Gestion de l'eau : audition du Bureau de recherches géologiques et minières
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
mesdames messieurs bonjour madame Rousseau enchantée monsieur Vanet nous sommes ravis de vous accueillir et nous vous remercions d'avoir répondu positivement à cette demande merci donc d'avoir répondu à notre invitation pour échanger sur la question importante de l'autre cette audition qui fait l'objet d'un compte-rendu public qui sera publié sur le site du Sénat vise à éclairer les membres de la mission d'information sur la gestion durable de l'eau lancé par le Sénat début février à la demande du groupe socialiste avec comme rapporteur Monsieur Hervé gilet cette mission comprend des sénateurs représentants l'ensemble des groupes politiques et devrait achever ces travaux d'ici l'été dans ce dans ce temps court il s'agit pour nous d'entendre les experts les parties prenantes et les acteurs institutionnels de la politique de l'eau en France le changement climatique conduit à mettre sous tension l'ensemble des utilisateurs de l'eau on l'a vu avec la sécheresse estivale 2022 et la sécheresse hivernale 2023 qui risque d'entraîner une situation pire encore il s'agit pour nous de prendre en compte cette nouvelle donne climatique et d'évaluer la pertinence de la politique publique de l'eau menée aujourd'hui dans notre pays tendant ses aspects quantitatifs que qualitatif nous attendons aujourd'hui votre clé est éclairage pardon sur les transformations du cycle de l'eau et les perspectives que nous avons à une ou deux décennies en effet votre stratégie scientifique sur 10 ans qui définit les priorités de recherche associées aux grands enjeux socio-équipe économiques liés au sol et au sous-sol notamment la gestion des eaux souterraines nous aiderons à répondre plus ou moins directement aux différentes questions posées à la mission donc je vais vous laisser avec le rapporteur qui lui a certainement un grand nombre de questions bien merci madame la Présidente chez Evelyne pour ses propos intraduction je vous remercie mes collègues aussi d'être présents donc vous avez compris la trajectoire qui est la nôtre aujourd'hui sachant que nous sommes dans une période assez particulière qui en l'occurrence donne une résonance à nos travaux sur un certain nombre d'interrogations avec en perspective à venir une annonce gouvernementale sur la planification j'ai pas encore d'éléments factuels pour savoir quand est-ce que c'est cette communication éminente nous sera faite et bien sûr on essaiera à la fois de s'éclairer et peut-être d'éclairer certains sujets à ce niveau là alors il est vrai que la situation hivernale est déjà particulièrement inquiétante aujourd'hui donc elle nous amène sans doute à approfondir un certain nombre de sujets on vous a transmis donc la liste des questions donc je vais vous proposer de prendre parole à partir de celle-ci je vais me permettre peut-être d'insister sur quelques sujets bien sûr on pourra pas faire autrement que d'aborder la question des bassines puisque ce sujet est un sujet qui questionne qui questionne aussi juridiquement vous l'avez compris et qui est de nature conflictuelle même sur le plan scientifique si on y regarde d'un peu plus près donc il a un sujet particulier à approfondir et puis une question aussi qui n'est pas inintéressante sur le rôle des forêts dans le stockage souterrain de l'eau et inversement sur la capacité des forêts à pomper l'eau puisque au travers des feux hors normes que l'on nous avons connu notamment en Gironde et dans le massif forestier landais un peintre consommé 50 100 parfois plus de litres d'eau par jour et donc ce qui était démarré hier peut redevenir des marais demain si bien sûr les plantations ne sont pas mises en oeuvre on va dire assez rapidement et quand on parle de ces plantations il y a aussi la nature des plantations qui se pose aujourd'hui voilà juste quelques propos liminaires et puis je vais vous laisser la parole pour vous amener à répondre sur les questions qu'on a pu qu'on a pu vous poser je vous remercie nous reprenons les questions donc sur les quantités d'eau exploitables dans dans les eaux dans les eaux souterraines c'est une question qui est pas si facile que ça en terme de réponse parce que ça signifie ré qu'on connaisse avec précision la quantité d'eau stockée dans dans les nappes souterraines c'est pas tout à fait le cas on connaît l'existence des nappes leur superficie on connaît déjà moins bien leur épaisseur vous voyez et également la quantité d'eau contenue dans une nappe qui dépend de la porosité en fait du matériau rocheux qui contient l'eau n'est pas toujours connu avec précision donc pour le BRGM donner le stock n'est pas quelque chose de très facile par contre nous arrivons plus facilement à chiffrer la recharge ce qui fait que avec un principe de précaution on considère souvent qu'il vaut mieux ne pas prélever plus que ce qui a été rechargé parce que sinon quelque part on se dit on doit on doit consommer le stock ce que je dis est très schématique parce qu'une nappe va s'écouler un peu comme une rivière simplement beaucoup plus lentement donc localement oui à l'échelle globale en fait ça assez peu de sens de parler du volume du stock puisque ce qui est important c'est le stock disponible ou l'eau qui est potentiellement exploitable alors proximité des bassins consommation et dans ces cas où il y a des personnes consommation sur des secteurs qui peuvent être en tension il est effectivement nécessaire de pouvoir modéliser très précisément le stock le stock dehors c'est ce qui est fait dans déjà pas mal d'endroits on a mis en évidence également qu'il y a une vingtaine de bassin versants en France qui mériterait d'avoir des modèles beaucoup plus précis de gestion de l'eau pour qu'on connaisse parfaitement le stock et qu'on puisse définir des scénarios de politiques de l'eau qui permettent une gestion pérenne finalement de la ressource qu'on est toujours de l'eau en quantité en qualité suffisante au moins pour la population en alimentation en eau potable alors des prélèvements sont de l'ordre de 6 milliards de mètres cubes par an quand même avec des stocks dont on peut on peut trouver dans des documents un chiffre de de 100 milliards de mètres cubes mais