présidentielle pour la présidentielle vous soutiendrez par exemple François Mélenchon.
C'est pas François Mélenchon jusqu'à nouvel ordre vous lui feriez grand plaisir. Vous sueniez Jean-Luc Mélenchon contre est-ce que on en est pas là. Et ce que je veux dire par là, c'est que tout candidat et je pense que nous serons dans cette configuration.
Tout candidat qui viendra du du de la droite ou du centre droit et DFIP se situe dans cette famille politique où tout candidat qui sera au second tour du venant du centre gauche ne pourra pas simplement dire voter pour moi pour faire barrage ça ne fonctionnera plus. Il faudra donc en appeler à la Constitution à ce moment-là de ce qui ne s'est pas fait ni en 2017 ni en 2022 h de ce qui est j'appelle l'union sacrée des démocrates. Imaginez que des électrices ou des électeurs qui viennent de droite pour voter pour un candidat go c'est quand même difficile et inversement ça devient compliqué puisque ça a été pratiqué déjà deux fois depuis 2017.
Donc il va falloir bien que au lendemain de l'élection présidentielle peut pas non plus fermer les yeux. Il y aura des élections législatives qui suivront. Il y aura sans doute une dissolution qui sera faite pour avoir une nouvelle assemblée.
Est-ce qu'on pense qu'on va trouver facilement une majorité automatique parce que il y aura un candidat qui l'aura emporté contre qui ? Contre le Rassemblement national et qu'on l'aura mécaniquement là aussi la possible de faire comme avant. On ne fera plus jamais comme avant.
En tout cas avant un certain temps. Et bien pour ça, il faut quand même s'y préparer. Préparer comment on fait pour à la fois trouver des convergences quand elles existent. trouver euh des clivages, ils sont nécessaires.
On voit bien qu'il y a des clivages, ils sont indispensables dans une démocratie, mais il faut être capable d'avoir cette conception-là de l'intérêt national en la mienne. Par cette question des barrages, elle est très importante. Dès lors qu'on parle d'union pour pour la démocratie, c'est plus simplement une histoire de tambouille électoral.
Euh dans le cas de figure, par exemple, où vous aurez au second tour Édouard Philippe ici présent et Jean-Luc Mélenchon, pour qui voterez-vous ? C'est un cas de figure là, vous êtes dans le scénario le plus improbable. tout à fait improbable.
Je ne dis pas ça pour Édouard Philippe, mais Jean-Luc Mélenchon, non euh il ne sera pas au second tour et et et donc c'est tout d'ailleurs tout l'enjeu de l'élection de faire que la gauche qui a toujours exercé la responsabilité dans le pays soit la plus forte et accède s'il en est capable au second tour. Et pour qu'elle en soit capable, je réponds ce que je crois être juste, c'estàdire pour que la gauche de gouvernement soit capable d'être au second tour, il faut qu'elle rassemble déjà au premier tour au-delà de sa famille politique. François Hollande, ce sont des choix qui sont pas simplement des choix de person tactiqu sont des choix dès lourd qu'on invoque la morale hein, vous dites union pour la démocratie et cetera.
Entre Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, qui choisissez-vous ? Mais je je n'ai pas à choisir puisque vous poserez la question le jour où ce second tour se posera. pas tout à fait que ce soit à l'échelle d'un conseil municipal d'une assemblée de copropriété Philippe n'est pas candidat au conseil municipal répondu dire que j'étais élu mais enfin auavre au vous ne choisissez pas vous n'exprimez pas de préférence politique question la question est tellement impensable et improbable vous êtes sûr que Marine Le Pen sera au second tour c'est ça vous vous vous en doutez aujourd'hui un al je le souhaite pas mais elle a déjà été deux fois au second tour allez je vous pose la même question à Front renverser si j'ose dire.
Pardon, attendez la question quand même avant de ne pas y répondre, s'il vous plaît. Euh entre Marine Le Pen et candidat de gauche, euh qui choisirez-vous ? Moi, j'ai déjà répondu à cette question.
Alors, j'ai j'ai pris mon risque politique. Je ne voterai jamais pour un candidat qui s'affiche sous l'étiquette LFI. Je ne voterai jamais pour un candidat qui s'affiche sous l'étiquette Rassemblement national.
