Accueil des réfugiés ukrainiens, sanctions contre la Russie, campagne présidentielle… Le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière
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Bonjour Alexis Corbière, le président américain Joe Biden a décidé hier d'un embargo sur les importations de pétrole et de gaz russes, est-ce que l'Europe doit lui embrayer le pas ?
Moi je suis favorable à des solutions diplomatiques, des solutions et des mesures économiques fortes. Ce sur quoi je pense qu'il faut cibler notre pression, si je puis dire, et nos sanctions, c'est en particulier à ce qu'on appelle les oligarques, cet entourage autour notamment de M. Poutine, qui s'est grassement enrichi en raison de son rapport autoritaire au pouvoir.
Ça c'est déjà le cas ?
Non, c'est pas le cas. Aujourd'hui, je me puis sur les travaux notamment de ce que nous dit Thomas Piketty, on peut estimer à 20 000 personnes environ qui ont un patrimoine supérieur à 10 millions d'euros, dont l'essentiel de leurs biens sont notamment en France, et il serait temps de mettre la pression, de faire des réquisitions sur les biens de ces gens-là. Et honnêtement, à part un yacht, je crois, saisi à la Ciotat, à l'heure actuelle, il n'y a pas grand-chose qui a eu lieu. Et j'ai écouté attentivement ce que disait M. Castex à l'Assemblée nationale, je crois qu'au niveau européen, on cible autour de 500, 640 personnes. C'est trop peu.
Là, on doit s'en prendre à ces gens-là qui eux ont profité de l'actualité.
Le pétrole et le gaz russe, Alexis Covier, c'est 30% du PIB de la Russie. Aujourd'hui, c'est l'arme de dissuasion en quelque sorte. Est-ce qu'on le fait ou est-ce que je ne le fais pas ?
Je vais vous dire que je suis plutôt favorable à ce type de solution plutôt qu'à une surenchère armée. C'est ce qui a fait partie de notre discours dernièrement. Toute solution de pression économique, toute solution diplomatique va dans le bon sens. Après, là où je regarde d'un œil un peu circonspect, c'est que M. Biden, il y a aussi un effet d'aubaine qui, sans aucun doute, va permettre à ce que notamment les grands groupes pétroliers américains vont pouvoir reprendre la main. Et j'ai lu dans le même article, quand M.
Biden a annoncé ça, qu'il y avait des groupes pétroliers qui lui étaient plutôt défavorables, qui étaient contents parce qu'actuellement, les États-Unis d'Amérique sont notamment en surproduction au niveau pétrolier et aussi au niveau gazier. Donc, je n'ai pas eu le temps d'analyser complètement l'impact que ça va avoir et si ce n'est pas aussi un effet d'aubaine pour que les grands groupes américains, qui ne sont pas non plus des facteurs de paix à travers la planète, puissent fourguer leurs produits. Je pense notamment au gaz de schiste.
Mais pour revenir à l'essentiel dans ce qui est ma manière d'aborder les choses, quand je dis la mienne, c'est celle dont notre courant et notre candidat Jean-Luc Blanchon. Et dire que tout ce qui va finalement dans des mesures de pression, de sanctions économiques est toujours mieux que de rajouter la guerre à la guerre parce que ce dont nous parlons, c'est de la possibilité, ce qui peut sembler dingue en 2022, d'une guerre mondiale au cœur de l'Europe. Donc, évitons les discours bellicistes qui n'apportent rien, qui n'aident pas d'ailleurs le peuple ukrainien.
Alexis Corbière, pour le moment, la position de la France, c'est des sanctions, des sanctions, des sanctions. Sur les oligarques, la décision a été prise. C'est ce que nous a développé Bruno Le Maire la semaine dernière. Donc, les sanctions sur les oligarques, elles sont déjà prises.
