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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 2 avril 2026 108 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSanté

🔴Les DSI du CNRS, du CEA, de l'Inrae et de l'Inserm sur les dépendances et vulnérabilités numériques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment appréhendez-vous l'enjeu de protection des données sensibles dans vos organismes ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment sont stockées vos données et quels outils utilisez-vous pour traiter de grands volumes ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment partagez-vous des données avec des laboratoires extérieurs ?

  • 31:00RelanceRéponse partielle

    Ne craignez-vous pas que le logiciel libre ne soit pas mis à jour ou amélioré ?

  • 35:00FerméeRéponse directe

    Avec quoi avez-vous nourri l'agent conversationnel Mistral ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Combien dépensez-vous en licences Microsoft et quel est l'impact des augmentations récentes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Damien Rousset (INSERM)Chiffre
    « On a plus de 300 structures de recherche en France. Euh et et euh on rémunère 9000 agents. Mais si on compte tous les agents qui travaillent dans nos unités, donc quel que soit leur origine, y compris lorsqu'ils sont rémunérés par l'université ou par d'autres partenaires, c'est une une communauté de recherche de plus de 30000 personnes et un budget d' 1,2 milliards d'euros. »
  • 12:00Damien Rousset (INSERM)Fait
    « Nos données sensibles, on a fait en sorte que elles soient systématiquement hébergées en Europe, idéalement en France et même quand on le pouvait sur des infrastructures propres que nous maîtrisons on premise. »
  • 36:00Marie-Pierre Fontanel (CNRS)Fait
    « On a exactement les mêmes problèmes que les collègues autour de la table. Je peux vous donner un exemple. La messagerie du CNRS aujourd'hui est sur euh Microsoft Exchange opérée en en premice. Et euh le 14 avril, nous basculons sur une messagerie Zimbra, donc open source opérée par Renater. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pour le SCNRS, madame Marie-Pierre Fontanel et monsieur Thomas Borel responsable des affaires publ [grognement] pour le CEA, monsieur Baptiste Grigier. Oui, bonjour. Pour LINRA, monsieur Louis Augustin Julien, directeur général délégu et ressources et monsieur Jean-Michel Vanen DSI. pour l'INERME, monsieur Damien Rousset, directeur général délégué à l'administration et monsieur Sami Sanoun DSI.

Je vous souhaite à tous la bienvenue et je vous remercie de vous être rendu disponible. Les organismes de recherche traitent de données particulièrement sensibles qu'il convient de protéger. Comment appréhendez-vous cet enjeu ?

Comment sont stockées vos données ? Quels outils utilisez-vous pour traiter de grands volumes de données ? Comment vous pouvez-vous partager des données lorsque les chercheurs de vos organismes coopèrent avec des laboratoires extérieurs ?

Je vais vous laisser la parole pour un propinaire d'une dizaine de minutes au cours duquel vous pourrez nous indiquer ce qui vous paraît important. Je vous remercie de nous déclarer au préalable tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclaration. Non.

Nous pourrons ensuite échanger sous forme de questions et réponses et je tiens à vous rappeler auparavant que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité et je vous invite donc chacun à lever la main droite et à dire je le jure. Je vous remercie. Vous avez la parole dans l'ordre qui vous convient et vous battez pas.

Sinon, c'est je veux bien je veux bien commencer. Donc Damien Rousset pour pour l'incerme euh peut-être commencer mais par un très très bref rappel de de ce qu'est l'INCERM. Donc c'est un établissement public à caractère scientifique et technologique donc comme le CNRS l'INRAE ou l'INRIA que vous avez également auditionné je crois sous la double tutelle de du ministère de la recherche et de la santé.

C'est le seul organisme de recherche française spécialisé dans la recherche en santé et c'est le premier en terme de taille et de production scientifique au niveau européen sur la recherche en santé. Donc euh nous avons pour premier objectif de faire progresser les connaissances sur le vivant et sur les maladies tout en développant des innovations de santé. Et ça se résume dans une formule qui est en quelque sorte notre notre mantra, c'est la science pour la santé.

Euh donc on a un rôle évidemment clé en France sur la recherche en santé euh et on est présent partout en France sur les les principaux sites universitaires et sites hospitaliers. Euh euh on travaille donc en étroit partenariat avec des hôpitaux, avec euh les universités euh et avec d'autres établissements public de recherche au sein notamment de unités de recherche qui sont souvent mixtes pour les pour l'INCERM. Toutes nos unités de recherche sont mixtes.

Donc elles sont au moins communes avec une université, souvent avec d'autres partenaires aussi. Et quelques chiffres juste pour vous donner une idée de de du volume. On a plus de 300 structures de recherche en France.

Euh et et euh on rémunère 9000 agents. Mais si on compte tous les agents qui travaillent dans nos unités, donc quel que soit leur origine, y compris lorsqu'ils sont rémunérés par l'université ou par d'autres partenaires, c'est une une communauté de recherche de plus de 30000 personnes et un budget d' 1,2 milliards d'euros. Bon, ça c'est pour vous situer l'INERME.

J'en viens maintenant à notre politique en matière de SI et ses impacts sur les problématiques de souveraineté qu'aborde la commission, je crois. Euh euh alors peut-être partir d'une situation de départ il y a une dizaine d'années, je je vais pas remonter plus haut, mais disons il y a une dizaine d'années, euh le notre système d'information, le constat était qu'il était très déconcentré et fragile. il y avait en réalité une grande autonomie de nos unités de recherche et donc un développement massif de ce qu'on appelle en en mauvais français du shadow IT, c'est-à-dire des finalement des applications qui sont installées ici ou là par de des une des initiatives locales sans qu'on en soit forcément au courant.

Donc une étéorigénité forte des outils, des pratiques et des niveaux de sécurité et donc un risque élevé notamment en matière de cybersécurité, en matière de protection des données et de continuité d'activité. Euh l'action de notre département du système d'information jusqu'à il y a 10 ans était concentré sur finalement ce qu'on appelait les outils régaliens, c'est-à-dire euh si je le fais court, l'informatique de gestion, not budgétaire et comptable, noti euh RH. Donc c'était un modèle qui favorisait l'initiative locale avec certains avantages et une liberté pour les chercheurs, je dois dire, mais qui n'était pas soutenable au regard de d'enjeux qu'on avait bien identifié en terme de sécurité, de conformité et et de de recherche sur les sur les données notamment parfois même des données de santé.

Euh et donc on a opéré un virage stratégique euh que je daterai à peu près de 2018. C'est le moment où on a recruté d'ailleurs notre D actuel. Et donc le choix qu'on a fait, c'est de développer plus d'outils qui soit orienté vers la pratique scientifique.

Donc pas seulement des outils de gestion classique, mais aussi des outils dédiés spécifiquement aux besoins de nos chercheurs. Euh on a voulu aussi rationaliser, mutualiser, centraliser euh notre système d'information et élever le niveau de sécurité. Je dirais que c'était le la préoccupation première.

Euh alors les impacts que ça a eu sur les sur les sujets qui vous préoccupe les questions de dépendance à à des acteurs étrangers dans le domaine du numérique, c'est une question ce sont des questions complexes. Il y a plusieurs questions qui se mêlent pour moi et d'ailleurs qui peuvent aboutir à des tensions entre les différents objectifs si ce n'est des contradictions. Je vais essayer de de m'expliquer rapidement.

Le premier notre premier impératif pardon était un impératif de sécurisation du système d'information. C'est c'est le c'est la première étape dans notre réflexion dès qui est présente dès 2018, donc dès ce virage que j'évoquais. Ça a pu nous conduire à faire le choix de solutions propriétaires, souvent américaines, car c'était les seuls qui qui étaient à l'état de l'art et qui permettait de consulier de concilier nos nos besoins en terme d'usage et nos impératifs de sécurité du système d'information.

Donc là, je parle de sécurité technique, je viendrai sur la la question de la sécurité juridique. En tout cas, en terme de sécurité technique, ça nous a plutôt amené à faire des choix de solutions propriétaires et plutôt aux mains de de d'entreprises américaines, il faut le dire. Euh et d'ailleurs euh euh nous avons recensé euh en préparation de cette audition les les euh les solutions fournies par les entreprises américaine auxquelles on est le plus exposé et en fait les plus importantes notamment en terme de de poids financiers, c'est des outils de sécurisation de notre système d'information.

Je vais pas les citer ici, je je pourrais y revenir si vous le souhaitez mais c'est ce sont essentiellement des outils de sécurisation du système de notre système d'information. après cet impératif de de sécurisation du système d'information est venu et a émergé progressivement un impératif qui était un impératif de souveraineté sur les données et qu'on a vraiment pris en compte également. Euh alors je je redis que le premier objectif c'est quand même la sécurité technique parce que les données, enfin les fuites de données, c'est d'abord le fait de cyberattaque.

C'est c'est on a peu de cas en fait où des parce que une entreprise ou un gouvernement étranger avait légalement le droit d'accéder à nos données et il nous a demandé d'y accéder. En fait, les les fuites de données quand même le plus souvent c'est les problèmes de de cyberattaque. Donc la la première le premier impératif pour nous était un impératif de sécurité technique.

Néanmoins, on a évidemment intégré et et émergé cette problématique de de de souveraineté et euh et nous on a fait en sorte de l'intégrer avec une logique de souveraineté sur la donnée. Donc nos données sensibles, on a fait en sorte que elles soient systématiquement hébergées en Europe, idéalement en France et même quand on le pouvait sur des infrastructures propres que nous maîtrisons on premise pour pour utiliser là encore un terme pas tout à fait français mais qui qui a court. Je peux vous donner des exemples. le choix qu'on a fait par exemple pour la gestion de nos mails, ça ça s'appuie sur une application qui est une application de Microsoft, Microsoft Exchange.

Mais alors que quand on acquiert la solution Microsoft Exchange, on a également, si on le souhaite, un service d'hébergement des données sur le cloud Azure. On a choisi de de faire héberger ces données en France. Donc c'est vrai qu'il y a un coût supplémentaire, hein, ça double presque les coûts, mais euh on a fait ce choix-là.

Donc, on a un outil Microsoft Exchange pour la gestion nos mail, mais c'est hébergé en France. Euh, on a également développé notre propre cloud euh pour héberger des donc des services cette fois on premise, donc vraiment chez nous. Euh euh ce qu'on a fait c'est que euh le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a a euh labellisé des data centers en région euh qui sont généralement opérés par des universités et on a installé des capacités de stockage et de calcul dans ces data centers régionaux.

Donc, on a développé aussi notre propre euh infrastructure cloud qui nous permet d'héberger nous-mêmes certains services. Et c'est par exemple là-dessus qu'on va s'ouvrir qu'on va s'appuyer pour ouvrir très prochainement un outil qui permettra à nos agents de faire du prompt sur des modèles LLM, donc des modèles de langage libre de droit. Euh c'est pareil, on on avait pas envie que nos chercheurs aillent sur ce qui existe, je dirais euh sur internet parce qu'on sait très bien que s'ils y mettre des données, les données nourrissent le modèle et donc ensuite quelqu'un d'autre peut euh avoir accès à ces données.

Et donc là, on installe ces modèles sur notre cloud avec la garantie qu'un pour un chercheur que ces données elles ne nourrissent pas le modèle. Euh et même si un d'ailleurs un autre utilisateur va sur le modèle, il a pas accès [grognement] aux données de de de l'utilisateur INCM qui qui a qu' a qu' a alimenté. Je finis en disant un mot sur la question de la souveraineté économique parce que là donc j'ai parlé sécurité euh technique, ensuite euh souveraineté sur les données, souveraineté économique.

Euh alors j'entends que euh pour la représentation nationale euh même si la la souveraineté sur les données est assurée, la question de la dépendance à des solutions logicielles développées par des entreprises étrangères peut aussi être un sujet de préoccupation, ne serait-ce que pour des raisons économiques. Moi, pour ce qui est de notre pour ce qui est de du point de vue de l'établissement, je nuancerai un tout petit peu. Je dirais que ce qui nous préoccupe en tant que service public, c'est finalement moins la nationalité des entreprises.

D'ailleurs, c'est un peu difficile pour certaines multinationales de dire de quelle est leur nationalité, hein. C'est pas c'est pas toujours évident. Ce qui nous préoccupe, c'est moins ça que le fait qu'il s'agisse d'acteurs économiques qui sont mu par une logique de profit.

Euh et que quand on a une dépendance forte comme nous à des solutions propriétaires, on on l'a expérimenté. on peut avoir des augmentations de coûts euh très brutales sur certains outils, on l'a on l'a expérimenté et qu' et dans la mesure où il s'agit de de souvent de marché peu concurrentiel, hein, si c'est si ce n'est du monopole, c'est de l'oligopole et que par ailleurs on est très dépendant des solutions qu'on a choisi à un instant parce que le coût de migration vers une autre solution est aussi très important. Donc en fait, on a cette exposition euh euh forte et cette dépendance, je dirais euh euh euh à des à des entreprises dont dont le but premier, c'est le profit.

