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Audition parlementaireyoutube.com· 19 juillet 2015 35 minFond programmatiqueÉducation & rechercheCulture, médias & sportInstitutions & élections

Questions à M. François-Xavier BELLAMY.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que la consolidation des savoirs fondamentaux participe à la transmission des valeurs républicaines ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    L'école doit-elle être le vecteur des valeurs républicaines ? Comment donner les moyens aux enseignants ?

  • 14:33RelanceRéponse directe

    Le diagnostic est posé, mais où est le remède ?

  • 15:17OuverteRéponse directe

    L'école peut-elle éduquer si elle sait instruire ? Faut-il créer des écoles supérieures de formation des professeurs ?

  • 15:54OuverteRéponse directe

    Partagez-vous les points de vue de Benoît Pistrandi sur la transmission pure ?

  • 17:51RelanceRéponse directe

    Le diagnostic n'est pas partagé par tous. Comment y remédier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:12Fait
    « il n'y a pas de République sans école il n'y a pas même de politique sans école »
  • 9:58Fait
    « nous organisons des ateliers contre le sexisme des ateliers pédagogiques éducatif ludique »
  • 19:09Fait
    « la culture est une occasion de discrimination que la culture est discriminatoire »
  • 21:43Fait
    « vous êtes le tenant d'un système militaro hospitalo carcéral »
  • 23:37Fait
    « le savoir et la condition de toute liberté »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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donc monsieur le rapporteur il vous reste la première salve de questions mais il y a déjà des réponses je crois dans dans cette dans ce propos liminaireou question écoutez merci aussi pour cette fraîcheur enthousiaste et puis réaliste qui me qui qui me séduit je crois qu'il doit séduire nos nos sénateurs parce que je crois que nous avons été souvent dans le dénis et enfin peut-être entendre aussi un un nouvel enseignant venir nous dire des des des points en tout cas préciser des points avec autant de autant d'ardeur je crois que c'est quelque chose qui qui peut rafraîchir notre institution mais aussi peut-être nous ouvrir d'autres d'autres questions

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alors moi j'aurais j'aimerais rebondir sur le sur le savoir et sur la culture et sur le sur l'instruction la première question c'est pensez-vous que la consolidation des savoirs fondamentaux pour peut participer à la transmission des valeurs républicaines alors vous vous êtes professeur de de philosophie mais mais il y a d'autres types d'enseignement qui sont à ce jour remis en question souvent par aussi une partie de la population qui sont l'histoire les sciences de la vie de la terre le français je pense qu'elles peuvent aussi contribuer à cet objectif là la deuxième question c'est est-ce que l'école pour vous doit être être le vecteur des valeurs républicaines avec en philigrane le rôle des parents et comment donner à l'école et aux

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enseignants les moyens de mieux former n les citoyens et puis enfin une dernière question plus généralement on aime bien avoir quelques préconisation quelles seraient pour vous les mesures qui pourraient être mises en place pour lutter contre ces pertes de valeur et puis cette esprit républicain peut-être à à retrouver merci vous voulez répondre merci beaucoup pour ces trois questions qui en fait je crois peut-être n'en font qu'une euh dans dans la dans la complexité du problème auquel nous avons à faire face et en même temps paradoxalement dans dans sa simplicité l'école demandez-vous doit-elle être le vecteur des valeurs républicaines je le crois personnellement et je dirais même de

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façon plus large encore que l'école est ce par quoi se fondent toute cité d'une manière générale ce par quoi se fonde toute chose publique toute République il n'y a pas de République sans école il n'y a pas même de politique sans école au sens où il n'y a pas de cité sans école qu'est-ce qu'au fond un citoyen comment former des citoyens Aristote dans les politiques pardonnez-moi de passer par des formations professionnelles la discipline qui m'est familière Aristote dans les politiques affirme que le propre du citoyen c'est de parler avec les autres le propre de la cité c'est de parler ensemble de ce qui est bon et de ce qui est juste d'entretenir un dialogue commun d'entretenir ensemble un débat pour cela encore faut-il savoir parler et encore faut-il parler la même langue il n'y a

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pas de politique quand il n'y a pas de possibil ilité de parler ensemble avec la même langue d'articuler ensemble avec des mots qui nous permettent de raisonner communément de raisonner en commun il n'est pas de politique quand il n'est pas de transmission efficace d'une langue commune voyez je crois que si l'école peut former les citoyens de demain c'est d'abord peut-être en leur transmettant cette langue commune non pas seulement au sens de la capacité de parler non pas seulement au sens de la capacité de maîtriser un vocabulaire si déjà nous pouvions nous accorder sur cet objectif ce serait là un grand pas fait en avant mais au sens même de la capacité de parler ensemble avec le fond culturel qui nous soit commun de ce qui est bon et de ce qui est juste et voilà