Je je ne l'ai jamais fait, je ne le ferai jamais. et et c'est mon choix et je l'assume et j'ai assumé de dire et ça m'a été reproché que de la même façon que pour beaucoup de gens de gauche voter pour Jacques Chirac en 2002 avait dû être peut-être un effort pour moi, c'était quelque chose d'extrêmement agréable. Bien, moi je considère que entre un candidat qui s'inscrit dans le champ républicain, comme je l'entends, j'aurais pas d'hésitation.
Mais donc pardon, vous votez blanc ? Pardon ? Vous votez blanc ?
Mais non, je vous viens de vous dire l'inverse. Je voterai pour le candidat qui s'inscrit dans le champ démocratique et républicain, c'est-à-dire ailleurs que LFI ou qu'au Rassemblement national. C'est assez clair.
Mais on s'est pas compris. Entre une fois qu'on a dit ça, attendez attendez attendez. Entre Mélenchon et Marine Le Pen, entre monsieur Mélenchon et Marine Le Pen, monsieur Monsieur Remin et oui oui, allez-y.
Vous pouvez moi, vous pouvez me meer. Pas les pas les candidats. Enfin, le candidat est Il s'agit pas pardon monsieur Remin, il s'agit pas du tout de vous louer.
Je comprends très bien que vous posiez la question. Ça fait des superbes capsules sur internet. Ce sont des questions de fond.
Non. Si. Non, je crois pas.
Je crois pas pour une raison simple, c'est que François Hollande et moi-même nous avons répondu. Je pense qu'en revanche la question de fond et qui est une question qui est à la fois une question de fond et une question une vraie question politique, c'est qu'est-ce qu'on propose aux Français ? Comment on se fait entendre ?
Qu'est-ce qu'on organise en matière de rassemblement pour ne pas se retrouver dans cette situation ? Ça c'est une question politique. C'est celle-là qu'il faut répondre et c'est celle-là sur laquelle il faut passer du temps.
Tournonsla comme ça. Est-ce qu'à un moment donné vous imaginez que l'un et l'autre centre droite, centre gauche, je sais pas comment vous définissez leur Philippe, moi je suis un homme de droite qui veut rassembler la droite et le centre et et qui ne rejette pas sur la gauche quand elle est républicaine, quand elle est démocrate, quand elle est social-démocrate, un regard de haine. Je je voilà, je considère, je suis pas d'accord mais je mais on peut discuter, on peut se respecter, on peut on a le droit de ne pas être d'accord et de le dire et de le dire tranquillement.
Voilà. Bon, c'est ça la démocratie, ça me va très bien mais moi je suis un homme de droite qui veut rassembler la droite et le centre parce que je sais que notre corps ne gagne que quand la droite et le centre sont rassemblés. Est-ce qu' un moment donné, puisque vous parlez de fond, entre le premier et le second tour, vous pouvez vous unir, enfin vous unir jusqu'à un certain stade ?
Est-ce qu'il y a une espèce de convergence qui est possible ? Bah, d'abord, il y a un premier tour. Donc euh, il est normal que les sensibilités, les personnalités euh qui ont des projets pour le pays se mettent devant les Français et recueillent leur suffrage.
Euh ça doit se faire, ça se faisait traditionnellement dans le camp le plus républicain qui soit. Les extrêmes étaient marginalisés jusqu'en 2012, sauf l'exception de 2002 où par surprise le candidat Jean-Marie Le Pen était arrivé au second tour et ne voulait pas gagner et d'ailleurs n'a pas gagné et et où des électeurs de gauche très nombreux puisque Jacques Chirac a été élu à plus de 82 % ont rejeté cette cette sensibilité et et cette haine à l'égard des autres. Et il se trouve qu'aujourd'hui nous ne sommes pas du tout dans la même situation et donc il y a une confrontation au premier tour entre la droite et la gauche.
J'espère qu'elle sera là la plus la plus digne possible mais ça fait partie du clivage. Il se trouve qu'élasse la perspective d'avoir l'extrême droite de nouveau au second tour existe et faut faut pas se cacher derrière ce qui est l'évidence. C'est-à-dire, elle est depuis déjà plusieurs mois l'extrême droite avec ces différentes candidatures possibles.
On sait que maintenant il y en aura qu'une. Elle est dans une position où elle peut arriver de nouveau au se retour mais pas pour y figurer, pour gagner. Ça change tout.
