#DécryptageFi - Faut-il en finir avec le Franc CFA ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir et bien voilà les missions décryptage fait son come back ce soir non et sur le retour tout simplement le retour avec une drôle de question faut-il en finir avec le franc cfa alors là vous devez vous dire mais d'où vient cette question mais je sais que beaucoup savent très bien de quoi on veut parler quand on parle du franc cfa donc c'est une monnaie commune à certains pays d'afrique qui ont un passé en commun et qui aujourd'hui est bien se pose des questions sur la pertinence d'un tel dispositif et pour aborder ce dispositif on a demandé à des spécialistes de venir parler de cette question et puis on va aussi vous mettre à contribution comme d'habitude vous le savez bien à l'aide de questions que vous allez poser en cours de route et que et bien maxime qui est derrière la vitre va venir nous poser pour que mes invités puissent y répondre alors cette histoire de francs cfa est bien l épouse est d'abord parce que bien la question de la monnaie finalement c est une question éminemment politique vous avez dû vous en rendre compte ne serait ce que parce que nous sommes aussi et d'abord en tout cas dans ses frontières la européens et que la question de la monnaie elle a déjà posé question et elle continue de poser question eh bien on va voir que dans d'autres lieu du monde où justement la question de la monnaie s'est posée comme une espèce de ciment et bien et c'est bien faisait l'objet de contradictions de réflexion de tension aussi et qui aujourd'hui est bien repose la question du vivre ensemble du sens des alliances entre les différents états en l'occurrence ici des états d'afrique mais on pourrait finalement se poser exactement la même question sur le sens de l'alliance entre différents états d'europe mais d'abord posons nous la question d'abord pourquoi est-ce qu'on pose nous cette question aujourd'hui il se trouve ça c'est théophile malo qui me l'a soufflé c'est que le souhait puis kako nubukpo convard qu'on va présenter bientôt c'est parce que il ya un sommet qui va se tenir bientôt qui s'appelle le sommet des ministres de la zone franc la franc cfa qui va avoir lieu du 6 au 9 octobre prochain donc le premier comme de bien entendu c'est à dire que c'est une tradition de longue date tous les premiers week end d'octobre se réunissent les chefs d'état africains enfin pas les chefs d'état les ministres des économies des finances un grosso modo les ministres qui compte se réunissent en france ou pas dans des pays comme ça a choisi en tout cas la prochaine fois c'est en france et c'est pour ça qu'on veut se poser nous à nous cette question d'un point de vue insoumis qu'est ce que ça veut dire quelles sont les implications d'une telle réunion sachant qu'elle va avoir lieu on va on va voir un peu comment ça se passe mais quelques semaines ou quelques jours avant le sommet de la francophonie lui aussi bon tout ceci est évidemment bien huilée je dois d'abord donc pour que nous parlons de tout ça vous présenter bien le plateau ici qui est hélas amputé d'une personne précieux et cher c'est mathilde de panneaux la députée de la france a soumises qui malheureusement est malade ce soir et n'a pas pu nous rejoindre et donc on l'a appris il ya peu on n'a pas pu vous prévenir mais néanmoins on est quand même en bonne compagnie puisque se trouve ici un invité de marque ce et kako nubukpo qui est ex ministre de la prospective et je crois de l'évaluation des politiques publiques ces salles du tout du tout et qui nous a fait et qui est économiste bien sûr mais qui à ce titre là nous a fait le plaisir de venir pour parler de cette question parce qu'on avait une occasion peut-être que vous l'avez vu quand vous étiez aux amphis 7 cette année kako est venu parler de ces questions et d'autres d'ailleurs parce qu'il est absolument intarissable sur tout un tas de sujets passionnants et bien et il nous refait le plaisir de venir parce que là on va creuser donc cette question du franc cfa et ce sur une idée originale de théophile mal ou qui est co rédacteur du livret pour une france indépendante au service de la paix et qui est venu parce que il a aussi toutes sortes de choses très complémentaire à dire sur le plan est compris géopolitique parce qu'enfin en effet la question de la monnaie ça n'est pas du tout une question économique c'est surtout une question politique est une question géopolitique en l'occurrence donc on va voir tout ça ensemble à débroussailler toutes ces questions écoutez moi j'ai envie de poser la chose de manière très abrupte d'abord à kako bon faut-il en finir avec le franc cfa est d'abord cfa ça veut dire quoi au départ c'est et les colonies françaises d'afrique et après les indépendances est devenue la communauté financière africaine pour l'afrique de l'ouest et pour l'afrique centrale la coopération financière africaine donc l'acronyme n'a pas choisi mais la signification a changé ce qui est vraiment changé j'espère vous c'est tout l'intérêt de notre discussion ouais on se demande si finalement ce n'est pas il faut que tout change pour que rien ne change mais c'est intéressant de voir cette stabilité de l'acronyme alors même qu' on est censé être passé de la période coloniale à la période des indépendants alors peut-être qu'on a le besoin de comprendre déjà pourquoi y at il eu à un moment donné un choix des colons et des états occupée on va dire enfin je sais pas très bien comment appeler ça mais pourquoi y at-il le choix fait d'avoir une monnaie unique pour cet espace là est ce qu'il y avait une fonction coloniale du franc cfa au départ oui c'est à dire que le site va finalement épouser des contours de la violence esclavagiste et coloniale et postcoloniale parce qu il y a deux il ya deux éléments qui convergent la monnaie elle-même le cfa qui vient de l'abolition de l'esclavagé le 27 avril 1848 comme vous savez les propriétaires d'esclaves ont été indemnisés et donc avec cet argent cinq ans après ils ont créé la banque du sénégal en 1853 qui devient en 1901 la banque de l'afrique de l'ouest et qui est finalement l'ancêtre de la banque centrale des états de l'afrique de l'ouest qu'on a aujourd'hui donc c'est un long cheminement donc ces banques là avaient le privilège de l'émission du franc qui est exactement l'équivalent du franc métropolitain est-ce que c'est d'aimer reçue comme une sorte de compensation nous donne une sorte de dette payée ou pas du tout au départ vous savez c'était la polémique issue du code noir il fallait savoir si les esclaves étaient des biens meubles ou pas et donc à partir du moment où on a estimé que c'étaient des biens meubles était normal qu'on indemnise les propriétaires après cette monnaie comme toute monnaie avait cours légal valeur libératoire dans les colonies et avec une vision quand même que celle empire qui avait la haute main là dessus et c'est après la seconde guerre mondiale qu on a éprouvé le besoin de différencier de dissocier la monnaie des colonies de la monnaie métropolitaine mais pour une raison purement technique durant la guerre il ya eu un taux d'inflation qui a triplé en métropole alors que ce n'était pas le cas dans les colonies et comme le 26 décembre 1945 la france devait ratifier les accords de bretton-woods elle devait donner le taux de change officiel du franc par rapport au dollar et si à ce moment là qu'on a estimé qu'il aurait été injuste de donner la même parité pour la métropole que les colonies alors que dans les colonies l'inflation n'avait pas augmenté durant la guerre du coup un franc cfa était égal à 1,70 france métropolitaine et donc c'est vous dire que le cfa au départ était plus fort en lui mais n'y étaient plus que le franc vous c'est bien sûr parce qu'il fallait qu'un sécuriser les biens des des français qui vivaient dans les colonies et donc c'était un peu cette idée du coup il n'y a pas de débat idéologique en 1945 quand le cfai est écrit c'est vraiment quelque chose de technique et et rené pleven à l'époque liste des finances des finances avait même dit avec la création du cfa on met fin au pacte colonial parce que pour la première fois on reconnaît la spécificité des colonies par rapport à la métropole et donc ça c'est vraiment la première histoire la seconde qui vient converger avec cette première c'est la zone franc qui est né en 1939 dans le contexte de la crise de 1929 et du protectionnisme des années 30 il fallait que les grands empires la grande bretagne la france est leur marché captif et du coup on va créer la zone sterling on va créer la zone franc est donc le franc cfa deviendra la monnaie de la zone franc mais ces deux dynamiques qui convient elles sont pas toutes la plie donc elles sont pas identiques a été différente au départ et elles deviennent convergente des runes aliments que l'autre est surtout l'une se met au service d'une logique prédatrice finalement de la part du du côlon de l'ancien colon enfin voilà c'est exactement cela et aujourd'hui et au moment des indépendances oui il s'est passé quelque chose d'assez intéressant dont on vit encore les conséquences aujourd'hui c'est que l'afrique