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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 17 janvier 2025 52 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Fin de vie : le projet de loi victime de la dissolution - C à vous : l’intégral - 17/01/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les responsables politiques retardent-ils le débat sur la fin de vie ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le projet de loi sur la fin de vie risque-t-il de passer à la trappe ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Faut-il organiser un référendum sur la fin de vie ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    La loi exclut-elle les malades d'Alzheimer ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    F.Bayrou évoque un 'service public pour donner la mort'. Réaction ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    La réforme des retraites doit-elle être votée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:00P.CohenFait
    « Un projet de loi porté par le gouvernement de G.Attal est examiné en 1re lecture par l'Assemblée nationale au printemps 2024. »
  • 14:00P.CohenFait
    « Le vote solennel du texte est programmé le 18 juin. »
  • 16:00A.Comte-SponvilleChiffre
    « Il y a chaque année en France 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer. »
  • 26:00A.Comte-SponvilleFait
    « La retraite, ce n'est pas ma compétence, ce n'est pas ma passion. »
  • 28:00A.Comte-SponvilleFait
    « Le système de répartition, c'est très bien. Financer les retraites par la dette, c'est moralement inacceptable. »
  • 43:00L.SénéchalChiffre
    « 600 morts en une semaine en France à cause de la grippe. »
  • 45:00L.SénéchalFait
    « Moins de personnes sont vaccinées que l'an dernier. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de 1 million d'euros. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec Mohamed, Pierre, Patrick. Bonsoir à tous les 4.

Mohamed, votre Story? - M.Bouhafsi: Une fake news vue par 1 million de personnes a fait croire qu'il y avait un confinement dans les prochains jours.

Même l'Organisation mondiale de la santé a réagi. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Je parle du débat sur la fin de vie, qui n'en finit plus d'être reporté.

J'en dévoile les raisons politiques, culturelles, personnelles... - A.-E.Lemoine: "L'opportunité de vivre: ultimes études"...

Dans votre livre, vous livrez vos études philosophiques. Merci d'avoir accepté ce soir notre invitation. Lorrain, dans le 5/5? - L.Sénéchal: Le feu vert du gouvernement israélien à l'accord de trêve qui doit permettre la libération des otages, mais qui ne signera pas forcément la fin de la guerre à Gaza. - P.Lescure: Je vous propose de garder les yeux grands ouverts et d'être prêts à toutes les imaginations pour rendre hommage à David Lynch. - A.-E.Lemoine: Dont a appris la disparition hier.

Nos invités après 20h sont L.Arné, C.Cornillac qui tombent amoureux de part et d'autre d'un mur.

C.Dalin, le vainqueur du 10e Vendée Globe, avec ce record extraordinaire de 64 jours et 19 heures, 22 minutes même, pour être précis, dans ce tour du monde en solitaire sans assistance. M.Madénian est devenu papa.

Ca lui donne l'occasion d'en rire et d'en faire un spectacle. Le dîner est assuré par A.Quaretti. - B.Chameroy: Bonsoir.

Je pense que C.Dalin sera ravi. Ce soir, notre chef a mis les petits plats dans les grands, avec au menu du soir... - A.Quaretti: Pour finir la semaine, il y aura un crémeux de champignons à base de chanterelles, pleurotes et champignons bruns, servis avec une truffe fraîche, un crumble de parmesan et un oeuf poché. - B.Chameroy: Magnifique.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'Edito de Patrick.

Les partisans d'une loi sur la fin de vie s'impatientent. Où en est-on? - P.Cohen: Vu le sujet, le sort s'acharne.

Je rappelle les épisodes précédents...

Après une longue gestation, dont la tenue d'une convention citoyenne, un projet de loi porté par le gouvernement de G.Attal est examiné en 1re lecture par l'Assemblée nationale au printemps 2024. Le vote solennel du texte est programmé le 18 juin.

Mais que se passe-t-il 10 jours auparavant? Une dissolution, un renvoi aux urnes qui efface tous les débats. Des textes pas encore votés...

Pour gagner du temps, que font les plus ardents défenseurs d'une "aide active à mourir"? C'est le terme légal retenu, plutôt que "suicide assisté"...

Ils font un copier-coller du texte issu des débats du printemps pour l'inscrire dans une proposition de loi d'initiative parlementaire. C'est le député Olivier Falorni qui mène la bataille, ex-socialiste, aujourd'hui MoDem. 227 autres députés, de tous bords, sauf du RN, signent cette proposition, dont Y.Braun-Pivet, qui obtient de la part du ministre que les débats aient lieu à nouveau à partir du 27 janvier, avec un texte inscrit à l'ordre du jour.

Qu'arrive-t-il au gouvernement Barnier? Il est renversé. Dans les prochaines semaines, il faudra discuter d'un budget.

Impossible de réserver les semaine du 27 janvier et du 3 février. Il y aura un débat budgétaire. F.Bayrou se montre très évasif en renvoyant au pouvoir d'initiative du Parlement sur le sujet.

G.Attal a été plus allant. - G.Attal: Ne perdons pas le temps pour un certain nombre de chantiers qui ont été discutés, mûris depuis des années.

Je pense à la question de la fin de vie. Oui, mes chers collègues, il y a urgence à aller de l'avant. Avançons pour les Français.

Nous y sommes prêts et, plus que jamais, nous sommes déterminés. - P.Cohen: Mais ce n'est plus lui qui gouverne.

