Nicolas Dupont-Aignan sur France Inter 28/02/2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Ce matin, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Est-ce que cette menace pour vous est vraie ou fausse ? Est-ce que vous êtes inquiet ?
- 1:40RelanceRéponse partielle
La Russie n'est pas une menace pour l'Europe. Ça, c'était vous en 2014.
- 1:54RelanceÉludée
Est-ce que ce matin, vous comprenez encore Moscou ? Est-ce que ce matin, vous considérez encore qu'il n'y a que Poutine, chef d'État dans le monde ?
- 2:44RelanceRéponse directe
Quelle est-elle ? Quelle bande dessinée ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Pour la première fois de leur histoire, vous parlez du monde des bisounours européens. Pour la première fois de leur histoire, les Européens vont fournir des armes à un pays attaqué, en l'occurrence l'Ukraine. C'est un tournant historique. Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
- 4:39FerméeRéponse directe
Est-ce que ça, ça n'est pas une démonstration de force des Européens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« ceux qui ont diminué les budgets de défense, quand je demandais qu'on les augmente »
- 2:31Invité politiqueFait
« leur a promis monts et merveilles, leur a donné des armes, a avancé l'OTAN »
- 3:25Invité politiqueFait
« Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Hubert Védrine, tous ceux qui connaissent un peu les relations internationales »
- 3:40Invité politiqueFait
« Je suis d'accord avec les sanctions SWIFT, même si elles sont insuffisantes et qu'elles prennent le risque d'ailleurs de faire basculer la Russie vers la Chine et l'Inde »
- 5:02Invité politiqueChiffre
« on a divisé le nombre de chars par 7, le nombre d'avions par 3, le nombre de soldats par 2 »
- 6:08Invité politiqueFait
« Heureusement que la France a sa dissuasion nucléaire. Heureusement que le général de Gaulle a développé, à l'époque, il y avait un budget qui est monté jusqu'à 5% du PIB »
- 7:46Invité politiqueFait
« vous voulez continuer à souffrir avec Emmanuel Macron sur vos retraites, votre pouvoir d'achat, l'insécurité, l'immigration massive »
- 8:40Invité politiquePromesse
« Je remercie les maires qui se sont mobilisés tout le week-end. Et j'espère que mardi ou jeudi, j'aurai les 500 parrainages »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur19 %
- ?8 %
≈ 46 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter,
le
7h48, Alexandra Ben Saïd, votre invité ce matin est président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle. Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour
Madame. L'Occident se réveille sous la menace du feu nucléaire, une menace brandie par Vladimir Poutine. Ce matin, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Est-ce que cette menace pour vous est vraie ou fausse ? Est-ce que vous êtes inquiet ?
Bien sûr que je suis inquiet. D'abord, je suis inquiet parce que c'est une tragédie pour l'Europe. Une véritable tragédie, ce qui se passe en Ukraine, parce que d'abord des populations civiles souffrent et meurent, et qu'il y a urgence, mais urgence absolue,
à
traiter la cause du conflit.
Je
remarque depuis un certain nombre de jours
que
plus les Européens sont impuissants,
ceux
qui ont diminué les budgets de défense, quand je demandais qu'on les augmente, ceux qui n'ont jamais compris que c'est que la nation qu'on défend, on meurt,
Javier
Elgos, que pour sa nation, et bien commencent à découvrir que dans le monde de demain, d'aujourd'hui, si on n'est pas armé, si on n'a pas une dissuasion, on ne s'en sort pas. Et donc, si cette crise pouvait au moins,
avec
ce drame au cœur de l'Europe, faire comprendre aux gens que la souveraineté que je défends depuis des années est la seule solution.
Voilà,
c'est la seule solution à moyen terme. Et à court terme, il faut traiter la cause.
Alors
la cause.
Parce qu'on ne va pas aller mourir pour
Kiev. Tout le monde le sait. Monsieur Biden l'a dit.