occidentale française comme l'afrique équatoriale française se sont disloqués on est reparti vers des états-nations donc mais la monnaie à rester et donc le chef à l'origine avec quand même une certaine on peut dire rationalité c'était la monnaie de l'afrique occidentale française et l'afrique équatoriale française qui est est une fédération qui étaient des fédérations avec une unité de décision politique le gouverneur des colonies et un budget et de la colle au bout et donc à partir du moment où les indépendances ont conduit à la balkanisation de ces deux régions il eût été intéressant de réfléchir sur le type d'arrangement monétaire il douanes rapport à cette nouvelle situation ce qui n'a pas été fait oui oui suffisamment suffisamment ou du moins on s'est contenté de récupérer l'existant et d'en faire la monnaie bon bah non adaptés enfin même pas adapté à plaquer sur la nouvelle communauté d'états tout à fait et est-ce qu'il s'est créé d'ailleurs une communauté d'états proprement parler de la même manière qu'on dirait qu'il y a eu une communauté d'états européens ou pas ce qui est le père et son wave c'est c'est trois séquences géographique les pays du mékong francophones qui était dans la zone franc vietnam laos cambodge l'indochine voilà décide en 1954 après la conférence de paris de sortir ensuite lire de la zone sorte de la zone franc d'accord pour aller créer leur propre monnaie ensuite il ya eu la séquence des états maghrébins donc la tunisie sort en 1958 le maroc en 1959 et l'algérie après les accords d'evian 2 60-2 l'algérie sort en janvier 1963 donc il n'y a qu'en afrique subsaharienne que la zone franc a perduré et où on a eu des révoltes isolé comme sékou touré pour l'adema qui dit non général de gaulle en 1958 dont il donne l'indépendance harédim et vous et qui sort de la zone frappée sort de la zone voilà et il l'a payé très cher très cher parce que et les études le montrent aujourd'hui il fallait donner l'exemple de ce que pouvait encourir et à henry mais un soupçon sans jeu de mots par rapport à la ligne directrice de paris donc c'était la grande époque de foccart ah oui et de la françafrique d'accord la mode infiltration des systèmes en poney et est-ce qu'on peut dire que le burkina faso aussi n'a pas un moment donné bas jamais un peu par rapport à cette emprise là oui il ya une critique hydra issus des 27 bien sûr ce qui ce qui est intéressant c'est qu'on a connu deux deux périodes de critiques très farfouille le début des années 60 avec sékou touré on l'a dit mais aussi sylvanus olympio le père de l'indépendance thorez qui a décidé de créer la monnaie togolaise et qui est assassiné le 13 janvier 1963 premier coup d'état militaire en afrique après les indépendances et on pense que c'est la question monétaire qu'il ya au kg au coeur du coup d'état de 63 donc après silence radio et on règne dans les années 70 et là vous avez deux pays qui sentent la mort italie en novembre 1972 et madagascar en 1973 et une contestation qui monte avec le niger le congo le togo d'éléments ce qui oblige le président pompidou à l'être en marche les accords de coopération monétaire qui sont révisés et là qu'est ce qui va se passer les banques centrales dont le siège était à paris vont être délocalisés ou localisés en afrique à dakar pour la bcao et yaoundé pour l'as berck et on va procéder à l'africanisation d4 et dernière séquence est ce que vous dites les années 80 fin des années 80 avec thomas sankara qui va reposer la question de la monnaie d'accord donc thomas sankara a été le dernier à contester très ouvertement et il ya plein mais aussi fils exactement le française et donc je tiens à dire d'ailleurs que mathilde de panneaux qui est la députée oui je veux mais aussi pour elle devait parler d'un salon d'une demande de création d'une enquête parlementaire sur le rôle de la france où les implications de la france reeves dans l'assassinât de thomas sankara mais en tout cas ce qui est intéressant avec thomas sankara je crois c'est que il parle qui part de la question de la souveraineté thomas sankara ils marquent pas de la question de la monnaie c'est par un spécialiste c'est pas d'ailleurs les interviews qu'il a fait sur le franc cfa sont relativement comment dire montre qu'il n'a pas une maîtrise technique très précise du phénomène mais il voit très bien où est le problème et par de la question de la souveraineté arrêtez de tout importer et serra et donc ils en arrivent à la conclusion que le franc cfa n'est pas compatible avec avec une politique de souveraineté économique et donc politique c'est la même critique grèce à l'euro quand on a en fait il ya des après je crois que avant que que tous puissent décrire précisément les mécanismes qui font que le cfa prive les pépites sa souveraineté et mécanismes très concrets sur ce cas peut-être pourra revenir il ya des analogies qu'on peut faire avec leur aux proportions gardées moi j'en vois plusieurs la première c'est que là le fait qu'on sort après la fin de la colonisation on garde une monnaie commune mais dans une zone complètement éclaté alors je dis pas qu'il fallait faire une zone intégrée que sais je suis pas compétent sur la question l'intégration régionale il y à du pur il ya du contre c'est souvent un vecteur de mondialisation néolibérale aussi donc une chose est sûre c'est que cette monnaie ne pouvait pas apporter les bénéfices supposés de l'intégration régionale alors qu'il y avait alors que c'était une monnaie commune mais avec des états qui ne vivaient que des droits de douane qui n'avait aucun accord entre politiques économiques fiscales encore moins parler d'harmonisation sociale ex tard il n'y avait pas de marché du travail comme un tiers qui avait sonné marché intérieur à quoi le marché intérieur c'est ça la houle euros je crois que 70% des échanges sont ultra communautaire les échanges des eaux des pays de la zone cfa ouest c'est 13% je crois que non intra donc les échanges à sept îles se font avec l'extérieur ce qu'il y'a que l'un des premiers l'un des arguments en faveur de la défense du franc cfa qui est l'amélioration de l'intégration régionale ne tient pas la route n'est pas du tout recevable et donc l'euro en fait on sait très bien que l'euro ait eu ce mythe de créer une intégration politique une solidarité mécanique entre les états et c'est du simple fait qu'on crée une monnaie commune on voit très bien comment tout cela a terminé s'il n'y a pas des mécanismes de d'harmonisation fiscale sociale et puis tout simplement de solidarité entre états ça peut pas fonctionner bah en fait le cfa le csa c'est la même chose en pire si on peut je crois qu'on peut dire cela c'est oui c'est exactement ce que vient de dire théophile c'est à dire qu'il y a crac principe qui qui qui sanctuary ce finalement la pérennité du cfa c'est un un taux de change fixe entre le cfa et l'euro 2 une totale garantie de convertibilité du cfa romero et vice versa donc quand vous avez du cfa vous avez de l'euro 3 une totale liberté de circulation de capitaux entre la zone franc et la zone euro et puis 4 une centralisation des réserves de change ça veut dire que le système cfa est un processus d'accumulation de richesses hors de la zone franc puisque hors d'afrique exactement puisque voilà vous avez un système que l'on qualifie d' extravertie qui permet lorsque vous faites des affaires en zone franc lorsque vous avez des bénéfices pour sécuriser ses bénéfices vous pouvez les rami sans aucune difficulté au sein de la zone euro lorsque vous appartenait à la classe dirigeante qu'en afrique vous pouvez vous offrir des appartements à paris et donc c'est un système quand même d'accumulation hors de la zone franc pour vous donner un exemple concret la guinée équatoriale que des émirat pétrolier d'afrique centrale chaque année plus de la moitié de la richesse créée en guinée équatoriale ressort du pays parce que la propriété de capital n'est pas équato-guinéen donc le revenu national brut en guinée équatoriale c'est seulement 47% du pib dira guinée équatoriale donc ça veut dire que vous allez voir qu'il ya beaucoup d'activité dans le pays mais le l'aménagement sera toujours aussi vides qui ne bénéficie aucunement exactement personnes ayant en contrepartie vous allez avoir une cosse une hausse de l'immobilier des loyers et donc une difficulté de plus en plus grand pour les les personnes pauvres à pouvoir se loger what pouvoir vivre décemment et donc on arrive à un paradoxe c'est que ces capitales africaines brazzaville lund à malabo sont parmi les plus chers du monde et elles appartiennent à d'autres épices et à qui alors ses fils et on va dire ceux qui tirent leur épingle du jeu pour dia les grands groupes de la zone euro pas seulement français on les connaît voilà qui font énormément de bénéfices et qui verra patrie ce qui fait que chaque année dans un bol aurait été pas mal visé du point de vue de la gestion il sur les ports exactement mais ce qui est intéressant c'est que tout ça est légal oui c'est le fait il faut expliquer ce mécanisme voilà c'est à partir du moment où il ya une liberté de circulation des capitaux vous pourrez de façon tout à fait légale sortir les