Qu'est-ce qui se passerait alors si je peux me permettre ? On a vu en Italie, vous citizz en exemple Italie hein, en disant notamment que en matière de de taux, ils avaient fait maintenant mieux que la France. Beaucoup avaient dit madame Mélonie au pouvoir, ce sera un désastre.
On juge qu'on veut sa politique, mais c'est en tout cas pas un désastre. désastre en terme de désordre. Pensez-vous que ce serait le chaos en France ?
Mais vous pouvez faire les comparaisons mais madame Le Pen s'inscrit dans une démarche beaucoup plus anti-européenne que madame Mélonie. Mélonie a été finalement une assez bonne élève de la cause européenne. Elle y avait intérêt.
Madame Mélonie sur l'immigration, elle a accueilli 400000 nouveaux immigrés depuis qu'elle est première ministre. Donc ces positions pouvaient être fermes mais elle a été pragmatique parce que l'Italie est un pays extrêmement vieillissant et qui n'a plus de main d'œuvre. Quant à madame Mélonie, elle est dans un accord avec la droite et et le centre droit pour gouverner le pays.
On en est pas là. Donc aujourd'hui ce qui compte et de ce point de vue le sens du débat c'est pas simplement de regarder des des hypothèse des scénarios, c'est d'essayer de convaincre les Français de ce qu'est l'enjeu. L'enjeu c'est pas simplement d'écarter l'extrême droite.
C'est c'est bien sûr une un de mes objectifs. L'enjeu, c'est de savoir si la France peut au lendemain de 2027 être capable de de se redresser, de retrouver une espérance, de redonner un sens à l'action publique. Et on voit bien quels sont les les les éléments, qu'est-ce que l'on fait de j'y reviens de l'éducation, de la jeunesse, de l'insertion.
Dès lors que on est dans cette situation où quand même il y a plus de jeunes qui sont sans emploi et sans pharmaation qu'il ne serait acceptable. Qu'est-ce qu'on fait pour la transition écologique ? Parce que on voit bien que cette question de la de la canicule, du réchauffement est une question majeure.
Qu'est-ce qu'on fait pour l'industrie ? Un des peut-être un des sujets qui est le moins abordé, la productivité. Aujourd'hui, en France, la productivité n'a pas augmenté depuis 2017.
Comment faire une croissance quand il n'y a plus de productivité ? Comment relever la productivité ? La seule façon au-delà du volume de travail, faire en sorte qu'il y ait plus de personnes qui soient au travail, mais ça ne suffit pas.
Il faut investir massivement dans les technologies nouvelles, massivement dans l'intelligence artificielle, massivement dans l'électrification, dans la décarbonation. C'est ça aussi l'enjeu de l'élection présidentielle. Et alors, comment on fait quand on a une dette ? quand c'est aussi difficile, quand on n pas de croissance, quand on a des taux d'intérêt, comment on fait pour investir ?
Et ben, ça va être là aussi. Comment on va faire pour dégager une épargne qui va pouvoir s'investir ? Comment pouvoir donner plus de possibilités aux entreprises, comment on va pouvoir lever des fonds ?
Bah, c'est tout l'enjeu là aussi de l'élection présidentielle. Question un tout de est-ce que vous exagérez le risque de ce que vous appelez les extrêmes ? Tout le monde se souvient 1980.
Quel âge aviez-vous en 1980 ? François Hollande ? 25 ans.
Voilà. Vous preniez le pouvoir. Vous les socialistes, rappelez-vous la droite disait là ce sera l'apocalypse, les chars russes sur les Champsélysées et cetera et puis il y a une alternance quoi.
Là la France s'est pas écroulée. Il y avait des ministres communistes au gouvernement. Bon, me regardez pas monsieur RBA quand vous parlez de ce que disait la droite en 1981, j'avais 10 ans.
Bon donc je ne disais rien et je regardais euh et et je je constate que dans ce que disait la droite sur la gauche il y a 40 ans, il y a des choses qui n'étaient pas vraies puis il y a des choses qui ont été vraies. Il y a une facture qu'on paye encore d'après vous. Ah, il y a un certain nombre de décisions qui ont été prises entre 1981 et 1983 que nous continuons à payer aujourd'hui.
C'est d'ailleurs c'est d'ailleurs un classique. C'est comme ça. 1980 1983 des décisions qui sont prises.
