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interviewEurope 1· 25 juillet 2025 15 min

Le maire de Cannes, David Lisnard, prône l'union des droites : un coup d'épée dans l'eau ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir weekend 19h 21h Guillaume Lariche avec Jules Tor journaliste politique au JDD et Victor Héros journaliste politique à valeurs actuelles. Bonsoir messieurs. Bonsoir.

Bonsoir Guillaume. Bonsoir à tous les deux. On reçoit David Béliard, maire adjoint à Paris et candidat écologiste aux prochaines municipales.

Bonsoir monsieur Béliard. Bonsoir. Alors dites-moi en septembre à Loin au travers de la voix d'Emmanuel Macron, la France va procéder à la pleine reconnaissance de la Palestine comme état.

C'est le choix du chef de l'État. Est-ce que c'est aussi le vôtre et celui de la mairie de Paris et de la gauche ? Ben, c'est le choix effectivement d'Emmanuel Macron.

Il le fait tardivement. Je pense que c'est important aujourd'hui pour avancer et que cette reconnaissance se fasse. Donc moi, je le salue et je salue cette décision même si elle est tardive et surtout elle n'exonère pas la France d'agir.

Aujourd'hui, ce qui se passe et les images que nous voyons et les informations que nous avons notamment depuis quelques jours montrent un peuple affamé. Euh il est nécessaire d'avancer sur la reconnaissance de l'État palestinien, mais il est aussi nécessaire notamment pour la France d'avancer sur des actes concrets pour pouvoir trouver une résolution et arrêter ce massacre qui se le massacre qui se passe en ce moment à Gaza. David Bélier, le président de la République entend par euh cette reconnaissance de l'État palestinien apporter, dit-il, une contribution décisive à la paix au proche Orient.

Le Hamas qui dirige la bande de Gaza est un parti politique terroriste. Est-ce qu'on peut discuter avec des terroristes ? D'abord, vous savez la question de la reconnaissance de l'État palestinien, c'est un peu le présupposé pour pouvoir discuter.

Si vous voulez discuter, Oui, oui, oui, mais très bien. Vous savez, vous savez la question de la de la reconnaissance évidemment elle s'accompagne d'un certain nombre de conditions et je connais bien le débat mais je pense que c'est le présupposé qui est le présupposé nécessaire pour pouvoir commencer à parler parce que si vous voulez dialoguer avec si vous voulez avoir un interlocuteur pour dialoguer, il faut le reconnaître pleinement. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? qui nous avons un peuple, un état euh euh en tout cas un état que nous allons reconnaître et bien qui aujourd'hui est victime véritablement d'une guerre meurtrière, d'un génocide et qu'il nous faut aujourd'hui trouver les voies de la résolution de ce conflit avec un premier élément qui est celui d'arrêter de d'affamer cette population.

Donc oui, effectivement pour pour reprendre la question euh que vous me posiez en tout début de cette interview, oui, je suis favorable euh euh à la reconnaissance de l'État palestinien par la France. Oui, je pense que c'est une condition nécessaire pour pouvoir avancer dans un processus qui est un processus de résolution de conflit. Et enfin, enfin et enfin, je pense que euh nous avons besoin euh que la France s'engage plus fortement encore qu'elle ne le fait depuis euh qu'elle ne le fait depuis le début. de ce conflit pour arriver à trouver une solution qui soit une solution de paix.

Jules Toress pour vous. Bonsoir monsieur Bélier. Est-ce que la situation à Gaza pour la résoudre ne devrait-elle pas commencer par la démilitarisation complète du Hamas et la libération des otages israéliens ?

Ça fait partie, vous savez, des éléments que nous demandons puisque vous me posez cette question. Ça fait partie des des éléments pour lequels nous d'ailleurs militons et pour lequel j'ai pour ma parté hein euh dès le mois d'octobre après les attentats, après l'attaque terroriste qu'a subi Israël justement pour demander la libération euh des otages. Donc oui, bien sûr que la libération des otages, elle fait partie des éléments de discussion et de négociation.