capitaux d'afrique zone franc pour les placer où vous voulez c'est l'idéal ce qui aurait pu compliquer la chose c'est d'avoir une monnaie non convertible comme dans les pays anglophones d'afrique le ghana le nigeria c'est à dire avec et agirc avec c'est à dire l'impossibilité de convertir en devises de manière automatique or dans la zone franc vous pouvez convertir du cfa en euros au delà de parallèle dans le fonctionnement qu'on peut faire entre deux visions monétariste ennemi c'est le 11 mai il ya une solidarité entre les oligarchies concernés les oligarchies européenne et les énergies africaine américaine bien sûr dans un cadre très bien expliqué ils ont intérêt à avoir une monnaie qu'il bouge pas qui est stable quand on achète un appartement quand vacants quand on veut acheter quelque chose en france il faut une monnaie qui soit à peu près fiable qui soit d'abord convertibles et ça marche dans les deux sens mais mais la question de la convertibilité elle renvoie à d'autres questions qui au delà de la seule question monétaire renvoie à des trajectoires possibles différentes de développement ce que dans le jargon économique certains ont rappelé les trajectoires du capitaliste c'est à dire que légal capitalisme nous le mieux c'est d'en sortir mais au sein du capitalisme il ya dégradation et les pays que vous avez cités qui ont une monnaie pas convertibles sont pas ceux qui s'en sortent le moins bien en afrique je rappelle que la chine jusqu'à très récemment le yuan commence à peine depuis très récemment à s'ouvrir alors dans le jargon libéral ont dû s'ouvrir comme c'était bien et que ne pas souffrir c'est pas bien mais tout simplement à être convertibles à être convertibles article est convertible pourquoi il faut 10 est ce parce que quand vous n'êtes pas converti lecteurs vous n'êtes pas soumis aux aléas de la finance mondiale et que l'on voit très bien quel genre de conséquences peuvent avoir ces aléas dans des économies totalement ouverte à tous les vents si tu me protect c'est une forme de protection et bien sûr bien sûr bien sûr protection convertibilité de la monnaie et donc on a vraiment voilà et un dernier lien qu'on pourrait faire quand même avec l'euro alors qui peut paraître un peu éloigné mais qui est le lien en tout cas sur les comment gérer les conséquences de l'euro pour la france on nous il ya quelque chose peut-être sur lequel il faudra revenir mais qui est assez fascinant c'est que toutes les alors je vais peut-être dire des bêtises ce plan technique mais les réserves un certain nombre de réserves des pays africains la zone cfa ils ont l'obligation de déposer la banque de france la banque de france elle les utilise y compris pour donner du crédit afin commentaires pour engager sur notre dette c'est à dire que la france utilise explique ça on va l'expliquer mieux que moi c'est à dire qu'on adule on a de la liquidité garantit notre bête c'était quand on veut faire des emprunts on prend on peut montrer qu'on a des liquidités tout mais c'est la liquidité qu on convertit c'est comme vous comme nout russe quand on dépose de l'argent notre argent à la banque la banque elle s'en sert pas la france se sert de l'argent déposé par les états et des banques centrales africaines faucoucourt revient dessus parce que là je suis en train d'être approximatif mais en gros donc on gère notre propre problèmes de dettes qui sont liées quand même a aussi à l'euro au néolibéralisme et c'est en légère en fonctionnement ou en tout cas en utilisant à la présence au moins temporaire dans notre banque centrale de liquidités qu'on va pas voler mais en tout cas on l'a fait on l'a fait travailler alors que pourrait très bien travaillé dans les dents les banques africaines tout à fait c'est à dire que en contrepartie de cette fixité du change entre le cfa et l'euro les banques centrales de la zone franc sont tenus de déposer au moins 50% de la réserve de change auprès du trésor français et essai réserves de change font des petits puisque elles sont rémunérées mais pour moi c'est c'est symbolique les montants en jeu parce que en termes d'euros c'est ça fait à peu près 15 milliards d'euros ça fait 0,5 pour cent de la dea publique française parce qu'il faut bien voir que tous ses états zone franc constitue 7% du pib français dont donc en soit je ne pense pas que la france vole les états africains n'ont en revanche c'est ma thèse la tête de la servitude volontaire c'est que les états de la zone franc leurs banques centrales qui dépose cet argent auprès du trésor français pourraient utiliser une partie pour financer les grands investissements structurants au sein de la zone franc ce qu'il ne faut absolument pas et pourquoi ils le font pas parce que il ya une préférence pour la fixité du chance et de ce fait il ya un rationnement du crédit on sème la zone pour privilégier la fixité du sens et donc ça c'est quelque chose qui me paraît fondamental parce que ça renvoie aux quatre critiques traditionnelles que nous faisons du système en francs la première critique qui au fil en a parlé tout à l'heure vous aussi c'est qu'il n'y a pas des choses entre les économies de la zone franc or par danet la même monnaie n'a de sens que si on échange entre nous c'est la contrepartie exactement il y en a c'est qu'il n'y a pas d'activité stimuler on va dire par ces échanges d'un café et ça c'est normal parce que toutes ses économies restent dans une insertion primaire au sein du commerce international elles produisent elles produisent et exportent la matière première elle ne transforme pas c'est ça et donc le togo ne va avant sa fibre de coton au bénin qui lui-même un produit qui va pas le vendre au burkina la vendre au burkina qui est le premier producteur africain de coton donc ça veut dire qu y compris ces économies sont en concurrence elle même sur des mois la première c'est ça mais il faut être honnête je ne dis pas que c'est à cause du franc cfa d'accord que ces économies les changes part entre elles mais la présence du cfa n'a pas engendré de processus accord d'échangé change entre des cpie à deuxième critique c'est celle de la compétitivité ces économies sont parmi les plus faibles au monde et elles sont accrochées à l'euro qui a su si même des pieds comme la grèce ou l'espagne c'est à dire voilà donc c'est à dire que le paradoxe c'est comme un système monétaire qui sont en total déphasage avec l'économie réelle hors de la monnaie du commerce international c'est le dollar on exporte le coton en dollars mais on a les autres en euros ce qui fait que quand le dollar baisse par rapport à l'euro les sociétés cotonnières ne font plus de bénéfices et ilian l'économiste turc de havard dani rodrik qui dit très bien une monnaie forte agit comme une taxe sur vos exportations et une subvention sur vos importations ce qui fait que vous n'avez aucune incitation à développer la production intérieure et donc du point de vue de l'économie réelle le cfa me semble t'il tue toute capacité de ces économies à produire donc de l'offre intérieure donc à créer de l'activité créer des emplois c'est parce qu'on appelle la question du développement s'est aussi aligné à son café et il ya le troisième point qu'il paraît crucial c'est l'absence de financement des économies de la zone franc est là qu on compare les ratios crédit sur pib donc tu qu'on appelle le degré de liquidités on se rend compte que dans la zone français 23 % dans la zone euro c'est 100 % aux états-unis ces 3 5% ça veut dire qu'aujourd'hui si vous allez dans une capitale au même dans le secteur rural d'un pays de la zone franc vous n'avez pas accès au crédit à moins de 12 13 14 % d'intérêt ce qui n'est pas le cas d'autres pays africains plus dynamiques qui sont sur g sur ses terres c'est à dire non l'afrique du sud un ratio crédits sur pib de 150 % d'accord contre 23% en zone franc donc ça veut dire que nos économies sont d économie de troc où on échange des poulets contre des moutons parce que en fait on n'accède pas au crédit la question qu'on peut se poser c'est pourquoi alors même qu'on a un taux de change fixe avec l'euro qu'on a un taux d'inflation qui dit de celui de la zone euro qui frôle la déflation pour cent voilà on a des taux d'intérêt aussi élevé parce que en théorie quand vous avez mon effort et qu'il n'y a pas de risque de perte en capital le prêteur ne peut pas exiger une prime de risque bien sûr eu ce qui ne risque rien voilà et c'est pour ça que dans la zone euro on a des taux d'intérêt de 1% à 0 voilà d'accord et donc ça veut dire en fait pour moi que la fameuse stabilité du siée phare qu'on nous vend c'est une stabilité artificielle et donc c'est pour ça que les vrais opérateurs exigent des primes de risque aussi élevé parce qu'ils savent qui est totale déconnexion donc la valeur de cette monnaie et la valeur réelle de l'économie et c'est pour ça que pour moi le système cfa c'est une vraie un tournant parce qu'il ne fonctionne pas il ne fonctionne que sur la base des rencontres des ministres des finances c'est ça qui viennent à paris chaque mois d'octobre et qui continue à washington pour les assemblées annuelles du fmi qui vaut au sérieux après la voilà une