Sur la fin de vie, pas d'engagement officiel, pas de date. Y.Braun-Pivet se dit déçue.

M.Barnier s'était dit hostile à la création d'un service public pour donner la mort, mais il n'a pas récemment réaffirmé son opposition à une évolution législative. Le gouvernement compte plusieurs opposants à une aide active à mourir, dont B.Retailleau.

Il a dit que le débat ne devait pas, selon lui, être rouvert. Le 50e anniversaire de la mise en oeuvre de la loi Veil sur l'avortement donne lieu à un parallèle historique intéressant. C'est O.Falorni qui a mis en avant les propos d'A.-A.Giscard d'Estaing.

Que rappelle-t-elle? Sur l'IVG, il avait mis ses convictions religieuses de côté, que V.Giscard d'Estaing considérait qu'un chef d'Etat devait surtout tenir compte des besoins de ses concitoyens et ne pas leur imposer ses convictions.

C'est une leçon à méditer. - A.-E.Lemoine: En attendant, des offres culturelles alimentent le débat. - P.Cohen: Comme souvent.

Ils ont souvent un temps d'avance. Un géant du cinéma aborde la question de la fin de vie. Vous allez voir cet extrait. - Personne ne veut croire à sa propre mort et tout le monde a une peur viscérale. - P.Cohen: Le film sortira le 12 février, jour anniversaire des 92 ans de Costa-Gavras. - Costa-Gravas: Il faut se préparer, comme on se prépare pour plein d'autres choses.

Il faut se préparer pour sa fin. Pour que ce soit dans la dignité, que ça ne pèse pas beaucoup sur les autres, surtout sur l'environnement, mais aussi pour qu'il y ait une sorte de dignité, mais aussi une sorte de bien-être. - P.Cohen: La dignité de Costa-Gavras, qui pense à sa propre mort et en fait du cinéma. - A.-E.Lemoine: Comme Costa-Gavras et Almodovar, vous faites avancer le débat.

Vous êtes un fervent partisan de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. Si vous menez ce combat, c'est car vous aussi, vous pensez à la mort. Il faut y penser? - A.Comte-Sponville: Il vaut mieux y penser.

De toute façon, on mourra. Mais aussi pour aimer mieux la vie. Ce n'est pas une pensée triste, la mort.

C'est ce que disait André Gide. "Si nous pensons plus souvent que nous allons mourir, nous vivrions plus intensément, mieux. Chaque instant vécu se détacherait.

Il faut penser à la mort pour aimer mieux la vie. Il faut prévoir une mort volontaire si on le souhaite par amour de la vie et de la liberté, pour que la vie puisse rester libre jusqu'au bout." - A.-E.Lemoine: Etre maître de sa vie, c'est être maître de sa mort? - A.Comte-Sponville: C'est ce que je crois.

Le 1er article s'appelle "L'opportunité de mourir". C'est un travail sur la pensée du suicide chez les stoïciens et les épicuriens, les 2 grandes écoles qui n'étaient d'accord sur rien, sauf le suicide. Ils sont d'accord pour dire que choisir de continuer à vivre ou décider d'en mourir, ce n'est pas une question de principes, c'est une question d'opportunité.

On dit que personne n'est pour la mort. Certains opposants à l'euthanasie disent qu'ils sont du côté de la vie. Tout le monde préfère la vie, moi le premier.

On va mourir de toute façon. Il peut y avoir des moments où la vie est préférable...

Mais si je suis atteint par un AVC gravissime qui me laisse paralysé des 4 membres, si je veux vivre, qu'on m'aide à vivre...

Si je veux mourir, mon médecin doit avoir le droit de m'y aider. Pour l'instant, aucun médecin n'a le droit d'aider ses patients à mourir. Il faut changer la loi pour que nous, médecins, à notre demande...

Il faut rassurer F.Bayrou: personne ne va euthanasier contre sa volonté. Si je veux mourir pour de bonnes raisons, je souhaite que mon médecin, nos médecins, puissent m'y aider. - A.-E.Lemoine: On voit que la culture et la philosophie s'emparent de ce sujet, cette question.

Les responsables politiques, en France, retardent le moment de se confronter à ce débat. Patrick a énuméré les événements qui ont fait que ce projet de loi sur la fin de vie soit reporté. Il risque de passer à la trappe? - A.Comte-Sponville: Je le crains.

En même temps, il y a une opportunité. Cette Assemblée divisée en 3 morceaux égaux, incapables de s'entendre...

Sur la fin de vie, on pourrait avoir une majorité. Ca ne va pas être des consignes de tel ou tel parti. Chacun va voter en confiance.

On pourrait profiter de cette Assemblée un peu bloquée par cette tripartition pour se mettre d'accord sur des lois qui ne sont pas prisonnières des 3 camps. Chacun pourra voter en conscience. J'espère que les députés profiteront de cette opportunité pour légaliser enfin l'euthanasie volontaire et le suicide assisté. - P.Cohen: L'autre option, compliquée à mettre en pratique constitutionnellement, c'est celle qu'évoquait P.Perrineau à votre place.

Il disait que c'était une question à référendum. Qu'en pensez-vous? - A.Comte-Sponville: Si c'est constitutionnellement possible, je ne suis pas contre.

Je ne voue pas un culte au référendum, mais je n'ai pas d'opposition non plus au principe du référendum. J'ai cru comprendre que d'un point de vue constitutionnel, ce n'était pas simple. Si c'est possible, pourquoi pas.