C'est ça qui nous pose problème. À euh j'ai bon à ti d'illustration, on utilise un outil qui s pour gérer nos machines virtuelles sur nos serveurs qui s'appellent VMOR. Il y a eu des augmentations très fortes des coûts il y a quelques temps.

Donc, on a commencé à se demander s'il fallait pas aller vers une autre solution. Les alternatives, quelles sont-elles ? Il y en a pas 36.

Il y a le logiciel libre, mais il y a des difficultés en terme de maintenance. Ça pose des difficultés de maintenance, c'est-à-dire que souvent les logiciels libres demandent énormément de ressources humaines en terme de maintenance et on les a pas toujours. Euh le autre alternative, c'est les outils ben souverains développés notamment par la DINUM.

Et évidemment quand il y a des outils développés par la par l'État qui [grognement] satisfont nos besoins, on les prend. Mais la DINUM, je pense, ne pourra pas tout faire. Donc conclusion et je résume un peu mon propos.

Le l'impératif premier qui nous a guidé, je dirais quand on a on a fait évoluer notre système d'information il y a une dizaine d'années, c'était la sécurité technique. Ça nous a orienté vers des solutions applicatives non souveraines. Dans ce ce contexte, on a intégré l'impératif de souveraineté sur les données et donc ça on a fait en sorte que nos données soient hébergées chez nous.

En plus, le développement d'un cloud propre, c'est s'expliquait aussi par le fait que nous parfois on est souven à des réglementations plus contraignantes puisque on a besoin dans un certain nombre de cas de d'infrastructure habilité données de santé. Donc notre cloud est habilité donné de santé. Euh mais euh donc le choix qu'on a fait et même en en en intégrant cette cet impératif de souveraineté sur les données euh n'efface pas le risque économique euh et stratégique lié à la dépendan à des solutions propriétaires développées par des sociétés mues par des motivations commerciales.

Voilà, j'espère ne pas avoir été trop long. Quelqu'un d'autre ? Alors, je je me permets, je vais peut-être enchaîner parce que que que comme souvent Inser et Inra ont beaucoup de points communs.

Euh et je vais vous en citer quelques-uns et je je reviendrai pas du coup sur l'ensemble des éléments qui ont été cités par mon collègue Damien Rousset. Euh d'abord, merci de de nous avoir de nous entendre aujourd'hui ce sujet effectivement de d'importance majeure pour domaine de la recherche et pour Inra. Donc Inra en quelques mots, nous sommes l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.

Euh nous sommes sur ce continuum, ce triptique scientifique, un des tout premiers organismes de recherche mondiaux. Nous avons un budget comme l'interne d'un milliard2 par an, une communauté d'un peu plus de 10000 personnes et nous sur ces domaines de recherche, nous faisons de la recherche de la plus fondamentale à de la recherche très finalisée, ce qui explique aussi notre notre implantation en France très très sur l'ensemble du territoire avec 18 centres régionaux, plus de 200 unités de recherche à la fois mixte avec nos partenaires que ce soit les ONR, les universités ou les écoles. agronomique ou vétérinaire, mais aussi des unités propres et notamment des unités dites expérimentales qui sont en fait la ferme de recherche INRA sur sur 7000 hectares de dispositifs expérimental répartis en France.

Donc on a une dimension décentralisée très forte. Euh sur la question du numérique, euh vous l'avez dit en introduction et je ne m'étends pas dessus, mais évidemment c'est devenu un objet tout à fait central, non seulement dans la gestion de l'établissement, mais bien sûr dans la recherche. Et c'est aujourd'hui euh un élément euh incontournable notamment sur la question des données.

Euh ça a été cité par mon collègue et et j'y reviendrai. Et nous avons développé, je pense comme tout le monde ici dans dans les dernières années, une stratégie de souveraineté numérique, de sécurité aussi. Et je suis d'accord pour pour séparer ces deux éléments et et j'y reviendrai aussi dans mon propos.

En tout cas, une politique dans un premier temps d'identification et de réduction de nos dépendances et vulnérabilité en la matière. Je vais peut-être séparer euh un peu comme l'a fait mon collègue notre fonctionnement quotidien en tant que grand établissement qui en fait en ce sens ressemble à des à d'autres organisations que ce soit des entreprises ou des administrations et puis la partie scientifique qui qui est quand même un peu spécifique. Euh notre action sur le sur le fonctionnement notre fonctionnement en tant qu'établissement public, c'est d'abord d'avoir des compétences internes robustes.

Nous avons en interne à RA à peu près 700 enfin même exactement 733 informaticiens au sens large, c'est relevant de ce qu'on appelle la BAP E dans l'administration. Euh et on pense qu'avoir ces compétences aussi bien dans le domaine de l'appui à la recherche que dans la recherche elle-même est absolument centrale pour à la fois choisir des solutions aussi souveraines et sécurisées que possible, mais aussi piloter leur déploiement et les et les développements derrière qui sont nécessaires parce que en fait il y a beaucoup de développements propres euh qui qui sont qui sont indispensables et et on a une stratégie très claire d'abord contractuelle dans l'achat informatique d'aller un maximum vers des vers des solutions souveraine aussi bien en terme d'outils que de matériel où c'est peut-être encore un peu plus compliqué et et et j'y reviendrai. Et aussi en terme de solution de stockage évidemment et et comme mon collègue je le dis lorsque les solutions disponibles enfin sont communément acceptées par la par la communauté et qu'elles sont un niveau d'ergonomie correct.

Je je reviens sur la question de de Microsoft qui évidemment est pas très loin d'être incontournable aujourd'hui, même si comme l'INCERM nous allons vers des solutions de enfin nous n'allons pas vers du vers le cloud Microsoft donc Microsoft 3 Office 365 mais nous hébergeons en propre sur nos serveurs toutes les données de gestion euh justement sur la question du stockage et enfin de l'hébergement de données comme l'incerne. Nous avons développé des serveurs en propre qui sont qui sont labellisés. Nous sommes d'ailleurs hébergés en partie par le CEA sur sur pour nos données mais pas seulement.

Nous nous avons également recours aux solutions mutualisées dans l'enseignement supérieur et la recherche avec un certain nombre de data centers régionaux mutualisés avec un très bon niveau de à la fois opérationnel et et de sécurité. Et puis dans le cas où nous avons recours à des solutions en mode SAS, donc software as a service, on essaie autant que possible d'avoir recours à des solutions souveraines, donc d'abord françaises, sinon européennes et quand c'est possible des solutions secum cloud parce que évidemment c'est une offre qui est encore en cours de développement et et qui a un coût négligeable. Donc on donc on a vraiment une trajectoire progressive sur le sujet.

Euh élément comme l'INCERM en matière d'intelligence artificielle, nous avons aussi développé un chatbot, enfin un outil conversationnel pardon euh hébergé sur nos propres serveurs pour essayer de réduire Damien Russet parlait tout à l'heure de de Shadow IT et aussi du shadow AI, enfin de l'utilisation d'intelligence artificielle notamment tous les LLM, les chat GPT et et compagnie par par nos chercheurs et donc on a une vraie une vraie nécessité de pouvoir pour nos données sensibles qu'elles être certain qu'elles ne sortent pas et qu'elles sont bien hébergé sur des serveurs sur nos serveurs français. Euh j'ai j'ai commencé à mettre quelques bémoles sur le sujet notamment sur les solutions de type Microsoft. On a exactement le le même sujet sur les serveurs virtualisés avec VM VMware par exemple.

Euh et on essae on a on essaie vraiment d'avoir une action résolue pour sortir progressivement de ces dépendances pour aller vers les outils d'inum quand ils sont possibles. On on va par exemple on va par exemple se couper de de tout lien avec Zoom pour aller vers l'outil vidéo et et on le fait sur de plus en plus de sujets. Je prends un exemple récent partagé avec Lincerm.

Nous avions un logiciel de gestion, un ERP qui était fourni par Oracle et nous sommes passés sur une solution mutualisée au sein de l'ESR SAP, donc européenne. Donc on essaie vraiment autant que possible mais il faut il faut avouer qu'on a encore enfin c'est encore une trajectoire et que ça va nous prendre un certain temps sans sans qu'il y ait encore de solutions tout à fait évidentes sur un certain nombre d'outils de gestion du quotidien. Euh un point aussi de de bémol très rapide sur la question du matériel.

Euh on a un on a dans dans le l'enseignement supérieur et la recherche très largement recours à un un très bon marché global très bien négocié qui s'appelle Mat info. Mais il faut reconnaître que à peu près l'intégralité des euh des titulaires du marché sont étrangers et et aussi bien en terme de matériel informatique du quotidien outil enfin que ce soit des téléphones au aux ordinateurs, aux serveurs et cetera. et cetera.

En fait, ce sont des solutions euh étrangères et et avec parfois et souvent une dimension logicielle intégrée, je pense notamment la question des serveurs qui qui n'est pas neutre et donc pour l'instant, il n'y a pas d'alternative souveraine à notre disposition. Euh dans dans le domaine scientifique, c'est c'est un peu différent et c'est et et mon collègue le citait, il y a eu très longtemps une très forte autonomie dans les unités de recherche parce qu'il y a, c'est vrai, un besoin d'agilité très fort, des ressources propres importantes sur les contrats de recherche et et une dimension assez souvent de de prototypage. En réalité, on n'est pas du tout sur des solutions sur étagères. il faut que ce soit absolument à l'état de l'art des dernières technologies.

Et donc il y a un recours à la fois beaucoup à des logiciels d'open source, beaucoup de développement propre là, une part fortement majoritaire sur les logiciels scientifiques de développement propre et puis un recours à des logiciels propriétaires qui est quand même assez encadré et et qui est limité à des besoins impérieux. [grognement] On a eu un plan euh très ambitieux et et volontaire de plan donné pour la science de de partage de bonnes pratiques et en terme de de choix de logiciel mais aussi de stockage et d'offre de de stockage et de de et d'entrepôt qui je pense a beaucoup réduit nos dépendances. Mais il faut reconnaître que dans le domaine scientifique euh on c'est le la recherche est très très internationale, très fondée sur des outils open source et des bases de données très largement partagées certes et dispersé dans le monde mais avec certains acteurs notamment américains qui ont une importance particulièrement importante.

Et donc c'est quand même étant donné les évolutions des dernières années un petit point de vigilance que si par hasard des acteurs américains se retirait de de certains pans enfin en tout cas coupaient les accès à certains pans de ces bases de données, qu'on soit toujours capable de de faire de la science au meilleur niveau. Je terminerai rapidement par le sujet qui a été évoqué de notre politique de cybersécurité parce que c'est c'est l'angle le le plus important aujourd'hui, je pense par lequel on s'attaque à cette question en fait de la sécurité mais aussi de la souveraineté. en partie euh on a été victime d'une cyberattaque à la fin de l'année 2023 qu'on a heureusement détecté suffisamment tôt et donc ça n'est pas allé jusqu'au ranongiciel qui était prévu mais elle nous a vraiment à nouveau rappelé la nécessité de d'agir très fortement sur le sujet et c'est par la politique qu'on a mis en place à la suite de cette cyberattaque que qu'on arrive à à aller jusque dans les unités pour faire de l'homologation. euh du point de vue de la de la cybersécurité des logiciels qui sont déployés et qui sont utilisés dans les unités de recherche.

Donc c'est encore un processus en cours, mais on voit que que c'est un sujet qui progresse quand même assez vite dans les esprits. la politique de sensibilisation qu'on a en la matière, de formation et et je je rentre pas dans les détails ici mais mais tous les les déploiements qu'on a sur le sujet nous permettent quand même de renforcer notre souv notre sécurité sur sujet mais aussi de sensibiliser sensibiliser davantage les communautés de recherche à la question de la souveraineté dans le même temps. Donc je pense qu'on avance quand même assez vite sur le sujet défaut aujourd'hui d'être tout à fait là où on voudrait être.

Merci. Je peux prendre la suite si vous en êtes d'accord. Donc je suis directeur des systèmes d'information du commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives.

Donc c'est un EPIC établissement public industriel et commercial. Environ 22000 personnes au au CEA sur une dizaine de sites en France. euh un budget autour de 6 milliards d'euros par an, quatre grands domaines verticaux, la défense, le numérique en terme de recherche, la santé et les énergies bien sûr euh au niveau du des systèmes d'information, donc il y a une filière globale mais deux pôles dissociés, on va dire, ou en tout cas à ces 10 juins.

Un pôle sur la direction des applications militaires. Je rentrerai pas trop sur ces aspects-l, c'est pour ça que je le je le mentionne. Pour ma part, je pilote directement euh toute la partie des systèmes d'information civil.

