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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 29 juin 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeEurope & internationalInstitutions & élections

La menace masculiniste, un poison qui infiltre la société française selon un rapport du Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes sénatrice PS, corapporteur d'un rapport sur la menace masculiniste. On va en parler.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    De quoi s'agit-il ? Une idéologie misogyne créée en réaction au féminisme.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel a été le point de départ de cette enquête ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que certains hommes peuvent se sentir perdus dans leur virilité ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les réseaux sociaux amplifient-ils ce phénomène ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les recommandations prioritaires du rapport ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Laurence RossignolFait
    « les masculinistes sont clairement identifiés comme étant les nouveaux antiféministes »
  • 7:00Laurence RossignolChiffre
    « un jeune homme se retrouve avec des contenus masculinistes au bout de 23 minutes seulement en moyenne selon une étude britannique »
  • 17:00Laurence RossignolFait
    « tout ce qui est interdit hors ligne doit être interdit en ligne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Valérie Expert, bonjour à toutes et à tous. Bonjour Gill Gman, bonjour Félix Mathieu. Bonjour à notre invité qui est en studio, Laurence Rossignol.

Bonjour. Vous êtes sénatrice PS, corpporteur de d'un rapport sur la menace masculiniste. On va en parler avec vous.

Moi, je voulais vous remercier, vous féliciter parce que ça fait des années que vous vous battez au côté des femmes pour les droits des femmes, que vous êtes là, toujours là debout, que vous ne lâchez pas, que vous avez une parole libre. Et donc, on va parler de ce de ce poison qui infiltre la société française. C'est ce que dit ce ce rapport au Sénat.

On va en parler euh trois sénatrices qui euh enfin vous euh et deux autres sénatrices qui ont appelé à combattre cette idéologie. On va en parler dans un instant avec vous Félix Mathieu. Vous allez nous exposer ce dont il est question.

à 11h dans nos débats et bien nous parlons de la de la canicule de ces personnes âgées qui qu'on a et pas que d'ailleurs, il faut le dire qui sont décédées à cause de la de la chaleur et puis et puis d'autres sujets évidemment comme tous les jours, la correction du bac, les consignes du ministre de l'éducation sur l'orthographe n'ont pas été appliqué ce matin. C'est un article de Figaro qui nous l'apprend. Je vous conseille de le lire.

On explique que les inspecteurs d'académie ont recommandé aux enseignants de lire à haute voix les textes et qu'à partir du moment où c'était compréhensible, il fallait noter, donner la moyenne. Bref, on y reviendra tout à l'heure. Dans le zapping, Gill.

Dans le zapping, moi aussi je vais vous parler de la canicule, Valérie, mais cette fois-ci, on va se demander si les bonnes résolutions vont suivre. On se rappelle du Covid, on a tous dit que on irait au marchand du coin aller chercher notre nourriture. C'était des vagues promesses.

Est-ce que on va tout oublier une fois que la canicule sera passée ? Témoigner au 0826 300. Est-ce que on vous fait des fausses promesses sur la clime et autres ?

Et puis on parlera également de David Girot, David Guirot pardon, le maire qui a refusé que donner le nom de Samuel Patti à une école. Ça a été une décision pour lui un peu compliquée. 0826 300.

On va y revenir. Le masculinisme, donc je le disais un poison qui infiltre la société française selon donc ce rapport du Sénat. De quoi s'agit-il Félix Mathieu ?

Bah d'une idéologie misogyne créée un peu en réaction pour contrer le le féminisme. On en a vu la version extrême avec les inselles, ces ces ados, ces célibataires involontaires comme il s'appelle qui grosso modo accusent les femmes pour leur frustration sexuelle. Il y a déjà eu quand même des attentats aux États-Unis, au Canada par des jeunes hommes comme ça qui se revendiquaient de cette mouvance incellété dernier.

Comme le soulligne ce rapport, le parquet national antiterroriste a mis en examen un lycéen de 18 ans soupçonné de de vouloir possiblement attaquer des femmes au couteau. Ça peut aller jusque là. Les renseignements intérieurs ont dans le viseur une dizaine d'individus de de moins de 21 ans susceptibles de de radicalisation violente comme ça sur le thème du masculinisme.