semaine après c'est systématique est ce que j'appelle la route de la servitude volontaire ac c'est quand même bizarre que ton ces milices des finances 1,14 quittent l'afrique pour venir à paris alors que la france n'est pas dans la zone franc il est né dans la zone euro et qu'ensuite ils aillent à washington donc à paris on bloque le levier monétaire et à washington on bloque le levier budgétaire et donc ses économies tourner avec l'aide publique au développement qui est volatile et dont on connaît aussi les limites et décroissante voilà bien sûr bien sûr et d'éclairage exactement discours très tard c'est la carac contre l'aide publique tout à fait il est normal que celui qui vous nourrit merci vous dirige comme bien sûr et le 4ème point théophile là on a parlé c'est l'absence d'objectif de croissance de nos banques centrales de nos politiques monétaires vers seul objectif c'est la stabilité des prix quand vous parlez de ça cette espèce d'obsession presque dogmatique finalement me fait quand même furieusement penser aux 3% les 3% de déficit qu'on devrait pas dépasser et dont on sait parfaitement que c'est un taux qui a été fixé comme ça bon et mais il ya un côté dogmatique qui ressemble quand même assez à cette façon de faire on va dire en économie là en ce moment qui d'économie orthodoxe quoi et qui est comme ça imposé comme quelque chose qu'on ne devrait absolument jamais enfreindre mais qui en réalité muselle complètement et qui a un côté carcan du dispositif qui est imparable fil du conte un temps qu'on le conteste pas bon ba et sanogo qu'un produit c'est comme les gens qui ont déjà de l'argent garantit la valeur de l'argent et ouais il est totalement en effet contre contre-indiqué à la situation des pays dont on parle je peux tu es petit tu pourrais revenir sur la situation démographique les ce que là ce qu'on fait ce que font les partisans qu'ils m'offrent et qu'un ou une français et européen du cfa à ces pays là alors charriant en plus une vision totalement monétariste de l'économie etc nous on utilise souvent la comparaison avec la démographie allemand la demande à 16 heures l'allemagne peut davantage que nous se satisfaire d'une économie rentière la français mais en afrique on a des projections démographiques qui sont hallucinantes ces pays ont besoin de crédit de produire de l'activité de gestion d'investissements mais bien parce que c'est de ça dont vous parliez la 3e' dans tous les domaines quels sont les projets qui faisait en afrique subsaharienne la population double tous les 25 ans pour qu'on est donc on voit là c est quand vous prenez un pays comme l'allemagne oui qui aujourd'hui à dison 80 millions d'habitants avec une des détails voilà on sait que dans 25 ans l'allemagne aura 78 millions d'habitants sont 18 millions d'habitants site et la population d'un pays comme le nigeria en 1982 aujourd'hui le nigeria 165 millions d'habitants et dans 25 ans le nigeria aura une population supérieure à 350 millions d'euros a doublé sa voix à la reine pour vous donner un autre exemple prenons la zone franc au moment où on crée le franc cfa en 1945 la france avait 43 millions d'habitants et l'ensemble des quatorze de la zone franc avec 30 millions d'habitants aujourd'hui la france est à peu près 65 millions d'habitants mais la zone franc la population de 162 millions d'habitants donc deux fois 2000 donc ça veut dire que des arrangements institutionnels qui pouvait avoir sens en 1945 avec les guillemets qu'on peut mettre au concept de sens aujourd'hui imposs véritablement problème du fait et théophile à raison de 1 6t là dessus du fait de la donne démographique et donc c'est clair que vous ne pouvez pas avec une population qui double tous les 25 ans avoir la même politique monétaire en zone euro l'hypothèse implicite que vous faites c'est que un pays comme le togo a la même structure productive que l'allemagne c'était ça veut dire à voir la lune un taux de change fixe entre deux monnaies c'est sa maîtrise en économie aux hypothèques genre de l'isaf et qui nous qui est imposée également à la zone euro alors même qu' on a des économies extrêmement variés différentes voire opposées dans leur logique et c'est pour ça que on doit regarder comme je dis souvent du côté de l'afrique parce que tout ce dont nous venons de parler se passe en silence en général parce qu'on dit que la monnaie même pas le bruit mais nous qui sommes sur le terrain régulièrement nous savons que simon je n'arrive pas à accéder aux emplois c'est parce qu'il n'ya pas de transformation de la matière première donc il n'ya pas de création de valeur y'a pas de remonter dans les chaînes de valeur il n'y a pas d'activité pour ces jeunes eux ils vont pas mourir en silence donc ils vont forcément essayer de partir et donc ça c'est un élément qui fait le lien avec ce qui se passe aujourd'hui en europe c'est parce qu'on a des politiques publiques désastreuse en afrique avec la complicité active du trésor français qui met tir ce système cfa et du fonds monétaire international qui depuis 40 ans maintiennent aux états dans des programmes d'ajustement structurel qui sont mortifères avec comme vous l'avez dit les familles 3% c'est impossible d'avoir des politiques budgétaires contracyclique ce qui est la base même d'une politique économique hockey puisque nous savons que ces critères sont pro cyclique et donc la dépression 11 ans dans la récession qui elle-même engendre une nouvelle dépression est donc là on est quand même dans une situation où on a besoin d'un réveil d'un réveil collectif pour comprendre ce qui se joue actuellement dans les pays africains subsahariens il y avait vraiment une petite toute petite minorité connecté à la zone euro qui s'en sort mais quand vous voyez y font de la pauvreté en afrique notamment au maire free zone franc ce sont des chiffres qui sont quand même catastrophique oui même si on observe des mobilisations spécifiques contre le cfa ou si finalement les mobilisations comme dans les pays concernés sont sur des questions très pratiques je sais pas contre telle ou telle hausse d'impôts contre les vampires et l hôtel au coeur des lecteurs extra ou est ce qu'il ya un mouvement spécifique ouais contre cfa être contre ces phases suppose déjà de théoriser un peu la contestation quoi depuis 2016 la ensemble monter une vague de contestation du franc cfa est à dire que le tour de force qu'ont réussi les gouverneurs des banques centrales de la zone franc c'est d'avoir exclu la monnaie du champ sociétal du sens du débat et à partir de là du sort des mythiques exacte et donc les gens l'impression que les problèmes du secteur y elles sont exclusivement issus de secteurs yade est donc la question ça du crédit la question du crédit productif et les gens là bord de ta vous n'avez pas le débat entre hommes politiques en afrique de la zone franc qui s'intéresse aux fêtes monétaire parce que comme cette monnaie est une monnaie qui est commune à 14 d'état elle n'est pas clivante dans le jeu politique national c'est difficile d'accuser un chef d'état en particulier d'être responsable de ce système décidé voilà et donc paradoxalement c'est la société civile qui s'est saisie de ce dossier tf1 avec des mouvements de contestation qu'on observe depuis 2016 et qui s'appuient eux mêmes sur des travaux que les économistes dont je fais partie font depuis une bonne dizaine d'années pour attirer l'attention des décideurs et des masses populaires sur l'inanité de ce système question il n'y a pas aujourd'hui un programme politique qui prend appui sur faute il supprime il faut supprimer le franc cfa il ya aucun candidat à une présidence de l'art l'icwa jeu bah quoi qui dans son programme dit moi je me retirerai de la zone oui là on vous aide à prendre on vient d'apprendre qu'au sénégal il ya un candidat qui insère sa dans son programme au cameroun aussi mais ce sont des candidats excusez moi le terme un peu anecdotique anecdotique mais au niveau des grands partis de gouvernement ou d'opposition la question n'apparaît absolument pas comme si ça faisait consensus ou en tout cas je nous n'avons pas de levier d'action plus d'étudiants en profiter oui je crois qu'il ya deux raisons qui peuvent l'expliquer parmi d'autres la première c'est que le débat monnaies perry très technique et donc les gens ne veulent pas rentrer sur ce terrain on nous l'a déjà fait voilà la la la la deuxième raison c'est qu'il ya toujours le fantasme de paris qui ferait les élections en afrique et donc les opposants africains ne sachant pas exactement quel est le véritable point de paris dans ces élections africaines n'osent pas poser des questions qui pourrait déplaire à part et donc à mon avis à cette convergence d'explication qui fait que finalement lorsque vous touchez à cette monnaie c'est comme si vous touchez un tabou est ce que je dis souvent c'est qu'il n'y a pas de mémoire ou des thèses de doctorat d'étudiants africains en france qui me parle pas du cfa donc le cfas un totem pour les étudiants africains essaient carbou pour les décideurs africains donc ce paradoxe il faudrait aussi qu'on essaie de les lui c'est à dire quand on est à l'extérieur on en parle on