Essayons de faire cette nouvelle loi qui rassemble 80 % des Français... - A.-E.Lemoine: Plus de 90 % des Français. - A.Comte-Sponville: Je souhaite qu'on avance, que ce soit par le Parlement ou le référendum. - A.-E.Lemoine: Le plus loin possible? - A.Comte-Sponville: Je fais partie de ceux qui sont vigilants sur un point particulier.

Les projets de loi actuels prévoyaient qu'on puisse être aidé à mourir en phase terminale de maladie, si on le demande, en étant pleinement conscient. Si mon médecin me diagnostique une maladie d'Alzheimer, je ne suis pas en phase terminale, donc je n'entrerai pas dans le cadre de la loi. Quand je serai devenu grabataire, je ne serai plus maître de ma pensée.

La loi telle qu'elle était prévue excluait de fait tous les Alzheimer. Je rappelle qu'il y a chaque année en France 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer. Je souhaite, si mon médecin me diagnostique Alzheimer, demander à mourir en étant conscient, sans attendre d'être devenu débile.

Auquel cas, la loi, assez légitimement, ne pourrait plus prendre acte de ma volonté. Cette question des maladies d'Alzheimer... 225 000 nouveaux cas chaque année!

C'est énorme. Nos parlementaires doivent réfléchir à cette question. On ne peut pas réserver l'euthanasie aux malades en phase terminale.

Ca exclut tous les cas d'Alzheimer. - A.-E.Lemoine: Au risque de faire "un service public pour donner la mort".

C'est en ces termes que F.Bayrou s'opposait à ce projet de loi en 2023. Comment vous réagissez à cette expression? - A.Comte-Sponville: Il y a une différence entre l'euthanasie, où le soignant donne la mort à la demande du patient, et le suicide assisté.

Dans le cas du suicide assisté, personne ne donne la mort. On me donne une molécule létale que j'avale moi-même. C'est moi qui met fin à mes jours.

Comme aucune loi en France n'interdit le suicide, il n'y a aucune raison que la loi interdise l'assistance au suicide d'un médecin. Psychologiquement, pour le médecin, pousser la seringue, c'est difficile. Certains le feront...

Je comprends les réticences. Prescrire une molécule létale que le patient avale de lui-même, c'est autre chose. Dans 95 % des cas de mort volontaire, ça ne sera pas l'euthanasie, ce sera du suicide assisté.

Tant mieux. Il reste les quelques cas où le patient ne peut pas participer activement à sa propre mort. C'est pour ça qu'il faut prévoir aussi l'euthanasie. 95 % des cas de mort volontaire peuvent être réglés par le suicide assisté.

Personne ne donne la mort, c'est moi qui la prends. Je suis libre. Si je suis maître de ma vie, je dois être maître de ma mort.

La vie est à prendre ou à laisser. Tant qu'on la prend, prenons-la. Si je veux la laisser, de quel droit on me l'interdirait? - A.-E.Lemoine: L'opportunité de vivre, c'est aussi vivre sa vieillesse, vivre après une longue vie au travail.

C'est une question au coeur de votre livre et du débat relancé sur la réforme des retraites. F.Bayrou a lancé cette conférence sociale, qui ne démarrera qu'après un chiffrage précis de la Cour des comptes. - S.Binet: La réunion d'aujourd'hui a confirmé que la page de la mobilisation n'est pas tournée et que la réforme des retraites ne peut pas rester en l'état.

La CGT a apporté encore une fois la nécessité d'abroger cette réforme. - M.Léon: Je suis optimiste.

C'est un moment important pour les organisations syndicales et patronales. - F.Hommeril: Il y a beaucoup de confiance.

On va voir comment ça va évoluer. - F.Bayrou: Il est inimaginable que ce problème si important pour la société française se résolve uniquement par des points de force.

Je crois qu'on trouve autant de solutions autour de la machine à café qu'autour de la table des négociations. Cette idée qu'ils vont partager des mois de travail en commun, pour moi, est fructueuse. - A.-E.Lemoine: La réforme des retraites va être rediscutée.

Elle est rejetée par la majorité des Français. Il faut la voter? - A.Comte-Sponville: La retraite, ce n'est pas ma compétence, ce n'est pas ma passion.

J'ai 3 enfants qui ont une quarantaine d'années. Je me pose des tas de questions sur leur avenir. J'ai des tas de soucis, d'angoisse pour eux, de l'espoir...

Il y a une question Que je ne me pose pas, de savoir s'ils prendront leur retraite à 62 ans, 64 ou 66 ans...

Je m'en fous! Un jour, j'ai rencontré un jeune. Je lui demande comment il va. "Pas très bien, avec cette réforme des retraites..." Je lui demande son âge.

Il me dit qu'il a 24 ans. Il y a plus important dans la vie que de savoir à quel âge on arrête de travailler. - A.-E.Lemoine: Ca concerne la génération née en 1963, qui est très concernée... - A.Comte-Sponville: Je souhaite que la France trouve un consensus.

Ces négociations entamées me conviennent. Il y a plus important dans la vie que de savoir à quel âge on arrête de travailler. Ce que je ne veux pas, c'est que ma retraite soit payée par mes enfants ou mes petits-enfants.