Le premier est protégé par le secret de la défense évidemment avec des réseaux isolés qui son qui correspondent aux niveaux qui sont gérés sur ces différents réseaux. Euh le SICEA sur la partie civile, ça représente environ 250 personnes sur l'ensemble du bah des cinq sites qui que couvrent la la partie civile du CEA. On a deux parties également sur ce CE sur ce SI civil.

Une partie nationale avec un certain nombre de services que l'on opère bah de manière globale pour l'ensemble des sites. Les réseaux par exemple, la messagerie, les services qui vont être utilisés pour les échanges de fichiers et cetera. Et puis on va avoir une partie plutôt locale sur chacun des sites.

On a voilà des DSI qui euh traitent davantage des aspects système d'information industrielle et système d'information scientifique. Alors historiquement le CEA et je [grognement] pense également en raison de sa proximité avec la direction des applications militaires a un système d'information qui est quasi exclusivement sur site on premise je sais pas je pourrais enfin quasiment 99 % en fait he de nos notre informatique est est localisée sur nos sites. On a donc des data centers qui sont répartis et redondés sur différents sites.

Il y a une culture très forte de l'usage, voilà, de d'outils de services locaux. Donc moi, j'ai rejoint le CEA il y a 2 ans. Les 23 années précédentes, je les ai passé chez Talè dans des dans des unités de défense également.

Donc c'est des environnements que je que je connais bien. Euh et voilà, si je compare euh je pense que OCEA, il y a vraiment eu durant toutes toutes les dernières années une volonté de maîtrise de l'ensemble de la chaîne euh système d'information qui reste globalement sur sur nos sites. Euh il y a des équipes de sécurité des systèmes d'information qui ont été mises en œuvre dès la fin des années 90.

Donc de la même manière, je pense hériter des contraintes, on va dire, autour de la direction des applications militaires, ça a infusé sur la partie sur la partie CEA civil. Et donc, il y a une politique de sécurité des systèmes d'information qui existe depuis longtemps et qui a défini une architecture en zone euh en fait en cloisonnant les données en fonction de leur sensibilité, donc avec différentes différentes couches en fonction de leur sensibilité qui sont accessibles ou non. euh aux différents personnes, voilà, en fonction du droit d'en du droit d'en connaître qui ont accès à ces à ces informations-là.

Donc c'est beaucoup basé sur du cloisonnement et sur différentes couches de de réseau. Sur les outils que l'on utilise. Alors, il y a évidemment une dépendance importante tout de même, même si on a une grosse partie enfin ou la quasi totalité de notre système d'information qui est sur site parce qu'on utilise, vous l'avez dit avant, un certain nombre d'outils qui sont des outils sur lesquels on [grognement] va être dépendant à trois niveaux différents, je pense.

Trois trois niveaux de risque, c'est comme ça qu'on les a identifié. Euh on va être dépendant parce qu'on va avoir des risques de fuite de données euh lorsqu'on utilise des plateformes qui seraient à l'extérieur du CEA. Vous l'avez mentionné, vous aviez mentionné certains éditeurs, euh il y a des risques de chantage commercial.

C'estàd que quand on est dépendant d'une certaine de certaines solutions, on on les éditeurs en situation de monopole vont avoir tendance à avoir des des pratiques commerciales qu'on a du mal à à juguler. Les cité des éditeurs, c'est exactement les mêmes difficultés que l'on rencontre. [grognement] Et puis on veut on peut avoir aussi des risques en terme de euh d'arrêt de service.

On a des exemples dans la presse qui ont dû vous être explicité dans vos auditions précédentes. Et c'est de ça donc qu'on essaie de se de se protéger au maximum ces quatre ces quatre niveaux de risque que l'on va que l'on va éventuellement rencontrer en fonction des solutions que l'on des solutions que l'on utilise. Donc de la même manière, on tâche de différencier souveraineté et sécurité.

C'est deux deux notions différentes. On peut avoir des solutions qui sont très bien sécurisées mais qui ne sont pas souveraines. Euh et donc de la même manière en fonction des certifications, on va bien différencier la partie souveraineté et la partie et la partie sécurité.

On surveille également ou en tout cas on suit les avancées des clouds euh et de la qui sont voilà qui seront ou qui sont en train de passer les certifications Secnum par exemple. Mais de la même manière, c'est que Num était une certification qui était basée au départ uniquement sur des aspects de sécurité et puis les nouvelles versions sont mix les aspects de sécurité et de et de souveraineté. Euh voilà ce que je pouvais mentionner principalement pour la partie système d'information du CEA.

Poup Marie-Pierre Fontanel, directrice des systèmes d'information du CNRS. Euh Thomas, tu m'aides pour présenter le CNRS. Donc euh je vais vous donner quelques chiffres.

Euh donc le CNRS je pense est représenté dans toutes les disciplines de recherche. Euh on compte 34000 agences CNRS. euh 1200 laboratoires.

On adresse au niveau du système d'information jusqu'à 120000 utilisateurs qui sont les personnels euh de nos laboratoires propres ou mixtes. Euh au niveau de la DSI, de la direction des systèmes d'information, on a mis en place un schéma directeur depuis 2024 à mon arrivée. Les principaux axes de ce schéma directeur sont d'une part la cybersécurité, optimiser les coûts IT et ensuite introduire les nouvelles technologies et notamment l'intelligence artificielle.

Donc notre principale préoccupation actuelle c'est sortir de des gars femmes. Donc en gros sortir de Microsoft. Alors on a exactement les mêmes problèmes que les collègues autour de la table.

Je peux vous donner un exemple. La messagerie du CNRS aujourd'hui est sur euh Microsoft Exchange opérée en en premice. Et euh le 14 avril, nous basculons sur une messagerie Zimbra, donc open source opérée par Renater.

Nous vous allons sur l'offre partage de notre partenaire rénataire. Donc toutes nos boîtes aux lettres vont migrer. [grognement] Donc on est dans une étape, on passe sur du lim.

Voilà. Un autre une autre étape qui est en train d'être franchie, c'est nous sommes dépendants aujourd'hui, extrêmement dépendants de SharePoint au niveau des espaces collaboratifs et au niveau de d'applications qui sont construites sur SharePoint. Euh Microsoft nous pousse vers le cloud à partir de 2029 et donc c'est orthogonal avec les injonctions de souveraineté et nous avons donc décidé de sortir à terme de cette dépendance extrêmement forte que nous avons vis-à-vis encore de Microsoft avec SharePoint et d'utiliser soit des outils que nous proposons à la DSI, soit des outils que nous proposent la DINUM, la direction interministériale du numérique.

Alors euh les partenaires comme l'a dit Num, le double avantage c'est que ce sont des outils qui pour l'instant ne sont pas payant pour les établissements. Donc en matière d'optimisation de coût, c'est primordial. [grognement] Et sinon, nous proposons des outils internes, opéré en interne et bergé en interne.

Euh la cybersécurité, elle a été prise en compte au CNRS. Euh on a pris conscience que le monde avait changé en 2018 à peu près. Il y a eu un virage où on a commencé à introduire euh une très forte dépend enfin comment dire un très fort regard sur tout ce qui était sécurité dans les projets.

Ça veut pas dire qu'on est bon hein, on est loin d'être on est loin d'être au top mais on va dire cette prise de conscience a été faite à la fois en terme d'investissement qu'il a fallu réaliser pour l'établissement. parfois la réécriture d'application pour les rendre plus sécurisés et c'est des travaux qui doivent être menés dans le temps euh puisqu'on a un système d'information qui est très vieux en terme d'application. C'est un on opère aujourd'hui à peu près 120 applications et services dont certaines datent de plus de 20 ans.

Donc c'est des systèmes qu'il faut faire évoluer. Certains sont très difficiles à faire évoluer, parfois nécessitent des réécritures complètes. Euh alors au sujet de notre dépendance au gars femme euh donc sortie Microsoft, sortie de base de données, oracle.

Alors, on n' pas de système oracle comme vous aviez, je pense, parce que nous, on était déjà sur SAP, mais c'est le pur hasard, il y a 20 ans que le CNRS est sur SAP. [grognement] Euh, par contre, on a une politique de sortie des bases de données oracles qui sont des bases de données propriétaires pour aller sur du sur du libre, hein, sur du post-gré par exemple, c'est des exemples parmi tant d'autres. Donc ça aussi, on essaie dans la mesure du possible de passer sur des outils du monde de libre.

Quel que soit le type d'outil, euh c'est pas toujours possible puisqu'on a aussi des progels de gestion qui impose l'utilisation de base de données propriétaires et cetera qui sont des outils qu'on administre et qu'on exploite. Mais enfin, c'est une volonté très forte de sortir et de s'affranchir des de ces gars femmes. Euh qu'est-ce que je pourrais vous dire d'autre ?

Je crois que je vous ai je vous ai tout dit. Oui. Ah si.

Euh lorsque nous n'hébergeons pas en interne, la majeure partie de nos applicatifs sont hébergés en secloud. Par exemple, notre système SAP qui gère les finances et la RH du CNRS est sur SAP hébergé en externe en Secnum Cloud chez OVH. Et c'est pas la partie OVH publique, c'est la partie OVH Secnum Cloud.

Voilà. Alors, la difficulté que nous avons évidemment quand on passe sur des hébergements externalisés en Secum Cloud, c'est un coût qui nous majore un hébergement classique externalisé de 20 à 30 %. Donc l'État nous demande de faire un effort particulièrement conséquent sur ces ces hébergements.

Évidemment, plus c'est sécurisé, plus les architectures sont compliquées, plus elles sont compliquées à mettre en œuvre, donc à concevoir et à mettre en œuvre et plus elles sont compliquées à exploiter. C'est pour ça que c'est cher. Donc ça c'est un véritable problème.

Enfin, introduire l'intelligence artificielle. Nous avons nous venons de mettre à disposition de nos agents, donc des 34000 agents du CNRS au mois de fin décembre. Un agent conversationnel en intelligence artificielle basé sur la solution Mistrale Le chat entreprise.

Nous avons conclu un accord. Euh l'objectif du PDG du CNRS était simple, que les chercheurs enfin et que les agents du CNRS n'utilisent plus chat GPT. pour leur utilisation euh au CNRS.

Et donc euh on a mis en place cet agent et il est en forte croissance d'utilisation depuis depuis début janvier. Voilà, je crois que j'ai fait rapidement le tour. Merci.

Merci à tous. Euh je vais euh résumer un petit peu un petit peu brutalement ce que vous venez de nous dire. En gros, tous vos organismes euh ont compris, on va dire il y a une petite dizaine d'années, un peu de chose près, qu'il y avait deux problèmes auquels vous deviez faire face sur le plan des principes et du fonctionnement.

La sécurité. Alors, la sécurité des données, des recherches, des données sur lesquelles vous faisiez les recherches et cetera, les résultats et accessoirement ensuite la souveraineté des systèmes que vous utilisiez avec vous, enfin que vous utilisiez pour parvenir au résultat que vous cherchez. Euh j'ai noté également euh un objectif délibéré de quitter tous les toutes les sociétés enf tous les groupes gars femmes. [soupir] Et j'ai cru comprendre aussi une volonté délibérée de choisir des logiciels open source ou libre. [soupir][souffle coupé] Euh est-ce que vous ne craignez pas ?

Le problème du problème des logiciel libre, c'est que euh [gémissement] le plus probable est qu'il ne soit pas mis à jour, amélioré, développé, complété et cetera. [souffle coupé] Est-ce que vous ne craignez pas que le fait de prendre cette décision de principe de logiciel libre ? Évidemment, nous allons vous approuver pour ce qui est du choix de Mistral.

Le chat, c'est absolument évident. Mais est-ce que vous ne craignez pas que leur liberté, c'est-à-dire leur gratuité, ne finisse par devenir un frein à leur amélioration et euh et donc à la performance des systèmes que vous utilisez ? Question une et puis question 2.

Alors ça c'est juste pour comprendre le chat, vous l'avez nourri avec quoi ? Mistral. Alors pour je commence non non pour pour la partie open source, je pense que et vous me direz si vous en êtes d'accord ou pas, c'est plutôt une démarche hybride.

C'est-à-dire que je pense qu'on arrivera pas à remplacer, je sais pas s'il faut dire malheureusement ou pas, mais nous ne parviendrons pas à remplacer l'ensemble des des suites commerciales. On parlait de Microsoft mais au-delà de la la partie que l'on voit nous, le système d'exploitation et la suite Office, Microsoft pilote aussi l'ensemble de nos systèmes d'information en terme de gestion des des identités avec les actifs directory, la gestion des des des PC, on va dire, et des serveurs. Donc c'est c'est voilà très profond dans nos dans nos systèmes d'information.