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déjà ce qui me paraît décisif tout à l'heure monsieur Slama disait que lorsqu'on a plus les mots nî la violence c'est vrai dans notre expérience personnelle c'est vrai dans notre expérience au sens psychique et psychologique du terme dans notre expérience intérieure et c'est là l'exemple que prenait monsieur Slama mais c'est vrai aussi dans notre expérience collective lorsque nous n'avons plus les mots pour parler ensemble alors nous sommes tentés de régler nos diff par la violence lorsqu'il n'y a plus de dialogue commun lorsqu'il n'y a plus de possibilité même d'un dialogue parce qu'il n'y a plus de langue commune alors n'est la violence qui remplace la république c'est quand la République se défait c'est quand la société se dissou que la violence semble se rappeler à

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nous et de ce point de vue-là il est là encore étonnant que nous nous en étonnions lorsque la culture n'est plus transmise lorsqu'on a condamné comme coupable la transmission de la culture il est étonnant qu'on voit ressurgir l'autre de la culture c'est-à-dire la barbarie la barbarie comme vous le savez désigne dans son étymologie grecque le le fait de ne pas pouvoir articuler les mots Barbaros désignait les mots inarticulés les sons inarticulés qui sortent de la langue de celui qui n'a pas reçu la langue commune qui n'a pas reçu une langue articulée et bien la barbarie me semble-t-il c'est ce crit inarticulé qui jaillit d'une génération ou d'une partie d'une génération à qui nous n'avons pas transmis les mots pour participer à la vie citoyenne à la vie

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de la cité et de ce point de vue-l je voudrais dire que enfin comme enseignant pour rentrer maintenant dans le dans la dimension concrète de l'expérience j'ai eu la chance comme teser vous le savez la plupart des jeunes enseignants sont pendant quelques années remplaçants titulaires sur zone de remplacement j'ai eu la chance de découvrir un grand nombre d'établissements j'ai rencontré des élèves passionnants avec comme tous les jeunes de notre temps comme tous les jeunes de toute génération une grande générosité une grande intelligence une créativité extraordinaire mais j'ai rencontré aussi et c'est vrai dans les zones les plus défavorisées des jeunes à qui on avait pas transmis les moyens d'accomplir cette créativité d'accomplir cette générosité ce désir de se donner

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et j'ai rencontré dans ces dans ces lieux dans ces lycées des jeunes dont je me suis souvent dit qu'on ne leur avait pas transmis les moyen de participer d'une manière productive et active comme le disait l'enquête PISA à la vie de la Société des jeunes à qui on n même pas donné les moyen de participer à la vie de la cité demain et il y a de ce point de vue-là je crois une grande inquiétude à avoir en tous les cas euh nous devons nous sentir responsable de ces jeunes qui ont parfois quitté le système scolaire avant la fin de leur parcours parfois même l'ont suivi jusqu'au bout mais qui n'ont pas forcément reçu ces conditions fondamentales que sont la capacité de parler d'articuler un raisonnement conditions fondamentales pour participer à la vie de la cité pour

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comprendre les enjeux d'une élection pour comprendre la possibilité de la participation citoyenne et pour prendre leur rôle comme électeur ou comme élu à la vie de la cité l'école doit être le vecteur des valeurs républicaines je dire d'une manière plus fondamentale encore que l'école est ce par quoi se prépare toute République et qu'il n'y a pas de République sans école mais comment y parvenir je crois voyez encore une fois fondamentalement que on n'y parviendra pas si l'école se trouve mise au service d'une éducation qui se passerait de l'instruction c'est là encore une fois le grand paradoxe et celui qui m'étonne beaucoup on a le sentiment parfois pardonnez-moi ce propos peut-être un peu irrévérentieux mais on a le sentiment parfois que les responsables politiques qui produisent

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les directives n'ont plus ou pas beaucoup l'occasion d'être en contact avec des jeunes avec des enfants avec des adolescents qu'ils n'ont pas beaucoup l'occasion d'être en contact avec des élèves l'idée qu'on pourrait transmettre des valeurs qui s'imposerait d'elle-même cette idéelà pardonnez-moi est une espèce de de une espèce de fiction ça ne se produit pas et précisément nous le savons très bien nous qui par ailleurs sommes capables d'encourager chez nos élèves l'esprit critique et de vouloir qu'il développe un esprit critique parfaitement légitime par conséquent aucune valeur ne s'impose d'elle-même aucun principe ne s'impose de lui-même vous pouvez rentrer en classe et dire à des enfants dire à à des adolescents qu'il faut refuser tel ou tel comportement qu'il faut adopter