c'est très approximité quand on parle de six milliard je vais mettre cubes prélevé parce qu'on entend beaucoup de choses actuellement dans les médias c'est évidemment dans les eaux souterraines déjà et or hors énergie voilà c'est on parle vraiment de l'eau prélevé pour l'industrie pour l'agriculture et pour l'eau potable dans les dans les nappes c'est issus de la Banque Nationale des prélèvements alors on estime que ces chiffres sont légèrement sous-évalués puisqu'il y a probablement pas mal depuis non déclarés qui pompe un petit peu d'eau pour les jardins pour les choses comme ça qui augmentent un petit peu ce chiffre mais voilà le son grosso modo c'est aussi c'est 10 milliards de prélèvements dans les eaux souterraines pour les consommations courantes et industrielles par an très bien juste pour clôturer peut-être ce premier sujet du coup sur la connaissance approfondie de des capacités de stockage des nappes notamment sur les bassins qui sont en tension donc ça serait un objectif mais comment peut-il se réaliser ce que vous avez les moyens de le faire est-ce qu'il faudrait accélérer c'est un objectif mais qui peut être réalisé à l'échelle locale c'est-à-dire que la bonne échelle de la gestion de louche c'est bassin versant du pays ça n'a pas de sens et effectivement dans le contrat d'objectif du BRGM qui vient d'être écrit pour les quatre prochaines années je ne sais plus une des un des objectifs principaux c'est justement de réaliser ces modèles de gestion de de mettre en place des modèles de gestion donc de connaître parfaitement la ressource pour pouvoir scénariser les ressources sur les bassins versants en tension qui ne sont pas actuellement gérés donc nous avons pour objectif d'ici 5 ans d'arriver sur toutes les attention à avoir d'une part des modèles de prévisions du niveau du niveau des nappes des modèles saisonniers de prévision des niveaux des nappes et puis des modèles de gestion avec des scénarios pour regarder les conséquences du changement climatique mais à la question à votre question plus précise est-ce qu'on saurait on saurait mesurer l'épaisseur l'épaisseur d'une nappe ça porosité avec des mesures géophysiques oui bien sûr on serait tout à fait capable localement d'arriver à connaître l'épaisseur de la nappe et ensuite d'estimer la porosité simplement ça représenterait des moyens financiers il faudrait qu'on puisse chiffrer et et ceci serait à faire peut-être pas France entière parce que ça pourrait être coûter très cher localement là où les problèmes les plus importants se rencontrent de façon si jamais les les on vit une période de sécheresse et que les pubs les forages sont dénoyés de répondre à une question d'ailleurs que vous posez à savoir est-ce qu'il suffit pas tout simplement de forêt plus profond alors sans doute trouver de l'eau en forêt plus profond mais il faut faire attention de pas de pas gérer l'eau comme une ressource non renouvelable d'épuisée complètement le stock et de se retrouver dans une situation catastrophique dans dans quelques temps le résultat et d'autre part la durée de renouvellement ou la durée pour laquelle il faudrait permettre un rendez-vous maintenant et beaucoup plus important pour les nappes profondes donc mais ça effectivement se modélise et il faut pas donner une réponse dans l'absolué très bien ça c'était donc peut-être pour la première question on va parler de la dégradation du niveau de remplissage donc des mois dégradation du niveau de remplissage des nappes alors les nappes déjà pour de façon très schématique vous avez des nappes réactive puisqu'ils sont des nappes qui sont assez superficielles et en communication avec avec les cours d'eau et vous avez des nappes inertiaires qui sont des nappes plus profondes alors pour ce qui se passe à l'heure actuelle c'est qu'on a à peu près sur toute la France sauf le la Manche et puis encore l'extrême nord-ouest vous avez actuellement des niveaux des niveaux des nappes qui sont partout plus bas que d'habitude c'est France entière c'est ça qui est exceptionnel parce qu'on a eu des cet automne une recharge en hiver qui a été insuffisante donc les nappes inertiel qui dépendent des pluies diables dont 4 mois sont touchés et puis formidable très réactive qui dépendent des plus du mois dernier sont également sont également touchés donc actuellement on va dire qu'on a 80% des nappes qui sont en dessous du niveau normal des nappes au mois de au mois de mars donc c'est quand même très important l'an dernier de la même époque c'était 50 % là maintenant c'est 80 % alors qu'est-ce qui peut se passer pour les nappes inertiales donc les nappes passer profondes BRGM est assez pessimiste sur sur l'été parce qu'il faudrait qu'il pleuve énormément pour pouvoir attraper faudrait qu'il y ait des puits décennales ou plus pour pouvoir progresser d'un cran je n'ai pas retrouvé une situation normale mais progresser d'un cran pour les nappes qui sont très réactives superficielles ça va dépendre de la pluie des des pluies des prochains mois c'est encore faisable mais on peut pas on peut pas le savoir je vais essayer d'entraîner sachant que tous les végétaux sont en pleine croissance aujourd'hui donc de toute manière ça va quand même largement limiter oui il faudrait qu'il pleuve effectivement beaucoup dans la partie nord de la France on a encore une petite quinzaine de jours où on peut quand même espérer que s'il pleut beaucoup la recherche se fasse correctement dans le sud le cycle végétatif est déjà parti donc ça pompe un petit peu plus et puis une partie de votre question je pense porter sur le plus long terme alors sur les nappes inertiales ça n'a pas de sens de réfléchir sur lesquels qu'elle n'a pour baisse à long terme puisque comme on l'a dit elle se peuvent se remplir et se vider en quelques mois donc dès qu'il commence à pleuvoir beaucoup c'est des nappes qui se remplissent c'est les nappes par exemple du Centre Ouest de la France pour les nappes après actives et réactiver excusez-moi bon après actif pour les nappes inertiels on n'a pas de temps de nappe que ça qui sur le long terme sont structurellement en baisse il y en a une qui me vient en tête naturellement c'est la nappe de la Beauce dont on constate depuis une bonne vingtaine d'années que petit à petit les plus haut