Nicolas Dupont-Aignan. La Russie n'est pas une menace pour l'Europe. Ça, c'était vous en 2014. Un an plus tard, vous expliquiez, il n'y a qu'un seul chef d'État dans le monde, et c'est Vladimir Poutine.
On
le voit aujourd'hui.
Et puis, il y a deux semaines, vous disiez, il faut comprendre la Russie. Est-ce que ce matin, vous comprenez encore Moscou ? Est-ce que ce matin, vous considérez encore qu'il n'y a que Poutine, chef d'État dans le
monde ? Écoutez,
je vois qu'aujourd'hui, si vous aviez pris l'ensemble de mon discours, au lieu d'en prendre un moins bien
tronqué... J'ai tout
écouté.
Oui,
mais reprenez tout à fait ce que je disais. C'est quoi
?
C'est, et vous le savez, depuis 20 ans, je défends la souveraineté de la nation, la force dans un monde de bisounours européen.
Et
ce que je disais, et on le voit aujourd'hui, c'est que le seul acteur qui joue des rapports de force, c'est Poutine.
Et
en face, on a qui ? On a M. Biden qui a fait un discours épouvantable.
Parce
que les États-Unis ont agité le gouvernement ukrainien, leur a promis monts et merveilles, leur a donné des armes, a avancé l'OTAN. Donc
les responsables sont les
États-Unis ?
Mais
non. L'agresseur, c'est Poutine. Mais est-ce qu'on peut sortir de la bande dessinée qu'on voit dans les médias français depuis trois jours ?
Franchement. Quelle est-elle ? Quelle bande dessinée ?
Est-ce qu'on va traiter la cause du problème ?
La
cause du problème, c'est que les États-Unis
n
'en ont rien à faire de l'Ukraine, et ils l'ont dit objectivement. Après avoir agité et fait avancer l'OTAN vers la Russie. Donc, ils ont une responsabilité écrasante, oui. Parce qu'ils ont fait croire aux Ukrainiens qu'ils allaient les aider, ils les ont laissés tomber.
Deuxième point, si je peux
finir mon
raisonnement, un
peu élaboré, je sais, c'est un peu difficile dans ce climat. Deuxième point.
Vous
inquiétez pas, on vous suit. Deuxième point. L'Union Européenne n'a cessé de désarmer et de croire qu'il n
'y
avait que l'argent qui allait être utile. On le voit aujourd'hui, le résultat. Troisième point. On n'a pas voulu voir que la question de la neutralité de l'Ukraine était un point fondamental. Et comme l'a dit, je ne
suis
pas le seul, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Hubert Védrine, tous ceux qui connaissent un peu les relations internationales, la seule solution aujourd'hui,
c
'est de réparer ce qu'on n'a pas fait à temps.
C
'est
-à
-dire être très ferme vis-à-vis de Poutine. Je suis d'accord avec les sanctions SWIFT, même si elles sont insuffisantes et qu'elles prennent le risque d'ailleurs de faire basculer la Russie vers la Chine et l'Inde. Ce qui serait une catastrophe pour nous. Mais au-delà de ça, la seule solution, c'est à moyen terme nous réarmer pour être dissuasifs et protéger les frontières de l'OTAN. Et deuxième point, c'est de trouver une solution diplomatique en Ukraine. J'ai proposé 100 fois la même chose depuis des années. Allez-y. Neutralité de l'Ukraine, autonomie du Donbass, retrait des troupes russes. Dont ce peuple
indépendant ne veut pas.
Excusez-moi, retrait des troupes russes.
C
'est la seule solution. Alors, vous pouvez vous agiter partout, on y arrivera parce qu
'il
n'y a pas d'autre solution.
Et il suffit de regarder l'histoire de l'Ukraine pour comprendre ce qui se passe là-bas.