Et alors le rapport décrit un écosystème insidieux avec les codes de la culture internet. Les mêmes, vous savez c'est ces blagues pour initier sur les réseaux sociaux les vidéos courtes des contenus masculinistes très portés par l'algorithme des plateformes qui privilégie les contenus clivants. Sur TikTok, sur YouTube Shorts.

Un jeune homme se retrouve avec des contenus masculinistes au bout de 23 minutes seulement en moyenne selon une étude britannique citée par ce rapport sénatorial. Ben ensuite, on a un engrenage, un indoctrinement proche des dérives sectaires selon ces trois sénatrices dont notre invité, trois sénatrices de trois groupes politiques différents, elle formule 24 recommandations pour répondre à ce danger masculiniste. Voilà, Laurence Rossignol, donc sénatrice PS, vous êtes corrapporteur de ce rapport sur la menace masculinisme masculiniste pardon.

Euh ce n'est pas anecdotique, hein. Euh on pourrait imaginer que ce sont euh des hommes comme ça par-ci par-là qui euh bah qui effectivement en réaction euh à une forme de bah la réaction à mit tout, une forme de libération justement de parole la parole des femmes, c'est beaucoup plus organisé. Racontez-nous un petit peu ce qui a été pour vous le point de départ de ce de cette enquête, de ce rapport que vous avez fait.

Alors, c'est la délégation droit des femmes du Sénat qui a conduit cette enquête, cette mission d'information comme on l'appelle. Euh on a travaillé pendant 8 mois euh sur ce sujet. Quel a été le point de départ ?

Nous, délégation droits des femmes, on élabore, on observe les politiques publiques favorables à l'égalité entre les femmes et les hommes, au droits des femmes et aussi celle qui et aussi le le contexte, l'écosystème qui serait défavorable, qui menacerait les nos avancées et les masculinistes sont clairement identifiés comme étant les nouveaux antiféministes. C'est en fait, aussi loin que remonte les revendications et les progrès dans la légalité entre les femmes et les hommes, il y a eu une réaction. Il y a eu des hommes qui ont critiqué, on se rappelle ce qu'on ce qu'on subit les femmes qui défendaient le droit de vote pour les femmes ou qui étaient accusées d'être de ne plus être des femmes en gros.

Bref, il y avait toute une tout un mouvement avec des caricatures. À chaque étape de l'avancée des droits des femmes, il y a eu desement. Et les derniers euh qu'on a clairement identifié, ce sont les paires sur ce qu'on appelait les paires sur les grues, c'est-à-dire ces hommes euh qui contestent euh le fait que euh après une séparation euh les leur leur ex a été euh chargé de s'occuper des enfants alors que le plus souvent dans ces dossiers, on trouve des faits de violence antérieure, ce qui a amené à la décision des juges.

Et donc tout c'est tout un toute une idéologie qui consiste à expliquer queen fait les hommes souffrent, qu'il y a mal-être des hommes, qu'ils sont menacés, contestés dans leur place et leur place étant la supériorité sur les femmes et la perpétuation de la domination masculine. Donc c'est un mouvement qui est un mouvement de restauration de la hiérarchie des sexes et des privilèges des hommes sur les femmes. Ce qui est un peu différent cette fois-ci, c'est que ce mouvement, il va au-delà du comptoir du PMU.

Ce mouvement, il se propage par les plateformes et les réseaux sociaux. Donc sa puissance de tir est mondiale. Elle concerne l'ensemble des démocraties, c'està-dire l'ensemble des pays qui laissent un accès libre à internet et aux plateformes.

Et il s'est particulièrement développé au cours des trois dernières années avec un un focus particulier, mais j'y reviendrai sur ce qui se passe depuis le deuxè mandat de Donald Trump. Ce qui fait aussi la force de ce mouvement, c'est que vous l'avez dit il y a un instant, il nous on on reprend l'expression, c'est un bar à salade le masculinisme, c'est-à-dire que c'est une idéologie, un projet de société mais des clés d'accès totalement variées et parfois même contradictoire dans les dans la manière dont ça s'expriment les influenceurs sur les plateformes. Il y a d'abord quelque chose qui est un peu nouveau par rapport à ce que j'évoquais sur les mouvements antiféministes précédents, c'est l'exacerbation de la virilité.

