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Podcast / conversationMatthieu Stefani - Génération Do It Yourself· 9 août 2026 183 minComplaisantMixteInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueSolidarités & famille

Ce que les Français ne savent pas sur l'Assemblée nationale - Yaël Braun-Pivet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 71 %Attaque 7 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Peux-tu expliquer le fonctionnement de l'Assemblée nationale ?

  • 5:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Assemblée donne-t-elle une image de dysfonctionnement ?

  • 6:53OuverteRéponse directe

    Peux-tu te présenter brièvement ?

  • 9:43OuverteRéponse directe

    Tu parles d'innovation dans la gestion d'entreprise, peux-tu développer ?

  • 11:02OuverteRéponse directe

    Comment concilier vie familiale et carrière politique ?

  • 12:30OuverteRéponse directe

    Quels sont les freins aux changements de carrière en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Le président arrive et il nous annonce qu'il dis sous interdiction de rire. Je te jure, c'est comme ça que moi je la prends. »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « Tu es aussi le 4riè personnage de l'État et de son camp. »
  • 1:14Invité politiqueChiffre
    « En 4 ans, l'Assemblée nationale, depuis que je la préside, elle a voté plus d'une centaine de textes. »
  • 31:15Invité politiqueFait
    « On enlève le numérus claus en 2018 et puis après on va adopter un certain nombre de lois pour renforcer l'accès aux soins, permettre aux infirmières de pratique avancée de faire plus d'actes, accéder directement à son kiné, enlever des actes pour les médecins pour libérer du temps médical comme on dit, créer des maisons de santé et cetera et cetera et cetera. »
  • 31:59Invité politiqueFait
    « Pour autant, est-ce qu'aujourd'hui les Français ont accès un meilleur accès aux soins ? Bah pas encore. »
  • 39:07Invité politiqueFait
    « En 2017 on a une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce qui se passe ? On se tape les gilets jaunes. »
  • 41:16Invité politiqueChiffre
    « En 4 ans, l'Assemblée nationale, depuis que je la préside, elle a voté euh plus d'une centaine de textes et pas des petits textes. »
  • 43:58Invité politiqueFait
    « Chaque président de groupe pèse autant que le nombre de députés qu'il a dans son groupe et il faut atteindre la majorité. »
  • 46:13Invité politiqueFait
    « Dans une semaine qu'on a appelé les semaines transpartisanes qu'on a adopté la un texte qui est important sur la définition pénale du viol où on a dit qu'il fallait introduire la la notion de consentement et ben ça c'est typiquement un texte qui est porté par une écologiste et quelqu'un d'ensemble pour la République et qui arrive dans cette semaine d'origine parlementaire. »
  • 49:49Invité politiqueFait
    « En 2024, on a un gouvernement qui n'a pas d'assise majoritaire à l'Assemblée nationale puisque il est soutenu par les partis de la majorité plus la droite républicaine mais en s'additionnant ça fait toujours pas la majorité. »
  • 51:18Invité politiqueFait
    « Il y a la moitié des Français qui puent ou qui sont malades et puis et puis voilà. Donc, on doit pas parler avec eux. »
  • 51:55Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai pas de RN au bureau de l'Assemblée nationale, j'ai pas d'UDR, c'est le groupe d'Éric Siot et puis ACC et j'ai pas de modem non plus. Et c'est une énorme anomalie démocratique à l'Assemblée nationale. »
  • 52:39Invité politiqueFait
    « Chaque voix est égale. Après donc chaque député a la même légitimité et là aussi parfois on me dit oh là là mais il est tel député c'est infernal et tout ça mais je rappelle toujours mais il a été élu et et ben on est dans une démocratie. »
  • 53:24Invité politiqueFait
    « Chez nous et bien on a le droit d'être radical parce que les électeurs de la France insoumise, ils attendent de leurs élus de la radicalité. C'est la démocratie. »
  • 54:06Invité politiqueFait
    « Moi, mon job, c'est de faire en sorte que l'Assemblée nationale, elle tourne avec le vote des Français. C'est ça mon job. »
  • 54:48Invité politiqueChiffre
    « La censure avec exclusion temporaire ça c'est un mois d'indemnité parlementaire donc quasiment 7000 € brut et 15 jours d'exclusion. »
  • 55:32Invité politiqueFait
    « Et ça, dans une démocratie, il y a rien de plus grave que par ton attitude d'empêcher cela. Donc ça, exclusion temporaire, c'est normal, on exclut comme ça, on peut reprendre nos travaux. »
  • 57:41Invité politiqueFait
    « Et nous, Assemblée nationale, nous avons réussi à délibérer et à voter ce texte là où le Sénat dans lequel il y a une majorité n'a même pas réussi à le faire. »
  • 58:24Invité politiqueChiffre
    « La la l'action militaire de la France, on a quand même doublé le budget de la défense entre 2017 et aujourd'hui. »
  • 59:53Invité politiqueFait
    « Est-ce que c'est comme ça qu'on écoute les Français ? Je sais pas. Euh c'est un début hein, mais euh [rires] »
  • 1:00:33Invité politiqueChiffre
    « Il y a beaucoup d'abstentions et euh on voit bien que finalement l'adhésion, si tu regardes l'adhésion au premier tour, c'est quoi ? 20 % des votants. »
  • 1:04:55Invité politiqueFait
    « Donc en fait il faut remettre chacun dans son cœur de compétence et en face de ces compétences, c'est la responsabilité qui va avec. »
  • 1:05:37Invité politiquePromesse
    « Moi, j'avais parlé de journée de la participation où on ferait tous les ans un référendum sur des questions centrales. »
  • 1:07:46Invité politiqueFait
    « Mais ce qu'il faut ce que ça veut dire aussi, ça veut dire que vous êtes obligé de vous entendre. »
  • 1:49:38Invité politiqueFait
    « l'intelligence artificielle est un produit on va dire net en tout cas transformé qui part d'un produit brut qui est de l'électricité. Donc l'objectif dans la le monde dans lequel on rentre, c'est de transformer l'électricité en intelligence. »
  • 1:51:50Invité politiqueFait
    « il faut anticiper. Mais l'anticipation c'est par exemple la construction de data center et là il faut une électricité de malade pour ça. »
  • 1:52:35Invité politiqueFait
    « l'objectif dans la le monde dans lequel on rentre, c'est de transformer l'électricité en intelligence, ce qui paraît fou mais mais c'est comme ça. »
  • 1:53:16Invité politiqueChiffre
    « les Américains ils achètent de l'électricité 10 et ils vont prendre 90 sur la transformation. »
  • 1:56:03Invité politiqueFait
    « Lia elle peut se former sur des millions et des millions d'images de radiographies et cetera. Elle va pouvoir détecter des cellules précancéreuses. »
  • 1:58:57Invité politiqueFait
    « la proportionnelle permet que chacun soit justement représenté. Ça te permet à toi, je sais pas pour qui tu as voté mais les électeurs en 2024 quand il y a eu le Nouveau Front populaire, ils se sont partagés les circos. »
  • 2:00:23Invité politiqueFait
    « à l'Assemblée nationale, tu vas regrouper donc des partis qui pèsent ce qu'il pèse dans l'opinion publique. Et ça c'est pas complètement nul de se dire que ben moi je corresponds, je je pèse 15 % dans l'opinion publique et ben j'ai 15 % à l'Assemblée nationale. »
  • 2:03:15Invité politiqueFait
    « les gens nous regardent en disant "Mais enfin ça va pas les amis". et il me disent aussi quand je voyage, ils nous disent à un moment, bon nous on voudrait une Europe plus resserrée pour prendre des décisions plus facilement mais pour qu'elle arrive, il va falloir qu'il y ait un soit un consensus et vraiment soit un accident. »
  • 2:04:41Invité politiqueFait
    « en Allemagne, ils peuvent pas gouverner sans majorité. Ils sont obligés de demander un vote mais comme en Espagne, comme en Italie, comme dans toutes les démocraties où il y a une démocratie parlementaire. »
  • 2:06:09Invité politiqueFait
    « La coalition c'est la droite et les socio-démocrates en ce moment en Allemagne et ils se mettent d'accord sur un programme de gouvernement. Chacun fait des concessions parce que chacun admet qu'il n'est pas majoritaire à lui tout seul et donc il n'a pas de mandat du peuple pour décider de tout seul. »
  • 2:08:22Invité politiqueFait
    « on n' pas réussi à créer de majorité par la coalition, tu as pas de majorité pour voter ton budget. était obligé soit de le passer par ordonnance, par 493 et cetera. »
  • 2:40:22Invité politiqueFait
    « C'est les montagnes russes et tout et puis là en fait la dissolution, il faut bien comprendre que c'est tout qui s'arrête. »
  • 2:42:34Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai plutôt une ambition d'action. Qu'est-ce que à quoi je peux à quoi je sers ? À quoi je suis utile ? »
  • 2:51:25Invité politiqueFait
    « Les Français considèrent finalement que ça ne sert à rien d'aller voter parce que en fait bidule ou machin, c'est pareil, ça ne marche pas. »
  • 2:56:22Invité politiqueFait
    « On voit bien tous les partis constatent que le système il est à bout de souffle, que ça marche pas bien. »
  • 2:57:07Invité politiqueFait
    « Je vais pas leur offrir le mien quand même. Pourquoi tu fais le lien entre mon livre et justement ? »
  • 2:57:52Invité politiqueFait
    « Moi, je j'entends parler d'une France éternelle qui n'a jamais existé. C'est aussi pour ça que je parle de ma famille. »

Temps de parole

  • Yaël Braun-Pivet100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Yaël Braun-Pivet

Le président arrive et il nous annonce qu'il dis sous interdiction de rire. Je te jure, c'est comme ça que moi je la prends. Madame Yelle Bronivé ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages, je la proclame président de l'Assemblée nationale et là mais conne que je suis. Je me dis enfin il m'invite à ce genre de réunion quand il y a des résultats d'élection et tout je fais partie enfin du club et je lui dis et monsieur le président la Constitution vous impose de consulter la présidente de l'Assemblée nationale que je suis. et il me dit "Mais c'est ce que je suis en train de faire maintenant." Et là, je le regarde, je lui tiens tête.

Et je lu dis "Non, ça n'est pas la consultation prévue par la Constitution. Je demande à ce qu'elle est lu. J'avais la meilleure place pour juger de la capacité de cette assemblée nationale à fonctionner ou pas pour l'éclairer dans sa décision. Personnellement, ça m'a blessé parce que je me suis dit bah en fait, je suis toujours pas considéré comme étant quelqu'un dont la vie compte. Tu es aussi le 4riè personnage de l'État et de son camp. En plus moi toutes les semaines autour de la table, j'ai Marine Le Pen, j'ai Mathilde Panot, j'ai Laurent Voquier, j'ai Gabriel Attal, j'ai Éric Sioti et on arrive à trouver des chemins. Il cherche les compromis, ça les intéresse vraiment.

Ça les intéresse mais ils ne le disent pas. En fait le compromis, on y arrive quand il y a pas de caméra. L'hémicycle après ça va être le lieu de la confrontation politique. Et comme c'est ça que les Français voient, ils ont l'impression que c'est le bordel à l'assemblée, queon passe notre temps à nous invectiver, qu'on n'est jamais d'accord sur rien et cetera. C'est pas vrai. En 4 ans, l'Assemblée nationale, depuis que je la préside, elle a voté plus d'une centaine de textes. Donc l'Assemblée, elle avance bon malant mais elle donne une image qui est catastrophique. Président avait dit on ferait différemment. On n pas gouverné différemment.

En fait, j'ai l'impression que on pisse dans un violon pour parler très trivialement et c'est ça que les Français ne supportent plus. Mais ils ont raison. Et ils ont raison. Bon, j'ai un énorme problème. Ce problème, c'est que vous êtes uniquement 42 % à regarder, à écouter ce podcast, à être abonné. C'est pas normal. C'est pas normal. En tout cas, si vous vous abonnez, ça nous aide énormément pour plein de choses, pour avoir des supers invités, pour faire un meilleur travail, pour avoir une meilleure équipe. Donc abonnez-vous. C'est un simple tout petit clic maintenant. Si c'est juste la première fois que vous écoutez, c'est OK.

Et si vous revenez, abonnez-vous maintenant, vous nous rendrez un énorme service. Faites-le maintenant et je vous remercie énormément. Bienvenue, il y a elle, madame la présidente sur Génération du Turself. Merci. Je suis content de te recevoir ici. Déjà, j'ai déjà euh je suis surpris parce que alors on me l'a expliqué avant euh je l'ai dit quelques fois, il se trouve que Lola qui est pas qui est pas loin euh était dans la même euh je crois dans la même ligne directrice quand euh on invite quelqu'un de de d'aiussi important dans le dans l'état.

Euh moi je propose un peu le tuto avant et puis euh plusieurs fois on m'a dit il faut pas lui proposer le tuto avant parce que il ou elle va dire oui. [rires] Et donc et je sais pas on en avait pas parlé, je te l'ai proposé et puis on on s'est dit oui. Alors c'est bien évidemment. Oui bien sûr. [rires] Très bien. Alors je suis ravi de te recevoir euh sur Génération doit yourself. Euh c'est assez drôle. On s'est croisé deux fois auparavant aux rencontres d'ex et à la ref l'an passé. Euh et alors je vais je vais je vais balancer un truc mais je crois pas que ce soit très méchant au rencontrre d'ex au contraire c'est pas méchant.

J'étais quand même surpris parce qu'il y avait cette soirée il me semble que c'était une soirée d'Avas Paris. Ouais je suis passé j'ai fait toutes les J'en ai fait trois. Voilà [rires] et vraiment voir la présidente de l'Assemblée nationale au bout de de enfin c'est quand même dans un coin pas caché mais voilà. Je il devait y avoir un garde du corps quelque part mais je l'ai pas vu. En mode soirée enfin quand même à parler avec des gens important et cetera. J'ai trouvé ça super cool quand même. Mais [rires] voilà en fait de voir que je suis normal. Ouais. Oui. Bah c'est ça. Moi je pensais qu'il y avait toujours 12 personnes qui te portaient ou je sais pas.

Non non j'ai laissé ma chaise à porte en dehors. [rires] C'est vrai. Mais donc c'était assez assez marrant et puis les gens te laissaient tranquille j'ai l'impression. C'est les gens sont super sympas en dans la vraie vie. sont super gentils. C'est vrai, mais tout le temps partout en fait. Moi, je vais beaucoup au concert et quand je vais au cancer, je vais dans la fusse. Euh et euh au début, mes gardes du corps étaient un peu surpris et ils étaient un peu inquiets en disant "Mais qu'est-ce que comment ça va se passer ?" Et en fait bah les gens sont super contents de me voir dans la fosse en fait, ils me font juste un sourire et puis ils font même pas de photos.

Ils font des photos peut-être à la fin du concert en venant me voir en me disant ça oh c'était chouette comme concert. Donc on commente le concert et puis à la fin ils disent et ça vous dérange pas si on fait une petite photo ensemble. Mais donc les en fait les gens dans la vraie vie sont sympas et il faut pas se dire que les réseaux sociaux c'est la vraie vie parce qu'autrement on devient dingue. Mais euh donc c'est pour ça moi j'ai une vie complètement normale. C'est que je suis psy comptoir moi. Donc je tu si tu veux savoir pourquoi tu vas dans la fausse, moi je le sais parce que toute la toute l'année tu es là-haut sur sur ton perchoir.

C'est pour ça un moment [rires] il faut faut aller se mélanger avec tout le monde. Ouais mais puis en plus c'est comme ça que tu vibres en fait dans un concert. C'est pas en étant dans une loge c'est c'est en étant avec les gens en fait. Ouais, c'est vrai, c'est vrai. Euh on va parler de plein de choses aujourd'hui. Euh je voudrais parler du fonction du fonctionnement de cette Assemblée nationale finalement que on on connaît mais qu'on connaît mal. Euh on va peut-être pas refaire exactement la différence de du avec le Sénat et tous les tous les tous les modes de de scrutin mais quand même un peu parce qu'il y a des choses intéressantes je crois que tu proposes aussi en ce moment.

Euh je veux pas rentrer dans les détails, on va pas faire un cours d'éducation civique. Cependant euh quand on prépare un épisode comme ça et qu'on regarde, on se dit c'est quand même un peu chelou parce que on a en tout cas en ce moment, on a quand même l'impression que tout ça fonctionne pas. Alors, pas que l'Assemblée nationale he par que ce serait trop mais que le président de l'Assemblée nationale, on se pose la question à quoi il sert quand ça marche quand il y a une majorité.

Bon bah il juste à l'opposition de se ter un peu quand s'est trouvé lesement [rires] quand il y a pas de de majorité du tout comme en ce moment en fait c'est le bordel et puis et puis on a on a du mal en tout cas en France à avoir une et ça c'est un des vrais sujets aujourd'hui. Comment on peut y arriver ?

que j'aimerais aborder mais une un gouvernement d'union nationale, une une coalition, je sais pas, enfin on voit quand même plein de pays qui ont fait par le passé l'Espagne ou qui font depuis longtemps dans la des coalitions en Allemagne des choses qui fonctionnent et nous ça a l'air tout cassé quand même et peut-être que je me trompe sur le constat mais enfin quand même moi d'un point de vue privé je me dis tout ça ne va pas assez vite dans un monde qui va de plus en plus vite.

Euh et euh alors on peut rejeter le tout ça sur les Français qui votent mal ou qui enfin quand je dis il vote mal, ils votent comme il votent hein, mais qui votent éclaté que peut-être le la 5e République n'est plus adaptée à ça. Je ne sais pas. Euh c'est justement ce que j'aimerais tout ce dont j'aimerais parler avec toi. Euh ça te va comme programme ? C'est parfait. OK. Euh de quoi d'autre je voudrais parler aujourd'hui ? Pas mal de choses quand même de Ouais. de du futur, de l'innovation, euh de l'année qui s'approche et de tout ce qui va changer. Euh et puis de toi aussi, de comment tu en es arrivé là parce que euh c'est quand même arrivé assez tardivement dans ta vie tout ça.

Donc voilà, je te propose si tu veux bien pour commencer tout ça de te présenter Yelle Brun Pivé. Alors donc, je m'appelle Yaëelle, je suis euh une femme femme engagée, je suis euh maman de cinq enfants de qui ont maintenant de 18 à 27 ans. Euh je suis avocate et euh je suis issue d'un milieu assez modeste. Euh je suis la première dans ma famille à avoir fait des études supérieures, donc à avoir été à l'université. J'ai fait une fac de droit à Nanterre. Euh et euh ma famille vient en partie de l'immigration, donc juif polonaise et juive allemandes réfugié en France avantguerre et de l'autre côté plutôt euh famille bretonne et un un grand-père un autre grand-père algérien.

Donc une famille de sans mêlé euh qui s'est construite voilà très modestement et moi j'ai grandi dans voilà dans cette famille là et je suis devenue donc avocate. Puis j'ai beaucoup vécu à l'étranger. J'ai eu une pause familiale pour faire la famille nombreuse et donc j'ai arrêté de travailler pendant quelques années. Donc j'ai été vivre justement, on parle d'innovation, j'ai vécu à Taïwan, j'ai vécu au Japon notamment et puis quand je suis revenue, j'ai décidé de m'engager. Je suis devenue bénévole à pleintemps au resto du cœur.

Et donc je suis rentrée en politique effectivement très tard en citoyenne en fait en en en me disant mais j'ai mon un rôle à jouer, je peux apporter ma part à l'édifice. J'avais jamais fait de politique avant, j'avais jamais été élu. Et donc mon premier mandat, c'est j'avais 47 ans. Et donc je m'engage derrière Emmanuel Macron parce que j'y crois, parce que je crois dans le progressisme, dans le dépassement et cetera. On pourra y revenir. Et donc je deviens député et puis effectivement, j'ai un parcours assez rapide puisqueaujourd'hui je suis présidente de l'Assemblée nationale depuis 4 ans.

Euh mais un parcours qui est tout le temps électif en fait, une élection, je me présente et je réussis à être élu. Donc je suis élu euh député, présidente de commission puis présidente de l'Assemblée nationale. Donc en fait, c'est un parcours d'une femme très libre euh et qui a eu plusieurs vies finalement en une seule et c'est ça que j'aime. Donc j'ai hâte de vivre la prochaine. On a créé cette nouvelle société Clem collision production. Enfin, c'était simple, compliqué dans ta phobie administrative et la mienne. C'est vrai que administrativement, on a quand même dû tout remettre à plat de A à Z. On a changé beaucoup de trucs d'ailleurs, mais un truc qu'on a pas changé, c'est compo.

Pour créer la boîte. J'ai jamais vécu une création d'entreprise aussi simple que depuis que j'en crée et croyez-moi que j'en ai créé un bon paquet. Donc création d'entreprise, gestion des comptes pro, tout est hyper simple quoi. Tout est hyper simple et surtout on gère tout de Z. Les paiements, la facturation électronique et même toute la gestion de la trésorerie en temps réel qui peut d'ailleurs rapporter jusqu'à 2 % par an. et Marlè, notre comptable qu'on embrasse euh a accès directement à conto et a pas besoin de nous demander aucun document ou rien à remplir.

Tuenvoies tes petites factures, tu fais ton rapprochement euh comptable toi-même euh juste avec des photos sur ton smartphone, tu crées une carte à la volée tout le temps. Donc on y va. Si on y va de notre part d'ailleurs, on a on a quoi ? Ils nous ont donné un code promo. Le code c'est D O I T3M. Do it 3M pour 3 mois gratuits. 3 mois si vous venez de notre part. Et ben écoutez 3 mois, il y a pas de raison de pas y aller. Que vous soyez un ancien entrepreneur, un néo-entrepreneur, on va tout de suite chez Conto. Donc Conto.com, tous les outils normalement c'est relou mais pas celui-là. Q O N T O. C'est super intéressant parce que euh 47 ans c'est mon âge.

Donc ça veut dire que ça ça m'ouvre le champ des possibles. Là je me dis là je peux Non mais c'est c'est vrai que c'est quand même intéressant parce que c'est pas toujours un âge facile. Je veux dire, j'imagine encore plus quand tu es tu es une femme euh qui si je comprends bien quand même tu as suivi ton mari qui qui faisait qui était muté à certains endroits. Donc avec tes enfants, pardon des clichés, je je vais peut-être choquer, je m'en fous en vrai. C'est pas très grave. Mais souvent quand tu es dans ce schéma là, tu te dis bon en fait c'est fini.

Enfin, je veux dire je vais jamais retrouver un job, je vais enfin toi quelques années plus tard, tu [rires] es présidente de l'Assemblée nationale, pardon. Mais tu vois, il y a quand même un ce qui est marrant, c'est que ça donne aussi de l'espoir. La question que j'ai là-dessus, c'est est-ce que est-ce que enfin est-ce que c'est un hasard ? C'est-à-dire que tu t'es engagé, tu es allé au resto du cœur, tu t'es engagé en politique en disant "Bon, on verra." Ou est-ce que quand même à un moment tu dis "Non, là on va faire un truc avec ambition grand." Alors, il y a deux choses. Euh déjà, c'est vrai que dans notre pays en fait, on est vraiment construit avec des parcours très linéaires.

On accepte peu les changements de cap, les changements d'orientation professionnelle. C'est pas facile en fait. Et euh et c'est dommage parce qu'en fait la vie elle est grande, on a et puis on voit bien nos vies professionnelles vont finalement être de plus en plus longues. Donc au contraire, on peut pas faire la même chose toute sa vie déjà par souci d'épanouissement personnel, mais aussi parce que le monde bouge, le monde mute et donc on a besoin de se réinventer parce que la société change. Et donc une des une des clés à mon sens de l'avenir, c'est de permettre et de favoriser même parfois de les encourager.

ces changements de câ, ces changements de direction et permettre pourquoi pas à un homme ou à une femme à un moment donné de mettre sur pause sa vie professionnelle parce qu'il a envie de se consacrer à sa famille. Euh moi je me souviens quand je me suis arrêté de bosser, on avait déjà trois enfants. J'étais avocate, j'étais euh vraiment euh là euh la la Wonder Woman, vous savez, tu sais, qui euh qui qui est euh dans la journée avec ma robe d'avocate qui allait de palais de justice en prison puisque je faisais beaucoup de droits pénals. Je rentrais à 8h 8h30, je passais au monoprix ou faire quelques courses pour remplir le frigo. J'allais récupérer les gamins chez la nounou.

Je rentrais à la maison, je faisais euh tout ce que j'avais à faire et je me couchais mais juste épuisé et je repartais le lendemain. Et en fait, il y a un moment où avec mon mari, on s'est dit "Non mais c'est pas c'est pas cette vie-là qu'on veut." Et on va et on s'est mis un peu voilà en perspective. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on Et on s'est dit "Bah en fait, on a l'opportunité de partir à l'étranger, allons-y, on fonce dans l'inconnu et c'est là qu'on se retrouve à Taïwan". Euh mais ça m'a apporté beaucoup. En fait, c'est pas juste une parenthèse confortable.