Pour la première fois de leur histoire, vous parlez du monde des bisounours européens. Pour la première fois de leur histoire, les Européens vont fournir des armes à un pays attaqué, en l'occurrence l'Ukraine. C'est un tournant historique. Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Est-ce que ça, ça n'est pas une démonstration de
force des Européens
?
Non,
ce n
'est
pas une démonstration de force. C'est se donner bonne conscience pour rien.
C
'est ajouter le chaos au chaos et transformer l'Ukraine en guerre civile. Si les Européens voulaient être cohérents, ils envoient des soldats, ils tiendront combien de jours
?
Deux jours.
Est-ce qu'il faudrait envoyer des soldats ?
Ce que je demande depuis des années, vous le savez très bien, c'est qu'on n'ait pas un budget de défense français qui est fondu. Vous savez qu'on a divisé le nombre de chars par 7, le nombre d'avions par 3, le nombre de soldats par
2. Mais
qu'est-ce que ça changerait aujourd
'hui ? Ça
change qu'on ne compte que par
sa force. Pour
les Ukrainiens
?
Pour les Ukrainiens, malheureusement, la seule solution, je vous le dis, comme Nicolas Sarkozy, comme tous les gens censés, c'est une solution diplomatique qui passe par la neutralité de l'Ukraine et le retrait des troupes russes, un statut d'autonomie pour le Donbass. Sinon, je vais vous dire, madame, c'est le suicide du continent européen. Alors moi, je veux bien qu'on trompe les Français, mais il faut arrêter de les tromper.
Alors, dans votre programme, vous voulez le remplacement, en effet, de l'Union européenne, dont vous dites, je cite, qu'elle est destructrice de notre démocratie et réductrice de notre puissance,
par une communauté des nations libres.
Les Français seuls seraient-ils vraiment mieux protégés ?
Ou même tout
simplement plus
puissants ? C'est l
'addition de nations libres, fortes et souveraines qui fera la force de l'Europe. Ce n
'est
pas ce vol à pu qu'on le voit. On en a la preuve aujourd'hui. Ça fait des années qu'on nous dit que
l
'Europe va nous protéger. L'Europe, c'est l'OTAN. L'Europe,
c
'est l'OTAN et les États-Unis. On le voit très bien. Heureusement que la France a sa dissuasion nucléaire. Heureusement que le général de Gaulle a développé, à l'époque, il y
avait
un budget qui est monté jusqu'à 5% du PIB. Donc, ne mettons pas tout dans des ordres. Les Français n'y comprennent plus rien, d'ailleurs. Ce qu
'ils
comprennent très bien, c'est que malheureusement, on n'a pas les moyens de freiner aujourd'hui Poutine en Ukraine, mais qu'il faut d'urgence se réarmer pour mettre une limite très ferme sur les frontières de l'OTAN et trouver une solution diplomatique. En Ukraine, il n
'y
a pas d'autre solution. On avance.
Par ailleurs, dernier point, si vous voulez
que le continent européen disparaisse au profit de la Chine et des États-Unis demain, eh bien on continue ce conflit pendant des années. Ce sera la mort de l'Europe au XXIe siècle. Moi, je souhaite au contraire qu'on
ne
pousse pas la Russie dans les bras de la Chine parce que je crois que là, c'est l'Occident qui est en train de sortir de l'histoire.
Il pourrait y avoir 4 millions d'Ukrainiens forcés de fuir leur pays. Est-ce que la France doit accueillir ses réfugiés ?
La France doit accueillir sa part de réfugiés, bien évidemment, parce que là,
on
est en plein dans la Convention de Genève. Il y
a
des souffrances abominables. Voilà pourquoi je ne veux pas livrer d'arbres dans le désordre. Soit on intervient parce qu'on est fort, soit on n'intervient pas. Et bien évidemment, on doit prendre notre part du fardeau en évitant quand même de déménager un peuple. Voilà pourquoi il faut d'urgence une solution diplomatique.
