Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationCDG 76 - Fonction Publique Territoriale· 27 novembre 2023 40 minComplaisantFond programmatiqueTravail & emploiNumériqueSolidarités & familleInstitutions & élections

CRET 2022 - Crise sanitaire : parenthèse ou booster de l’administration de demain ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les évolutions des pratiques professionnelles liées au Covid (télétravail, outils numériques) sont ponctuelles ou durables ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter la dépersonnalisation du service public avec la dématérialisation ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Les maisons France service sont-elles une réponse adaptée pour aider les citoyens dans les démarches numériques ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Comment rendre la fonction publique territoriale plus attractive pour les jeunes générations ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Quel équilibre entre dématérialisation et maintien du lien humain dans les services publics ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une augmentation de l'agressivité sociale envers les agents publics depuis la crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Béatrice GoselinFait
    « il faut que nous ayons encore la capacité de répondre à ces besoins que ce soit des besoins d'emploi que ce soit des besoins de logement »
  • 10:00Béatrice GoselinFait
    « le personnel mairie est la première personne qui va pouvoir lui dire ben écoutez on va appeler tel service ou je vous donne le numéro de tel service »
  • 22:30David MargueriteFait
    « le service public ça a du sens on rentre pas dans le service public au service du public par hasard »
  • 30:00David MargueriteFait
    « on est aujourd'hui dans une situation pire que cor ce qui nous attend pour certaines collectivité comme la mienne où ce sera l'inflation 05 rémunération ce sera juste pas possible »
  • 40:00David MargueriteFait
    « il y a une méfiance une défiance de plus en plus forte et j'allais dire au-delà de ça une agressivité qui s'exprime à l'égard de nos agents »
  • 50:00Antoine DellonetFait
    « Manche Numérique a deux missions principales la première c'est l'aménagement numérique du territoire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous poursuivons notre notre voyage évidemment dans les préoccupations du de la fonction publique territoriale en évoquant la question du covid euh ou plus exactement des évolutions de pratiques professionnelles provoquées par les temps de confinement et la question que nous nous posons c'est est-ce que euh les évolutions de ces pratiques professionnelles qui se sont traduits par exemple par un recours plus important au télétravail par un recours plus important aux outils numériques pour dialoguer avec les citoyens est-ce que ces évolutions c'est des évolutions ponctuelles provoquées par la crise ou est-ce qu'au contraire elles sont ce sont les marqueurs d'une évolution plus profonde évidemment de des métiers alors plusieurs plusieurs personnes vont nous aider à à évoquer cette question nous partons les retrouver à saint-lau il s'agit de Béatrice goselin sénatrice de la Manche vice-présidente de la communauté de commune de C mer et bocage alors madame la sénatrice connaît bien Gouville sur Mer dont elle fut maèire Gouville vous le savez c'est cette petite ce village avec ses cabines colorées qui sont au bord de la plage et qui font sa renommée il y a aussi David Marguerite David Marguerite le président de la Communauté d'agglomération du Cotentin la Communauté d'agglomération du Cotentin c'est l'une des plus importantes de la région en Normandie une grande ville Cherbourg en cotanttin puis autour beaucoup de plus petites communes on va voir évidemment comment la question de l'évolution des pratiques professionnelles peut s'exprimer dans un tel sur un tel périmètre et puis il y a également Antoine dellonet qui est président de l'agence Manche Numérique qui aide notamment les collectivités à s'engager dans l'aire de lit administration et leur donne la possibilité d'intégrer différentes plateformes de service monsieur dolonet est conseiller départemental du canton d'Avranche au sud de la Manche madame goselin je commence avec avec vous euh on a évoqué évidemment la question du la question du confinement est-ce que de votre point de vue il y a un avant et un après covid est-ce que les changements de pratiques qui ont été obligé par la crise vont durer de votre point de vue est-ce qu'il y a un avant est-ce qu'il y a un après est-ce qu'il y a un retour en arrière d'abord brous alors juste une petite précis plus vice-présidente de la communauté commun de Coutance m et bocage par pour non cumule de mandat donc simplement remettre les choses en en place oui je pense qu'il y a il y a eu un avant et un nos nos nos administrations ont connu beaucoup de travail et l'ont fait parfaitement en télé au moment de la crise sanitaire et et je pense que on a découvert pour certains c'était déjà fait mais dans les petites structures en tout cas on a découvert collectivité du télétravail et et et il est vrai que maintenant nous composons nos communes avec une partie en travail sur le site et en télétravail donc il y a pour moi une une une une orientation qui s'est prise à la suite de cette période oui mais vous vous dites attention à la dépersonnalisationisation tout à fait moi je voudrais pas qu'on Devi on devienne une administration comme malheureusement on a beaucoup d'entités de services publics qui deviennent et que ce ce comment cette ce lien avec les administrés disparaissent et je pense et