Yoann Gillet : "La macronie, la droite et la gauche ont ruiné la France !" (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
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et la deuxième question c'est pourquoi le gouvernement n'a pas participé activement à ces négociations
- 0:52RelanceRéponse directe
C'est l'impression que le gouvernement nous trompe à ce sujet ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Vous avez été reçu ou pas le RN pour discuter de cet accord ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Est-ce que le RN appelle à sa démission ?
- 3:03RelanceRéponse directe
Ils ne pouvaient pas faire le jeu de l'extrême droite puisque vous aviez déposé cette motion de censure.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est globalement une mauvaise nouvelle, cet accord. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Un accord qui va faire beaucoup de mal à nos agriculteurs, à nos industriels. »
- 4:33Invité politiqueFait
« Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que l'Union européenne à 27 s'en sort moins bien que le Royaume-Uni tout seul, qui a réussi à négocier un meilleur accord. »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« L'Union européenne s'engage à acheter 750 milliards d'euros d'énergie américaine, 600 milliards d'euros d'armes en matériel militaire d'ici 2028. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Et d'ailleurs, cet accord prévoit aussi, et ça m'inquiète énormément, d'ouvrir davantage le marché européen aux productions agricoles américaines. »
- 6:13Invité politiqueChiffre
« Je rappelle qu'on est à peu près à 150 000 demandes d'asile par an. »
- 6:17Invité politiqueFait
« Sur ces 150 000, après les recours, vous avez la moitié qui sont déboutés, qui restent pour autant sur le territoire national, puisque la France est incapable, et les gouvernements successifs sont incapables d'exécuter les obligations de quitter le territoire. »
- 6:32Invité politiqueChiffre
« S'ajoutent à cela 350 000 visas, donc entrées légales d'étrangers sur le territoire national, où les contrôles, là aussi, sont assez douteux. »
- 6:49Invité politiqueChiffre
« On estime aujourd'hui à plus d'un million de personnes en situation irrégulière. »
- 8:01Invité politiqueChiffre
« 3 300 milliards d'euros de dettes. »
- 8:09Invité politiqueFait
« À cause des gouvernements successifs, de la Macronie, de la droite classique, de la gauche. »
- 8:37Invité politiqueChiffre
« il n'y a que 2 milliards d'euros d'économies sur les 44 milliards d'euros d'efforts demandés aux Français. »
- 8:47Invité politiquePromesse
« On est en mesure, dès 2026, de faire 18 milliards d'euros d'économies. »
- 12:27Invité politiqueChiffre
« Nicolas Sarkozy avait supprimé 10 000 postes de forces de l'ordre partout en France. »
Temps de parole
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Yoann Gillet, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin, le décret est signé, mais finalement ce n'est pas pour aujourd'hui. L'entrée en vigueur de l'accord commercial entre l'Union Européenne et les Etats-Unis a été repoussé au 7 août par Donald Trump. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
C'est globalement une mauvaise nouvelle, cet accord. Un accord qui n'est pas du tout au bénéfice de notre pays, de la France. Un accord qui va faire beaucoup de mal à nos agriculteurs, à nos industriels. Un accord qui a été très mal négocié par Mme von der Leyen. La question c'est non seulement pourquoi Mme von der Leyen est en charge de négocier pour nous,
et la deuxième question c'est pourquoi le gouvernement n'a pas participé activement à ces négociations,
et fait semblant de découvrir aujourd'hui ce que nous nous disons depuis un certain nombre de mois, à savoir qu'il faut évidemment...
C'est l'impression que le gouvernement nous trompe à ce sujet ?
Ben oui, faire croire aux Français qu'ils découvrent aujourd'hui que la situation va nous poser un problème économique majeur, oui, c'est nous tromper. Réunir avant-hier les filières pour les écouter et savoir ce dont ils ont besoin. Alors même que nous savons pertinemment ce dont ils ont besoin, c'est juste de la communication. Le gouvernement n'a pas fait son job en la matière, aura dû participer activement aux négociations, et c'est maintenant qu'il commence à se réveiller et va tenter de négocier filière par filière, avec le risque d'aggraver la situation, parce qu'il fallait négocier dans la globalité.