Mais attends, vous avez vite en besogne. J'affirme que M. Le Maire est peut-être venu de dire des choses. Est-ce que ça prend un peu de temps de lister tous les oligarques qui vont avoir leur bien en France ? De personnages qui, peut-être, ne sont pas des oligarques russes et qui veulent entretenir l'opacité. Donc, profitons de cette occasion pour dire que la bonne manière de régler des conflits, notamment, c'est de faire des sanctions économiques contre ceux qui sont responsables. Mais ça aura sans doute une conséquence heureuse, de mon point de vue, que ça fasse la lumière sur ceux qui font de la faute d'évasion fiscale. J'affirme que M.
Le Maire est un grand bavard, mais agit peu, en vérité, pour lutter contre la faute d'évasion fiscale. Et je répète que ce gouvernement, y compris le gouvernement français, se retrouve bien désarmé, en vérité, en raison des non-politiques qu'il a menées pour lutter contre ceux qui sont les proches de Vladimir Poutine.
Question simple, même si la réponse le sera sans doute un peu moins, Alexis Corbeier, je vous en prie. Si Jean-Luc Mélenchon est élu président dans deux mois, est-ce qu'il continue les livraisons d'armes à l'Ukraine ? Non, nous, on a dit depuis...
Vous arrêtez entièrement, plus rien. Premièrement, il y en a très peu. Vous parlez des armes françaises, franchement, c'est des gilets pare-balles et quelques missiles anti-chars. Vous avez la liste des armes fournies par la France ? Eh bien, je vais vous dire, je siège à la Commission des Français Armés, je ne dois pas vous dire exactement... C'est pour ça que je vous pose la question, parce qu'on ne la connaît pas, vous venez de nous la donner. Vous pouvez nous dire ce que la France a livré ? Ça peut ressembler à ça, mais quoi qu'il en soit, j'en sais, du moins...
J'avais cru comprendre qu'il y avait un secret défense sur cette question, mais je me suis peut-être trompé. Écoutez, quoi qu'il en soit... La France a livré des missiles.
Ce que je veux vous dire, c'est que le matériel... Alexis Corbeier, vous venez de le dire, les auditeurs, les téléspectateurs l'ont entendu comme moi. Les auditeurs ont entendu des choses, mais non, mais qu'importe, je ne sais pas le détail, mais ça ressemble... Ah si, puisque vous faites partie de la Commission. Ça ressemble manifestement à cela. Ce que je veux dire, de toute manière, pardon, ne me cherchez pas à me troubler, ce n'est pas le sujet, de toute manière, c'est le gouvernement français de vous dire les choses, quoi qu'il en soit. Ce que je veux vous faire comprendre, c'est qu'il y a une spirale d'événements qui peut nous amener à une dynamique extrêmement dangereuse.
Ce dont nous parlons, c'est du fait qu'une puissance nucléaire, la deuxième puissance nucléaire aujourd'hui, cette sans qu'on doute qui possède le plus, en réalité, de tête nucléaire, mais à raison du vieillissement de son matériel, on va dire que c'est la deuxième puissance nucléaire derrière les Etats-Unis. Membre du Conseil de sécurité de l'ONU se retrouve engagé en raison des décisions irresponsables de Vladimir Poutine dans un conflit.
Donc ce que nous devons faire, c'est prendre la mesure de cela pour prendre des décisions qui ne rajoutent pas une dynamique d'événements qui peut nous amener vers une guerre mondiale, ce que je ne souhaite pas et qu'aucun esprit responsable ne peut souhaiter. Donc le problème des armes, c'est qu'aujourd'hui, c'est tel type de matériel. On va s'apercevoir demain que ça n'est pas efficace, on va monter en gamme. Et puis demain, on va dire finalement qu'il faut envoyer l'aviation française et puis l'armée française. Et puis, vous voyez à quoi ça nous amène ? Je pense qu'aujourd'hui, nous pouvons agir efficacement par des mesures économiques pour aller vers un objectif, la paix. Quel objectif ?
Réunir une conférence de l'OSCE, c'est ce que nous disons, l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Réunir une conférence internationale sur les frontières. Discuter de la situation. Dire aussi, chaque fois ça choque quand je dis ça, mais qu'aussi il faut cesser tout avancer de l'OTAN, notamment, aux frontières de la Russie. Oui, et que c'est aussi depuis dix ans un élément qui crée des tensions.