que c'est vraiment nos communes qui sont les pores d'entrée de nos des besoins de nos concitoyens et il faut que nous ayons encore la capacité de répondre à ces besoins que ce soit des besoins d'emploi que ce soit des besoins de logement que ce soit d'autres besoins par rapport aux administrations il faut réellement que l'administrité l'administré et une réponse par le service communal par les administr par les comment les des fonctionnaires de la commune je sens que vous n'aimez pas quand il y a personne au bout du fil et qu'on vous répond taper un ou taper de voilà vous avez compris c'est quelque chose que vivent mal nos concitoyens moi je le vis très mal aussi je vous l'accorde et c'est vrai que c'est ce sont des expériences qui sont toujours très désagréables mais pour l'entendre dire auprès de gens qui sont et le numérique éloigné de la de l'ordinateur et de l'informatique par par simplement un problème de générationnel nous avons des personnes âgées et dans nos communes nous avons un département avec une population vieillissante qui donc qui n'ont pas accès ou qui ne maîtrisent pas l'outil informatique ou tout simplement qui n'ont pas les moyens financiers de se de se l'approprier et de se l'acheter et et pour eux bien c'est c'est très compliqué c'est aussi compliqué pour ceux qui l'ont qui n'ont pas les codes ou qui n'ont pas la dextérité que peuvent avoir certaines personnes qui maîtrisent l'outil à informatique parfaitement donc la commune pour vous reste le point d'entrée la mairie reste le point d'entrée du citoyen pour accéder au servicees publics de proximité alors quand on parle des petites communes on parle souvent bah du secrétaire général ou de la secrétaire générale de de mairie est-ce que le fonctionnaire d'accueil dans les communes doit maintenant avoir une autre compétence une autre une autre capacité à répondre aux besoins diversifiés des citoyens alors tout à l'heure votre votre intervenant parlait que le cé est un métier de contact et je pense que c'est d'abord et avant tout un métier de contact dans certaines mairies vous n'avez qu'une person est parfois à temps partiel et qui fait l'accueil qui fait les services de de comptabilité qui fait la gestion du des des autres des autres fonctionnaires s'il y a d'autres personnel au niveau des ateliers et donc cette personne elle est multitâche et c'est vrai que on doit d'abord être à l'écoute de des des des besoins de de nos concitoyens mais aussi être savoir être multitâche en tout cas envoyer vers les bonnes personnes qui seront au service dédiés et qui pourront vous répondre donc c'est un c'est un fonctionnaire d'accueil ou une fonctionnaire d'accueil qui est polyvalente aujourd'hui et qui agit plus comme comment dirais-je un un poste d'aiguillage et à la fois un conseil que comme simplement un préposé aux relations administratives avec les citoyens oui mais pas que je pense que cette personne a a d'abord à rassurer à à à permettre aux gens d'avoir une réponse humaine parce que c'est vrai que la déshumanisation du service informatique ou des dématérialisation pose problème à beaucoup de de gens qui ont besoin d'avoir cette ce ce ce conseil ce ce ce d'être rassuré sur la question qui leur est posée qui est pour eux remplit leur vie parce que c'est vrai que vous arrivez à une personne âgée qui vous dit moi je n'ai personne pour m'aider à faire les tâches agère et bien elle a besoin d'une réponse rapide et c'est vrai que je pense que le personnel mairie c'est un exemple parmi d'autres le personnel mairie est la première personne qui va pouvoir lui dire ben écoutez on va appeler tel service ou je vous donne le numéro de tel service pour que vous ayez la réponse à votre à votre question est-ce que les maisons France service madame sont sont sont les réponses adaptées pour à la fois permettre au citoyens de trouver une bonne réponse être guidé notamment aussi dans l'utilisation des outils numériques et dans les démarches qui sont de plus en plus effectivement qui passent de plus en plus par ces outils là est-ce que ça c'est la bonne réponse alors les maisons France servic ont déjà palié à un problème qui était que maintenant vous n'avez vousavez avec le regroupement de beaucoup de services vous n'avez plus possibilité d'avoir vous-même les services que ce soit la CAF que ce soit le pour l'emploi et cetera donc la les maisons Fran service ont été créées pour paser ces problèmes mais il faut pas qu'on ait l'effet pervers que les les les communes doivent maintenant financer puisque l'aide de l'État était sur 3 ans est revenu à une seule année de de d'aide et et ce sont les communes qui seront à charge de financer ces services et là va poser le problème de la de de du financement et de la possibilité de ces communes de pouvoir les financer parce que nous savons que les les les dotations des collectivités ne sont pas à la hausse quoi qu'on en dise et que et que ces communes elles se retrouvent avec des chargege et comme vous le savez sont qui qui augmentent chaque année et d'autant plus cette année avec les les difficultés de ine et des et de la de la zone géopolitique que nous connaissons ou des problèmes géopolitiques que nous connaissons et et je pense qu'il va pas falloir que que ce cette difficulté s'accentue parce que nous n'aurons plus non plus la possibilité dans les territoires ruraux de pouvoir aider les administrés et ces maisons Fran servic sont simplement un palliatif à des manquements de certaines administrations de certaines structures d'État tout à l'heure on a évoqué notamment avec Joel Bruno l'articulation entre l'action des petites communes et puis l'action des intercommunalités