On sait que le rapport de force, malheureusement, entre l'Union Européenne et les Etats-Unis, penche plutôt du côté des Etats-Unis. Donc voilà, concrètement, le gouvernement français... Vous avez été reçu ou pas le RN pour discuter de cet accord ? Pas dernièrement, non. C'est bien dramatique. D'ailleurs, Marine Le Pen elle-même avait demandé sur ce sujet, mais aussi sur le budget par exemple, d'être reçu par le Premier ministre. Visiblement, les ministres sont d'ores et déjà en vacances. Alors ils s'affichent et font mine de s'afficher pour un dernier conseil des ministres, là, c'était avant-hier. Mais la réalité, c'est qu'ils n'ont pas reçu les forces politiques.
Mais au-delà de tout ça, nous, ça fait plusieurs mois qu'on a prévenu et qu'on avait dit précisément ce qui se passerait sur le vin, sur les spiritueux. Par exemple, Marine Le Pen, dès le mois de mars, avait alerté sur la situation. Qui seront actus à 15% à priori. Et donc, aujourd'hui, le gouvernement commence à, devant les caméras, à se plaindre de la situation, alors même qu'il n'a pas fait le nécessaire.
Vous parlez en l'occurrence du gouvernement, mais c'est Ursula von der Leyen qui l'a négocié, cet accord, la présidente de la Commission européenne. Est-ce que le RN appelle à sa démission ?
Le RN a tenté de censurer Mme van der Leyen. Mme van der Leyen, d'ailleurs, n'est pas élue de censure au Parlement européen. Nous avons déposé et voté cette motion de censure pour faire en sorte que Mme van der Leyen ne soit plus à la tête de la Commission européenne. Je tiens à dire à ceux qui nous écoutent que les macronistes, la gauche, les LR, n'ont pas voté cette motion de censure. Ça, il faut le dire et le rappeler.
Vous avez vu que la France en sous-ministre va déposer à son tour une motion de censure contre Ursula von der Leyen.
C'est bien, mais s'ils avaient voté avec nous cette motion de censure à l'Union européenne, nous n'aurions plus de Mme van der Leyen.
Ils ne pouvaient pas faire le jeu de l'extrême droite puisque vous aviez déposé cette motion de censure. Comme ce qu'ils font, c'est leur stratégie aussi au niveau national à l'Assemblée.
Donc ils ne pensent jamais à l'intérêt du pays. Ils ne pensent qu'à leur propre intérêt électoral. C'est bien ce que nous dénonçons.
Est-ce que vous voterez d'ailleurs cette motion de censure, les eurodéputés RN, cette motion de censure de la France en sous-ministre, vous le souhaitez ou pas ?
Oui, oui, a priori, mais tout dépend du contenu. Je ne peux pas vous dire, avant même d'avoir cette motion de censure sous les yeux, ce qu'il y a dedans, de vous dire si on la votera ou pas. Mais a priori, il n'y a pas de raison. Vous parlez de quoi ? De l'Assemblée nationale ou de l'Union européenne ? Nous l'avons déposée il y a quelques jours, donc les autres parties ne l'ont pas votée.
Juste une question à propos de cet accord concernant Emmanuel Macron, qui a fait savoir que ce n'était pas la fin de l'histoire, nous n'en resterons pas là. C'est ce qu'il a dit en Conseil des ministres. Il n'a pas encore pris la parole publiquement, le chef de l'État. C'est une erreur, vous le regrettez ?
Je ne sais pas si le président de la République doit réagir sur tous les sujets. Je ne le pense pas d'ailleurs. Mais le président de la République aurait bien fait de s'en inquiéter avant, encore une fois, et de faire en sorte que la voix de la France soit respectée. Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que l'Union européenne à 27 s'en sort moins bien que le Royaume-Uni tout seul, qui a réussi à négocier un meilleur accord. Ça, c'est une réalité. Donc aujourd'hui, il faut se poser la question de pourquoi Mme van der Leyen négocie pour nous, et quels sont les intérêts de Mme van der Leyen ? Est-ce qu'il faut récupérer cette compétence ? Je pense que ce serait une bonne chose.
Vous savez que nous, nous défendons au Rassemblement national une Union européenne qui soit une Europe des nations et des libertés. C'est à chaque pays de décider de son avenir. Et en l'occurrence, ce qui se prépare dans cet accord est assez inquiétant. Si on parle du fond, l'Union européenne s'engage à acheter 750 milliards d'euros d'énergie américaine, 600 milliards d'euros d'armes en matériel militaire d'ici 2028. Et d'ailleurs, cet accord prévoit aussi, et ça m'inquiète énormément, d'ouvrir davantage le marché européen aux productions agricoles américaines.