Le président de la République de l'époque s'était engagé. Il les a mis en œuvre. Je peux pas en vouloir au fonctionnement démocratique.
Bon, enfin euh il disait lui-même, on l'a vu le président Mitteran que la retraite à 60 ans, c'était une mesure sur laquelle il s'était engagé, qu'il voulait mettre en œuvre, qu'elle poserait un problème considérable au suivant. Nous y sommes. Plus exactement, ça fait bien une vingtaine d'années que nous y sommes.
Donc, je ne sais pas ce qu'on disait à l'époque. Sans doute des choses qui n'étaient pas complètement exactes, mais sans doute des choses qu'il était aussi très important. Ce qui me paraît clair, ce qui me paraît clair, monsieur Remin, c'est que nous ne conjurerons pas le risque des extrêmes en nous demandant comment nous allons parler, réagir, nous positionner face aux extrêmes.
Nous nous nous conjurerons le risque des extrêmes qui est un risque sérieux en proposant et en proposant de la façon la plus crédible possible avec la méthode la plus claire possible ce que nous voulons faire sur l'école, ce que nous voulons faire sur la compétitivité, la production de richesse de la France, ce que nous voulons faire sur la justice qui est un des maillons faibles de notre chaîne sécuritaire et de l'ordre que nous voulons dans le pays et qui pose un tas de problèmes aux Français. ce que nous allons faire pour nous adapter aux deux murs ou aux trois murs qui viennent qui sont le mur de la défense car nous vivons dans un monde dangereux et nous devons être mieux armé au mur de la transformation de notre pays entier aux effets du changement climatique parce qu'il est là il est même il est même cruellement là ça demande des capacités d'investissement indispensable ça demande de l'innovation de l'intelligence de l'expérimentation plus que de la norme. Et ça c'est ce qui intéresse nos concitoyens les jeunes.
Mes enfants, mes enfants euh je peux leur parler de la dette, je peux leur parler de l'école, mais d'abord et avant tout, ils me disent très bien mais comment au Havres on fait si la mer monte pour conserver la ville que nous aimons alors que elle est au maximum pour la moitié de la ville à 1 m d'altitude ? Et ben ça aujourd'hui, je ne vois nulle part pour l'instant les grands projets d'infrastructure, les grandes réflexions sur la façon dont nous allons pouvoir imaginer des nouvelles technologies. Au Japon, le risque sismique n'a pas empêché de construire des tours et des villes immenses.
En France, le risque de submersion marine qui existe, qui est là, ne doit pas nous empêcher de développer nos villes, mais il doit nous conduire à nous adapter. Et ça pour l'instant le discours que ce soit de la part des écologistes qui disent il faut moins construire, bah oui peut-être mais enfin il y a quand même du monde là. Comment est-ce qu'on fait ?
Je trouve que là, il y a une façon de répondre à des aspirations, à des attentes beaucoup plus importantes que la conjecture sur comment conjurer le risque des extrêmes. Là-dessus et sur le regard regard regard regard historique, j'aimerais votre réaction François Hollande, on entend beaucoup dire en ce moment, on va pas refaire tout le dossier économique, mais effectivement qu'on paye aujourd'hui encore la facture de toutes les les générosités excessives que la gauche que vous avez, pas vous, mais dès 1981 créé. Enfin, je veux bien aller dans le débat rétrospectif.
Euh mais quand François Mitterrand a voté la retraite à 60 ans, l'espérance de vie d'un travailleur ne dépassait pas 70. On peut dire c'était trop hein de leur donner 10 ans de vie. Mais moi, je revendique ce qu'a fait François Mitterran à l'époque où il l'a fait.
Nous sommes maintenant 45 ans après. L'espérance de vie s'est allongée, les conditions de travail ont changé. Mais allez dire quand même, ils sont-ils encore vivants ?
Non. Allez dire à aux parents de ceux qui sont encore là, finalement la retraite à 60 ans, c'était euh une illusion, c'était une dépense factice. Non, ça a été de la vie en plus donnée à des millions de françaises et de Français.