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telle ou telle pratique ça ne s'impose pas de soi pourquoi faudrait-il être tolérant plutôt qu'intolérant pourquoi faudrait-il être respectueux plutôt qu'irrespectueux pourquoi faudrait-il être paisible plutôt qu'être violent ça ne s'impose pas de soi-même je prendrai un exemple qui m'a personnellement beaucoup marqué dans ma dans dans dans mon itinéraire d'enseignant l'exemple du sexisme on nous dit l'école doit lutter contre le sexisme ceci fait partie de ces missions fondamentales comme tout enseignant j'ai lu avec attention la lettre que Vincent payon écrit aux enseignants au début du dernier quinquena et et parmi les les consignes et les directives qui étaient proposées aux enseignants dans une lettre de quatre pagees sur l'émission de l'école figurait la lutte contre le sexisme

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c'était une lettre de quatre pages qui parlait d'un très grand nombre d'objectifs et qui mentionnait c'est là d'ailleurs le grand paradoxe c'est qu'on demande aux enseignants de faire un peu tout ce que la société n'arrive plus à faire et donc qui donnait aux enseignants un très très grand nombre de missions il faut que l'école lutte contre le sexisme pour ma part j'en suis convaincu je je ne je n'affirme pas du tout que cet objectif soit superflu ni non plus qu'il soit irréaliste je pense que l'école doit lutter contre le sexisme c'est même une priorité qui me paraît effectivement décisive car je l'ai vu dans beaucoup d'établissements le sexisme est une réalité dans beaucoup d'établissements en particulier dans beaucoup d'établissements défavorisés la

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relation entre les garçons et les filles entre les jeunes hommes et les jeunes femmes est une relation marquée parfois par une très grande violence la façon dont les garçons parlent aux filles les comportements les vocabulaires les attitudes sont parfois extraordinairement condescendantes extrêmement violentes et j'ai vu beaucoup de jeunes filles souffrir de cette situation il suffit de considérer les productions de ce qu'il est convenu d'appeler les cultures urbaines par exemple certaines certaines productions pas toutes évidemment mais certaines productions contemporaines pour constater que l'image de la femme y est souvent dégradée que l'image de la femme y est souvent maltraité et dans notre espace public d'ailleurs dans notre société nous devons reconnaître que même

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d'ailleurs à travers la publicité même voilà que que que que le sexisme et bien souvent que la dévalorisation de la femme est bien souvent une réalité alors comment l'école peut-elle lutter contre le sexisme et bien nous employons une voix que je crois irréaliste et absurde nous organisons des ateliers contre le sexisme des ateliers pédagogiques éducatif ludique nous entreprenons précisément des cours de morale laïque dans lesquels nous expliquons que le sexisme c'est mal qu'il ne faut pas être sexiste et que il ne faut pas maltraiter les jeunes filles ni mal leur parler mais ça ne s'impose pas de soi-même et les adolescents nous regardent avec une forme de distance ironique lorsque nous prétendons les réunir dans les cours de récréation pour pousser un cri contre le

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sexisme ou bien lorsque tentend précisément de singer ces cultures qui leur sont familières nous organisons des des productions culturelles souvent de mauvaise qualité qui ont pour but de montrer comme par une sorte de morale un peu poussive que le sexisme c'est pas bien bon ça ne marche pas c'est évident que ça ne marche pas comment l'école peut-elle lutter contre le sexisme et bien c'est très simple si ce qui n'est plus le cas aujourd'hui si nos si si nos écoliers si nos élèves si nos étudiants avaient tous une fois dans leur itinéraire scolaire entendu parler je sais pas par exemple entendu parler de la figure de Jean d'c et si on leur avait fait lire quelques pages du procès de Jean d'c quand vous avez lu quelques page du procès de Jean d'c que vous

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soyez chrétien ou non et même quand vous êtes musulman quand vous avez lu quelques pages du procès Jean d'c vous ne pouvez plus considérer que les femmes sont inférieures aux hommes c'est impossible impossible vous avez la démonstration vous avez la preuve vous avez l'expérience de l'égalité absolue entre les femmes et les hommes et même de cette capacité qu'une jeune fille de 19 ans a eu un jour d'humilier une assemblée d'hommes beaucoup plus savants et beaucoup plus doctquel si en physique on réapprenait un peu les éléments fondamentaux de la connaissance de la physique et qu'on apprenait à parler par exemple de ce que je sais pas une femme comme Marie curry a apporté à la connaissance de la physique à la connaissance de la matière comment voulez-vous penser que les

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femmes sont moins intelligentes que les hommes quand vous avez compris un peu de la physique quand vous vous êtes un peu émerveillé de ce que mariecury vous avait permis de comprendre de ce qu'est la matière si et si chose extraordinaire si par miracle nos élèves avaient l'occasion de de temps en temps de réapprendre par cœur un peu de notre poésie française quand vous avez appris un peu de ronçard un peu de Verline un peu de Musset un peu de chigier comment voulez-vous mal parler à une fille comment voulez-vous ensuite traiter une jeune fille mal traiter une jeune fille de cette manière absurde et et et dérisoire qui se qui qui se fait jour précisément lorsque la culture s'est effondrée évidemment et c'est une chose très importante nous ne pouvons pas non