autrement dit le fait de mutualiser un certain nombre de capacités d'accueil de capacités de de conseil est-ce que vous avez madame une réflexion à nous à nous faire part sur cet enjeullà sur le rapport commune petite commune et intercommunalité oui alors ça a déjà été expliqué tout à l'heure par l'intervenante de la de pulemplo il est vrai il y a des communes qui ont des des des des des horaires ouverture très limité qui ouvrent donc 10h semaines ou ou une demijournée et cetera et bien pour ces petites communes le fait de regrouper par l'intermédire de l'intercommunalité ou tout simplement de de la volonté des communes concernées de regrouper des des des des horaires permettent d'avoir un temps complet et il est vrai que pour une personne qui veut travailler trouver un emploi et un logement pour 15 he ça n'est pas facile mais si si derrière d'autres communes peuvent compléter l'effectif horaire pour avoir un temps complet je pense que c'est une solution et qui est importante qui se fait déjà dans plusieurs collectivité dans plusieurs EPCI et je pense que c'est à creuser maintenant ça ne répond pas à tous les problèmes et faut pas que ça devienne aussi une difficulté supplémentaire de ou un temps supplémentaire d'avoir une réponse à une question ça pourrait être une mission ça des CDG des centres de gestion que d'être le point d'appui évidemment qui permet de fédérer à l'échelle d'un territoire intercommunal les besoins et et et de trouver la meilleure solution je pense oui alors je vais faire réagir à vos propos David Marguerite David Marguerite ben c'est un de vos voisins bien sûr mais mais évidemment il a une intercommunalité importante par le nombre de communes par le nombre d'habitants et donc sur les enjeux évidemment de l'effet covid qui s'est traduit pour la plupart des gens par un recours au télétravail et par un sentiment éloignement de froideur froideur du numérique madame la sénatrice l'évoquait tout à l'heure comment réagissez-vous David Marguerite est-ce que c'est c'est un phénomène durable est-ce que il est compatible avec la question du sens du travail du sens du service public quelles sont les réflexions que vous voulez nous faire part bonjour Bertrand bonjour à toutes et à tous à ceux qui sont en présentiel et à ceux qui sont en visio je je vrais répondre je répondre à votre question mais je voudrais peut-être pour illustrer pourquoi mon sens on vit une période qui où en effet il y aura un avant et un après euh et je vrais vous expliquer pourquoi vous vous peut-être revenir un peu en arrière moi j'ai connu la période il y a 20 25 ans où la fonction publique elle était extrêmement attractive où passer le concours c'était une forme de promotion sociale d'ascenseur social quand des parents avaient leurs enfants qui s'inscrivaient à un concours qui le réussissaient c'était perçu d'une certaine manière un peu comme le Graal on se disait je vais avoir la garantie de l'emploi je je rentre dans la fonction publique bref je je monte dans l'ascenseur sociale et puis depuis 10 15 ans on peut dire que le phénomène s'est totalement retourné il y a eu une forme même de ringardisation je j'utilise le mot où pour les jeunes générations rentrer dans la fonction publique perdait son sens d'ailleurs on a connu un phénomène dans le privé un peu similaire sur les CDI qui était moins prisé la volonté d'avoir une carrière plus courte de changer de métier tout au long de sa vie bref le modèle fonction publique avec un grade séparé d'un emploi où on rentre pour faire carrière toute sa vie a été un modèle qui au cours des dernières années est un modèle dépassé la perte d'attractivité au concours he ce que je dis se lit tout à fait dans les statistiques la suppression de certains concours bref la la la difficulté y compris pour des gens qui ont connu la période d'avant de comprendre à quel point le monde avait changé et à quel point la fonction publique perdait en attractivité c'était vrai d'ailleurs j'entendais l'intervenante tout à l'heure de de l'heure qui parlait des rémunération c'est un des critères aussi qui a expliqué la perte d'attractivité aujourd'hui je crois que ce que l'on vit avec la crise sanitaire n'est pas finalement tant la revanche des territoires moyens sur les grandes métropoles avec des arrivées massives de parisiens pour résumer les choses il y en a un peu sur not territoire mais je pense qu'on a on aurait tort de résumer le le phénomène actuel à cela parce que je pense que la mutation profonde qu'on est en train de vivre c'est le changement radical du rapport au travail Béatrice goselin l'expliquit très bien tout de suite un rapport au travail qui devient plus secondaire dans la vie par rapport aux priorités familiales de loisir et cetera et par rapport à la recherche de sens je lisais tout à l'heure en préparant cette intervention que 78 % des 18 24 ans n'imaginez pas ne pas avoir un métier qui a du sens donc là c'est un changement global qui est en train de s'opérer et pour répondre à la question de savoir si la crise sanitaire c'est un booster ou non pour reprendre le terme de la table ronde pour la fonction publique je crois que ça peut l'être dans le cadre de cette recherche de sens parce que le service public ça a du sens on rentre pas dans le service public au service du public par hasard c'est un métier qui peut-être n'offre pas des rémunérations similaires au prévé en effet on a des statistiques qui montrent qu'on est plutôt pour des missions similair moins payé dans la fonction publique mais on peut l'avoir à cocher la casage j'allais dire qualité de vie d'une certaine manière et surtout le sens que l'on peut trouver dans la