Donc ce que je voulais dire en premier lieu, c'est que on je pense qu'on essaie tous là où c'est possible d'aller vers de l'open source, mais ça n'est pas possible partout. Euh l'open source, comme vous le disiez, il y a une difficulté de mise à jour et il y a une un autre élément qu'il faut prendre en compte, c'est que ça nécessite des ressources internes parce que finalement ce qu'on ce que l'onète pas, on doit le réaliser. Nous en général, on arrive à les mettre à jour mais moyennant des bah des efforts qui sont davantage des efforts humains que des efforts financiers parce que voilà, ce qu'on nachète pas, on se doit de le on se doit de le réaliser.

Et un autre élément que j'ai pas mentionné tout à l'heure et je voulais mentionner maintenant, c'est en fait il y a énormément d'éditeurs qui nous poussent aux solutions cloud et sur certains sur certaines parties du système d'information, on a plus de solution à offrir à nos utilisateurs on premise. Donc nous aussi, on est sur ERP depuis très longtemps. Là, on est en train de passer dans la nouvelle version de de SAP, pardon, actuellement.

Mais pour la partie achat, pour illustrer ce que ce que je mentionne, par exemple, on avait une contrainte que les données achat, les commandes, les libélés de ce que l'on achète et cetera ne soit pas en cloud, soit soit on premise et on a dû choisir, on avait le choix entre deux trois solutions mais qui sont plutôt des solutions fonctionnellement moins disantes. C'estd que les seules solutions qui restent et que l'on peut héberger dans sur nos serveurs on premise sont des solutions qui sont moins performantes que ce que l'on peut trouver à l'extérieur. Donc ça rejoint ce que vous disiez.

En effet, clairement euh on va probablement devoir faire enfin rechercher les compromis entre la performance et la souveraineté ou la l'indépendance de nos solutions, quoi. Donc pour compléter, moi je suis entièrement d'accord avec mon collègue du CEA, euh il faut comment dire pas mettre nos œufs dans le même panier, c'est-à-dire utiliser les logiciels libres quand c'est possible. On n'en fait pas non plus une doctrine.

Par contre euh c'est pas parce qu'on utilise des solutions du marché qu'elles vont être garanti pérennes qui nous dit que demain Mistral ne va pas se faire racheter par des Américains. Donc ça veut dire que les DSI aujourd'hui sont confrontés à l'évolution extrêmement rapide euh de nos de nos fournisseurs de euh de de de matériel de logiciel et [grognement] à leur évolution euh bah dans la dans la dans la société c'estes ces rachats sont extrêmement perturbants. Il y a beaucoup de boîtes de société française qui ont été rachetées. notamment par les Américains.

Et alors en terme d'intelligence artificielle, s'il y avait pas mistral, il y aurait personne d'autre pour faire de l'intelligence artificielle en France. Donc c'est extrêmement contraignant et comme le disait mon collègue, parfois quand on a plus le choix, on est obligé de passer par des par les Américains. Espérons [raclement de gorge] qu'on va pas être obligé de passer par des systèmes américains ou chinois pour la suite.

Donc c'est ça le c'est ça le gros risque. Un point de vigilance, c'est justement sur le point de source. On s'aperçoit souvent que initialement des solutions au plan de source font apparaître des suites avec des suites qui sont supportées par des entreprises et qui sont pas forcément françaises.

Et ça c'est une problématique à laquelle aussi on est confronté. On part sur des des de l'open source et on s'aperçoit qu'on est obligé d'avoir un support qui est plutôt américain voire alors il y a des supports, il y a des solutions open source aussi françaises qui sont supportées par des des entreprises françaises mais c'est pas systématiquement le cas. exemple un merci un autre exemple sur la partie open source c'est que parfois même si c'est les open source restent européens ils changent leur politique tarifaire c'est qu'au départ ces open sources dans certaines conditions on a eu des on a eu des difficultés en interne et on a dû acheter certains logiciels parce qu'en fait ils font évoluer leur politique au fur et à mesure de l'usage. qu'au départ c'est gratuit entre guillemets et puis au fur et à mesure quand vous voulez mettre plus de données ou utiliser certaines fonctionnalités ça devient ça devient payant.

Donc voilà, il nous faut surveiller tout tout ça au fur et à mesure de des usages mais ça ça en effet ça bouge beaucoup, ça bouge vite. Donc là encore on pourrait résumer de manière là encore brutale et je vous demande pardon. Vous avez tous fait l'effort d'essayer de rapatrier votre recherche, votre travail, vos données, la manière de développer tout ça dans quelque chose de le plus français possible et vous êtes pas sûr de tenir longtemps parce que en plus on n pas beaucoup de vraies compétences.

C'est peut-être dur mais c'est pas forcément loin d'être vrai. Si vous permettez, moi je fais la différence encore une fois entre l'hébergement des données et ensuite les outils pour pour l'exploitation des données et plus largement le fonctionnement au quotidien. Donc je je redis sur les données en tout cas les données sensibles, elles sont toutes hébergées dans un cadre souverain.

Et effectivement la problématique qu'on qu'on pointe ici, c'est plutôt le les dépendances sur les logiciels ou le matériel. le le collègue évoquait aussi le matériel et euh et donc ça c'est un peu différent je pense. Il faut vraiment distinguer les deux et sur effectivement le notamment les logiciels aujourd'hui on a il y a pas de solution parfaite.

On a dit l'open source il y a des limites et je je rejoins la collègue du CNRS. Ça ça nécessite quand même énormément de ressources humaines et et donc et donc on les a pas toujours pour la maintenance. Euh donc on est encore sur des solutions propriétaires.

Il y a des choses qui sont développées par lainum mais euh là encore ça couvre pas tout. Donc aujourd'hui il y a pas de il y a pas de solution parfaite pour moi sur euh sur l'applicatif. Euh euh l'hébergement des données, on y arrive, on a développé ce qu'il faut.

Euh soit [grognement] en allant chercher du service chez chez des fournisseurs français ou européens, soit même en développant nos capacités propres avec un cloud cloud inser en l'occurrence. Je voulais intervenir sur un point parce que j'étais d'accord avec les collègues sur le la non exclusivité du logiciel libre. C'est qu'il faut effectivement envisager des solutions hybrides en renforçant davantage l'usage du logiciel libre.

Bon comme pour les solutions propriétaires, nous nous faisons aider. C'est ce qu'il faut aussi considérer, c'est qu'effectivement nous avons les capacités, les compétences et la souveraineté de faire nos choix, définir notre stratégie he comme on l'a vu, de faire nos choix, de développer, de déployer, de d'exploiter mais nous nous faisons aider. Quelles que soient les solutions, nous nous faisons aider.

Et sur le logiciel libre, le logiciel libre n'est pas gratuit. Il faut envisager de se faire aider. C'est un coût, mais comme la sécurité, la souveraineté a aussi son coût, c'est vertueux.

C'est-à-dire que le logiciel lib de reverser au service de la communauté les développements que nous nous pouvons faire et ça sert l'ensemble des dispositifs. Donc c'est beaucoup plus vertueux euh à notre sens en tout cas que les solutions propriétaires. Donc il faut voir aussi le retour global pour la communauté autour de ce dispositif.

Donc moi j'y vois quand même quelque chose d'assez intéressant et je vous remercie. Ben, je vous remercie pour l'ensemble de de vos de vos propos introductifs et de vos réponses. Moi, je vais peut-être revenir peut-être déjà sur la première question de la souveraineté économique, peut-être pour avoir un ordre d'idée aujourd'hui de combien vos vos structures dépensent en terme de licence et vu que vous avez beaucoup évoqué Microsoft, combien aujourd'hui Microsoft représente de dépenses pour vos structures ?

Moi, je peux donner un chiffre pour le CNRS aujourd'hui. [grognement] Euh, ça représente à peu près 2lion et demi d'euros annuel uniquement pour la partie espace collaboratif SharePoint. Pour la messagerie aujourd'hui, c'est alors de mémoire 3 millions d'euros annuel.

Euh pourquoi on bascule chez Renater en avril ? On va économiser ça va nous coûter 600000 € annuels. Voilà, c'est économiquement c'est extrêmement avantageux de passer sur du libre dans sur ces sujets là.

Par exemple, côté CEA, on vient juste de renégocier le contrat Microsoft, c'est des contrats de 3 ans. Euh donc, on est sur un ordre de grandeur de 6 millions d'euros par an. Et alors, je sais pas si on a enfin en tout cas Microsoft ne demande de ne pas communiquer sur les augmentations, mais je pense que enfin, je vais je vais le faire aujourd'hui.

En tout cas, l'augmentation entre le contrat précédent et et celui-ci est à deux chiffres. Enfin, on a une augmentation qui est de 20 % entre en 3 ans, on va dire, on c'est bien supérieur à l'inflation. Ce qu'on peut dire sur ce contrat, c'est que en plus il ils bundelisent, vous savez, ils font des packages euh globaux, même si on utilise pas tout ce qu'il y a dans ces packages.

Et c'était le cas pour le SEA parce qu'on a jamais déployé Teams. Euh, on était jusqu'à présent obligé de payer un outil qu'onutilise pas et merci. Je crois que c'est une décision de la Commission européenne pour le coup.

Ils ont été contraints de sortir Teams du bundle mais ils ne lui ont pas affecté son vrai prix entre guillemets. Voilà, ils ont dit Teams, ça vaut au 300 K. Donc en fait l'augmentation sur les les 3 ans est bien supérieure au retrait du petit du petit bundle.

Voilà. Et l'autre éditeur qui nous a fait un pas mal de qui nous créé des difficultés sur ces dernières années a été cité juste avant lors d'un rachat VMO acheté par Broadcom et des changements de prix et c'est pas fini a priori euh voilà qui sont vraiment très très significatifes et qui pèsent euh sur nos budgets et donc sur le budget de l'État puisque euh côté finalement si on regarde on a on a regardé un peu l'exposition notamment à des éditeurs américains, c'est pas Microsoft qui nous coûte le plus cher ce qui a quand même des licences dites éducation euh et donc c'est pas ce qui nous coûte le plus cher en fait. Ce qui donc c'est c'est de l'ordre de 350000 € par an pour l'incerm Microsoft. les euh les éditeurs américains qui nous coûtent le plus cher, c'est euh c'est Broadcom qui vient d'être cité pour VMare.

Donc c'est quelque chose qui euh qui euh gère nos machines virtuelles. C'est-à-dire que quand on a des serveurs euh ça crée des je dis avec mes mots, des PC virtuels sur le serveur. Et ça euh c'est l'outil qui gère ça, c'est VMware, donc racheté par une boîte américaine broadcom et ça c'est supérieur aux millions d'euros par an hein.

On a aussi plus supérieur au millions d'euros par an. On a aussi euh Palo Alto qui est une un outil de sécurisation de notre système d'information. Euh et on a aussi Spunk euh qui également doit être supérieur au millions d'euros je pense ou quelque chose comme ça.

Donc en fait on a trois on a trois éditeurs américains qui nous fournissent des solutions qui nous coûtent plus d'un million d'euros par an et et c'est et c'est l'administration enfin c'est la gestion de nos machines virtuelles sur nos serveurs et la sécurisation du système d'information. On peut je encore je fais schématiquement que ce soit Palto ou Spong c'est c'est dans les deux cas des du des outils de sécurisation du système d'information. Donc voilà, c'est pas forcément les éditeurs qu'on en dont on entend le plus parler que le le grand public connaît le plus.

C'est ça qui nous coûte le plus cher aujourd'hui nous parmi nos nos fournisseurs de solutions américains plus que Microsoft finalement. Ouais. Et et du côté d'Inray, je suis confiant, on vous transmettra le chiffre par écrit parce que nous passons pour pour Microsoft par LUAP.

Donc je le chiffre global de de LUGAP qui qui est de l'ordre de 6 millions d'euros, mais je je pense que Microsoft, on doit être aux alentours entre 400 et 500000 € et on vous transmettra le chiffre précis rapidement. Merci. Juste pour bien comprendre les différences de chiffres.

Ça veut dire que pour Inser Inra Microsoft c'est uniquement sur la boîte Mel Exchange ou enfin pour comprendre globalement non la la suite Microsoft Office 365 donc tous les outils Microsoft c'est pas du tout que exchange. Il y a il y a effectivement Word, Excel, OneNote et cetera. Et je vous laisserai par excusez-moi si je rebondis et vous aviez mentionné en disant il y a des applications éducatives.

Je suis désolé, j'ai pas compris ce tarif c'est les tarifs pardon mais il y a Microsoft fait un tarif spécifique pour le monde de l'éducation, on va dire au sens large et on en bénéficie aussi et ça veut dire que les licences sont à peu près 10 fois moins chères qu'elles qu'elles sont de hors hors secteur éducation. Donc effectivement alors c'est c'est une interprétation large de la notion d'éducation mais en tout cas on bénéficie de ces tarifs là aussi. Juste pour complément, donc le CEA ne bénéficie pas des licences éducatives.

