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Asselineau face aux 10 candidats au Débat Présidentielle: 3eme Partie (04/04/17)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Philippe Poutou, sur les services publics ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Nathalie Arthaud, sur la Guyane et les luttes sociales ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Jean Lassalle, comment lutter contre la désertification des services publics en zone rurale ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon, comment rassembler les Français ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    François Fillon, comment rassembler les Français ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    François Asselineau, votre conclusion sur la sortie de l'UE et de l'euro ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15AsselineauPromesse
    « Je supprime la taxe d'habitation pour 80% des Françaises et des Français. »
  • 0:45PoutouChiffre
    « 4 millions de gens vivent dans des conditions exécrables. »
  • 1:00PoutouChiffre
    « un peu plus du tiers, pas loin de 1 sur 4, n'arrivent plus à se soigner pour des raisons financières. »
  • 1:45PoutouFait
    « il faut annuler la dette, effectivement, parce que la dette, c'est vraiment un système de pompage des richesses qui remplit les coffres-forts des banques. »
  • 2:00PoutouPromesse
    « il faut augmenter l'impôt sur les grosses fortunes, il faut augmenter l'impôt sur les sociétés, le ramener à 50% au minimum. »
  • 3:00ArthaudChiffre
    « Sur le quinquennat de Hollande, eh bien, ça a été 41 milliards. On est arrivé à 41 milliards, quand même, le pacte de responsabilité. »
  • 3:30ArthaudChiffre
    « Entre 2016 et 2017, en un an, donc, la fortune de Mme Bettencourt est passée de 33 milliards à 36 milliards. »
  • 4:30ArthaudChiffre
    « l'empire Bénier, l'empire du fromager, là. Eh bien, alors, lui, il est carrément passé de 4 milliards en 2013 à 10 milliards en 2017. »
  • 5:30AsselineauChiffre
    « la France donne chaque année 23 milliards d'euros à l'Union européenne et n'en reçoit que 14. »
  • 6:00AsselineauFait
    « Vous croyez peut-être que l'Union européenne vous donne des subventions ? Non. Ce sont des subventions françaises qui transitent par Bruxelles. »
  • 7:00MélenchonPromesse
    « faire payer à la finance et au CAC 40 la part qui lui revient maintenant pour relancer l'emploi et augmenter les salaires. »
  • 9:00CheminadePromesse
    « il faut faire sauter le verrou financier qui nous opprime. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

ou simplement de ne pas en renouveler 120 000. Ça me semble réaliste, mais je ne vais pas vous dire qu'on rase gratis. Ensuite, je propose de faire des économies sur l'État, avec là aussi une vraie responsabilité donnée aux ministres.

Et oui, il y a des choix. Moi, ce n'est pas du bavardage, Mme Le Pen, qui consiste à énumérer toutes les clientèles et à expliquer comment on va raser gratis. Comment on va justement leur dire qu'on distribue l'argent public qu'on n'a pas.

Parce que qu'on le veuille ou non, il faut des services publics forts, qu'on modernise, et qu'on transforme. Augmenter le pouvoir d'achat des Français, ça vous pose un problème ? Et justement, sur ce plan-là, Mme Le Pen, je fais une proposition, que je vous invite à bien réfléchir.

Je supprime la taxe d'habitation pour 80% des Françaises et des Français. C'est cela, le choix que je fais. Ça, c'est un choix de pouvoir d'achat.

Et je le finance par mes économies. Personne ne va comprendre si on ne laisse pas la personne. Terminez son raisonnement.

Allez, Philippe Poutou, j'aimerais que vous preniez la parole sur les services publics. Gratuit, s'il vous plaît, Nicolas, la parole est à Philippe Poutou. Donc d'abord, nous sommes pour la reconnaissance d'un état d'urgence sociale.

Beaucoup de chômage, je redis les chiffres, je lis, j'ai le papier sous les yeux. 6 millions de chômeurs, une pauvreté, c'est 8 millions de gens qui vivent en dessous du soie de pauvreté. Parmi eux, ce sont des centaines de milliers de retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui ont des retraites très basses et donc en dessous de 1 000 euros.

Il y a un gros problème, une grosse crise du logement. 4 millions de gens vivent dans des conditions exécrables. Et puis il y a des problèmes de la santé où on sait qu'un peu plus du tiers, pas loin de 1 sur 4, n'arrivent plus à se soigner pour des raisons financières.

Donc la réponse à tout cela, à cette urgence sociale-là, c'est forcément des services publics très développés. Donc des services publics, je vais lister ce qui nous apparaît essentiel dans les services publics. Nous, on pense qu'il faut donc en fait permettre l'accès gratuit aux besoins fondamentaux de la population.