fonction publique en s'épanouissement personnellement mais pour réussir à cela je crois que les collectivités ont leurs responsabilités on a pu démontrer pendant la crise sanitaire à nos concitoyens et c'est à mon avis vie quelque chose qui restera que on était agile qu'on avait la capacité c'est le cas des régions à distribuer les masques ou des départements à distribuer des masques là où l'État pouvait être défaillant on a démontré qu'en collectant les ordures ménagères et en continuant maintenant le service public qu'on offrait un service du quotidien et on répondait à des préoccupations du quotidien et ça je pense que ce pour répondre à votre question Berton je pense que ce phénomène il est durable à condition pour les collectivités de mieux communiquer sur ce qu'elles sont et sur ce qu'elles font au quotidien gérer des mobilité comme une agglomération comme la mienne travailler pour le développement économique éviter que les entreprises s'effondent pendant la crise gérer des politiques d'attractivité touristique la collecte des ordures ménagères les services de l'eau qui sait finalement que l'on fait tout ça pour citer que ces quelques exemples pour mieux donner du sens encore faut-il que nous soyons en capacité de dire ces métiers ont du sens on a je les salue des agents de l'agence de l'orientation et des métiers qui sont dans une je crois dans dans dans scène maritime avec vous on travaille avec les centres de gestion notamment pour mieux vendre nos métiers dans les salons pour mieux faire de l'immersion s'ouvrir à l'apprentissage s'ouvrir aux jeunes diplômés dans la fonction publique pour qu'on puisse les uns et les autres réussir à convaincre que rentrer dans la fonction publique c'est peut-être pas c'est plus la carrière linéaire que c'était c'est plus la séparation du grade et l'emploi à tout prix je pense d'ailleurs que une des condition serait probablement de réformer un peu le statut de la fonction publique pour mieux l'adapter aux attentes des jeunes générations sans le faire sauter je fais attention à ce que je dis mais peut-être en en permettant plus unee fonction publique d'emploi d'une certaine manière euh faire en sorte que nous puissions nous mieux vendre nos missions ça me semble aussi indispensable pour changer notre propre image et puis je le dis quand je pour rebondir sur l'exemple de Béatrice goselin sur les secrétaires de mairie la région par exemple finance des formations de secrétaire de mairie avec les centres de gestion é à 105 on est à 135 cette année formations qui seront financées à l'échelle de la région c'est un budget important pour la région mais je sais aussi parce queil faut être honnête que c'est compliqué de rendre ces métiers attractifs c'est compliqué pour les maires qui nous écoutent et c'est même leur préoccupation du quotidien que de trouver des secrétaires de mairie c'est une préoccupation qui est tellement forte que certains sont découragés résignés parfois en se disant mais comment on peut faire et donc nous on ouvre des formations mais si on narrive pas à convaincre le public d'aller sur ces formations ça n'aura pas de sens au bout du compte je pense que le métier doit lui-même apporter du sens tout à l'heure je voudrais juste dire un mot sur la rémunération puis je vais donner l'exemple du côteentin moi j'aimerais bien qu'on puisse collectivement réfléchir Madame la Directrice tout à l'heure le disait sur l'augmentation des r mais je vais passer un petit message politique pour le coup c'est que on est aujourd'hui dans une situation pire que cor ce qui nous attend pour certaines collectivité comme la mienne où ce sera l'inflation 05 rémunération ce sera juste pas possible parce qu'on va se retrouver sous tutelle si on fait ça et et ça malheureusement j'aimerais bien qu'on fasse autrement on compte pour 70 % des investissements publics on fait tourner l'économie on ne représente que 10 % des déficits et pour autant on est mis en accusation et on ne peut pas faire ce qu'on aimerait faire en terme de rémunération alors on essaie de trouver du sens notamment nous dans nos pôles de proximité je termine par là Bertrand on a 11 pôles de proximité dans le côantin qui correspondent au découpage des anciennes intercommunalité on a décidé je suis tout à fait d'accord avec ce que disait Béatrice goselin d'aller plus loin que France service parce que France service c'est bien joli et c'est plutôt une bonne idée mais qu'est-ce que c'est France service c'est l'État qui n'assure plus ses mission régaliennne et qui se défausse sur les collectivités pour les payer plus tard parce qu'on est garanti de financement dans 3 ans puis dans 3 ans on dira aux collectivités comme ça s'est passé pour la Poste bah si vous voulez le service il faut le payer et les élus se retrouvent en responsabilité pour quelque chose qui n'était pas de leur responsabilité et et donc nous on a créé au-delà de France service qu'on a appelé les maisons du Cotentin où nos agents d'accueil apportent le service de premier niveau parce que je crois sur la dématérialisation je crois on va en parler après mais sur la dématérialisation on a besoin Béatrice le disait de lien humain on le sens nous dans nos pôles de proximité à quel point les gens il viennent tout au long de la journée ils ne désemplissent pas nos pôles pour avoir un conseil pour aider à remplir une un formulaire sur internet mais plus encore pour échanger pour partager pour recréer le lien social et mettre dans nos agents d'accueil mettre faire mettre à nos agents d'accueil dans nos pôles de proximité finalement de pouvoir avoir cette mission de conseil et d'écoute ça fait du sens et ça fait