Pascal Praud énervé après les propos de Mathilde Panot : "C’est un discours de guerre civile !"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
La confiance sociale, on parle souvent de la confiance sociale. C'est quoi la confiance sociale ? C'est ce qui tient dans une société, qui fait qu'on sait qu'on peut aller dans n'importe quelle ville et qu'il ne nous arrivera rien, n'importe quel rendez-vous, un cinéma, un spectacle, un stade de football. Et je voulais vous montrer deux images qui font que cette confiance sociale aujourd'hui, elle est mise en défaut. D'abord, ces images à Deauville que vous avez vues, et je vais les commenter pour Europe 1. C'est un homme qui insulte des passants, qui insulte antisémites. Je vous propose de l'écouter quelques secondes.
Il insulte les uns les autres, il passe et il est au milieu, ça se passe à Deauville. Et personne ne dit rien, parce que dans ces cas-là, tout le monde est un peu pétrifié. Alors, on peut dire que ce n'est qu'une personne, et c'est vrai, bien sûr, ce n'est qu'une personne. Mais c'est comme dans une bouteille d'eau, un poison qui arrive dans la bouteille et qui contamine toute la bouteille. C'est ça la confiance sociale. C'est-à-dire que... Est-ce qu'il est accompagné quand même, cette personne ? Olivier Delagarde. On voit qu'il est avec un groupe de gens, donc il n'est pas tout seul. Il est d'accord, vous avez raison, il n'est pas tout seul. Il n'est pas tout seul. Ce n'est pas un dément.
Ce n'est pas un dément. C'est trois, quatre, cinq personnes. Mais la confiance sociale, elle est donc attaquée. Donc il y a des gens qui voient Deauville et qui disent « moi, j'irai plus ». Parce qu'ils ne veulent plus aller, parce que c'est le poison qui a contaminé toute la bouteille. Confiance sociale. Et la deuxième image qui a été très frappante ces dernières heures ou ces derniers jours, c'est la boule. C'est-à-dire c'est ce train. C'est ce train avec ces jeunes gens qui est pris d'assaut. Voilà. De la même manière. Alors vous vous dites « tiens, j'irai bien en week-end à la boule ». Mais moi, je n'ai pas envie de voir ça. Je n'ai pas envie de tomber sur ce débordement, sur ce chahut.
Je n'ai pas envie de ça. J'ai envie d'être dans un lieu calme avec des gens civilisés, des gens bien élevés. Mais c'est où ça ? Ça, c'est à la boule. Non, mais là où vous voulez aller. Ah, il y en a ? Ah bon ? Bien sûr qu'il y en a. Ça sera réfié. Mais oui, mais c'est ça qui va être... Ça sera réfié, mais ça sera des endroits, et c'est ça qui est le plus terrible. Ça sera des endroits de riches, figurez-vous. Forcément. Ça sera des endroits de fortes identiques. La Corse, le Pays Basque, là, ça ne plaisante pas.
Oui, attendez, Julie, quand je dis des endroits de riches, et je le déplore, si vous allez à Monaco, par exemple, si vous avez la possibilité d'aller à Monaco, si vous êtes suffisamment riches pour aller à Monaco, vous n'aurez pas ça. Donc vous aurez des ghettos de riches. Est-ce que vous connaissez... Déjà d'ailleurs, ce qui existe déjà. Est-ce que vous connaissez le pays où il y a le plus de barrières métalliques au monde ? Non. C'est l'Afrique du Sud.
Ah oui.
L'Afrique du Sud qui est un pays, effectivement, où une forme d'apartheid demeure, c'est-à-dire où des populations riches se mettent à l'abri des...
Des autres.
Alors la confiance sociale, moi souvent j'en parle, parce que la confiance sociale, c'est ce qui rend les sociétés heureuses. C'est le cœur des sociétés, la confiance sociale. C'est très difficile d'ailleurs à expliquer, à montrer et à voir quand ça ne marche plus. Chacun a ce sentiment de dire, tiens, je n'irai peut-être pas en vacances dans cet endroit-là, parce que ça va plus risquer. Je n'irai peut-être pas ce soir voir tel match de football. Il y a le Parc des Princes qui va accueillir la finale de la Ligue des Champions, les spectateurs, ce vendredi. Et puis il y a le Champ de Mars. Pas sûr d'aller au Champ de Mars dimanche ? Ben non, on n'y va pas.