niveau sont de plus en plus bas même si on est encore un stock qui est conséquent mais il n'empêche que la tendance est à la baisse on a quelques nappes dans le sud de la France notamment en Provence ou dans le Sud-Ouest où on commence à constater des de pareil de pareil tendance mais dans les grandes lignes les nappes connectées en tout cas avec la surface la plus grande en France étant évidemment la nappe de la craie arrive encore à avoir des des recharges suffisamment conséquentes maintenant ce sont des nappes inertiels qui sont cycliques sur plusieurs années et là c'est vrai qu'actuellement on est dans un cyclo où c'est naps sur 4 5 6 7 ans on constate une baisse maintenant on a on n'a pas constaté de baisse sur sur 20 ou 30 ans qui nous permet de dire que structurellement c'est nappes sont en baisse et puis on a quelques nappes beaucoup plus profondes des nappes qui sont qui ont des recherches très complexes qui ont des recherches très très longues parfois plusieurs centaines d'années ou alors je pense à la nappe du Carbonifère qui alimente à la fois la Wallonie et la Flandre et le nord de la France du côté de l'île où structurellement on a également des baisses de niveau de nappe sur le long terme alors là encore les volumes restants sont très conséquents mais effectivement il peut on constate c'est une surexploitation par rapport à la capacité de de remplissage de la nappe merci on a un petit peu abordé l'objectif d'évaluation et de contrôle peut-être qu'on peut glisser par rapport à la question 3 sur les calculer les niveaux normaux de nappe la question 4 elle pose la question de la stratégie aussi pour améliorer la recharge en fait donc ça c'est des questions assez fondamentales que nous essayons de créer aussi dans le cas de ce qu'on appelle les politiques d'urbanisme en fait on pousse peut-être la réflexion pour voir comment on peut mieux intégrer aujourd'hui la gestion de l'eau dans les politiques d'urbanisme que ce soit l'échelle des codes des Scotts et des pluies et donc une meilleure gestion aussi du fil de l'eau et donc par ailleurs des zones humides c'est un peu sous-jacent de cette question 4 qui vous est posée sur comment on peut améliorer les stratégies en fait je pense qu'on peut on peut le monde à cette question d'un point de vue qualitatif on voit bien qu'il faut essayer de désimperméabiliser des sols d'avoir moins de sol à nu avec de la végétation qui faut avoir des nous des fossés il faut retenir l'eau un peu des zones humides retenir l'eau en surface pour qu'elle puisse s'infiltrer bien entendu dans les nappes donc ça qualitativement c'est le faire il y a également des des localement de la recharge maîtrisée des nappes mais sont toujours de la recherche maîtrisée de nappes superficielles donc donna pré-active grâce à ces techniques de fossés de zone humide et on ça permet aussi de filtrer l'eau qui est assez rapidement récupéré pour pour l'eau potable là où on ne on est un peu en limite c'est pour arriver à quantifier les conséquences de ces techniques si vous voulez sur sur les nappes si on désimperméabilise dans une métropole par exemple quels sont les conséquences précises sur le niveau des nappes ça est encore du domaine de la recherche on a quelques travaux en cours on a des travaux en cours le plus important étant sur une métropole européenne de l'île où on appartenariat de recherche développement avec eux pour justement quantifier enfin voir quelles sont les meilleurs moyens de désimperméabilisation quels sont les meilleures politiques de d'aménagement urbain qui sont possibles de prendre pour améliorer et la quantité et la qualité de la nappe de la crèche sous-jacente donc on teste plusieurs choses effectivement des zones de dés imperméabilisation donc revégétalisation présence de nous on teste aussi des des tentatives de déconnexion de réseau par exemple maintenant que les réseaux d'eau pluvial est déconnecté du réseau d'eau usé les eaux pluviales avec des traitements simples pourraient être réinjectés on pourrait tout simplement servir à des à des arrosages de de parc de stade ou de choses comme ça qui permet aussi d'éviter de de pomper de trop donc c'est tout un tas de tests qu'il faut faire qu'on modélise alors ça nécessite d'avoir des données extrêmement fines donc des données sur les prélèvements des données sur sur la sur la géologie et qui nous permet de pouvoir presque avoir un jumeau numérique de la de la de la réalité physique et de ce fait on peut ainsi modéliser les impacts des politiques publiques d'urbanisme qui pourrait être mise en œuvre et voir l'impact sur sur la ressource et dans les zones dont les zones pureurales on sait que par exemple un sol qui a été très labouré va moins bien retenir va s'opposer en fait un infiltration à l'infiltration des de l'eau donc tout est technique qui permettent de se passer de la bourre on le meilleur meilleur impact et puis alors sur un sujet qui est polémique dans le domaine de l'eau sur les sujets des obstacles et des seuils dans les Rhodos les rivières alors quand il y a des seuils l'eau stagne un peu et donc ça s'infiltre d'avant c'est moins bien pour les pour la circulation des poissons c'est meilleur c'est un sujet qui met toujours mais toujours en débat le Sénat tout entier entre la vision patrimoniale des seuils et des moulins et puis la continuité écologique mais on va pas rouvrir chers collègues le débat parce qu'on parle de nappe j'en profite demeurer un peu j'insiste sur un point sur les murs évidemment le but est de réinfiltrer le plus possible c'est pas c'est pas sans risque c'est à dire que l'eau on a des cycles donc des cycles de sécheresse mais il y a aussi il y en aura encore des cycles de surplus d'eau et notamment d'inondation par remontées de Naples et il y a des secteurs qui sont très sensibles remonter de nappe donc voilà c'est on peut pas avoir de politique généraliste sur le sujet l'idée c'est de faire la meilleure chose au bon endroit et tout ça nécessite d'être correctement pris en compte à la fois par des modèles de scénario mais aussi par l'étude des risques associés c'est en lien également avec le pronostic de retrait gonflement des argiles notamment si on plante des armes parce qu'on sait que les arbres enfin voilà à proximité de de maison on peut