écho à ce que je disais tout à l'heure sur la recherche dans la fonction publique aujourd'hui des métiers qui font sens donc je crois beaucoup à ce qu'on est en train de faire sur l'accueil dans dans les maisons du Cotentin sur la démarche du quotidien qui va au-delà d'un simple accueil téléphonique mais qui apporte une dimension humaine là où la dématérialisation a déshumanisé il faut bien le dire le rapport au service public et ça aussi je crois que c'est un argument supplémentaire pour attirer rendre la fonction plus attractive oui mais que que veulent les citoyens au bout du compte de votre point de vue parce que on voit bien que d'un côté il y a le discours sur le maintien du lien social et on en parle évidemment pour euh l'appui aux personnes qui ont des difficultés euh avec la dématérialisation euh si on rencontre aujourd'hui des moins de 30 ans ils vivent déjà dans la dématérialisation et ce qui apparaît compliqué pour les uns et facile et naturel pour pour pour les autres donc où est-ce qu'on doit trouver monsieur le bon équilibre entre la nécessité d'aider ceux qui on besoin et la facilité offerte par la dématérialisation à ceux qui qui en sont comment dirais-je les acteurs et les praticiens d'abord je pense que le rapport à la dématérialisation n'est pas un rapport que générationnel moi je le vois dans nos pôles de proximité bien sûr on pense naturellement aux anciennes g plus anciennes générations qui viennent et c'est vrai mais c'est pas que ça il y a pas que des personnes plus âgées qui viennent dans nos pôles de proximité il y a des jeunes de moins de 30 ans qui viennent aussi parce que ils ont pas été ils ont ils ont pas envie d'utiliser l'outil numérique pour faire des démarches et donc je pense que le bon compromis alors il est en effet de permettre aux habitants de zones rurale d'avoir la fibre s fait Manche Numérique aujourd'hui Antoine de lonet l'expliquera et donc de de permettre en effet qu'il y ait pas de fracture numérique dans la dans nos ruralités que quand on s'installe à la campagne on puisse avoir les mêmes accès parce que je crois qu'on accepte très bien dans le rapport au service public quand on va à la campagne d'être plus reculé en terme de mobilité et cetera mais on n'accepte pas et c'est légitime de ne pas être connecté comme les autres et je pense que cette dématérialisation exige encore plus une présence humaine par ailleurs pour ceux qui n'envisage pas le rapport au service public de façon lointaine distanciée ou déshumanisée il y a aussi beaucoup de gens et je le disais tout à l'heure j'insiste un peu sur ce point qui viennent dans nos pôles bien sûr pour avoir un conseil de premier niveau bien sûr pour avoir une aide mais ils viennent aussi et je crois que les maires qui sont là ou qui nous écoutent le sent bien ils viennent pour parler aussi on a un besoin et encore plus depuis la crise sanitaire de tisser le lien social c'est le rôle du service public on n'est pas là évidemment pour faire de l'écoute toute la journée mais d'apporter un peu de chaleur dans un monde qui en manque un peu singulièrement au-delà de la question de la dématérialisation ça doit faire partie aussi je crois de nos missions parce que quand tous les amortisseurs pendant la crise s'effondre il reste le service public il reste les agents du service public et il reste des lieux où on peut se retrouver parce qu'il y en a plus tant que ça et je je crois que c'est ça le bon compromis c'est d'avoir de l'accueil de proximité de laisser ceux qui souhaitent des matérialisation qui sont très agiles avec ça et de leur permettre d'y avoir accès comme dans le monde urbain mais vraiment j'insiste c'est de permettre à celles et ceux qui ont besoin d'écoute qui ont besoin de conseil qui ont besoin d'un peu de chaleur humaine aussi de venir dans nos mairies dans nos pôles de proximité quand on peut en avoir oui tout à l'heure Joë Bruno Le Maire de camp disait bon on peut pas comment dirais-je vouloir travailler dans la fonction publique territoriale si on n'aime pas les gens et si on n'accepte PAS de se faire engueuler euh euh est-ce que il y a aujourd'hui un surcroix d'agressivité sociale monsieur euh dans les rapports entre les citoyens et les cadres institutionnels tout à l'heure Damien zaversnck disait je constate une défiance une méfiance euh notamment des jeunes à l'égard des des des institutions on a vu ça aussi pendant la crise des gilets jaunes et dans les revendications qui qui qui s'exprimait euh donc quel est votre votre avis et votre regard sur cette questionl je répondre clairement à votre question oui euh oui il y a une méfiance une défiance de plus en plus forte et j'allais dire au-delà de ça une agressivité qui s'exprime à l'égard de nos agents et à l'gard des élus d'ailleurs également une impatience qui est d'ailleurs assez paradoxal avec ce que je crois être aussi vrai en même temps c'est la recherche des métiers qui font sens et cetera et pourtant une impatience une exigence du moment qui se traduit je le disait sur le terrain par de l'agressivité mais aussi par de l'incivilité je pour pour vous pour illustrer ce que je dis dans dans une agglomération en tout cas chez nous on gère en direct en régie à la fois les services de l'eau et la question de les ordures ménagères donc on a un contact privilégié avec le public au quotidien des remontées en permanence mant soit par les appels téléphoniques pour donner quel des exemples très précis nos agents de déchetterie me le disent je les vois quotidiennement quasiment les gens ne se comportent plus de la même manière qu'avant ils n'attendent plus de la même manière ils ont une exigence très forte