C'est pas évident quand tu arrives à l'étranger, à Taïwan, tu te retrouves avec tes trois gamins, ils ont euh 4 ans, 3 ans et 8 mois. Euh tu fais face à une nouvelle vie, à un nouveau monde, une nouvelle culture, à l'arrêt du boulot aussi. Moi, c'était pas évident. Je m'étais jamais imaginé comme ça. Et donc, en fait, c'est des choses aussi qui te bousculent et tu apprends plein de choses sur toi. Gér des pas évident et puis te retrouver dans un monde chinois. où tu as pas un panneau en anglais, faut t'adapter et cetera. Et ben ça m'a appris beaucoup sur moi-même, ça m'a appris beaucoup sur les autres.

Et ça, je trouve que on devrait l'accepter davantage et même le favoriser ses pauses dans les carrières et cetera et essayer de de fait de penser un peu aux gens et de se déformater. Et là, tu parles pas que des femmes ou voilà, je parle de tout le monde parce que en fait, c'est pas que les femmes, il y a aucune raison que ce soit que les femmes qui s'arrêtent de bosser. euh dans les pays euh nordiques, ça peut être les hommes, ça peut être des mi-temps, ça peut être une adaptation. Enfin, essayons d'adapter la société aux nouvelles envies et aux nouvelles au nouveau modèles fam. Je dis dans les pays nordiques.

Juste petit point là-dessus, moi j'ai eu un le boss du boss de mon boss du seul job que j'ai eu dans une boîte qui était le CEO de la boîte, il a pris 1 an de paternity livre. Bon, après, c'est vrai qu'en France, tu tu regardes encore ça, ça y est, je crois que c'est quand même en train de rentrer les les quelques mois et cetera. les quelques [raclement de gorge] mois, mais une année de s'arrêter pour ses enfants en fait aujourd'hui c'est un coup d'arrêt à ta carrière. H c'est juste dingue parce que le résultat c'est qu'après on on pleure parce qu'on fait pas assez d'enfants. Donc en fait essayons de favoriser euh les épanouissements personnels quel qu'il soit.

En fait, c'est ça, je pense que que l'on doit faire dans les années à venir avec la politique. Après, la question sur l'ambition, quand moi, en fait, c'est toujours pareil, moi j'aime, je fais pas les choses par ambition, je sais pas, je fonctionne pas comme ça. Et donc, en fait, quand par exemple quand je rentre au resto du cœur, au début, je me dis je vais faire deux trois petits trucs et puis en fait la l'engrenage se fait et je termine. Je suis responsable nationale de l'accès au droits et à l'accès à la justice. Je m'occupe d'un centre. Je suis administratrice des restos. Enfin voilà, c'est c'est comme d'habitude.

Vous on donne un peu et puis hop hop hop hop ça ça déroule et c'est génial. Et en politique c'est pareil. Moi quand je m'engage en 2016, je suis une marcheuse, je m'engage derrière Emmanuel Macron mais pour la présidentielle en me disant voilà je vais aider en militante, en citoyenne, engagée, j'y crois. Et donc je rejoins des comités, je rejoins des d'autres marcheurs et je suis dans les Evelines. J'ai jamais vu Emmanuel Macron de ma vie. J'ai jamais vu personne euh qui était auprès auprès de lui dans la campagne.

Et je m'engage pas en me disant je vais être député, je m'engage parce que je suis une citoyenne et je crois au projet du président et je me dis bah je vais en fait voilà enfin une offre politique qui peut changer le game dans notre pays et donc je m'engage et je tracte et je colle des affiches et cetera. Et puis euh un jour, il dit "Ben, j'aimerais que mon projet soit porté par des euh des députés dont la moitié sera des députés qui ont déjà un parcours politique d'élus et l'autre moitié qui seront des citoyens qui n'ont jamais exercé de mandat." Et je voudrais qu'il y ait des femmes. Et là, je me dis "Ben pourquoi pas ? Yolo, allons-y.

Et donc, je dépose une candidature et euh voilà et puis je la laisse filer, moi, je continue à militer et cetera. Le président est élu, il y a les investitures et là euh je découvre que je suis investie dans la 5e circonscription des Yvelines pour euh porter ce projet et je suis éleu. Et voilà. Mais je l'ai pas fait, tu vois, par ambition. Quand je m'engage derrière le président de la République, je m'engage pour pousser le projet sans me dire du tout à un cas vraiment jamais je me suis dit je vais être député, je vais être présidente de l'Assemblée nationale, je veux faire de la politique ma vie. Moi j'étais bien au resto. Moralité l'ambition vient en marchant quoi.

C'est l'ambition vient en marchant parce qu'à chaque fois tu te dis bah qu'est-ce que je peux faire de ce que j'ai et comment je peux être le plus utile. Mais mais cela dit c'est intéressant et inspirant. C'est-à-dire que aussi souvent dans ces situations là, on se retrouve frozen, tu vois, complètement immobile à se dire "Mais en fait, ça y est, c'est trop tard." Tu vois, c'est vrai que toi entre les restos du cœur et cet engagement, alors ce qui est assez drôle, c'est qu'on pourrait se dire de loin euh expat enfants. [rires] Euh bon, alors du cœur, ça cause pas cette chacage mais tu dis là [rires] très waouh, elle traîne au plus du fou je sais pas, tu vois. Ouais. Ouais.

C'est marrant parce que l'autre jour, il y a quelqu'un qui m'a dit ça qui m'a dit "Oh là là mais je pensais que tu étais très très pratiquante et et très classique et cetera." Je dis "Mais en fait non mais je parce que et là c'est que c'est c'est là que je reviens sur les origines que j'aime, les origines familiales et cetera et en fait bah voilà la famille nombreuse ça veut rien dire.

Enfin, en France aussi, on aime bien mettre des étiquettes sur les gens et euh juger sur une apparence et c'est euh et c'est c'est dommage parce que là aussi, je pense qu'il faut il faut il faut déjà essayer de gratter un peu pour aller voir [raclement de gorge] qui qui on est et puis euh et puis essayer de de de voilà de sortir de tous ces préjugés. Tu euh tu étais au Parti socialiste à un moment à ce moment-là ? J'ai été une année au Parti socialiste quand j'étais à Tokyo parce que j'avais envie de de m'engager là déjà et puis en fait à Tokyo alors c'est des toutes petites sections, c'est une trentaine de membres et donc après quand on a bougé, j'ai pas réinsisté.

Donc en fait ça a été vraiment très éphémère et très éloigné. Donc on peut te qualifier avec une fibociale évidemment, on peut te qualifier dans le spectre de la de le de le alors je sais plus comment on va appeler ça le le le la macronie dans l'ensemble mais plutôt à gauche quand même. Ouais, plutôt à gauche dans la macronie. Ouais. OK. Et c'est un c'est un spec qui est assez large quand même quand tu t'engages à ce moment-là.

Euh ça doit être il y a des moments où ça doit être un peu bizarre parce que tu dois te retrouver un peu mélangé avec des gens où tu dis "Ou là lui, elle c'est pas exactement mon délire." [souffle coupé] Euh alors au début non parce qu'au début en fait euh on est on est tous portés euh au sein euh d'en marche par cet esprit de dépassement et puis on est porté par le programme et le projet présidentiel qui cadre quand même pas mal les choses et dans lequel on s'est retrouvé naturellement. Donc au début on sent pas ce tiraillement.

Ce tiraement, il viendra après, il viendra après pendant le deuxème mandat depuis 2024 où là on est en tout cas moi personnellement parfois je suis très gênée parce que parce qu'on peut porter le socle commun comme c'est comme ça qu'on l'appelle parce qu'effectivement il y a des moments où je me dis ben en fait non c'est pas pour ça que je me suis engagé c'est pas comme ça que je me suis engagé c'est et même parfois c'est c'est c'est pas pour gouverner avec cette personne. Alors, c'est vrai que moi ma place est plutôt confortable, même si ça peut être ça peut être jugé comme inconfortable à la présidence de l'assemblée. Moi, je gouverne pas.

Donc moi, personne ne me demande d'être, vous savez la, tu sais, la la fameuse solidarité gouvernementale. Moi, elle me concerne pas la solidarité gouvernementale. Personne ne me demande d'être assise au banc du gouvernement avec Bidule ou avec machin. Là, je pourrais être très gênée. La solidarité gouvernementale aujourd'hui ou, elle aurait pu me gêner considérablement et je pense que j'aurais plutôt de la tendance chevainement à dire "Là c'est trop, je peux pas." Moi, j'ai de la chance finalement. Je suis à la présidence de l'Assemblée nationale, séparation des pouvoirs, je peux critiquer le gouvernement, je peux être non solidaire du gouvernement.

Et donc c'est moins gênant dans ma vie politique aujourd'hui de de d'avoir des de ne pas être tout le temps en accord avec ce qui se passe aujourd'hui. Jusqu'à quel point tu peux le critiquer ? Oh ben je suis très libre donc je peux critiquer aussi loin que je veux.

Comment après moi j'aime bien être dans la critique constructive donc je critique pas gratuitement c'est plutôt je pousse des sujets je considère que sur tel ou tel sujet il y a une action qui qui je pense est une erreur et dans ce cas-là je pousse autre chose je le dis j'essaie de convaincre et cetera mais j'avance le président peut te révoquer je rappelle non personne c'est que l'assemblée qui même pas en fait la seule façon de me révoquer c'est dist de l'Assemblée nationale et Core là ça a pas marché puisque j'ai été réélue. Hm.

Donc mais c'est la seule façon en fait le mandat du président de l'Assemblée nationale en fait c'est la laélection quand les députés arrivent quand ils convergent à l'Assemblée nationale puisque 577 députés venus du monde entier puisque les Français des outresemes votent pour leurs députés les Français qui habitent l'étranger votent pour les députés et les Français de l'hexagone votent pour leurs députés et en fait quand les quand il y a les élections législatives les députés convergent à l'Assemblée nationale et leur première réunion C'est l'élection du président de l'Assemblée nationale.

Donc c'est une élection et la durée du mandat, c'est une durée du mandat qui est fixée par la Constitution, c'est 5 ans. C'est la durée du mandat de l'Assemblée nationale. Donc en fait, je suis irrévocable. Les députés ne peuvent pas venir me démettre de mon mandat. La seule façon, c'est effectivement c'est de dissoudre l'Assemblée nationale et là c'est tous les mandats des 577 députés qui sont anéantis. Si je reviens sur ce ce moment où où tout bascule, je dirais mais c'était il y a 10 ans presque enfin jour pour jour. Ouais. Il y a 9 ans. Alors là, c'était l'élection mais toi quand tu t'es engagé c'était un an avant. Enfin à quel moment ?

Juste pour comprendre parce que ce qui est assez drôle c'est que là on est donc on enregistre nous en juillet 2026 et que tu commences à voir un peu les paris qui va se présenter, qui va être élu et cetera et cetera. En juillet 2016, Emmanuel Macron, il était ministre de l'économie encore. Euh enfin, il y avait pas de lui devait commencer à réfléchir. Enfin, je sais pas à quel moment toi tu es rentré, tu as commencé à marcher. Bah, c'était à peu près ça en fait. C'est je l'écoutais, j'ai j'ai toujours été intéressé par la politique. Donc, j'écoutais les interviews radio, les le matin, les matinales et cetera et puis je l'écoutais.

Et je me disais "C'est intéressant, c'est intéressant la façon dont il parle, son style et puis ce qu'il dit. et et donc ça me parlait. Il y a le moment de la déchéance de nationalité où il prend position contre et ça me parle aussi et ça me parle aussi de de dire bah en fait il y a un ministre qui est capable de prendre des positions différentes de la ligne et ça moi j'aime bien. Et et puis en fait la la question de la déchéance de nationalité ça me parlait. Moi, j'ai moi qui suis née de de de familles justement qui sont devenues françaises qui euh euh même mon père puisque mon père est né pendant la guerre, donc il a été naturalisé avec mon grand-père et ma grand-mère après la guerre.

Et donc euh voilà, je père il était tu m'as dit quelle nationalité lui ? Bah lui en fait il est né en fait il n'en avait pas finalement parce que mais non en fait le truc c'est que mon grand-père lui arrive en France à la fin des années 20 et lui il est polonais et donc il arrive migrant économique à fin des années 20 et il s'installe à Nancy. Et ma grand-mère, elle vient elle est allemande et elle vient elle de Munique et il fuit Munich elle a 15 ans avec sa famille année 33 en fait les premières lois antijuives et c'est là eux ils commencent à vivre des des des brimades dans dans leur vie tous les jours et il décident de quitter l'Allemagne et s'installe à Nancy.

Et donc mon grand-père et ma grand-mère se rencontent donc dans les années 30 à Nancy et à la guerre, quand la guerre est déclarée, mon grand-père va s'engager dans la Légion étrangère puisqu'il est toujours polonais. Il n'est pas une nationalité française et donc il va combattre euh dans les combats de la Marne en début de de de la guerre et après quand l'armistice sné, ils vont euh fuir et donc ils vont avoir un petit périple en France. Donc ils sont ensemble. et ils vont s'installer d'abord à Marseille puis en haut de sa voix.

Et là, en haut de sa voix, mon grand-père rejoint le Maki, il rentre dans la résistance et ma grand-mère est enceinte, ils sont cachés dans une ferme et elle va accoucher un soir de décembre 43 de mon père. Et donc à ce moment-là, en fait, s'il y a pas de nationalité, il y a pas de consulat, il y a rien. Et donc mon grand-père après va faire le parachutage, le deuxième parachutage des Glières. C'est pour ça quand le président a été célébré les 80 ans du parachutage aiglière, je lui ai demandé de m'emmener dans ses bagages pour être à là et après la guerre, ils vont rentrer s'installer à Nancy et là il va être ils vont être tous les deux naturalisés.

Mon grand-père va être médaillé de la résistance, ils vont être naturalisés et sur le décret de naturalisation, il y a mon papa qui a 18 mois donc et ils vont vivre toute leur vie annancie. Et c'est là que je vais naître beaucoup plus tard. Donc euh et la famille et c'est là qu'ils sont enterrés encore euh aujourd'hui. Euh et c'est Ouais. Et tu vois là c'est c'est euh c'est un truc euh quand il y a eu les 80 ans de la libération de Nancy, le maire de Nancy, Mathieu Clin qui est PS m'a invité à faire un discours plastanislas et euh j'ai fait un discours euh qui était pour moi très émouvant.

J'ai beaucoup parlé de mon histoire personnelle et en fait après j'ai reçu une carte d'un vieux monsieur qui m'a écrit en me disant "Mais j'ai bien fréquenter le magasin de votre grand-père qui était tailleur." Et donc ça m'a c'est très touchant en fait d'avoir toutes ces vies qui se croisent entre voilà mon taille mon grand-père qui était simple tailleur et puis bah des années plus tard sa petite fille elle est plastonisl elle est présidente de l'Assemblée nationale et elle a le micro elle a la parole et c'est ça que aussi moi je trouve c'est pour ça que je parle beaucoup de cette histoire parce qu'elle dit beaucoup de ce qu'est notre pays qui n'est pas un pays étriqué qui est un pays qui aussi donne sa chance à chacun donc voilà il y a tout ça qui se bouscule et Donc je je décide de prendre ma part tout simplement.

Et avant avant juste de revenir sur le justement cette ce moment actuel et comment les choses peuvent basculer ou comment elles ont basculé il y a 10 ans en comparaison, tu disais que tu es un grand-père algérien. Ouais. D'accord. Et donc qui lui était C'est Farad ou ou euh je sais en fait, il était Kabille. Kabille et euh et il a rencontré euh donc euh ma grand-mère euh maternelle et en fait mais il est décédé ma maman avait 2 ans donc en fait moi je l'ai jamais connu mais euh ça c'est voilà ça fait encore un peu plus de s'en mêler. [rires] Euh ouais.

Donc aujourd'hui finalement si on vient euh en 2026, on peut se dire que quelque part c'est intéressant ce que tu as dit sur le euh la déchance de nationalité. C'est peut-être un on va peut-être voir un mouvement d'un ministre ou de quelqu'un qui va un peu se désolidariser un moment et dire peut-être qu'on va prendre une tangente. À la fois quand je me suis dit ça en t'écoutant, je me suis dit je l'ai un peu dit à Édouard Philippe que tu dois connaître. Je je crois quand même que la le centre large les gens sont fatigués quoi. Jefin euh se disent ça, on a essayé, c'était une bonne idée mais ça a pas vraiment fonctionné comme on l'espérait. Tu le ressens ? J'ai tort.

S'il y a un espoir, un renouveau possible. Qu'est-ce que tu en penses ? Euh qu'est-ce que j'en pense ? Euh j'en pense que on a on a échoué sur un certain nombre de de de points et qu'on a eu des belles réussites aussi et que en fait c'est pas le centre qui est en cause. C'est pas je pense que le centre en fait c'est la seule façon de de de conduire les destinées d'un d'une nation parce que en fait c'est la modération. La modération, moi ça me va bien. Euh il faut pas il faut pas croire dans les solutions euh euh extrêmes ou les solutions faciles.

En fait, ce que ce dont je me rends compte, c'est que en fait la transformation d'un pays, elle se passe sur le temps long et euh et faire changer de direction un pays, c'est comme si on était à bord d'un énorme carbo cargo. On n'est pas à bord d'un voilier. Il suffit pas de donner un coup de barre pour que le bateau change de direction. C'est très très long et on voit bien à quel point ça peut être long parfois. Donc euh moi je pense pas que c'est ça qui est en cause mais euh on voit bien hein si on écoute les gens, si on regarde ce qu'on nous dit, effectivement on est décrédibilisé et les gens se disent, les Français se disent il faut essayer autre chose.

Et aujourd'hui le autre chose, c'est plus justement des solutions extrêmes, plus populistes où on vient leur dire "Mais avec nous, en un claquement de doigts, tout le problème va être réglé." C'est pas vrai. C'est pas vrai. On regarde par exemple la question de l'accès aux soins. C'est la préoccupation majeure des Français. Ils ont raison. C'est est-ce que à côté de chez moi je peux avoir accès à une offre de soins digne de ce nom ?

Et moi je le vois quand je me balade sur le territoire, quand je discute avec les gens des médecins, on voit que le fait qu'il y ait des problématique d'accès aux soins, ça peut causer des vraies pertes de chance parce que il y a des personnes qui ont des cancers qui vont être détectés. au lieu d'être détecté en grade 1 ou en grade 2, ils vont être détectés en grade 3 ou en grade 4. Et donc c'est absolument catastrophique et c'est une rupture de promesse républicaine. Donc par exemple ce problème là on l'a adressé, on a commencé à le traiter dès 2018.

On enlève le numérus claus en 2018 et puis après on va adopter un certain nombre de lois pour renforcer l'accès aux soins, permettre aux infirmières de pratique avancée de faire plus d'actes, accéder directement à son kiné, enlever des actes pour les médecins pour libérer du temps médical comme on dit, créer des maisons de santé et cetera et cetera et cetera. Là, on a créé les médecins juniors, 4e année de médecine sur le territoire et cetera. première année de médecine plus proche des territoires. Bref, on a voté peut-être 10 lois pour favoriser l'accès aux soins sur médecin pour nos nos compatriotes, réorganiser les accès aux urgences et cetera.

Pour autant, est-ce qu'aujourd'hui les Français ont accès un meilleur accès aux soins ? Bah pas encore. En revanche, est-ce qu'ils auront grâce à tout ce qu'on a fait un meilleur accès aux soins dans 1 an, dans 2 ans ? Oui, probablement. et ça va monter en puissance et les numérus clausus qu'on a enlevé en 2018, ben il faut 10 ans pour former un médecin. Donc il va commencer à réellement porter ses fruits à partir de 2028. Les médecins juniors, ils arrivent sur le territoire. Donc en fait les changements de les les de politique, ben il y a des domaines où ça va mettre 10 ans à avoir à prendre effet. Et donc ça, il faut que les Français l'entendent.

On a essayé, on a traité le sujet mais déjà ça dépend pas que de nous mais en plus ça prend longtemps et le résultat et ben on l'aura dans quelques années. Ça ne veut pas dire qu'on a rien fait. Pour autant on est dans un monde de l'immédiateté. On dit "Nous, on veut un médecin maintenant et en fait non, ça ça ne marche, on y arrive pas." Donc, on a essayé de trouver des solutions pour maintenant, pour demain et pour après-demain. Mais en fait, c'est ça qu'il faut dire aux gens, c'est qu'il faut aussi accepter de rentrer dans la complexité des choses. Ça ne se voilà, on ne on ne dirige pas la France.

Rentrer dans la complexité des choses en 2026 à l'heure des des TikTok et des C'est compliqué quand même. Mais c'est super compliqué. Mais euh en fait et d'ailleurs l'Assemblée nationale nous montre pas toujours le bon exemple mais je je enfin je veux dire les députés, pas toi hein, mais je veux dire il y en a qui jouent vraiment ce jeu là, on le sent. Après, on on va peut-être revenir parce que ça m'a ça m'intéresse de revenir sur toute ton introduction parce qu'en fait, j'étais pas du tout d'accord. [rires] Mais euh mais je pense que l'Assemblée nationale euh elle fonctionne pas si mal que ça en vrai.

Non mais en moi je attends, j'étais pour être très clair hein, [rires] je suis pas euh accusateur. Je vais de plus donner un un sorte de ressenti euh je pense assez général et et elle fonctionne pas si mal. C'est c'est peut-être pas si mal, mais c'est vrai que Comment tu voudrais voir l'Assemblée nationale ? Ça m'intéresse. Moi, je vais dire ce dont je rêve quand même à un moment, c'est que alors pour être clair, je chéris la démocratie, je chéris ma [rires] ma liberté de parole, je chéris euh énormément de choses qui se passent ici. Je trouve que la France est pas si dysfonctionnelle que ça, qu'il y a plein de belles choses.

Je pense que quand je t'entends parler de la santé des Français, des préoccupations des Français, c'est super. Mais à un moment aussi les Français, je trouve que et les politiques, on a un problème de budget qui est tellement énorme au milieu de tout ça qu'en fait, on va prendre un un un camion dans la gueule et que la sécurité, la santé, la défense, tout ce que tu veux, tout ça enfin risque d'être sérieusement secoué si on fait pas attention. Et moi, je suis entrepreneur depuis 20 ans. Donc quand je vois ça, il y a un moment je fais juste je mets des pas des carrés dans des ronds quoi. C'est simple. Puis il y a des carrés, on met des carrés, il y a des ronds, on met des ronds, c'est facile.

Bon, une fois qu'on prend tout ça en considération, ce que j'allais te dire, c'est que mon rêve, c'est quand même que quand je vois par exemple que en Chine, on va te dire, je vais couper 12500 diplômes ou cursus parce qu'en fait ils n'ont plus lieu d'être euh en 2026 avec Lia et que nous avant de faire un truc comme ça, on va attendre 2032, tu vois ? Parce que en fait, on a une vélocité même quand on nous on a beaucoup, on a fait un docu sur la Chine, un docu sur les États-Unis, on est même là aller en Europe de l'Est. J'ai juste l'impression qu'on est mou et lent.

Et je trouve que l'Assemblée nationale et est vraiment ce qui donne l'impression de l'extérieur d'avoir des gens qui se font des petites batailles de clocher, euh les insoumis, le RN, le centre, personne veut s'entendre. Et moi, je trouve ça souvent pathétique de mon de mon point de vue et je ne connais pas assez tout ça et c'est peut-être juste après ce qui me montre tout ça. C'est peut-être et presque je respecte aussi énormément mais voilà et et à un moment je me dis j'aimerais juste que tout ça allez les amis on a on doit aller plus vite aujourd'hui on n pas le temps.

Je me souviens, moi j'étais en Chine aussi il y a un an en voyage officiel et euh j'ai euh quelqu'un qui m'a dit, un responsable chinois qui m'a dit euh et c'est assez savoureux, il disait "Vous les pays riches, bon une appréciation euh [rires] [souffle coupé] qui ne peut surprendre. Euh vous pouvez vous payer le luxe de l'alternance." C'est vrai que nous en fait on a et c'est pour ça que moi je crois quand je m'engage derrière Macron en 2016, c'est parce qu'il parle de dépassement. Moi, j'en ai marre de vivre dans un pays où on tourne en rond, où en fait effectivement les les les partis politiques se regardent tout le temps en chien de faillance. Ce que fait l'autre, c'est jamais bien.

On fait pas de truc ensemble. On n'est pas capable de se mettre autour d'une table, de se retrousser les manches et d'avancer. Il y a une posture, c'est que ce que fait l'audien mais il faut surtout pas le dire parce que je suis pas du même camp. Et puis il faut dire que de toute façon quand on sera au pouvoir, on fera différemment. Et donc en fait ce qui se passe c'est qu'on tourne en rond avec les alternances. On fait une politique, moi j'aime bien cette image de l'essuieglace en fait et donc on avance pas là où des pays effectivement on la dévote. Exactement.

On fait, on défait, regarde ce qu'on fait sur les les l'écologie, sur on se pose encore des questions sur la prime rénov, est-ce que c'est bien, pas bien, le nucléaire, c'est bien, c'est pas bien ? Est-ce qu'il faut faire des renouvelables ? Oui, non et cetera. En fait, il y a plein il y a plein de débats, on n'arrive pas à les purger et donc effectivement, on avance pas, on tourne en rond et on fait voilà, soit on tourne en rond, soit on fait du sur place. Et ça c'est problématique dans un monde qui comme tu le décris fonce euh avance avec des ruptures technologiques majeures mais aussi des de la géopolitique qui ne cesse de bouger. On l'a vu, avec l'Ukraine, avec l'Iran, Remmous et cetera.