Voilà pour euh le passé. Quant à ce qu'a fait François Commiteran euh en en 1983, bah je reconnais ce qu'il a fait, c'est-à-dire permettre à la France déjà avec une inflation qui était extravagante, plus de 14 % des dévaluations successives de tous les gouvernements, y compris le sien, de permettre à la France de rentrer dans l'Union européenne, de rentrer dans le système monétaire européen, de faire l'euro mais enfin s'il y avait pas l'euro aujourd'hui, s'il y avait pas la zone euro, on parlait de taux d'intérêt On parlait de la dette. Mais où en serait la France ?
Elle serait obligée de dévaluer sa monnaie compte tenu de l'inflation, compte tenu de la dégradation du solde commercial, compte tenu des taux d'intérêt ? Donc c'est grâce à l'euro, grâce à cet engagement là et il n'a pas été facile, y compris devant ses électeurs. Il a fallu s'y reprendre à plusieurs fois.
Il y a même eu des traités. Le traité de Mastrich passait très difficilement. Et donc il a il a fallu qu'il y ait cet engagement européen qui a été d'ailleurs poursuivi, reconnaissons-le, par tous les autres présidents, y compris par ceux qui étaient les plus réticents hier, Jacques Chirac en particulier qui ont fait que aujourd'hui et j'y ai participé, nous avons la protection de l'euro.
Et d'ailleurs là aussi dans l'élection présidentielle, c'est tout à fait intéressant. Il y a ceux qui vous disent qu'ils respecteront pas les traités. D'un côté, les filles qui vous dit "Nous, on va on va brûler la dette." Très bien.
Euh ça vous fera pas beaucoup chauffer l'hiver. Mais et d'autres et d'autres madame Le Pen qui dit nous on versera même pas notre contribution à à l'Union européenne. Tout cela finalement sans le dire, sans l'avouer veulent sortir de l'Union européenne.
Ils ne le disent pas parce qu'aujourd'hui même les plus anti-uropéens sont quandme contents qu'il y ait l'euro, qu'il y ait le grand marché qu'il y ait une politique industrielle que pour l'écologie ça sera quand même mieux de s'y mettre à plusieurs, que nous devons absolument retrouver l'accord avec l'Allemagne parce que une des désolations que l'on a aujourd'hui avec l'impuissance de l'Europe, c'est que la France et l'Allemagne ne se parlent plus, ne se comprennent plus. Or, il n'y a pas d'Europe qui puisse avancer s'il n'y a pas cet accord fondamental entre la France et l'Allemagne. Quels que soient les dirigeants, c'était pas si simple pour François Mitteron d'être avec Elmouch.
C'était pas forcément facile pour Nicolas Sarkozi avec madame Merkel. C'est jamais facile avec madame Merkel. Mais en même temps, s'il y avait pas eu Madame Merkel, si on avait pas réussi ensemble à sauver la Grèce et aussi à trouver une solution pour la zone euro, où serait-on aujourd'hui ?
Donc voilà les les l'enjeu et je pour ça que je je trouve que votre comparaison avec François Miton est utile. Bah l'enjeu c'est aussi de continuer la marche en avant de l'Europe et d'aller même encore plus loin y compris sur la défense parce que ça va être une grande question. Comment on va aujourd'hui se protéger entre les agressions russes entre un président américain qui préfère la Corée du Nord à la Corée du Sud qui met le Canada comme le l'Europe sous pression commerciale qui fait une guerre en Iran sans savoir comment on l'a terminé.
Ben oui, il faut que l'Europe existe. Et bien là aussi, le vote de 2027, c'est un vote pour l'Europe. Ce qui euh sortira de cette élection là, quel que soit le candidat s'il est de l'arc républicain, ça sera pour continuer l'action européenne et pour nous protéger.
J'aimerais vous entendre sur la suite de vos campagnes respectives. Souvent les rivaux, les amis sont évidemment plus compliqués que les adversaires, hein. C'est une règle en politique.
Euh Gabriel là, tu es pas mal dans le débat du MEDF, hein. Oui, oui, absolument. Ouais.
Très applaudi. Il a été bien. Euh moi, j'ai trouvé que Bruno Rotaillot disait des choses qui étaient bien aussi.