Mais pour continuer et pour avancer dans cette discussion, il faut arrêter aussi d'affamer euh le peuple palestinien et notamment les gazouis. Mais est-ce que vous est-ce que vous comprenez que pour le gouvernement israélien, cette question des otages, elle est primordiale, elle est majeure et elle est même elle elle ne peut pas être secondaire et en l'état actuel des choses, il y a encore des dizaines d'otages, on ne sait pas s'ils sont encore vivants. Est-ce que vous comprenez aussi que ce régime israélien a des comptes à rendre aussi aux familles des victimes et donc des otages qui demandent leur libération immédiate et qui sont dans les jaules du Hamas depuis maintenant le 7 octobre 2023.

Il y a une différence entre le fait que je le comprenne sur un plan politique et notamment une politique intérieure. Je note quand même qu'une partie de la société civile israélienne ne partage pas cette cette priorisation, en tout cas cette façon de faire, c'est-à-dire de répondre par cette nécessité de retrouver des otages et notamment des otages vivants euh d'avoir cette de mener cette guerre qui vous le voyez est une guerre jusqu'au bouthiste qui vive à l'extermination euh ou au massacre en tout cas des Gazaoui. Il y a aujourd'hui, je pense une autre voix et moi je le dis très modestement, je suis élu local à Paris.

Donc moi, je souhaite que Paris aille plus loin encore dans le soutien qu'elle doit faire à Gaza comme elle l'a fait. Et j'ai soutenu aussi cela euh lorsque nous avons mis euh euh la tour Effel aux couleurs du drapeau israélien. Je pense qu'aujourd'hui il faut éteindre ou mettre la tour Effel aux couleurs du drapeau palestinien parce que c'est les conditions nécessaires. que lorsque vous parlez de la question de la libération des question la question la question de la libération des otages ce que nous avons demandé c'est d'éteindre la tour effet c'est ce qui a été voté par le conseil de Paris c'est-à-dire que d'avoir un acte qui est un acte symbolique avec la tourfel pour manifester le soutien de la capitale auprès des Gazaouis.

Ça c'est ce que nous avons voté au Conseil de Paris sur l'initiative des élus écologistes et qui a été voté par le conseil et que nous souhaitons aujourd'hui mettre en œuvre. Ça c'est ce que nous demandons mais encore une fois à la question euh sur la libération euh des otages, le fait de demander et de vouloir la libération des otages et de comprendre même cette question euh politique aussi euh euh qui n'est pas d'ailleurs que de politique interne, qui est une question plus large puisque je le partage moi aussi et bien on ne peut pas répondre aujourd'hui par une guerre qui est une guerre d'extermination et une guerre d'une violence absol nous sommes dans un engrenage nous sommes dans un engrenage de de de guerre et de sang et nous devons en sortir. Mais dans ce que vous dites, dans ce que vous exprimez, c'est que le sort des otages, vous en parler comme un point de négociation.

Pourtant, c'est primordiable, me semble-t-il. Non, mais pour vous, le point de négociation, je ne parle pas des je ne parlez, je parle pas de vie humaine comme des points de négociation. Vous me posez la question de savoir si vous si je pense que c'est quelque chose de primordial.

Oui, bien sûr, c'est quelque chose de primordial. C'est quelque chose d'aussi primordial que la vie des gazouis, en particulier des enfants euh que nous voyons s'éteindre euh et dans une violence absolue. Attention, je pas du tout la vie d'une personne, on est d'accord làdessus.

Moi non plus, je vous dis simplement je vous dis simplement je vous dis simplement que si vous voulez avoir une une voie de sortie et c'est pour ça que je suis pour la pour favorable à la reconnaissance de l'État palestinien parce que je pense que c'est ce que nous portons nous écologistes depuis des années des années, c'est-à-dire une paix deux états ou deux états, une paix c'est que nous avons besoin effectivement et bien de prendre tout en considération et il me semble et je le redis encore une fois que pour arriver à une une voie de paix, et bien il faut arrêter d'abord ce qui est en train de se passer à Gaza et et la question de la libération et la question de la libération des otages, c'est effectivement partie des points primordiaux. Jul Tores, c'est a une question pour vous. Vous avez répondu à ma première question sur les libérations des otages, pas forcément à la deuxième sur la délitarisation du Hamas.