On a au sein du CEA un organisme de formation qui est l'INSTN et du coup pour cet organisme de formation, on a bien les licences éducatives mais pas pour les 22000 collaborateurs et je pense que le le l'inducteur de coût principal c'est le nombre de personnes à qui on fournit le service en fait. Donc il faudrait faire nos règles de TR mais normalement de jours par R nous allons revenir vers vous parce qu'effectivement il y a les coûts de l'infrastructure centrale donc Exchange SharePoint et Skype ce qui est notre cas donc c'est le triptic effectivement de l'infrastructure centrale et il y a tous les coûts des licences Windows et Microsoft Office qui là nécessite de consolider un petit peu les prix donc on revient vers vous avec des chiffres précis. Je je vous remercie.

Alors les les tarifs sur l'éducation, je m'interroge sur la politique Microsoft parce qu'on sent qu'ils ont enfin comme moi ce que je retiens de ce que vous avez décrit, c'est quand même des choix qu'on cré enfin je sais pas si vous serez d'accord donc ça m'intéresse quand même des looking. C'est-à-dire que globalement vous avez tous mentionné un acteur qui est devenu indispensable, incontournable dans votre système d'information. Euh et j'aurais tendance que ce système-là, plus on habitue les gens tôt, plus il est fort. [rires] Voilà.

Donc c'est c'est intéressant la réduction sur le domaine de l'éducation. Euh ça ça vaudra le coup d'être creusé. [rires] Euh mais peut-être justement pour euh continuer sur euh euh cette question de looking, vous avez évoqué des coûts de migration.

Est-ce que vous avez des migrations qui n'ont pas été faites parce que les coûts étaient trop importants par exemple euh ou est-ce qu'à l'inverse vous vous dites que comme c'est le cas pour le CNRS à la fin les coûts de migration au regard de l'intérêt soit de souveraineté soit économique sont plutôt bénéfiques. Et si vous voulez nous avons enfin est-ce que vous êtes accompagné vous le mentionnez par des grands acteurs du conseil ? C'est vrai qu'on a plusieurs grands acteurs capinistes au presté et dans ces cas-là et qui sont plutôt aidants sur le fait de sortir de logiciel propriétaire.

Je vais peut-être parler pour le CNRS. Alors, nous nous en avons une grosse partie des des grands des grands comptes puisque nous exter on externalise à peu près 97 % de nos développements. Euh donc c'est énorme, c'est le contraire du CEA. [grognement] Euh donc on se repose sur euh des soprasteria, des CGI, des Capimini, des infotel, des enfin bon, on les a tous.

On a à peu près 40 marchés publics en cours euh pour des développements, pour des de l'exploitation, enfin bon est-ce qu'on ne fait pas tout nous-même. On n'est pas dimensionné pour pouvoir tout réaliser nous-mêmes à la DSI. Alors ensuite, est-ce qu'il nous aide ?

Ça c'est une question qui est qui est un petit peu plus compliquée. Il nous aide dans le sens où si on veut récupérer des choses en interne ou si on veut passer sur du lim oui, ils peuvent nous aider dans ce sens-là mais eux-mêmes ne proposent pas des solutions packagé et adapté. Peut-être préciser pour le CEA.

Donc autant en effet nous avons l'ensemble de nos données on premise sur site, par contre nous sommes également aidés par un certain nombre de partenaires notamment les infos gérants. Enfin, je pense que c'est le cas pour nous tous. On a nos systèmes d'information qui sont en général exploité, vous savez les tirers maintenance applicatives, les exploitations et cetera.

Donc le marché que l'on a en cours qui est un marché de 6 ans, on l'a avec Athos. ces personnels-là sur sont sur nos sites. Il y a le lien avec le fait que que nos infrastructures sont majoritairement sur nos sites.

On a pas de cas de enfin je pense qu'on a beaucoup entendu parler de grosses difficultés de migration pour passer d'un clouder ou d'un hyperscaler à un autre. Alors comme au CEA, on est on a quasiment aucune donnée chez des hyperscalers, on n pas eu ce cas de migration. Voilà.

Donc on a on n pas rencontré de difficultés pour migrer d'un d'un hébergeur d'un hébergeur à un autre puisque nous sommes notre propre hébergeur. Voilà pour l'INCERM les migr migration bien sûr que on peut se faire accompagner que généralement on se fait accompagner. On a eu le même exemple que Coin Rae qui a été évoqué tout à l'heure en introduction, c'est-à-dire qu'on a on a changé l'année dernière de système d'information budgétaire et comptable pour passer sur un outil euh alors qui est développé enfin qui est porté pour le SR par un groupement d'intérêt public qui s'appelle l'Agence de mutualisation des universités et des établissements mais qui s'appuie sur une base SAP évidemment qu'on s'est fait accompagner y compris par en assistance à maîtrise d'ouvrage et en assistance à maîtrise d'œuvre sur sur cette migration.

Donc oui, une migration, on se généralement on se fait accompagner mais après vous posiez la question de de migration auxquelles on on pourrait renoncer ou en tout cas de à cause du coût. Moi, je reprends l'exemple que j'ai cité tout à l'heure hein. Euh VMware, ça nous a fait très mal.

Donc donc je redis euh c'est ce qui nous permet de gérer nos machines virtuelles sur notre cloud euh et sur sur nos sur nos infrastructures serveur. Euh quand ils ont annoncé, je crois une augmentation mais c'était genre 50 plus 50 % non 50 ou 60 % des des coûts du jour au lendemain quasiment. Évidemment qu'on s'est posé la question est-ce qu'on peut aller vers d'autres solutions ?

Et mon déci me dit que on avait on avait évalué le le coût à 1000 jours homme, le juste l'accompagnement de la migration. Donc on a commencé à faire à diversifier un petit peu. On s'est dit on va pas être tout pas mettre tous nos œufs dans le même panier comme ça a été dit tout à l'heure.

Et donc à faire aussi de la virtualisation avec un avec une solution open source mais on a été on n pas été capable d'absorber d'un coup une migration je dire du jour au lendemain vers un vers notre système de gestion de nos nos machines virtuelles et donc donc on a dû subir ce cette hausse de coûts. Ouais, parce que alors juste pour pour compléter et pour répondre à votre question, en terme enfin même si on a on a un dispositif, on pourrait qualifier euh technologiquement de passe rouverin, on l'a construit euh en terme de conception de de manière à avoir de la portabilité. C'est-à-dire que tout ce qui est containérisation, orchestration de contain des containers, tout a été construit dans cet esprit là dès le départ de façon à se dire si demain on changait de solution notamment de virtualisation, on serait facilitateur en tout cas pour pouvoir porter vers des solutions open source et on en étudie de façon concomitante d'ailleurs avec l'inrae pour aller vers l'association open source. il y en avait deux qui sortaient du lot et on on on réfléchit à à aller vers ces solutions.

On pas encore on n'est pas encore exactement la même situation. On quand vous posez la question est-ce que vous allez y arriver ? Alors à court terme à court terme non.

En tout cas pour le CEA, ce sera forcément très long. Par contre, je pense qu'on a tous commencé ce chemin pour aller vers d'autres solutions et si possible en avoir plusieurs, mais ça se compte en année, hein. Enfin, je pense que voilà.

Alors, je pardon, je voulais juste compléter parce qu'effectivement, on travaille avec Sami Sanoun pour effectivement regarder un petit peu nos solutions, essayer de mutualiser autant que possible notre approche, nos choix de solution, notre façon de faire. Alors [grognement] côté INRA effectivement on a fait le choix d'une solution libre pour effectivement passer de VMware à cette solution. On va on va envisager une migration cette année.

Alors, nous avons pas chiffré autant que vous l'avez fait le nombre de jours hommes mais comme tu l'as dit, nous avons beaucoup compter sur l'automatisation, sur le fait que nous avions effectivement beaucoup développé d'automatisme pour le faire dès cette année sur une grosse partie du parc de serveur. Donc voilà, c'est quelque chose qui est en marche en tout cas de notre côté. Côté CNRS, par contre, c'est pas du tout en marge.

Euh alors, nous sommes tout VMWare. Alors, contrairement aux autres collègues, on n' pas du tout subi d'augmentation au passage àcom parce que je pense qu'on payait déjà le max. Euh donc on n' pas du tout été impacté sur notre contrat euh puisqu'on utilisait en gros toutes les fonctionnalités euh du package.

Euh pour nous une sortie de VMware dans le cadre du CNRS, ça se compte, on n'ose même pas imaginer comment on pourrait sortir de de VMware à moyen terme, ça nous coûterait extrêmement cher. Notez bien que c'est un peu la même chose sur SAP. Si on voulait sortir des SAP et pourtant c'est pas un acteur américain.

Sortir d' SAP quand ça fait 20 ans qu'on est sur SA SA, c'est extrêmement difficile surtout quand on a fait des développements spécifiques. Donc c'est pas lié que à des constructeurs américains ou le fait de sortir d'un progiciel ou d'un logiciel qu'on a qu'on a déployé, c'est extrêmement compliqué. C'est un peu c'est un peu comme changer de langue.

Très structurant. C'est très structurant. Si je contin puisqueeffectivement vous l'avez évoqué à plusieurs reprises.

L'idée c'est maintenant d'essayer de diversifier au maximum. dans les acteurs, vous l'avez mentionné plusieurs fois, il y a la DINUM, même si effectivement je pense la DINUM ne sera pas en capacité, vous l'avez dit, de répondre à tout, mais peut-être nous dire aujourd'hui quel rôle jouent pour vous les propositions de la DINUM. Est-ce que c'est intéressant d'avoir ces solutions développé et quels sont les échanges que vous pouvez avoir avec elle ?

Oui, ben je peux commencer. Je pense qu'en effet c'est extrêmement intéressant cette notion de commun de commun numérique. Il y a au départ des éléments plutôt qui étaient pas forcément des applicatifs complets mais il y a France Connect par exemple qu'on utilise beaucoup et qui qui nous aide énormément parce qu'on n'est pas obligé de redévelopper des mécanismes d'identification et donc on s'appuie sur des briques de base qui existent déjà depuis de nombreuses années qui sont qui sont très utiles.

On a eu une directive, enfin je pense qu'on l'a tous reçu au début de l'année sur la partie visio. Alors on est on premise et dans le package de Microsoft pour le CEA, on utilise Skype pour cette partie- làà mais donc on le paye pas vraiment et on n pas ce problème de d'extraterritorialité puisque tout est chez nous. Néanmoins, on va on va migrer vers Visio qui a une solution qui est tout à fait correcte.

Je pense qu'il faut qu'on il faut que la puissance publique accompagne la dinume pour qu'elle soit plus performante, qu'elle ait les moyens d'assurer un support avec autant d'utilisateurs que ce qui est en train d'être ciblé. Donc euh voilà, je pense que c'est très intéressant mais il il faudra quels ait les moyens de cette ambition quoi. Oui, il y a pas grand-chose à rajouter.

Effectivement, on est tous je pense on est on est un service public. Donc évidemment, s'il y a des solutions développées par la puissance publique qui répondent aux besoins et qui le permettent de donc un usage adapté dans un cadre sécurisé, évidemment qu'on ira tous. Après, il y a la question de la capacité de la dume à à développer ces outils, à faire en sorte qu'il répondent vraiment aux besoins.

Euh il y a la question du modèle économique. On a dit que tout à l'heure tout à l'heure que pour l'instant les la plupart des outils étaient gratuits. Bon, je sais pas si quand le CNRS arrive avec ses ses 1200 utilisateurs, je sais pas quelle tête fait la dinum, mais voilà, il y a il y a ces questions là aussi.

Il y a ces questions là aussi bien sûr, mais on peut on peut quêre favorable sur le papier. En tout cas, c'est ce qui c'est ce qui résout la quadrature du cercle. Donc euh pour nous, c'est ce qui résout la quadrature du cercle et mais euh euh reste à savoir à voir ce que la dilume pourra développer euh et que ça réponde au besoins en terme d'usage parce que il y a il y a toujours euh cette tension là, hein, nos nos utilisateurs, enfin nos communautés euh si elles ont le sentiment qu'il y a une régression importante en terme en terme de fonctionnalité, euh ça c'est compliqué aussi hein. [grognement] et et je fais un petit dégagement d'ailleurs sur la sécurité.

La sécurité, c'est toujours des contraintes pour l'utilisateur. C'est jamais c'est jamais simple. On développe la double la double authentification partout.

à on a des chercheurs qui nous disent que c'est très compliqué, que ils accèdent pas aussi facilement qu'avant leurs outils. Donc euh voilà. Euh euh à un moment donné, il faut aussi que les les utilisateurs suivent euh et donc euh et donc c'est important que que ça réponde aux besoins.

Donc aujourd'hui, les outils de lainum, vous les utilis sont gratuits pour votre utilisation quels que soient les outils déployés. Donc c'est la suite, c'est viso. C'est la suite, c'est vision.