Le mascul a des muscles, voilà, et il travaille ses muscles et il les montre. Donc on a tout un business qui part un peu en fait du développement personnel. L'idée étant assez simple, tu as pas de copine, ça va pas avec les femmes, c'est pas de ta faute, tu es pour rien.

C'est de la faute des féministes qu' ont rendu les femmes euh infréquentable euh très exigeante. On retrouve tous les poncifs de la misogénie. Euh mais c'est vrai ou c'est faux ? [rires] Je pense que c'est une provocation.

Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est vrai ? Que les que les femmes Est-ce que vous pensez que certains hommes peuvent pas forcément dans leur virilité, pas forcément dans la domination, mais à un moment se disent je ne sais plus comment parler aux femmes ?

Non, je pense qu'il y a des hommes qui savent pas parler aux femmes. Je pense que les relations entre les sexes sont pas pas toujours simples, qu'elles ne l'ont jamais été. la littérature depuis des siècles raconte ça euh et que aujourd'hui euh c'est vrai que les femmes ont des exigences euh de respect, d'égalité, de droit euh qui probablement perturbent des hommes qui pensent que une femme c'est un peu comme une voiture quoi.

Qu'on possède une femme comme on possède une voiture. Vous parlez des réseaux sociaux aussi, ils existent. J'ai été voir un peu sur les réseaux sociaux, certains ont 2 millions.

Alors c'est pas l'audience qu' fait mais ils ont 2 3 millions. Ça veut dire qu'ils ont une écoute quand même. Ah mais oui, s'ils avaient pas une écoute, on en parlerait pas.

On aurait pas franchement si c'était si c'était 10 si c'était 10 sur les réseaux sociaux qui racontent ça sans que personne les écoute, on en parlerait même pas. C'est ce que vous montrez d'ailleurs dans le rapport, c'est que c'est et c'est pour ça que vous en êtes saisi, c'est que c'est pas des c'est pas c'est un groupe, c'est homogène. C'est-à-dire qu'il y a enfin, c'est homogène.

Vous c'est le bar à salade, c'est ce que vous dites. Mais mais il y a il y a une dynamique réelle qui euh qui est là. Alors, il y a une dynamique réelle qui est là, qui est une dynamique qui s'insère dans une dynamique plus globale qui est celle du suprémisme.

C'est-à-dire que aujourd'hui sur la planète se développe euh les discours antidémocratiques. Antidémocratiqu au sens, c'est des discours qui remettent en cause le fondement de l'égalité entre les êtres humains et les citoyens et qui propage racisme, antisémitisme, homophobie, transphobie et misogynie. Tout ça euh circule, tout ça tout ça est fluide, tout ça est poreux pour tout vous dire.

Mais ce qui est intéressant c'est comment on s'adresse aux jeunes garçons. Et c'est ce que vous disz à un instant. Vous saz un adolescent euh il est pas rare quand même, quelle que soit sa génération, que le premier contact avec les filles et la découverte de la vie amoureuse soit un peu compliqué.

Euh en gros, tu t'es pris un rateau par une fille, c'est pas forcément parce que tu tiens mal pris, c'est pas forcément parce que en fait elle a le droit de pas vouloir aussi, c'est sa liberté. C'est juste parce que maintenant les filles s'autorisent des trucs qu'elles s'autorisaient pas avant. C'est ça quand même le fondement de d'une partie de de la popularité de ces de ces discours.

Et puis il y a aussi euh tout ce qui est autour du développement personnel. Hm. Euh on va t'expliquer comment devenir un homme un vrai.

Euh donc euh des muscles, ça c'est très important. Après, il y a un business, donc ils vendent des formations, ils vendent des stéroïdes, ils vendent tout un autre chose, ils vendent des du coaching et donc là il y a de l'argent qui rentre. Donc plus il y a de l'argent qui rentre, plus les plateformes vont pousser avec les algorithmes ce type de ce type de d'influenceur de discours.

Et puis vous avez des discours qui sont très clairement, vous l'avez évoqué un instant, très clairement des discours de agressifs à l'égard des femmes et qui donnent aux garçons des des des combines, des conseils comment comment séduire. On en a vu un se promener sur les réseaux sociaux là et à Paris. Voilà, l'américain clavicular euh qui était alors là c'est ah oui, c'est un phénomène he quand même.