C'est dire à son enfant, écoute, franchement, ce n'est pas prudent. C'est ça la confiance sociale. C'est essentiel. C'est ce qui fait les sociétés heureuses. Ça va plus loin que ça, parce que ces gens disent la même chose que Mathilde Panot, vous n'aimez pas chez vous. Alors ça, c'est... Oui, mais vous avez... D'où la crise existentielle. C'est deux niveaux de la même réflexion. D'où la crise existentielle. Vous n'êtes pas chez vous. J'ai aimé rebondir sur votre éditorial, qui était vraiment intéressant.
Vous m'avez demandé, parce que ça rejoint effectivement le sujet, comment peut-on dire, dans la bouche en plus d'une responsable politique, qui a son importance, que la France n'a pas été chrétienne ? Comment peut-on dire une chose par exemple ? Ça ne m'intéresse pas de répondre sur le fond, parce que ça... Et comment peut-on laisser le dire ? Je voudrais rappeler, je voudrais rappeler quand même... Mais on le sait, ce n'est pas le sujet. C'est le sujet, c'est le 10e siècle, en 910, l'abbaye de Cluny, qui va façonner la chrétienté. Et je rappelle que l'abbaye de Cluny en France était la plus grande église, coupole, jusqu'à la construction de Saint-Pierre de Rome.
Et ça a façonné tout le Moyen-Âge, la construction des cathédrales. Comment peut-on dire que la France n'a jamais été chrétienne ? Mais Georges Fenech... Sans que personne ne réagisse. En fait, ça ne reste pas à vous. Mais Georges Fenech, pardonnez-moi, ce n'est pas le sujet. Puisque c'est... C'est votre édito. Non, ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas comment peut-on dire, puisqu'elle le sait elle-même. Donc ça ne m'intéresse pas. Est-ce que vous dites, elle le sait ? Il faut croire que non. Mais bien sûr que si. Ce n'est pas le sujet. C'est la négation. Mais... C'est la négation. Jean-Luc Mélenchon, tout ça, tous ces gens-là le savent. C'est pour ça que ce n'est pas le sujet.
C'est pour ça que moi, je ne veux pas répondre tellement bête. Tout le monde sait que la France est chrétienne. Et qu'elle l'a été... Mais il y aurait une réponse un jour. Mais en revanche... Vous avez fait un édito, c'est quand même une manière et un juste titre. Mais parce que c'est un discours de guerre civile. Voilà. C'est ça la réponse civile. C'est ça. C'est ça la réponse civile. C'est ça la réponse civile. Voilà, c'est ça le vrai sujet. C'est un discours de guerre civile. Mais est-ce que... Pardon. C'est ça le sujet. Ce n'est pas de dire l'abbaye de Cullini. C'est un discours de guerre civile. Mais il faut peut-être leur répondre sur le fond. Mais il faut surtout...
Moi, j'attends, mais vous n'aurez personne. Et vous n'êtes ni un artiste, ni un universitaire, ni un historien. Non, mais il n'y a pas de réponse immédiate, mais il y a quand même quelque chose... Éric Nolot ! Il y a quelque chose qui couvre. Parce que ce n'est pas un dérapage isolé. C'est chaque jour, on vous explique... D'abord, Manitide Pano explique qu'on va remplacer une France qui n'a jamais existé. D'un point de vue logique, c'est déjà assez étrange. Mais tous les jours, on vous dit « Vous n'avez rien à faire là. Vos traditions, c'est vraiment pourri. C'est nauséabond. Le canon français sème la terreur en France. La France n'a jamais été chrétienne. » Ça commence à monter.
Il y a une partie des gens qui commencent à dire « Ça va. » Et un jour, ils diront « Ça ne va pas. » Et la réponse sera violente. Elle ne sera pas rhétorique. En effet, ça ne passera pas par des arguments de fond. Ça passera par un affrontement physique. Moi, je sens monter ça doucement parce que là, la mesure est pleine. C'est très bien ce qu'elle fait, Manitide Pano. On m'a dit le panneau en même temps que la publication. Georges Fédech, sondage qui montre Mélenchon à 16 points. Il y a de quoi, véritablement, maintenant, prendre ça au sérieux. On ne peut pas le balayer comme ça. On se dit « Mais qu'est-ce qui va nous arriver ? »
Parce qu'il y a une question démographique sur laquelle table absolument la France insommite.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Et lorsque vous parlez de...