Il faut trouver une façon de sauver notre système des retraites sans financer les retraites par la dette. Là-dessus, on pourra obtenir un consensus. - A.-E.Lemoine: Votre retraite est payée par vos enfants et par les actifs. - A.Comte-Sponville: C'est ça qui m'embête. - A.-E.Lemoine: Ca risque de continuer. - A.Comte-Sponville: C'est autre chose, ça. - A.-E.Lemoine: Vous ne voulez pas que ça endette encore plus la France? - A.Comte-Sponville: Que des enfants qui ne sont pas encore nés soient obligés de rembourser...

Il y a un problème. Le système de répartition, c'est très bien. Financer les retraites par la dette, c'est moralement inacceptable et politiquement douteux. - M.Bouhafsi: Dans le sillage de Mai-68, vous avez été économiste.

Aujourd'hui, vous reconnaissez que vous êtes moins à gauche, sans pour autant être passé à droite. Vous appartenez à la gauche modérée. Hier, le PS n'a pas censuré le gouvernement de F.Bayrou, tout en disant rester dans l'opposition.

Il a essuyé de vives critiques de LFI et J.-L.Mélenchon.

Ce divorce à gauche peut permettre une recomposition politique? - A.Comte-Sponville: C'est compliqué, cette histoire. - A.-E.Lemoine: Je vous le confirme. - A.Comte-Sponville: Je suis content que le PS n'ait pas censuré F.Bayrou.

Je crois que la France a besoin de stabilité. On ne va pas changer de gouvernement tous les 2 mois. C'est impossible.

Je crois, comme F.Hollande, et je constate, que la gauche n'est parvenue au pouvoir que lorsqu'elle était dominée par son aile modérée. Je souhaite que la gauche soit à nouveau dominée par son aile modérée et revienne au pouvoir.

Je souhaite bonne chance à O.Faure, que je connais un peu, pour qui j'ai de la sympathie...

Tant que la gauche sera dominée par LFI, elle est vouée à l'échec. Elle n'arrivera pas à prendre le pouvoir. Si elle parvenait à arriver au pouvoir, son programme est tel qu'on arriverait à un échec, comme ça a été le cas de F.Mitterrand en 1981.

Entre 80 et 83, il y a eu 3 dévaluations en 18 mois. Je m'étais battu pendant 10 ans. J'étais communiste.

Quand je constate qu'on arrive au pouvoir, qu'on a 3 dévaluations en 18 mois, que la gauche perd 31 villes...

La gauche est déjà minoritaire dans le pays, alors qu'elle a été majoritaire entre mai 81 et mars 83. Le communiste que j'étais s'est battu pendant 10 ans pour un programme commun qui a tenu 18 mois. Quelle différence de fond y a-t-il entre le programme commun en 81 et le programme de LFI?

Aucune. Aucune qui soit décisive...

Je pense que si LFI arrivait au pouvoir, ça échouerait, comme en 81. Je souhaite que la gauche soit dominée par son aile social-démocrate. Que ce soit le PS, B.Cazeneuve, dont je me sens assez proche, R.Glucksmann...

Peu importe. Il y a un véritable enjeu: que la gauche modérée...

Non pas qu'elle exclut LFI, mais il faut que cette union de la gauche soit plutôt dominée par son pôle modéré, social-démocrate, et je dirais même, pour agacer certains, libéral. Je suis un libéral de gauche. Ce n'est pas une contradiction dans les termes, bien au contraire.

C'est la seule condition pour que la gauche puisse revenir au pouvoir, qu'elle puisse gouverner sans échouer. La gauche n'a jamais réussi à gouverner en France plus de 5 ans. Ca n'est jamais arrivé.

C'est étonnant. De Gaulle fait 10 ans, Pompidou fait 6 ans, Giscard d'Estaing, 7 ans...

Ensuite, Chirac...

La droite a gouverné pendant 10 ans... - P.Cohen: Ca se morcelle de plus en plus... - A.Comte-Sponville: Mitterrand est resté 14 ans.

Il a été très vite en cohabitation. Aucun gouvernement de gauche n'a duré plus de 5 ans. C'est en partie car la gauche oublie les exigences de l'efficacité économique.

C'est bien de se battre pour la justice sociale, mais encore faut-il qu'on te donne les moyens économiques de réussir. - P.Cohen: La droite n'a pas gouverné depuis 12 ans. - A.-E.Lemoine: J'aime la conclusion de votre livre.

Il y a des moments où on se heurte à une impossibilité, celle de "penser autrement que ce que l'on pense". La philosophie n'est pas une science, c'est une aventure. J'encourage nos téléspectateurs à lire ce dernier volet de vos études, qui étaient en 3 parties.

C'est la 3e partie. "L'opportunité de vivre: ultimes études". Restez avec nous.

C'est l'heure de la Story de M.Bouhafsi. - Le président vient d'annoncer un reconfinement national. - C'est officiel: il y a un confinement le 5 février.

C'est Macron qui l'a dit. - Le dernier confinement, j'ai vécu ma best life. - Pas d'école, pas de lycée, rien. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une fake news qui inquiète les plus jeunes.

Depuis plusieurs semaines, près d'une centaine de comptes TikTok annoncent qu'un confinement serait prévu dans les prochains jours. La plupart des contenus sont accompagnés d'une musique inquiétante et de montages liés à l'actualité. Elle affirme qu'il y aurait une explosion de cas liés à un virus respiratoire connu depuis plus de 25 ans, qui se rapproche d'un état grippal.