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plus idolârer la culture l'homme le plus cultivé du monde est capable d'être lâche et capable d'être méchant et capable d'être violent et capable de faire le mal et nous le savons très bien l'homme le plus cultivé du monde est le peuple le plus cultivés du monde sont capables d'être barbares et de la manière la plus atroce qu' soit c'est vrai la culture n'empêche pas l'homme d'être inhumain mais l'inculture empêche assurément les hommes d'être complètement humains et c'est exactement ce qui se produit dans l'effondrement du vocabulaire commun dans l'effondrement de la culture commune c'est ce qui se produit dans l'effondrement de la culture cette espèce de barbarie qui consiste en permanence à rabaisser les jeunes filles à ne se rapporter aux autres à ne se rapporter à l'autre que

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sous la forme de la violence et d'une violence absurde d'une violence déraisonnée d'une violence complètement gratuite cette violence là je crois nous la guérirons non pas en organisant des ateliers contre le sexisme mais tout simplement en reconcentrant l'école sur sa mission fondamentale transmettre le meilleur de notre culture transmettre le savoir et encore une fois je le crois profondément voyez cette pratique par exemple encore une fois arrêtons-nous là-dessus cette pratique du par cœur que nous avons banni de notre école la pratique de la mémoire la culture de la mémoire l'effort même de la mémoire qui consiste à absorber et à se laisser l'expression est magnifique à se laisser transformer par le cœur par les textes que l'on reçoit cette pratique- làà toute simple qui est la mission

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fondamentale de l'école transmettre un savoir transmettre à chaque enfant participer euh permettre à chaque enfant de participer par la mémoire à une culture qui nous est commune et bien cette pratique là je crois en la réhabilitant nous pourrions en faire l'occasion de lutter contre le sexisme mais aussi contre toutes les dérives que nous voyons surgir aujourd'hui j'espère vous avoir montré à travers ce tout petit exemple comment l'école peut servir ce que nous appelons les valeurs de la République et qui sont en fait en réalité ce qui constittu les éléments d'une forme de morale commune d'une d'une approche commune de ce qu'il de ce qu'il est vraiment humain de faire et d'une manière vraiment humaine de se rapporter à l'autre voilà comment l'école pourrait contribuer à humaniser

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les hommes et à humaniser ces enfants qui nous sont confiés dans les salles de classe qui sont les nutre merci beaucoup quelques questions tout d'abord monsieur Kenel oui madame la Présidente tout d'abord bravo pour la fluidité de de votre verbe en 50 minutes vos élèves doivent en subir je voulais je voulais vous dire que ça fait longtemps que j'ai cessé de m'étonner par contre je mérite de plus en plus de plus en plus parce que je me rends compte que finalement et pardonnez-moi d'utiliser un peu la la

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terminologie médicale mais finalement le diagnostic est posé et depuis bien longtemps et je crois que nous sommes tous d'accord sur le diagnostic le remède est connu me semble-t-il également par contre la paologie elle finalement fait défaut dans tout ce que vous avez dit et effectivement la lecture du procès de jeanarc est très instructif en qu faut-il savoir lire et le problème on en revient toujours à la base la base c'est quoi c'est pas tout ce qu'on demande à l'éducation nationale la base c'est quand même comment faire pour que l'ensemble des jeunes puissent y accéder et là j'aimerais bien vous entendre

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là-dessus Carl une autre question merci Madame présidente d'abord moi j'ai été ravi d'entendre ce ces propos à la fois très réaliste rafraîchissant passionné finalement à partir d'un constat qui est celui qu'on connaît plein d'optimistes et vous avez dit quelque chose moi qui qui me si tout à fait l'école peut éduquer si elle sait instruire est-ce que ça devrait pas être finalement à l'étape de la loi des nouvelles ESP c'est ça les écoles supérieures de de de de formation des

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professeurs oui je je rejoins pour que ma part la première question je voudrais moi vous poser la question de qui vous partagez absolument tous les points de vue que Benoît pistrandi a commis et a écrit dans dans plusieurs tribunes du monde du figarco et cetera et où il disait que il y avait justement une confusion qu'il n'y ait plus de transmission mais que on s'occupait tellement des inégalités sociales qu'il fallait en créant justement ces fameux atelier et qu'il fallait reprendre la transmission pure et donc je suis en tout les cas pour ma part heureuse de voir qu'il y a ces deux enseignants qui parle qui tiennent le même

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discours rejoignneit euh la première question donc merci donc si vous voulez bien répondre merci pour ces observations et ces et ces questions euh peut-être si vous me le permettez je je voudrais partir la question du du sénateur Carl monsieur le sénateur effectivement je je crois que il me semble que nous devrions reprendre conscience de la nécessité de d'éduquer par l'instruction et je crois que c'est c'est c'est c'est une c'est c'est une prise de conscience qui est urgente car pour pour répondre à votre intervention malheureusement me semble-t-il le diagnostic n'est pas partagé il n'est pas partagé par tous et