Donc c'est un service public du logement, service public de la santé évidemment, un service public du transport avec la gratuité du transport qui permet justement de sortir du tout voiture, du tout camion. Il y a aussi un aspect environnemental dans cette question-là. Un service donc public de l'éducation, de la culture et de l'énergie, notamment parce qu'il faut qu'on enlève encore une fois les moyens de nuire aux capitalistes.

Donc ça veut dire qu'il faut sortir du nucléaire, qu'il faut combattre les énergies fossiles. Et donc du coup, ça passe forcément par un service public de l'énergie avec expropriation des entreprises capitalistes polieuses. Donc c'est ça qu'on met en avant comme service public.

Après évidemment, la question qui est posée, puisque j'entends beaucoup parler de « on rase gratis » et tout ça, c'est quand même terrible venant de gens qui prônent les politiques ultra-libérales. Jusqu'à présent, on pense que ceux qui rase gratis, c'est plus pour les patrons, les capitalistes, les milliardaires, et y compris les politiciens. Quand on voit même un Fillon qui se dit préoccupé par la dette, mais il y pense moins quand il se sert dans les caisses publiques, quand il paye sa famille.

Donc nous, par rapport à la dette, on pense qu'il faut annuler la dette, effectivement, parce que la dette, c'est vraiment un système de pompage des richesses qui remplit les coffres-forts des banques. Et donc il faut annuler ces dettes qui sont complètement illégitimes. Et ça déjà, ça donnerait des moyens aux États.

Et après, récupérer de l'argent, ça passe par une fiscalité. C'est-à-dire qu'en fait, il faut augmenter l'impôt sur les grosses fortunes, il faut augmenter l'impôt sur les sociétés, le ramener à 50% au minimum, parce que c'était le cas il y a une trentaine d'années. Il faut une fiscalité qui fait payer les riches de plus en plus.

Et c'est comme ça qu'on ramène de l'argent, tout l'argent qui a été détourné dans la poche des plus riches, c'est comme ça qu'on le ramène pour la collectivité et ça nous permettra de financer les services publics. Dans les services publics, il y a la question de rendre service à la population, donc de protéger la population, mais il y a aussi les conditions de travail. Donc il faut embaucher massivement dans l'éducation nationale, dans la santé évidemment, mais en règle générale, c'est un peu dans tous les services publics.

Même, il faudrait construire d'autres services publics. On parle du 4e âge, il y en a, je crois, qui l'ont abordé, la petite enfance. Tout ça, c'est important.

Il faut embaucher. Et il faut embaucher dans la santé, ça a été abordé. C'est vrai qu'il y a une souffrance au travail qui est terrible.

Et là, je vais faire une petite remarque à Macron, parce que, en fait, vous avez parlé à un moment donné que la pénibilité, ce n'était pas bien d'en parler pour le travail, que le travail, c'était émancipateur. Et en fait, ça se voit que vous ne connaissez pas grand-chose au travail, et qu'à force d'être banquier, énarque et puis ministre, finalement, on ne comprend pas ce qui se passe réellement. Donc, il y a une véritable souffrance au travail et une véritable pénibilité.

Donc, en fait, il faut embaucher pour soulager et combattre toutes les logiques de marchandisation, toutes les logiques de flexibilisation et donc de pression et de harcèlement sur l'ensemble des salariés. Ça craque aujourd'hui dans la santé, mais ça craque un peu partout, ça craque à la poste. Voilà, donc tout ça, c'est dramatique.

Donc, c'est forcément des embauches et des moyens pour absolument répondre à cette situation d'urgence sociale. – Nathalie Arthaud, j'ai beaucoup de retard, mais je voudrais repartir quand même sur l'idée, tout à l'heure, on discutait de comment redonner le pouvoir au peuple. Eh bien, regardez ce qui se passe en Guyane.

Eh bien, je crois que la population, elle a trouvé l'idée pour reprendre, en tout cas pour s'imposer, pour taper du poing sur la table, justement. Parce que oui, ces luttes collectives, ces grèves, eh bien moi, je crois que c'est la meilleure arme, finalement, pour que les travailleurs fassent respecter leurs besoins. Là, en l'occurrence, en Guyane, oui, ce qu'on voit, c'est que les services publics sont absents.

C'est révoltant quand on voit, effectivement, qu'il y a Kourou à côté, que c'est cette base dont la France s'énorgueillit, où il y a des dizaines, des centaines de millions à investir, et puis qu'à quelques kilomètres de cela, il y a des femmes et des hommes qui sont sans électricité, sans eau, dont les enfants ne sont pas scolarisés. Donc, tout ça, c'est révoltant. Alors, eux, ils ont, effectivement, je crois, choisi la bonne voie.