Qu'est-ce que vous voulez que... Vous voulez que je vous dise ce que je pense ? Dites-moi, oui. Vous vous réveillez aujourd'hui ? Vous vous réveillez aujourd'hui, Georges Fédech ? Ça fait 40 ans que certains le disent et que vous le niez depuis 40 ans quand je dis vous. La droite française l'a niait. Bien compris. Elle n'a pas mené le combat culturel. Elle n'a pas mené le combat des idées. Et vous dites aujourd'hui « Qu'est-ce qui va nous arriver ? » Mais c'est trop tard ! Ah ! Enfin foutuiste ! Nicolas Sarkozy, on avait un mystère d'identité. C'est trop tard ! Non seulement elle n'a pas... C'est jamais trop tard ! Non mais attendez, moi c'est important ce que vous voulez dire.
C'est jamais trop tard ! C'est pour ça ! Non seulement la droite n'a pas ouvert les yeux, mais moi je pense que d'une certaine manière, ceux qui nous ont plaidé la mondialisation, les hommes sans racines, etc. C'est un peu la même idée que celle de Mathilde Panot, mais exprimée d'une autre façon. Les hommes qui peuvent être installés partout, les métropoles, contre les zones rurales, etc. C'est un peu la même idée, exprimée d'une autre manière. Donc effectivement, le déracinement, il est aussi dans les propos du centre et de la droite. Sabrina Medjeber, et puis après on va revenir au fusillade de la nuit, si vous me permettez.
Si on parle de la boule spécifiquement, Georges parle de contrat social, vous parlez de confiance sociale, mais la mécanique qui est à l'œuvre est celle que Mme Panot ainsi que ses compagnons de la France insoumise ont très bien compris. C'est que ça n'est plus du tout aujourd'hui la configuration sociale de la France. Il ne s'agit plus du tout de l'État-nation. Il s'agit aujourd'hui d'un pays où on voit de nouvelles souverainetés apparaître, où on voit de nouvelles identités apparaître. Ce n'est plus du tout aujourd'hui un État où le peuple a un sentiment d'appartenance commune, un commun, des valeurs communes à respecter.
Aujourd'hui, et c'est le droit malheureusement, puisqu'on parle de la boule, des quartiers à disposer d'eux-mêmes. On le voit à travers deux villes, on le voit à travers la boule, et c'est la politique de la ville, je suis désolée d'insister là-dessus, qui a littéralement déchiré le contrat social en France.
Mais vous avez parfaitement raison. Et avec la gauche qui met 40% de logements sociaux, regardez les mairies. Et c'est ce qui se passe avec Mme Roland à Nantes, c'est ce qui se passe à Paris, etc. Ils ont bien compris. La gauche veut des pauvres dans ce pays. Elle les aime tant qu'elle les fabrique. Si effectivement il y avait un peu plus de libéralisme, le niveau de vie pourrait sans doute augmenter s'il y avait une politique différente. Et la gauche serait en difficulté, puisque la gauche a besoin des pauvres pour rester au pouvoir. Mais on avait prévu, alors vous nous avez emmené sur un débat, mais moi je m'adapte. C'est vous qui me l'avez prévu. C'était votre édito, pardon.
Oui, mais on était parti sur autre chose. Mais peu importe. Non, on était parti sur votre édito. Voilà, on va revenir sur Mathilde Panot. Un petit mot sur Mathilde Panot ? Justement, je voudrais qu'on l'écoute, puisque... Alors on va l'écouter. Écoutons-la et ce qu'elle disait sur la France blanche et chrétienne. Le fait de ne jamais rien céder à l'extrême droite, ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, du coup, la Nouvelle-France, c'est pour ça que pour nous c'est un concept qui est très puissant. Pourquoi ? Parce que vous avez d'un côté l'extrême droite qui fantasme une France qui n'existe pas et n'a jamais existé.
Une France qui serait une France blanche, une France chrétienne, une France qui serait envahie de je ne sais qui. Enfin bon, bref. Donc ils sont dans un fantasme complet sur ce qu'est le pays. Et le concept de la Nouvelle-France, c'est tout simplement dire que c'est la France qui assume son peuple dans son entièreté. Oui. Ah bon ? Elle assume son peuple dans son entièreté. C'est marrant. Non mais c'est intéressant ce que vous... Alors, Olivier Delagarde.
Mathilde Panot, elle a un rôle particulier quand même à LFI. C'est la provocatrice en chef. Rappelez-vous, c'était elle déjà qui disait qu'elle n'accepterait pas le résultat des élections si c'était le Rassemblement National qui l'emportait. Donc c'est pas anodin ce qu'elle dit.