Oui, mais c'est une tendance du masculinisme qui consiste à aller voir les filles en fait à faire des agressions sexuelles. Oui. Voilà.

Ou sexistes et à montrer que c'est comme ça qu'on drague les filles parce qu'en fait c'est ce qu'elles aiment, c'est être maté. Voilà, c'est ça c'est ça qui à la base de ça. Puis après, il y a toute une série de recommandations que qui vont marcher aussi chez des peut-être chez des ados ou chez des jeunes hommes.

Euh vous avez par exemple tu es un garçon, on n'a pas demandé de débarrasser la table, c'est une tâche de fille. Et tout ça consiste à réinstaller, le rapport la différence. Il y a un discours très simple, on pourra peut-être, je vous reposerai la question après la pub.

Il y a beaucoup de masculinistes parce que j'ai un peu trahi ce weekend qui disent c'est dans l'ordre des choses. Regardez les animaux, c'est dans c'est dans nos gènes. Je vous laisserai répondre après.

On va on va y revenir puis vous allez évoquer éventu aussi pardon les les recommandations et celles qui vous semblent les plus les plus urgentes. À tout de suite. 10h midtez-vous d'accord.

Valérie Expert. De retour avec vous sur Sud Radio. Nous parlons donc de ce rapport rendu au Sénat.

Corrapporteur de ce rapport Laurence Rossignol, sénatrice PS qui nous parle de cette menace masculiniste. On a une réaction Hakim qui est en ligne avec nous. Bonjour Hakim.

Hakim, vous êtes là ? Non, il est pas il est pas encore là. Alors pour reposer ma question, qu'est-ce que vous répondez à ceux que Jujou l'avocat du diable que c'est dans les gênes que dans le règne animal l'homme est plus fort que la femme, le mâle est plus fort que la femelle.

Et d'ailleurs, certains masculinistes appellent la femme femelle, hein. Quand on regarde certaines vidéos, vous leur répondez quoi que quand ils vous disent c'est dans la nature des choses ? Ah que que le toute l'histoire de l'humanité depuis euh quelques siècles consiste à euh s'émanciper des inégalités naturelles.

D'autant que ces inégalités naturelles, elles ne sont pas si naturelles que ça. Elles sont aussi culturelles. Parce que les inégalités naturelles, là vous évoquez euh la supériorité des hommes sur les femmes, mais vous avez aussi la supériorité des blancs sur les noms blancs.

Tout ça est défendu par les mêmes gens comme étant des inégalités naturelles. Et on sait que ce ne sont pas des inégalités naturelles, mais des inégalités qui sont construites historiquement. Et euh par ailleurs euh que dire aux hommes qui vous racontent ça ?

Si ce n'est que ils se font euh embarqué dans quelque chose qui va pas les aider dans la vie. C'est surtout ça, c'est que penser ça va pas les aider à être heureux, à construire une relation avec les femmes du 21e siècle, donc avec les Françaises du 21e siècle qui elles aspirent à l'égalité, au partage et que c'est le fondement de la démocratie, l'égalité, le partage. Donc et puis souvent les garçons qui vous disent ça sur les inégalités naturelles pourraient eux-mêmes souffrir d'être pas tout à fait égau, soit à d'autres hommes beaucoup plus forts queeux et soit même à des femmes beaucoup plus fortes queux.

Donc c'est c'est totalement régressif et je pense que c'est difficile de de me conduire cette discussion là avec des gens qui sont la tête comment vous dire remplie. Ils sont sous emprise de ces propos là. C'est ça le problème, c'est que ces propos sont sous empris parce que les algorithmes ils sont là pour les pour les c pour les conforter.

Une auditrice dit Gill, vous ne pouvez pas comparer les animaux avec les humains s'il vous plaît. C'est pas moi qui compare, je raconte, c'est les masculinistez sur les sites des masculinistes. C'est pas Alors, Hakim est en ligne avec nous et Hakim, bonjour.

Vous êtes allé sur des sur des sites, vous êtes tombé sur des contenus pardon plus précisément masculinistes sur les réseaux sociaux. C'est ça. Ah oui, bien sûr.