Ils ont choisi la voie du rapport de force, de secouer, effectivement, l'État, pour qu'il y ait un peu d'argent qui leur revienne. Moi, ce que j'espère, là, je veux affirmer, évidemment, ma solidarité, j'espère qu'ils vont maintenir ce bras de fer, et surtout que, dans cette mobilisation, les travailleurs, les plus pauvres, eh bien, ils se battront pour leurs intérêts, un emploi, évidemment, les augmentations de salaires et l'accès à tous ces services publics. Parce que, je ne vais pas redire tout ce qui a été dit là, bien sûr qu'il faut embaucher dans les hôpitaux, bien sûr qu'il faut embaucher dans les écoles, dans les transports, qu'il faut créer des maisons de retraite, des crèches.

Mais il y a une réalité aussi, c'est que l'État, il n'est pas suspendu en l'air. L'État, il suit une politique qui sert, aujourd'hui, les intérêts, effectivement, d'une classe sociale, la grande bourgeoisie, la classe capitaliste, qui encaisse, effectivement, beaucoup, beaucoup d'argent. Sur le quinquennat de Hollande, eh bien, ça a été 41 milliards.

On est arrivé à 41 milliards, quand même, le pacte de responsabilité. 41 milliards donnés, effectivement, à fond perdu, comme ça, au grand patronat. Ce 41 milliards, c'est un million d'emplois.

Un million d'emplois payés à 1 800 euros nets, avec cotisations sociales, parce que moi, je suis aussi pour payer les cotisations sociales, parce que c'est comme ça qu'on finance, effectivement, la retraite, la santé, etc. Eh bien, ce un million d'emplois, oui, oui, il aurait dû aller pour tous ces services utiles à la population. Et, comme j'avais beaucoup de retard, je prends mon temps.

Quand j'entends dire...

Les minuits passés, tout de même. Quand j'entends dire qu'on est en dette, etc., la dette, elle n'a pas été faite pour construire un seul hôpital.

Elle n'a pas été faite pour ouvrir des écoles. Elle n'a pas été faite pour la population. Elle a été faite, effectivement, par les banquiers.

Et comme j'attendais que M. Fillon nous explique qu'on était en faillite, et qu'il n'y avait plus d'argent, et qu'on ne pouvait plus payer les services publics, j'ai repris le tableau de classement des fortunes publiées par Forbes, donc, en mars dernier. Je tiens quand même à vous le...

Entre 2016 et 2017, en un an, donc, la fortune de Mme Bettencourt est passée de 33 milliards à 36 milliards. Celle de Bernard Arnault, de 31 milliards à 38,5 milliards. M.

Dassault, 13 milliards à 15, presque, il frôle les 15 milliards. Bénier, puisqu'on a beaucoup parlé des agriculteurs, mais en accusant toujours l'Europe, sans jamais accuser ceux qui ont le monopole sur la collecte du lait. L'empire Bénier, l'empire du fromager, là.

Eh bien, alors, lui, il est carrément passé de 4 milliards en 2013 à 10 milliards en 2017. Et dans le même temps, comme par hasard, le prix payé aux producteurs de lait a, lui, diminué. Alors, voilà une des raisons aussi de l'appauvrissement.

Donc, tout ça pour dire que ces grandes fortunes, en un an, en un an, elles ont augmenté de 18%, de 18%, car elles seules, les 10 premières, elles contrôlent la moitié du budget de la sécurité sociale. Donc, il y a de l'argent pour, effectivement, embaucher. Et en plus, on a un problème de chômage, il paraît que tout le monde peut créer des emplois.

Eh bien, voilà ce qu'il faut faire. On va conclure, parce que c'est le grand débat, mais ce n'est pas la nuit du débat, Rose. Jean Lassalle, vous avez parlé des services publics que vous êtes, et vous avez fait, c'est une de vos batailles principales, la lutte contre la désertification des services publics en zone rurale.

Mais comme nous sommes dans le comment, je vous demande comment vous faites. Bien. Est-ce que je peux vous demander de ne pas m'interrompre pendant une minute ?

Ça va. Je n'ai interrompu personne. C'est vrai ?

Voilà. Alors, moi, je veux vous dire que, d'abord, ce débat est magnifique, et au fond, merci de l'avoir organisé, parce qu'on voit bien qu'en France, tout le monde peut avoir des idées, et qu'il n'y en a pas que cinq, il y en a un, et il peut y en avoir ailleurs. Alors, tout ceci est bien à condition que nous retrouvions une puissance politique et financière.