Derrière ensuite, Jean-Luc Mélenchon va probablement un petit peu temporiser pour ne pas se brûler. Mais elle a un rôle véritablement provocatrice. Vous savez pourquoi c'est la plus radicale ? Parce qu'elle sent qu'elle va être elle-même remplacée. J'ai vu cette scène où elle était aux côtés de Rima Hassan. Rima Hassan avait dit que l'heure du porte-parole est bientôt révolue. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il va falloir à un moment donné que les responsables de l'État ressemblent à leurs électeurs.
Thomas Bonnet, puisque vous avez la parole, Thomas Bonnet, vous avez fait un édito ce matin qui était intéressant puisqu'il n'y aura pas de procès pour les assistants parlementaires de la France insoumise. Oui, la justice ne va pas poursuivre. Pourquoi ? Il n'y aura pas de procès pour Jean-Luc Mélenchon. Alors, c'est assez difficile de savoir pourquoi, mais en clair, ils disent qu'il n'y a pas d'éléments suffisants pour caractériser la fraude. Or, les faits reprochés à la France insoumise dans l'affaire des assistants parlementaires européens sont les mêmes, en tout cas similaires à ceux du Rassemblement national, FN à l'époque, et du Modem. Or, et le RN et le Modem ont eu à faire un procès.
François Bayrou a été relaxé, mais il y a une procédure en appel. Puis Marine Le Pen, on le sait, elle connaîtra son sort le 7 juillet. Mais donc, ça pose question. Évidemment, on se demande qu'il y a une langue de l'auterie, en fait. Mais moi, je vais pas... J'ai lu un papier ce week-end que la France insoumise a infiltré certains grands corps de l'État, certains grands hauts fonctionnaires. Je crois que c'est Clémence Guettet qui pilote cela, qui ne donne pas leur nom pour les protéger, et qui sont partout, pourquoi pas à la justice, pourquoi pas dans la haute administration, et qui sont prêts demain à faire basculer le pays. C'est ça que j'ai lu.
Oui, mais là, on est sur la France insoumise avec des gens qu'il faudrait protéger, d'ailleurs, mais qui sont prêts à mettre les leviers. Alors, la France insoumise, il ne faut rien exclure, il ne faut rien exclure dans ce pays. Surtout pas le pire. Et surtout pas le pire, mais ça en dit beaucoup, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup... En fait, c'est toujours la même chose, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas contents en France du sort qu'ils ont, et qui rêvent d'une nouvelle nomenclature. Voilà. Et qui, avec cette nouvelle nomenclature, auraient les postes ou les fonctions qu'ils n'ont pas dans la société de compétition, qu'est la compétition du capitalisme.
C'est l'histoire de toute révolution. Exactement. Donc, ils ne sont pas contents de ça. C'est vrai qu'aujourd'hui, priorité au capitalisme. Donc, ils veulent changer ce modèle-là, parce que dans ce modèle-là, ils n'ont pas les postes. Parce qu'ils ne sont pas assez bons pour ce modèle-là. Donc, ils en veulent d'autres. Donc, vous avez universitaires, jeunes intellectuels, ces gens qui souffrent beaucoup...
Cette explication, on peut ajouter, je pense, à mon avis, qu'il y a des personnes qui se vivent comme étant les tenants d'une ligne de résistance face à un péril qu'ils estiment être celui de l'extrême droite, et qu'en fait, leurs actions sont guidées par cette volonté-là de tout faire pour empêcher demain le Rassemblement national d'être... Vous avez même un acteur qui est Gilles Lelouch, que j'aime bien, et qui m'a surpris dans sa réponse, parce qu'il a été obligé de faire acte de soumission. Je ne sais même pas s'il pense ce qu'il a écrit ou ce qu'il a dit. Et je le soupçonne de ne même pas penser ce qu'il a écrit ou ce qu'il a dit. Il a donné des gages. Voilà.
Donc, on est dans ce cas-là, aujourd'hui. Imaginez ce qu'il aurait pu lui en coûter s'il n'avait pas pris la parole. Mais bien sûr. S'il n'avait pas pu lui laisser le message, sa carrière était peut-être... Et le pauvre, il a été lynché par l'espace médiatique. Moi, je comprends qu'il a mis ce message, même si c'est dommage. On l'appelait Gilles Lelouch, tout ça parce qu'il n'a pas répondu. Il avait répondu avec beaucoup d'intelligence et de répartie, très vite, à une question qui lui était posée. Et franchement, je le plains parce qu'il fait un film super. Il n'a envie de parler que de son métier. Il fait Jean Moulin.