générer du testement différentiel générer des fissurations de maison enfin bref il y a tout un tas de d'éléments qui sont mettre du bon sens pour pour garder l'eau ou pour revégétaliser les centres urbains et qui par effet de conséquences pour avoir des des risques importants donc tout l'enjeu est de trouver le bon équilibre entre ces bénéfices et quant au milieu ruraux effectivement le nom labour a fait ses preuves l'ennerbement la remise en place de haies fait ses preuves avec des des capacités d'infiltration qui peuvent être multipliées par 30 dans les zones où on remet des on voire même quand on quand on passe sur dans la bourse à noter quand même que les pratiques culturelles ont beaucoup évolué dans ce sens depuis maintenant une bonne vingtaine d'années notamment depuis la mise en place des cultures intermédiaires pièges à nitrates sur la sur la période d'automne ou finalement la croûte de battances est beaucoup moins importante qu'avant puisque les terres sont végétalisées à des époques où elles ne l'était plus les problèmes qu'on rencontre en ce moment sont essentiellement sur les cultures de printemps donc au printemps dans les terres riches comme vous pouvez avoir en Normandie elle était le sick où on a très rapidement sur les on a de plus en plus d'orages de printemps aux périodes où les terres sont nues parce que les cultures de printemps se sème au cours du mois de mars avril et que les terres sont encore mieux en mec en quand arrivent les orages et ça c'est quelque chose qu'on a vraiment du mal à gérer donc qui est gérable par la mise en place de bande es en herbées par exemple de haies par la mise en place de fascine dans les zones les plus contributives mais c'est le principal c'est la principale période de problème qu'on contractuellement en zone rurale donc c'est des sujets effectivement qui sont importants on en est conscient peut-être pour refroidir l'atmosphère sachez que au niveau des haies on a plutôt régressé ces dernières années que augmentaient donc vous voyez que c'est un sujet qu'il faut oui malgré les malgré les aides les aides européens aussi voilà donc maintenant on essaie de replanter mais même malgré les les efforts d'accompagnement ces dernières années on a plutôt régressé là-dessus mais c'est des stratégies qu'il faut essayer d'inscrire à différents niveaux peut-être juste pour clôturer ce chapitre du coup essayons d'idéaliser mais on pourrait au niveau des réseaux séparatifs aujourd'hui imaginez les réseaux de demain qui permettent d'utiliser aussi le pluvial à bon escient pour reconstituer à la fois soit des zones humides ou des zones d'infiltration etc et inscrire donc ces évolutions de réseaux pluvial aujourd'hui dans le schéma directeur qui doit s'inscrire dans un PLU ou plu par exemple toujours en pensant à la gestion du risque associé donc ça nécessite souvent des microstations de traitement à l'endroit où on va réutiliser l'eau pluviale pour que pour que de l'eau brut parfois qui peut être un petit peu pollué n'arrive pas dans des endroits qui n'étaient pas touchés par ces pollutions je commence à serrer les questions oui donc on a vu mais un gros saut vous n'avez donné quelques informations pessimistes finalement sur le niveau actuel des nappes souterraines on risque d'avoir dans toute la France toute la France va être concerné certainement rapidement y compris pour des arrêtés de restriction d'eau alors je sais que le BRGM a esquissé des pistes comme par exemple recharger les nappes d'eau par des zones non conventionnelles y compris des eaux de stations d'épuration des eaux usées traitées alors on peut y voir des avantages mais on peut avoir aussi quelques questionnements donc moi j'aimerais nous en disiez plus sur cette piste là et puis lorsque l'eau était vécu comme une source inépuisable on parlait pas de priorisation des usages moi j'aimerais avoir votre garçon scientifique sur les quantités d'eau quand il est d'autres sources qui sont prélevées à des fins de commercialisation souvent en très grande quantité et qui viennent diminuer de façon drastique la quantité disponible pour une utilisation locale avec évidemment des inquiétudes légitimes pour l'avenir alors sur la sur la deuxième question donc les os pour faire prélever pour des eaux minérales et autres donc là alors déjà évidemment c'est des préfets qui fixent les seuils les seuils de prélèvement et que l'eau soit utilisée pour l'industrie ou qu'elle soit utilisée pour autre chose ça pose la question du calcul des volumes prélevables donc le BRGM est assez peu sollicité quand même par par les préfets pour pour aider aux calculs de ces volumes prélevables c'est un constat et comme je le disais tout à l'heure on connaît pas forcément très bien pour une nappe le stock le stock d’eau de la nappe et et sa dynamique de recharge précise c'est à dire il faut bien connaître la vitesse donc j'allais dire de stock on arrive à mesurer la recharge naturelle par les plus assez correctement on connaît pas toujours très bien les prélèvements les prélèvements on les connaît en de prélèvement ou le les prélèvements ne dépassent pas ne dépasse pas la recharge annuelle tout simplement j'imagine que pour ce qui vous concerne c'est plutôt Volvic mais c'est la ressource de du côté du Puy-de-Dôme mais beaucoup moins bien connu que ce que celle que je prenne l'exemple dans l'Est de la France alors que j'ai dit on vous donnera une réponse écrite sur le sujet parce que je ne l'ai plus en tête c'est un service de l'État mais je ne sais plus lequel c'était votre deuxième question la première question revenez sur la façon de faire de la recharge maîtrisée donc à notre connaissance à recharge maîtrisée en France et à peu près 2% des prélèvements de grandeur ça ne se fait que pour les nappes réactives donc des dates très superficielles et plutôt plutôt des utilisations de berges de cours d'eau des choses ou des zones humides est-ce que du côté des eaux usées de station d'épuration alors on reste à l'état de toute façon pour l'instant de rechercher développement pour le recharger la loi est pour l'instant très stricte sur les eaux usées donc tant qu'elle n'évoluera pas on pourra pas mettre de manière industrielle des eaux usées dans le sous-sol maintenant ça fait effectivement partie des