Si, et là, je rejoins Mme Barthaud, si nous continuons à laisser faire des bénéfices aussi substantiels à des sociétés françaises, sans parler celles qui sont venues ailleurs, il ne faut pas s'étonner que nous ne puissions jamais réaliser nos projets. Donc, il y a une véritable dictature financière qui s'est installée à la suite de notre modèle, à la suite du mur de Berlin. Il était certainement l'un des plus aboutis à l'époque.

Eh bien, nous avons ouvert les portes de la spéculation à tout bas, la concurrence à tout bas, au prix le plus bas pour celui qui produit, et résultat aujourd'hui, nous n'avons plus aucun pouvoir. La dette a enflé, j'organiserai un audit sur la structure de cette dette, parce que je suis très loin de penser que tout est dû dans ce qui nous est demandé. Là-dessus, cela me permettra d'engager un projet nouveau pour la France, fortement créateur d'emplois.

Il faut mettre fin au pétrole, qui est une source de guerre, ça a fait son temps. Il faut s'ouvrir sur le solaire. J'ai consulté beaucoup d'experts.

L'énergie des marées, j'ai l'ancien numéro 3 de la marine française, qui est dans mon équipe, me dit que nous sommes la deuxième façade maritime. Et quand je pars sur ces petits bouts de France que nous avons abandonnés depuis 40 ou 50 ans, c'est une indignité absolue. Il faut s'ouvrir sur la mer, il faut s'ouvrir sur la Méditerranée.

Et nous avons beaucoup de forces nouvelles à créer, beaucoup d'emplois pour la génération qui nous suit. Merci de m'avoir écouté, madame. Merci de votre enthousiasme, Jean Lassalle.

Il est l'heure des conclusions, il est minuit, car l'ordre a été tiré au sort. Aujourd'hui, la France est en proie de vives tensions. Concrètement, si vous êtes élu, comment allez-vous rassembler les Français ?

Jean-Luc Mélenchon, c'est à vous, vous avez été tiré au sort en premier, M. Mélenchon. Oui, c'est bien, mais où est passé le chapitre de sécurité sociale ?

Il est minuit quart, M. Mélenchon. Ah bon, pardon, très bien.

C'est à vous de conclure. Vous voulez passer la nuit sur notre plateau ? Parce que des fois, on se perd.

C'est votre conclusion, comment comptez-vous rassembler les Français ? Oui, je pense que pour se rassembler, il faut d'abord en finir avec l'argent roi, parce que c'est lui qui divise les êtres humains et qui épuise la nature. Très bien.

Et voilà, en résumé, mon plan. Premièrement, changer les institutions et tout remettre à plat pour avoir une véritable République qui soit vraiment laïque et vraiment sous le contrôle populaire. Ensuite, passer une bonne fois au mode de production et de consommation écologiste.

Ensuite, faire payer à la finance et au CAC 40 la part qui lui revient maintenant pour relancer l'emploi et augmenter les salaires parce qu'ils ont assez pris, le moment est venu, de donner. Plus personne à la rue, plus personne dans la misère, plus personne dans la gêne. Enfin, agir pour la paix.

On en aura dit peu de choses ce soir. Mais il y a une guerre qui vient et qui monte, qui tend à se généraliser. Les sources de tensions s'observent dans le monde entier et sur ce que le vieux continent.

Voilà l'avenir en commun qu'il faut construire maintenant. Françaises, Français, la République, dans notre pays, c'est plus qu'une institution. C'est une manière de penser la vie en commun.

Liberté, égalité, fraternité, c'est plus qu'une devise. C'est une feuille de route. Alors bien sûr, maintenant, il s'agit de changer de président.

Je le sais bien. Et de changer de régime, je le propose. Mais avant toute chose, je crois que ce dont il est question, c'est de commencer les jours heureux.

Car le pays a assez pâti jusque-là. Et le moment est venu pour lui de retrouver le goût du bonheur. Nathalie Arthaud, c'est l'heure de votre conclusion.

Comment rassembleriez-vous les Français ? Je ne veux pas rassembler les Français. Moi, je l'ai dit, il y a une classe capitaliste.

Il faut l'appeler comme cela. Parce que parler de l'argent roi et de la finance, c'est gentil. Mais il y a des hommes et des femmes en chair et en os qui contrôlent cet argent-là et qui s'en servent effectivement pour imposer une véritable dictature sur la vie de centaines de milliers de salariés, de femmes et d'hommes, de travailleuses et de travailleurs qui sont transformés en esclaves salariés.