Et il est tombé dans une polémique insensée, d'une violence d'ailleurs inouïe. Et c'est très... J'imagine, pour lui, ce n'est pas facile à vivre. Il y a des acteurs plus courageux. Je pense que Jean Dujardin est beaucoup plus courageux, par exemple. Oui, vous avez raison. C'est bizarre quand même, parce que dès qu'il y a une pression, les gens réagissent selon leur caractère. Oui, vous avez raison. Si Lelouch ou François Ruffin, par exemple, dans un autre registre, ils se rebellent une minute et ensuite ils rentrent dans le rang. Ben non, ce n'est pas ça le courage. Surtout que là, c'était tout à fait défendable sa position.
J'aurais compris, en tout cas, que notre acteur Lelouch dise ce qu'il pense, qu'il donne même son opinion politique. Pourquoi pas ? C'est un citoyen. Mais qu'il lance des anathèmes de cette manière-là contre le Rassemblement national, qui sont diffirmatoires, partie de la haine, partie de la discrimination, partie de l'intolérance, il en a fait un petit peu de trop. C'est ça, je veux dire, pour donner, à mon avis, des gages... C'est ça où les oubliettes. Non, mais... Là, il est blanc, c'est très décevant. C'est dans un milieu d'extrême gauche. Nous qui aimons cet acteur, franchement, moi j'ai été un peu déçu. Bon, les fusillades, parce que les fusillades, il y a trois points communs.
Fusillade à Nantes cette nuit, fusillade à Lyon cette nuit, fusillade à Grenoble cette nuit. Trois points communs. Il y a deux points communs. Narcotrafic et quartier défavorisé. Donc les gens qui souffrent le plus en France, c'est la phrase de Thibault de Montbrial. Tant qu'ils ne seront pas en bas de leurs hôtels particuliers, ils ne bougeront pas. Mais les pauvres, comment ? Ça s'approche. Mais les pauvres, on s'en fiche. On les laisse, les pauvres. Alors on va voir ce qui s'est passé à Nantes, tout d'abord avec Julia. Avec Celia, Judas, fusillade à Nantes, narcotrafic. Dans ce quartier de Nantes, gangréné par le trafic de drogue, un homme a été abattu par balle hier après-midi.
D'après des témoins, plusieurs coups de feu ont été entendus en pleine rue. Des détonations qui n'étonnent plus. Depuis plusieurs mois, commerçants et riverains dénoncent une montée de la violence dans ce quartier nantais. Là, l'enquête à Nantes, c'est que commencer. On ne va pas tirer de conclusions hâtives. Mais le mode opératoire peut s'apparenter avec le mode opératoire que ou qu'ont les narcotrafiquants. C'est-à-dire, vous avez un véhicule, un deux-roues qui arrive monté par deux individus qui font feu sur la victime. Après la fusillade, les tireurs ont pris la fuite. La victime en arrêt cardio-respiratoire n'a pas survécu, malgré l'intervention des secours.
Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte par la police judiciaire. « Fusillade, mortel, narcotrafic, quartier défavorisé, acte 1, avec Johanna Roland qui réagit. Johanna Roland, la même, qui s'est alliée avec l'extrême-gauche pour être élue et qui ne veut pas précisément que la police, l'extrême-gauche, la France insoumise, qui ne veut pas que la police municipale. Et Mme Roland, avec toute honte, but, explique que le narcotrafic continue de tuer. Oui, un jeune homme a perdu la vie ce soir, secteur à l'évêque, à la suite d'un nouvel épisode de tir. Des vies brisées, des familles détruites, des habitants qui ont peur. La réponse de l'État doit être à la hauteur de l'enjeu.
Elle se dégage complètement. Il y a dix jours, elle était avec Laurent Nunez à Nantes pour une visite déjà sur le même thème. Bien sûr. Et malheureusement, on voit que ça n'a plus aucun... Mais bien sûr, parce qu'elle-même, et c'est là qu'elle est complètement schizophrène, puisqu'elle encourage d'un côté et puis elle demande à l'État de sévir de l'autre. Quand je dis elle encourage, elle est alliée à des gens qui ne veulent pas. Qui disent la police pue. Et elle s'est fait réélire à Nantes avec ces gens-là, la France insoumise. Avec d'ailleurs le silence complet de Jean-Marc Ayrault. Parce que tous ces gens sont de soumission, quand je parle de soumission.