Et donc, on peut pas se permettre de faire du sur place ou de tourner en rond. Et c'est ça que en 2020 2016 Macron euh dit et c'est ça qui est génial, c'est de dire en fait il faut arrêter ces querelles de clocher. Euh retrouvons des nouveaux clivages et dépassons les anciens clivages pour avancer ensemble. Et moi, c'est ça qui me porte et je suis pas désespérée. Je pense que c'est encore possible. Mais en tout cas, c'est indispensable si on veut réellement transformer notre pays parce qu'il faut qu'on arrête de débattre et redébattre et redébattre des mêmes sujets. Et mais si tu dis je suis pas désespéré et c'est encore possible, c'est une forme de constat d'échec.

Ça veut dire que 9 ans après, on n est pas arrivé. Mais et moi ce qui m'inquiète surtout, c'est que euh les euh candidats qu'on entend d'ors et déjà repartent dans exactement la même chose. C'est-à-dire il y a ceux qui euh considèrent que tout ce qu'on a fait c'était ni fait ni à faire et donc il faut tout défaire pour faire transformer notre pays. d'autres qui considèrent que en fait c'est ils auront raison à eux tout seul et que il faut une majorité absolue parce que c'est comme ça qu'on va réformer le pays. Je rappelle quand même que en 2017 on a une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Qu'est-ce qui se passe ? On se tape les gilets jaunes.

On a les manifestations autour du 1er mai euh qui ont mis Paris. Je sais pas si vous tu te rappelles des images mais c'était Paris était à feu et à sang et donc la majorité absolue, je ne suis je suis convaincu d'une chose, c'est que ça n'est pas bon pour notre pays dans le sens où en fait on ne réforme pas un pays durablement en étant en écrasant les gens et en imposant son point de vue parce que ça ça nous fait tourner en rond en fait. Donc il faut qu'on arrive à avoir une nouvelle forme de gouvernance qui remettent complètement les choses euh à plat et qu'on gouverne ce pays différemment. Si on continue à le gouverner comme ça, on aura les mêmes résultats. J'en suis mais convaincu.

Et c'est pour ça que à l'assemblée, moi j'ai j'ai une autre gouvernance parce que j'ai pas le choix. En fait, c'est ça qui est rigolo, c'est que à l'Assemblée nationale, moi j'ai pas de 493. Donc pour gouverner l'Assemblée nationale, pour la diriger cette Assemblée nationale, je suis obligée d'aller chercher le compromis avec les autres partis politiques, avec les présidents de groupe. Autrement, l'Assemblée nationale, elle tournerait en rond. Et justement, l'Assemblée nationale, elle ne tourne pas en rond, elle avance. Mais parce que on arrive à se mettre tout autour d'une table justement.

Et moi toutes les semaines autour de la table, j'ai Marine Le Pen, j'ai Mathil Panot, j'ai Laurent Voquier, j'ai Gabriel Atal, j'ai Éric Sioti et on arrive à trouver des chemins. Alors c'est pas sur le fond, on est là sur la forme, sur le fonctionnement institutionnel de l'Assemblée, mais au moins là-dessus, on y arrive. Mais ces personnes que tu viens de citer, il ils cherchent des compromis, ça les intéresse vraiment ? Alors, ça les intéresse mais comme tu le disais, ils ne le disent pas. En fait, le compromis, on voit bien les les on y arrive quand il y a pas de caméra et quand il y a pas de finalement cette arène politique qui est les micycles.

Les micycles après c'est ça va être le lieu de la confrontation politique. Et comme c'est là c'est ça que les Français voient, ils ont l'impression que c'est le bordel à l'assemblée, queon passe notre temps à nous invectiver, qu'on n'est jamais d'accord sur rien et cetera. C'est pas vrai. C'est pas vrai. En 4 ans, l'Assemblée nationale, depuis que je la préside, elle a voté euh plus d'une centaine de textes et pas des petits textes. La loi de programmation militaire qui nous permet de nous réarmer, des lois sur euh la sécurité intérieure qui nous permet de réembaucher euh des policiers, des gendarmes, euh des lois sur les femmes et sur nos enfants. Enfin, on a voté beaucoup de choses.

Donc l'assemblée, elle avance bon malant mais elle donne une image qui est catastrophique. Et les Français il ils me le disent, ils me l'écrivent, ils me le disent quand je suis sur le terrain. En fait c'est c'est n'importe quoi, il y a pas de respect, il y a pas de Et il nous demande quoi ? Bah de travailler ensemble. Donc en fait, c'est pour ça que ce ce dépassement qui peut être un rassemblement et ce travail collectif, les Français, je crois que c'est ça qu'ils attendent des hommes et des femmes politiques. Et donc moi, je ne désespère pas de ça.

Et je crois que il faut qu'on continue à avancer comme ça parce qu'autrement, n'importe quelle personne qui sera demain majoritaire et bien en fait va nous faire tourner encore et encore dans en rond. Et tu peux mettre autour de la table Mathilde Panoti et Marine Le Pen autour de la même table et dire bon les amis là c'est c'est possible ou il faut que tu ailles chez l'un chez l'autre ? Est-ce que est-ce que même en allant plus loin, tu sens chez eux même à un an de la présidentielle une envie de faire bouger les choses où ils se disent "Non, non, je dois quand même garder ma posture parce que derrière il y a quand même tout le groupe qui doit voter.

C'est pas juste eux qui décident derrière les dépend les sujets." Alors pour le fonctionnement de l'assemblée, oui et nous on a en fait des instances, c'est ça s'appelle la conférence des présidents et le bureau de l'Assemblée nationale, conférence des présidents, je réunis tous les présidents de groupe toutes les semaines. Et là, mais on décide de on est alors j'ai 11 groupes politiques. D'accord. Vous êtes à 12. Enfin, j'exagère schématisme. Alors, on est plus parce que c'est la conférence des présidents et elle réunit aussi les présidents de commission permanentes. En fait, on a huit commissions permanentes à l'Assemblée nationale. C'est des commissions thématiques.

Commission des finances, commission du développement durable, commission des affaires économiques, commission de la défense et cetera. Et les députés doivent obligatoirement faire partie d'une commission et dans laquelle ils vont préparer les textes qui vont arriver dans l'hémicycle. Donc c'est un peu les spécialistes, les députés se spécialisent dans quelques thématiques de leur commission. Et donc dans cette conférence des présidents, j'ai ces huit présidents de commission, les 11 présidents de groupe, mais six vice-présidents de LFI, de RN, 2 du bloc central.

Et là, on décide de l'organisation de la vie de l'assemblée, l'ordre du jour, les votes, les commissions d'enquête, donc tout ce qui va être le fonctionnement institutionnel de l'Assemblée nationale. Et là, c'est très simple, c'est super démocratique. Chaque, il n'y a que les présidents de groupe qui votent pour prendre des décisions et chaque président de groupe pèse autant que le nombre de députés qu'il a dans son groupe et il faut atteindre la majorité. OK ? Et donc là, c'est le fonctionnement institutionnel classique. Et là, évidemment, tous les présidents de groupe sont là. Et moi, je n'ai jamais vu aucun président de groupe qui a voulu bloquer l'institution par son action.

C'est important hein, parce qu'on aurait pu dire le bordel dans l'hémicycle, ça vise aussi à déstabiliser les institutions. C'est pas le cas. Et là, c'est c'est tout ça, c'est filmé, c'est d'accord. C'est pas filmé. Et on décide quoi ? Ben, on va décider par exemple, c'est là qu'on va se dire on va examiner la loi de programmation militaire, on va y consacrer 4 jours et on va euh faire un vote solennel qui va avoir lieu telle date. Après, dans cette conférence des présidents, on a décidé mais eux vont s'engager un peu à dire euh je vais motiver mon groupe à aller là-dedans. Ensemble, on se met d'accord ou ils ont pas besoin, ils sont présidents de groupe.

C'est eux qui décident et donc mais on parle pas du fond du texte, on parle vraiment c'est l'organisation. En revanche, on a décidé un truc dans cette conférence des présidents qui est vachement intéressant. On a décidé que on a nous Assemblée nationale, on a le droit de déposer des textes qui sont d'origine parlementaire et on a tous les mois une semaine d'ordre du jour parlementaire où c'est nous qui décidons, c'est pas le gouvernement. Et comme on a plus de majorité, il a fallu trouver une façon d'inscrire ces textes. Et moi, je leur ai proposé, tu vas voir ça va t'intéresser.

J'ai dit pour accéder à l'ordre du jour, il va falloir que les textes dès le début soient portés par des députés qui font partie de la majorité et d'autres députés qui font partie de l'opposition. Et donc, j'ai Tu me vois réfléchir parce que je sais plus qui est la majorité aujourd'hui, justement. Mais du socle et pas du socle. dans cette il faut qu'il soit par un député socialiste et un député de ensemble pour la République un député et on a c'est la condition la dans cette semaine là et dans cette semaine là depuis 2024 par exemple on a adopté 30 textes.

par exemple dans une semaine qu'on a appelé les semaines transpartisanes qu'on a adopté la un texte qui est important sur la définition pénale du viol où on a dit qu'il fallait introduire la la notion de consentement et ben ça c'est typiquement un texte qui est porté par une écologiste et quelqu'un d'ensemble pour la République et qui arrive dans cette semaine d'origine parlementaire. Donc tu vois que le transpartisan, le on est de la majorité de l'opposition et on va porter quelque chose ensemble, en vrai, ça existe à l'Assemblée nationale pendant ces semaines-là de l'Assemblée. Sauf que quoi ?

C'est que personne n'en parle et que les députés eux-mêmes, en fait, les groupes politiques ne seproprient pas en tant que transpartisan. Ils vont se l'approprier en disant "J'ai réussi, j'ai porté ça, j'ai gagné." Tu vois ? Et c'est dommage parce que ça existe vraiment dans l'hémicycle.

Et ce qui est intéressant, c'est que ça a changé la mentalité des parlementaires quand en fait pour comme ils savent que pour une fois ils vont accéder à l'ordre du jour de l'Assemblée et ben en fait ils vont chercher les copains d'autres groupes politiques en disant bon tu veux pas qu'on travaille là-dessus, tu veux pas qu'on travaille là-dessus et quand ils décident de travailler ensemble ils vont plus mettre l'accent sur ce qui les rassemble plutôt que sur ce qui les divise. Ça fonctionne mais ça fonctionne ce que je ce que je sur des choses qui sont moins politique, ce que je veux dire. Non non non.

Moins politique, ce que je veux dire, c'est que le consentement euh autour du viol, je veux dire, tu peux avoir des gens qui sont contre. Bon, ça n'a pas été voté à l'unanimité. Oui, oui, oui, d'accord. Après ça, [rires] je pas de commentaire mais euh euh si je vais en faire un, ça [rires] c'est vraiment des gros cons. Non, mais je veux dire, il y a pas de sujet. Je veux dire, à un moment voilà. Cependant, euh si tu vas sur des textes qui sont plus politiques sur faut-il plus d'état ou moins d'État, ça fonctionne pas. Exactement.

Mais justement parce qu'on n'est pas dans un régime parlementaire en France, on a quand même et c'est la 5e République la prééminence du président de la République et du gouvernement, premier ministre et du et et son gouvernement. Et en fait, c'est là où le bas blesse finalement, c'est que le gouvernement, le président de la République même n'ont finalement pas pris acte de la composition de l'Assemblée nationale et de l'absence totale de majorité. Est-ce que nous on arrive à faire sur des quelques textes et qui sont pas les gros textes qui vont réformer vraiment euh notre notre pays ? En fait, c'est parce que ça doit venir du gouvernement.

C'est les grandes réformes dans notre pays, elles viennent du gouvernement. Elles vont pas venir de l'Assemblée nationale. Et donc, on voit bien que quand le gouvernement quand tu regardes le gouvernement en 2022, on n' pas de majorité, on est en majorité relative. le gouvernement ne s'ouvre pas. Il y a pas de ministres qui appartiennent à d'autres groupes que la majorité du président de la République. Et en 2024, on a un gouvernement qui n'a pas d'assise majoritaire à l'Assemblée nationale puisque il est soutenu par les partis de la majorité plus la droite républicaine mais en s'additionnant ça fait toujours pas la majorité. Donc on a un gouvernement qui n'a pas changé de logiciel en fait.

Et c'est là où moi je crois que le bas blesse, c'est qu'en fait on a une assemblée nationale qui commence péniblement hein avec beaucoup de difficultés à rentrer plus dans une logique de coconstruction. Mais cette fameuse coalition, elle doit venir du gouvernement. Dans tous les autres pays, elle vient du gouvernement. et nous on peut pas l'imposer. Est-ce qu'il y a un moment où aussi euh on écoute suffisamment les Français ? Je me je me pose cette question, c'est-à-dire que euh ton premier groupe d'opposition, c'est le RN.

Euh sachant que alors je sais que tu te bats pour la proportionnelle, on va en reparler aussi, mais euh le RN en fait s'il y avait une proportionnelle, il serait probablement encore beaucoup plus haut. Il serait peut-être même peut-être pas dans l'opposition euh on sait pas.

Euh LFI fait des scores aussi importants et malgré tout ça, à un moment en gros on dit je je peux pas dire si je suis d'accord pas d'accord mais non on peut pas les toucher là il y a même moi quand j'invite Sarah Knafo ici je me fais déchirer je me fais déchirer j'invite Rufin je me fais un peu moins déchirer mais quand même évidemment c'est pas les mêmes mais voilà tu dis mais attendez mais e ces gens-là Euh, ils font des votes, hein. Il y a beaucoup de Français qui votent pour eux. Donc juste à un moment, arrêtez de mettre comment on appelle ça ? Ils appellent ça en Belgique la le cordon sanitaire. Tu dis "Mais attends, mais sanitaire quoi ?" En fait, on dit quoi ?

Il y a la moitié des Français qui puent ou qui sont malades et puis et puis voilà. Donc, on doit pas parler avec eux. Alors toi, tu parles avec eux puisque pas le choix. par mais je me suis surtout battu pour qu'ils exercent des responsabilités à l'Assemblée nationale et pour qu'il soi membr du bureau de l'Assemblée nationale. C'est pas un problème ça ? Mais mais justement c'est c'est pour ça que moi j'ai j'ai demandé au groupes politiques de faire en sorte que chacun puisse être présenté à sa juste place à l'Assemblée nationale dans les instances de l'Assemblée nationale, ce qui était pas le cas en 2024.

Moi, j'ai pas de RN au bureau de l'Assemblée nationale, j'ai pas d'UDR, c'est le groupe d'Éric Siot et puis ACC et j'ai pas de modem non plus. Et c'est une énorme anomalie démocratique à l'Assemblée nationale. Chacun doit être présenté dans toutes les instances à leur juste place. Et donc, je me suis battue et j'ai réussi à convaincre tout le monde de changer la composition du bureau pour que chacun puisse y être présenté comme il se doit. Parce qu'effectivement et c'est exactement ce que tu dis, c'est qu'en fait derrière il y a des votes, il y a des millions et des millions de français qu'il ne faut pas mépriser. Qui dis j'en ai récord sanitaire en fait vous me saoulez.

Enfin je je veux pas être ostracisé parce que je Exactement. Chaque voix est égale. Après donc chaque député a la même légitimité et là aussi parfois on me dit oh là là mais il est tel député c'est infernal et tout ça mais je rappelle toujours mais il a été élu et et ben on est dans une démocratie. On parlait de la Chine tout à l'heure. Euh c'est pas la même chose hein, le Parlement chinois. Chez nous et bien on a le droit d'être radical parce que les électeurs de la France insoumise, ils attendent de leurs élus de la radicalité. C'est la démocratie.

Et la France insoumise, elle porte la voix de centaines de milliers de Français ou de millions de français qui se reconnaissent dans ces parlementaires. De la même façon, le Rassemblement national porte la voix de millions et des millions de Français qui se reconnaissent dans ces parlementaires. Moi, mon job, c'est de faire en sorte que l'Assemblée nationale, elle tourne avec le vote des Français. C'est ça mon job. Et c'est pour ça que moi je me bats tous les jours pour que l'Assemblée nationale elle tourne. Alors c'est vrai que c'est chaotique, parfois ça gueule, parfois il y a des incident.

Donc dans ce cas-là, ben par moi je peux sanctionner, je sanctionne et la France insoumise me me reproche suffisamment de trop sanctionner. Bah ça dépend, j'ai quatre sanctions possibles. Alors elles sont en il y a de la gradation. Première sanction, c'est la petite table sur l'épaule. C'est le rappel à l'ordre. simple, c'est vraiment dire bon ben ça suffit mais il y a pas de conséquence là. Et celle-là c'est euh moi qui peut la prononcer ou mes six vice-présidents quand ils sont sur le perchoir.

La deuxème sanction, il y a que moi qui peut la prononcer euh sur le perchoir et autrement elle peut être prononcée en bureau de l'Assemblée nationale, c'est le rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal. Celle-là, c'est une amende qui correspond à un/art de l'indemnité parlementaire. Donc c'est 1500 € d'amende en gros, c'est pas c'est pas négligeable hein. C'est c'est une c'est une vraie sanction. Les deux autres sanctions, c'est la censure et la censure avec exclusion temporaire. La sens et elles peuvent être prononcées celles-là. Alors c'est vraiment une gradation et c'est intéressant parce que c'est le processus démocratique. C'est moi qui doit la proposer.

Le bureau doit en approuver le principe et après elle doit être votée par l'Assemblée nationale réunie. Donc il y a trois étapes et la censure c'est un une demi indemnité parlementaire en moins. Donc c'est 3000 € d'amende en fait. Et la censure avec exclusion temporaire ça c'est un mois d'indemnité parlementaire donc quasiment 7000 € brut et 15 jours d'exclusion. Ça veut dire que vote plus on vient plus. Tu tu ne viens plus. Et là, c'est assez c'est ra parce que tu as un nuissier qui vient te chercher dans ton bureau si tu y est en fait et il te sort de l'Assemblée nationale, tes badges sont désactivés, tu n'as plus le droit de pénétrer dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Et il y en a eu, on l'a fait à quatre reprises sous cette mandature, deux pour des députés qui ont causé des incidents de séance et de des incidents de séance donc gravissimes qui en fait ont empêché la reprise des débats. C'est pas c'est pas c'est pas un incident de séance comme un autre. C'est un incident de séance qui fait que par ton attitude, tu empêches la démocratie de fonctionner en fait puisque l'Assemblée nationale ne peut plus avancer. Et ça, dans une démocratie, il y a rien de plus grave que par ton attitude d'empêcher cela. Donc ça, exclusion temporaire, c'est normal, on exclut comme ça, on peut reprendre nos travaux.

Et puis on a sanctionné deux parlementaires qui avaient des utilisations indu de leur frais de mandat qui était choquante et donc et qui correspondait à des fondes fautes déontologiques et ceuxl ont été exclus à l'unanimité euh de l'Assemblée nationale. D'accord. Y compris par leur leur y compris par leur parti. Exactement. [grognement] Euh si je fais un petit bilan de ce qu'on se dit depuis euh une petite heure, pas encore euh en tout cas sur la partie de l'assemblée, du fonctionnement, je me dis bon euh tu fais ce que tu peux avec ce que tu as. [rires] Exactement.

Euh et je vais le redire pas dans des euh décisions périphériques sont des décisions importantes pour des Français au quotidien. tu parlais de du consentement et du viol, on n'est pas dans quelque chose de de pas important, soyons clair, euh mais qui vont pas euh euh notamment engager la France versus ce ses compétiteurs européens ou internationaux dans un une compétitivité qui vont pas faire que on va être Alors, est-ce que c'est on peut appeler ça du régalien ? Je crois pas hein. C'est c'est exactement. Non, parce que sur le régalien, on arrive à trouver aussi des majorités.

Euh mais tu vois là, on vient de voter encore la semaine dernière une loi importante et c'était aussi une initiative parlementaire, une proposition de loi sur qui crée l'aide à mourir dans notre pays. Et là, c'est un texte qui a navigué pendant 2 ans alors qu'il n'y avait pas de majorité. Et nous, Assemblée nationale, nous avons réussi à délibérer et à voter ce texte là où le Sénat dans lequel il y a une majorité n'a même pas réussi à le faire. Donc on peut y arriver sur des sujets effectivement qui sont moins clivants ou qui où les clivages ne sont pas les mêmes que du clivage gauche droite classique, ça être plus religieux sur démontologique éventuell voilà progressiste et cetera.

Et donc là on y arrive. Après sur le régalien, on a réussi à trouver des majorités. Euh donc la la l'action militaire de la France, on a quand même doublé le budget de la défense entre 2017 et aujourd'hui. Donc on a toujours trouver des majorités queles que soit euh les les circonstances euh sur la justice et cetera, on a trouvé des majorités. Enfin vraiment, moi je je maintiens, je trouve que le c'est pas la c'est pas l'Assemblée nationale le problème dans et ne nous trompons pas, si on considère que c'est l'Assemblée nationale le problème, on n'y arrivera pas en 2027 non plus. C'est ça le truc et c'est pour ça que je pense qu'il faut vraiment dézoomer et il faut changer de regard.

Tu parlais tout à l'heure des Français, je suis convaincu qu'effectivement on nécoute pas suffisamment les Français et qu'on a en fait on a un pays qui est hyper ultra tout le monde le dit centralisé. C'est ça qui va pas c'est qu'on n pas les bonnes méthodes de décision et on n pas le bon niveau de décision. Et si on reste comme ça, quel que soit celui ou celle qui sera dans qui tiendra les reines de la nation, on n'y arrivera pas. Quelle est la solution ? Alors, il faut le il faut le décentraliser. Il faut comment on fait là ?

J'entendais le nouveau premier ministre anglais ce matin qui disait qu'il allait faire un un deuxième potentiellement un deuxè une deuxième assemblée ou un deuxième à Manchester parce que lui c'est l'ancien maire de Manchester euh pour justement décentraliser. Bon alors après en effet si on faisait Paris et Marseille, ça reste quand même deux grosses villes. Est-ce que c'est comme ça qu'on écoute les Français ? Je sais pas. Euh c'est un début hein, mais euh [rires] euh et quelles sont les solutions à tout ça ? Et après, je voudrais revenir aussi sur quand même l'assemblée, la proportionnelle et les autres solutions.

Euh les solutions, je pense que on dit Bernham, je l'avais pas je l'avais pas retenu encore. Je pense que euh il faut vraiment qu'on ait le bon niveau de décision pour avoir des bons résultats. En fait, pourquoi il y a du populisme qui monte ? qu'il y a une crise des résultats. C'est que les Français viennent nous dire en fait mais ça fait 10 ans que vous êtes aux responsabilités en fait dans ma vie quotidienne ça n'a pas changé, j'ai toujours pas accès à mon médecin et cetera. Donc c'est là il faut absolument qu'on puisse expliquer la complexité des choses mais ça suffit pas. Il faut des résultats et pour avoir des résultats, il faut se placer au bon niveau de décision.

Ça, j'en suis convaincu. Donc ça, c'est de la décentralisation, c'est euh la déconcentration, c'est donner plus de pouvoirs aux élus locaux, que ça soit les régions, les départements, les et et les les villes, mais aller au bout. Tu vois le cette semaine, la semaine dernière, vendredi, j'étais euh à la centrale nucléaire de Tricastin. On a parlé formation pro disant euh on a besoin euh de d'ouvriers qualifiés, on a besoin d'ingénieurs, on a besoin de soudeurs, d'électriciens et cetera.

C'est intéressant d'avoir décentralisé la compétence formation parce que c'est les régions qui s'en occupent et les régions au moins elles savent sur leur territoire de quoi elles vont avoir besoin dans l'avenir et il faut un peu de la planification, de la stratégie pour pouvoir mettre en face les bonnes formations.

Après, il faut aussi et tu en parlais pour la Chine par exemple qu'on réforme vraiment de façon importante toute notre formation pro parce que aujourd'hui on forme encore des gamins sur des métiers qui n'existent plus mais qui n'existent pas plus aujourd'hui qui existaient déjà plus il y a 10 ans et donc là il y a une lenteur une force d'inertie pour réformer notre pays mais pour avoir des résultats concrets parce que le résultat tu vois à Triestin et ailleurs c'est qu'en fait à 20 25 % de chômage des jeunes et en même temps tu as des boîtes qui cherchent des employés qui n'en trouvent pas. Donc tout ça il faut tu parlais de rond et de carré.

Aujourd'hui, on fait rentrer, on essaie de faire rentrer les ronds dans des carrés, ça marche pas. Il faut absolument que sur le plan de la formation euh par exemple de nos jeunes, on réaligne tout ça. Ben pour le réaligner, il faut avoir une vision stratégique du développement économique. Mais après, il faut que faut mettre en responsabilité les acteurs locaux et après il faut que l'État accompagne a à travers justement des réformes, des lycées pro et cetera. Donc remettre la décision au bon niveau pour pouvoir avoir vraiment une vraie capacité d'adaptation et je pense que ça c'est essentiel. Après, il faut remettre les Français aussi au cœur.

C'est-à-dire moi j'ai juste pour rester juste avant de revenir sur le les Français au cœur, tu retiens ça pour y revenir juste après. Mais euh dans la décentralisation, moi ce qui m'inquiète toujours, c'est qu'on rajoute toujours des couches. Ouis. Ouais. Et dans quelle mesure on peut savoir décentraliser sans tout contrôler, sans rajouter une couche, sans enfin, je veux dire à un moment et donc faire confiance quand même aux régions qui sont disparates, qui sont élues par des jeunes, par des personnes différentes qui sont élus. Ouais. Et ça c'est chouette, c'est la voix des Français.