Yohann Gilles, je rappelle député du Gard, porte-parole du Rassemblement national. Un mot sur cette étudiante, Gazaoui, à Sciences Po Lille. Son inscription a été annulée après des propos antisémites tenues sur les réseaux sociaux. Enquête ouverte pour apologie du terrorisme et apologie de crimes contre l'humanité. Est-ce qu'elle doit être expulsée ?
Évidemment, elle n'a rien à faire sur le sol français. Alors, on n'a pas encore tous les éléments de savoir précisément comment elle est arrivée sur le territoire national. Mais ça permet au moins de remettre les choses dans leur contexte. Il y a en France, sur notre sol, un certain nombre d'étrangers qui font peser un risque majeur pour notre pays. Soit par le droit d'asile, qui est totalement dévoyé d'ailleurs. Je rappelle qu'on est à peu près à 150 000 demandes d'asile par an.
Sur ces 150 000, après les recours, vous avez la moitié qui sont déboutés, qui restent pour autant sur le territoire national, puisque la France est incapable, et les gouvernements successifs sont incapables d'exécuter les obligations de quitter le territoire. S'ajoutent à cela 350 000 visas, donc entrées légales d'étrangers sur le territoire national, où les contrôles, là aussi, sont assez douteux. On l'a vu malheureusement dans l'actualité passée. Sans compter également, évidemment, l'immigration irrégulière, qui est très nombreuse. On estime aujourd'hui à plus d'un million de personnes en situation irrégulière.
Pour vous, il ne faut plus accueillir aucun réfugié venant de Gaza ?
Évidemment. Plus au principe de précaution. Principe de précaution. Le droit d'asile, non seulement est dévoyé, mais est utilisé par certaines filières, et fait peser des risques sur notre pays. On sait aujourd'hui que la bande de Gaza est tenue par le Hamas, que le Hamas est une organisation terroriste, et que le Hamas forme les enfants palestiniens dès leur plus jeune âge à la haine du juif et à la haine de l'Occident. Donc, le principe de précaution doit s'appliquer.
Johan Gillet, parlons du budget LERN, va-t-il voter la censure ? S'il y a la moindre augmentation d'impôts, c'est sûr, vous censurez le gouvernement.
Nous avons été très clairs depuis longtemps maintenant, et l'année dernière d'ailleurs. L'année blanche, en l'occurrence, c'est une augmentation d'impôts. Tout à fait, l'année blanche, c'est une augmentation d'impôts, et c'est une baisse du pouvoir d'achat des Français. La drovalorisation sur l'inflation. Il ne faut pas, vous savez, il faut raconter, enfin, il faut dire les choses clairement sur le budget. La France, oui, est dans une situation économique et budgétaire très compliquée. Personne ne peut le nier, même si la gauche le nie aujourd'hui. 3 300 milliards d'euros de dettes. Mais à cause de qui ?
À cause des gouvernements successifs, de la Macronie, de la droite classique, de la gauche. Ils se sont succédés, et ils ont ruiné notre pays. Mais aujourd'hui, il y a des sources d'économies à faire. Il y a des réformes structurelles sur le train de vie de l'État. Moi, je pense notamment aux agences gouvernementales, aux agences d'État qui coûtent 80 milliards d'euros par an. Il n'a pas envie de s'en occuper, François Bayrou. Il n'a pas envie. Il n'a pas très envie de s'en occuper, François Bayrou, visiblement, puisque dans son budget qu'il nous a présenté, il n'y a que 2 milliards d'euros d'économies sur les 44 milliards d'euros d'efforts demandés aux Français.
Et sur l'immigration, il y a des milliards d'euros d'économies à faire. On est en mesure, dès 2026, de faire 18 milliards d'euros d'économies. Il y a donc des solutions. Et ce que nous disons à François Bayrou, c'est qu'il n'est pas acceptable, aujourd'hui, de prendre davantage d'argent aux Français qui n'en ont pas beaucoup déjà, alors même que nous soignons des clandestins gratuitement, alors même que nous accueillons une immigration toujours plus nombreuse. Et donc, aujourd'hui, il faut d'abord réduire le train de vie de l'État.
En cas de nouvelle dissolution du Président, vous êtes prêt au Rassemblement National ?