Jean-Marc Ayrault, il n'a pas dit un mot là-dessus, l'ancien maire de Nantes. Il l'a laissé faire, la France insoumise. Tous ces gens sont des lâches. Et ils sont responsables de la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Deuxième affaire après Nantes. Lyon, échange de tirs. Marie-Victoire Diodonné. Depuis la rue où ils ont entendu les tirs dans la nuit de samedi à dimanche, les riverains qui ne préfèrent pas s'exprimer ont un point commun. S'ils le pouvaient, ils quitteraient tous le quartier Beauvisage. Marie y intervient comme infirmière libérale, malgré les conséquences pour ses patients. Elle envisage désormais de changer de secteur.
On se dit, peut-être que demain c'est moi qui vais me prendre une balle perdue alors que j'interviens dans le cadre de mon travail. Que j'ai deux enfants et que j'ai absolument rien demandé. Nous on est là pour soigner et on n'a pas à subir ce tribut-là. Mais le problème c'est que le narcotrafic, il est hyper implanté dans le long huitième. Et bien tout le monde en paye le tribut. Et les soignants et les gens qui habitent ici depuis des années. Le syndicat unité en appelle à l'Etat.
Il y a des tentatives d'implantation sur l'agglomération lyonnaise. D'autres gangs issus de l'extérieur de la métropole qui essayent de s'implanter. Ça peut s'expliquer aussi également au travail, à l'extérieur de mes collègues enquêteurs qui démantèlent des réseaux. Et quand un réseau est démantelé, forcément il y a une tentative d'implantation d'autres réseaux. Donc on arrive sur l'ultra-violence et des règlements de compte. Ces règlements de compte, la population ne doit pas le subir. Les habitants ont peur à ce jour. Si on prend l'exemple du huitième arrondissement, c'est la troisième séance entre guillemets de tir.
D'échanges de tir qu'il n'y a plus en une semaine, c'est particulièrement effroyable. Il faut que l'Etat décide de prendre des mesures importantes.
Une semaine après la grande opération de lutte contre le narcotrafic qui avait mobilisé plus de 1000 forces de l'ordre, le nouveau préfet du Rhône reçoit aujourd'hui les syndicats policiers. Tout ça c'est les dernières 24h. Nantes, Lyon et maintenant Grenoble. Même chose. Regardez le sujet de Célia Judas. C'est une fusillade sur un point de deal. Sur ces images amateurs, le pruit des tirs résonne. La fusillade a eu lieu hier vers 21h30, près d'un point de deal bien connu de Grenoble. Le quartier Mistral, c'est un quartier qui est connu comme un quartier malheureusement connu pour de la revente et du trafic de stupéfiants.
Je ne vous parle pas d'un petit trafic, je vous parle d'un trafic qui est colossal et ça perdure depuis des années et des années. Plusieurs personnes, dont les quatre victimes, étaient rassemblées devant le local d'un club de football lorsqu'une voiture, avec à son bord un ou plusieurs tireurs, les prend pour cible. Parmi les personnes visées, un homme est tué sur place. Trois autres personnes sont blessées, dont une en urgence absolue. Hier soir, les victimes n'avaient toujours pas été identifiées. Le ou les tireurs, quant à eux, ont pris la fuite et sont toujours activement recherchés. Chronique d'une journée ordinaire en France. Nantes, Lyon, Grenoble. Le vocabulaire est intéressant.
La maire de Nantes parlait d'un épisode de tir comme on parle d'un épisode de forte chaleur. Une sorte de comme ça, ça vient un peu comme ça, on ne sait pas trop. Et puis là, un point de deal bien connu. Intéressant comme concept. Un point de deal bien connu. Il y a deux choses qui me paraissent importantes quand même. Ce que disait le policier en disant finalement ce à quoi on assiste, et c'est vrai, probablement. Il y a aujourd'hui une action de la police qui démantèle des réseaux et donc il y a forcément une bagarre. Mais qu'est-ce qu'on paye là ? On paye 40 voire 50 ans de laisser faire. On disait, qu'est-ce qu'on disait dans ces quartiers ?
Que s'attaquer au trafic de drogue, c'était s'attaquer à la paix sociale. Parce que les trafiquants assuraient une forme de paix sociale dans ces quartiers.
Et pendant très longtemps, on n'a pas voulu l'avoir. On n'a pas voulu l'avoir. Et dans beaucoup d'endroits.
Mathilde Panot