Oui, oui, bien sûr. Oui, je suis tombé dessus. Et alors ?

Et et alors, c'est vrai que c'est effrayant pour l'avenir. Moi, j'ai une jeune fille de 15 ans et ça me fait peur quoi quand j'entends des discours comme ça. En fait, ils sont très structurés.

Euh, ils ont verbalisé, ils ont formulé des concepts et qui sans doute maintenant sont en train de de j'allais dire de faire mouche mais de de semer les graines pour demain. Ouais. Alors, je voulais demander à votre intervenant qui s'est très très bien exprimé, je voulais lui demander est-ce qu'il y a des femmes selon ell qui participent à ça ?

Et la deuxième chose, il m'a semblé comprendre que ça venait aussi des mouvements d'extrême droite américains. H alors peut-être Laurence Rossignol répondre est-ce est-ce qu'il y a des femmes oui qui sont euh Oui, malheureusement oui. Il y a toujours eu des femmes et il y en a toujours qui font pour des raisons diverses peut-être parce que c'est ce qu'il y a de plus facile, ce qui c'est de moins de moins comment ce qui demande le moins de courage crois qui font le choix d'accompagner le système dominant quel tel qu'il est bien sûr parce qu'elles pensent qu'elles pourront négocier avec les hommes.

C'est souvent par pour ces raisons-là. Mais bien sûr, oui, il y a des il y a des femmes qui accompagnent qui accompagnent ça. Mais il y a même un mouvement aux États-Unis euh de les trad mouvement des trad aux États-Unis, elles se sont réunies la semaine dernière euh elles étaient euh 3000 je crois à expliquer que elles sont bien plus heureuses à la maison derrière le fourneau.

Voilà. Par ailleurs, je pense que je vais faire une toute petite un petit pas de côté sur ce sujet-là. Je pense que à force de demander beaucoup aux femmes, c'est-à-dire à la fois de mener des carrières professionnelles, de mener des vies professionnelles, de continuer de prendre en charge la majorité des tâches domestiques ménagères et l'éducation des enfants.

à un moment donné, il y a une fatigue et cette fatigue là, il faut la prendre en compte et il faut y répondre par l'égalité domestique, par l'aménagement du travail pour les les parents de jeunes enfants. De crainte que ces femmes trouvent qu' un moment donné lâchent l'affaire. dis voilà c'est trop dur en fin de compte ce qu'on nous demande et je suis mieux dans mon dans ce confor je pense qu'il faut il faut avoir quand même en en tête que l'égalité entre les femmes et les hommes, elle suppose des politiques publiques extrêmement volontaristes pour l'accompagner et elle suppose aussi que les hommes y participent et certains ils sont prêts, certains le font très bien et d'autres ils résistent.

Ça c'était la première question. La deuxième question c'était sur la porosité avec l'extrême droite. Alors l'ultradroite, c'est certain.

Euh par ailleurs, en France, le premier homme politique masculiniste à écrit, il s'appelle Éc Zemour. Il écrit un livre qui s'appelle le premier sexe. Et dans ce livre, il théorise la domination des hommes sur les femmes et euh l'infériorité des femmes.

Euh et en plus, il explique que si les sociétés vont mal, c'est à cause des féministes et de l'égalité. Donc oui, ça c'est c'est lié à l'ultradroite et à l'extrême droite incontestablement. Et ce qu'on sait, c'est que les algorithmes les algorithmes vous vous amènent quand vous voyez des vidéos masculistes.

Après, si vous les si vous en regardez, il va vous apporter des vidéos racistes, antisémitees, transphobes, homophobe. Et on sait aussi que depuis le de la deuxème élection de Trump en fait, depuis que la silicone vallée a rejoint politiquement Donald Trump, il s'est passé quelque chose dans sur les plateformes, par exemple sur X chez Musk. Avant, on pouvait leur reprocher d'être indolente, inactive dans la dans la modération et on pouvait considérer qu'il faisait rien qui s'en fichait.

Depuis le deuxè depuis que Musk dirige X par exemple, on sait que les algorithmes propulsent ces contenus et les donne à voir. Donc on est passé de l'indolence ou de l'inaction à l'action en faveur de ça. Et ce que on a on est allé dans notre nos 8 mois de travail, on a passé quelques jours au Québec puisque le Québec est le pays le plus très en avant.