On sait très bien que c'est le Hamas aujourd'hui, organisation terroriste qui dirige la bande de Gaza. La bande de Gaza dans laquelle l'autorité palestinienne qui devrait normalement récupérer l'autorité de la Palestine n'est pas rentrée, en tout cas Marmouabas n'est pas rentré depuis 2007. Comment est-ce qu'on fait pour reconnaître un état palestinien et pour arrêter en effet ce qu'il se passe dans la bande de Gaza avec une autorité qui est non pas le FATA mais le Hamas ?

H ou alors vous dites qu'il faut qu'il faut donner le pouvoir au Hamas. Non, c'est pas ce que je dis. Vous savez, puisque le Has mouvement que je considère comme un mouvement terroriste, je ne souhaite pas qu'il soit aujourd'hui en état de gérer l'état d'ag l'état de de Palestine.

Ce n'est pas ce que je ce n'est pas ce que je dis. Moi euh ce que je dis en tout cas, c'est que je vais je vais vous répondre de mon point de vue d'élu local parisien euh c'est que pour arriver à un système de gouvernance qui soit un système de gouvernance qui soit démocratique avec des partis et des collectifs avec lesquels nous pouvons discuter, et bien euh il nous faut arriver à la il nous faut d'abord commencer par la reconnaissance de l'État palestinien. C'est peut-être que cette réponse ne vous satisfait pas mais ça me semble en tout cas moi un présupposé très important. satisfaire monsieur le candidat.

Bah en tout cas je manifestement je ne suis pas là pour parler de ce qui se passe pour les municipales à Paris puisque vous m'interrogez sur la situation internationale très intéressante et très importante mais j'ai noté qu'elle était très obsessionnelle pour pour vous. Elle est effectivement primordiale. Elle elle est tout à fait elle est tout à fait primordiale.

Et je vous ai dit et d'ailleurs, je me suis exprimé sur ce que je pensais que Paris devait pouvoir faire en particulier sur des actes symboliques. Je pense qu'on peut aller même beaucoup plus beaucoup plus loin euh mais peut-être qu'on peut aborder aussi la question des municipales à une question pour on va lui laisser poser sa question. Allez-y Victor.

Bonsoir David Belliard. Justement je viens au municipal. Alors écoutez, vous avez déclaré récemment, il n'y aura personne sur ma liste qui a tenu des propos homophobes.

C'est heureux, ça, je suis d'accord avec vous, mais vous voulez faire une liste commune à gauche et vous êtes en train de négocier avec notamment Sopia Chikirou, candidate, future candidate, candidate supposé de la France insoumise dont on sait qu'elle a déclaré qu'elle a parlé plutôt de bande de de merde. Ma question est très claire. Euh David Belliard, est-ce que vous pouvez nous promettre ce soir à l'antenne de rep que Sopia Chikirou ne figurera pas sur votre liste au municipal ?

Alors, je vais vous le redire de manière très générique. D'abord, je vais vous reprendre les propos qui ont été les miens. Il n'y aura pas sur ma liste des gens qui ont eu des propos antisémites qui ont été qui ont eu des propos racistes, quel que soient des racistes et homophobes.

Et ça s'appliquera à tout le monde. Je pense que ça répond euh parfaitement à votre question et je vais peut-être rentrer un tout petit peu dans le détail politique parce que c'est c'est important. D'abord, nous aujourd'hui nous ne sommes pas en négociation avec nous ne sommes pas en négociation avec les insommies, nous sommes en discussion et c'est fort heureux parce que c'est une force politique qui existe, qui pèse et qui a un certain nombre de propositions sur Paris, sur les municipales, sur la question de la métropole du du Grand Paris.