Je vais vous dire euh à chaque fois qu'on viendra m'expliquer que il faudrait que je je dise quelque chose qui montre que je suis en en attaque ou en défense par rapport à des gens qui s'inscrivent dans l'espace politique que je veux le rassembler, je passerai mon chemin. Mon objectif, c'est dire ce que je pense et je constate que d'ailleurs sans surprise que dans ce champ de la droite et du centre, bah il y a évidemment des convergences entre les candidats. Moi ce qui m'intéresse, c'est de construire de l'union. c'est de construire de la capacité à se rassembler, pas d'appuyer sur ce qui nous divise ou en tout cas sur ce qui nous distingue.
Est-ce qu'à un moment donné avec Gabriel Atal, vous pouvez faire un ticket, c'est pas la tradition de la 5e République. Madame Le Pen et monsieur Bardella le font à leur façon, mais c'est un autre cas figure, ils sont dans le même parti. Mais est-ce qu'avec Gabriel Atal, vous pouvez vraiment faire plus qu'un ralliment, une forme de ticket, d'union, de campagne ensemble.
Absolument. Monsieur Rochemin, vous connaissez cette phrase célèbre, nous la connaissons tous dans la victoire d'Alexandre. Il y a toujours les enseignements d'Aristote.
Très bien. Le fond, le fond, le fond, le programme, les idées, les valeurs. Plus nous montrerons que à droite et au centre, peut-être un peu au-delà mais à droite et au centre, nous avons au fond des analyses communes, des priorités qui se rejoignent, la capacité ou la volonté de mettre en œuvre des instruments sur lesquels au fond nous pouvons nous entendre.
À chaque fois que nous montrerons cela, nous serons capables de construire la suite, pas simplement la suite d'un des candidats, la capacité à construire le rassemblement qui nous permettra après la présidentielle de déterminer la majorité qui conduira le gouvernement. Donc je je moi mon objectif c'est avec tous les talents et ils sont très nombreux et merci de le souligner à droite et au centre de créer ce mouvement indispensable parce qu'on ne gagne jamais seul de créer ce mouvement indispensable qui nous permettra de mettre en œuvre ce que nous proposons pour la France. Voilà, c'est ça mon objectif, le soupçon de l'essoufflement.
Vous faites la course en tête dans le sondage hein parmi vos rivaux. Donc ça fait que celle qui fait la course en tête, monsieur, c'est madame Le Pen. Oui.
Oui. Oui. C'est Madame Le Pen.
Madame Le Pen qui fait la course en tête qui est très élevée, dont tout le monde dit qu'elle est susceptible d'être au deuxème tour quoi qu'il arrive. C'est elle qui fait la course en tête. François Hollande, un peu les mêmes questions mais pour vous ça prend tout autre cas de figure.
Vous avez un peu savonné la primaire socialiste, j'ai entendu. Non, je je ne sav je ne savonne aucune planche aucune J'essaie de faire comprendre à ma famille politique et au-delà parce que j'ai dit que ça devrait se faire au-delà qu'il faut trouver toutes les formules de rassemblement. Et pour avoir connu la primaire, je sais pas si la droite va s'y relancer, je ne lui conseillerai pas.
Euh la primaire est un plutôt une procédure qui divise plutôt qu'elle ne rassemble et et où la la discorde, elle est à l'intérieur même d'une famille politique alors que tout doit être fait pour le rassemblement. Donc le parti a choisi de faire une primaire. Je respecte cette procédure, je respecte les personnes qui vont s'y engager.
Mais il y aura de toute façon un moment de vérité. moment de vérité pour la droite comme pour la gauche républicaine. Ça sera le mois de décembre ou le mois de janvier où les protagonistes vont forcément se retrouver euh dans le meilleur des esprits.
Si j'ai bien compris, à droite, sûrement, je n'ai pas de doute là-dessus. Et et à gauche, bah il y aura la même chose, le principe de responsabilité parce que c'est pas un jeu la politique, c'est pas simplement une figuration, c'est pas simplement une compétition. Je disais dans l'interview au point aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a comme candidat ?
On a des candidats qui sont le sont pour la 4e fois qui disent maintenant c'est notre tour, on y a déjà été trois fois et on a pris notre ticket un moment faut quand même qu'on rentre dans la pièce h et puis d'autres qui disent bon bah nous on a été premier ministre mais on est responsable de rien bon peut-être oui je c'est possible mais et puis enfin on a ceux qui disent b on est nouveau et peut-être qu'on est nouveaux on est bon à prendre ben non ça suffit pas et ce qu'il faut c'est quand même arriver à porter les uns les autres il y en a même qui disent qu'ils sont candidats Oui, et d'autres qui le sont pas qui pas le dire sont pas qui sont pas parce que c'est pas le moment. Et donc au mois de décembre au mois de décembre, il y aura cet exercice de vérité où à droite on dira mais quel est celui qui n'empêchera pas les autres d'ailleurs qu'elle est ou celui ou celle qui peut parvenir au second tour et pareil à gauche. Donc j'espère que ce principe de responsabilité l'emportera parce que si l'on veut que une force républicaine l'emporte c'est la condition.