choses qu'on cherche à maîtriser pour le jour où ce sera possible on puisse le faire quoi qu'il arrive la première attention ça reste d'envoyer de ne pas dégrader la qualité et sans respecte tout simplement la décès mais de ne pas dégrader la qualité des eaux souterraines donc il y a une étude importante qui est faite sur la chimie à différents termes de l'eau qui serait qui serait injectée sur très rapide il faut ça ça a du sens et on utilise dans le mois suivant si sinon on aura rechargé pour rien puisque l'eau sera dans la saison il n'existe pas notre connaissance en France de de recharge maîtrisée de nappes inertiel pour pour quelques mois à l'avance voir quelques saisons vous voyez pour recharger pour deux ans ou trois ans avant posé en prolongation vous avez entendu parler des expérimentations Lot-et-Garonne et Haute-Garonne sur les recharges de nappe justement oui puisque c'est nous qui les menons ce projet qui s'appelle hergaronne donc là pour le coup on est dans une appliqué très réactif puisque c'est une app des graphes de la de la Garonne enfin la nappe alluviale de la Garonne le but est de de prendre l'eau finalement un surplus en hiver de la Garonne même si cette année on ira pas le droit mais et de via un canal de trouver une zone d'infiltration privilégiée pour que quelques mois plus tard donc une fois qu'elle aura traversé toutes les graves cette même eau comme qui vient de la Garonne qui était injecté dans les viandes puissent soutenir le débit des tirages de la Garonne donc ça c'est des tests qu'on met actuellement on teste la faisabilité technique on modélise ce qui va se passer mais ça reste à l'étape très expérimental pour pour le moment par contre les recharges maîtrisées des acouphènes c'est quelque chose qui se fait finalement depuis très longtemps c'est quand même ce sont quand même des techniques qui sont maintenant relativement éprouvés et qu'on pourrait mettre en oeuvre si tentait que on trouve la solution utile et que ce soit finalement sociétalement acceptable mais en tout cas c'est techniquement c'est des choses qui sont qui sont faisables mais l'intérêt effectivement il n'est que saisonnier sur mon plus réelle il y a assez peu d'intérêt le but finalement c'est de ce qu'on appelle de d'avoir un effet retard de de d'infiltrer l'autre de surplus hivernal pour que la période des tiages et surtout la fin de la période des tirages donc août septembre on est 7 eau qui arrive par les par les versants et qui viennent soutenir le débit des tirages par les nappes puisque en été ce qui ce qui fait le débit des cours d'eau notamment en milieu calcaire par exemple c'est 80% de l'autre nappe qui qui se vidange et qui soutient en début des cours d'eau quelques mots sur les haies effectivement je crois que elles sont maintenant bienvenue pour les agriculteurs et ça fonctionne très bien ça s'évalue même en centaines de kilomètres de épeler chaque hiver lorsque c'est accompagné lorsqu'il y a un accompagnement financier et là la région Normandie qui accompagné donc l'implantation de haies et je peux vous garantir que c'est c'est des centaines de kilomètres qui ont été plantés cet hiver donc c'est toujours voilà c'est très bienvenu effectivement ça passe ça passe d'autant mieux quand il y a l'accompagnement financier qui vient en parallèle forcément voilà et puis sur les cultures de printemps alors là je voulais revenir là-dessus effectivement c'est des cultures qui font partie d'une rotation qu'elle laisse les sols nus tout dépend du climat si vous avez un mois de mars un peu sec effectivement ça va moins bien partir que si on a beaucoup de pluie il faut savoir qu'un enfin un printemps normalement arrosé fait qu'on a des lin par exemple sur une culture d'un printemps d'ailleurs pour les résumés c'est des betteraves c'est le lin les cultures de printemps c'est le l'escourgeons ça ça peut ça peut faire 20 30 cm au mois de mai sans aucun problème si c'est correctement arrosé tout dépend en fait de l'arrosage j'ai envie de vous dire mais de dire qu'elle laisse les sols nus je pense que c'est un petit peu si c'est le temps qui se l'idée d'aller dire que qui compte est responsable de quoi que ce soit il s'avère pour parieur je connais très bien agricole et que et que enfin voilà les derniers gros problèmes de couler debout qu'on a notamment dans la France en Normandie vous êtes particulièrement bien placé pour savoir faire plutôt côté Seine-Maritime que côté je crois savoir que vous êtes dans l'Eure mais mais on a des on a effectivement des pas mal de coulés de boue dans les hauts de France dans dans Seine-Maritime est dans l'heure les dernières gros problèmes qu'on a en date c'est c'est Mimet début juin et ça concerne essentiellement que ce soit ma culture au printemps et en particulier les pommes de terre la pomme de terre qui est arrivée en force c'est 20 dernières années notamment en haut de France alors qu'ils demandent beaucoup d'eau mais surtout qui est souvent cultivé dans le sens de la pente qui bute donc il fait des rigoles et qui a un vrai autoroute finalement à ruissellement et donc qui génère des coulés de bois c'est importantes donc effectivement ne pose pas trop de soucis alors je printemps j'imagine c'est ça que vous vouliez parler ne pose pas trop de pas trop de soucis mais maïs pomme de terre dans une moindre mesure betterave sont des cultures qui sont quand même génératrices de couler debout le jour on a un orage au printemps et un des problèmes et là c'est que le changement climatique fait qu'on a une intensification et une densification des orages de printemps à des moments où les seuls sont encore passent pas totalement couverts puisque effectivement c'est les cultures dont on parle couvrent pour les premières comme les enjeux printemps effectivement plutôt mi-avril début mai mais pour les dernières comme les pommes de terre et les betteraves surtout des années on a pas beaucoup d'eau qui ont tendance à couvrir plutôt au mois de juillet on repart nous sur notre cycle c'est bon on peut avancer très bien je vous en remercie c'était juste un complément très rapide par rapport à l'injection d'eau dans les agrifères je me suis effectivement renseigné sur sur ce que vous réessayez de faire dans le Lot-et-Garonne on dit que c'était déjà le