Une vidéo a été vue plus de 900 000 fois. Un contenu nommé "confinement 25". Il reprend un reportage de 2020. ... - M.Bouhafsi: Comme souvent, ces contenus démarrent sur un élément fondé pour en faire une fake news. 5 ans quasiment jour pour jour après l'annonce des 1ers cas de coronavirus, le pays connaît une recrudescence de cas de HMPV.

Une flambée qui a entraîné une réaction de la porte-parole de l'OMS. ... - M.Bouhafsi: Si les jeunes sont plus sensibles au HMPV, c'est car il les touche plus particulièrement.

Partout dans le monde, il n'y a pourtant aucune recrudescence, alors que la grippe fait saturer les urgences des hôpitaux français. - A.Buzyn: Une fake news ne prospère jamais sur un sentiment positif.

Cette année, la grippe touche particulièrement les jeunes, qui n'ont pas une immunité contre ce virus. Tout ça fait un pot pourri idéal pour la propagation de fake news. Ca nuit à nos concitoyens, car les messages ne trouvent plus d'espace pour atteindre la population.

Je ne pense pas qu'il y aura un nouveau confinement en raison de la grippe. La grippe saisonnière, on la connaît. On a des vaccins, des médicaments.

Ca n'est pas un virus qui se propage aussi facilement qu'un nouveau virus. - M.Bouhafsi: Malheureusement, ce genre de vidéos continuent de dégrader l'état mental de certains jeunes. 4 étudiants sur 10 présentaient des syndromes dépressifs en 2023, alors qu'ils étaient 26 % avant le covid.

Les idées suicidaires des 18-24 ans ont augmenté de 8 % après le covid, pour atteindre 29 %. Un symbole. Selon une enquête M6 il y a 20 ans, les ados passaient 2 heures 30 par jour entre amis.

Aujourd'hui, cela avoisinerait les 40 minutes en moyenne. Depuis le confinement, les jeunes se sont repliés sur eux-mêmes. - Les jeunes adultes ont été très marqués, touchés par les confinements successifs.

C'est une population qu'on voyait très peu en cabinet, qui a souffert de symptômes anxiodépressifs, qui a développé une forme d'inversion de tous ces gestes barrières préventifs. C'est un mécanisme de réactance. Ils surréagissent par provocation, parfois, en sortant davantage, en manifestant leur désarroi et leur volonté de ne pas se soumettre à un futur confinement. - M.Bouhafsi: Est-ce que les jeunes ont été sensibles à ces vidéos?

Ils les ont vues? Ils craignent ce confinement? - J'en ai entendu parler sur TikTok. - On m'en a parlé sur Snapchat. - Ma copine m'a dit que j'allais me confiner chez elle. - On m'a dit que ça allait arriver dans une quinzaine de jours. - Ce sont des vidéos très bien réalisées.

Il y a des IA avec des personnes connues. - Je savais que c'était faux. - Macron l'aurait dit à la télé. - C'est dans 2 jours.

Ca me paraît bizarre. - Je suis pas pas mal les journaux. Ils n'en parlaient pas. - M.Bouhafsi: "Je suis père de famille avant d'être philosophe.

J'en pleurais." Ce sont vos mots. Ces dépressions chez les jeunes pendant le covid, elles vont les marquer à vie. - A.Comte-Sponville: Je ne suis pas psychiatre ni médecin, mais j'espère que non.

Je crains que ce confinement va sacrifier nos enfants pour la santé de nos parents. On a sacrifié nos jeunes pour nos yeux et on en paie le prix. Le prix est financier.

Le confinement a coûté extrêmement cher. Il a été financé par la dette. Mais ça coûte aussi sur le côté humain, psychologique.

Les enfants ont souffert pendant le confinement. Ce n'est pas la seule raison des dépressions. Il y a aussi l'éco-anxiété, qui est très légitime et compréhensible.

Elle pèse sur eux. Raison de plus pour protéger les jeunes. On a beaucoup dit qu'il fallait protéger les plus fragiles.

Les plus fragiles, c'étaient les plus vieux. D'un point de vue psychologique, souvent, les plus fragiles sont les plus jeunes. Je ne suis pas fragile.

Ma vie est faite. Que voulez-vous qui m'arrive, à part un problème de santé? Mais il n'y a pas que la santé dans la vie.

Ma vie est faite, mais pas celle de mes enfants ou celle d'un gamin de 10 ans. Arrêtons de faire peser sur nos enfants cette charge très lourde. La charge écologique, on ne peut pas la supprimer d'un trait de plume, mais il est hors de question pour le père de famille que je suis qu'on sacrifie la vie de mes enfants à la santé de leur vieux papa.

Je trouve ça inadmissible. Ca me choquait au moment du covid, et qu'on puisse y revenir me choque aussi. C'est une fake news évidente. - P.Lescure: E.Borne a annoncé que l'obtention du brevet ne sera pas le sésame obligatoire pour arriver en seconde.

C'est ce qu'avait prévu le gouvernement précédent, qui avait reçu la mesure du choc des savoirs lancée par G.Attal en 2023. Ca réjouit le premier syndicat du second degré.

Ils craignaient un retour en arrière de près de 50 ans. C'est une bonne décision ou un recul, parce que les examens font de plus en plus peur? - A.Comte-Sponville: Je ne sais pas si c'est une bonne ou mauvaise décision.

Nos écoles vont mal, nos collèges, nos lycées, nos universités. Ils vont beaucoup plus mal que nos hôpitaux. On est dans un pays où on est le mieux soigné au monde.