Alexis Corbière, vous entendez les critiques aujourd'hui des autres candidats de gauche contre Jean-Luc Mélenchon, qui vous accusent de duplicité, de complicité, de complaisance depuis des années avec Vladimir Poutine. Qu'est-ce que vous leur répondez tout d'abord sur ce point précis ?
Que c'est triste que pour gagner quelques points, et cela ne marche pas, de calomnie en permanence, y compris en reprenant un vocabulaire pour ceux qui ont la mémoire historique, qui est le vocabulaire traditionnel de l'extrême droite. de traiter ceux qui sont pour la paix d'agents du Kaiser. Monsieur Jaurès est appelé R. Jaurès. François Mitterrand a été considéré comme étant l'allié de la Russie.
Jean-Luc Mélenchon a toujours eu une position parfaitement claire sur Vladimir Poutine. Parfaitement claire. Est-ce que vous reprendriez ce matin, monsieur Corbière, l'expression qu'il a utilisée depuis des années, c'est-à-dire celle d'une annexion de l'Ukraine par l'OTAN ? Dire que l'OTAN a annexé l'Ukraine, c'est ce que dit Vladimir Poutine. Arrêtez avec ça.
Pourquoi ? Pourquoi vous faites cette comparaison ? L'Ukraine n'a pas adhéré à l'OTAN. D'accord. L'Ukraine a été annexée par l'OTAN ou pas ? Mais l'Ukraine, jamais. Jean-Luc Mélenchon, on a dit que... Si. Il le dit depuis des années. Ce qu'on vous dit, c'est que nous ne souhaitons pas que l'OTAN... Pourquoi est-ce que vous cherchez ? Nous ne souhaitons pas que l'Ukraine rejoigne l'OTAN, qui est une alliance militaire sous domination américaine.
Et qui rentre dans les détails, puisque vous avez évoqué, c'est moi du moins la commission défense armée, je vais vous dire une chose, je le vois, la France qui fabrique des armes doit quand même acheter parfois du matériel américain parce que les conditions de l'OTAN, c'est qu'on ait du matériel compatible avec le matériel américain. Donc c'est aussi un business. Laissez-moi terminer. C'est aussi un business. Enfin, je veux répondre à ce que vous venez de dire. Moi, je n'ai pas, comme Mme Hidalgo, reçu M. Poutine, notamment pour visiter une basilique qui a quelques mètres dans notre studio, parce qu'à l'époque, sans aucun doute, Mme Hidalgo, voulant les voix de M.
Poutine pour les Jeux Olympiques, a flatté et caressé M. Poutine quand il est venu ici. Au même moment, nos camarades en Russie étaient mis en prison par M. Poutine et Mme Hidalgo n'a rien demandé à M. Poutine. Je n'ai pas reçu, au château de Versailles, M. Poutine, comme l'a fait M. Macron. Moi, je suis contre la monarchie présidentielle. Mais vous avez dit, par exemple... Donc ces gens-là ont été longtemps les amis de M. Poutine. Et par contre, aujourd'hui, pour des raisons bassement électorales, des gens racontent n'importe quoi. Ce qui est triste et ça leur cuit dans les sondages de ce que je vois. Et tant mieux.
M. Corbière, vous avez dit, par exemple, quand la Russie a annexé la Crimée d'une manière complètement illégale, c'est Jean-Luc Mélenchon que je cite là,
la Crimée est perdue pour l'OTAN, tant mieux. D'accord. Nous avons toujours condamné cette annexion de la Crimée. Vous devriez voir ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon. Nous avons toujours considéré... Elle est perdue pour l'OTAN, tant mieux. ...qu'il était hors de question que des frontières soient remises en place.
Je ne vois pas une attitude agressive de la Russie. Seul le monde anglo-saxon a une vision des relations internationales fondées sur l'agression. Les autres peuples ne fonctionnent pas comme ça. Jean-Luc Mélenchon, en novembre dernier, dans le Figaro.