Là aussi en fait quand tu donnes le pouvoir aux régions, tu donnes tu tu redonnes du pouvoir aux Français puisque c'est eux qui ont élu leur les dirigeants de région, les présidents et c'est un scrutin à la proportionnelle et il y a des assemblées régionales avec des élus qui exercent des missions. Donc on a la la structure, elle existe. Maintenant le nœud c'est quoi ? C'est que en fait l'État central a un mal fou à lâcher les compétences. Et donc en France, on est dans un système où on a un état qui décentralise mais qui continue à agir quand même.

Et on a après des personnes qui sont en responsabilité, que ça soit dans les mairies, les départements ou les régions qui essayent d'étendre leurs compétences. Et donc on se retrouve quoi ? Quiconque a fait la moindre inauguration d'un pas de tir au tir à l'arc dans sa ville voit défiler en discours le maire, le président de l'interco, le président du conseil départemental, le président du conseil régional et puis bah tant qu'à faire le député ou peut-être le préfet ou son représentant parce que tout le monde a mis 3 € là. On a ça c'est pas possible. Il faut quand on dit décentraliser, il faut qu'on ait quelque chose où vraiment on se dit qui fait quoi. Mais tout le monde ne fait pas tout.

Aujourd'hui, on est dans un pays où tout le monde fait tout et ça devient un enfer pour les citoyens et pour l'efficacité. Tu as zéro efficacité. C'est imagine une boîte où tout le monde ferait tout, tout le monde s'occupe de tout. Ça marche pas. On a besoin à chaque fois d'avoir pour n'importe quel projet un chef de fil et en plus effectivement tout le monde fait tout. Personne n'est responsable. C'est toujours la faute de l'autre. Et c'est ce qu'on entend en France. C'est la faute de l'autre. Tu entends les présidents de région, c'est la faute de l'État. L'État, il vient dire c'est la faute du département. Enfin, c'est insupportable.

Donc en fait, il faut remettre chacun dans son cœur de compétence et en face de ces compétences, c'est la responsabilité qui va avec. Et déjà là, on aura gagné en démocratie puisque on parle d'élus et en plus on aura gagné en efficacité. Et on reparlait des citoyens. Ouais. Je suis très favorable à la consultation des citoyens. J'ai proposé depuis des années que on fasse des référendums régulièrement. Moi, j'avais parlé de journée de la participation où on ferait tous les ans un référendum sur des questions centrales. Il faut ouvrir le champ du référendum qui on ait plus de capacité à à interroger les Français directement.

Alors quand je dis ça, les Français, ils me disent toujours "Oui, mais il faut nous écouter derrière parce qu'ils sont traumatisés et ils ont raison de ces référendum où on n' pas écouter ce qui nous ce qu' ce qu'ils ont dit." Et là, il y a un voyez, tu vois, en fait, le contrat de confiance, ça va dans les deux sens. En fait, on dit souvent on les les Français font pas confiance aux politiques et c'est les études d'opinion, on voit ça partout tout le temps. Mais interroge-toi, est-ce que les politiques font confiance aux Français ?

En vrai, non, on a le côté déjà quand on les consulte, on nécoute pas la réponse et puis autrement on dit en fait dormez tranquille brave gens, vous nous avez élus, laissez-nous gérer et puis vous verrez, vous serez vous serez content parce que nous on est plus intelligent et tout ça c'est de la connerie en fait. Les Français, ils veulent pas de ça.

Et je le vois quand je fais des réunions publiques, quand on parle à l'intelligence des gens, quand on vient leur expliquer, c'est pas de la pédagogie, mais quand on vient expliquer, confronter les idées et cetera, en fait, on a des des des gens qui sont tout à fait qui qui qui sont même heureux de rentrer dans le débat et et de venir discuter des choses. plus de démocratie directe, j'y crois beaucoup, plus de décentralisation et enfin plus de confiance au corps intermédiaire. En fait, ça aussi c'est une promesse complètement déçue. On avait président avait dit on ferait différemment, on n' pas gouverné différemment en fait.

Et euh tu parlais des de la réforme des retraites, en fait une réforme des retraites qui se fait sans sans les syndicats, ça marche pas. On l'a vu, ça marche pas. Donc en fait, il faut faire confiance à la démocratie sociale des consultations avec les syndicats. Mais en fait, ça doit pas être des consultations. Tu parlais de responsabilité, faut les mettre en responsabilité aussi. Regarde, quand on les met en responsabilité sur l'agir carco, ça marche très bien.

Et ben, mettons-les en responsabilité sur beaucoup plus de choses qui concerne les travailleurs et pourquoi pas leur donner les clés du système de retraite dans son ensemble en fixant des objectifs, des objectifs de euh voilà, il doit être à l'équilibre ou euh voilà, quelles sont les clés et après mais débrouillez-vous. Mais ce qu'il faut ce que ça veut dire aussi, ça veut dire que vous êtes obligé de vous entendre. Vous ne pouvez pas dire "Ah ben, on s'est pas entendu, donc on redonne les clés au gouvernement." Ça marche pas ça. Alors je moi je trouve ça très bien dans l'idée parce que on arrive à un probablement un consensus en compromis. Mais moi par exemple, je suis pas syndiqué.

Je suis pas au MDF, je suis pas euh donc je suis je suis patron, je suis pas syndiqué. Et et quelque part, c'est aussi ça m'obligerait du coup à me syndiquer. Je peux Ouais. Mais je suis aussi assez content de me dire quelque je vote aussi pour pour ça quelque part pour un enfin je je là je réfléchis en ne parlant hein, je suis pas mais euh euh notamment dans le dans le patronat, le MDF est tellement fort que tu je je saurais même pas citer d'autres syndicats patron. Peut-être que tu pourrais créer un autre syndicat. C'est possible. Non, mais moi je peut-être que euh si justement les syndicats avaient euh un réel rôle et une réelle puissance, peut-être que ça inciterait les gens à se synder.

Peut-être que les gens ne se syndiquent pas comme les gens ne votent pas en se disant en fait on vote pas parce que ça sert à rien. Peut-être que beaucoup de travailleurs se disent que ça sert à rien parce que finalement c'est les syndicats ne sont pas décisionnaires. Si demain les syndicats avaient un rôle accru, qu'ils étaient décisionnaires, qu'il pouvaient avoir vraiment de l'impact sur ta vie, et bien peut-être que tu te syndiquerais, peut-être que tu créerais un syndicat, peut-être que tu ferais davantage porter ta voix dans cet univers là. Donc moi, je pense que c'est c'est c'est pas c'est pas un frein. Bien au contraire.

Après euh le coût du programme, j'entends, tu votes pour un président de la République qui a ça dans son programme qui va avoir la retraite à 65 ans dans son programme confère Emmanuel Macron en 2022. Mais est-ce que tu crois et moi j'ai eu des échanges avec des des députés qui sont pas de la majorité qui me disent "Mais moi, j'ai voté Macron en 2022 au 2e tour mais j'ai voté Macron parce que je voulais faire barrage à Le Pen.

J'ai pas voté Macron parce que il portait la retraite à 65 ans." Donc en fait le vote aujourd'hui au 2e tour de la présidentielle ne constitue plus un un un satisfait site ou un bon pour appliquer le programme à 100 % parce que ça fait quelques élections quand même que c'est le cas en plus ça fait quelques élections que c'est le cas. Il y a beaucoup d'abstentions et euh on voit bien que finalement l'adhésion, si tu regardes l'adhésion au premier tour, c'est quoi ? 20 % des votants.

Donc tu peux pas te targuer d'être élu à la présidentielle pour dire "Moi, les Français m'ont euh dit que mon programme, il votait pour mon programme en majorité, que c'est ce programme qui allait être appliqué." C'est pour ça que je plaide pour une autre façon de gouverner parce qu'en fait l'élection présidentielle ne tranchera strictement rien de dans la capacité du pays à vraiment se transformer, à se réformer. Ce qui est difficile en plus de tout ça là, on est dans de la politique, on va revenir après sur l'Assemblée nationale, mais c'est la cette fracture des Français qui est pas d'ailleurs que politique gauche droite, c'est sur plein d'aspects.

quand tu me parlais tout à l'heure de des gilets jaunes par exemple si on les remonte alors j'ai un peu halluciné après mes mon échange avec Édouard Philippe ici de la la véhémence de ce groupe qui existe toujours. En tout cas lui il se prend des sauts de sur le sur la tête sur les réseaux sociaux dès dès qu'il apparaît en fait c'est assez assez incroyable. Euh mais quand on y repense cette histoire, alors c'est né des 80 km/h sur les routes nationales à Dou. Ouais, exactement. Et en fait, il y a un moment on se dit bon attends cette loi lui la défende. Je dis mais c'est juste A + B encore une fois carré rond. Il y a plus de morts 80 km/h, ça baisserait largement le nombre.

C'était pas une loi, c'était une décision juste du gouvernement de l'exécution. Très bien. Et euh et merci de la précision. Et puis à un moment, on se dit "Mais moi il m'est arrivé un truc ce weekend, j'étais euh j'étais au Touquet, alors pas avec le président mais j'étais au Touquet. Et puis euh et puis je vais euh en 19h, je vais au Safran, le bar un des bars de plage du Touquet. Je vais prendre une bouteille de vin et puis une bouteille de de deux trois bouteilles de bière. Et puis là, il y a un CRS qui arrive, un policier, police nationale, et puis qui me dit euh "Vous avez pas le droit de boire de la bière sur la de boire dans une bouteille en verre sur la plage ?" Pardon ?

Dit c'est dangereux. J'ai d'où j'ai pas le droit de boire ? Il dit c'est un arrêté municipal. C'est municipal, c'est pas voilà. Alors déjà, on a plus le droit de fumer hein sur les plages depuis euh euh et euh et puis là, on a plus le droit de boire dans des bouteilles en verre. Il me dit "C'est dangereux ?" Je dis "Pourquoi c'est dangereux ?" Il me dit "Ben si la bouteille tombe euh il y a du verre." J'ai dit "Si la bouteille tombe déjà c'est du sable." Donc bon, a priori euh je sais pas.

Et puis euh et en fait à un moment je je lui dis euh avec beaucoup de respect, hein, mais ça saoule, enfin juste et sur le coup, il m'a répondu genre "Vas-y, tais-toi, tu m'as saoulé." Genre euh voilà et je dis non mais attendez j'ai juste le droit de dire que ça saoule quand même. Je suis en démocratie, j'ai le droit de dire que ça saoule. Et là il m'a regardé, il m'a dit "Vous savez quoi ? En vrai, je suis un peu d'accord avec vous.

Cependant, moi mon job c'est de faire appliquer la loi ou les décrets et cetera et cetera." Et là, on se dit "Mais est-ce que j'ai vraiment envie de vivre dans un monde où on m'empêche de boire de la bière en bouteille sur une de plage Enfin, je veux dire avec ou de fumer des clubs. Je veux dire à un moment qu'on me mette une amende de 500 balles parce que je lâche mon Mego sur la Ça, je suis d'accord. Je veux dire, à un moment, c'est inadmissible. Après, ouais, je suis d'accord. En fait, faut voir pourquoi il a pris cet arrêté là le maire. J'en sais rien. Est-ce qu'il y avait des centaines de bouteilles en verre qui traînaient sur la plage tous les matins et qu'il fallait ramasser tout ça ?

J'en sais rien. Oui, mais à ce momentlà qui qui trouve les gens qui les laissent. Mais justement, moi je te je te disais tout à l'heure, j'ai habité au Japon. au Japon euh il y aurait personne il viendrait à l'idée de personne d'écraser un mégo de clop par terre. Bah oui, ça ne se fait pas. C'est même pas une question de plus mais voilà. Non mais c'est même pas une question d'amende et tout. C'est une question aussi de sens civique social de ce ça ne se fait pas et donc on ne le fait pas. En France, on a quand même quand tu te balades dans la rue, tu vois encore plein de moso par terre. C'est pas comme si on savait pas que ça pollueit. C'est pas comme s'il y avait pas des cendriers partout.

C'est pas comme si on distribuait pas des petits cendriers de poche et tout ça. Je dis quand même mais dans quelle société on est où on a encore des gens qui continuent à écraser leur Mot de club par terre où on a encore des gens, tu as dû voir ça plusieurs fois dans dans ta récemment, des gens qui jettent des trucs par-dessus la fenêtre de leur bagnole parce qu'ils ont fini de boire. Tu as la bouteille qui part ou le Cleanex qui part ou là mais c'est insupportable. Donc je ne sais pas pourquoi le telle ou telle mère euh prend ce type d'arrêté, mais en tout cas ce qui est sûr c'est que ça va dans les deux sens.

Je pense que oui, il faut arrêter d'emmerder les gens et de prendre des arrêtés, des réglementations comme ça qui euh sont du détail et qui nous pourrissent la vie. Mais ce que je voulais dire, c'est qu' faut faire respecter déjà la loi. Moi, on n pas le droit de de jeter la bouteille. On a pas le droit de jeter les les m Non mais làdessus, je suis d'accord mais c'est pas une question, faut pas l'envisager comme étant le droit.

En fait, je jette pas la bouteille par terre, pas parce que j'ai pas le droit, mais parce que c'est crade, parce que ça pollue, parce que c'est juste sale et que je suis un citoyen, je veux vivre dans une ville qui est propre par exemple et donc pour que cette ville soit propre, j'attends pas à ce qu'on nettoie les trucs que je fous par terre, je le fous pas par terre. Je pense que là aussi, non mais tu vois, je suis d'accord. Mais ce que je voulais dire par rapport à la vitesse notamment, en fait, je reviens sur le calcul. Il est bon le calcul 80 km/h, il y a moins de morts mais à 2 km/h, il y aurait beaucoup moins de mort.

Mais parce que en fait parce qu'en fait on verrait les voitures arrivriver parce que et puis si on mettait 2 km/h et qu'on pouvait pas rouler de nuit parce que quand même la nuit on voit moins bien. Je veux dire, on peut aller très loin mais les 80 kmh. Moi j'ai jamais été favorable à ce truc-là. Euh je comprends la logique et c'est celle que tu décris maintenant à chaque fois que euh moi je vais beaucoup beaucoup euh dans toute la France et euh moi j'aime bien conduire donc je conduis à chaque fois que je suis dans une grande ligne droite. Ouais bah tout à tout en fait pas la semaine parce que j'ai euh un chauffeur du fait de mes fonctions.

Donc à Paris pour mon trajet domicile assemblée ou quand je suis en déplacement officiel je suis conduite parce que c'est des questions de sécurité. Après dès que je suis moi solo, je prends ma voiture et j'ai mes officiers qui suivent. Mais j'ai voilà, je pars. Je suis partie en Normandie l'autre jour avec mon dernier fils. On est parti tous les deux pendant 48 heures. C'est évidemment moi qui conduit. Et là, je lui faisais encore la remarque en lui disant "Mais sur cette route-là qui est droite, il y a aucun problème.

Il y a aucune raison que ça soit du 80 km/h." Et je comprends les gens qui vont tous les jours au boulot, qui empruntent tous les jours cette route et ben en fait le temps qu'ils vont perdre, le temps même psychologique en fait qu'on vient de les faire chier là-dessus en fait ça nourrit truc faut arrêter d'emmerder les Français et on le ressent bien quand on est dans ces circonstances là. Mais je vais te prendre un autre exemple là. Moi, j'ai j'ai mon portail est défoncé à la maison. Bon, et donc c'est ça fait 6 plus de 6 mois qu'il est défoncé. Donc mon mari a fait un dépôt de truc pour on va changer notre clôture et on va réparer le portail et on fait à l'identique.

Ben, on a toujours pas l'autorisation de faire à l'identique. On a notre devis, on a déposé la déclaration à la mairie, il y a eu la consultation de l'architecte des bâtiments de France, il a fait sa réponse mais la mairie demande trois pièces en plus et cetera. On y est encore en attendant, moi j'ai l'entreprise qui a fait son devis qui était prête à bosser et ben et c'est à l'identique. J'ai pas tu vois, on fait pas un truc en rose, on n'est pas l'entreprise, elle a l'habitude de bosser donc sur cette commune, donc elle connait le truc présidente de l'Assemblée nationale.

Tu peux pas tu peux pas dire à un moment je vais le faire vite fait, tant pis, on s'en fout parce que alors là tu vas te faire emplater mais le résultat des cours, c'est qu'en fait j'ai une boîte qui bosse pas. Ouais sur ce projet là, moi j'ai toujours mon portail défoncé. Euh et en fait c'est ça qui est chiant en fait. Tu te dis c'est des trucs simples, ça devrait pouvoir se faire rapidement. Tout est long, tout est compliqué dans pays et c'est ça qu'il faut simplifier. Ça veut pas dire et c'est des petits trucs comme ça mais qui en fait si on arrivait à les gérer ben on déverrouillerait beaucoup de choses.

Et donc ça c'est le problème des pays riches comme disait ton ami chinois euh de l'Europe. Euh on stigmatise beaucoup l'Europe là-dessus en ce moment mais je pense que c'est très vrai. Euh de la France euh c'est qu'est-ce qui peut le régler ça ? C'est le c'est le gouvernement. C'est pas l'Assemblée nationale ça. Moi oui c'est le gouvernement. gouvernement, il peut faire des trucs de simplification. Ça c'est alors on a fait des lois de simplification mais c'est pas les lois qui vont changer ça.

C'est vraiment c'est au quotidien partout c'est euh que les ad Mais c'est important aussi si tu décentralises, tu déconcentres, ça simplifiera parce qu'aujourd'hui en fait tu as beaucoup de complexités qui viennent euh parce que c'est centralisé, ça vient d'administration centrale qui pondent de la réglementation qui doit après s'appliquer sur le terrain, sauf que eux sur le terrain ils n'y sont pas et donc c'est parfois mal adapté. mal calibré et cetera.

Donc en fait, c'est pour ça que la gouvernance c'est pas neutre, c'est pas c'est pas juste pour se dire ça serait mieux comme ça, c'est que ça serait plus efficace dans la recherche de bons résultats mais aussi dans le processus qu'on met en place. Tu tu raccourcirais les délais aussi. Donc c'est l'enjeu de la gouvernance pour moi, il est il est majeur. Après, c'est l'esprit très français hein de vouloir toujours créer de la norme, créer de la règle.

Mais en fait, tu vois, en venant dans la voiture tout à l'heure, je me posais la question à quoi ça sert justement que moi, il y a le Brun Pivet, citoyenne qui n'ait jamais fait de politique, à quoi ça sert que je sois là et à quoi ça sert que je fasse de la politique ? Et c'est quoi le regard que un peu même si ça fait 9 ans que je fais de la politique, un peu le regard neuf que j'ai par rapport à tout ça. Mais en fait moi les bras m'en sont tombés et m'en tombent encore aujourd'hui quand je vois certains processus, la lenteur, la complexité, je donner un exemple qui me révolte, mais révolte et j'ai tu vois moi à mon niveau, j'ai pas réussi à le faire changer.

J'ai eu comme tu le sais peut-être un cancer du sein. Moi j'ai j'ai eu de la chance, il a été détecté au bon moment donc j'ai juste eu une opération et après de la radiothérapie, maintenant de l'hormonothérapie et mais j'ai et j'ai pas eu de massectomie dans mon opération et mon cancer c'était en 2022. Euh et j'ai rencontré il y a 1 an maintenant présidente d'un ordre des kinésithérapeutes qui m'explique qui vient me voir en me disant voilà quand une personne une femme subit une massectomie elle a de la rééducation à faire et il n'y a pas aujourd'hui de cotation pour la rééducation suite à une massectomie.

Nous kinésithérapeutes, on est obligé de mettre sur l'acte pour se faire rembourser, pour que la patiente se fasse rembourser, qu'on fait de la traumatologie de l'épaule. Alors, je dis mais c'est quoi ce truc ? C'est n'importe quoi. C'est pas comme si euh c'était nouveau les questions de cancer, cancer du sein et cetera. Et je dis mais et ça a quoi comme conséquence ? La conséquence par exemple, c'est qu'on peut pas faire les deux on peut pas traiter les deux seins en même temps parce que on n' pas le droit de faire deux actes le même jour de traumatologie de l'épaule.

Bon, donc je prends mon petit mon petit stylo, j'écris ministre de la santé de l'époque et j'expose le truc, j'envoie le dossier, mes équipes suivent et cetera et on m'explique que oui oui, on l'a bien à l'esprit, qu'il va falloir changer mais qu'il faut changer toutes les cotations et cetera, qu'on peut pas changer juste une cotation sur un acte ou en créer une de façon individuelle, mais qu'il faut revoir tout le système. Et bien, il y a quelques jours, j'ai demandé à mon collaborateur au fait où ils en sont. Bah nulle part, c'est en cours. Et c'est ça moi qui me révolte et je pense que c'est ça dont les Français ne veulent plus. Des trucs simples. Est-ce qu'on peut pas ?

Et en fait on vient t'expliquer mais non mais c'est pas simple mais c'est compliqué mais c'est bidule mais c'est machin et le résultat bah tu l'annules pas. C'est un nom que certains enfin ce nom c'est que beaucoup m'ont proché d'utiliser parce qu'on me dit que c'est un truc de très à droite et de fa chaud ce que je suis pasin euh mais euh ce qu'on appelle on l'a vu aux États-Unis en France l'état profond. Ouais, quelque part c'est alors on me dit ça n'existe pas, c'est un truc de complotiste et cetera.

En fait, peu importe, c'est juste un nom qu'on pose sur quelque chose comme ça, mais c'est juste se dire à un moment comment est-il possible qu'en 2026, enfin c'est là où on marche sur la tête et les choses fonctionnent pas et faut quand même un peu retourner la table à un moment et qui va le faire que la présidente de l'Assemblée nationale me dise ça aujourd'hui, me dise "J'ai suivi ça, j'ai eu ça, j'ai été" Donc tu es personnellement impliqué là-dedans parce que tu sais de quoi ces femmes euh ce qu'elles vivent et et ce qui leur arrive et et les les conséquences derrière et Ben en fait tu dis 3 4 ans enfin je sais pas combien de temps depuis combien de temps ça ça c'est sur la table et en fait c'est j'ai l'impression que on pisse dans un violon en fait pour parler très trivialement et c'est ça que en fait les Français ne supportent plus raison raison et ils ont raison mais tu vois c'est c'est des trucs en fait mais mais même chez moi, je le vois bien à l'Assemblée nationale en fait je pense qu'il faut vraiment secouer le cocotier tu vois c'est pas je pense qu'il y a pas c'est pas une question de de de fonctionnaires qui qui refusent de le faire, c'est qu'on a des processus, on a des habitudes.

On vient t'expliquer qu'on a toujours fait comme ça, que et en fait quelqu'un il on se refile le bébé va dire bon ben je suis saisie de ce truc donc je saisis tel truc et puis voilà. Donc moi je suis déchargée et puis c'est Bidule et puis Bidule va saisir machin et puis on va réunir truc et en fait c'est ça qui va pas et au bout du compte c'est là où le politique revient c'est que le politique n'est pas là pour taper du point sur la table et pour dire moi je veux que ça change maintenant voyez tu vois moi j'aurais aimé qui est ministre de la santé alors je je j'incrimine personne mais qui disent ça ça me choque et donc cette cotation là et ben on va la changer tout de suite.

On va pas attendre de changer les 2000 ou je sais pas combien il y a de cotation. Et puis si on est alerté sur autre chose et ben on va faire bouger les lignes tout de suite. Et en fait on on manque d'agileté, on manque de souplesse, on manque de réactivité et c'est ça qui va pas. Et donc c'est pour ça que si tu décentralises pas non plus, ça n'ira toujours pas parce qu'en fait cet état qui est ma tu vois qui est énorme et qui a du mal à bouger, c'est notre fameux PBO, notre fameux cargo. En fait si tu laisses tel quel on n'y arrivera pas. Et ça, moi je trouve que c'est, je le disais tout à l'heure hein, mais j'y reviens sur la Chine, c'était une entrepreneur cette fois.

On était dans le secteur privé hein, mais qui on lui disait "Mais waouh, c'est super vite." Elle nous regarde, "This is China speed." Donc c'est la vitesse de la Chine, c'est tout. Ça va ? Moi je enfin en fait ce qui est drôle c'est quand on regarde autour de nous tous les jours et je suis sûr que les gens qui nous écoutent vont voir de quoi je parle parce que des exemples, il y en a un peu partout tout le temps.

Tu vois ce j'en ai déjà parlé ici mais cette cette ce centre de c traitement de déchets qui a brûlé à côté du palais de justice ou pas bordure du périf là ça fait quoi 1 an 18 mois tu passes à côté aujourd'hui le truc n'a pas bougé pas bougé et le truc exceptionnel c'est que ils ont mis des piliers pour tenir le truc pour éviter qu'il partte en ruine. Mais c'est déjà une ruine. Et là, tu te dis "Mais attends euh on est quand même on est dans un zone aussi où il y a des besoins.