Dans quel pays est-on mieux soigné qu'en France? Qui peut croire que nous vivons dans l'un des pays où les enfants sont les mieux élevés au monde? C'est clairement faux.

Je ne dis pas que tout va bien à l'hôpital, mais beaucoup de choses vont mal dans nos écoles, nos lycées. Il y a une priorité. Ce qui est important, ce sont les jeunes plus que les vieux.

Nos enfants plus que nos parents ou moi-même. J'ai 72 ans. Ma vie est faite.

Est-ce qu'il faut que le BEPC soit couperet ou pas? C'est une question d'Etat. Ce n'est pas comme ça qu'on va sauver nos écoles.

La question de la discipline est plus importante et plus difficile. Beaucoup de nos enseignants font cours dans un brouhaha permanent. Qui en souffre?

Les enfants les plus défavorisés, ceux qui n'ont pas l'école à la maison, ceux qui n'ont pas un niveau socioculturel élevé. Tant que la question de la discipline n'est pas réglée dans nos écoles, l'école échoue et les enfants des milieux les plus modestes échouent encore plus que les autres? - A.-E.Lemoine: L'histoire d'Anne a fait le tour du monde.

Elle a été victime d'un faux B.Pitt qui, à force de mots doux, de déclarations d'amour et de pseudo-problèmes de santé, lui a soutiré plus de 800 000 euros. ... ... ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, maître L.Hanna.

Une enquête a été ouverte pour déterminer l'identité des individus qui ont abusé de votre cliente dont l'histoire a fait la une des médias du monde entier. C'est une épreuve supplémentaire? - L.Hanna: C'était déjà une épreuve en soi, mais clairement.

J'ai récupéré ma cliente...

Je la défends depuis déjà 3 semaines. C'était avant le fameux reportage. C'était déjà difficile. - A.-E.Lemoine: Elle avait déjà, après s'être rendu compte de cette arnaque, tenté de mettre fin à ses jours? - L.Hanna: Oui.

A 3 reprises. Elle a eu des problèmes de santé très graves. Je ne vais pas rentrer dans les détails...

Pour se faire avoir dans ce genre d'arnaque, il faut être en détresse, à mon sens. Une détresse émotionnelle avancée. Elle était dans une situation critique.

Après, le déferlement sur les réseaux sociaux a été pire. Je la salue. Je la trouve courageuse et combative. - A.-E.Lemoine: Elle s'expose à nouveau pour dire qu'elle n'est "ni folle ni niaise".

Ce sont les termes qu'elle utilise. "Je suis une femme bienveillante qui a voulu aider." même si vous soulignez une détresse émotionnelle qui la rend poreuse à ce genre d'attaque? - L.Hanna: Elle a un trait de caractère qui veut aider.

Personne ne peut lui reprocher. C'est son caractère. Mais il y a quand même un contexte d'isolation qui fait qu'elle est plus à même de tomber dans ce genre de stratagème.

Je pense qu'elle se complaît, que ça lui fait du bien. Elle a parlé de pas mal d'histoires personnelles. Peut-être qu'elle en parlera encore.

Je pense que ça la satisfait. Ca lui a fait du bien. - A.-E.Lemoine: Elle est face à des brouteurs dont les techniques sont extrêmement bien rodées.

Elle l'expliquait face à Guillaume Pley. - Je suis une femme sensée. Si vous aviez été à ma place, vous seriez tombé dans le piège.

Si quelqu'un vient et vous parle gentiment, vous dit des mots que vous n'avez jamais entendus de votre propre mari, des attentions...

Eh bien, oui, on tombe dedans. C'est comme ça que c'est arrivé. Je voulais en finir à chaque fois et, à chaque fois, je le mettais à la porte et il revenait par une autre fenêtre. - A.-E.Lemoine: C'est une arnaque et une emprise à la fois? - L.Hanna: Ils choisissent leurs victimes.

Quand ils voient qu'il y a une brèche...

C'est souvent des femmes, des femmes célibataires... - A.-E.Lemoine: D'un certain âge... - L.Hanna: Quand ils voient que ça commence à mordre, tout un stratagème est monté.

Elle, il n'y a pas eu que B.Pitt en acteur. Beaucoup de personnes sont intervenues dans la supercherie, entre la mère, les médecins, le FBI, le manager...

Elle a douté plusieurs fois. Quand elle faisait les recherches, elle trouvait les personnes. Ils existaient vraiment.

C'était assez crédible. Je trouvais ça assez crédible, la manière dont son agent lui envoie un mail en lui disant: "Merci pour ce que vous faites pour B.Pitt." Ce sont des stratagèmes assez bien menés.

Ce sont des réseaux qui existent déjà au Nigeria et qui sont rodés. Ils ont l'habitude. - A.-E.Lemoine: Les demandes d'argent sont allées crescendo.

D'abord, 5000 euros pour permettre l'acheminement d'un cadeau de luxe qu'il voulait lui faire. Puis il y a eu les prétendues dialyses. 600 dollars tous les 3 jours.

Enfin, un virement de 127 000 euros. Ca devait servir à quoi? - L.Hanna: Ca a commencé par 500, pas 5000, pour acheminer des cadeaux.

Après, il prétendait que le compte était bloqué et qu'il fallait lui virer autant d'argent par semaine...