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notamment il n'est pas partagé par ceux qui aujourd'hui encore ont la mission de structurer euh la pédagogie de l'école et de structurer notamment la formation des enseignants je l'ai je l'ai vu j'en ai fait l'expérience comme comme mes collègues d'ailleurs et nous en avons tous été marqué quel que soient d'ailleurs nos nos origines personnel queles que soi nos convictions personnelles nos sensibilités politique nous étions là comme jeunes enseignants pour suivre notre formation et nous étions nous avons été très très étonnés très marqués par par ce discours et depuis d'ailleurs que que j'ai publié ce ce petit essai je reçois énormément de courriers de collègues ou de collègues à la retraite qui me qui me confient avoir vécu de manière parfois douloureuse leur

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propre expérience de cette de cette formation les les formateurs qui que nous rencontrions et je crois ce qui aujourd'hui inspire la pédagogie de de l'école de la République sont convaincus que l'école ne s'est pas encore assez réformée que la transmission n'a pas encore été assez déconstruite et que c'est pour cette raison-là que nous voyons encore ces inégalités dont dont vous parliez à l'instant ces inégalités que nous voudrions chasser prenons un exemple tout simple l'exemple de la polémique qui avait surgi lors du retrait de l'épreuve de culture générale de l'entrée des des concours de de des concours d'entrée de de de Science Po Paris l'UP de Paris comme vous le savez a retiré il y a quelques années son épreuve de culture générale du concours d'entrée en adoptant ce qui est

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intéressant ce n'est pas la réforme en soi mais c'est sa justification un discours extrêmement simple qui consiste à dire que la culture est une occasion de discrimination que la culture est discriminatoire par conséquent il faut retirer la culture de nos épreuves de sélection pour éviter de reproduire ces discriminations et si nous voulons produire de l'égalité il faut déconstruire la culture çaen était suivi un vaste débat et je me rappelle très bien c'était ma première année d'enseignement je me rappelle très bien de ce ministère de ce communiqué qui avait été publié par le ministère de l'Enseignement supérieur et qui disait que il fallait entreprendre une vaste réflexion sur la place de la culture générale dans les concours de recrutement des écoles de la fonction

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publique au motif que la culture est l'occasion d'une sélection discriminatoire cette idée là voyez je crois elle est le témoin du fait que le diagnostic n'est pas partagé par tout le monde en toutous les cas le diagnostic que je viens de de vous proposer et qui consiste à penser au contraire que la culture est l'occasion de toute égalité réelle de toute liberté réelle et qu'on ne fera pas l'égalité à l'intérieur de notre pays en défaisant la culture car alors on laissera en fait les plus privilégiés les plus favorisés c'est ce qui se produit aujourd'hui accéder au poste de responsabilité la culture est nécessaire pour devenir vraiment libre pour accomplir ses facultés pour accomplir ses talents défaire la culture c'est donc priver ceux qui ne la reçoivent pas dans leur famille dans

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leur cercle familial dans leur milieu social c'est les privés d'accéder à la possibilité d'accomplir ce qu'ils sont et de constituer dans une véritable liberté leur propre projet de vie par voie de conséquence je le crois profondément le diagnostic n'est pas partagé et encore faudrait-il que nous puissions le partager avec ceux qui aujourd'hui ont la charge de mettre en œuvre les pédagogies de l'école car eux pour le coup ont la conviction que c'est parce que l'école ne s'est pas encore assez réformée parce que la transmission n'a pas encore été assez déconstruite que nous sommes dans cet état d'inégalité persistant et ceci me conduit à répondre donc à la question que que vous posiez eu je crois qu'il faudrait effectivement rappeler peut-être dans le temps de la formation

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des enseignants que c'est par l'instruction que l'école peut éduquer que c'est par le savoir que les enseignants ont à transmettre qu'ils peuvent servir une égalité et une liberté réelle de leurs élèves et ceci constituerait un geste extraordinairement fort car nous avons vécu dans notre expérience de formation l'expérience très douloureuse d'un soupçon porté sur notre activité un soupçon porté sur notre propre savoir voilà sans doute le plus le plus douloureux pour un enseignant quand on vous explique dans votre propre formation que vous êtes le tenant d'un système militaro hospitalo carcéral je cite là le formateur que nous rencontrions que l'école est à la fois quelque chose qui tient de la caserne de l'hôpital et de la prison quand on vous explique que

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vous êtes en mettant des note à vos élèves le capot du système ultralibéral et que vous préparez pour l'avenir les masses laborieuses dans lesquelles les multinationales iront se servir parmi le prolétariat résigné que vous aurez constitué pour pour elle bien d'une certaine façon vous ressentez une forme de culpabilité je crois qu'on ne comprend pas la crise de l'école si on ne comprend pas que l'éducation nationale est comme un vaste système entré en dépression collective nous continuons à enseigner parce qu'il faut bien le faire mais nous ne savons plus pourquoi nous avons perdu le sens de la fécondité de notre mission on nous explique que le savoir que nous portons est un poids infligé à nos élèves la grande expression par exemple du bagage culturel qu'il faudrait transmettre aux