une méthode utilisée du temps des Romains au niveau de la de la qualité de l'eau parce que finalement c'est un stockage qu'on va chercher aussi et on en parlait lors de notre dernière audition dans un contexte on essaie de remettre en place des bassines qui sont quelque part des stockages de surface là ni plus ni moins le bon sens nous guide et nous dit qu'il vaut mieux stocker l'eau en profondeur à l'abri de l'évaporation et des pollution que qu'autre chose mais est-ce qu'on envoie de l'eau de bonne qualité qui a le temps de se filtrer aussi est-ce qu'on ne pollue pas quelque part la nappe en termes de qualité et pas de quantité alors il s'avère que cette nappe d'accompagnement de la Garonne ce qui l’alimente c'est l'eau de la Garonne et là dans le test qu'on fait on l'emprise et de l'eau de la Garonne qu'on verra injecter donc on ne fait que répéter le schéma naturel en l'aidant un petit peu par contre vous posez une question qui est juste dans d'autres cas effectivement il est nécessaire on est toujours dans une dans une étude enfin c'est pour ça que j'insiste sur le fait dans tout ce qu'on fait et tout ce qu'on propose comme solution l'étude du risque est d'abord importante l'impact est d'abord important et et de fait dans des endroits où on injecterait de l'eau qui ne correspond pas à la chimie de sous-jacente il est nécessaire de faire les études d'impact des études chimiques physico-chimiques et géochimiques nécessaires au préalable de tout test bien sûr très bien merci on va essayer de progresser dans le questionnaire aborder un sujet qui est peut-être un peu plus délicat justement sur au niveau juridique aujourd'hui et puis par rapport à l'acceptabilité des projets donc vous êtes de plus en plus entre guillemets sollicité peut-être parfois instrumentalisé et puis on voit émerger aujourd'hui des problématiques au travers de décision notamment des tribunaux administratifs qui reviennent en fait sur parfois des des études des bergm ce qui le cas qui est cité aujourd'hui c'est sur les eaux UGC en charentais et Charente-Maritime où là il y a les quantités de prélèvement ont été remises en question malgré des études que vous pouviez faire à l'appui la remarque elle est d'ordre plus générale est-ce que vous sentez monter en puissance effectivement ces problématiques de contentieux aujourd'hui et puis on a tous un exemple bien sûr sainte Soline aujourd'hui aussi au niveau des bassines sur lesquelles il y a une forme de guerre entre guillemets entre les rapports scientifiques sur l'eau et on s'attend à en avoir de plus en plus au fil des décennies parce qu'on pense qu'effectivement il va y avoir ce réchauffement climatique et donc l'eau va devenir un sujet central dans beaucoup de régions donc ça c'est c'est net comme je le disais tout à l'heure nous ne sommes pas souvent consultés pour l'instant par les préfets sur le calcul des volumes prélevables mais nous travaillons le BRGM va travailler je l'ai noté justement parce que ça ça m'interroge quelque part pourquoi je vais me remettre en perspective une des voix qui peut aussi éventuellement se dégager c'est surtout la maîtrise à l'échelle des bassins justement de à la fois la ressource disponible et les quantités ensuite qui sont prélevées le but du jeu c'est d'arriver à avoir une clarification qui permettrait d'avoir une responsabilisation d'autant plus forte en fonction de ce degré de connaissance et donc dans notre futur contrat d'objectif qui commence d'ailleurs cette année il est prévu que nous assistions davantage les préfets pour le calcul des volumes prélevables mais nous partons d'une situation où on le faisait finalement assez peu dans le cas dans le cas particulier de sainte solide parce que parlons de ce cas de ce cas concret le BRGM est intervenu pour le compte d'une coopérative il était pas mais en accord avec avec d'État et nous avons simulé à la demande de cette coopérative nous avons répondu juste à la question à la question qui était posée qui était de dire si j'avais si je cherchais si j'avais construit ces 16 retenus tes questions 16 retenus à des grandes retenues en surface si je j'avais construit ses retenues dans la dans la décennie deux minutes 2010 est-ce que dans cette décennie là il y aurait eu une amélioration j'allais dire des débits des débits des cours d'eau en été et qu'est-ce qui serait aussi passé en hiver et c'est à cette réponse là à cette question là que le BRGM a répondu en confiant et en disant oui il y aurait eu une amélioration en été si on avait pu réaliser des des prélèvements en hiver pour remplir les retenues on aurait amélioré en été on a quantifié l'ordre de grandeur de cette amélioration on l'a fait avec un modèle qui était calé sur les années 2000 2010 c'était le seul modèle d'ailleurs existant il n'était pas calé sur les années 2010-2020 mais la décennie 2000 2010 présenté quand même des alternances de sécheresse en fait était une décennie qui semblait à peu près représentative d'une décennie entre guillemets normale nous n'avons pas simulé le les conséquences du réchauffement climatique j'allais dire et voilà et nous n'avons pas non plus dit que on pouvait nécessairement réaliser des prélèvements en hiver nous avons nous avions un cahier des charges on nous demandait une simulation à nous fixant les prélèvements en hiver en nous fixant les prélèvements en été et en nous disant ça donne dites nous ce que ça donne sur les débits des cours d'eau de berger m'a répondu à cette question et je pense qu'on a ensuite utilisé le rapport du BRGM d'une autre façon alors nous tenons à la disposition du scénario le rapport on a aussi on a aussi rédigé un communiqué de presse pour essayer de préciser nous avons mis au point PowerPoint pour résumer le rapport et nous espérons que petit à petit le contenu du rapport sera mieux compris ça n'utilise pas le sujet des passifs sur le sujet on n'a pas non plus regardé la rentabilité vous voyez de la construction de ses bassines parce qu'évidemment si on est construit encore faut-il pouvoir les remplir parce que sinon ça sera ça sert à rien du tout et remplir posé la question des seuils qui est qui est des seuils à partir duquel on autorise ou pas les prélèvements et ça fait partie des choses sur lesquelles pareil nous travaillons assez