N'ose pas le dire. Je ne crois pas que vous soyez candidat, monsieur Rochbin. J'ai dit que je l'étais.
Je pense que c'est le troisème qui est en cause. Qu'est-ce qui vous déterminera, François Hollande ? Pardon ?
Qu'est-ce qui vous déterminera ? Ben, je suis pas dans la même position que Édouard Philippe comme il l'a dit. il a été premier ministre, je ne l'ai jamais été donc je ne revendique pas le poste.
Euh euh bon, il n'a jamais été président pour le moment donc il est candidat et depuis longtemps et c'est tout à fait légitime. Moi, je suis dans une autre position. J'ai déjà été président de la République.
J'ai déjà d'une certaine façon accompli. J'ai déjà fait ce que j'avais à faire pour le pays. Mais il s'agit pas de recommencer, même en mieux ce que j'ai réalisé.
Est-ce que je peux être utile à un moment donné compte tenu de la situation, de la gravité de la situation ? Je pense qu'elle a été suffisamment exposée ici, aussi bien au plan intérieur qu'au plan européen qu'au plan mondial. Est-ce que la France a besoin à un moment d'une solution ?
Et bien, j'attendrai le mois de décembre pour vous donner la réponse. Est-ce que vous avez la Grinta comme disent les Italiens, vous sortez un livre, je lisais votre interview dans le point. Euh la une l'embusquée est pas très Non hein.
Non parce que il sait pas on n'est pas à la chasse donc on n'est pas dans une position où on empêcherait les autres. On est une position pour donner à son pays une une chance de plus de réussir. C'est ça le l'enjeu.
Moi j'ai pas reprendre des formules célèbres mais à partir d'un certain âge on n pas besoin d'avoir la démonstration qu'on peut accomplir son destin. On est en réponse à ce que un pays peut attendre d'un ancien président de la République en particulier. un mot de chacun sur la sur l'expérience.
Vous savez à quel point pour l'un et l'autre ça peut être un avantage ou un boulet hein. Je voyais les réactions quand on a annoncé ce débat. Ah, il y a ceux qui vous aiment bien, l'un et l'autre ou l'un et l'autre et puis il y a ceux qui disent "Oh là là, ça c'est les hasbines hein, ils ont déjà été là.
Euh, ils ont gagné, raté, réussi certaines choses." Qu'est-ce qui fait que vous avez toujours la même passion ? Et surtout, qu'est-ce qui fait que on peut revenir à vous ?
Est-ce que vous croyez que 2027 sur le fond hein peut être le moment où on a de nouveau envie de l'expérience ? Vous avez mené tous les deux et là petite minute de modestie chez les journalistes, c'est très rare. J'avoue parfois nous c'est facile, on est dans rôle de la critique.
Vous avez affronté des crises très graves Covid, le Bataclan et cetera c'est quelque chose. Mais qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui le lecteur peut dire on a besoin de nouveau de gens comme ça ? L'expérience ne justifie ne suffit jamais.
Elle peut être utile. Moi, j'ai ça fait 16 ans que je suis maire de ma ville. Euh bah, j'ai beaucoup appris et parfois je me suis trompé dans les choix que je faisais, dans les mots que j'utilisais.
Parfois j'ai hésité alors que je n'aurais pas dû et parfois je n'ai pas hésité alors que j'aurais dû. Bon, ça c'est la vie. Cette expérience là, cette expérience du commandement aussi parce que quand vous êtes ma ville, bah vous commandez, vous décidez, vous vous tranchez.
Cette expérience là, elle n'est jamais inutile. Elle ne justifie rien dans une candidature, mais je pense qu'elle n'est jamais inutile. J'ai la chance dans ma vie d'avoir exercé des activités dans le monde privé, dans la fonction publique, d'avoir été parlementaire, d'être maire depuis 16 ans d'une ville industrielle et portuaire que j'aime parce que c'est ma ville et d'avoir été pendant 3 ans, un peu plus de 3 ans premier ministre.