Et comme il y a une il y a une une fédération d'identité qui fait que en fait c'est l'usage très simple pour un agent public, compris un agent avec les mêmes identifiants, mot de passe qu'il utilise euh et la double authentification maintenant, mais qu'il utilise pour un certain nombre d'outils maisons. Il peut de la même façon se connecter pour utiliser les les outils d'inu, mais je pense c'est pareil pour pour nous tous. Donc ça c'est vrai que ça pour le coup en terme de facilité d'usage c'est un élément très important cette fédération d'identité et le fait que ce soit les mêmes la même façon de s'authentifier que ce soit sur les outils maison que ce soit sur les outils dinum et aujourd'hui ils ont déjà accès hein.

Moi je par exemple en terme de visio nous on n pas encore complètement basculé sur la les outils d'inum donc on a encore on utilise encore Teams. Nous c'est nous c'est Teams. Néanmoins, la l'information la consigne qu'on a donné, c'est si ce sont des sujets sensibles qui sont qui sont évoqués, aller sur Visio et c'est déjà accessible à nos agents.

Le CNRS a basculé sur Viso, on abandonné Zoom le 31 mars. Euh donc c'est c'est très récent, mais on on fait de la pub pour l'arrêt de Zoom depuis plusieurs mois, donc depuis fin 2025. Euh l'outil visio est adopté sur de nombreux sujets.

On a aussi les outils de rénater l'outil rendez-vous de rénater qui est préconisé. [grognement] Euh ensuite les outils de viso visir et euh les autres outils de la suite qui sont très on va dire populaires au CNRS comme Grist euh Doc, Fichier et cetera. Donc on est on fait des points tous les mois avec la dumme euh notamment pour les prévenirs qu'il y a de du déploiement au CNRS parce que c'est vrai que quand on déploie euh ça [grognement][souffle coupé] voilà quand on leur a dit qu'on qu'on voulait déployer, ils étaient avec nous et heureusement qu'on les a prévenu mais apparemment ils tiennent bien le ils tiennent bien le choc.

Voilà. Oui, pardon, un mot complément juste pour dire que nous aussi on passe à 100 % en visio au 1er juillet et et c'est déjà très largement utilisé juste pour pour dire que c'est c'est non seulement utilisé mais très apprécié et et ça vaut et pour visio et pour d'autres outils. Je pense notamment à Chap qui est vraiment quelque chose très très largement utilisé chez nous, qui a remplacé le système propriétaire qu'on payait de d'appel d'urgence et de de pour prévenir les agents en cas en cas de crise.

Enfin voilà, c'est c'est vraiment des choses enfin je on peut vraiment saluer la qualité du travail de la dynum sur ces sujets et dans des temps assez courts. Merci. Euh et je peut-être question on déjà beaucoup parlé de la question des logiciels libres.

Euh vous évquez que sur les logiciels, enfin la manière dont je l'ai compris, c'est que sur les logiciels libres, l'argent qui était pas mis finalement en licence était mis en équipe humaine pour aider au développement. Peut-être qu'une des différences, là on aborde la question de la dépendance technologique, c'est que si on a les si on fait nous-mêmes les applications, enfin si vous faites vous-même les mises à jour, vous avez est-ce que vous peut-être un meilleur contrôle et connaissance de l'outil ? C'estàd que je je n'ai pas aidé aujourd'hui avec les outils propriétaires du degré de connaissance finalement que vous avez des codes sources en gros quelle maîtrise vous avez de l'outil dire dans les différences d'outils.

Il y a ça c'està-dire qu'il y a un outil dont vous connaissez enfin vous pouvez lever le capot puis un outil dont j'ai l'impression que vous pouvez pas lever le capot. Donc est-ce que c'est une vision un peu exacte ou simplifiée, j'imagine, mais [rires] peut-être euh exacte et peut-être notamment dans la le développement par exemple, vous avez beaucoup parlé de développement aussi de l'intelligence artificielle. Alors, vous avez euh beaucoup en site, mais par exemple le chat mistral, est-ce qu'il y a les codes sources ?

Enfin, cette question quand même de l'accès au code fait partie des des sujets de dépendance technologique. Bah, les solutions propriétaires, vous avez raison, on a pas accès au code. Donc par définition, on on sait moins expliquer comment ça fonctionne.

Après euh après ça a aussi des il y a il y a des avantages quand même, notamment quand on utilise beaucoup les les les la suite Office 365, elle c'est les outils très intégrés entre eux. Donc ça c'est ça qui est très apprécié, c'est que voilà, vous êtes je vais prendre un exemple vraiment de d'utilisateur lambda que je suis. Euh je suis dans Outlook sur mon agenda, je monte à rendez-vous, je veux le faire en viso, je clique sur le sur le bouton qui dit "Je veux un Teams" pour cette pour cette viso là.

Je l'ai tout de suite. Donc le fait d'utiliser quand on a Outlook, le fait d'utiliser Teams est est très facile et voilà et et cetera et cetera. on peut on peut embarquer euh des donc voilà, c'est c'est je dirais que le le plus le plus séduisant dans ces outils propriétaire, c'est notamment c'est l'intégration.

Après, vous avez raison, euh on a on n pas accès au code, on sait pas exactement comment fonctionne la machine et c'est pas c'est pas la même chose pour les pour les outils open source pour le pour l'IA. Euh donc nous, on va ouvrir très bientôt donc euh euh l'usage de plusieurs euh donc euh un outil euh conversationnel euh avec plusieurs LLM. Euh malgré tout là pour le coup la plupart des des sociétés qui ont développé des LLM euh laissent des versions open sour ouvertes.

Alors c'est pas la dernière mais il y a des versions libres et donc c'est celle-ci qu'on a qu'on a installé que nous on installe chez nous. Alors, avec l'intérêt que c'est vraiment s infrastructures, qu'on est sûr que les il y a pas de données qui sortent et cetera et quand même l'intérêt avec l'outil qu'on a nous qui qui est un agrégateur, c'est que on donne accès à plusieurs modèles de langage. On peut on peut certains sont plus adaptés à certains usages que d'autres et on peut on peut donner accès à plusieurs mais mais là il y a il y a pour le coup des modèles y compris chat GPT et cetera et il y a il y a des versions qui sont ouvertes.

Donc au CEA de la même manière, je l'ai pas mentionné tout à l'heure mais on a on est dans un projet de déploiement d'une générative interne. C'est basé sur les modèles Mistrral. Souvent ceux qui sont open source, il y en a un, c'est le modèle small chez Mistral mais c'est pas les plus performants.

Enfin après ça peut être donc les modèles les plus performants sont payants. Donc en terme de LLM, on utilise uniquement les modèles mistrales pour l'instant mais par contre il y a beaucoup d'open source autour parce que le LLM ça ne fait qu'une partie du travail. Si vous voulez pouvoir parler à votre agent conversationnel, c'est autre chose.

Si vous voulez pouvoir faire de la reconnaissance de caractère, enfin tout ça c'est des modules qui sont qui sont spécifiques et pour ces partieslà, on se base sur de l'open source. Euh donc oui, je pense que c'est plus intéressant de pouvoir ouvrir le capot. Néanmoins, je pense pas qu'on rencontre, et vous me direz si vous avez un avis différent, mais de blocage ou de difficultés majeures sur les outils propriétaires que l'on ne peut pas ouvrir.

Par contre, la nécessité, c'est d'avoir les mises à jour. On est dépendant des mises à jour et en particulier sur les outils Microsoft alors qu'on paye cher et qui pour certains sont sont fragiles, enfin SharePoint ou Exchange ou en tout cas sont beaucoup attaqués si je peux pas. Euh voilà, ils sont beaucoup attaqués.

On est absolument dépendant des mises à jour et on il nous faut les appliquer le plus rapidement possible. Voilà, parce que dans l'intervalle sinon c'est d'autres qui en prennent qui prennent la main sur ces sur ces outils là. Et je je me permets de compléter parce qu'effectivement le dans le monde du logiciel libre, les communautés sont quand même très réactifs sur les corrections de failles de sécurité.

C'est quand même à prendre en compte aussi. Oui, la question de la mise à jour, c'est notamment tout ce qu'on appelle le problème du kill switch, donc là de la dépendance technologique, du fait de ne pas avoir accès finalement à la mise à jour nous rend dépendant de la mise à jour via Microsoft, il me semble. Je sais pas si vous vous l'avez rencontré dans vos institutions que par exemple la mise à jour Windows 11 a était finalement avait entraîné en tout cas sur dans les collectivités locales, ça a été beaucoup dit, entraîné le changement d'un parc informatique conséquent, donc des surcouts complémentaires.

Je sais pas si vous avez eu la même problématique. Oui, je pense qu'on a tous été confrontés à ça. Ouais, exactement.

En fait hein, on a dû changer pour le CEA, quasiment un/art du parc pour partage, c'est quand même on a une politique là de on garde les machines, on les achète mais on les garde 7 ans minimum. Il y a tout, on a pas parlé, c'est pas le sujet aujourd'hui mais de numérique responsable et cetera. Donc c'est 7 ans.

Ce qu'il faut quand même dire c'est que globalement les machines qu'on que l'on a dû changer sont des machines qui ont plus de 7 ans. Voilà donc mais c'est on a dû changer toutes les machines qui avaient plus de 7 ans et ça représentait presque un quart de notre parc. Donc des montants très importants pour pareil, c'est à peu près pareil pour nous.

Alors, nous avons réussi à obtenir de Microsoft la prolongation du support sur 3 ans quand même. Ce qui a permis aussi par pour les unités de recherche de d'étendre un petit peu le renouvellement du parc parce que c'était une vraie contrainte et un coût. Et effectivement, comment en payant le support ?

Ah bah en payant un petit peu le support, mais ça a permis aussi d'éviter le renouvellement de d'un parc important. Donc mais c'est pas très cher hein, c'est moins de 2 € par poste et par an. Donc sur une partie de parc, c'est h donc effectivement c'est une dépense supplémentaire et donc ce qui fait que des fois j'imagine que le la réflexion du et la réflexion de l'utilisateur n'est pas toujours le même puisqu'il n'a pas comme pour la la double authentification qui peut être des fois lourde d'un point de vue utilisateur puisquon le subit tous mais à la fois indispensable. vous l'avez dit en terme de de sécurité.

Ma question quand on s'occupe du système d'information, vous l'avez dit qu'il devient indispensable dans le travail quotidien de tous les jours. Si ça marche pas, généralement il y a un certain de tâches qu'on ne peut pas faire. Est-ce que vous avez senti un changement notalement ces peut-être cette dernière année, ces deux dernières années euh dans le soutien que vous pouviez avoir quand vous proposiez d'autres formes que des formes propriétaires ?

Il me semble que pendant longtemps, on a dit euh que globalement aucun des signes mettait son poste en jeu s'il choisissait Windows et donc il pouvait y avoir des fois une certaine prudence. Est-ce qu'aujourd'hui vous sentez de la part euh des directions ou globalement euh qu'il y a euh plus d'acceptation pour des prises de risque au vu de la prise de conscience des risques que font poser justement les logiciels propriétaires ? Oui, enfin tout à fait.

Je pense qu'il y a plusieurs événements dans ces dernières années là récentes, pas forcément sur le numérique mais où on a tous pu constater des niveaux de dépendance, enfin voilà le le Covid, la dépendance à l'énergie et la dépendance au numérique également. Et juste pour prendre l'exemple de Teams, euh ça il y a eu beaucoup de débats dans mes deux environnements précédents, enfin à la fois dans dans le privé ou dans le public, on n pas tous la même évaluation du niveau de risque en fait. Et et oui, je pense qu'il y a eu un changement là dans ces dernières années.

C'est plus facile d'expliquer pourquoi on peut pas déployer Teams alors qu'avant c'était c'était c'était compliqué. Je dirais que pour l'inter, c'est un peu plus mutigé parce que ça dépend de la typologie des populations entre les chercheurs et et les services et les services d'appui où en effet on sent on sent que les chercheurs sont beaucoup plus sensibles à toutes ces questions de souveraineté technologie et et que ce soit souveraineté infrastructure et souveraineté technologique. En revanche, sur la sur desg plutôt en appui, on constate qu'ils ont pris des habitudes et notamment mais qui sont liés à l'ergonomie des application, à la facilité d'utilisation quand je sais pas si vous utilisez vous-même, vous avez essayé d'utiliser LibreOfice et puis la suite Office 365.

Moi, je veux bien qu'on me dise mais c'est pas tout à fait la même ergonomie et après c'est les habitudes à prendre et mais ça mais mais c'est faisable et puis ça pourrait être très très très directif. Enfin voilà, c'est pour répondre à votre question, ça dépend de la de la typologie des [grognement] des utilisateurs. Si si je peux me permettre de compléter, en tout cas, faut pas minimiser quand même le l'impact de d'un changement d'outil sur les utilisateurs.

Euh nous, on l'a vécu, je regarde Linra, on a vécu l'an dernier puisque comme je l'avais dit, on on a changé de système d'information budgétaire et comptable. Le le portage de SAP pour le SR. Bon, il y avait des choses qui étaient pas encore complètement complètement prêtes.