peu pour le moment et finalement un des anges et on aimerait travailler un des enjeux du problème et là on a on a des seuils partout des seuils de niveau de nappe à partir duquel le remplissage est autorisé ou interdit et on a des cas où on a des seuils qui sont parfois étonnants on va dire en fait on voudrait on voudrait beaucoup travailler sur les seuils sur les modèles enfin pour un établissement de recherche comme eldergm il y a beaucoup de choses très intéressantes très intéressant donc il vous faut plus de moyens sur ce sujet dans notre compte mais c'est vrai que je pense que les moyens de recherche qui ont été mis sur ce type de questions sont peut-être pas comme à la hauteur des enjeux qu'on va avoir dans les prochaines décennies nous sommes là pour vous écouter justement et c'est d'analyser comment on peut avancer de manière qualitative après il y a toujours des arbitrages mais on est bien d'accord je vais poursuivre peut-être dans l'avancée donc du bergm on a abordé un peu ces cette montée en puissance effectivement juridique un des éléments aussi factuels et d'actualité c'est l'évolution de la qualité aussi des nappes et des nappes superficielles aujourd'hui qui nous inquiète particulièrement et nous inquiète aussi parce que le spectre d'observation jusqu'à maintenant était ce qu'il était mais quand on l'élargit on s'aperçoit qu'on a de plus en plus de polluants qui étaient inconnus hier et qui doivent nous inquiéter aujourd'hui donc je suppose que vous avez aussi un regard particulier sur le sujet côté qualité de qualité des nappes c'est de son bien sûr les pesticides qu'on détecte le plus et on constate donc ça ne se ralentit pas quand même la contamination par les par les pesticides les polluants plus émergents comme les résidus de médicaments ou les perflux oreilles sont des polluants sur lesquels nous avons pour l'instant moins de données et surtout moins de séries longues donc ça commence mais pour l'instant il n'y a pas de il n'y a pas de valeur limite de seuil sur ces polluants mais c'est une problématique qui est fortement montante autre chose qu'il faut avoir en tête c'est que une bonne partie des nappes en France sont des nappes très inertiales et que quel que soit les décisions qu'on prenne aujourd'hui et certaines notes qui en prend plusieurs centaines d'années pour effacer les molécules qui sont présentes c'est ça aussi quoi nécessaire d'avoir ça en tête il y a enfin tout ça pour dire c'est pas parce qu'on prend des décisions aujourd'hui que que forcément même si on fait mieux si pour les pesticides typiquement dans les nappes comme la nappe de la craie qui est la plus inertielle dans une des plus inertiales de surface qu'on a en France si demain on demandait où par exemple aux agriculteurs mais mais pas que c'est pas les seuls à occasionner des substances polluantes d'arrêter tout traitement on aura encore des progressions donc des augmentations des niveaux de de contaminant pendant plusieurs dizaines d'années voilà donc c'est c'est toute la difficulté aujourd'hui est aussi de savoir dans ce qu'on retrouve dans la nappe aujourd'hui quand est-ce que ça a été quand est-ce que ça a été pendu quand est-ce que ça a été déversé et alors ça le fait techniquement par exemple on sait calculer les âges de l'eau mais voilà c'est des c'est un sujet qui est encore une fois très complexe et dans un autre domaine cette fois-ci sur l'unité qu'on a arrêté totalement les engrais on mettrait un siècle et demi avant de respecter les normes européennes ou débouchés des bouchers simplement il y a un décalage entre le moment où on met les mesures et le moment on observe les résultats malgré tout le monde agricole fait des efforts je dis simplement que comme les nappes on leur inertie et on leur vitesse et bien entre le moment où on résout un problème et c'est lui mais on constate qu'il n'y a plus de problèmes du tout pour pour des usagers c'est cool un temps qui peut être long est-ce qu'il faut rouge c'est que c'est parfait merci bonjour je suis arrivé un petit peu en retard au début de l'audition donc je ne sais pas si vous l'avez évoqué toutes les réflexions les observations que vous faites je voulais savoir si aujourd'hui il y avait des éléments de Copa de comparaison internationale sur le fait de réinjecter dans les nappes ou dans les est-ce qu'on a ou en Europe est-ce que vous avez des données enfin des éléments de comparaison pour est-ce que la recherche elle est elle est propre à ce que vous faites en France ou est-ce qu'on a des éléments au niveau international travaillons parfois aussi à l'international par exemple on travaille pour la ville du Cap national sur la recharge il existe d'autres pays qui sont plus avancés que nous je pense en Israël ils sont très avancés avant nous c'est en Espagne typiquement en Espagne typiquement voilà et dans le compte dans un contexte toujours un peu contraint en termes d'effectif est-ce qu'on il faut consacrer nos effectifs à faire de la recherche académique est-ce qu'il faut faire de la recherche pour les collectivités locales ou est-ce qu'il faut aller à l'international avec des hydrogéologues modalisateurs qui sont très sollicités je réponds pas souvent au BRGM qu'un international nous allons apprendre des choses aussi qu'on pourra ensuite réimporter en France dans la situation ce sera compliqué et pour compléter la réponse d'un point de vue européen on profite c'est régulièrement des programmes interags qui nous permet de travailler avec de labos allemands hollandais par le passé anglais l'année dernière se termine et puis au sud avec l'Italie l'Espagne donc on a plusieurs plusieurs programmes de recherche dans lequel on collabore avec des laboratoires européens qui sont faites à l'étranger pour savoir comment nous nous positionne ça peut être un élément pour mieux partager la connaissance et peut-être un sujet à travailler je t'en prie Florence bonjour et merci beaucoup peut-être une question sur les justement la recherche de substances qu'on recherche encore peu aujourd'hui notamment les substances médicamenteuses perturbateurs endocriniens est-ce que vous pensez qui peut être utile quand même d'accélérer vu le temps de latence dans les nappes et est-ce qu'on peut avoir des éléments comparatifs en fonction