Alors, probablement qu'il va falloir le reconstruire ce alors peut-être qu'il y a pas l'argent mais à un moment tu dis le maintenir, investir de l'argent pour tenir une ruine, je veux dire c'est un non sens." Alors on va dire "Oui, mais c'est ce que tu dis. Ah oui, mais c'est les assurances, c'est le temps des choses et cetera." À un moment, les assurances 3 semaines après, tu leur dis "Vous avez 3 mois pour gérer ça." Dans 4 mois, c'est rasé, ils sont capables de le faire. Mais c'est ça le pire, c'est qu'on est capable de le faire. On l'a fait pour Notre Dame, on est capable d'aller vite quand il faut aller vite.

Mais en fait, il faudrait échanger de mentalité pour se dire il faut aller vite tout le temps. Tu vois, moi je te disait j'ai habité mon le premier pays où j'ai habité à l'étranger, c'était Taiïwan. Et Taïwan est soumis à tyfon et à tremblement de terre. Et un jour donc on se prend le premier tyfon et au bout de 3 jours qu'elle feutré dans la maison, on sort là tu vois le truc c'est ravagé. Alors, c'est pas ravagé comme dans certains pays en voie de développement parce que Taïwan est un pays développé donc tout est en dur mais les routes sont couverts de branches. Il y a des routes qui sont très abîmées et cetera. On sort le soir, on rentre. La route est refaite. La route est refaite.

Donc elle non seulement elle est nettoyée, mais elle a été rebitumée. Hm. Et là tu tu dis bah waouh et tu es pas tu vois tu es pas dans un pays qui est pas développé ni quoi. Donc en fait on on voit bien que les autres tu parles de la Chine et et aujourd'hui on est dans un monde qui bouge à une vitesse phénoménale. Donc en fait on a besoin c'est un besoin vital de changer nos processus mais de changer aussi nos mentalités.

Et c'est ce que voulait faire le président de la République aussi quand on est arrivé oxygéner tout ça, faire en sorte que il y ait plus de gens qui fassent des allers-retours dans le public et dans le privé, que les administrations puissent profiter aussi de gens qui ont été dans le business et qu'on voilà qu'on une autre façon de voir et de faire. Si après moi je t'entends, je suis d'accord mais je pourrais te dire Yël en fait ça fait 10 ans que tu es au pouvoir et et ça fait 10 ans que le président est au pouvoir bientôt 9. Alors bon des erreurs peut-être de dissolution ou je sais pas puis les Français ont revoté au milieu différemment.

Mais ouais, je veux dire, moi ça cause quand même un problème de t'entendre dire ça et me dire c'est insupportable de d'entendre ça et de me dire bah oui mais moi c'est c'est en vous que j'ai confiance. Tu as raison. Mais euh en fait moi et tu sais je suis très libre et j'ai toujours pris mon j'ai eu toujours une parole indépendante. C'est pour ça que moi j'ai je suis je suis je suis à ma place à l'Assemblée nationale parce que je peux dire les choses et je les ai toujours dites. Et ce problème de gouvernance dont je parle, je ça fait des années que je le pointe en disant ça ne va pas. Je croyais au dépassement d'é clivage. Moi, je croyais au rassemblement au terrain.

Quand j'arrive, je suis présidente de la commission des lois, je suis peut-être hyper naïve. Mais le dépassement, je le fais tout de suite en commission des lois. J'emmène je je demande aux députés de tout bord politique d'aller le même jour à la même heure dans un centre pénitentiaire. C'est dans le ressort de la commission des lois. Et je dis on va la les prisons, c'est un sujet central mais pour en parler ensemble, il faut qu'on ait tous été sur le terrain voir une tôle. Tout simple hein, c'est le b àas.

Et ben c'est la première fois que c'est arrivé dans l'histoire de l'Assemblée nationale où 40 parlementaires sont allés le même jour visiter des établissements pénitentiaires chacun dans leur circonscription et de tout bord confondu. Il y avait Hugette Bello, elle a été visitée, elle est communiste, elle a été visité son centre pénitaire à la Réunion. Éric Sioti a été visité, il y avait des Frances insoumises et cetera. Tout le monde y a été parce que moi je pensais terrain transpartisan.

H donc dès le début après j'ai été très surprise mais de voir que c'était pas appliqué il s'est rien passé depuis et en en alors on n pas fait tu vois moi alors on a fait un rapport transpartisan on plaidait pour des prisons à sécurité ultra allégées pour les courtes peines faire des des systèmes qui coûtent trois fois moins cher à la construction trois fois moins cher au fonctionnement ça existe dans tous les pays du monde notamment les pays nordiques mais pas que en Allemagne en Angleterre et cetera donc on a dit il faut faire On la le rapport a été fait en 2018, transpartisan, adopté à l'unanimité en commission des lois par tous les groupes politiques sous ma présidence, on nen a rien fait.

Donc là, c'est pour ça je te dis moi j'ai pas gouverné non plus, je peux pas je suis très solidaire de la majorité à laquelle j'appartiens. Je suis très loyal au président de la République mais j'ai jamais été garde des sauts. J'ai jamais été premier ministre. Moi j'ai toujours été du côté parlementaire. Donc je peux pas non plus endosser toute la responsabilité de ce qu'on a fait des choses que j'ai dit le dépassement. Rends-toi compte que en 2017 on est majoritaire à l'assemblée que le groupe du président de la République en marche à l'époque. On n pas le droit de porter des choses en commun avec le modè le groupe de Bao. Hm. Donc en fait le dépassement on l'a jamais fait en vrai.

On l'a fait à l'intérieur d'Enmarche dans le parti du président. Il y a des gens qui sont venus de la gauche et de la droite, donc ils se sont retrouvés dans marche. Mais on n' pas fait le dépassement tel que en tout cas moi je l'avait compris dans ce que disait le président de la République, c'était de rassembler des gens qui venaient d'univers différent de droite et de gauche. Ça on l'a jamais fait. Donc c'est pour ça que je pense que ça c'est nos grandes erreurs. Mais moi j'entends ça qui sont origines. Je vais te dire j'entends ça alors à part je je moi je le ferai pas parce que je je peux pas et que je ça m'est intrinsèquement impossible.

Mais j'entends ça, je me dis bon ok attends le le bloc central ça n'a pas fonctionné, je vais voter ailleurs et il y a que deux autres endroits où tu peux voter. Enfin je veux dire tu vois, je vais pas voter socialiste qui n'existe plus, qui est ravagé. Je donc en fait c'est la grande difficulté aujourd'hui, c'est que ce constat d'échec euh en fait il il va se passer quoi si on réfléchit, il va se passer soit RN, soit LFI, soit encore une fois euh quelqu'un qui va dire non mais on peut pas voter RN LFI, les Français en ont ral ils vont dire mais non mais regarde-moi bien, je vais voter Ren ou LFI.

C'est c'est enfin c'est comme c'est pour ça non mais j'entends et c'est euh la difficulté majeure à laquelle on est confronté aujourd'hui, c'est euh comment rester crédible dans notre capacité à gouverner aux yeux des Français. Aujourd'hui, effectivement, on entend beaucoup de Français qui en fait ne veulent plus parce qu'il y a cette absence de crédibilité, absence de résultats et cetera qui vont faire que ils ont envie de voter extrême pour changer. Alors déjà, faut leur expliquer ce que ça veut dire parce que s'il vote extrême, ça veut dire quoi ? Ça veut dire justement que tout ce que je te décris en fait, ça n'existe pas.

C'est-à-dire que on voit bien le Rassemblement national, il gouvernera tout seul. Et donc en fait, ça va être encore ce truc où on tourne en rond, où une majorité écrase tout le reste, pense que elle va réussir à réformer le pays seul contre tous. Pour toutes les raisons que je t'ai expliqué, ça ne marchera pas. Tu ne peux pas réformer le pays seul parce que et tu ne peux pas réformer le pays contre les 12 présidents de région, contre les maires contre les présidents de département. Au contraire, il faut de la coopération donc ça marchera pas. LFI, c'est pareil. Et en plus LFI et RN, ils dressent les Français les uns contre les autres.

On a besoin d'un pays qui s'unit, pas d'un pays qui se divise. Ça c'est une chose. Mais après ça ne veut pas dire pourquoi nous on serait crédible. Et c'est là où je reviens et je suis peut-être chiante là-dessus, mais la question de la façon de faire, elle est pour moi centrale. Il y a ce qu'on fait mais il y a comment on le fait. Si on veut réformer profondément notre pays, il faut changer la façon de gouverner. Je te parlais de décentralisation, je te parlais de meilleur euh plus de responsabilité au syndicat et au corps intermédiaire, plus de consultation citoyennes, mais ça suffit pas non plus.

Moi ce que je vois c'est aussi que on on légifère, on gouverne au coup par coup, par petit bout. C'est de l'immédiateté et ça ça ne va pas. On prend les violences faites aux femmes. Sujet qui aussi nous tire à cœur. Violence faite aux femmes. On a voté au moins 10 lois. Des lois, proposition de loi, projet de loi. On a réorganisé plein de choses et cetera. Pas dire que les violences dans notre pays est baissée considérablement malheureusement. Et donc il faut aller plus loin, faut faire plus. Et donc on a une proposition de loi transpartisane qu'on appelle la loi intégrale. Quand cette proposition de loi est apparue dans l'horizon médiatique, j'ai entendu le gouvernement dire quoi ?

On a fait beaucoup, on a mis les moyens. Moi, je disais mais en fait ça suffit pas. Il faut reconnaître que ce qu'on a fait n'est pas suffisant et il faut changer d'échelle. Il faut avoir une une approche globale intégrale d'où cette proposition de loi. Et donc on va avancer parce que on a réussi à les convaincre avec 160 parlementaires, moi d'autres associations et ben on a réussi à convaincre le gouvernement le premier ministre qu'on allait avancer sur ce sujet. Et ça typiquement peut-être queon aurait gagné un temps fou si dès le départ on avait eu une approche globale et intégral. Et donc c'est ça le problème, c'est que il faut arrêter de prendre les sujets.

On les prend tout le temps par petit bout. Disons dites pour une fois sur certains sujets qu'on se qu'on prenne plus de temps. On dit par exemple cette année, on va bosser sur on va faire trois grandes réformes. Mais ces trois grandes réformes, on va les faire bien. Ça veut dire que on va les faire global. On va évaluer tout ce qu'on a fait dans ce domaine avant de recommencer. On va mettre tous les acteurs autour de la table, les professionnels, les citoyens, les élus. Et ce sujet-là, on va vraiment le prendre. Mais quand on l'aura pris, on aura fait toutes les dispositions, que ça soit des trucs réglementaires, organisationnel, législatif et cetera, mais après on n'y touche pas.

Parce que ce qu'on entend aussi chez beaucoup de gens et beaucoup d'acteurs économiques, c'est l'instabilité normative. c'est de dire en fait vous changez les règles du jeu tous les ans. Donc se dire en fait on va le faire bien mais après on fait plus de petite proposition de loi sur le domaine. On fait plus de loi de circonstan en fonction de tel ou tel événement. On fait tu vois on n'y touche plus pendant 5 ans. Et puis dans 5 ans et ben on va et pendant les 5 ans, on va suivre, on va évaluer, on va analyser les effets produits par ce qu'on est en train de faire et puis on pourra y revenir éventuellement. Encore une fois, je viens sur là-dessus sont des lois importantes, fondamentales.

[raclement de gorge] Si je viens sur le le cancer ou le le les soins, violence faite aux femmes, on est dans quelque chose qui est potentiellement transpartisant. C'estàd que a priori, je peux pas être enfin contre ou pour les violences faites aux femmes. Je veux dire, bon enfin c'est possible mais je je encore une fois, il y a des il y a des cons partout. Euh la difficulté euh c'est c'est quand même euh de gouverner sur euh euh des grands projet qu'emène euh la France euh au-delà de la des préoccupations quotidiennes de ces euh compatriotes de des citoyens. Euh et ça je pense aussi que ben là c'est là où tout est bloqué quand même en ce moment.

Alors ce que tu me dis là quand même juste pour être sûr de bien comprendre, il y a le gouvernement qui propose des lois, l'assemblée qui les vote, qui les valide ou pas ou fait des lois d'initiative parlementaires comme les petits trucs transpartisans dont je te parlais. C'est ça. Mais ou alors le le voilà le parlement qui va dire enfin le l'Assemblée nationale notamment qui va dire au gouvernement tiens on vous propose ça est-ce que ça vous est-ce que est-ce que tu es chaud ? Non pas forcément. Parfois on lui demande pas s'il est chaud. D'accord.

Parfois on y va à fond et parfois il faut lui demander s'il est chaud parce que en fait on est une démocratie comme je te disais tout à l'heure pas très parlementaire et donc en fait par exemple pour faire naviguer les textes de loi on a besoin de l'aide du gouvernement. On a une procédure rapide qu'on appelle une procédure accélérée. Il y a que le gouvernementuse voilà et on fait que ça mais il y a que le gouvernement qui peut dire c'est accéléré ou pas. Et donc en fait là et ben si le gouvernement dit pas c'est accéléré sur une proposition de loi, elle va mettre 2 ans et demi ou 3 ans à naviguer là où elle aurait pu mettre que 6 mois.

Donc là on est dépendant [raclement de gorge] du gouvernement. Pourquoi en fait il y a enfin 2 ans et demi c'est pas entendable je veux dire pour une loi 6 ça dépend quelle loi. Tu vois en fait c'est ça aussi il faut entendre que en on s'adapte mais le temps très long c'est ce qu'on le temps qu'on a mis sur les dames mourir. OK ça se justifie. Ça se justifie quand il y a une urgence, état d'urgence sécuritaire par exemple, on est capable en 24 heures de légiférer. Donc en fait, ça dépend des moments. Le temps moyen n'est pas si long. Ça va être entre 3 et 6 mois. C'est pas si long. Mais et encore, moi je reviens sur ce que je te disais.

Si on se dit que sur un domaine, on touche une seule fois pendant 5 ans, ça vaut le coup de prendre 6 mois ou d'un an. Mais en revanche, si on revient tous les 3 mois sur le même domaine, là en fait ça paraît complètement absurde. Donc il faut il faut changer la façon de faire aussi au niveau assemblée nationale gouver en faut tout changer. Et après en 2 secondes, je voudrais t'emmener sur d'autres sujets mais je reviens sur tu l'as dit, on l'a vu sur Notredame euh donc ça a fonctionné Notredame et moi je trouve ça super. Je trouve somptueux. Les Joo cette période là en fait j'ai trouvé ça exceptionnel. Euh ce qui est fou c'est qu'on s'est affranchi sur Notre Dame de beaucoup de choses.

En fait, on a mis un général en haut de tout ça. C'est ça. On a un On a mis un pilote. On a dit en fait toutes ces lois là sur les marchés euh sur la alors qui visaient quand même qui ne servent pas à l'origine à rien. La difficulté c'est ça, c'est que on rajoute des couches de loi pour rajouter des des des marchés enfin de comment on appelle ça le l'anticorruption en fait où on doit un petit peu mettre en concurrence mais c'est pasque. On a réussi à le faire pour Notre Dame. C'était cette loi d'urgence. On a voté une on a voté une loi qui nous a permis de déroger, d'aller plus vite.

Mais je reviens à mon portail, c'est parce que il y a plein de lois de réglementation que j'arrive pas à le réparer encore aujourd'hui. Et en fait ça, on le voit, c'est partout. Donc, il s'agit pas d'enlever les les les raisons pour lesquelles on a adopté ces lois. Il faut il faut consulter dans des sites patrimoniaux, l'architecte, des bâtiments de France et cetera et cetera. C'est bien d'avoir ces lois, c'est protecteur, c'est égalitaire aussi. Maintenant, il faut simplement raccourcir les délais. C'est ce qu'on a fait pour Notre Dame. Mettre de l'accélération, changer la logique. Parfois, c'est pas empêché, c'est autorisé en trouvant des aménagements. Il faut simpl il faut de l'agileté.

la réactivité. Et ce qui est génial dans Notre Dame, c'est qu'on a montré qu'on était capable de le faire. Et donc et ben pourquoi ne pas démultiplier ça ? Mais ça veut dire qu'il faut changer la logique et le paradigme. Il y a quelque chose qui va qui va métamorphoser tout ça qui est en train de venir très fort très vite qui s'appelle l'intelligence artificiel euh dans lequel en fait je je je rentrais hier avec un de mes potes qui fait un appel d'offre pour un grand organisme international sur de de l'infrastructure, on va dire.

Je vais pas je vais pas le le cramer au passage mais et euh il utilise un peu et je lui disais "Mais tu es fou en fait faut y aller beaucoup plus loin en fait un peu Lia pour faire son sa réponse euh et je lui dis non mais sur ton appel d'offre mais tout tu vas voir ça va être mieux plus rapide plus beau plus explicite sur qui le fait tout seul bon et en fait on voit dans beaucoup de marchés public ou privé mais de plus en plus en fait des gens qui utilisent de l'IA pour faire leur réponse et en face des gens qui utilisent le lia pour analyser les réponses.

Bon alors c'est pas mal parce que finalement ça va plus vite mais ça pourrait aller plus vite mais on arrive dans quelque chose où finalement il y a il y a il y a partout et tu demandes c'est fait pas juste de la mousse mais ça c'est encore un autre sujet euh sur le portail je pense que ça pourrait quand même aider à régler des choses qui seraiit dire finalement tiens là tout est régloot toutes les pièces sont là ah non il manque une pièce bon je vais demander à Yelle et son mari de nous envoyer la pièce ok très bien tout est réglé l'eau et puis on va pouvoir une fois de temps en temps mettre un voyant une première question là-dessus pour toi, quel est quel est ton usage de Lia ?

Alors aujourd'hui, moi assez assez basique, de temps en temps, je questionne mais c'est vraiment rare. En revanche euh mes collaborateurs en ont un évidemment plus important quand il me prépare des des notes et cetera, quand quand il m'analyse des rapports. Donc c'est mais ça reste assez basique.

Après euh nous à l'Assemblée nationale depuis des mois et des mois, on travaille sur le sujet pour donc il y a eu un groupe de travail avec des députés là aussi transpartisan parce que c'est des sujets d'intérêt commun et il y a bah justement retour des rencontres d'ex, je suis retournée à l'Assemblée nationale le samedi parce queil y avait on organisait un accathon à l'Assemblée nationale autour justement de l'usage de l'IA parce que c'est un c'est un une question un questionnement démocratique essentiel euh donc fonctionnement de l'Assemblée nationale, mais aussi donc interne, comment on rédige des amendements, comment on utilise nos données et cetera.

Donc, on a travaillé là-dessus, mais aussi et là et c'est là où j'y vois un formidable outil pour le citoyen et démocratique, c'est que ça permettrait, il y avait des gens qui ont développé des trucs là-dessus pour mieux accéder à l'Assemblée nationale, mieux accéder à la législation, à la norme et cetera à travers l'IA, rendre accessible quelque chose qui aujourd'hui est parfois incompréhensible si tu as pas fait un doctorat, endroit ou je ne sais quoi. Donc en fait, l'IA peut être aussi un formidable outil pour rendre la démocratie plus vivante et plus accessible.

Donc là, je crois qu'on a quelques opportunités réelles à saisir au-delà des questions de souveraineté et cetera que moi je regarde très attentivement à l'Assemblée nationale parce que il ne faudrait pas que les députés qui se font aider par l'IA pour rédiger des amendements, donc pour faire la loi le fassent avec des outils euh non souverains ou sur lesquels il y a beaucoup d'hallucinations et cetera. On a besoin de choses qui soient rigoureuses. Quand on te cite un texte de loi, c'est quand même mieux si le texte de loi il existe. Or, on voit que sur des IA et notamment des IA étrangères, il y a beaucoup beaucoup d'hallucination notamment sur des des références françaises.

Donc d'où l'importance de développer nos outils, d'avoir de la rigueur et cetera. Mais ça peut être une formidable opportunité. Je veux dire un truc très basique. Moi, j'ai des gens qui sont au compte-rendu à l'Assemblée nationale. Et ben, en fait, c'est l'usage de l'IA pour le compte-rendu. C'est euh extrêmement facilitateur. Ça nous permet de libérer des personnes qui pourraient faire autre chose ou simplement juste contrôler. Enfin, on enlève tous les trucs hyper fastidieux. Mais pour les médecins aussi, ça libère du temps médical parce que le faire mal.

Donc c'est le compte-rendu du rendez-vous par IA il les gens il les médecins ils gagnent une heure de temps sur une journée, c'est énorme. Donc il faut s'en saisir, il faut y aller, il faut avoir une souveraine évidemment. Et puis après j'écoutais l'autre jour le podcast que tu as fait avec Philippe Agon et donc là on voit bien que de toute façon le train, il est déjà là. Donc soit on est soit on est dedans et on maîtrise les choses, soit on reste àqu et puis on perd notre souveraineté mais on perd aussi finalement notre esprit européen et ce qui fait qu'on est français. Et moi là-dessus, je je je suis aussi dubitatif de de des hommes et femmes politiques que je vois ici.

C'està-dire alors c'est un de mes gros sujets mais mais et c'est vrai que on peut se dire juste c'est une obsession. Oui, certainement c'est OK. Je je l'accepte. Cependant euh je pense que au niveau de la sécurité euh de la santé de la recherche de mais même tout ce que tu dis, tu vois, avoir des gens qui font des comprer-rendus aujourd'hui sans IA, enfin en 2026, c'est pas possible. C'est juste pas possible. C'est-à-dire que les contrendus seront fait plus vite, mieux. Euh, ils auront juste à les revérifier et euh et voilà, je te montrerai après les fiches et les fiches qu'on fait et tout ce qu'on fait. Pour ça qu' qu'on s'y met. Ouais.

Cependant, je trouve que euh moi, je suis atterré à un an des présidentiels et probablement d'une réélection, euh j'imagine, d'un d'une dissolution à un moment ou un autre. Enfin, ça t'en sais rien mais ça semble assez euh bah quand on voit Arthur Mench qui est reçu dans une des commissions, alors c'est pas ça dépend pas de toi directement, je l'ai bien compris, mais qu'il y avait cinq personnes je crois, je veux dire et qu'à chaque fois que j'en parle à un homme, une femme politique ici, on me dit "Oui, j'essaie vite fait." Euh alors que nous en fait ça augmente notre vie de manière hallucinante.

C'est-à-dire que en terme de savoir euh en éducation par exemple, je pense que la le fait d'avoir une IA qui est capable de comprendre ma fille de 14 ans et l'aider à à progresser beaucoup plus vite parce que quand on est dans une classe de 30 personnes, 25 personnes, ben un prof peut pas s'adapter à chacun à peu le fera très facilement. justement là où elle est très très forte. Donc garder des moments en commun, avoir des moments euh et en fait tout ça va trop lentement.

Et moi je je je c'est je suis désabusé là-dessus parce qu'en fait ce qui va se passer dans les Non mais ce qui va se passer c'est aussi pour ça que moi mon rôle il est là, tu vois, tu disais tout à l'heure faire un syndicat patronal. Moi mon rôle il est aussi d'être on évit des consciences là-dessus mais ce qui va se passer dans les cinq prochaines années, ça va être un carnage. Ça va être un carnage chez tous les col blanc. ça va de on on le ça frétit un tout petit peu. Les gens commencent à s'en rendre compte mais ça va créer potentiellement soit du chômage de masse soit une transformation profonde de tout ça.

Ça peut être du coup dans l'immobilier de bureau, ça peut être enfin le le ça va bouger beaucoup beaucoup de choses et les hommes et femmes politiques aujourd'hui que je vois euh planent quoi et ils l'utilisent pas assez eux-même. Mais alors ça va changer beaucoup de choses. Oui, évidemment. euh ce que ça va changer, on entend aussi beaucoup de choses et donc c'est là où il va falloir euh être très euh adaptable et euh en fait la vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de dans dans 1 an même dans 5 ans ou dans 10 ans. On n'en sait rien. Euh mais c'est majeur, ça on le sait. Euh il y a il y a il y a plusieurs choses. Moi, j'ai rencontré Arthur Mench.

Euh ce qui est sûr, c'est que on a besoin d'être souverain parce que et c'est pour ça que je te parlais d'esprit français aussi, c'est qu'en fait euh on a une façon de penser, on a une façon de voir les choses, on a et ça on a besoin d'A souveraines qui se nourrissent avec notre contenu à nous. C'est pour ça que moi j'étais opposé à la proposition de loi euh de Lord Darcos qui euh visait euh à trop verrouiller les droits d'auteur et cetera. Si on empêche les IAD souveraines de s'entraîner sur notre contenu, en fait c'est un monde anglo-saxon dans lequel on va euh vivre et dans lequel va et on y est déjà.

Donc il faut essayer de l'éviter parce que ta fille, moi j'ai quand même envie qu'elle se nourrisse justement dans son éducation de contenu qui soit aussi qui correspondent à notre culture et à notre façon de voir les choses. Et c'est dangereux parce que tu vois quand tu regardes que les IA génératrices, il y en a 50 % qui ont des billets de genre. Oui. Oui. Ouais. Donc c'est pas anecdotique de voir sur quel IA tu te nourris et comment on la nourrit cette IA. Donc je pense là on a un enjeu vital. civilisationnel et c'est pour ça qu'il faut être fier de ce qu'on a Arthur Men chez les autres. On en a pas assez mais faut y aller, faut les pousser, il faut investir.