Ça a été très très mal vécu par nos par nos par nos communautés. Mais c'est-à-dire vraiment on a eu une augmentation des risques psychosociaux, on a eu une alerte au niveau euh du de notre formation spécialisée en risque en santé sécurité au travail. On a dû même euh faire appel à une expertise externe pour mesurer cet impact qu'avait eu le le déploiement d'un outil alors qui changeait les habitudes euh bon qui en plus était pas forcément complètement prêt surtout ce qu'on espérait et honnêtement ça a été très j'allais dire même douloureux euh pour beaucoup d'agent des utilisateurs au quotidien et jusqu'à jusqu'à la direction ça a été quand même une une année compliquée. que euh donc j'entends j'entends que peut-être que la situation, les problématiques de de souveraineté peuvent nous amener à à prendre un peu plus de risque.

Je dirais que quand ce sont des quand on parle de d'applications qui sont vraiment vitales, il faut mesurer aussi le le coût le coût du changement et et si ça se passe pas très bien, il y a aussi des impacts y compris sur la sur nos agents en terme de en terme de de santé sécurité au travail. Merci. Je sais pas si d'autres ont eu le même type d'augmentation de risque sociaux.

Puis alors j'imagine que ça demande est-ce que c'était une solution sur étagère, comment les besoins étit pris en compte, quelle a été l'accompagnement en fait. Alors là, j'imagine que vous êtes accompagné Cap Gémini, Soprasteria dire quelles ont été les études des besoins ? C'estd que je je il y a il y a le changement d'outil puis des fois il y a le calibrage de l'outil qui peut être effectivement un peu un peu maltraitant.

Ça dépend pour quel outil on change. Oui. Oui.

C'est multifactoriel. Euh c'est multifactoriel, nous sommes d'accord. Euh et mais à la fin voilà, c'est c'est en tout cas c'est quelque chose qui peut être compliqué à gérer.

Je je m'excuse parce que doit partir j'avais vraiment une courte question vraiment destinée juste au CNRS sur déploiement LIA. Vous parliez du déploiement de Lia Mistral. Euh il y a eu euh des questions autour de ce déploiement, notamment euh sur la question euh des données, c'est-à-dire que de ce que je comprends aujourd'hui, les prompes, les documents saisis ne peuvent pas être communiqués, utilisés euh par Mistral.

Euh par contre, il y a eu des questions quand même sur le fait de pas pouvoir euh euh utiliser le le support ou liker qui a à priori les données étaient envoyées. Enfin, j'ai eu l'impression dans les jour dans les articles de journaux que j'ai pu lire qu'il y avait des questions quand même sur donc c'est pour ça c'est l'occasion de de préciser sur les conditions d'utilisation de de certains boutons et aussi sur la question du fait que des agents de CNRS avaient pu avoir accès à des données d'utilisation de leurs collègues dire savoir qu'il y avait déjà 7000 de leurs collègues qui étaient bah étant donné qu'il y a des screenshots, c'est pour ça je Je me questionne savoir qu'il y avait déjà 7000 agents qui étaient connectés à l'IA. Enfin voilà, donc j'ai l'impression que là aussi ça a posé quelques quelques questions.

On pourrait regarder aussi dans 2 3 ans l'utilisation de l'intelligence artificielle et de l'impact de la santé au travail. Ça serait intéressant. Alors faut faut pas croire que tout ce que disent les journaux.

On a bien eu ces articles. Alors euh Mistral le chat entreprise dans le contexte CNRS est bien sécurisé. Euh les données utilisées par un utilisateur ne sont pas partagées par un autre utilisateur, sauf si cet utilisateur le veut bien, c'est-à-dire qu'il met à disposition de tous ces données, ça c'est possible, mais c'est un acte conscient et uniquement dans certaines fonctions.

Donc ce qu'on appelle des agents, ce sont des données qui peuvent être partagées volontairement, voilà, par l'utilisateur. Oui, c'est volontaire. C'est pas par C'est pas par défaut.

Non, absolument pas. Alors, quand on est dans son contexte propre, on peut injecter toutes les données qu'on veut. Ces données sont sécurisées. [grognement] Euh évidemment euh ce qu'on déconseille, c'est d'utiliser des données euh qui sont classifiées.

Euh mais pour le reste, on peut utiliser ça. [grognement] Euh il y a pas de fuite euh particulière. Euh enfin ce qu'a raconté cet article de journal qu'on a qu'on nous avait fait remonter, c'est toutes les toutes les tout ce qui a été mentionné a été démonté point par point.

Voilà. Donc je peux vous rassurer euh l'agent qu'on a déployé est un agent qui est sûr, qui est bien cloisonné. On a un système d'authentification et je pense que le chercheur qui était à l'origine de cet article n'avait pas accès à Mistrral.

Voilà, donc c'est un peu compliqué de parler d'un outil quand on n'y a pas accès. Avec plaisir. Je suis désolée, je dois vous quitter, j'ai une contrainte d'avion.

Oui, pardon. Merci. Si je peux juste revenir sur sur la question notamment du du changement de RP qu'on a connu euh avec l'INCERM non pas du tout pour minimiser l'impact des changements d'outils dans nos établissements de manière générale et même sur sur tous les travailleurs quand quand c'est l'outil qu'ils utilisent au quotidien.

Mais ça a quand même été un peu moins malvécu et et créateur de RPS à Inrae. Euh et je pense que ce qui est clé, c'est vraiment le le la conduite du changement et l'accompagnement. Et vous parliez tout à l'heure de d'un accompagnement par des cabinets extérieurs.

Nous, on a fait surtout un accompagnement interne par des gens qui justement connaissaient et le métier et avaient été formés sur l'outil. Et je pense que c'est clé. On avait un réseau vraiment au plus proche des dans les unités de recherche, dans les centres qui ont eux-mêmes formé leurs collègues et qui pendant toute la phase de déploiement était en soutien au plus proche.

Et donc parfait un changement d'outil et c'est toujours déstabilisant et et générateur d'une charge de travail supplémentaire et il faut la reconnaître en tant que telle. on avait mis des postes en plus par exemple pour pour accompagner le changement, mais je pense qu'on peut quand même réussir si le projet est vraiment pensé dans son intégralité et et et surtout très très accompagné par des experts métiers qui qui connaissent et qui qui sont en solidarité avec leurs collègues en fait. Merci.

Comme je vois que on vous a maintenu tout le temps, mais j' une dernière question. Tout au début, vous ébioqué la difficulté de trouver des solutions françaises ou européennes. Est-ce que vous collaborez avec des structures, des start-ups ?

Alors, j'imagine qu'il doit y avoir des spin-off dans vos structures avec des start-up soit financés par la BPI ou autres. Enfin aujourd'hui comment vous évaluez l'écosystème et comment vous travaillez avec des structures. Donc vous dites que demain il pourrait développer des solutions qui vous permettraient sur certains sujets de changer de fournisseur ou de diversifier en tout cas vos fournisseurs. [grognement] Alors nous c'est pas vraiment le cas.

C'est-à-dire, il y a des spin-off, voilà, il y a des spin-offs de nos lab des labos inser mais sont pas vraiment euh enfin leur cœur de métier, c'est rarement le le développement de de solutions. Voilà. Alors, on a en effet un écosystème de start-up assez important néanmoins et qui qui développe parfois des solutions logiciel.

Néanmoins, le constat que l'on fait, c'est qu'on a du mal à les intégrer, à les utiliser pour nous-même. Il y a des solutions de cybersécurité, il y a différentes solutions, on a on a on continue d'avoir du mal de les à les utiliser pour nous-même. Par contre, il y a un élément qu'on a pas du enfin dont on n pas parlé, on a parlé beaucoup de la DINU, mais c'était je en accord avec tout ce qui a été dit.

Il y a aussi plein de champions français ou européens. Je m'étais fait des petites listes, je vais pas les lister mais il y a vraiment un écosystème industriel qui est très riche sur de nombreuses solutions sur lesquelles on peut être coincé et il faut qu'on arrive à trouver collectivement. Alors, on parle beaucoup de la commande publique et dans le casadre du SIGF, on en discute mais ça suffit pas la commande publique.

Il faut aussi qu'on arrive à emmener les groupes privés à investir plutôt sur ces solutions. Alors, je pense plutôt au niveau européen, hein. Vous me direz mais enfin, si on veut faire franco-français, on va rapidement être coincé.

Donc il y a il y a vraiment beau enfin de l'espoir entre guillemets ou des solutions significatives du côté des solutions européennes dans le monde du logiciel. Euh voilà, il y a plein de de sociétés naissantes ou déjà bien avancé qu'il faut utiliser. C'est un complément aussi.

On on fait beaucoup de veilles quand même. On essaie de on essaie de regarder ce qui se fait en terme de au niveau national et européen. On passe beaucoup de temps à cela et notamment on est on regarde beaucoup des sites comme Go European où on essaie de voir quels sont quelles sont les les technologies émergentes.

Après, c'est vrai que sur la partie cybersécurité, c'est c'est c'est un peu moins important que sur des applicatifs plutôt orientés. Alors, je dirais pas mé mais hors infrastructure euh et hors infrastructure et système et on on teste, ça nous arrive de de de dans certains contextes, notamment sur la donnée, euh de faire d'époque avec des start-ups et euh il y en a une qui a été retenue là récemment dans le cadre de Adlin Adeline qui Adine Adeline science qui a été retenu dans le cadre de Alliance à santé et avec laquelle on l'avait collaboré collaboré initialement. Je voulais juste me permettre un ajout.

Il faut en effet aussi continuer de je vais plaider pour ma paroisse entre guillemets, mais d'investir dans la recherche puisque il y a vraiment une grosse partie de recherche en numérique dans différents organismes, pas seulement le CEA, mais c'est ça aussi qui va nous permettre à moyen terme bah d'avoir les solutions souveraines au niveau au niveau européen. Donc faut vraiment qu'on parvienne à voilà à maintenir ce ce haut niveau de recherche. Chers collègues, une question [rires] euh bonjour à toutes et à tous, enfin toutes tous maintenant surtout.

Euh Nicolas Bonet des PID, peut-être aller un petit peu plus loin sur les logiciels libres. Ça m'intéresserait de savoir si vous avez si vous êtes penché sur une migration plus globale des postes des utilisateurs pour aller sous Linux. Vous évoquez je crois au niveau du CVA que vous aviez dû remplacer beaucoup d'ordinateurs par for par obligation de migrer sur Windows 11.

Euh une alternative aurait aurait pu être Linux hein. Aujourd'hui c'est quand même il y a des distributions qui sont très avancées de Linux ou qui sont faciles à installer où on va retrouver quand même la plupart des choses même si on a'ura pas les outils Microsoft. Euh mais néanmoins même les outils alternatifs à la suite Microsoft sont quand même assez performants aujourd'hui.

Donc voilà, est-ce que vous avez regardé ça ? Et j'aimerais bien si vous pouvez nous détailler aussi un petit peu euh les manques que vous trouvez aujourd'hui en terme de solution. vous auriez vous arrivez pas du côté du libre à trouver par exemple des choses dont vous auriez besoin et peut-être nous détailler un petit peu comme vous avez dit tout à l'heure que sur certains logiciels libres ou sur tous je ne sais pas ça avait l'air d'être une généralité que du coup ça nécessitait certes moins d'argent dépensé dans les licences mais plus de temps de travail moi j'aimerais bien comprendre un petit peu plus si c'est une généralité et en tout cas avoir des exemples pour comprendre en quoi c'est fontalementalement plus compliqué de développer de déployer une solution de logiciel libre.

Alors, je peux commencer sur la partie Linux et je pensais à ça tout à l'heure quand mon collègue mentionnait les difficultés enfin de conduite de du changement de passage d'un environnement à un autre. On en parlait pour les applicatifs mais alors pour le système d'exploitation, c'est majeur. Alors, on a déjà une partie de notre parc qui est en Linux parce qu' il y a beaucoup de développeurs au CEA.

Donc pour toute la communauté du développement logiciel, ça se passe assez bien. On aurait même du mal à les faire revenir enfin ou à les faire aller sur Windows. Euh néanmoins, pour un déploiement global au niveau de l'organisme, je pense que ça reste très compliqué.

On a un exemple hein, je pense mais mais peu finalement d'organismes qui sont full Linux. On entend beaucoup parler de la gendarmerie par exemple et je pense que ça fait très longtemps qu'il qu'ils l'ont fait mais il y a on a du mal à avoir des exemples réussis d'organisation publique ou privé qui sont totalement passés sur Linux. Néanmoins, il faut tout de même essayer, je pense d'augmenter cette proportion.