ils se font ils ne parlent pas plus de la même manière quand on on constate dans la collecte des ordures ménagères des incivilités qu'on ne constatait pas auparavant clairement c'estàd que là où je crois il y a un effet durable sur la crise sanitaire c'est le rapport au travail là où je crois il y a un effet moins durable c'est ce qu'on a vu sur les applaudissements les bougies et les lettres d'encouragement pour nos pour nos agents des services publics euh je vous donne un exemple aussi au début premier confinement tous les agents des collectes tous les jours ils avaient des petits mots des courriers des enfants des parents et ils les ont affiché dans leur dans leur locotechnique ça ça a duré 3 mois depuis ils font plus engueuler que jamais il y a une agressivité assez insupportable vraiment euh je je j'ai du mal d'ailleurs à expliquer alors les gens je peux comprendre qu'on soit dans un contexte où les gens sont plus sacran qui qui mais quand même euh ils ne font pas la part des choses sur un certain nombre de points donc à votre question je réponds très clairement oui il y a une impatience plus forte oui il y a une agressivité qui ne diminue pas et et et oui aussi le le monde d'avant le monde d'après c'est un peu le monde d'avant en pire sur le rapport aux agents publics et aux élus alors on entend beaucoup de discours sur l' administration donc l'administration dématérialisée comme solution comme solution en terme de rapidité en terme d'efficacité en terme de de de de gain de temps pour les pour les citoyens comme pour les acteurs de la fonction publique territoriale et puis naturellement on a entendu la Béatrice Gosselin et et vous-même sur l'importance du lien l'importance du face- àface avec les risques aussi que ça ça compose quel est le regard que vous portez sur ce discours sur l'iadministration comme solution idéale pour le citoyen du 21e siècle je porte un regard un peu critique parce que je comme je l'expliquais tout à l'heure je je dirais oui c'est une solution pour un certain nombre de gens qui sont très à l'aise avec ça mais je porte un reg regard critique sur le discours qui consiste à dire c'est la solution parce que en disant ça on exclut par définition euh ce pour qui ça ne peut pas et ça ne saura pas la la solution et en disant ça je j'insiste sur le point que c'est pas qu'une question d'usage je pense qu'on aurait tort de dire oui bah ils ont qu'à ceux qui souhaitent pas apprendre à servir c'est pas compliqué de servir d'un ordinateur on a des conseillers numériques dans nos pôles par ailleurs qui donnent des cours qui explique comment s'en servir et cetera mais ce n'est pas que ça ce n'est pas que ça en fait c'est pas un refus de ce servir l'ordinateur c'est une volonté d'avoir un contact pas que téléphonique pas que à distance pas que dans une visionférence c'est de voir la personne en face et c'est pour ça que l'administration comme solution à être activité de la fonction publique ou comme solution aux attentes du public je pense c'est une très mauvaise réponse à une bonne problématique qui est de savoir comment l'administration doit s'adapter aux enjeux actuels aux attentes actuels du public qui ne sont plus les mêmes c'est vrai je je vais avoir un discours clair aussi je crois que la fonction publique doit s'adapter à un certain nombre d'exigence je crois qu'on peut pas rester sur un modèle je disais tout à l'heure de S tion absolue du grade et de l'emploi ou je pense qu'il faut accepter d'évoluer je pense qu'il faut accepter d'évoluer sur une fonction publique peut-être plus d'emploi tout en ayant des garanties mais et de mission mais je crois pas que ces adaptations suppose de supprimer le lien social qui est le propre même du service public au bout du compte c'est le propre même du service public parce que si on supprime cela qu'est-ce qui après justifiera qu'on on gère certain nombre de servicees dans la sphère publique parce que derrière c'est l'externalisation c'est la question de l'externalisation qui se posera parce que si on peut gérer la plupart des services publics sur internet alors on pourra externaliser un certain nombre de services et ce sera la privatisation progressive de pan entier du service public donc je je je porte un discours critique par rapport à la question que vous posez sur l' administration comme solution alors là me vient une réaction là de Nathalie Goulet la sénatrice de de l'ordre là qui qui qui qui nous dit nous freinons au Sénat en gardant une possibilité de maintien d'une version papier malgré la tendance à la dématérialisation de manière à pas créer de de de de rupture en terme comment dirais-je de présence auprès du citoyen la présence auprès du citoyen je voudrais maintenant donner la parole à Antoine delonet Le président de l'agence Manche Numérique monsieur le Président est-ce que vous pouvez nous rappeler quelles sont les missions de Manche Numérique notamment auprès des collectivités locales alors une précision Manche Numérique n'est pas une agence c'est un syndicat mixte qui qui est composé du département de la Manche enfin du conseil départemental et des EPCI Manche Numérique a deux missions principales la première c'est l'aménagement numérique du territoire c'est la construction d'un réseau THD un réseau très haut débit en fibre optique sur l'ensemble du département de la Manche nous avons une particularité nous sommes le seul département en France à avoir une zone 100 % d'initiative publique dans tous les autres départements les investisseurs privés les opérateurs nationaux sont venus construire une partie du réseau dans la Manche le réseau est intégralement construit par la collectivité