des systèmes d'épuration il y a des systèmes par membrane qui semble aujourd'hui plus déjà je voudrais pas mettre une meilleure épuration donc parce que bon c'est aussi dans la mesure où les collectivités investissent il faut dès lors aller à mon avis au plus vite pour que les investissent sur des systèmes qui sont les plus efficients donc est-ce qu'on a des éléments sur cela les systèmes d'assainissement et le les substances qui sont réellement filtrées je veux je vais laisser pierre panner répondre sur les aspects techniques mais il faut pas oublier que le bergère est un établissement public sous tut sujet principal du Ministère de la Recherche et tuta du ministère d'écologie et on nous demande pas de décider de faire des recherches à telle ou tel endroit on nous dit vous allez faire une recherche à telle ou tel endroit mais c'est nous nous obéissons en quelque sorte oui nous ne sommes pas nous n'avons pas pouvoir de décision sur la nature de nos recherches sauf sur quelques crédits où nous pouvons faire de la recherche sur entre guillemets nos ressources propres nous avons quelques moyens que nous faisons nous essayons d'exploiter ça mais ça reste limité par rapport à ce que nous pouvons faire techniquement je vais pas vous mentir c'est un sujet que je maîtrise vraiment pas beaucoup et pour une raison simple c'est que le Bergen travaille très peu sur l'assainissement finalement le bergère travaille sur la ressources du sol et du sous-sol et finalement ce qui se passe en recyclage et on est beaucoup moins présent ceci dit on travaille quand même pas mal avec les collectivités avec des délégataires de service public qui gèrent à la fois l'alimentation en eau mais aussi l'assainissement et ce qu'il y a de sûr c'est qu'aujourd'hui il est fondamental d'avoir une meilleure connaissance des polluants dit émergents ou des héliciter les médicamentseux et Madame reçoit citer les perfus aurait qu'on appelle enfin aujourd'hui les pie face on entend beaucoup parler ça ça sort ces derniers temps dans les médias ça fait quelques temps qu'on travaille dessus quelques temps qu'on commence à les connaître et ce sont des éléments notamment les pifas qui ont une très faible voir une dégradation quasi impossible donc il est vraiment nécessaire d'améliorer la connaissance après quand on parle des systèmes d'assainissement oui il y a beaucoup de choses qui se font en osse dans un ce genre de choses comme ça qui au passage ont quand même du coup filtre l'eau de tous les éléments qui nous nourrissent de tous les selles donc c'est pas forcément une bonne chose mais surtout même si ça reste une solution la meilleure solution reste encore de limiter au maximum les les contaminants qu'on a dans les eaux brutes donc nous ce que nous pensons c'est que la recherche doit être même si un moment il est évident que pour qu'on ait de l'eau propre robinet il faut il faut il faut penser à toutes les solutions y compris les solutions curatives mais la prévention sur sur l'origine de ces polluants comment ils se comportent et quel est leur et leur cycle de dégradation donc la prévention reste pour nous le meilleur investissement à faire pour qu'on ait de l'eau propre et pérenne Anne robinet dans la dans les vers le futur de la ressource c'est chez nous par contre tout ce qui est curatif non ça pour le coup ce sera pas fait par le par le BRGM alors ce au-delà bien sûr des modèles qui sont à développer de plus en plus ce qui nous intéresserait le plus ce serait pour la partie pour les prélèvements dans les nappes qu'on demande de nous adresser des prélèvements localisés j'entends bien sur une base mensuelle en nous indiquant dans quel aquifère on prélève à peu près à quel profondeur et non pas sur une base annuelle comme c'est le cas à l'heure actuelle on aurait récupérons les données des agences de l'eau mais qui sont des données fiscales voilà ça ça coûterait pas grand chose puisque les prélèvements ils sont faits juste d'envoyer les données sur une base mensuelle et nous pourrions bien sûr préparer ce qu'il faut pour que les données puissent être envoyées de façon quasi automatique ça dépend de la qualité du référentiel aussi aujourd'hui sur les points de de prélèvement voilà mais qui se sont améliorés en ce qui concerne les points les points d'eau comment on les appelle on ça on a à peu près mais mais par contre nous n'avons pas les données nous avons juste les données annuelles et c'est très dommageable pour pour justement construire les modèles bien entendu et les caler quand on voit de gros écarts est-ce que c'est le modèle qui est pas bon ou est-ce que ce sont les prélèvements en fait qui sont complètement erronés c'est une bonne question il y aura clairement pas de modèle fiable tant qu'on a pas de données prémment fiable à des pas de temps précis et ça c'est fondamental une autre chose qui pourrait être envisagée c'est tous les gestionnaires de l'eau qui ont parfois leur propre réseau de suivi intègrent leurs données dans les bases de données nationales en particulier Hadès qui est la base de nationale de gestion des eaux et puis vous posez une question sur les éventuellement d'aller rechercher de l'eau plus en profondeur même si on a répondu dans le sens que c'est pas forcément une bonne idée mais dans le cas où quelqu'un aurait si si mettrait quand même aujourd'hui la loi est quasi nulle sur le sujet c'est à dire que il y a deux mots dans la loi sur mes voilà ça nécessite des des éléments de protection beaucoup plus importants que ce qui est maintenant dans la loi ou presque dans la loi très bien écoutez merci beaucoup bien évidemment le but du jeu c'est ce qu'on dit toujours au niveau des auditions on n'a pas forcément abordé tous les sujets que vous auriez souhaité poser sur la table donc nous sommes preneur aussi de réponse complémentaires et au cours de l'audition de la mission puisque celle-ci devrait se terminer fin juillet s'il y a des sujets que vous souhaitez porter un autre connaissance n'hésitez pas le but du jeu c'est d'essayer d'agréger le plus de sujets et de questions voilà merci de votre écoute merci beaucoup à vous deux simplement je voulais vous remercier pour vos dispositions et les informations que vous venez de nous livrer merci beaucoup bon courage
Sandrine Rousseau