Euh après on on l' pourquoi je pense que je bah à je enfin ce que j'en pense c'est que c'est l'intégration la facilité d'usage. On a aussi quelques quelques afficionnados de de d'Apple qu'on a du mal à à faire aller sur d'autres OS mais je pense que c'est c'est la facilité d'utilisation en fait qui prime l'intégration de l'ensemble de la suite. Microsoft ils l'ont fait à dessin aussi hein. euh cette intégration de de bout en bout et donc ça reste un changement majeur même si on tâche d'y aller, ça reste un changement majeur pour les utilisateurs non euh informaticiens ou non qui sont pas dans le monde du développement de passer d'un environnement de type iOS, Apple ou Windows à du Linux.

Néanmoins, il faut y aller. Après, ce que je mentionnais tout à l'heure sur le fait que on voit la partie hébergée de l'iceberg avec Windows et la suite, mais en fait même si on sortait nos utilisateurs aujourd'hui qu'on leur donnait un post Linux, euh il reste opéré. Les identités, c'est encore du d'une solution Microsoft.

C'est pour ça que je mentionnais ça tout à l'heure. Et donc ça nous permet pas de toute façon de sortir complètement, même si on fait un poste de travail euh Wi enfin Microsoft Free, ça nous permet pas de sortir complètement de ces de ces solutions là. Voilà, je sais pas si ça répond totalement à votre question, vous me direz sur Linux.

Donc on en tout cas dans cette recherche de de d'indépendance et de souveraineté, on va tâcher d'augmenter notre ratio euh de poste euh Linux. Donc on va on va dans cette direction-là. Vous vous demandiez également les manques euh en terme de de d'open source.

J'ai pas d'idée vraiment complètement précise, mais je pense que du côté des outils de cyber, enfin on a mentionné tout à l'heure Splunk par exemple ou enfin sur la surveillance de nos réseaux, en tout cas aujourd'hui on s'appuie beaucoup sur des solutions propriétaires qui sont assez aboutis et je ne pense pas qu'on ait de piste pour l'instant de pouvoir les remplacer par de l'open source. Et pour le troisème volet de votre question sur la partie effort, en fait aujourd'hui avec les solutions progicielles que l'on achète, on reçoit des des des packages de mises à jour quelque part qui sur lesquels on a juste à cliquer pour pouvoir les déployer sur nos sur nos réseaux et c'est aujourd'hui ça demande plus d'efforts avec les outils open source que l'on a par ailleurs aujourd'hui. Il faut davantage les maîtriser.

Il faut parfois ouvrir le capot comme ça a été dit. C'est plus euh voilà, c'est c'est c'est plus simple, c'est plus one click quand on a des solutions que l'on que l'on achète. Concernant l'interm, alors sur la partie pour répondre à la la première partie de la question euh sur les Linux, euh nous on a des chercheurs chez nous qui utilisent qui utilisent des OS Linux.

C'est assez c'est assez c'est assez c'est c'est assez répandu. Euh pourquoi euh on l'étend pas ? Euh c'est c'est une bonne question.

C'est vrai que historiquement, bien d'historique. [grognement] Historiquement quand on avait commencé à installer les premières versions de l'OS Linux, bah c'était très très fastidieux surtout pour un utilisateur qui ne maîtrise pas qui a pas d'appétence, ne serait-ce que d'installer un driver pour faire pour faire marcher son imprimante. C'était c'était la croix et la bannière.

Je dirais que ce ressenti est un peu resté, pardon, ce ressenti a perduré et c'est vrai qu'on on on n'est pas alors c'est vrai qu'on a l'exemple de la gendarmerie qui s'est adapté et bien d'ailleurs, mais sur des populations, on pourrait enfin on pourrait peut-être y aller progressivement sur un premier pan qui serait plutôt les chercheurs et et après coup sur l'appuie, mais il y a tellement après de compatibilité d'outils qui pos qui serait qui serait peut-être problématique enfin identifié. Et euh et euh mais c'est vrai qu'on sait pas à l'heure d'aujourd'hui poser poser poser cette question sur la partie appui. pour la deuxième partie de votre question euh sur les logiciels open source et ça dépend dépend de la typologie pareil de de tout le que ce soit l'infrastructure ou enfin nous très concrètement on a évoqué tout à l'heure la question des ressources humaines pour administrer des solutions open source en terme de cybersécurité et c'est vrai que j'en ai plusieurs en tête où je me dis c'est vrai qu'il faut une armée derrière parce que c'est limite à la ligne de commande.

Alors c'est vrai pas pour toutes attention mais pour certaines c'est quand même à la ligne ligne de commande. Mais au-delà de ça, parce que ça c'est possible un administrateur en général, il est il a les compétences techniques pour le faire. Mais au-delà de ça, c'est je dirais c'est presque la conception des outils américains qui est extrêmement ergonomique et très facilitatrice en terme de de en fait ils ont ils ont pensé à tout jusque à faire du drag and drop à pouvoir industrialiser pouvoir mettre à l'échelle tout tes pensées de façon à à que vous ayez très peu d'administration à faire si ce n'est un peu de paramétrage et un peu d'architecture pour l'implémenter mais il y a vraiment un côté facilitateur qu'on retrouve pas souvent En tout cas, tout à l'heure, j'ai entendu l'exemple de Splunk.

Euh, j'ai on a testé d'autres solutions. Alors que Splunk, mais pourtant Spl est américain, mais il y a il y a d'autres solutions un peu plus évoluées où tout est intégré. La corrélation des logs provenant de tous les équipements qu'il y a sur notre système d'information en matière de cybersécurité.

Tout est toutes est les alertes sont automatiquement enfin corrélées avec des des de l'IA. vous vous et même sur les réponses sur incident, elles sont automatisées. Donc il y a tous ces aspects-là un peu hyper euh euh didactique, très très facile à l'usage et euh et sécuritaire comme le disait tout à l'heure Damien que euh ça peut moi je raisonne en terme de frein.

Je me dis euh quand as-tu à quel moment il y aura ce niveau de maturité sur des solutions franco-françaises voire européennes ? Voilà. Ou libre.

Ouais, mais le le le livre, je voulais pas tout à l'heure enfin il faut il faut éviter aussi les idées reçues sur le livre parce que la plupart du temps quand on parle de l'osisticel libre, qu'on parle de système d'exploitation, je parle pas des applications métier du développeur qui va développer en Python une petite application de son côté qui va la maintenir, mettre à jour avec les bibliothèques qui vont bien et cetera. Mais quand on parle d'écosystème au sens industriel, au sens échelle, en général, on prend du support derrière. Et si vous et et et généralement les équipes de support qui sont derrière via parce que vous avez en effet le logiciel libre, vous avez l'arbre qui est qui correspond à à un support it enfin intégrateur, j'ai en tête Linux redat où en effet vous avez enfin la liberté.

Oui. Qui va aller regarder concrètement ? En effet, on maîtrise, on maîtrise les aspects, comment c'est conçu, on peut aller regarder le code, qui ouvre le code, je demande d'avoir, mais on a une espèce de maîtrise de conception de notre de nos systèmes qui nous donne qui nous donne enfin la possibilité de se dire on peut le changer.

Mais en revanche, quand vous partez sur des suites qui sont supportées par des des intégrateurs enfin ou par des solutions par des éditeurs ou intégrateurs américains, c'est compliqué. C'est compliqué de se dire enfin où est la question de souveraineté dans derrière tout ça sur l'aspect open source je parle on peut faire ce qu'on veut avec ou mais on parlait de mise on parlait on par on parlait de mise à jour il y a quelques secondes si on prend des des des supports sur des sur des oests types que Linux qui qui sont sur qui sont sur des sur des distributions type RAT et cetera. C'est c'est pas on fait pas ce qu'on veut non plus.

Oui oui, on est complètement d'accord mais nous en phase he nous on est plutôt plutôt open source mais je vais donner quelques éléments pour inra en complément. Donc on avait bien réfléchi à la question Guinuc sur le poste de travail. Évidemment la marche est haute et on n'y est pas.

Alors, il y a une petite équipe qui va se monter sur un sur un site pour regarder comment justement se faire une idée de de du passage du Linux sur le poste de travail. On a on a évidemment une communauté de chercheurs qui utilisent Linux comme vous. Enfin, on a 5 entre 5 et 10 % de chercheurs qui sont déjà sous Linux et qui eux sont convaincus.

On a par ailleurs une petite équipe autour de la DSI qui va réfléchir un petit peu à comment on pourrait regarder tout ça à l'échelle. Qu'est-ce que ça voudrait dire ? Bon, on va explorer.

Au-delà de ce qui a été dit, hein, il y a quand même effectivement les applications, la simplicité du du du déploiement du poste, je pense qu'elle est acquise. On s'est assez facilement déployé un poste. Les applications, ça pose quand même une difficulté.

Il y a quelques applications qui n'existent pas dans le mon livre. Et puis un autre sujet, c'est le format des documents. C'est-à-dire qu'il faut qu'on repense la conception de certains documents qui sont très Microsoft officés, très dépendants d'Excel, Word pour pas les nommer PowerPoint.

Donc ça veut dire qu'il faut qu'on repense aussi la conception de nos formats de documents et qu'on les rende eux aussi indépendants de la de la solution logicielle. Donc c'est aussi quelque chose qui il faut qu'on travaille. Donc format de document et puis alors sur les les déploiements, je reviens pas sur ce que tu as dit, c'est tout à fait vrai.

Je pense qu'il faut aussi qu'on arrive à casser les modèles. C'estàd que la notion de commun numérique vaut bien dire aussi communauté aussi autour du libre. Donc je pense qu'il faut aussi repenser nos modèles de conception et de déploiement plutôt en mode communautaire et pas en silo équipe par équipe.

Enfin, je pense que c'est vraiment des modèles à repenser dans en France, en Europe parce que effectivement à vouloir cloisonner par petite équipe, on arrivera pas à à grandir ensemble. Donc je pense qu'il faut vraiment qu'on envisage aussi de réfléchir à cette question de quelle quelle communauté se mettent en place et quelles compétences on peut mettre en place ensemble pour construire l'avenir de nos solutions. Franchement, ce n'est pas une excuse pour ne pas y aller hein, mais je voulais je voulais illustrer l'avance prise par rapport à ce que vous disiez sur la facilité des des solutions notamment américaines.

J'avais pris quelques éléments sur la capitalisation en 2008. Au niveau des États-Unis, le top 10 c'était des boîtes comme Exon, Walmart, euh AT&T. Aujourd'hui, quand on regarde en 2026, donc non seulement le top 10 a pris 10 fois en capitalisation et en fait, on a 9/ 10, ce sont des géants du numérique en fait.

Enfin, on a Nvidia, Apple, Alphabet, tous ceux que vous connaissez, MS, Amazon. Tout ça pour dire qu'en fait il y a eu enfin sur ces 20 dernières années ou 15 dernières années, il y a une avance énorme qui a été prise en terme de fonctionnalité, d'intégration, de complétude des solutions qui fait que c'est extrêmement difficile même avec beaucoup d'efforts, avec du libre de rattraper quelque part ce retard pris. Voilà.

Après la question c'est justement de réussir à impulser par le fait que beaucoup de personnes se tournent vers le ciel libre vers le fait qu'il y ait plus de moyens au niveau des communautés pour améliorer l'offre mais c'est aussi quand même malgré tout un investissement interne à un moment donné c'est sûr que c'est Windows est sans doute plus simple alors peut-être pas à installer parce que franchement Linux c'est facile à installer aujourd'hui sur un poste après il y a la question de qu'est-ce qu'on installe sur le poste est-ce que bah ça m'aurait intéressé justement d'avoir des exemples de de logiciel où vous n'arrivez pas à trouver un outil. Je vais conclure, vous en faites s'il vous plaît euh vous n'arrivez pas à trouver d'outils qui pourrait fonctionner sur un poste Linux, donc vous seriez obligé de passer sur Windows. Bon moi j'ai pas eu d'exemples pour l'instant mais sans négliger le fait que ça peut demander un investissement plus important à un moment donné en terme de temps parce qu'on est moins habitué.

Euh néanmoins, j'ai l'impression quand même qu'aujourd'hui euh je sais pas de quand dater l'historique de l'époque où on avait du mal à installer des drivers. Moi il y a il y a 25 ans quand j'étais une école d'ingénieur, c'est vrai que c'était dur d'installer driver s'il vous plaît. C'est plus le cas aujourd'hui.

Donc je ne peux que vous inviter en tout cas à essayer de euh de regarder tout ça de près parce que c'est en en y allant collectivement sur le libre que le libre s'améliorera aussi. de B et là vous avez eu beaucoup de fois une minute. Messieurs, merci de votre disponibilité, merci de votre écoute.

Euh c'était très intéressant réellement. Euh félicitations pour votre volonté de partir vers une recherche de sécurité et de souveraineté. Et on a tous bien compris que c'était très difficile, que clairement les entreprises françaises sont pas au point [rires] et qui va faire des efforts si on veut concurrencer [grognement] les États-Unis de ce point de vue-là aussi.

Merci encore à vous.