Alors
quand même, la campagne présidentielle, on est à 41 jours du premier tour.
Elle
est percutée par cette crise nationale. Est-ce que l'heure est à l'unité nationale ? Est-ce que le débat démocratique, selon vous, peut quand même avoir lieu
?
Mais il faut qu'il y ait lieu parce qu'on a eu la crise du Covid pour anesthésier les Français avec la propagande gouvernementale. Maintenant, on a la crise ukrainienne qui étouffe tout. Moi, je dis aux Français, vous allez choisir le destin de la France pendant 5 ans.
Si
vous voulez continuer à souffrir avec Emmanuel Macron sur vos retraites, votre pouvoir d'achat, l'insécurité, l'immigration massive, eh bien vous pouvez fermer les yeux à cause de l'Ukraine, mais vous allez vous réveiller groggy. Et il faut d'urgence rétablir le débat démocratique. Il y a l'affaire de l'Ukraine qui est tragique. Il faut des solutions. Il faut un débat sur l'Ukraine, mais il n
'y a
pas que l'Ukraine.
Il y a la vie des millions de Français
qui souffrent énormément, qui ne peuvent pas vivre de leur travail. Et il faut le débat. Et vous, médias, vous avez une responsabilité énorme à ce qu'il n'y ait pas que l'Ukraine sur les antennes. Parce que, quelle sera la légitimité d'un président, quel qu'il soit, élu, s'il n'y
a
pas eu de débat ? Je peux vous dire que ça peut finir dans la rue après la présidentielle. Donc il y a urgence à ce qu'il
y ait
un débat démocratique, adulte, dans notre pays.
Au
dernier pointage, le Conseil constitutionnel vous donnait 457 parrainages. Est-ce que vous êtes confiant pour atteindre les 500 ?
Nous verrons mardi. Je remercie les maires qui se sont mobilisés tout le week-end. Et j'espère que mardi ou jeudi, j'aurai les 500 parrainages. Maintenant, ça va dépendre de la dernière ligne droite. Mais je suis confiant.
Emmanuel Macron doit se déclarer cette semaine, au plus tard vendredi. Est-ce que, dans ce contexte, vous pensez que le match est plié ?
Mais pas du tout. Vous savez, les Français ne sont pas idiots. Ils voient ce qu'ils vivent.
Et
ce n
'est
pas la propagande qu'il y
a
à la télévision, à la radio, depuis des semaines,
en faveur d'Emmanuel Macron, qui changera quelque chose. Regardez les temps de parole
entre Emmanuel Macron et les autres. Regardez la manière
dont la campagne est pliée aux yeux.
Bon, passons. Ce
n'est pas le problème. C'est le problème.
Que nous sommes dans un pays où la liberté de parole est de plus en plus difficile. Nous sommes dans un pays où l'élection démocratique est en train d'être volée aux Français. Ils vont en reprendre pour 5 ans. Et je dis aux Français d'être attentifs, de se mobiliser, d'aller voter, et ne pas se laisser distraire par la théorie de la peur. On a eu la peur du Covid, on a la peur de l'Ukraine, et pendant ce temps-là, on anesthésie les Français à la veille d'un scrutin absolument vital pour leur avenir.
Au second tour, dans l'ISOLOR, pour l'instant, vous avez 1%, ou 2% ou 3% des intentions de vote. Très bien d
'enregistrer. J'ai l'habitude. J'avais
0,5 en 2017, j'ai fait 5.
Un
duel, Macron-Le Pen au second tour. Pour qui votez-vous ?
Mais on verra où on en sera. Personne ne sait ce qui va sortir. Et je ferai tout pour que même M. Macron n'atteigne pas le second tour, ce qui serait une délivrance pour la France.
Nicolas Dupont-Aignan, le candidat à la présidentielle pour la troisième
fois. Merci.
Bonne journée, merci à vous.
Nicolas Dupont-Aignan