les tue pas mais on travaille dessus mais quand on est à l'intérieur on touche là où voilà c'est la voix si voix la chanson pour moi j'ai travaillé trois ans siège la banque centrale des états de l'afrique de l'ouest à dakar de 2000 à 2003 mais j'ai démissionné parce que je n'avais pas l'impression d'être au service de l'intérêt général ah là là donc c'est un peu comme si c'était à la fois comment dire on arrive grâce à ce que à vos analyses à comprendre que c'est le point névralgique en fait du blocage on va dire de ses économies et à la fois on comprend aussi que c'est complètement hors de portée des décideurs c'est à dire qu'en fait c'est c'est le noeud de la question souveraineté fin de ces précisément ce qui à la fois empêche la reprise la réhabilitation de la souveraineté et qui en même temps est au coeur en terme de levier c'est-à-dire si il y avait bien une chose a décidé en tout premier lieu pour réhabiliter la capacité souveraine ce serait de toucher à ça or cette conception d'une monnaie qui serait neutre qui serait juste un moyen d'échangé qui n'agit pas sur le politique qui n'agit pas sur l'économique qui est quelque chose de neutre c'est exactement la conception qu'ont que qui est portée au sujet de l'euro par dans l'es10 logiques dominantes pour aller vite et et ça veut dire que du coup on ne peut on est censé enfin les libéraux ne nous propose que des ajustements sur d'autres d'autres sujets les deux thèmes de flexibilisation du travail on peut pas la dette bat on compte les impôts de fait en dix ans ou en lisant pas mais on monte les impôts alors que la monnaie c'est un levier d'action énorme on a eu assez de débat sur l'euro pour qu'on se souvienne que c'est un levier mais on a des structures de débats qui sont assez proches finalement quand la situation pire en afrique alors on va passer dans la deuxième phase parce que maxime est là et maxime va venir nous poser les questions que vous vous avez posé et on va reprendre continuer plutôt le débat autour de ces questions salut maxime bonsoir bonsoir voila merci d'avoir pris le fil alors est ce que est ce que d'abord il ya du monde derrière l'écran oui un petit peu le nom de wii ouais bah c'est une question qui soulève pas mal de questions sur moi ils vous du rôle de la france formulée dans la question du franc cfa ok donc on procède comment de toutes ces questions là on va d'abord on va les prendre par par paquets par grappes donc genre passait pas combien il y en a on fatigue en a combien une puce plus d'églises à nous aujourd'hui 6 6 eh bien on va y aller 3 par 3 ok bah du coup alors je vais poser donc la première qui est de noël thinès donc quels sont les effets de l'europe sur le développement de l'afrique ensuite donc elle poser une seconde question les banques fontet des profits invraisemblable aux familles donc je pense que c'est je comprends pas la question je pense que ce lot est par rapport à aux gestions des politiques en afrique ah oui d'accord et les profits des banques par rapport à leur activité avec la fougue et ici on imagine que ce sont les banques quoi européennes américaines pas vu que oui c'est juste derrière la question du rôle de l'europe dans la grave je pense que c'est donc les banques au nom local quoi voilà ensuite j'ai une question de ak hulk qui demandent comment faire pour sortir du franc cfa est pourquoi les gouvernements africains ne s'unissent pas pour en sortir je pense que là aussi signer fin c'est intéressant ah bah finalement tu poses tour allez vas-y et une ligne de kiss à 57 qui demande donc comment aider à notre niveau de simples consommateurs ok sur cette question là ok ensuite donc j'ai celle de bricoleuse patriotes qui demande est il possible dans la cedeao de se doter d'une monnaie régionale sans subir une déstabilisation monétaire économique de la france c'est une question un peu plus géopolitique dans ma vie aussi ici intéressante il ya ensuite une question donc de victor soulier est vrai que le franc cfa existe encore du fait des intérêts de la france en afrique et du coup ça suppose les pieds en fait donc quels sont les intérêts de la france en afrique et est ce que le franc cfa existe vraiment oui on a encore plus ok on y va je alors vous inquiétez pas je les rappelle ray et puis si maxime peut nous remettre les choses en tête est ce que est ce que voulaient les prendre dans un sens particulier ou où on y va après l'autre parce que il y en a peut-être qu'ils peuvent être regroupés oui sur l'intérêt du cfa pour la france oui honnêtement je moi je ne suis pas pour les tenants de la théorie du complot ok je pense que le cfa pour l'état français n'a pas une grande importance économique parce que c'est ce que vous avez tout à l'heure et présenterai très peu du goût des français et du valat et ce d'autant plus que quand on voit les principaux partenaires commerciaux de la france en afrique il n'ya pas de pays de la zone franc aux cinq premières places vous avez le nigeria l'angola l'afrique du sud le kenya et l'ethiopie ce sont les cinq premiers et juste après vous avez la côte d'ivoire or ses pieds que viennent je viens de citer n'utilise pas le cfa ils sont même pas francophone donc ça veut bien dire que on peut commercer avec la france sans utiliser le franc cfa la preuve les états maghrébins dont je parlais tout à l'heure commerce ni avec la france donc je pense pas que ce soit qu'il y ait un intérêt économique avery en revanche il ya un intérêt politique c'est vraiment le savent power fond c'est le fait d'avoir ce pré carré que ses ministres dont on parle soit obligé de venir à paris tous les mois d'octobre pour avoir dans un schéma de docilité que j'appelle la servitude volontaire des garde-fous idéologique avant d'aller à washington pour les assemblées année ça ça participe vraiment de de cette espèce de françafrique à pâte à outrance que la jeune on la jeunesse africaine ne veut absolument pu donc je crois que c'est vraiment important d'insister sur le fait qu'il y à une économie dans pire les grands groupes français qui sont en afrique depuis un siècle qui continue de bénéficier du système cfa mais du point de vue de l'état français du point de vue du citoyen français il y a absolument pas de complot de la france contre l'afrique en revanche il y as pour nous et je crois que c'est un des intérêts de notre émission l'obligation d'attirer l'attention des citoyens français sur le fait que la france agit en afrique au nom de la france voilà on nous donne exactement où est donc il y à l'impératif du contrôle citoyen de l'action publique et là sur ce point il faut que le débat sur le cfa fassent partie des débats des contacts il y à bientôt la campagne européenne sur la question des accords de partenariat économique union européenne a cp il me paraît il me paraît normal logique qu on puisse débattre du cinéma à ce moment là qu on puisse débattre de la question de la protection des produits africains qu on puisse débattre de la question des terres qui sont achetés par les pays émergents notamment la fille est donc ça c'est un élément très important deuxième élément important c'est la question du financement ouais il y a effectivement traditionnellement ce qu'on appelle le cartel des banques françaises en afrique zone franc dont les grandes banques via nos pc mais qui sont les trois banques traditionnelles en commun en afrique et qui s'arrangeait pour que les taux d'intérêt ne baisse pas trop ce qui engendre d'ailleurs un système un peu bizarre c'est qu'il ya une surliquidité bancaire dans des économies qui sont sous financées mais ça veut dire que les banques ont beaucoup d'argent qu'elle ne pratique pas oui ce qu'elles font je vais pas dire que ça circule ces banques est absolument mais il ya une surliquidité bancaire alors même qu' un sous financement réel des économies mais depuis cinq ans c'est le maroc qui est le premier investisseur en afrique subsaharienne devant la france parce que l'essentiel des banques bénin en afrique sub sahara sont des banques marocaines parce que beaucoup de banques européennes se sont désengagés racheté par les banques marocaines et donc ses banques marocaines engendre de l'activité des entreprises marocaines vers l'afrique subsaharienne est donc aujourd'hui le premier investisseur en afrique subsaharienne c'est le maire ce n'est plus la france est donc c'est aussi intéressant de voir comment ces dynamiques économiques avec les pays émergents perturbant jeu qui est un jeu traditionnel nord suit et qui aujourd'hui devient jeu un peu plus multipolaire tout ce qui peut avoir du bon aussi exactement en tout cas c'est ça aurait la vertu de stimuler il est à regretter qui jusque là était ado tout à fait d'accord qu'est ce qu'il y avait comme une autre question là les effets de l'union européenne sur le développement de l'afrique baisse est ce que vous disiez 1 sur les ape a scellé donc de tact il faudra cambrai et oublier cette histoire là les accords de partenariat économique qui enroule oblige les pays africains qu'ici à ouvrir complètement leur marché c'est des zones de libre échange un contrat là où où ça détruit l'économie locale ils sont pas du tout