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enfants mais si la culture est un bagage la culture est un fardeau car un bagage c'est peant c'est pénible ça gêne la liberté de mouvement la culture je le crois profondément n'est pas un bagage elle n'est pas quelque chose d' accessoire elle n'est pas de l'ordre de l'acquis comme on le dit souvent là encore dans le vocabulaire pédagogique contemporain on ne mesure pas des acquis à l'école à l'école on apporte un surcroix d'être et l'autorité de l'enseignant est ce par quoi sont augmentés les élèves de leur être propre de leur liberté réelle les auteurs que nous faisons rencontrer à nos élèves font autorité et leur autorité est condition de toute liberté nous l'avons vu évidemment dans cette période troublée qui qui a suivi l'histoire de de le drame la tragédie de Charlie

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hebbdo nous avons vu l'autorité des enseignants qui a disparu n'a pas disparu au profit d'une liberté des élèves lorsque l'autorité de l'école s'effondre et bien nos élèves sont abandonnés à l'oppression de ces discours de ces discours simplistes et superficiels de cette coerition nouvelle que l'on voit fleurir sur internet de ces idéologies qui les prennent en otage l'autorité de l'école est la condition de toute liberté elle a été d'ailleurs pour nous même aussi la condition de notre propre liberté d'aujourd'hui et nous devrions en être reconnaissant de cela de ce point de je crois que vous voyez affirmer que le savoir et la condition de toute liberté ce serait faire un geste extraordinairement fort à l'égard du monde enseignant ce serait dire aux enseignants que le savoir

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qu'ils ont reçu que la formation qu'ils ont suivi est féconde pour les élèves qu'ils rencontrent et que ce savoir qu'ils ont désiré partager et ce dans quoi se constituera toute liberté et toute humanité pour le monde qui vient pour les générations qui naissent aujourd'hui et les enseignants d'une certaine façon je crois ont soif de ce discours et si je peux me permettre de me faire ici humblement le POR te parole de mes collègues nous avons soif d'un discours qui redonne sens à notre métier et nous avons besoin que le politique se ressaisisse de ce discours et le politique aujourd'hui est dans une situation très pénible à l'égard du monde enseignant encore une fois quand nous entendons notre ministre par exemple parler elle-même de l'évaluation sans notes qui serait la seule

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évaluation bienveillante nous entendons notre ministre implicitement dire que notre activité qui consiste à mettre des notes est une activité malveillante implicitement quand le ministère de l'Éducation nationale et vous voyez que ce n'est pas une question de partie car la période dont je parle était celle d'une précédente majorité quand le ministère de l'Éducation nationale et de l'enseignement supérieur publie un communiqué disant que la culture est l'occasion d'une sélection discriminatoire en fait il accuse les enseignants de reproduire des inégalités et donc nous nous sentons coupabl et on ne peut pas penser le malaise du monde enseignant sans cette espèce de culpabilité qui est je crois infondée mais qui est entretenue par le discours commun et notamment c'est vrai

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malheureusement par le discours des politiques à l'égard de l'école toute tendance confondue ici mon propos n'est pas de de de politique sect ou partisan je crois que c'est là encore l'objet d'une prise de conscience qui doit être collective alors comment faire maintenant pour que tous puissent accéder à cette culture commune et vous le rappeliez monsieur le rapporteur vous avez je crois beaucoup travaillé sur cette question du du socle commun des connaissance vous rappeliez les les résistances qui qui parfois naissent dans l'espace de de de de nos classes les résistances qui parfois naissent à certains enseignements à une certaine transmission ces résistances que nous nous rencontrons dont nous faisons parfois l'expérience je crois que ces résistances nous avons

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malgré tout tendance à les exagérer nous avons nous avons placé l'enfant au centre du système scolaire et c'était tout à fait naturel l'enfant a toujours été au centre du système scolaire parce que évidemment le but de l'école n'est pas le savoir en tant que tel n'est pas l'érudition mais mais bien la croissance de l'enfant qui lui est confié le vrai problème n'est pas que nous ayons placé l'enfant au centre du système scolaire le vrai problème est que nous ayons construit une école qui soit toujours et systématiquement à la hauteur de l'enfant à hauteur d'enfant à la hauteur de ce que nous pensons être ses capacités à l'instant donné à hauteur de ce ce dont nous croyons que cela constituera pour lui un plaisir une satisfaction un intérêt immédiat nous avons fait de notre école le règne de