Les 5000 euros ne sont pas arrivés d'un coup. Il lui a fait comprendre qu'il avait un problème, qu'il devait faire une dialyse. Il y a eu un premier virement de 34 000 euros.

Ca ne montait pas crescendo. Il demandait un virement de 34 000 euros, puis il revenait à des petites sommes. C'était toujours crédible, les sommes. - A.-E.Lemoine: Cet énorme virement de 127 000 euros aurait dû faire réagir l'établissement bancaire d'Anne qui n'a rien fait. - L.Hanna: Tous les virements auraient dû faire réagir.

Ce n'est pas seulement les 127 000 euros. Il faut comparer la période avant l'escroquerie, la manière dont les gens suivaient leur compte en banque en temps normal, et on accentue sur le caractère inhabituel des transactions pendant la période d'escroquerie. Elle, c'était inhabituel.

Avant, elle avait ses petites économies. Elle vivait normalement, comme vous et moi. D'un coup, elle s'est retrouvée avec une grande somme.

Elle se retrouve à faire des virements de plus en plus nombreux sur des comptes suspects à l'étranger. C'est en ça que je compte saisir les banques en leur demandant comment elles ont pu laisser faire ça à ce point. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il y a des chances de retrouver les escrocs qui ont abusé de la confiance de votre cliente? - L.Hanna: On les a déjà retrouvés.

Enfin, on suppose. On a travaillé avec une entreprise qui s'appelle Find My Scammer, un hackeur repenti qui retrouve les auteurs de ce genre d'escroqueries. Il a réussi à amadouer les personnes en leur faisant cliquer sur un lien.

Ils ont cliqué plusieurs fois sur le lien et on a récupéré les coordonnées GPS précises des 3 personnes. Ce sont des Nigériens, entre 20 et 27 ans. On a leurs noms, leurs prénoms.

On a déjà ouvert la porte aux forces de police françaises et du Nigeria pour pouvoir les sanctionner. - A.-E.Lemoine: Il a fallu que vous collaboriez avec une entreprise de hackeur repenti pour vous-même faire le travail que la police aurait dû faire mais qui n'a pas les moyens suffisants pour le faire? - L.Hanna: Oui.

C'est un sujet intéressant. La police a des moyens que cette entreprise privée ne peut pas avoir. En revanche, très souvent, d'expérience, quand on leur présente un schéma qui est déjà pré-fait, ils sont plus à même de récupérer l'affaire et de faire ce qu'il faut.

Ils ont la direction où aller. Très souvent, les plaintes, et ça n'engage que moi, ne sont pas prises parce que les victimes n'ont pas de traces. C'est presque un peu la culture du résultat.

Je le déplore. Les victimes ont besoin de porter plainte, qu'on s'attarde plus sur leur cas. C'est ma manière à moi de faire aboutir l'affaire. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venue nous parler de votre cliente.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. - L.Hanna: Je m'en vais? - A.-E.Lemoine: A Marseille, la morgue est saturée à cause de l'épidémie de grippe. - L.Sénéchal: Et ce n'est pas une fake news. 600 morts en une semaine en France à cause de la grippe, notamment à cause d'une vaccination insuffisante.

Moins de personnes sont vaccinées que l'an dernier. Le chef du Samu de Paris annonce un pic prochain. - Les services d'urgences sont pris en sandwich.

Les patients qui ont besoin d'être hospitalisés pour la grippe ont du mal à trouver un lit disponible en aval. En plus, en amont, les patients qui arrivent aux urgences sont plus nombreux pour des grippes moins sévères. Le pic arrivera dans à peu près une semaine.

Après cette semaine, la situation devrait se détendre. - L.Sénéchal: Au niveau national, Santé publique France parle d'une augmentation des décès la semaine dernière, particulièrement en PACA, où près de 1 décès sur 10 est dû à la grippe en ce moment.

La morgue ne suffit plus dans les hôpitaux de Marseille. Le syndicat FO a déposé un préavis de grève. - Aujourd'hui, des corps sont non réfrigérés.

Ils sont dans des salons de présentation réquisitionnés, où la clim a été mise au maximum. Il fait entre 12 et 15 degrés alors que dans un casier réfrigéré, il fait 4 degrés. Lors de l'épisode le plus difficile il y a 2 jours, un corps était non réfrigéré hors salon. - L.Sénéchal: Parmi les facteurs multiples qui expliquent cette situation à Marseille, d'après FO, il y a aussi la raison d'un changement de société.

On est passés de 1 à 43 % des obsèques pour la crémation. Il n'y a qu'un seul crématoire à Marseille et il n'arrive pas à suivre la tendance. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement israélien se voit enfin valider l'accord de cessez-le-feu. - L.Sénéchal: La réunion a commencé depuis une heure autour de B.Nétanyahou.

Le feu vert doit permettre l'entrée en oeuvre d'une trêve dimanche. En attendant, Israël frappe Gaza. On s'approche de 47 000 morts en tout en 15 mois de guerre.

Une guerre que voudrait poursuivre le ministre de la Sécurité nationale, leader de l'extrême droite israélienne. ... - L.Sénéchal: 12 ministres se seraient opposés à l'accord, mais B.Nétanyahou a laissé entendre à ses ministres que les combats pourraient reprendre après la libération des otages qui doit s'étaler sur 6 semaines.

L'issue de la guerre est encore incertaine. Les négociations sur la fin définitive des opérations doivent se poursuivre en parallèle de la libération des otages. Une première liste de 95 prisonniers palestiniens libérables dès dimanche a été publiée par Israël.