Après le monde va être bouleversé, il faut qu'on s'adapte, il faut en faire une force. Faut pas le craindre, faut être vigilant. Mais par exemple, quand j'entends que il faut fermer les écoutis dans l'éducation nationale, euh c'est une c'est une folie, c'est une hérésie même. C'est une hérésie. Nos enfants, il faut les former au monde qui est là aujourd'hui et qui sera là demain. On va pas les former au monde du 19e siècle. Ça n'a aucun sens. Donc là effectivement, moi je suis assez d'accord, on a l'impression parfois que certains hommes et femmes politiques envisagent l'IA comme quelque chose qui va arriver. Et en fait, c'est ce c'est se voiler la face et c'est une erreur.

Après, on a besoin là d'agir en européen et tu vois, tu disais il faut anticiper. Mais l'anticipation c'est par exemple la construction de data center et là il faut une électricité de malade pour ça. Donc quand Américains mais voilà mais c'est ce qu'on est on est en train de faire c'est le programme avec les nouveaux EPR, c'est l'électrification c'est des lignes à haute tension parce qu'il suffit pas faire de l'électricité, il faut après l'acheminer et là on a besoin d'une vision stratégique parce que ça c'est des horizons qui sont du moyen et du long terme. Et donc et ça s'anticipe et là-dessus on est fort mais il faudrait y aller encore plus fort j'imagine.

Ce qui expliquait bien Arthur Mench he c'est qu'aujourd'hui en gros l'intelligence artificielle est un produit on va dire net en tout cas transformé qui part d'un produit brut qui est de l'électricité. Donc l'objectif dans la le monde dans lequel on rentre, c'est de transformer l'électricité en intelligence, ce qui paraît fou mais mais c'est comme ça. Et la question c'est aussi de réussir à garder cette électricité parce que dans tous les produits transformés, le vin potentiellement je sais pas moi la nourriture, on va toujours avoir le brut, même les meubles, celui qui vend le bois, celui qui vend le raisin, c'est pas celui qui gagne de l'argent.

Celui qui a de l'argent, c'est celui qui transforme. Donc sur la création d'intelligence euh aujourd'hui sont principalement les Américains, ils achètent de l'électricité 10 et ils vont prendre 90 sur la transformation. Ça c'est quelque chose qu'il faut comprendre. Mais bon, écoute, en tout cas le jour où les où les 577 députés comprendront à quel point leur travail parce que moi il y a une chose qui m'impressionne quand même dans ces jobs là, je dois le dire, dans ce job de député euh pour ceux qui le font bien, je pense c'est pas le cas de tous évidemment comme partout, c'est la pluralité.

Euh moi je suis très curieux, je reçois ici beaucoup de gens différents, mais avec une responsabilité, une charge importante pour un député de se dire euh un jour je dois être capable de comprendre ou de voter sur quelque chose pour euh en effet euh le la prise en charge du cancer du sein chez un euh chez une kiné. Euh et puis le lendemain, on va me parler d'intelligence artificielle et le lendemain, on va me parler de euh de l'armement de la France et de la défense, de euh la police et euh de aussi l'usage de leur euh de le de leurs armes. Je voyais j'ai écouté ça récemment aussi et c'est ultra compliqué.

Mais là-dessus, l'intelligence artificielle, tu vois quand tu arrives là ici, moi j'ai bossé quand même pas mal ce weekend. J'ai voulu comprendre bien les débats du moment, bien comprendre à ma manière euh la différence, qui sont tes euh il me me mappe un petit peu les personnes avec qui tu as été en soit en conflit, soit en concurrence, soit voilà, c'est intéressant et puis euh Ouais. Ouais. [rires] Je je les ai là, je te montrerai. Et euh et voilà. Et donc on Mais ce qui est intéressant, c'est que de plus en plus tout ça et c'est là où on rentre dans un nouveau monde, c'est que ça se fait pour moi automatiquement à ma manière.

c'est que j'ai pas besoin nécessairement de lui poser tant de questions, même si on le fait parce que je veux le faire, mais je lui dis je reçois Brun PV lundi matin et là boum en partant de ça, je vais avoir quelque chose qui s'enclenche mais parce que et c'est là où on a un enjeu en fait, il faut former la population dans son ensemble. On parlait de nos enfants et des jeunes, mais c'est toute la population. Il faut apprendre à tout le monde à prompter, à savoir le faire correctement.

Il faut apprendre euh à tout le monde aussi l'esprit critique être capable quand même de se dire là j'ai quelque chose est-ce que c'est vraiment juste est-ce que cette image est juste on voit tout ce que l'IA peut générer est-ce que ce texte est juste est-ce que cette référence est-ce que tu peux aller plus loin et cetera donc c'est pour ça il faut qu'on apprenne tous au queles que soient nos âges queles que soient nos professions à apprivoiser cet outil c'est un outil donc il faut en faire quelque chose de bien ça peut être une formidable avancée pour en revenir c'est pas une obsession le cancer du sein En fait, Lia, elle peut se former sur des millions et des millions d'images de radiographies et cetera.

Elle va pouvoir détecter des cellules précancéreuses. Et donc après, il y a l'œil humain, il y a le médecin qui va pouvoir dire "Là on fait, là on fait pas, comment on fait ?" et cetera. Mais c'est fantastique. L'autre jour, j'étais à l'Institut Pasteur, on avait un un mec qui était un génie de LIA justement qui développait un programme pour détecter l'état de conscience de personnes qui sont dans des comas prolongés. Parce que aujourd'hui en fait avec les techniques classiques, on ne sait pas dans la plupart des cas détecter s'il y a réellement une conscience minimale ou pas.

Et avec Lia, il essayait de de construire un modèle qui se base sur des signes et tout ça pour voir si ils peuvent avancer là-dessus. Mais c'est magnifique de c'est le champ du possible est infini et on a qu'on soit pas tout le temps à se plaindre ou quoi. Vous voyez, moi j'ai à l'Institut Pasteur, j'ai vu des équipes incroyables qui sont en train de faire des recherches de fou en utilisant l'IA. Avec ça, on a Arthur Mench, on a des licornes et cetera. Donc on n'est pas si mauvais maintenant.

Il faudrait pas que avec nos lois, queavec nos règles, qu'avec parfois notre lourdeur et cetera, on freine ceux qui sont capables d'avancer et de nous rendre compétitif et de nous rendre meilleur demain. Ça fait partie des choses en effet qu'on regarde nous entrepreneurs aussi dans le digital, le RGPD, le AI act en fait avant même d'aller quelque part, on légifère. Ouais, c'est on met les choses dans l'autre sens par rapport au chinois. Père est concurrent, il m'a mis Richard Ferrand, prédécesseur au perchoir 2018-2022, homme d'appareil macroniste. Elle incarne au contraire la société civile entrée en politique en 2017. Après, il m'a dit Gérard Larcher, président du Sénat, figure d'autorité.

Non, non, il [rires] père est concurrent. Président du Sénat, figure d'autorité et de longévité parlementaire, le contremodèle de l'élu à sa trajectoire courte. Et enfin, il a mis André Chassigne et Sébastien Chenu. Rivau, malheureux au perchoir en juillet 2024, NFPN, les devances de justesse au 3è tour. Intéressant quand même. MP euh que des hommes he accessoirement. Ouais. Ouais, que des hommes. [rires] Euh, mon petit côté fémininiste ou tu as tu as eu des femmes en concurrence ou pas d'ailleurs ? Il a il a raison. OK. Non, non, non. Là c'est euh et au deuxème tour euh dans notre primaire interne en 2022, c'est un homme, c'est Roland l'escur.

Donc euh parle-moi juste de de proportionnel rapidement parce que ça c'est une j'essaie de me détacher de l'actualité toujours mais ça c'est quand même un sujet de fond important. Ouais. Quelque part pendant très longtemps, on disait "On veut pas la proportionnelle trop parce que ça va donner justement trop de voix aux extrêmes." C'est ça. C'était l'idée, je me trompe, c'était ça. C'était le fait de dire surtout ça va être ingouvernable, on a besoin en fait, tu vois, tout se tient. J'essaie d'être à peu près logique. Avant, on disait quoi ? Et encore aujourd'hui, certains le disent, ceux qui sont contre la proportionnelle, ils disent quoi ?

On a besoin d'une majorité pour gouverner la France. Donc on a besoin nous tout seul d'avoir le pouvoir. Il y a que comme ça qu'on arrivera à gouverner la France. C'est ça que les gens disent ceux qui sont opposés à la proportionnel. Bah moi je crois tout l'inverse. Je pense que au contraire en fait il la proportionnelle permet que chacun soit justement représenté. Ça te permet à toi, je sais pas pour qui tu as voté mais les électeurs en 2024 quand il y a eu le Nouveau Front populaire, ils se sont partagés les circos.

Ça veut dire que selon l'endroit où tu habitais, tu devais voter, si tu voulais voter à gauche, tu devais voter soit pour un communiste, soit pour un franc insoumis, soit pour un écologiste, soit pour un socialiste. On ne demandait pas ton avis, il y avait un accord électoral. Mais la proportionnelle, ça empêche ça. Ça fait que chaque parti politique peut se présenter sous sa couleur. Les écolos peuvent présenter des listes dans tout.

Alors après à voir comment on l'a construit, si c'est départemental, régional et tout ça, mais dans toutes les départements, dans tous les régions sous leur couleur et les lecteur et ben il peut voter pour sa famille politique et non pas pour un agglomérat de parti qui s'est fondé uniquement pour pouvoir accéder au 2e tour puisqu'on est dans un scrutin majoritaire. Donc c'est bon pour l'électeur la proportionnelle parce ça lui permet de voter comme il veut jusqu'au bout comme tu le fais pour les européennes pour les régional. Après, c'est bon pour l'Assemblée nationale parce que à l'Assemblée nationale, tu vas regrouper donc des partis qui pèsent ce qu'il pèse dans l'opinion publique.

Et ça c'est pas complètement nul de se dire que ben moi je corresponds, je je pèse 15 % dans l'opinion publique et ben j'ai 15 % à l'Assemblée nationale. Voilà mon poids. Et après ça ça permet de constituer ces fameuses coalitions pour dire bah en fait moi je pèse 15 %. Donc avec machin qui pèse 20 % et bidule qui pèse 30 %, ben on va se mettre d'accord parce qu'on partage les mêmes valeur et parce qu'on partage peu au prou une même vision. Et puis on va se dire et c'est là où tu rejoins ce que je te disais sur les grands projets. Et ben le programme de coalition c'est quoi ?

Les trois grands projets qu'on va bosser cette année, c'est et ben la lutte pour les violences faites aux femmes, c'est la politique du logement par exemple et puis c'est l'emploi des jeunes. On prend ces trois projets et on décide de les bosser. Et là tu mets en mouvement la société, les corps intermédiaires et cetera sur ces trois grands projets et on peut travailler au Parlement en réformant en profondeur. Moi, je je crois en ça maintenant. Euh c'est à l'allemande, c'est à l'espagnol, c'est euh moi je sais que c'est pas partagé par beaucoup dans ma majorité hein. Édouard est très contre. Euh il est pour maintien d'un scrutin majoritaire.

Il espère avoir une majorité à lui tout seul pour gouverner et cetera. Je crois pas. Voilà, c'est l'expression d'un désaccord. Après, c'est pas grave d'avoir des désaccords une fois qu'on les a assumés et qu'on avance ensemble, mais les alerts sont contre la proportionnelle. C'est plus un truc qui est partagé par le modè. Mon parti est partagé moitié moitié en gros moitié pour moitié contre. Hm. Moi, j'y crois beaucoup. Et les extrêmes sont plutôt courts pour Et les extrêmes sont plutôt pour.

Euh ce qui est intéressant, c'est que finalement aussi euh je pense que parmi les gens qui votent par moment sur les extrêmes, c'est un peu contestataire en se disant de toute façon il y aura pas non plus tant de personnes ou voilà. Donc ça responsabilise potentiellement un peu tout le monde. Il faut aller jusqu'au bout. C'està dire que moi, il y a un truc qui m'intéresse notamment en Allemagne, c'est que quand tu renverses un gouvernement, tu dois proposer celui qui arrive après. Nous, on a quand même vécu des situations hubuesques depuis 2 ans.

Euh, il y a un moment où ça force à la coalition et et et notamment potentiellement ça va forcer à à bosser avec si les extrêmes sont forts, bah ils ont été élus une fois de plus, je veux dire, peu importe. Donc à un moment soit vous mettez tous d'accord, vous mettez moi en fait ce qui me rend ouf c'est que dans beaucoup de choses, il y a une chose dont on a peu parlé, j'en ai un tout petit peu parlé mais c'est le budget encore une fois j'y reviens.

Il y a quand même autre chose moi qui me préoccupe euh c'est que bah LIA elle va arriver mais quelque part nous quand on est revenu d'Europe de l'Est où on a fait notre voyage en Estonie, en Lonnie, en Pologne, en Ukraine, en République tchèque, en Allemagne, les gens nous regardent en disant "Mais enfin ça va pas les amis". et il me disent aussi quand je voyage, ils nous disent à un moment, bon nous on voudrait une Europe plus resserrée pour prendre des décisions plus facilement mais pour qu'elle arrive, il va falloir qu'il y ait un soit un consensus et vraiment soit un accident.

Et eux pour eux l'accident enfin pour moi aussi he mais il est assez clair, il viendra de la France et de son budget.

C'estàd que il y a un moment on va faire bon les amis la récrée elle est terminée ça va être comme la Grèce comme l'Espagne comme tout ça vous allez vous remettre en ordre de marche ça va venir on va voir qui le FMI qui va nous nous gouverner j'en sais rien mais en tout cas voilà et ça aujourd'hui je trouve qu'on en j'en entends pas beaucoup parler enfin un peu mais vite fait Dominique ce matin sur internet je sais pas qui mais et tout le monde s'en fout et on dit bon non mais il faut plus d'argent pour l'armée plus d'argent pour l'éducation plus d'argent Moi je je en fait plus d'argent il y en a pas. Donc il faut plus d'efficacité. Plus d'efficacité, plus de solutions.

C'est ce que je te propose depuis depuis qu'on est ensemble. Sur la coalition deux choses. Il faut plus taxer aussi. Tu crois ? Alors [rires] plein de questions, je vais en oublier à moitié. Euh sur la coalition en fait en Allemagne tu as une motion de censure constructive mais le pendant de cette motion de censure constructive c'est que le gouvernement ne peut fonctionner que si il a un vote avec une majorité pour commencer. Nous, on l'a pas. Tout à l'heure, je te disais, on a des gouvernements qui n'ont pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Que ce soit le gouvernement d'Élisabeth Borne qui n'avait qu'une majorité relative, mais aujourd'hui les gouvernements Barniers, Bairou, le Cornu n'ont aucune majorité à l'Assemblée nationale. Ça pose quand même un problème démocratique de pouvoir gouverner sans majorité du tout. En Allemagne, ils peuvent pas gouverner sans majorité. Ils sont obligés de demander un vote mais comme en Espagne, comme en Italie, comme dans toutes les démocraties où il y a une démocratie parlementaire. Nous, c'est un vraisemblable. Tu peux gouverner sans majorité et c'est pas une petite chose parce que la majorité en a besoin à l'Assemblée nationale pour passer des textes.

Mais un gouvernement 90 % de son action, c'est pas des textes, c'est des décisions réglementaires, c'est des décisions d'organisation, c'est des plans qu'on fait et cetera. Et là, tu peux y aller sans avoir une assise démocratique majoritaire. Quand même compliqué. Donc moi, ce que j'aimerais, ce que je voudrais, c'est que un gouvernement en début de mandature soit obligé de venir devant le parlement et de demander un vote de confiance. C'est ce qui fait quoi en Allemagne ? Regarde le la CDU, qu'est-ce qu'elle a fait ? Ils gagnent les élections mais ils sont pas majoritaires. Ils ont deux options. Donc c'est la droite.

Soit il s'alli à l'extrême droite la FD pour trouver une majorité soit il s'alli avec plutôt les socio-démocrates, le SPD, leurs ennemis jurés historiqu leur jur historique. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils se sont alliés avec le SPD. La coalition c'est la droite et les socio-démocrates en ce moment en Allemagne et ils se mettent d'accord sur un programme de gouvernement. Chacun fait des concessions parce que chacun admet qu'il n'est pas majoritaire à lui tout seul et donc il n'a pas de mandat du peuple pour décider de tout seul. Et donc chacun fait des efforts.

Le programme sur le social du travail et tout ça qui est mis en place par une la prés l'ancienne présidente du Bundestag Berbel Bass patronne du SPD n'est pas celui du SPD. Elle est en train de mettre en place des réformes qu'elle-même ne portait pas politiquement mais qui ne sont pas non plus celles de la CDO. Chacun fait un effort pour gouverner. Et là effectivement le jour où la majorité tombe, il faut une majorité alternative parce qu'il faut une majorité pour gouverner. Nous on n pas ça. D'un côté on a un gouvernement qui a pas de majorité de l'autre côté on a des oppositions qui peuvent censurer sans se préoccuper de ce qui se passe derrière. Ça marche pas.

Donc coalition, fonctionnement avec une majorité, vote de confiance de l'Assemblée nationale pour démontrer que tu as une majorité et pour te donner de la légitimité de l'action et de la clarté dans ton action puisque dans ton vote de confiance, tu présentes ton programme de gouvernement. Donc sur quoi la coalition s'est mis d'accord ? Ça tombe bien parce que les parlementaires, ils ont ils aiment bien savoir sur quoi ils vont bosser pendant l'année à venir ou les années à venir. Figure-toi qu'aujourd'hui, moi je sais pas le programme de travail qui va intervenir à l'Assemblée nationale dans quelques semaines, hein. Je te parle pas d'une année, dans quelques semaines.

Après le budget, le budget si tu as une coalition, c'est formidable. Tu as une majorité. Si tu as une majorité, tu as un budget. En fait aujourd'hui, pourquoi on a des problèmes budgétaires en terme de de vote du budget ? C'est qu'on a pas de majorité et que on n pas d'opposition pour voter un budget qui voteront le budget et c'est l'occasion où en fait tu es dedans ou tu es ou tu es pas dedans le vote du budget partout hein dans les communes dans les les les mairies et cetera. Donc en fait comme on n' pas réussi à créer de majorité par la coalition, tu as pas de majorité pour voter ton budget. était obligé soit de le passer par ordonnance, par 493 et cetera.

Et ça crée de l'instabilité et ça crée aussi euh de de de l'inconnu en fait. On ne sait pas où on va et donc en économie mais même pour les particuliers pour investir en fait quand tu sais pas où tu vas c'est juste catastrophique. Là ça va être pareil encore cette année hein. Donc là ça va être pareil. C'est pour ça que moi j'ai dit au premier ministre, au président de la République, en fait, faites pas traîner les choses.

présenter un budget qui soit alors je sais pas si c'est c'est c'est pas forcément facile mais le plus neutre possible et le plus responsable possible tenant compte de l'élection présidentielle à venir et assumer et passer par 493 en disant et en dédoinant les oppositions en disant mais en fait on vous demande pas de pque de non censure, on vous demande pas de l'approuver on vous mais en fait c'est un budget qui est raisonnable qui est responsable par rapport à la trajectoire où il faut qu'on réduise les dépenses publiques. On n' pas le choix.

Mais en revanche, le prochain président de la République et son gouvernement pourra prendre une loi de finance rectificative sur la base de ce budget qui n'aubert pas l'avenir dans les deux sens en fait. Mais quoi qu'il arrive, il on tira à bou rou dessus si ça passe 49. Oui, mais il y a pas le choix parce qu'autrement c'est ordonnance, c'est pas satisfaisant, c'est la copie du gouvernement après 2 mois et demi de débat parlementaire qui n'auront servi à rien. Je pense que sur le plan démocratique, c'est pas terrible. Et loi spéciale, c'est coûteux. Donc en fait franchement il y a il y a pas d'autres solution.

C'est la moins mauvaise solution et c'est celle qui te permet de stabiliser un peu l'économie. Après, sur les taxations dont tu parlais, en fait, on a un sujet, c'est que et c'est lié avec la construction du budget, c'est-à-dire que nous, on remet et on est le seul pays au monde à faire ça. Tout à plat tous les ans. Donc tous les ans, on se réinterroge sur la taxation des sociétés, sur la taxation des grandes fortunes, sur la taxation de l'outil de production, sur on réinterroge toutes les taxes qui existent dans notre pays par la voie d'amendement, par la voix de truc et cetera. C'est une aberration. Une aberration.

Sachant qu'à priori on si on les réinterroge, c'est rarement pour les les alléger hein vu le contexte. D'accord. Voilà. En plus, on les on les allège pas, on en crée de nouvelles dont on mesure absolument pas la portée parce qu'on a aucune étude d'impact et regarde les débats sur la taxman qui était caricaturau. Tu en rendement, tu passais, tu en as certains qui disaient que c'était genre 500 millions de rendements là où d'autres disaient qu'on était sur l'ordre de l'ordre de 10 ou 15 milliards. On y allait comme ça, on balançait des chiffres en l'air mais c'était ahurissant pour quiconque est un peu sérieux. C'était pas sérieux.

Et donc là aussi, moi j'ai beaucoup travaillé sur la construction budgétaire. Il faudrait faire différemment. Là, ça nécessite des révisions constitutionnel et cetera. Alors que tu vois le fait de de demander à un gouvernement de demander un vote de confiance, ça nécessite aucune révision constitutionnelle. Il suffit de le faire. Il y a beaucoup de pratiques institutionnelles. Là, si on veut changer la façon d'examiner le budget, c'est constitutionnel ou la loi organique, la fameuse LOL. Et là, il faut la pluriannualité. Et en fait ça c'est assez disruptif mais c'est un truc qu'on fait notamment en Irlande, c'est sortir les taxes du budget et prendre les taxes dans des projets de loi adoc.

Je reviens sur mon idée de dire, tu vois, bah par exemple euh sur les taxes qui sont relatives au logement, on prend parce qu'en France les taxes, ça sert beaucoup à euh piloter une politique. On va apprendre des trucs incitatifs, pas incitatifs et cetera et ça te permet de dire on va faire du logement d'outre mer, on va faire plutôt on va privilégier le logement de bureau versus logement d'habitation ou inversement et cetera et cetera.

Et ce que je pense c'est qu'il faut se dire par exemple sur ce fameux grand dossier que tu ouvres une fois tous les 5 ans, on va ouvrir le logement et dedans on met toutes les questions de taxation et on va là approfondir le débat et se dire et mesurer les impacts de ce qu'on peut faire, de ce qu'on a fait et cetera. Et une fois que dans notre texte de loi sur le logement, on a voté les taxes afférentes au logement et cetera, pendant 5 ans, on n'y touche plus. Tu es pour des plans quinquen et c'est plus dans le budget de la nation.

Donc quand on examine le budget en octobre, en novembre et cetera, les taxes logements, on n'y touche pas h parce que on les aura vu sérieusement et de façon concertée avec les acteurs du logement, les collectivités et cetera. Donc je suis pour qu'on enlève, qu'on arrête de jouer avec les taxes comme on le fait depuis euh des décennies dans notre pays. Il y a des pays où ils examinent le budget en 2h. Nous, on prend 2 mois et demi avec l'effet anxiogène que ça apporte à la à la population, non seulement sur le fait est-ce qu'on va y arriver ou pas, mais aussi [souffle coupé] ils ont créé tel taxe, donc je recule, je Et on le voit bien chez les entrepreneurs, ils en peuvent plus.

Ils se disent "Mais comment on fait nous pour avancer si on sait pas à quelle sauce on est mangé tous les ans ? Tous les ans, les règles du jeu, elles changent. Et donc là, il faut qu'on offre de la stabilité avec de la pluréannualité. Et ma proposition, c'est de sortir les taxes du budget à l'irlandaise. Hm. Sachant qu'en effet sur les entrepreneurs, tu le vois, la difficulté qui grossit. Alors après, il y a les entrepreneurs, il y a les fortunes, mais c'est encore deux cas différents, je pense. Mais c'est quand tu vas générer 100 € de de bénéfices. Généralement à la fin, on les différents cas de figure te montrent. Tu es entre 23, 25 et 30 35 €. Euh dans ta poche.

Je veux dire, c'est c'est juste lunaire. Donc la difficulté aussi, c'est que aujourd'hui, on narrive pas à en enlever, on se dit "Mais c'est pas le moment d'enlever des impôts." OK, peut-être. Mais ce que je pense beaucoup de gens demandent, c'est une efficacité. Est-ce qu'il est pas temps d'avoir un, c'est un gros mot parce que ça ça concerne Elon Musk et Donald Trump, mais un dodge à la française, est-ce qu'il y a pas un moment ? Quelque part, tu disais pas le contraire tout à l'heure en me disant quand on parlait de l'état profond et d'inefficacité sur plein d'endroits, euh est-ce que est-ce que le service public est dysfonctionnel ? Encore 12 questions dans une phrase. [rires] C'est dur.

Euh le service public déjà, je vais commencer par celle-là. Moi, je dirais pas qu'il est dysfonctionnel. Euh moi, je fais pas je vais pas de pardon, hein, je pose cette question, elle est totalement Tu le connais mieux que moi. Donc euh j'ai pas de pas mais je le connais mieux que toi. Oui et non. Mais je moi je trouve que faut arrêter aussi de considérer que tout va mal et que tout est cata. Moi ça c'est quand même un un un message que j'ai aussi envie de faire passer. Moi j'ai je suis maman, j'ai cinq enfants, mais cinq gamins ont été dans l'école publique, dans dans les Yvelines jusqu'au bac et après ils ont fait le leurs études. B voilà, ils ont pas ils sont pas mal instruits.