c'est compliqué au départ mais ce sera forcément beaucoup plus favorable à long terme autre mission une activité importante de service numériquees au territoire c'est que nous accompagnons les collectivités dans leur réflexion sur les usages numériques et à travers une centrale d'achat nous accompagnons le déploiement de leurs usages numériques en leur fournissant les services dont ils ou elles auraient besoin alors avant de vous faire réagir sur les missions de conseil et et d'appui aux collectivités sur les usages l'utilisation des des usages numériques là il Ava euh là il y a une question qui se pose sur notamment euh la fracture numérique hein euh David Marguerite l'a évoqué tout à l'heure euh bon euh est-ce que aujourd'hui euh en tout cas dans la Manche là sur le votre territoire de référence est-ce que l'ensemble des petites communes euh sont couverts par un réseau euh très haut débit euh ou au débit à minima de manière à pouvoir vivre évidemment le euh les évolutions technologiques et les évolutions de l'administration grâce à ces technologies alors celles ne le sont pas le seront bientôt le l'achèvement du plan de déploiement est prévu pour 2025 il était prévu initialement pour 2029 nous l'avons rapporté d'abord à 2027 et maintenant à 2025 donc oui les choses avancent et nous respectons le calendrier ça n'a pas toujours été le cas mais aujourd'hui ça l' je tiens à rassurer les concitoyens et les concitoyennes du département de la Manche alors à distance vous ne les voyez pas mais je vois quelques sourires dans la salle donc je tiens à vous rassurer voilà ça c'était un message privé adressé au département 50 pour le reste moi je voudrais revenir effectivement sur la définition de l'i administration l' administration c'est la dématérialisation enfin l'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les services publics pour faciliter le fonctionnement interne ça je crois qu'il y a pas de débat là-dessus on sait toutes et tous les avantag que ça nous procure dans le fonctionnement quotidien en interne de nos administrations et le deuxième pied c'est de faciliter l'accès des concitoyens de des habitants des habitants de nos territoire au service public et bien de faciliter l'accès alors c'est une inivation innovation technologique comme toute innovation technologique on peut la prendre comme une contrainte ou une opportunité moi par principe je pense que c'est une opportunité l'écueil ce serait de considérer que c'est la panacée soit par naïveté soit par calcul et je reviens sur cette définition la dématérialisation c'est pas l'alternative avec soit le tout dématérialisation soit le tout accueil physique c'est c'est en réalité quelque chose qui vient en plus or effectivement je reprends tout à fait les propos de Béatrice goselin et David Marguerit ce n'est pas le cas en tout cas ce n'est pas comme ça que l'État l'a fait alors le fait-il par naïveté devant le progrès technologique ou par calcul je pense qu'il y a une part de calcul parce qu'effectivement ça coûte un petit peu moins cher de tout dématérialiser et de fermer l'accueil des services publics et là il y a un vrai sujet pour sur nos territoires parce que on a besoin de cet accueil encore une fois il serait totalement illusoire d'imaginer que du jour au lendemain tout le monde pourrait utiliser les services publics dématérialisés on le fera de plus en plus au fur et à mesure il y a d'abord il y a d'ailleurs pas une une fracture liée à l'âge parce qu'en réalité on a des gens âgés voire très âgés qui se comportent parfaitement bien sur des services dématérialisés et on a aussi des plus jeunes les conseillers numériques qui sont déployés depuis quelques temps sur le territoire nous le disent on a aussi des plus jeunes qui savent se servir d'un téléphone mobile pour jouer en réseau pour aller publier sur les réseaux sociaux mais qui sont incapables de remplir un formulaire administr ratif en ligne la première étape elle est celle de la simplification si on se contente de balancer sur les réseaux enfin sur une dématérialisation nos pratiques habituelles on n'y arrivera pas en amont il faut réfléchir sur certains process l'état l'a parfaitement fait on a un exemple alors avec des moyens qui ne sont pas forcément ceux des collectivités avec une anticipation qui n'a pas été la nôtre parce qu'on n pas eu le temps de le faire mais on peut correctement dématérialiser et faciliter les choses il n'empêche qu'on aura toujours besoin d'un accueil physique je rejoins parfaitement les propos de David Marguerite de Béatrice Gosselin et il y a effectivement un marché de dupe parce que l'État dématérialise et ferme ses accueils physiques et donc les collectivités sur les territoires nous nous devons répondre à une demande qui est extrêmement prgante de la part de nos de nos concitoyens et donc on met en place des réseaux alors l'état nous accompagne au départ en finançant des conseillers numériques qui vont aider les plus éloignés de la dématérialisation à l'utiliser et puis en finançant des maisons fran-sic mais on sait bien comment ça fonctionne ça va pas durer longtemps et à terme ce seront aux collectivités de financer non seulement l'accueil pour leur propre politique publique mais aussi pour l'État quels sont les besoins des élus que vous rencontrez monsieur en terme de conseil pour comment dirais-je faciliter l'usage des outils numériques en interne à l'intérieur de leur service est-ce qu'il y a des évolutions de leur architecture informatique à à opérer et et et et aussi dans leur relation avec les citoyens quels sont leurs besoins alors nous n'avons pas une activité de de de de conseil he sur