Et moi je ne suis pas dans le dédain et je ne crois pas au gauche irréconciliables. Donc je discute avec les insoumis comme je discute avec le Parti socialiste, avec place publique ou avec le parti communiste français parce que je crois oui que il nous faut explorer les voies pour arriver à une union de type nouveau pouvez donc promettre que Sopia Shikiro n'aura rien à voir avec votre liste. cette cette union cette union de nouveaux front papédé vous à chaque fois que je suis interviewé on me parle de Non mais moi je je je vous parlais de de de Sopia Chikirou des insoumis et moi ce que je vous dis en tout cas moi je vous donne ma position qui est une position qui ne concerne pas qui est une position politique qui est et je pense que cette position politique elle elle peut-être entendue mais qui ne concerne pas une personne ou qui ne fis pas une seule personne.

Vous pouvez donner un avis ? Oui ou non ? C'est c'est juste ma question.

Attendez attendez non non parce que ça se pas mais non parce que vous mais moi je ne sais même pas si Sopia Chikirou sera candidate. Mais dans l'hypothèse est-ce que Sopia Chikou vous pouvez lui promettre étant donné qu'elle a déclaré bande de tafel de merde qu'elle n'aura rien à voir avec votre liste ? Je ne fais pas de politique fiction.

Moi c'est pas la politique fiction. Oui mais si si moi je suis candidat à l'Amérique de Paris parce que j'ai été désigné par mon parti. Je n'ai pas aujourd'hui de candidature pour les insoumis à Paris sur la sur la municipale à Paris.

Je vais pas je vais pas on va pas faire une exagè vous me réinviterez vous me réinviterez au moment au moment où en fait les choses faites seront clarifiées avec Par contre ce que je peux vous dire parce que ça c'est une position de principe et c'est une position politique qui m'apporte énormément c'est qu'en effet sur ma liste il n'y aura personne qui aura eu des propos des actes qui soient antisémites racistes ou David Belliard maire adjoint à la mairie de Paris Jul Toress a une dernière question à vous poser Oui. Moi, je ne vous demande modestement aucune promesse. En revanche, je vous demande quelles sont vos différences pour Paris avec les autres listes que qui figurent notamment à gauche.

Ah ben justement, c'est je je je cherche plutôt les convergences. Justement, je pense qu'aujourd'hui quand je regarde un peu les uns et les autres et bien nous avons plus de choses à nous dire et à faire ensemble que de divergence et notamment des propositions et des choses que nous portons nous écologistes depuis très longtemps. Question de la transformation de la ville, sa végétalisation, la réduction de la part de la voiture, la question de la lutte contre la spéculation immobilière parce que c'est beaucoup trop cher.

C'est ça le la question du projet et c'est ce que nous portons. Moi, je porte un projet qui est un projet d'écologie populaire, d'écologie sociale, de justice sociale et de réponse aussi à aux enjeux climatique. Ce que je crois aujourd'hui, c'est dans la grande sphère de gauche et progressiste et citoyenne et bien nous avons plein de choses à nous à faire ensemble.

Alors, on a des divergences bien sûr. J'ai encore des points qui euh euh sont euh euh qui m'opposent euh notamment aux insoumnis ou au socialiste. Et il vous reste 6 7 mois pour pouvoir euh vous coordonner justement par rapport à ça.

Coordonner mais vous savez vous savez quand on fait une coalition, il faut être exigeant. Euh la coalition, c'est de dire ce qui nous rapproche, mais c'est aussi de dire ce qui nous oppose. Vous voyez, on a fait 5 ans là, 5 ans, 6 ans avec euh euh Annie Dalgo, le Parti socialiste, avec le Parti communiste français et en 2020, nous avons écrit explicitement ce qui nous rapprochait et nous avons écrit aussi ce sur quoi nous divergions.

Et finalement, Bonan, alors je suis pas sûr qu'ici j'ai une grande majorité autour de cette table, mais par contre Bon, on a quand même géré et transformé cette ville. Merci beaucoup David Béliard d'avoir répondu aux questions d'Europe un soir weekend avec Jules Torres et Victor Héros. [Musique]