Et pour cause, ils ont eu le premier attentat masculiniste avec 14 victimes euh en 89. Et donc et ce que ce que disent les les Québécois qui travaillent là-dessus, il disent en fait il est le le masculinisme un est un des alors est-ce qu'on dit des chevaux de trois ou des chevals de trois ? J'ai toujours le doute hein.

On dit est un cheval de tr parmi d'autres on va dire est un cheval de tr parmi d'autres mais bon de de de l'extrême et d'un mouvement dont la cible est plus globalement la démocratie et c'est un des une des clés d'entrée dans un mouvement antidémocratique. Qu'est-ce que vous Alors juste juste on a euh une auditrice me dit mais nous ne sommes pas aux États-Unis sauf que ce qui se passe aux États-Unis arrive et qu'aujourd'hui avec la porosité les réseaux sociaux ça arrive. Une auditrice me dit poser la question sur 50 nuances de gris.

Euh est-ce que euh est-ce que le succès de ce livre et le succès de cette littérature, on évoquait, alors on va pas forcément faire le le rapprochement avec le porno, mais on peut le faire aussi concours euh au à ce discours masculiniste. Alors, je sais pas si ça concourt au discours masculiniste parce que c'est antérieur. En tous les cas, ça concourt comme le porno à des représentations de la sexualité qui sont des représentations défavorables aux femmes et fondées sur la violence à l'encontre des femmes.

Après moi je suis pas comment dire je suis pas une ligue de vert je suis pas présente d'une ligue de vertus que les êtres humains aient besoin de lire des choses qui pour alimenter des fantasmes incontestablement la lecture pour tout vous dire me gêne beaucoup moins que l'image. Ce qui pose problème c'est l'image c'est les gamins. Écoutez je connais peu de gamins qui a 10 ans soient mis à lire le 50 nuances de gr ou le marksad ou le markitsad.

Voilà. Mais en revanche des gamins qui a 10 ans sont exposés au porno et au masculinistes, ça c'est légion. Il beaucoup beaucoup les préconisations, c'est une les préconisations effectivement il faut en parler. vite.

C'est c'est une bataille culturelle et politique qui se mène par les masculinismes. Il faut donc y répondre par une bataille culturelle, une contreoffensive culturelle et politique. C'est pour ça que notre rapport promeut d'abord une prise de conscience collective et je remercie la presse qui depuis une semaine nous donne beaucoup l'occasion d'aller expliquer aux gens en quoi cette affaire-là est dans leur vie.

Il faut aider les parents, il faut aider les les sœurs, les petites copines, les femmes qui vivent avec des gamins sous emprise masculiniste. Il faut apprendre à décoder les signaux faibles. On l'a appris avec la radicalisation de djihadiste à partir de 2015.

On sait comment se font les processation et de dérive sectaires. Tous ces outils-là, il faut les réinvestir dans euh le le masculinisme et dans le soutien par la parentalité aux parents. Il faut que l'école, les fameux cours d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dont on nous dit chaque année que cette année, ils vont être tous faits et qui ne sont toujours pas assurés dans l'établissance scolaire le soit parce que c'est un des moments où on peut parler avec les garçons.

Il faut beaucoup parler en fait et il faut que l'école soit le premier lieu où on discute de ça, c'est l'école. Oui. Pour rajouter à ce que dit Valérie, il a il y a aussi des pratiques culturelles où dans certains pays la femme dans son rôle de femme dans la culture du pays fait que c'est l'homme qui domine.

Alors comment on lever un esprit culturel ? On va pas revenir au mariage arrangé mais c'était un peu la la même idée et c'est vrai qu'on a plusieurs pays dans dans lesquels [raclement de gorge] la culture fait que la femme Bon on va c'est vrai mais le nôtre n'est pas le nôtre c'est différent bien sûr mais chez nous aussi la la domination masculine résiste et s'organise aujourd'hui pour résister à l'égalité entre les femmes et les hommes. Alors juste le pour vous quelles sont les mesures qui qui sont prioritaires ?

Je l'avais dit, l'éducation évidemment, mais plus concrètement, faut taper les réseaux. Je dire, pardonnez-moi de la la trivalité de ma phrase. Faut faut affronter ce qui nous attend.