pas du tout être compétitif vis-à-vis des de nos propres entreprises qui écoulent leurs donc c'est voilà donc ça c'est dans ta facon dana l'extraversion c'est à dire ça oui oui mais ça condamne donc ces pays-là a juste vendent leurs matières premières qui va être transformé ici est revendu là-bas à des prix avec avec une valeur ajoutée au passage qui est quand même relativement conséquente et voilà ils vont exporter leurs matières premières qui sera transformé là bas qui la base c'est à dire en france enfin le nord ou peut-être en chine je sais rien et ensuite ça revient sous forme d'importations à prix extraordinaires ont élevé j'imagine donc finalement mais est ce que les gens en afrique ont vraiment les moyens d'acheter les produits issus des matières premières qu'ils exportent c'est ça que j'ai c'est pour ça qu'on parle de l'hypocrisie de la grande hypocrisie de l'union européenne parce que ces accords union européenne a cp afrique-caraïbes-pacifique date d'il ya une quarantaine d'années 1973 qu'on appelait les conventions de lomé delaunay donc les conventions yahoo bp commence quand selon me voilà et le principe était simple c'est que la différence de développement entre l'europe et l'afrique engendrer une différence d'obligations entre l'europe et l'afrique et donc ce que l'europe garantit siens à l'afrique c'est l'entrée sur son marché de produits africains sans droits de douane mais elle n'exigeait pas l inverse et dont c'est totalité tout à fait tout à fait normal après tout vous avez l'entrée de dans le cycle de l'om c'est l'organisation mondiale du commerce qui exigeait deux choses la première chose c'est le principe de réciprocité qui oblige un état qui fait les avantages un autre de recevoir les avantages équivalents et ça ça oblige l'europe a demandé à l'afrique l'ouverture du marché africain sans droits de douane et puis l'agglo fait voilà et la clause de la nation la plus favorisée mais qui fait que si l'union européenne consent à l'afrique des droits elle est obligé de consentir les mêmes droits à d'autres pays d'autres continents qui ont le niveau de développement des pays africains notamment certains pays du sud est asiatique et donc ces deux facteurs ont obligé l'union européenne et les aspects a passé un nouvel accord ce qu'on appelle l'accord de cotonou en 2000 qui engendre un moratoire de sept ans pour que les pays acp cp accepte la mise en oeuvre des nouveaux accords de partenariat économique avec l'application du principe de réciprocité ouais ça servait à quoi ce moratoire ce moratoire cérébraux pays africains puissent se mettre en ordre du point de vue des produits qu'ils estimaient ne pas devoir faire partie de l'accord qu'on appelle un peu les exceptions et les produits qu'ils pouvaient valablement rentrer dans la concurrence parce qu'il ya une différence entre le coton et puis là médicaments par exemple donc il se fait que les états africains et ça ce n'est pas nouveau ne se sont pas préparés donc ça ça à la décharge de l'union européenne ils n'ont pas affaire à des interlocuteurs crédibles qui ont attendu 2008 pour se dire enfin d'humour exactement mon est pas prêt et de l'autre côté l'union européenne qui elle-même se rend bien compte qu'en appliquant ces accords elle va détruire l'embryon d'industrie qui en afrique qui déjà du mal à transformer ces matières premières on voit difficilement par exemple sur le lait sur l'industrie du lait comment les pays africains pourrait supporter les importations massives de lait en provenance de l'union européenne ont bien sûr donc leurs industries laitières ne va absolument pas survivre est donc un des enjeux de ces discussions c'est de dire si l'union européenne est sincère dans son discours sur le développement il faut qu'elles trouvent les moyens de préserver un minimum de protection mais encore pour les pays africains encore faut-il qu'elle s'oppose aux injonctions de l'om c'est parce que là si je comprends bien c'est que l'union européenne a obéi à ces négociations bon et c'était facile du gatl de l'époque qui ont et de doha effectivement qui ont finalement imposé une sorte de libre échangisme mondial bon donc avec des conditions de réciprocités qu'elle n'aurait peut-être pas accepter de la même manière ou mise en place de la même manière enfin j'en sais rien je sais des supputations mais finalement aujourd'hui on en est où c'est à dire est ce que on voit bien que le mca quand même des difficultés en ce moment la question c'est est-ce que l'union européenne peut profiter de ça pour réintroduire quelque chose comme un équilibre une forme de protectionnisme avisé protectrice du marché des marchés africains est ce qu'il ya une bienveillance humble qui existe dans ce sens là ou pas oui c'est à dire que ce qui rend les choses un peu complexe c'est qu'il y a deux types de pays africains concernés par l'accord il ya les pays les moins avancés les pma qui eux grâce à l'initiative européenne qui s'appelle tout sauf les armes peuvent continuer à exporter sans droits de douane sur le marché européen ont fait il ya aussi les pays à revenu intermédiaire des pays comme la côte d'ivoire le ghana le cameroun qui eux ne bénéficient pas des l'initiative tout sauf les armes et qui eux vont se voir appliquer les droits de douane pour leurs produits 1 entrée sur le territoire européen mais est-ce que ça c'est pas de nature à les protéger davantage que les pma c'est disons que eux qui exportent par exemple la banane oui vont se voir taxer à l'entrée du territoire européen ou qui seront dans une concurrence déloyale exactement et c'est pour ça que on demande que les pays aille en bloc négocier région par région dont pour l'afrique de l'ouest et la région cedeao les quinze états qu'ils négocient avec leurs plus l'union européenne pareil pour l'afrique centrale mais donc moi ce que j'en tire comme leçon c'est que c'est un exercice grandeur nature pour nous assurer de la sincérité de l'europe lorsqu'elle parle de sa volonté de développer ou d'aider l'afrique à se développer premier point second point c'est un exercice grandeur nature qui va me permettre de voir si les dirigeants africains sont capables de penser l'avenir de leur pays et de leurs populations et de leur continent voilà parce que si on met la responsabilité exclusivement du côté européen ça voudrait dire qu'on aurait affaire à des dirigeants africains immature ou irresponsable par définition et ça je ne peux pas l'accepter rapide assure et c'est un peu la réponse que vous faites ici à la question qui était faut-il s'unir pour s'en sortir et c'est exactement sur le franc cfa la facilité c'est de dire la france est responsable du maintien du franc cfa en afrique ok c'est c'est peut-être vrai mais l'afrique et que je suis ne peut pas l'accepter parce que nous avons voulu les indépendances il faut assumer les indépendances hockey et ça c'est important tant qu'il n'y a pas eu un discours qui va responsabiliser la jeunesse africaine elle va toujours chercher des boucs émissaires pour ne pas régler les problèmes qu'elle doit régler chaque nation doive egli en tout cas doit faire l'effort de régler ses problèmes c'est hyper important si on veut assumer cette souveraineté issus des dépendances alors pour rebondir sur une des questions qui est posée qui et comment aider est ce que il ya moyen on va dire pour à haut niveau justement de populaire et de et de la de l'opinion publique et comment est ce que on fait de l'éducation populaire sur ces questions par exemple ou politique est-ce qu'il ya moyen de créer une sorte de voile à deux courants de réflexion qui qui permettent aussi de finir un coupon à ces populations frères et soeurs d'afrique là sans que ce soit un rapport condescendant humanitaires comme comme on en a l'air trop souvent l'habitude mais justement pour dire voilà on nous sommes des peuples coopérants tout est responsable les uns comme les autres comme en hongrie comme en vrai par où on passe oui moi je pense qu'il ya quatre façons de deux procédés parmi d'autres la première façon c'est le principe de co construction des programmes des projets des politiques mais co construction qui ne soit pas asymétrique parce que même la colonisation et c'est sa construction donc ce qu'on voudrait c'est une co-construction qui ne soit pas asymétrique bon la deuxième chose c'est qu'il faut sortir de de la vision d'une coopération exclusivement porté vers l'étape nation il faut aller vers les collectivités territoriales il faut aller vers la société civile faut aller vers le secteur privé il faut une coopération décentralisée donc l'état ou n'importe quand mais il doit pas être le seul récipiendaire des appuis con qu'on peut donner le troisième axe est vraiment marre donc pas sur ce point là est-ce que c'est aussi une manière de tenir compte du fait que les états sont comme on dit à leur tête j'allais dire corrompus enfin en difficulté de facturation etc ou ont parfois des connivences avec les oligarchies de chez nous qui fait que ben voilà ça c'est rien ne se passera à ce niveau là est ce que c'est une manière de contourner aussi riche et de manière de contourner c'est aussi une manière