A terme, 1000 prisonniers palestiniens pourront sortir des prisons contre 33 otages retenus à Gaza, dont 2 franco-israéliens. Leur état de santé est inconnu. Mais l'ex-femme et mère des enfants de l'un des otages affirme qu'ils s'accrochent à l'espoir de pouvoir le revoir. - J'ai l'impression d'avoir couru un marathon et d'être juste avant la ligne d'arrivée.

On n'a plus d'oxygène, mais on reste optimistes. On voit enfin la fin. - L.Sénéchal: L'accord a été salué par le président et E.Macron depuis le Liban.

Il appelle à accélérer le cessez-le-feu avec le Hezbollah. - E.Macron: Il faut un monopole total de l'armée libanaise sur les hommes.

C'est pourquoi nous soutenons la montée en puissance des armées libanaises et leur déploiement dans le Sud. - L.Sénéchal: Et E.Macron a annoncé la tenue d'une conférence internationale à Paris pour financer la reconstruction du Liban. - A.-E.Lemoine: J.Biden a donné son ultime interview comme président des Etats-Unis. - L.Sénéchal: Il a prolongé ses adieux aux Américains.

Il s'inquiétait de la constitution d'une oligarchie. Dans sa dernière interview, il a soigné sa sortie. ... - L.Sénéchal: J.Biden donne ses dernières interviews à 82 ans.

Sa carrière politique est terminée. K.Harris entend toujours peser.

La vice-présidente sortante a perpétué une tradition en signant le tiroir de son bureau. ... - L.Sénéchal: Depuis les années 40, les vice-présidents signent le tiroir de ce bureau.

Truman a été le premier avant d'être président. A.Gore en 2001...

Et K.Harris est désormais parmi les noms gravés sur ce tiroir. J.Biden l'avait aussi signé en 2017.

Le prochain, c'est J.D.Vance, qui se dote d'ambassadeurs à Hollywood comme M.Gibson, S.Stallone qui seront les yeux et les oreilles de Trump, qui a pour objectif de refaire d'Hollywood un endroit plus fort qu'il ne l'a jamais été.

Stallone s'est investi dans la campagne de D.Trump. ... - L.Sénéchal: Loin du tumulte trumpiste, je voulais vous montrer les images de l'acteur B.Willis qui souffre d'une maladie neurodégénérative.

Il a remercié les pompiers qui luttent contre l'incendie monstre à Los Angeles. Une vidéo émouvante a été publiée par une de ses filles. La Cour suprême à majorité ultraconservatrice a validé la loi qui oblige la maison mère chinoise de TikTok à vendre ou fermer sa branche américaine.

J.Biden laisse le choix à son successeur de faire appliquer cette loi. D.Trump lui a dit avoir besoin de temps pour réfléchir à son application.

Ca prendra du temps. La Chine étudie en ce moment une possible vente à E.Musk, l'allié de Trump, propriétaire de X, concurrent de TikTok.

Trump s'est entretenu avec le président chinois. Il était question de TikTok et de commerce. Trump menace d'augmenter les taxes de 10 % sur tous les produits chinois. - A.-E.Lemoine: E.Musk a connu des résultats contrastés avec sa dernière fusée. - L.Sénéchal: La plus grande jamais construite. 120 m de haut en tout.

C'est un immeuble de 35 étages. Non seulement la fusée a décollé, mais le 1er étage, qui fait 70 m, a atterri automatiquement. Il est revenu presque gracieusement se poser sur le pas de tir. ... - L.Sénéchal: C'est pour la réussite.

En revanche, le 2e étage qui aurait dû aller en orbite a explosé à cause d'une fuite d'oxygène ou de carburant. Echec de ce côté-là. Ca a donné des images incroyables.

C'est beau mais potentiellement dangereux. Les autorités américaines suspendent les autorisations de vol de cette fusée Starship le temps de l'enquête. - A.-E.Lemoine: En France, on est champions du monde du tourisme. - L.Sénéchal: 98 millions de personnes ont visité notre pays l'an dernier.

C'est un record mondial. Les monuments nationaux ont attiré 11 millions de visiteurs avec un petit effet JO. En 1re position, ce n'est pas la tour Eiffel, puisque c'est un monument municipal, mais l'Arc de Triomphe.

En 2e position, le Mont-Saint-Michel et en 3e position, la Sainte-Chapelle sur l'île de la Cité. La basilique Saint-Denis a eu une augmentation de visites de 65 % l'été dernier. M.Bouhafsi s'en souvient.

Il y était. Il fait partie des millions qui l'ont visitée. Le château d'If aussi.

Grâce à Monte-Cristo. Au Japon, 37 millions de touristes accueillis. Ca devient un problème.

Pour se défendre, l'archipel a bloqué la vue vers le mont Fuji sur une petite commune blindée de touristes. A Kyoto, la ville impériale, la taxe de séjour est augmentée pour atteindre 60 euros par nuit. C'est une bonne nouvelle pour les habitants. ... - L.Sénéchal: 60 euros la taxe plus la chambre d'hôtel. - A.-E.Lemoine: C'est moins cher de venir à "C à vous".

Il n'y a pas de taxe de séjour. Merci, A.Comte-Sponville, d'avoir accepté notre invitation.

Je rappelle votre livre, "L'opportunité de vivre: Ultimes