Et moi, je m'adresse aux travailleurs, à ces femmes et à ces hommes. Et je leur dis que dans cette élection, on veut nous faire élire le prochain président qui va encore faire reculer les retraites, qui va encore aggraver les conditions de travail et de vie. Parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui, on a eu droit à des beaux discours, on a eu droit à des promesses, mais personne n'a dit qu'il fallait faire payer justement cette classe capitaliste et qu'il fallait entamer son pouvoir.

Donc la réalité, c'est que les travailleurs eux-mêmes devront le faire au travers de leur lutte collective, au travers de leur mobilisation collective. Là, dans cette élection, moi j'en appelle à un vote effectivement de conscience ouvrière. J'appelle les travailleuses et les travailleurs à dire leurs revendications, leurs intérêts, ce qui leur est nécessaire là aujourd'hui, et à affirmer la nécessité de renouer avec les luttes collectives puissantes.

Oui, ce vote sera à contre-courant, mais il faut justement qu'il y ait des femmes et des hommes qui soient fières, fières de dénoncer l'exploitation, fières de dénoncer cette société capitaliste qui est pourrie par l'argent. Donc moi, j'en appelle à un vote de dignité ouvrière et de combativité ouvrière. François Fillon, c'est à vous de donner votre conclusion.

La situation du pays est grave, dans un monde dangereux, et pour retrouver le goût du bonheur, on a besoin d'une transformation profonde. On a besoin de rendre aux Français leur fierté, on a besoin surtout de leur donner un travail, de redonner de l'espoir à la jeunesse française, de rendre aux Français la sécurité auxquelles ils ont droit, de les protéger. Et pour ça, il faut une alternance.

Et ce débat l'a montré, je suis le seul candidat aujourd'hui qui propose cette alternance, qui peut la mettre en œuvre avec une vraie majorité, grâce à l'alliance de la droite et du centre. Alors si les Français ne veulent pas du chaos proposé par les extrémistes, s'ils ne veulent pas de la continuité de la politique de François Hollande, alors je leur demande de me faire confiance. Le tirage au sort donc se poursuit.

Philippe Poutou. Nous d'abord, on ne s'adresse pas aux Français comme ça, ce n'est pas notre problème. On s'adresse à l'ensemble de la population en fait, parce que dans le français, ça veut dire quoi ?

Qu'on ne compte pas les étrangers, qu'on ne compte pas les résidents qui viennent d'ailleurs. Donc voilà, nous on s'adresse à l'ensemble de la population, et plus particulièrement aux exploités, à ceux qui payent très cher la crise, à ceux qui sont en colère contre ce système-là. Donc c'est tout cela qu'on veut rassembler.

Et puis le mot français, il est d'autant moins juste, que justement j'ai envie de parler de la Guyane, de la lutte qu'il peut y avoir en Guyane aujourd'hui, donc contre la pauvreté. Justement, je vais dire deux mots là-dessus. Contre la pauvreté pour des services publics, pour en fait que la population puisse vivre normalement.

Et une lutte aussi contre l'accaparement des richesses, parce que la Guyane c'est un pays riche, les richesses sont accaparées par l'État français, et il se trouve que la Guyane, ce sont les restes de l'empire colonial français. Et nous, on soutient cette lutte sociale, on soutient la couleur de la population guyanaise, mais en même temps, on pose le problème aussi du droit des peuples à l'autodétermination contre le colonialisme français, contre les restes du colonialisme français. Donc c'est pour ça que là aussi, on aurait des tas de choses à dire sur cette question de nationalistes et chauvines.

Et donc justement, l'exemple de la lutte du peuple guyanais ou de la population guyanaise, c'est pour nous un exemple, c'est un exemple qu'on peut résister aux politiques d'austérité, qu'on peut résister à l'exploitation et à l'accaparement des richesses par les capitalistes. Et cette lutte-là, elle montre aussi qu'on peut se faire entendre par la grève générale, par les occupations, par les blocages. Tout ça, pour nous, c'est important parce que nous, ce qu'on pense, c'est que justement, ça devrait s'étendre, cette colère-là.

Et ce qui nous manque aujourd'hui, c'est la confiance qu'on peut avoir en nous-mêmes, nous, notre camp social, c'est justement se sentir capable de se faire respecter, de se défendre. Et donc on veut que ce mouvement-là s'étende et on pense qu'ici aussi en France, c'est important, vous levez la main, mais enfin, j'ai encore un peu de temps par rapport aux autres. Mais c'est important qu'il y ait des mobilisations sociales.

Les conclusions sont prévues pour une minute. Oui, mais bon, après, comment on fait les différentiels ? Parce que là, il y a un truc qui va...