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l'immédiateté le règne d'une satisfaction d'un intérêt immédiat et nous avons voulu bannir tout ce qui semblait constituer une médiation l'expérience d'une rencontre avec quelque chose qui serait un intermédiaire en vue d'un progrès en vue d'un changement nous avons voulu bannir d'une certaine façon tout ce qui représentait cette médiation le cours magistral la lecture continue l'effort qui consiste à apprendre par cœur le travail de la mémoire tout cela nous l'avons banni et nous avons cru nous concilier ainsi l'affection de nos élèves nous avons pensé que faire une école qui ne serait pas trop difficile pour eux ce serait faire une école qui serait plus sympathique plus plaisante une école dans laquelle ils auraient plus de plaisir à aller mais en fait en

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réalité c'est une catastrophe parce que ce que les élèves attendent c'est précisément quelque chose qui les dépasse quelque chose qui les élè élèv mon expérience personnelle d'enseignant c'est que lorsque nous suivons les consignes qui nous étaient données celles qui consistent par exemple à ne jamais faire de cours magistral à organiser en permanence des débats des discussions des ateliers participatifs lorsque nous passons notre temps à solliciter les élèves en leur demandant de produire par eux-mêmes leur propres savoir alors nous construisons une école d'un ennui mortel car si on vous demande tout le temps votre avis c'est vraiment pas la peine d'aller à l'école votre avis vous l'avez déjà si vous venez par exemple en cours de philosophie pour qu'on vous demande ce

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que vous pensez sur le bonheur c'est vraiment pas la peine d'aller en cours de philosophie vous avez déjà une idée sur la question vous venez en cours de philosophie pour rencontrer une histoire qui vous précède pour rencontrer des auteurs qui justement fassent autorité vous venez en cours d'abord pour écouter et non pas d'abord pour parler d'abord pour recevoir et non pas d'abord pour participer la participation la création la créativité viennent ensuite et viennent après et c'est le propre de toute notre expérience humaine que nous ne sommes pas immédiatement capables de notre propre créativité ce dont un enfant est capable il ne le possède pas encore ce dont un enfant sera vraiment capable demain et ce dont il sera par nature capable il a besoin d'abord de beaucoup recevoir pour pouvoir

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l'accomplir et c'est le pari de toute éducation que que de regarder un enfant non pas comme ce qu'il est maintenant à un instant T mais de le regarder comme étant capable de chos qu'il ne maîtrise pas encore et mon expérience personnelle c'est que lorsque vous venez en cours au contraire en affirmant que vous avez quelque chose à transmettre quelque chose qui mérite d'être entendu quelque chose qui mérite qu'on fasse silence pour un temps alors vous rencontrez c'est vrai des résistances car l'éducation est toujours une tâche difficile et de fait elle se fait toujours d'une certaine façon dans la douleur vous rencontrez ces vrai des résistances et vous avez une tâche difficile devant vous mais en même temps commence en même temps qu'une forme de guerre une magnifique histoire d'amour

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lorsque vous rentrez en classe en disant à vos élèves que vous avez quelque chose à leur transmettre alors de fait ils deviennent réceptifs ils deviennent attentifs avec le temps peut-être c'est vrai mais ils le deviennent vraiment et même et peut-être surtout dans les endroits qu'il est convenu d'appeler défavorisé dans les zones les plus difficiles dans les zones les plus sensibles j'ai rencontré cette soif immense cette intérêt pour ce qu'il y a de plus grand et de plus beau dans la culture cette soif d'intelligence cette soif de réflexion cette soif de la littérature cette soif de la poésie je les rencontré peut-être surtout dans ces lieux où nous avons devant nous des élèves qui ont conscience de manquer de tout et qui ont conscience par se manque

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d'avoir soif du meilleur donc je crois voyez au fond finalement les résistances ne sont pas si grandes que nous nous nous l'imaginons souvent et j'ai partagé ces expériences avec beaucoup de collègues y compris avec des collègues d'histoire on parle souvent de l'histoire comme d'une discipline difficile à enseigner je crois que lorsqu'un enseignant arrive avec une authentique passion de l'histoire conscient que l'histoire de notre pays est belle qu'elle mérite d'être reçue et que tous ceux qui sont dans l'espace de la classe étant français ou étant habitant en France en sont légitimement les héritiers lorsqu'on arrive avec ce sentiment que tout enfant a droit de connaître l'histoire de ce pays dans lequel il grandit alors dans ce cas on rencontre une une attention on la

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suscite on la fait naître et les élèves répondent comme on écho à notre désir de transmettre par leur propre désir d'apprendre évidemment encore une fois ça se fait toujours dans la difficulté on peut pas imaginer que l'école soit autre chose que l'expérience de la difficulté pédagogique Alain écrivait que la pédagogie c'est la science des professeurs chahutés et de fait je ne voudrais pas faire ici celui qui par une espèce de prestige usurpé vous ferait croire qu'il n'a jamais été chahuté bien sûr bien sûr la pédagogie et la science des professeurs chahutés mais en même temps à l'intérieur de cet effort et de cette difficulté que nous rencontrons parfois à l'intérieur même de ces résistances que nous voyons se lever devant nous il y a toujours comme un appel et l'appel de ces élèves qui