Bien sûr. Nous nous y préparons depuis un certain temps, comme nous nous y étions préparés à l'époque. Donc, vous savez, nous avons... Avec un certain nombre de gros billes à l'époque,
ça vous avait été reproché.
On peut nous reprocher ce qu'on veut. Le Rassemblement National est sans doute le parti le plus sérieux en la matière et le parti qui fait le plus attention. On aimerait bien qu'il y ait autant d'exemplarité dans les autres partis politiques.
Combien d'investitures déjà prévues ? En tout cas, combien de candidats vous avez pour le moment sur ces... En cas de dissolution, on parlera des municipales plus tard.
En cas de dissolution, nous serons présents, évidemment, sur l'ensemble des 577 circonscriptions.
En ce qui concerne, d'ailleurs, profitons-en. Les municipales, vous êtes en plein dedans. On est à moins d'un an. Combien de villes ? Dans combien de villes l'ERN sera-t-il présent ? Et combien de candidats avez-vous d'ores et déjà investis ?
Alors, nous vous donnerons le nombre de villes au mois de février prochain, puisque, vous savez, les candidatures continuent à arriver. Nous n'avons pas un objectif chiffré. Nous misons sur des listes de qualité un peu partout sur le territoire national. Ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est qu'aujourd'hui, la commission d'investiture et la direction de campagne, je rappelle que Julien Sanchez, député européen et directeur de campagne nationale de ces élections, a d'ores et déjà investi plus de 400, têtes de liste en France. Plus de 400, têtes de liste ? Tout à fait, à ce jour, oui.
Vous serez candidat, d'ailleurs, vous-même, c'est municipal, candidat RN à Nîmes ? Chaque chose en son temps.
Vous laissez le temps encore de la réflexion ? Vous serez en tout cas fortement impliqué dans ces élections, évidemment.
Johan Gillet, à quoi joue le Rassemblement National ? En dix jours, Nicolas Sarkozy a rencontré votre président Jordan Bardella ainsi que Sébastien Chenu. C'est devenu le nouveau conseiller politique du RN, Nicolas Sarkozy ?
Non, mais vous savez, il est tout à fait normal que des politiques rencontrent d'autres politiques, y compris d'autres familles politiques. C'est le cas régulièrement. Ça fait partie de la démocratie. Il est toujours, par ailleurs, intéressant d'échanger avec des anciens premiers ministres, des anciens présidents de la République. Je pense qu'échanger sur tout un tas de sujets avec des gens qui ont eu la destinée de la France entre leurs mains est toujours intéressant.
Mais qu'est-ce qu'il peut apporter concrètement au RN, à Jordan Bardella, à Sébastien Chenu, à Nicolas Sarkozy ?
Il est assez normal que des dirigeants politiques rencontrent d'autres dirigeants politiques. En l'occurrence, là, Nicolas Sarkozy, qui a été président de la République française. Vous savez pertinemment, d'ailleurs, que nous avons combattu politiquement Nicolas Sarkozy sur un certain nombre de sujets. Nous avions un certain nombre de désaccords. Pour autant, il est toujours intéressant de débattre avec lui et de parler d'un certain nombre de sujets. Et si vous voulez savoir précisément ce qu'ils se sont dit, demandez-leur.
Vous diriez, en tout cas, que Nicolas Sarkozy est en quelque sorte RN compatible ?
Je n'en sais rien. A vous de lui demander. La politique qu'il a menée en tant que président de la République, certainement pas, évidemment. Nicolas Sarkozy, quand il était président de la République, il faut le dire, a été un peu le champion du monde de l'immigration. Il y avait eu un record d'immigration dans le pays quand il était président de la République. Je rappelle aussi que Nicolas Sarkozy avait supprimé 10 000 postes de forces de l'ordre partout en France. Donc, effectivement, la politique qu'il a menée à l'époque était très loin de celle qu'il avait présentée lors de la campagne. Le temps a passé. Nicolas Sarkozy, vous lui demanderez... Qu'est-ce qui a changé depuis ?
Il a peut-être changé d'avis, j'en sais rien. Et vous lui demanderez ce qu'il pense aujourd'hui. Voilà. En tout cas, c'est une bonne chose, selon vous. Ces rencontres. Mais vous savez, nous ne sommes pas sectaires et nous parlons avec tout le monde. Avec tout le monde.
Yoann Gillet