Il y en a qui vont partir avant les autres et nous, on va finir. Je ne sais pas quoi, il y a un truc qui va se passer, parce qu'il y a un écart quand même. Donc, il y a des batailles sociales à mener et on pense qu'aujourd'hui, le Partage des Richesses, justement, tout ce qu'on a plus ou moins discuté ce soir, ça s'imposera par délu social.

Donc, en fait, le voter, voter NPA, c'est un vote utile de ce point de vue-là. C'est exprimer ça, cette perspective-là, cette perspective de revanche, cette perspective de combat social, de faire payer les riches. Et on sait qu'aujourd'hui, l'enjeu va être là, ça sera de préparer tout ça.

Et donc, c'est pour ça que ça va être intéressant de voter pour nous et qu'un score relativement important pour nous, ça pourra redonner confiance au camp des exploités. Benoît Hamon, à vous de conclure. Est-ce que vous voulez rassembler les Français ?

Mes chers compatriotes, moi, je vous propose de voter pour...

On a pris l'habitude de voter par élimination, par défaut, je vous propose de voter pour...

Pour le futur désirable que je veux incarner, mais pas seul, grâce à l'intelligence collective qui est la nôtre. Pour la transition écologique, pour la transformation du travail, pour, finalement, que nos enfants grandissent dans un monde qui soit vivable et respirable, c'est mon obsession. Beaucoup, derrière ces pupitres, n'ont cherché ou ne cherchent à retenir de vous que ceux qui vous opposent, ceux qui vous divisent.

Ils veulent vous désunir, moi, je veux vous rassembler. Vous, les Auvergnats, vous, les Bretons, d'Armor ou d'Arvor, vous, les Catalans, vous, les Occitans, vous qui avez pleuré au récit de la souffrance de vos aînés qui étaient mineurs dans le Nord, qui étaient métallos lorrains, vous qui avez vibré au récit des exploits de Guillaume le Conquérant ou de Pasquale et Paoli, vous qui choyez la littérature de Pagnole, choyez la littérature de Châteaubriand, vous qui venez peut-être, ou dont les pères et les mères viennent du pays d'Ogon, des rives du fleuve Sénégal, vous qui avez abandonné les pentes du Mont-Toubkal, vous qui avez laissé derrière vous les odeurs du jasmin d'Alger, vous êtes la France. Vous êtes la France dans tout son métissage, avec toutes vos différences, et vous incarnez le plus beau visage de la République, parce que ce qui nous unit, c'est justement la République.

Vous encore, qui avez reconstruit la France, polonais, espagnols, portugais, italien, étrangers, hier, aujourd'hui, authentiquement français. vous qui lisez la Bible, qui lisez le Coran, mais plus nombreux encore, vous qui n'avez aucune religion, vous êtes la France. Et moi, je veux vous unir.

Je veux vous unir derrière un projet qui s'inscrit dans ce qui a toujours été l'héritage de la gauche, un projet de justice sociale, de fraternité, de liberté et d'égalité. Mon message, il est simple. Seul, sans doute, chacun d'entre nous peut aller plus vite.

Ensemble, nous irons beaucoup plus loin. Nicolas Dupont-Aignan. Mes chers compatriotes, j'ai entendu beaucoup de promesses ce soir.

J'aimerais qu'avant de voter le 23 avril, vous puissiez vous poser deux questions. La première, ceux qui vous ont fait ces promesses n'ont-ils pas, lorsqu'ils étaient au pouvoir, exactement procédé inversement ? On nous parle de vote utile, mais Einstein disait que ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre.

Cela fait des années que vous votez utile et c'est profondément inutile pour vous, sauf peut-être pour eux. Je voudrais aussi que vous vous posiez une autre question à l'égard de ceux qui n'ont jamais gouverné et qui aiment la France et qui veulent la changer. Sont-ils capables et quel est celui qui est le plus capable de redresser le pays et de rassembler les Français ?

Je crois, comme gaulliste, comme républicain, à un patriotisme humaniste, de bon sens. J'aime mon pays, je ne supporte pas de le voir décliner, de le voir obéir aux autres nations, de le voir soumis, de le voir divisé. Je suis convaincu que vous, Français, quelle que soit votre origine, quel que soit votre lieu de résidence, quel que soit même votre idéal politique, vous êtes capables, quand l'heure est grave, de vous rassembler.

Vous êtes capables de donner le meilleur de vous-même, à la condition, bien sûr, que le président de la République, le futur président de la République, vous aime, un peu comme un entraîneur qui sera à la fois exigeant, mais respectueux. Vive la France, vive la République. François Asselineau, votre conclusion.