de reconnaître que les cas en afrique est très présent mais paradoxalement il est également absent c'est à dire que il recoupe des territoires qui sont souvent très vaste et et sur lesquelles il n'a pas de facto une véritable autorité c'est important de le reconnaître or le troisième hat c'est vraiment le contrôle citoyen de l'action publique c'est hyper important que l'on puisse développer dans les pays africains bd des modalités de contrôle de l'utilisation des ressources parce que l'aide est souvent détourné les ne va pas toujours là où elle devrait aller et il faut absolument qu'on travaille sur ce contrôle citoyen de l'action publique sous peine forme mais le renforcement des sociétés civiles ok si le travail que fait par exemple aussi noir en afrique de l'ouest pour open society initiative for west africa je pense que il est pas mal sur certains aspects on peut on peut on peut critiquer l'aspect quelquefois trop politique mais l'idée de structurer ou d'appui la société civile à se structurer c'est quelque chose d'important le fait de publier tout ce qui est payé les initiatives en matière de transparence industries extractives donc le processus de kimberley par exemple donc il y a quand même des choses qui devrait monter à l'échelle et puis un problème c'est vraiment ce que j'appelle sortir de la superposition des discours est à dire qu'à l'heure actuelle quand les dirigeants africains parlent leurs discours macroéconomique c'est celui du fmi donc c'est ultra libérale mais après les mêmes dirigeants quand il passe au niveau sectoriel ça devient discours asiatiques nous allons transformer nos matières premières nous allons nous développer nous avons créé des emplois sur place sauf que l'asie c'est d'union mercantilisme ils se sont protégés à l'import et ils ont été agressifs à l'export il n'y a pas de compatibilité d'un point de vue théorique entre néolibéralisme macro et se met au mercantilisme story est en fait le discours de nos dirigeants sur le plan microéconomique à un discours de type au musée c'est lé haut débit ok c'est le travail des faux donc on se demande c'est quoi saliver les objectifs de développement durable à la ils sont eux-mêmes hérité des objectifs du millénaire pour le développement donc où on veut que tout le monde soit en parfaite santé que l'on soit scolarisée que le travail soit des 100 ce qui est une addition de bons sentiments mais qu'il coïncide pas forcément avec le processus d'industrialisation avec ce qu'il peut avoir des très violents du point de vue du processus de production logique tu sais très bien qu un certain nombre des de crédit de soutien politique extérieure sont pas liées tant à la réalisation des objectifs qu au fait qu'on les affiches il ya un discours de la bonne gouvernance qui circulent d'un bout à l'autre de la place assise qui soit dit en passant je sors un peu du champ de notre de notre thème du jour mais qui soit dit en passant fait qu'à la fin on dans certains cas limite on voit plus trop la nuance entre les dictatures et démocratie et tout le monde parle le même langage c'est vrai vous allez il ya des très bonnes études là dessus qu'ils ont une hybridation des systèmes les dictatures soit obligé les régimes les plus autoritaires sont obligés d'avoir un discours sur la bonne gouvernance les droits humains égaux d'aidé pour accéder à un certain nombre c'est ce qu'on appelle à des spécialités voilà c'est la finalité est la respecte et en retour les démocraties comme elle entend çà çà çà çà çà çà me fait bien peu on va dire on doit quand même revendiquer le terme d'austérité s'est pas uniquement pour des questions économiques donc du coup à la fin il ya une forme de rapprochement qui s'opère et c'est pour ça que les que les dirigeants africains manipulant terre en permanence ce discours c'est pas parce que je sais que tu le sais mais c'est parce qu'ils sont déconnectés c'est parce que c'est des bons points il coche les cases pour les réunions internationales mais juste peut-être pour s'en passer du coq à l'âne pour complice juste en parler de minutes ça paraît important il ya la question c'était quel est l'effet du sous développement du cfa et du sous-développement de l'europe sur le sous développement en afrique oui c'était la caméra pourrait dire au rox le fmi toutes ces politiques en mars politiques néolibérales pour aller vite s'il ya débat les fesses et la pauvreté c'est tout ça mais ça va jusqu'à dès que des questions sécuritaires majeurs et là je voudrais qu'on ampute tu parlais de des grands états des grands territoires que l'état n'arrive pas à gérer bas gérer un territoire comme le mali ça suppose que l'état et des ressources qu'ils puissent payer des fonctionnaires ni avec des pays digne de ce nom qu'ils puissent payer oui tu deviens les implications sécuritaires du fait on va garder sous développement économique sous développement économique ça se termine par la guerre gildas et ça se termine par la guerre pour plein de raisons aux plein de raisons et ce qui se passe au mali actuellement où la france est en guerre depuis cinq ans pour lutter contre le djihadisme il ya deux lectures il est lecture dominante qui parfois poussés à la caricature c'est en gros tout s'explique par le courant c'est le texte qui explique tout il ya des fanatiques il arrive là on sait pas comment vont limite c'est le syndrome philippe val quoi dans son article on re suffirait de changer des versets du coran il ya plus de problème bon il ya aussi la lecture alors évidemment il ya une partie d'explication religieuse mais l'explication religieuse par exemple au mali c'est aller simple c'est que quand l'état malien dans les années 80 a subi des plans d'ajustement structurel donc plans d'ajustement structurel tout était foutu reviendra dessus c'est en gros couple et on coupe les vivres pour aller vite coupe les dépenses publiques mais c'est l'austérité à l'austérité sa place en bas il ya des écoles qui ont est fermé eh ben les pétromonarchies ont trouvé tout ça très intéressant de financer des écoles coraniques mais avec une vision du coran qui est pas celle qu'on a en afrique de l'ouest habituellement c'est pas soufisme l'armée malienne n'a jamais pu se développer le lait travail a pas de souveraineté alimentaire au mali la souveraineté alimentaire a disparu dans les années 80-90 suite à cette norme ajustements structurels donc on a des paysans qui est de retrouver obligés de free avec des narcotraficants etc pour survivre les djihadistes il donne du travail aux paysans c'est comme ça que ça se passe un paysan il est pas convertis comme ça celui-ci donne du travail et une économie guerre qui se met en route ça donc tout ça c'est bon je fais un drap un tableau extrêmement impressionniste il faudrait il ya des articles des bonnes études qui montrent très bien de tout ça de manière extrêmement claire et et concrète mais donc un certain nombre de phénomènes radicaux la guerre ce qu'on appelle le djihadisme métrage prennent leurs racines autant si ce n'est beaucoup plus dans des situations sociales et politiques désastreuses que dans la religion ce qui ne veut pas dire que la région peut pas être utilisé comme un porte étendard mais voilà et ça c'est important de le souligner parce que on voit bien que le débat dans la manière dont on parle du terrorisme en france n'est pas du tout là dessus on en est même au stade où commençait à donner des explications sociale économique et politique de l'intériste déjà ce serait déjà excusé c'est pas ça le sujet et en afrique c'est au mali le cas est vraiment un cas d'école voilà donc je que je mette bien les choses ensemble ça voudrait dire que avec des économies sous perfusion qui ne parviennent pas à cause de ces dispositifs notamment notamment comme le franc enfin la zone franc est est ce que vous avez expliqué on se retrouve en fait avec dans une espèce de d'apathie ou économiques qui ont produit nécessairement de la misère au regard aussi du développement démographique et c'est dire qu'en fait on a une inadaptation des des structures économiques étatiques tout ce qu'on veut qu'ils produisent au bout du bout des états complètement évanescent où justement donc la question des des territoires et pas du tout organiser contrôlé même etc si bien que ben voilà c'est une porte ouverte à toutes les déstabilisations possible c'est ça oui moi j'ai une responsabilité finalement de ces dispositifs la wii ou pas j'ai fait un martyr quinze jours dans jeune afrique sur pourquoi les faits me se trompe de diagnostic sur l'endettement africain d'accord et est ce que j'ai essayé de montrer c'est que structurellement le taux de pression fiscale est faible dans des économies avec un secteur informel très élevé bon donc la part de la fiscalité sur la richesse produite dépasse rarement 20 pour cent or vous avez en face et de demande sociale qui est énorme c'est sa demande d'éducation il demande de chanter ou demandes de formation il demande d'emploi ça la cgt serpent est justement en plus comme vous avez un rendement fiscal qui est faible donc une faible performance des administrations financières fiscales réception et fait exactement ce