la matérialisation donc je serais bien en peine de de vous répondre ce que je peux vous dire c'est qu'effectivement on voit les besoins techniques dont les élus nous font part alors sur les logiciels classiques hein des matérialisations là je parle pour le fonctionnement interne enfin les logiciels de visioconférence les logiciels qui permettent de de partager l'information de de faciliter le travail en réseau ce qui peut d'ailleurs être une opportunité pour le recrutement dans la fonction publique parce que ça facilite le télétravail et effectivement depuis la crise alors le télétravail était déjà entré dans les meurs mais la crise covid a permis d'accentuer les choses honnêtement sur certains profils ça peut faciliter le recrutement en permettant à des gens de ne pas déménager de chez eux de venir travailler sur telle ou telle zone une deux ou trois journées par semaine et là on est effectivement plutôt plutôt à la marge sur la réflexion relative aux usages numériques je pense qu'on est encore un peu un peu en retard parce que effectivement il y a une comment dirais-je une un véritable changement de paradigme les collectivités notamment les plus petites ne sont pas forcément armées pour ça euh il y a une réflexion globale qui qui est con département une stratégie départementale des usages numériques le Conseil départemental l'a validé il y a peu de temps on voit bien toute les collectivités ne sont pas arrivées au même point n'ont pas abordé les choses de la même manière et aujourd'hui on n pas forcément d'animation territoriale sur ce sujet et un vrai débat pour les collectivités locales arriver à se regrouper différents échelons la Région le Département les EPCI les communes pour décider ensemble de ce que l'on peut faire nous à Manche Numérique nous contentrons ensuite de proposer les services qui vont bien alors sur certains sujets on peut on peut comment dirais-je attirer l'attention des élus sur sur des usages qui pourraent être intéressants on fait à travers certains dispositifs de supervision je David Marguerite citit le le ramassage des ordures ménagères nous avons un projet mise en place d'un réseau Laura qui est un réseau d'objets connectés qui pourrait pour le coup faciliter le travail des agents et améliorer le service rendu aux usagers ce sont des objets connectés qui vont par exemple permettre de d'indiquer un centre de supervision à quel moment une ben d'apport volontaire est remplie au 3/4 ce qui permet à la collectivité de déclencher le passage d'un camion deamassage et donc aux administrés d'avoir une Ben qui ne déborde jamais voilà on est sur des choses très très simples c'est un exemple un peu vraiment du quotidien mais ça peut être ça aussi la dématérialisation et l'utilisation au-delà de la dématérialisation l'utilisation de réseau de réseau très haut débit donc vous voyez que le champ de réflexion il est extrêmement large ça ne se fait pas en 5 minutes effectivement d'autant plus que encore une fois on subit parallèlement la dématérialisation des services de l'État et nous finalement nous consacrons beaucoup d'énergie et beaucoup d'argent et beaucoup de de de ressources mental à paliier aux insuffisances de l'État sur ce sujet et ça nous empêche finalement de réfléchir à nos propres besoins et à nos propres service public comment réagissez-vous David Marguerite au propos d'Antoine del lonel lorsqu'il propose une une action collective en tout cas une prise en charge des enjeux euh avec il a cité Région Département EPCI commune par rapport à ces propositions comment réagissez-vous très bien je trouve que c'est c'est une très bonne idée alors je réagis en particulier sur ce que dit Antoine delonet sur les objets connectés pour nos services collectes ordure ménagère parce que je parlais des exigences beaucoup plus fortes tout à l'heure euh en effet fait ça me semble être une solution très intéressante alors je sais que nos services sont discutent de de la réalisation de de cette option technique mais là vous voyez je je trouve qu'on a un bon exemple de ce que la technique peut apporter sans altérer le lien humain et comment on utilise au mieux la technique pour renforcer la qualité du service public donc oui ma réaction elle est très positive à ces à ces propos et je pense en effet que la prise en compte collective c'est la seule solution pas les uns et les autres avoir nos nos propres solutions d'accueil du public donc oui c'est c'est un bon message et en l'occurrence un exemple concret une application concrète de ce que Manche Numérique peut apporter aux collectivités alors là j'ai j'ai plusieurs questions qui qui rejoignent ce que vous avez déjà dit un peu David Marguerite mais je vous fais à nouveau réagir je lis la question si les collectivités ne passent pas au dématérialisés ben ce sont les services privés qui s'en chargeront et qui se substitueront au au au au aux collectivités au nom de la rentabilité au nom de l'efficacité oui oui c'est tout à fait ce que je disais tout à l'heure c'est on doit dématérialiser on doit être au rendez-vous de des attentes d'un certain nombre de nos concitoyens sans pour autant que la dématérialisation soit le seul mot d'ordre et qu'il ne soit pas accompagné du du lien personnel parce que en effet le risque c'est l'externalisation parce que dès lors que le privé démontre qu'il est tout à fait capable de faire bien voir mieux et plus rapide le service public régresse recule et au bout du compte vous avez un service commercial là où il y avait un service du public mesdames et messieurs je vous propose de REM merci chaleureusement Béatrice goselin David Marguerite et Antoine delunet merci beaucoup