Mes chers compatriotes, vous avez écouté un débat avec 11 candidats à l'élection présidentielle. à Misséon, je suis le seul qui vous propose, dès mon élection à l'Élysée, de prendre la mesure du problème et d'entamer la sortie de la France, de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. N'ayez pas peur.

N'ayez pas peur, parce que je sais ce que l'on va vous dire. On va vous dire que sortir de l'euro serait l'apocalypse. C'est le contraire qui est vrai.

N'ayez pas peur, on va vous dire que sortir la France de l'Union européenne, ça serait la coupée du reste du monde. Ce n'est pas vrai. Est-ce que la Suisse, qui n'est ni dans l'Union européenne, ni dans l'euro, ni dans l'OTAN, est coupée du reste du monde ?

Ce n'est pas vrai. Elle continue à rester une grande puissance industrielle. Elle continue à exporter, à importer.

C'est le pays du monde qui reçoit le plus de conférences internationales. Savez-vous, mes chers compatriotes, que la France donne chaque année 23 milliards d'euros à l'Union européenne et n'en reçoit que 14 ? Je m'adresse ici aux agriculteurs.

Vous croyez peut-être que l'Union européenne vous donne des subventions ? Non. Ce sont des subventions françaises qui transitent par Bruxelles et il en est de même pour les fondus FEDER versés aux collectivités locales.

Mes chers compatriotes, si vous votez pour l'un des dix candidats qui propose une autre Europe, renégocier les traités à la Saint-Glinglin, etc., concrètement, il ne se passera quoi ? Il se passera qu'il sera obligé à partir du mois de mai d'appliquer les grandes orientations de politique économique dont j'ai parlé à plusieurs reprises et qui, décidément, n'intéressent, semble-t-il, pas les autres candidats.

Vous serez obligé de constater que le président que vous aurez élu sera contraint de baisser l'impôt sur les sociétés, d'augmenter la TVA, de démanteler toutes les professions réglementées, d'ubériser la société, de démanteler les acquis sociaux parce que tout ceci est écrit dans ce document dont je recommande la lecture à tous les citoyens français. Mes chers compatriotes, n'ayez pas peur, ayez confiance, confiance en la France qui va renouer avec sa grande histoire comme le peuple britannique vient de le faire. Vive la République et vive la France !

Emmanuel Macron. Mes chers compatriotes, le projet que je vous propose, c'est celui de tourner la page, tourner la page non seulement avec les 5 dernières années mais bien avec les 20 dernières années de notre vie politique. Non pas l'alternance de la droite contre la gauche, faire l'alternance de l'efficacité, de pouvoir faire, précisément en rassemblant les progressistes, celles et ceux qui jusque-là ne travaillaient pas ensemble, en renouvelant, en libérant l'énergie des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, des salariés, de celles et ceux qui font, en protégeant les plus faibles, qui ont moins de chance, qui viennent d'une famille déshéritée, qui vivent en situation de handicap et nous en avons peu parlé ce soir, ou qui vivent dans des territoires où les conditions d'accès ne sont pas les mêmes.

Je veux ici reprendre les mots que nous avons eus en particulier pour la France d'outre-mer qui vit dans une situation bien souvent difficile parce que l'égalité des chances n'est pas au rendez-vous. Le projet que je veux porter c'est un projet d'émancipation par l'école, par la culture. C'est un projet qui vous redonnera la fierté, la fierté d'être français parce que j'ai confiance en vous.

Nous avons confiance dans notre pays et c'est avec cet optimisme volontaire que je veux renouer. Jacques Cheminade, le tirage au sort vous a désigné. Quelle conclusion ?

Il faut retrouver les jours heureux de la libération mais pas avec les institutions actuelles. Si l'on veut retrouver ces jours heureux, il faut se libérer de l'occupation financière et de l'occupation culturelle que nous subissons aujourd'hui. C'est une nouvelle libération.

Pour aller vers cette libération, pour se battre pour elle, il faut faire sauter le verrou financier qui nous opprime. La politique de crédit public pour l'avenir, la séparation bancaire pour assainir le secteur financier, l'élimination des dettes illégitimes et odieuses. Une politique qui soit une vraie politique pour l'avenir, qui crée la richesse, qui crée une vraie croissance car aujourd'hui on n'a pas une vraie croissance.

On a une fausse croissance qui est une croissance financière. Alors, aller dans ce sens exige en même temps qu'on rétablisse l'estime de soi chez les Français et les Françaises. Pas la peur de mal faire.

L'estime de soi. Et cette estime de soi, c'est une grande politique culturelle. Redonner l'art et la science au peuple.

Ce que voulaient Léo Lagrange, Jean Villard. Il faut rétablir cet état d'esprit. Sans cela, je pense qu'on ne se battra pas comme il faut.