que vous avez quand même beaucoup de détournements itou donc vous vous retrouvez avec des états qui n'ont pas suffisamment de ressources pour assumer leurs fonctions régaliennes voilà et donc le minimum assurent notamment la sécurité voilà exactement et ça c'est structurel et femina que des instruments conjoncturelle avec cette lubie d'essayer d'avoir coûte que coûte des équilibres budgétaires une forme d'obsession anti déficit qui n'a aucun sens qui est comptable exactement et en face qu'est ce qu'on a on a des groupes terroristes comme boko haram qui utilisent des logiques très colonial des logiques territoriales précoloniale qui renvoient à des formes de de vivre ensemble d'avant la période coloniale et c'est pour ça que ces groupes peuvent s'étendre au cameroun au tchad au nord du nigeria suis exactement qui sur des lignes ou pas toujours et nikon en tout cas de ligne précoloniale même délit commercial un commercial d'après cologna est donc comme vous n'avez pas d'état avec des armes et digne de ce nom qui en plus n'arrivent pas à se mettre ensemble pour faire face à ces menaces asymétriques on se retrouve soixante ans après les indépendances a demandé l'aide de la france via les dispositifs serval sans garris barca pour assumer des fonctions qui sont des fonctions de base ça veut dire quoi ça veut dire à l'heure où nous parlons il est africain sont dans une situation où ils sous traitent tous les éléments de la souveraineté lamoise est la monnaie la défense et la sécurité en ville s'ajoute à cela le fait que le concept d' espace protégé chez nous ce sont les espaces où vous avez de la production de matières premières pendant toute la guerre au congo au début des années 2000 oui il y a pas un seul jour d'arrêt d'exploitation du pétrole oui à pointe noire il appert content que les gens sont tués pendant la crise voir et vous avez vu exactement la même chose pas un jour d'interruption de l'évacuation du cacao par le port de san pedro pendant que les pro ouattara et pro gbagbo se faisait la guerre donc ça veut dire que nous avons dans l'espace africain des secteurs exposés qui ne devrait que le secteur protégé pour tout état digne de ce nom qui a à coeur l'intérêt général et ça c'est quelque chose qui vient se surajouter à ce dont nous avons parlé tout à l'heure qui fait que nous avons vraiment affaire à des à des questions de fond et il n'y a pas de raison que ce soit seulement en afrique que les solutions puissent être identifiés ou trouver puisque et la stabilité du monde dépend de la stabilité de l'afrique est donc ça c'est vraiment un point qui doit être portée à l'ordre du jour des débats politiques en france une question aussi qui sur le cul parler de la stabilité stabilité du monde et on sait aussi j'ai oublié de le dire que les questions sécuritaires que j'évoquais sont aussi liées en partie c'est multifactoriel mais c'est aussi lié en partie à la sécheresse à des vérifications alors voilà en tout cas au dérèglement climatique on sait qu'il ya donc hélas on sait très bien que dans l'est dans les décennies à venir en plus avec l'explosion démographique il faudra absolument des investissements colossaux pour répondre à ces défis on n'imagine pas [Musique] voilà enfin jeu ça cui de caisse qui qu'est ce qui est prévu c'est pour aller vraiment dans votre sens théophile à mon avis on a quatre défilent à l'heure actuelle est le défi démographique parce que la transition démographique se fait mais se fait très lentement et trop lentement il y a le défi évoqué tout à l'heure les défis écologiques parce que moi j'ai hurlé tu les observer au togo ou le sud togo qui qui est côtier erp5 a dit m chaque année du fait de l'entrée loupé de l'eau sur les territoires or cette région maritime ne fait que 10 % de la population perf ici togolaise mais à 40 % de la population donc fallu dire qu'il ya un défi en termes d'aménagement du territoire donc c'est vraiment quelque chose de très concret le changement climatique ont leur servent troisième défi c'est le défi des inégalités l'afrique subsaharienne est la région du monde la plus égalitaire et ça ce sont les études de l'ird et l'institut de recherche pour le développement qui monte quand même degré d'inégalité interpays aussi élevé qu'en asie et 1 degré d'inégalité entre happy aussi élevé qu'en amérique latine où vous avez traditionnellement les latifundia qui coexiste avec les pigeons chanteur sauf que là on cumule les deux je désinstalle hier que les taux d' inégalités les plus élevés exactement je suis né avec et est quatrième un défi c'est la question sécuritaire de défis sécuritaires dont on vient parler et donc c'est à mon avis les les éléments qu'on a défini tout à l'heure c'était fort de co-construction des rip eux qui peut nous aider mais dans un double sens c'est à dire que les populations africaines doivent bénéficier de toute la pédagogie nécessaire pour qu'elles soient au courant des grands thèmes qui sont sur l'agenda international du développement mais en même temps nous devons être les porte parole des populations africaines pour faire remonter au niveau supranational au niveau des enceintes internationales les préoccupations à la base des populations c'est quelque chose qui me paraît crucial et c'est pour ça que les partis politiques doivent travailler avec leurs homologues qui sont en afrique les sociétés civiles doivent travailler ensemble les syndicats doivent travailler ensemble pour ça que moi j'étais à la cgt vendredi dernier une conférence sur le site pour que les syndicalistes français se rendent compte que s'ils demeurent ils font face à une poussée massive des salaires à la baisse parce qu'il y aurait énormément de migrants qui devont accéder au marché du travail c'est parce que les politiques publiques en afrique sont mal orientées et qu'il y a un travail de solidarité collective à mettre en place en termes de renforcement de capacité des mouvements syndicaux en afrique en termes de capacités même à mettre dans le débat politique dans les pays du nord ces questions qui ne sont pas toujours traitées dans les médias du nord et bien sûr mais c'est non seulement pas traité met littéralement censurer quoi parce qu'en fait ce qu'on ce qu'on raconte nous au fond dans l'avenir en commun à propos de solidarité internationale de coopération internationale etc rien d'autre que ça et qu'on n'y voit pour le coup une vraie un vrai effort de s'attaquer ce qu'on disait mais qui fait beaucoup polémique aujourd'hui mais aux causes alors les causes c'est pas uniquement des migrations mais les causes des 10 culte et locales que rencontrent notamment non seulement on va dire nos populations chez nous mais aussi ailleurs et que finalement on voit bien qu'il ya des correspondances et que bah si on veut pouvoir c'est à dire qu'en fait notre mieux-être dépend aussi du mieux-être des populations voisines et voilà est-ce que si on a pas à tortiller finalement c'est qu' il n'y a pas d'autre solution possible créer mais en tout cas on y travaille ouais ces deux processus et si l'on va finir bientôt donc sachant qu'il ya un vrai bouillonnement on n'est pas dans un continent amorphe qui alors j'enfonce des portes ouvertes en disant ça mais il faut aller voir les eaux afrique nous regarde on ne la voit pas oui moi je suis fasciné quand je discute avec des jeunes africains jeune ou pas jeunes d'ailleurs c'est qu'ils connaissent mieux la politique française que beaucoup de mes concitoyens c'est voilà il ya un vrai faux raisonnements c il ya une richesse intellectuelle idéologique énorme et il faut que tout ça puisse s'organiser tant que faire se peut c'est pas facile dans de telles conditions voilà en plus à chaque aucun accent un peu la tête mais déjà inspiré de les accueillir ou pour moins pour les écouter quoi les invités discuter et c est ce que je vous dis oui il faut de temps en temps de manière symbolique marque et qu'il y a quand même des avancées des luttes collectives et c'est pour ça que pour nous le franc cfa son abolition sa réforme oui eux seront des éléments tangibles pour montrer que nous avançons quand même j'accueille f10 la monnaie est l'élément qui donne à la fois la question du développement économique d'en avoir mais aussi le sort de la liberté politique et donc l'entrée que nous avons effectués par la monnaie c'est vraiment pour tenir ces deux bouts le développement mais aussi la liberté pour une politique et donc je crois que ce ce combat que nous menons pour que le franc cfa ne soit plus un outil de la servitude monétaire ne participe d'une volonté plus et miral de transformation des rapports nord-sud exactement ben moi je vais retenir ce que vous venez de dire aussi pour le combat qu'on mène en europe parce que pour le coup si aussi une entrée possible dans la question européenne c'est la question monétaire et qui est la clef aussi de la réhabilitation de la souveraineté des peuples en europe à quoi bon bah voilà vous avez compris c'était le dernier mot merci beaucoup de nous avoir suivi on s'arrête là mais on va se retrouver bientôt pour d'autres émissions décryptage sur des sujets absolument passionnant à bientôt
Mathilde Panot