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attendent d'être élevés qui attendent d'être des élèves Gustave tibon disait ce qui m'a toujours beaucoup guidé dans ma tageage d'éducateur celui qui ne me donne rien c'est celui qui ne me donne pas l'occasion de me donner celui qui d'une certaine façon ne me donne pas l'occasion de me dépasser nous avons construit une école d'une incroyable pauvreté précisément parce qu'elle ne donne jamais aux élèves ou si peu si rarement l'occasion de se dépasser l'occasion d'aller au-delà de leur propre capacité voyez il y a une forme de contradiction absolu de ce point de vue-là on parle de l'éducation comme d'une violence c'est ce que disait Pierre Bourdieu tout acte éducatif est violence on parle de la transmission commeune forme de coerciss on parle de la notation comme d'une brutalité mais

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nos élèves ils attendent au contraire l'occasion de recevoir quelque chose qui les dépasse ils attendent une occasion de se dépasser et dès que l'école est finie ils vont par exemple faire du sport et quand ils vont faire du sport il rentre pas sur le terrain de foot en disant on va pas compter les points parce que ce sera trop violent pour celui qui va perdre non ils ont envie d'être stimulés ils ont envie d'être dépassés ils ont envie de donner le meilleur d'eux-même c'est à ça qu'ils aspirent et d'une certaine façon je crois voyez pour aller jusqu'au bout encore du raisonnement je crois que de façon monstrueuse et de façon atroce c'est précisément ce que l'État islamique propose à nos élèves c'est ce que l'idéologie la plus atroce propose à nos élèves une occasion de se donner une

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occasion de se dépasser une occasion de se sacrifier c'est peut-être abominable de dire ça mais malgré tout je crois que c'est vrai nous avons dit à nos élèves on ne va jamais vous déranger on ne va jamais vous imposer quelque chose de trop difficile vous inquiétez pas on vous respecte on vous laisse dans votre cocon on vous laisse dans votre bulle on vous laisse être immédiatement ce que vous êtes on ne vous demandera jamais de faire eff for sur vous-même et nous avons cru par là nous concilier leur amitié mais en fait en réalité ce qu'il cherch dans ce monde nos élèves ça n'est pas simplement une raison de vivre c'est une raison de donner leur vie ça n'est pas simplement une raison de de de de de de de se trou ouver correctement en ce monde de consommer de vivre une

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existence qui serait à la mesure de leur propre désir mais c'est une occasion de se donner une occasion de se dépasser une occasion d'être élevé et l'expérience que j'ai faite encore une fois et c'est ma grande source d'espérance vous avez dit tout à l'heure que j'étais optimiste je sais pas si je suis optimiste parce je pense que nous n'avons pas beaucoup de raison d'être optimiste mais en revanche j'ai une très grande espérance ce qui est tout à fait différent je crois qu'il faut regarder la réalité tel qu'elle est avec toutes les difficultés qu'elle comporte et aller au-delà de de cette de cette difficulté c'est précisément ce qu'on pourrait appeler l'espérance et ce qui fond de mon espérance c'est cette expérience que j'ai faite si souvent de la soif des élèves et notamment de la

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soif des élèves dans ces milieux les plus défavorisés dans ces milieux les plus fragilisés dans ces lieux c'est vrai aussi où nous avions devant nous des élèves issus de culture extrêmement varié issu d'origine extrêmement diverse dans ces lieux-là j'ai rencontré peut-être la plus grande soif de notre propre culture et de ce qu'elle comporte de meilleur et c'est cela qui fonde mon espérance merci beaucoup euh pour pour cette intervention brillante et optimiste pessimiste ça ça dépend comment chacun le ressent en tout cas enthousiaste et j'espère que vous ne perdrez pas tout cet enthousiaste au fur et à mesure de de vos rencontres et de votre enseignement dans différents

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écoles parce que bravo mercit à l'université qu merci beaucoup merci en tous les cas de de vos travau et je fais confiance à votre commission comme comme jeune enseignant et comme et comme jeune citoyen aussi et je vous remercie beaucoup de vous pencher sur ces sur ces questions je crois que peut-être les les périodes difficiles que nous vivons sont sont justement l'occasion d'une prise de conscience qui qui sera salutaire aussi bien d'ailleurs dans dans l'opinion publique que que dans nos élus merci infiniment en tous les cas de de m'avoir reçu et j'espère que que de vos travaux pourront pourront sortir ce discours dont nous avons tant besoin et dont je vous suis déjà par par par par avance infiniment reconnaissant tout sera problème de

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paologie n'est-ce pas chers collègu je crois que vous avez une bonne image diagnostique remède et posologie merci