Alors, donner partout les moyens de découvrir. Des planétariums, des palais de la découverte, des musées de l'imaginaire où les grandes créations de l'art seront sous forme de reproduction à la portée de tous. Il y aura une discussion sociale comme il y a les moments de la Révolution française.

On l'a oublié. Au début de la Révolution française, ça se passait dans les villages. Ça se passait dans les sociétés d'amis.

Ça se passait partout dans tout le pays. Et c'était cela, la fraternité. Nous devons retrouver cette fraternité-là pour changer le cap. et si vous votez pour moi, vous voterez pour ce genre de cap, ce changement de cap pour ses idées et vous voterez pour la France avec les yeux du futur dans laquelle nous pouvons recevoir tout homme avec un beau visage enfin.

Jean Lassalle. Française, Français, chers amis républicains, vous qui croyez encore aux forces de la civilisation à laquelle notre pays a tellement permis de monter en charge, nous éloignant de l'animalité, je t'écrase parce que je suis le plus fort, faisant de nous d'ailleurs un pays universaliste au-delà des mers et des océans. Il faut engager un effort de guerre pour sauver la paix.

Il faut transmettre ce grand et beau pays, l'Europe et le monde en état de paix à nos enfants. Sinon, ce seront de nouvelles rivières de sang. Nous ne pouvons pas le concevoir.

Je veux organiser la transmission du savoir pour que celui qui est gaulois depuis cinq siècles avant Jésus-Christ est versagé Torix. et celui qui est arrivé cette nuit puisse avoir la même égalité des chances à condition qu'on parle en français. Il pourra apprendre deux langues étrangères et même une langue régionale.

Apprendre à se servir à l'Internet, lire et compter, écrire. Je veux organiser le service militaire et civique pendant une durée scolaire du mois de septembre au mois de juin pour ne pas empiéter sur deux autres années. Il faut que notre pays fasse corps par sa jeunesse, d'où qu'elle vienne et quelle qu'elle soit.

À ce moment-là, nous redeviendrons un pays qui a du bonheur à vivre ensemble et un pays comme la France qui retrouve toutes les perspectives de venir, reprend espoir et en donne à ses frères qui sont encore dans la nuit. Mesdames et Messieurs, chers Français, chers Français, je pense que vous avez peut-être pu détecter ce soir parmi vous celui peut-être d'entre vous capable de travailler avec l'ensemble des autres pour bâtir le nouveau Conseil national de la résistance. Celui qui a les nerfs suffisants, celui qui a le temps, celui qui ne s'excite pas pour rien.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie, j'ai besoin de vous. Merci Jean Lassalle. Marine Le Pen, c'est à vous de conclure.

Oui, alors, comment rassembler les Français ? Simplement en leur rappelant qu'ils ont une nation, une patrie qui leur appartient, dont ils sont propriétaires, qu'ils forment un seul et même peuple et quel que soit objectivement la religion, l'origine, tout ça n'a aucune importance. Ce qui est important, c'est justement ce sentiment d'appartenir non seulement à un peuple mais également à une civilisation qui est aujourd'hui clairement en danger.

Alors moi, je dis aux Français, vous êtes des propriétaires, donc certes généreux, certes accueillants, mais vous restez des propriétaires avec des droits dans votre propre pays. Des droits à la liberté, des droits à avoir des frontières, des droits à avoir une solidarité dont je rappelle qu'elle n'existe pas si elle n'est pas en réalité nationale. Et surtout, je leur dis, vous n'avez aucune raison de désespérer.

Parce que c'est vrai que quand on voit toutes les politiques qui sont menées, on se dit, mais mon Dieu, est-ce que véritablement il est possible de s'en sortir ? Alors oui, il est tout à fait possible de s'en sortir puisqu'en réalité, rien n'a véritablement été tenté. Mais pour ça, il faut reprendre notre souveraineté nationale.

Sans quoi, eh bien, vous pourrez exprimer tous vos désirs, aucun ne pourra être rempli. N'ayez pas peur de la liberté, je vous en supplie, le peuple français est un très grand peuple. Il l'a démontré par son passé, il le démontrera encore demain.

Usez de cette liberté aux élections présidentielles pour me permettre de remettre la France en ordre en votre nom. Merci à tous les onze d'avoir participé à ce débat qui avait sans doute quelques imperfections mais qui, nous l'espérons, a permis aux Français de se faire une idée plus précise sur votre programme. Merci à vous, Routelle Crier.

Merci Laurence, merci pour ce débat historique dont nous sommes très fiers. Bonne soirée à tous. Bravo.