J'ai beaucoup appris, mais je ne prétends pas tout savoir et je ne prétends certainement pas avoir tout bien fait. La question, ça n'est pas le CV. La question c'est la personnalité, le caractère, comme disait le général, le caractère et ce que l'on propose aux Français.
Et l'expérience, me semble-t-il ne nuit pas, surtout quand elle est conjuguée avec une certaine forme d'humilité qui vous permet de reconnaître que vous n'avez pas tout bien fait. Qu'est-ce que c'est que l'expérience ? J'ai été maire, j'ai été présenté un conseil départemental, j'ai été dirigeant d'un parti.
L'expérience est surtout celle de l'État. Être président de la République, nous devons pour ceux qui sont candidats s'y préparer. Forcément s'y préparer, mais c'est une épreuve.
C'est forcément une épreuve accéder à cette responsabilité là. On peut s'y être déjà préparé comme premier ministre ou comme ministre, mais rien ne peut remplacer le fait d'avoir déjà connu cette fonction là. Est-ce qu'elle donne des droits ?
Non. Aucun d'ailleurs ancien président n'a réussi à se faire rééliir président de la République après avoir quitté le pouvoir. Pourquoi je me suis posé cette question ?
Parce qu'il ne s'agit jamais de refaire même en mieux ce qui a été réalisé. qu'on attend d'un d'un homme d'un homme d'une femme d'expérience premier ministre ou président de la République, c'est pas de répéter, c'est pas d'avoir appris, c'est pas de corriger ses erreurs, c'est d'inventer un projet, une politique par rapport à un monde qui a déjà changé. Je le dis souvent, le monde que j'ai connu en 2012-27 qui était déjà, dur, cruel, vous avez rappelé les actes terroristes, mais que peut avoir avec le monde d'aujourd'hui, le monde d'aujourd'hui qui connaît la guerre, qui connaît cette crise climatique, qui connaît un président des États-Unis qui est quand même déstabilise l'ordre mondial.
L'expérience donc elle ne donne aucun droit, elle oblige, elle est un devoir de comprendre et de transmettre ce que l'on peut avoir appris comme président de la République pour ce qui me concerne. Et donc l'expérience peut-être un fardeau en se disant "Mais que ne l'ont-ils fait ?" D'ailleurs, c'est toujours la question queon peut poser un ancien premistre comme un ancien président.
Pourquoi tout ce que vous avez dit, tout ce que vous avez proposé, vous ne l'avez pas fait ? C'est vrai qu'il y a une rapidité une fois qu'on a quitté le pouvoir à devenir d'un seul coup lucide et et se dire que finalement c'est facile. Mais non, c'est pas facile.
Je je peux vous le dire, c'est pas facile. C'est pas facile au-delà de de la réalité que l'on affronte. C'est jamais facile et il faudra sans doute changer d'ailleurs le mode de présidence.
La présidence hyper concentrée, la présidence qui revendique tout le pouvoir, c'est terminé. Nous avons besoin d'une présidence haute, d'une présidence élevée qui regarde loin, qui emmène le pays et qui laisse gouverner avec bien sûr les les orientations que le président a défini le premier ministre avec une majorité ou avec un parlement. La la présidence d'aujourd'hui, elle est très différente à celle de celle que j'ai pu exercer ou que mes prédesseurs et surtout mon successeur a pu pratiquer.
C'est une autre présidence qu'il va falloir inventer, une présidence qui rassemble, qui réunit et et qui ne divise pas, qui ne fracture pas. Et donc c'est ça l'expérience, avoir compris peut-être ce que nous n'avons pas bien réussi, mais surtout comprendre ce qui nous attend aujourd'hui et c'est la raison de mon engagement. Merci François Hollande, merci Édouard Philippe, monsieur le président, monsieur le premier ministre, merci beaucoup à vous de nous suivre bien sûr je vais tout donner la parole à Calvi et je remercie aussi vivement vous toutes et vous tous qui est là aussi pour les moments d'humour.
Vous en avez aussi et Jean-Michel Blanquer qui est de notre hôte ici à sens pour le laboratoire.
Édouard Philippe