Ils ont eu leur bac avec de la mention assez bien, la mention très bien selon les gamins, selon mes gamins, selon qui bosse pas bossent, selon qu'il savaient ce qu'il voulait faire ou pas. Et je suis contente du service public de l'éducation nationale. Est-ce que il marche super bien ? Est-ce que c'est fantastique ? Est-ce qu'on est meilleurs dans le système PISA ? Non, évidemment. Donc, il y a des choses à faire et là, on a des formidables opportunités dont il faut se saisir avec la baisse du nombre d'élèves qui va nous permettre d'augmenter le taux d'encadrement notamment, mais pas que. Et là, il y a beaucoup de choses à faire.

Il y a une convention citoyenne sur les temps de l'enfo qui est passionnante et qu'il faudrait qu'on mette beaucoup plus en œuvre. Donc voilà, mais quand même on a on a un système aujourd'hui dans notre pays et on n'est pas beaucoup dans le monde à former gratuitement des médecins, des chirurgiens, des avocats, des magistrats, des ingénieurs. Euh Thomas Pesquet, euh il est euh il a fait une école, une prépa et cetera euh en Normandie. Euh on on forme des prix Nobel, on a des les meilleurs chercheurs du monde, bah ils sont en France, curri, pasteur et cetera. Donc faut arrêter aussi quand même tout le temps de s'autoflageller, de considérer que ça marche pas bien. C'est pas vrai.

La santé, on peut dire effectivement, on a des problèmes d'accès au soins, on en a beaucoup parlé, on essaie d'y remédier et en même temps, on a des équipes qui font des premières mondiales, qui déposent des brevets tous les jours. Donc on n'est pas si nul que ça. Faut arrêter. Si nul, c'est pas assez, mais c'est pas assez. Faut et et je dis pas que que tout est parfait loin de là, mais voilà, on est on a quand même des grands atouts et il faut les valoriser aussi.

Il faut être fier de ce qu'on est et de et parce qu'autrement en fait si tu as pas la foi en fait tu fais pas pour faire on a besoin de tre arrivé en deminale de de la coupe du monde et pas juste tirer à bout les jour sur quand tu es entrepreneur quand tu as un projet tu y crois. Si tu y crois pas tu ne réussis pas. Donc il faut il faut être optimiste. Il faut se dire qu'on a la capacité d'agir. Il faut valoriser euh les profs, les policiers, les policiers, les militaires, les soignants. Ça ça Alors après, tu vois la la justice par exemple qui a un service public majeur, bah ça marche pas bien.

Ça marche pas bien parce que en fait quand un citoyen justice, quelle que soit l'affaire, c'est trop long. C'est trop long. Tu veux tu veux divorcer ce que je ne te souhaite pas, tu veux une audience avec le juge aux affaires familiales, ça peut prendre 1 an. Et donc en fait tout ça, on a mis des moyens pas suffisamment, on a réorganisé pas suffisamment. Donc faut aller beaucoup plus loin pour que les services publics marchent mieux. On a créé plus de 2000 maisons France service dans toute la France. Ben, on a remis des guichets de service public partout. Ça c'est vachement bien mais voilà faut c'est c'est sur le long terme la transformation tu transformes pas.

Alors on peut être dans l'esprit start-up mais on peut pas. On est un pays de 68 millions d'habitants. Euh tu le transformes pas euh comme tu pourrais te dire en faisant des coupes à l'américaine et tout ça. C'est pas c'est pas notre façon d'être et je pense pas que les français ils attendent ça de nous mais en revanche ils attendent de l'efficacité tu l'as dit.

Et donc on peut retrouver de l'efficacité sans renier ce que l'on est, sans renier nos valeurs d'égalité de Mais ce qui ce qui est intéressant, c'est c'est enfin tu vois potentiellement là je je connaissais pas ces ces histoires de bac + 4 sur les les médecins euh et en fait il y a un moment je reprends ça sur les docteur junior mais à un moment tu pourras avoir des juges juniors. Je veux dire sur le divorce, tu pourras voir pour juger quelque chose sur lequel qui est plus simple et sur lequel tu as pas besoin d'aller jusqu'au bout, avoir quelqu'un qui est qui est plus jeune, qui est plus frais et qui va te recevoir au bout de toutes de semaines.

Tu pourrais, tu peux avoir moins de collégialité. Aujourd'hui, on met beaucoup d'audiences en collégialité à trois magistrats. On pourrait peut-être regarder à en mettre moins. Faut former plus de magistrats. Mais aujourd'hui, on a plein d'avocats ou plein d'étudiants en droit qui n'ont pas fait le NM, qui sont partis dans d'autres carrières, juristes et cetera et puis qui aimeraient être magistrat, bah favorisons encore les passerelles pour augmenter leur nombre. Utilisons l'IA. Bon sang, tu sais que tu serais effrayé. L'autre jour, j'étais euh dans un tribunal, on m'expliquait que tu avais des magistrats qui fonctionnent encore en traitement de texte avec du World 13. Oh !

Ouais, ouais, ouais, ouais. Je te jure, je te jure. Et partout en France hein, c'est pas une exception. C'est pas le magistrat qui a pas voulu se mettre à la page. Et donc, on parle aujourd'hui, on parle même pas d'IA, on parle de numérisation.

On a je veux pas donner de de chiffres mais je crois que c'est facilement 2/3 mais je veux pas peut-être que je me trompe complètement sur l'ordre de grandeur mais figure-toi qu'on a quand même encore beaucoup de procédures qui sont donc tapées sur des ordinateurs dans les commissariats par les forces de l'ordre qui après arrivent en version papier au tribunal et là tu vas avoir des assistants de justice ou des des des aides des employés, des contractuels qui vont prendre les procédures et qui vont les scanner, les numériser pour que la procédure soit numérique. Elle est pas alors qu'elle est numérique nativement.

Donc on a créé la procédure pénale numérique mais elle met un temps juste dingue à se déployer. Et là tu vois, c'est pour ça que ça marche pas.

policier qu'un policier devait encore taper en 2026 compte pour faire un rapport on revient sur les rapports d'audience et qu'on se calme non mais juste qu'ils doivent taper je veux dire le policier a priori tu vois bon moi c'est mon avis sur toutes les les jobs de bureaux on a finir par faire du powerpoint l'Excel et du world toute la journée en fait c'est vraiment pas une fin en soi c'est c'est c'est une hérésie mais qu'un policier doivent encore taper je sais pas si tu connais pas Whisper Flow j'imagine mais sinon il y a plein d'IA qui vont enregistrer tout le compte-rendu. On utilise bon PL.

Alors, je crois que c'est chinois d'origine mais moi que j'adore qui a un truc que tu colles derrière ton téléphone, tu enregistres tout tes rendez-vous et derrière tu as un résumé, les les les choses à faire derrière et cetera. C'est pas pour moi c'est pas possible. C'està-dire que tu es vraiment sur un truc, tu peux réduire par 10 la durée des des Oui, mais et en fait si je te le pose ici et je te parle de je ne sais pas où est l'efficience mais c'est ça, je te garantis que je te revois dans 2 ans ici, ça sera ça n'aura pas changé. Il y aura pas un seul commissariat en France. Alors ici, il y en aura un ou deux pilotes Ouais.

pour pour me prendre mais il y aura pas un truc déployé dans toute la France avec au milieu de la table quelque chose qu'enregistre et qui te fait le le truc et est-ce qu'on peut pas vraiment tu vois quand je te parle d'efficacité rendre un policier déjà plus heureux parce qu'il est sur le terrain parce que c'est pour ça qu'il s'est engagé parce que c'est pour ça que voilà plus efficace il va mieux protéger ses concitoyens plutôt que d'être dans un bureau à taper avec le cliché ses de doigts mais c'est mais c'est exactement ça et je pense que c'est pour ça que en fait l'a typiquement on en revient là.

Ça peut être une formidable opportunité parce que ça, tu tu viens de le dire très bien, ça va te libérer du temps. Donc le policier au lieu d'être c'est 4 heures dans son bureau pour traiter la procédure, il va faire l'audition avec la personne et ça va aller beaucoup plus vite parce que il va pas être là en train de taper, de se corriger, de se relire et cetera. Donc peut-être que l'audition sera de meilleure qualité en plus parce qu'il va pouvoir avoir une vraie interaction avec la personne tout long et ne pas être distrait par elle. Je prends des notes, pardon.

Et en plus et bien ça libère du temps policier pour qu'il soit sur la voie publique ou alors qu'il mène une enquête judiciaire, qu'il aille, tu vois, faire des investigations et cetera. Et donc là, on est encore dans une logique où on embauche, on embauche, on embauche, ce qui est très bien, il faut embaucher, mais embaucher, former, rendre opérationnel et cetera, ça prend du temps. Et donc, il faut développer des outils comme ça pour faciliter et pour en fait faut changer complètement le regard. Mais tu vois bien et tu l'as dit, on a besoin de souveraineté. Je suis d'accord. On a aussi besoin d'avoir des députés qui vont aux commission quand Arthur Man.

Mais sur la souveraineté, c'est important parce que par exemple si on est dans un commissariat, c'est des données hyper confidentielles, c'est l'intimité, c'est des tu vois et donc là faut qu'on maîtrise bien le circuit et cetera mais c'est évident, c'est très facile à faire de bien maîtriser le circuit à partir du moment où tu crées des applicatifs dédiés pour les forces de l'ordre et cetera, il y a pas de sujet. Tu sais que même moi je suis pas du tout dev, je saurais te déployer ça dans un dans un commissariat sur une I chinoise.

Je dis pas que c'est ce qu'il faut faire mais sur un dipsic qui tournerait sur des puces sur des des GPU en local dans le commissariat qui serait pas qui ne sortirait pas qui pas en Chine qui serait juste dans un réseau fermé. Ça c'est possible. C'est cette révolution là qu'il faut qu'on fasse là maintenant. fonction avec aussi ser moins efficace. Mais arrête euh mais il faut mais il faut aider mais et il faut aider d'autres à développer, il faut aider Mistrral à s'améliorer et cetera.

Mais là-dessus, si on veut donner à l'intelligence artificielle ce que je crois, cette place- là, la souveraineté est indispensable et aussi le fait que et j'en reviens sur notre façon de penser, notre culture et cetera qui est propre à la France et c'est important de la sauvegarder. Mais voilà, faut faut qu'on se lance là-dedans et mais tu vois la je crains que on ait quelques trains de retard et que tu vois par exemple là on soit vraiment dans cette idée de on va on va monter dans le train d'hier en fait au lieu de monter dans le train d'aujourd'hui et le train de demain dans la transformation de l'État. C'est ça qui m'inquiète. À quoi elles servent ces commissions ? Pardon ?

Non non mais parce que là je mench mais je pense à à l'oncle aussi celle qu'on a vu là partout là avec on a l'impression que le moi en tout cas c'est tous les gens des médias autour de moi donc je fais partie de cet univers mais que le type s'est complètement fait mousser et que il s'est payé des milliardaires et et que et moi je pense pas que il y a absolument d'ailleurs pas de problème en France avoir que des médias qui appartiennent des milliardaires. un sujet quand même. Mais euh à quoi elles servent en fait les commissions d'enquête ?

C'est euh euh ça sert déjà à assurer une des missions essentielles de l'Assemblée nationale qui est le contrôle de l'action du gouvernement et des pouvoirs publics. C'est dans dans une démocratie, on a un principe de séparation des pouvoirs avec des pouvoirs qui se régulent et qui se contrôlent. L'Assemblée nationale a ce rôle de contrôle de l'action du gouvernement. C'est les questions au gouvernement qui sont bien connues le mardi après-midi, mercredi après-midi, mais pas que. C'est euh ça peut être des euh mission d'information, voir des commissions d'enquête. Et commissions d'enquête, c'est un droit qui est constitutionnel.

Les oppositions ont le droit d'avoir une commission d'enquête par an. C'est euh quelque chose d'important dans une démocratie. Et je peux te dire quand je rencontre certains présidents de parlement, ils regardent nos commissions d'enquête mais même nos questions en gouvernement avec beaucoup d'envie disant mais vous vous avez le droit d'interroger le premier ministre, vous vous avez le droit d'interroger tel ou tel ministre et de questionner telle ou telle politique. Donc c'est essentiel d'avoir des commissions d'enquête et les questions gouvernement tous les instruments de contrôle.

Après, ce qui euh c'est c'est les chaque commission d'enquête est très dépendante de celui qui la demande et de celui qui l'anime. Et donc tu as des commissions d'enquête où le président ou rapporteur se fait un peu mousser. Et c'est le cas de celle-là sur l'audiovisuel où on voit qu'elle a fait beaucoup beaucoup parler d'elle, peut-être un peu trop avec des des députés qui étaient surtout qui étaient eux aussi en médias et cetera qui donnaient des interviews et cetera. Il y a d'autres commissions d'enquête qui sont tout aussi utiles mais dont tu as pas entendu parler. Là par exemple en ce moment on a on a examiné un texte sur l'aide sociale à l'enfance la semaine dernière dans l'hémicycle.

C'est beaucoup de reprises des travaux d'une commission d'enquête menée par le Parti socialiste avec euh Isabelle Santiago. On a mené une commission d'enquête récemment sur les violences intrafamiliales incestueuses à l'égard euh des mineurs. Tu peux avoir des commissions d'enquête euh al il y en a des très célèbres ou trop était une commission d'enquête très célèbre sur les défaillances de la justice. Tu en as sur la question nucléaire. On parlait de nucléaire sur Fessonheim. Il y a eu une commission d'enquête sur la politique industrielle de la France. Il y a une commission d'enquête.

Donc c'est intéressant les commissions d'enquête, c'est intéressant aussi parce que il y a opposition majorité qui a des députés normalement de tous les bords qui assistent à la commission d'enquête. En revanche, on voit que ces dernières années, il y a eu parfois de l'instrumentalisation politique de ces commissions d'enquête et c'est là où parfois et ben ça déraille un peu. Maintenant, je dis pas que les conclusions même de celles-là sont pas inintéressantes. Il y a des choses intéressantes dans cette commission d'enquête sur l'audiovisuel. C'est intéressant que le parlement puisse prendre le temps aussi. Tu vois là aussi commission d'enquête, on est sur le temps long, on est sur 6 mois.

Ça permet d'aller au fond des choses. Je trouve que c'est plutôt bien et normalement on doit venir en commission d'enquête. Dans l'affaire audiovisuelle, j'ai eu des gens qui voulaient pas venir. Ça c'est pas possible. est un mes invités Belgiques. En effet euh Capitan Belgique a pas voulu venir en effet Pierre Douin, je crois il pas il est pas venu. Il a voulu faire une vision. On lui a dit non c'est devant la commission d'enquête, vous vous déplacez. Il a refusé, on n pas de moyen coercitif, c'est dommage. H Et puis il faut respecter la démocratie, faut respecter le parlement. C'est pas rien le parlement, c'est on représente le peuple. Pierre, c'est vrai, je suis d'accord.

tu aurais dû euh venir à la commission d'enquête. Euh [grognement] intéressant le tout ce que tu dis là-dessus, le le temps long et déjà je te remercie du temps long que tu m'accordes ici, que tu nous accordes aussi aux auditeurs, aux auditrices. Euh une dernière question sur ce fonctionnement. Euh est-ce qu'est-ce qui qu'est-ce qui ne plairait pas euh tu l'as un peu touché mais aux gens autour de toi que tu aimerais vraiment transformer dans l'Assemblée nationale ? Autour de moi dans dans ton parti dans dans tes parties autour ? Je pense que ce qui ce qui leur plairait pas c'est mon le vote d'investiture du premier ministre.

H parce qu'en fait ils sont pas rentrés dans cette logique de coalition. Donc en fait ils ne ils ne ils ne veulent avoir un vote que s'ils sont majoritaires. Ils comprennent toujours pas. Il comprennent pas que ils seront pas majoritaires. Donc ils font des ils font des efforts. Donc il y a des efforts de construction. Je vais pas dire que mais Sébastien Lecnu et les autres François Beroulabeth Born Barnier ils ont fait des efforts pour avoir en fait tu sais c'est on disait les majorités texte par texte. Donc pour passer un texte, ils essayent de trouver une majorité mais ils ont jamais la majorité texte. Mais mais tu vois, mais dans majorité texpartex, c'est quoi ?

C'est je suis gouvernement, je suis premier ministre, j'ai mon texte que j'ai préparé moi-même avec mes équipes et je vous demande de l'approuver. Et pour que vous l'approuviez, et bien je suis prêt à faire quelques efforts, à modifier l'article 1er 1 bis et puis à introduire un amendement qui pourrait vous faire plaisir et comme ça vous allez voter mon texte. Tu auras compris que c'est pas du tout comme ça que euh moi j'aimerais qu'on gouverne dans notre pays et qu'on constitue des majorités. Et je pense que ce logiciel là, ils ne l'ont jamais changé.

Et on entend des candidats qui disent "Moi, je veux la majorité à moi tout seul et après c'est dormis tranquille brave gens, je règlerai tous les problèmes de ce pays." Et je crois que dans notre conversation, on s'est dit que c'était un peu plus compliqué que ça et que tout seul à la tête du pays, quel que soit ton génie et tes capacités, tu ne peux pas le faire. Tu ne peux pas transformer la France tout seul. Ça ne marche pas. C'est un peu quelque chose qu'on reproche au président actuellement quand même. C'est c'est le le Jupitérien le Je veux dire à un moment on le reproche de cette on lui reproche de s'être isolé, d'avoir pris ses décisions tout seul.

Oui, mais en fait pas c'est tout seul avec ses premiers ministres successifs. Euh moi je je j'essaie d'être lucide. Évidemment que le président de la République a une responsabilité dans cette verticalité, mais ceux qui étaient juste en dessous de lui ont la même responsabilité aussi dans cette verticalité, dans leur façon de gouverner. Les ministres ont leur responsabilité dans cette façon de gouverner. Enfin, c'est trop facile à nouveau de enfin on attend le sauveur suprême et en même temps, il y aurait qu'un responsable de tous ces dysfonctionnements. Tant qu'on sera comme ça et qu'on pensera comme ça, on n'y arrivera pas parce qu'on ne réformera pas en profondeur la gouvernance.

Est-ce que tu peux me dire c'est trop facile, je trouve. Quand et comment tu as appris la dissolution de l'assemblée ? Euh quand alors c'était euh à la suite de journées assez délirantes. Je t'explique. Vendredi donc euh les l'avant-veille de la dissolution, je reçois Volodim Zélinski à l'Assemblée nationale en toute simplicité. En toute simplicité euh on est en 2024. On est en 2024. entretien en tête à tête avec Volodimir Zelenski que j'avais rencontré à plusieurs reprises quand j'étais en Ukraine. Discours dans l'hémicycle de Volodimir Zelinski après le matin, le midi en toute simplicité aussi, c'était le le soir, c'était les 80 ans du débarquement.

En toute simplicité, je reçois à l'Assemblée nationale une délégation de congressman américain qui est leidée par excusez du peu, Nancy Pelosi. Hm. OK. que je connais aussi par que j'avais rencontré dans des G7 mais Nancy Pelosi. À chaque fois que tu vois Nancy Pelosi, tu te sens tout petit tellement c'est une grande dame. Vendredi 80 ans du débarquement, célébration et cetera. Le samedi journé vendredi samedi dîner à l'Élysée dîner d'état Biden. Donc tu es je suis au dîner d'état avec mon mari tu vois Biden, tu vois John Mcenro et tout ça. Enfin voilà donc tu es un gamin, tu fais des photos et tout ça, tu es super content. Waouh !

Et là, on me dit, c'est Colère qui me dit elle, ça serait bien que tu viennes demain à 19h pour les résultats des européennes. Et là, mais conne que je suis, mais je te jure, je me dis mais je suis d'une naïveté encore. Je me dis enfin, il m'invite à ce genre de de réunion quand il y a des résultats d'élection et tout. Je fais partie enfin du club, tu vois. Je suis enfin acceptée. Bo club. C'est un boys club. Ce que je me dis, c'est un boys club évidemment et puis comme moi j'ai toujours été un peu de côté, tu vois, j'ai pas je suis pas une femme de partie, donc j'ai jamais été dans ces cercles là du pouvoir. Donc là, je me dis yes, tiens, [rires] je suis con mais tu peux pas.

Et donc le dimanche soir, j'arrive à 19h, je les vois réunis, ferant ses journées d'harmanin et cetera et puis le président arrive, il nous assoit autour d'une table un peu plus grande que celle-là. Et euh donc en face de lui, il y a Gabriel Atal. Moi, je suis à droite. Et il nous annonce qu'il dit sous [rires] interdiction de rire. Je te jure, c'est comme ça que moi je la prends. Et là, moi je suis verte, je pense. Alors, je sais pas, je pense oui. Colère savait. Atal venait de la prendre. Il avait eu un entretien préalable avec le président de la République. Et là, le président nous explique pendant 5 minutes pourquoi et il donne la parole à Gabriel.

Gabriel dit un truc, je ne sais plus ce qu'il a dit, il me donne la parole à moi. Et là, moi je le regarde et je suis estomaqué. Et je lui dis "Mais monsieur le président, euh la constitution, je me souviens très bien, je dis cette phrase la très solennelle." La Constitution vous impose de consulter la présidente de l'Assemblée nationale que je suis. Là, silence, tout le monde autour de la table, le président, il me regarde et il me dit "Mais c'est ce que je suis en train de faire maintenant." Et là, je le regarde et je lui tiens tête et je lui dis "Non, ça n'est pas la consultation prévue par la Constitution. Je demande à ce qu'elle ait lieu". Et il me répond.

Il me dit "Bon bah écoute, OK, donc on finit le tour, je passe la parole aux autres et on va on va se parler." Et donc il fait il finit le tour de table, on se lève, on va dans le jardin, on s'assoit et on se parle 20 minutes à peu près. Etth et je sais à l'époque et après il y a il y a plusieurs ministres qui étaient autour de la table qui m'ont dit "Mais tu as été la seule à ce moment-là à tenir tête au président de la République qui plusait en public. Mais et là c'est moi mais c'est aussi la présidente. Moi je je je suis très attachée aux institutions. Je suis très attachée au fonctionnement de notre démocratie. Pas pour moi, pour nous, pour tous les citoyens.

Et donc à ce moment-là, ça va pas. Et donc donc on sort dehors. [rires] Qu'est-ce qui s'est dit ? Bah j'essaie de lui dire mais il faut dissuader. J'essaie de le dissuader en lui disant mais en fait président euh on peut y arriver. On peut et là tu vois, j'essaie d'être je suis toujours logique et cohérente. Je dis on peut construire une coalition. On peut construire une coalition avec les républicain à eux de avec nous et eux on aura une majorité absolue. Mettons-nous d'accord sur un programme de gouvernement avec quelques points d'action commune. On laisse de côté nos dissensus majeurs qui seront réglés par la prochaine présidentielle en 2027.

Mais en attendant, on peut avancer ensemble sur un certain nombre de points, définissons-le. Et je lui dis et puis même si vous êtes n'êtes pas convaincu que ça peut marcher, on essaye. On est en juin, vous confiez cette mission à qui vous voulez, soit au parti, soit un facilitateur, soit l'archer et moi, de d'essayer de construire ça pendant l'été. Et en septembre, soit on y arrive et il y aura vous nommez un nouveau gouvernement avec ce programme de travail et cette majorité là, soit on n'y arrive pas et vous pourrez prendre acte de cet échec de la construction de coalition et vous ferez votre dissolution en septembre. Et je lui propose ça. Je lui dis il y a un moyen de faire autrement.

et il me dit "Mais non, on n'y arrivera jamais machin." Et je et j'ai beau là, c'est l'avocate qui revient et qui essaie de le convaincre, de le convaincre, de le convaincre et je trouve pas les arguments nécessaires. Peut-être que j'aurais réussi à le convaincre 3 semaines avant, un mois avant, mais là c'est trop tard, la décision elle est prise, on est dans le toboggan, il y a voilà la la locution est prête. Enfin, il a il a déjà envoyé des des des ministres sur les plateaux télé et cetera. C'est trop tard.

Mais et c'est là où j'ai été en fait, c'est un des regrets que j'ai et pas des reproches mais quoique c'est que j'aurais tellement aimé qu'il me consulte avant quand il a construit sa décision, quand il a réfléchi avec d'autres puisqueaprès moi j'ai lu les bouquins. Est-ce que c'était Gérald ? Est-ce que c'est ses conseillers ? J'en sais rien. Je sais pas, je saurais jamais la vérité, je crois. Sauf si le président nous la livre vraiment sur comment il a décidé. Mais ce qui m'a déçu, c'est que moi je suis une en fait sans être de son de son serrail, sans être du club, je suis une fidèle parmi les fidèles. J'ai j'étais en je suis rentrée en politique pour lui.