C'est un bras de fer terrible avec les plateformes et les réseaux sociaux puisque leur objectif est de démanteler les démocraties. C'est l'interdiction. Alors déjà, moi je soutiens l'interdiction des réseaux aux jeunes de moins de 15 ans.

Déjà, c'est une bonne chose. Et puis ensuite, nous avons tout un tas d'outils juridique même enfin p judiciaire qui nous permettrait de pénaliser tous les contenus qui portent atteinte à la dignité des femmes. Il faut les mettre en place.

Le problème c'est que nous n'avons pas assez de moyens d'enquête et d'intervention à l'égard des plateformes et des réseaux pour que nous puissions engager toutes ces tout tout ça. Nous proposons par exemple parce qu'aujourd'hui il faut passer devant il faut passer devant le juge. Nous proposons que l'amende contravention pour outrage sexiste qui existe dans la rue soit aussi déployé sur ce qui se passe sur le net.

En fait, on a un principe de base, c'est que tout ce qui est interdit hors ligne doit être interdit en ligne et il faut démultiplier les modes les les les moyens de contrainte, de sanction et d'interdiction si les sanctions ne sont pas sont bien entendu pas respectées. Mais c'est ceci dit, je parle de ça à propos du masculinisme, mais on peut en parler à propos de l'information. On pour parler à propos de la science, de la de l'objectivité de la science, l'opinion contrôle la vérité.

C'est à mon avis ce qui nous ce qui est ce qui est devant nous pour défendre la démocratie, c'est l'affrontement avec les réseaux sociaux euh et les plateformes. Vous faisiez allusion euh à ce qui s'était passé à Montréal parce qu'un auditeur ne me dit que ce n'est pas cela. Si c'est ça, c'est la tuie de l'École polytechnique.

Je m'en souviens très bien en 89 où un homme a abattu 14 personnes. Il a tué 14 femmes au motif qu'il souhaitait tuer des femmes. C'était en 89.

Donc rappelez rappelez ce fait. C'était l'université la tuéie de l'École polytechnique de l'université de Montréal. Donc on passe au meurtre.

Oui, on veut tuer des femmes non dire à l'égard des pouvoirs publics en France, on a il y a des il y a des bonnes nouvelles quand même dans ce rapport, c'est que les pouvoirs publics, ministère de l'intérieur, ministère de la justice ont pris en compte cette menace masculiniste. Aujourd'hui, vous avez des fichesses s masculinistes parce que dans le mouvement des in les incelles, c'est les célibataires involontaires, ceux qui pensent que s'il réussissent rien dans la vie, c'est à cause des femmes. Ce mouvement-là, il passe, il va jusqu actes terroristes.

C'està dire qu'il y a vous, on évoquait il y a un instant l'école polytechnique, mais il y en a aussi aux États-Unis, au Colorado je crois, aux États-Unis, en France, il y en a eu un déjoueté et la semaine dernière, un nouvel acte de ce terroriste a eu lieu encore au Québec. Donc, il y a une vraie vigilance. La protection judiciaire de la jeunesse est aussi très formée là-dessus.

La DGSI, le parquet national antiterroriste, c'est très sérieux. Mais il faut avoir en tête que il y a ce risque terroriste que qu'on identifie et puis il y a ce que j'appelle le terrorisme domestique, le terrorisme familial. Celui le gars qui va sentir autorisé à dire à sa sœur tu peux pas sortir habillé comme ça, tu as l'air de moins que rien.

Celu c'est tout toutes ces conseils qu'on donne aux garçons pour qu'ils soient bien les plus forts dans leur relation amoureuse ou dans leur relation avec les femmes de leur famille. Et ça c'est pour moi le terrorisme du quotidien. Et là il faut aussi intervenir là-dessus.

Merci beaucoup Laurence Rossignol. Donc je rappelle que vous êtes sénatrice PS rapporteur d'un rapport sur le la menace masculiniste. C'est disponible sur les réseaux.

Allez regarder, allez jeter un coup d'œil. C'est important. C'est important de comprendre ce qui se passe et de comprendre ce mouvement.

Merci à vous. Merci et on se retrouve dans un instant. 10h midi.

Mettez-vous d'accord. Ah.