J'ai toujours été d'une loyauté exemplaire à son endroit. J'avais la meilleure place pour juger de la capacité de cette assemblée nationale à fonctionner ou pas. Je travaille très bien avec Gérard Larch et donc je crois que j'étais bien placé en tout cas pour l'éclairer dans sa décision. juste pour l'éclairer et en fait il n'a pas jugé utile de m'inclure dans sa réflexion. Et ça en fait même personnellement ça m'a blessé parce que je me suis dit bah en fait tu vois je suis toujours pas considérée comme étant quelqu'un dont la vie compte et ça c'est vexant c'est et puis je trouve que c'est tu parlé des institutions, tu es aussi le 4e personnage de l'État.

C'est pas c'est pas et de son camp en plus et de son camp. Tu es rentré chez toi, tu peux en parler à ton mari à ce moment-là ? Alors ou alors ouais, j'en parle à mon mari, j'en parle à mes enfants, j'en ai quatre qui sont là sur place, il y en a un 5è qui est pas là et je débouche une bouteille. [rires] Mais non mais tu vois un coup quoi. [rires] Tu Non mais tu vois, faut digérer en fait le truc. Tu vois, tu dis faut digérer, faut voilà, c'est 3 jours où tuas tu as vécu des trucs complètement extraordinaires, incroyables, c'est les montagnes russes et tout et puis là en fait la dissolution, il faut bien comprendre que c'est tout qui s'arrête.

Ça veut dire que tous tes collaborateurs sont virés du jour au lendemain. On était on, je l'ai pas dit dans mon ma folle journée du vendredi, mais il y a on était sur la fin de vie aussi. H donc enfin voilà, c'est c'est tout qui qui explose et euh et puis le saut dans l'inconnu et donc ouais, faut digérer. Et puis après on a dit j'ai discuté beaucoup avec mes enfants pour savoir est-ce que j'y retourne, est-ce que j'y retourne pas et cetera et puis et puis les enfants m'ont tous dit "Non mais tu vas tu retournes au combat." Et puis ce qui m'a fait marrer, c'est ma fille le lendemain, elle rentre à la maison. Celle qui était pas là, avait 20 ans à l'époque.

Et quand j'arrive, elle était déjà là et elle me fout la chanson de Véronique Sanson, chanson sur la drôle de vie à fond la caisse et elle me prend et elle danse avec moi dans le salon pour voilà pour me pour me faire repartir aussi pour me redonner de l'énergie en me disant "Non mais maman ça s'arrête pas. Allez, on repart au combat. Euh voilà, on y est, on retrouve la gnac. Trop mignon. Trop mignon. À quoi tu penses le matin en 3 ans ? [rires] Euh [soupir] le matin, à quoi je pense à à à En fait, je pense à ma journée parce qu'en fait je suis une nana. Contrairement à vous les mecs, où vous avez genre un uniforme, moi j'en ai 1000.

Euh en fonction du moment, est-ce que je vais prendre le perchoir, pas le perchoir ? Est-ce que je reçois une autorité ou pas ? Je suis sur le terrain. Voilà. Et donc je en fait en en bonne nana que je suis, je regarde mon agenda et je me dis qu'est-ce que je fais aujourd'hui ? Et donc comment je me fringue. Après euh en fait et tu l'auras compris dans dans l'histoire de ma vie, je je pensé par ambition de poste. Moi, j'ai plutôt une ambition d'action. Qu'est-ce que à quoi je peux à quoi je sers ? À quoi je suis utile ? J'ai servi mes clients, j'ai servi mes enfants, j'ai servi les plus démunis en estant au resto du cœur. Aujourd'hui, je sers notre démocratie.

Les Français en étant président de l'Assemblée nationale. Beaucoup me disent que tu tu disais au début à quoi ça sert l'Assemblée nationale, c'est notre démocratie. C'est le cœur de la démocratie. Si on les pays qui non ne sont pas démocratiques n'ont pas d'Assemblée nationale ou ont des assemblées nationales muettes. Donc si l'Assemblée nationale ne fonctionne plus, notre démocratie ne fonctionne plus. Il y en a une en Corée du Nord, ils doivent applaudir lui audessus des épaules quand ils [rires] quand ils applaudissent. Voilà, c'est normé. Et tu vois au Parlement chinois que j'ai visité, tu as pas de micro dans le parlement.

Tu as que des micros à la tribune et donc et monte à la tribune que les parlementaires qui sont tempillés. Nous à l'Assemblée, il y a des micros partout. La parole, elle circule. Donc l'Assemblée nationale, c'est le cœur de la démocratie. Aujourd'hui, moi mon job, mon ambition, c'est de faire fonctionner cette démocratie. Et c'est pas facile en ce moment parce que vous avez tous vu que l'Assemblée nationale, elle est compliquée mais elle reflète le vol des Français et donc notre pays est compliqué. Après moi j'ai des j'ai je me suis prise de passion pour la politique. J'adore ça. C'est génial parce que tu es utile, tu sers à quelque chose.

Tu vois la la la loi la PPL intégrale qui est portée par une super députée PS qui s'appelle Céline Tierbo Martinez. Elle me le dit en fait. Merci du coup de pouce parce que j'ai gagné une voix et donc le fait que cette voix elle dise des choses même contre le gouvernement bah ça fait avancer le schmilbic, ça fait avancer des dossiers et ça c'est génial de te dire c'est arrivé voilà pas moi toute seule j'aime pas être toute seule mais moi avec d'autres ça marche.

Pour celles et ceux qui nous écoutent et qu'on moins de 20 ans, on va dire, je vais quand même rebalancer la rêff parce que euh ce à quoi tu penses le matin, le non ce à quoi tu penses le matin en 3as anant évidemment c'était une référence à à Nicolas SarkoZi qui disait qu'il pensait le matin éventuellement à se faire élire un jour peut-être euh et donc à la fonction présidentielle. Ce qui est intéressant, c'est que peut-être alors bon, c'est vrai qu' on devrait avoir au moins une candidate a priori, il y en a une, elle l'est déjà. Euh mais peut-être que et qu'il l'a déjà été plusieurs fois Marine Le Pen.

Euh mais euh c'est intéressant ce que tu dis parce que malgré cette fonction et tout ce que tu dis, il y a une forme d'humilité et de est-ce que c'est pas un truc typiquement féminin de pas euh se dire si tu penses quand même pardon mais je sais pas mais mais il y a il y a assez peu de candidates finalement. En fait, ce qui est sûr, c'est que moi, je vois bien les trucs alors sans vouloir être généraliste, mais vous les mecs, ils mettent quand même beaucoup plus leur ego sur la table à chaque fois qu'il y a des décisions qui doivent se prendre et cetera.

Ils veulent avoir raison, ils veulent être les premiers, ils veulent euh voilà, c'est et et ils le prennent personnellement si la décision qui est prise ne correspond pas exactement ou pas du tout à ce que eux pensaient, c'est un échec personnel et cetera. C'est vrai que nous les filles, on mémoie notre ego sur la table et tu vois, moi j'en ai rien à faire de savoir qui c'est qui porte le truc. Moi ce qui m'intéresse c'est bah le résultat, c'est de pousser. Je je tire jamais la couverture à moi et cetera, c'est pas mon truc.

Donc et ça, je pense que c'est beaucoup plus féminin et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a moins de femmes autour de la table parce que les mecs et ben ils sont plus capables de venir, de s'asseoir, de s'imposer, de de s'asseoir alors que nous on va demander l'autorisation et cetera. Mais tu vois, si moi j'avais demandé l'autorisation pour devenir président de l'Assemblée nationale, il n'y aurait jamais eu de femme présidente de l'Assemblée nation. Tu penses à te présenter ? Moi, je ne pense pas à me présenter aujourd'hui parce que c'est bouché. C'est bouché. Ils sont tous là en chef de parti à être sur la ligne de départ.

Ils sont légitimes à le faire et j'espère de tout mon cœur qu'il y aura dans l'arc républicain l'un d'eux qui se détachera et qui va rencontrer les Français parce qu'il faut rencontrer les Français. Après, moi ce que j'essaie de faire en ce moment, déjà, je parle à tout le monde et j'essaie de d'apporter des idées.

Et ce que j'ai fait aujourd'hui à ton micro, c'est d'essayer de de dire voilà moi en tant du du de de de avec mon regard de citoyenne qui faisait pas de politique avant, de président de l'Assemblée nationale aussi, voilà comment j'identifie les blocages, les problèmes et vraiment je suis la seule à placer la question de la gouvernance vraiment au haut de la pile, là où les autres considèrent que c'est annexe vraiment. Après euh est-ce que euh peut-être un jour ça me passera par la tête ? Peut-être, j'en sais rien. J'en sais rien. Mais tu sais ce qui est fou c'est que une semaine avant de devenir président de l'Assemblée nationale, je n'y pensais pas. Hm.

Je je pensais, j'avais mis au pot des idées pour l'institution sur le présidentiel. Mais oui, non mais c'est non mais ce que je veux dire c'est que en fait on ne sait rien de ce qui va se passer mais là aujourd'hui moi heureusement on a plusieurs candidats de valeur dans notre majorité et j'espère à nouveau de tout mon cœur qui rencontreront les Français et je les aiderai s'il le faut. J'ai aucun souci là-dessus. On a un autre grand problème dans notre démocratie c'est que les gens votent pas assez.

Alors, j'ai c'est vrai que alors une autre femme à ce micro Sarah Knafo défendait beaucoup les votations, les référendums, les choses comme ça aussi à la [grognement] Suisse et moi j'étais ce weekend avec tout enfin il y a quelques jours avec beaucoup de Suisses euh dont Joë Di connais probablement dont quelques personnes que et qui me disait que c'était vraiment super euh mais qu'en fait le le nombre de votants était trop faible. C'estàd que on parle de 30 40 % quoi. Donc euh et en France on a quand même aussi ce problème.

Moi j'aimerais en fait je je promeux quelque chose euh dont tout le monde se fout mais bon en fait je pense qu'il faut qu'on qu'on vote sur mobile et je pense queon laisse enfin à un moment faut il y a pas il y a pas de raison en 2026 queon puisse pas simplifier. Moi je je viens de l'expérience utilisateur. L'expérience utilisateur. Oui, c'est je comprends le le cérémonial. Cependant, à un moment, on peut suffisamment sécuriser tout ça euh pour dire à un moment tout le monde vos voix compte que peu importe où vous soyez, vous avez tous un téléphone portable. Vous pouvez aussi aller dans un bureau de vote. Mais et ça, tu as raison et tort à la fois.

Je te garantis qu'on ferait x en nombre de votants. Et ben non, en fait il y a alors il y a très peu de pays qui sont allés sur le vote électronique et je crois que c'est l'Estonie ou la Lituanie, un des deux, je sais plus. problème Estonie parce que c'est vraiment les meilleurs ou et je me disais et pareil pour la Suisse, je me disais le fait de revitaliser la démocratie par la décision et les votations et cetera, ça permet d'amener plus de votants. Non, ni le vote électronique ni plus de votes comme avec de la démocratie directe ne ramène les gens aux urnes. Donc par ça m'a beaucoup interpellé, c'est c'est ça m'interpelle toujours aujourd'hui.

cette ce sujet de l'abstention puisqu'il est en de la légitimité des décisions que tu prends. En même temps, tu vois bien que l'abstention, elle existe beaucoup pour les élections professionnel aussi, les syndicats. Or, il y a du vote électronique pour les les les élections professionnelles. C'est pas pour autant que les salariés vont davantage voter. Donc ça ne résout pas. C'est on est sur les modalités. Les modalités de vote ne sont pas la réponse à la question de l'abstention. La réponse à la question de l'abstention, alors ça peut aider.

Ça veut pas dire qu'il faut pas y travailler et notamment pour des consultations par exemple indicatives, on pourrait essayer de tester des nouvelles modalités de vote. On voit bien dans les communes, ils le font et ça marche pas trop mal. Mais je pense que la réponse à l'abstention, c'est pas ça. La la réponse à l'abstention, c'est la question, il y a une question d'enjeu. Quand les Français ont le sentiment qu'il y a pas d'enjeu, ils votent pas. Donc, ils votent pour quelles élections ? vote pour le maire parce que ils savent que ça a de l'enjeu.

Ils votent pour le président de la République, ils votent pour les législatives en 2024, ils ont été votés en masse là où avant les Européens, ce qui est dramatique, c'est qu'ils votent pas, ils votent n'importe comment mais parce que il ils connaissent mal l'Europe ou même nous, on a du mal sur les institutions européennes. On comprend pas bien comment tout ça ça fonctionne et les citoyens bah ils regardent, ils comprennent pas l'enjeu. Et puis on est une nation parmi 27, ils se disent que c'est trop trop loin. il vote pas beaucoup, tu vois, au départemental, au régional parce qu' il voit pas bien.

Donc là aussi, tu vois, tout à l'heure, on parlait des clarifications, des compétences et de la responsabilisation. Si demain, tu sais qu'il y a qu'un acteur qui travaille sur tel sujet, sur la formation, l'économie et cetera, peut-être que tu iras davantage aux vies parce que tu sais pourquoi tu vas aller voter. Donc l'éducation civique, l'éducation citoyenne pour moi c'est essentiel. Et il y a l'autre sujet qui est la question du résultat. En fait, les Français considèrent finalement que ça ne sert à rien d'aller voter parce que en fait bidule ou machin, c'est pareil, ça ne marche pas, les résultats ne sont pas là et donc à quoi bon se déplacer ?

Donc en fait, tant que nous on aura pas montré, mais nous d'une façon générale, quel que soit notre bord politique, queon est capable de donner des résultats et que la politique ça change la vie des gens et que on on peut impulser des transformations, tu vois, on parlait de de Macron, on sait que les gens sont très critiques vis-à-vis du président. On prend le sujet militaire. En 2017, le budget de la défense depuis des décennies, il est flat. On est à 30 32 milliards par an. Macron arrive en 2017 et il il entame le réinvestissement dans nos armées jusqu'à arriver 2027 au doublement du budget militaire. Doublement. On a fait une courbe ascendante depuis 10 ans.

Et bien ça, il a pas eu le choix. Je veux dire 2017 il a quand même viré le bilier. Il a il était pas et qui demandait plus justement le choix. C'est comme le nucléaire avant il avait il avait enfin je veux dire tout n'est pas euh faut se placer avec les regards de après je tire pas bou les rouge sur le président soyons clair hein. Moi j'ai plein de choses. Je sais que c'est celui qui comprend le mieux l'IA. Je sais que sur sur tout ça, il y a eu des bonnes trajectoires qu'il faut savoir se remettre en question. C'est pas ce que je dis maisord il a pas toujours été Non mais sur la question budgétaire euh il l'a fait dès 2017.

Il y avait pas eu l'invasion de l'Ukraine, il y avait pas eu euh Trump et l'Iran. Et pour autant, le président a compris qu'il fallait défendre une souveraineté française et une souveraineté européenne et il a porté l'Europe de la défense aussi. Et donc que toute l'Europe de l'Est aujourd'hui nous envie. C'est du temps long, c'est de la clair, c'est de la vision et c'est aussi une capacité à effectivement réembarquer comme ça euh une nation autour d'un investissement majeur. Finalement, il a un gros problème de com en fait comme avec toi, avec vous, avec euh il a un problème de com, ça c'est sûr. Il y a c'est pas c'est pas que ça mais après à nouveau, on est on n'y est pas pour rien en fait.

Et les premiers ministres qui l'a un sont pas pour rien en fait. Si on est si on rejette la faute toujours sur lui, on n'y arrivera pas. H, il faut sortir aussi, j'ai été voir les deux goals, je sais pas si tu les as vu un deux, ils sont extraordinaires. Alors, c'est sûr que là, tu as un homme qui vient incarner la France et qui incarne à lui tout seul la résistance. Et en fait, les Français vivent dans ce mythe là de de Gaulle. Et tu vois, j'entendais Aguyon toujours à ton micro dire "Il nous faudra un de Gaulle, il nous faudra un de Gaulle." Et tu entends les français dire il faudrait un deaul, il faudrait un deaul. Mais non, en fait, ça suffit.

Le sauveur suprême, celui qui va tout transformer à lui tout seul, pour moi ça n'existe pas. C'est nous, c'est nous. C'est nous ensemble. C'est les engager, c'est les entrepreneurs qui vont créer de la richesse, qui vont créer des des emplois, qui vont comprendre le monde tel qu'il est parce qu'ils vont aller se déployer sur d'autres marchés et cetera. Exactement. Qui n'écrasent pas leur clop par terre parce que c'est quelqu'un d'autre qui nettoira. Mais c'est le citoyen qui va voter aussi. C'est le citoyen qui décide de s'engager pour devenir élu, mais c'est aussi le jeune.

Et moi, je leur dis aux jeunes quand ils me disent "Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?", je leur dis "Mais engagez-vous, allez vous présenter, voter et cetera." Mais je leur dis aussi "manifester, revendiquer. On a besoin de la société qui nous pousse. On a besoin des associations, on a Et donc en fait nous, c'est ensemble qu'on y arrivera." C'est intéressant. Je vais te laisser bientôt parce que on a plus beaucoup de temps mais je trouve que c'est intéressant et c'est vrai que je je trouve que c'est un vraiment ça résume bien cet épisode, c'est-à-dire que la tentation est forcément de se dire euh a priori il faut un peu renverser la table.

Si on veut renverser la table, tu penses tout de suite à quelqu'un et je vais même te dire, je vais aller plus loin, tu vas penser à ceux qui ne voient pas, un homme fort. Tu vois ce que je veux dire ? et tu vas penser à Trump, tu vas penser justement à De Gaal, tu vas penser à voilà, il y a eu Merkel quand même qui était une femme forte, il y a eu Toucher, il y en a eu quelquesuns. Mais c'est vrai que tu penses pas à à un à une démocratie, à un gouvernement fort. Bon, Merkel était peut-être portée elle aussi par Non, elle était plutôt sur des des majorités. Non, il y a eu euh bah oui, des majorités [raclement de gorge] constituées. constituées.

Euh bon, c'est vrai que c'est difficile d'imaginer un corps retourner la table. Tu vois ce que je veux dire ? Quand je dis un corps avec plein de monde. Euh ouais, mais tu vois bien que c'est la seule façon de faire parce que si un seul retourne la table, c'est inefficace et après il faut reconstruire. Oui. Puis il y a ce que et puis tu as retourné la table contre des gens. Donc tu vas avoir tes gilets jaunes, tu vas avoir de la résistance parce que la table c'est un pays, c'est des dizaines d'années d'habitude et tout ça. Donc seul tu peux pas la retourner cette cette table, tu peux pas.

Donc c'est ensemble et c'est pas une question de partie parce que on voit bien tous les partis constatent que le système il est à bout de souffle, que ça marche pas bien, qu'on narrive pas à vraiment réformer en profondeur la France. Donc en fait, peut-être tu vois que là-dessus, on pourrait avoir un une majorité de partis politiques qui euh se mettent d'accord au moins sur la méthode. Yelle, tu as écrit un livre qui s'appelle à ma place qui a été euh euh qui qui date de je cherche le 2024 euh Ouais, l'année dernière. Il y a Ouais. chez Brochet euh Bûchet Chastelle. Ah oui, d'accord. Oui, oui, je j'ai oui, en effet, je l'ai je l'ai [rires] référencé.

Et tu as si tu avais un livre que tu pouvais offrir à tous les Français, à tous les gens qui nous écoutent, un seul. C'est une question terrible. Je vais pas leur offrir le mien quand même. Pourquoi tu fais le lien entre mon livre et justement ? Je pas [rires] je parle justement pour dire pas le tien à un autre évidemment. Non. Bah euh j'aime le le livre le dernier livre de la conférence de Simon Veille pour les générations futures qui était une conférence qu'elle a donné justement à des jeunes sur l'histoire, sur la mémoire et sur la capacité à faire.

Je pense que c'est euh Ouais, c'est ce livre-là parce que c'est un livre euh d'une femme engagée, résiliente qui nous qui a porté des combats, qui a fait et euh qui a apporté une histoire et une mémoire et euh et je pense que ça aussi c'est important. Aujourd'hui, on entend trop de gens manipuler l'histoire, manipuler notre mémoire, manipuler la vérité, manipuler ce qui est notre pays. Moi, je j'entends parler d'une France éternelle qui n'a jamais existé. C'est aussi pour ça que je parle de ma famille. Je suis issue de personnes qui ont migré, qui se sont adaptées, qui se sont intégrées. C'est l'ascenseur social, c'est la résilience, c'est les combats.

Et les combats, en fait, il faut les mener. Chacun de nous a des ressources pour mener des combats. Simone veille, son histoire, c'est elle qui l'a écrite. Elle aurait pu ne rien faire de sa vie et elle en a fait. Elle est devenue une icône pour des générations et des générations et encore aujourd'hui. Et donc voilà, ce livre pour les générations futures est un beau livre à lire. Très bien. Je l'ai pas lu encore donc il fera partie de mes lectures de l'été euh pour les générations futures. Et puis j'apprécie aussi euh on on va pas ouvrir le chapitre judaïsme parce que mais en effet tu assumes et revendiques tes origines et ce qui en ce moment est un sujet qui ne devrait pas l'être.

Mais non, justement, ben c'est tu vois quand on parle de France éternelle, la France c'est un pays qui a accueilli les juifs et qui leur a donné la citoyenneté. Tu vois, je te parlais de Nancy, moi j'ai j'ai grandi à Nancy. À Nancy, c'est là où on héberge la deuxième plus vieille synagogue de France qui date d'avant la Révolution française. Et donc et la la France a accueilli ses Juifs, elle a accueilli ma grand-mère qui fuyait le nazisme, elle a accueilli mon grand-père. Donc c'est cette France- là qu'on aime et c'est cette France là dont on est fier. les rejeter. Bah après, c'est du passé, c'est plus comme ça aujourd'hui.

Euh si tu avais l'occasion de retrouver euh la jeune Yael avocate avec sa robe euh et que tu pouvais qu' avait pas peut-être moi à se préoccuper de comment s'habiller parce que moi elle avait une robe d'avocat tous [rires] les jours euh et que tu pouvais lui glisser un petit message, qu'est-ce que tu lui dirais ? [rires] Je dirais n'ai pas peur, fonce. N'ai pas peur. Tu as peur encore ? Parfois. Oui, encore. Parfois parce que en fait peur de pas bien faire.

En fait c'est je sais que les politiques ont pas bonne presse, que parfois on parfois beaucoup on nous critique et cetera mais l'immense majorité des politiques que je connaisse essayent de faire de leur mieux et se posent tous les jours leur la question est-ce que je fais bien ? Est-ce que est-ce que je pourrais faire mieux et cetera ? On a toujours peur de pas prendre la bonne décision, de pas bien faire, de de de passer à côté d'un truc et et donc voilà.

Puis je lui dirait "Ouais, on n pas peur parce que l'avenir je pense que je me suis pas trop mal démerdé jusqu'à présent." Ce qui m'impressionne là, tu sais quand tu dis l'immense majorité et et ça inclut des gens à l'extrême gauche, à l'extrême droite et voilà qui qui font ça pour de manière très sincère et cetera et que nous on regarde de l'extérieur comme des démons, tu vois.

souvent enfin que je dis nous enfin pas forcément mais tu vois et alors que toi tu les vois de l'intérieur et il y a une vraie sincérité de beaucoup mais je crois de tous en fait de tous tu peux pas t'engager en politique si tu es pas si tu as pas envie de servir si tu es pas sincère tu fais pas tu fais pas ça pour l'argent tu te prends tes tombes de merde au quotidien sur les réseaux sociaux non mais c'est vrai c'est je te je t'invite à à ouvrir les miens et puis j'ai quand je mets un truc rayé en général j'ai des floppés de trucs antisémite euh qui arrivent de façon inévitable. C'est c'est dur. On dit toujours qu'on profite, qu'on est là pour les ordres de la République et cetera.

Enfin, c'est et donc faut vraiment le vouloir pour s' s'engager. Donc moi, je connais pas un homme politique, quel que soit son bord politique, qui le fait pas parce que il a le sentiment que ce qu'il pense c'est juste et que il va être utile à son pays. En tout cas, moi je je fais crédit de cette sincérité à tout le monde, même à mes plus grands ennemis politiques que je vais combattre. matin, midi et soir et je vais combattre chacune de leurs idées et cetera mais pour autant je pense que leur engagement est sincère. Y Brun Piv, on te suit sur les réseaux sociaux, sur Instagram, sur LinkedIn, surve. Ouais, sur LinkedIn aussi.

LinkedIn, Insta, Twitter, Facebook, partout parce que c'est important d'être partout et de parler aux gens directement et on a quand même des très belles rencontres. Bon et on est à une grosse semaine de tes vacances. J'ai l'impression que tes semaines sont bien chargées. Donc, je te souhaite de très belles vacances. Merci inf. On sortira cet épisode pendant les vacances de beaucoup d'entre vous. Merci. Si vous êtes nouveau sur Génération du Tur Self, abonnez-vous aussi à mes réseaux sociaux à Génération du Turself.

Vous verrez toutes les semaines, on a des des femmes et des hommes différentes différents et on se régale même si parfois vous pouvez me trouver insupportable moi aussi et puis m'envoyer. Je prends moins de saut de merde que toi quand même. Puis je suis pas enrayé [rires] donc ça va mais mais vous avez le droit, c'est pas grave. Mais mes invités sont passionnants donc au moins détestez-moi. Aimer mes invités. C'est gentil. Je vous embrasse. À la semaine prochaine. Bisous. Bon été. Salut. Merci. Merci infiniment. Merci beaucoup.