Oui, nous avons pensé, comme M. Zelensky et même M. Macron, que la Russie n'attaquerait pas. Oui, effectivement, si vous voulez nous faire dire ce que vous aussi, d'ailleurs, parce qu'à moins que vous l'ayez deviné, M. Poutine allait franchir les frontières, effectivement, ce qui nous amène aujourd'hui à dire très clairement que le responsable du conflit en Ukraine, il s'appelle Vladimir Poutine, il a pris seule la responsabilité. Mais ce que nous cherchons, et c'est le travail que vous faites tous les matins, c'est que nous cherchons à comprendre la dynamique des événements. Et nous cherchons à comprendre comment nous en sortir et comment fabriquer un monde de paix demain.
Parce que je vais vous dire, le monde, et vous en parlez aussi bien souvent, ce n'est pas si simple, il n'y a pas d'un seul coup, dans un monde serein, quelque chose qui vient d'éclater, je l'évoquais l'autre jour, vous entendez parler de la guerre en Yémen ? Je sais que vous en entendez parler. 377 000 morts depuis 7 ans. La France vend des armes, notamment aux Émirats arabes uniques qui font la guerre là-bas. Ça intéresse quelqu'un, vu qu'aujourd'hui on veut la paix. Ce que je veux dire, c'est que ce monde de Disneyland, où il y aurait les gentils d'un côté, et que nous serions nous dans le camp des gentils, etc., ce n'est pas si simple.
Et les États-Unis d'Amérique sont aussi engagés dans des guerres qui ont déstabilisé le monde. Sans pour laquelle, qu'est-ce que je veux pour terminer ? L'indépendance de la France. Une ligne indépendante et non alignée, ni sur les Russes, ni sur les États-Unis d'Amérique. Voilà, Poutine n'est pas mon ami, c'est un autocrate, un oligarque, un homme qui est un ultra-capitaliste, un homme autoritaire. Mes amis en Russie sont en prison. Mais je ne suis pas non plus pour courir derrière l'agenda américain, pour aussi créer des tensions au niveau international. C'est le rôle de la France, nous devons continuer ce rôle-là, c'est le rôle que se donnera Jean-Luc Lanchon, président.
8h42, Le Fil Info, Maureen Suinière, on poursuit dans un instant avec vous, Alexis Corbière.
Est-ce un pas pour tenter d'apaiser la situation ? Le président ukrainien dit être prêt à un compromis sur le statut des territoires pro-russes à l'est de l'Ukraine. Il dit aussi ne plus vouloir insister pour obtenir l'adhésion de son pays à l'OTAN. 14e jour de guerre et des évacuations qui doivent se poursuivre aujourd'hui selon Moscou. Mais les bombardements continuent aussi dans le même temps. Cette guerre et le choc énergétique qui en résulte est comparable au choc pétrolier de 1973. Déclaration de Bruno Le Maire, le ministre français de l'économie, ce matin.
L'Agence internationale de l'énergie atomique ne peut plus contrôler les données, les informations sur l'activité de la centrale de Tchernobyl. Le lien avec la centrale est coupé. C'est désormais la renumée russe qui contrôle le site. 200 employés ukrainiens restent en place pour le faire fonctionner la centrale. La pandémie de Covid qui dure depuis environ deux ans n'est pas finie. Avertissement du chef de l'ONU, Antonio Guterres, qui estime que la distribution des vaccins sur la planète est scandaleusement inéquitable. Près de 3 milliards de personnes attendent toujours leur première dose de vaccin. Le porte-parole de la délégation française décroche l'or au Paralympique de Pékin.
Benjamin Daviet remporte l'épreuve en sprint de ce qu'ils font catégorie de beau.
France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel Toujours avec Alexis Corbière, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Le cap des 2 millions de réfugiés ukrainiens a été atteint hier. La France a décidé d'en accueillir un maximum, sans condition. Est-ce que sur ce sujet précis, vous êtes sur la même ligne que le gouvernement ?
C'est toujours cette manière... Non mais je suis pour quoi... Pourquoi ça vous fait rire ? On n'a pas le droit d'être d'accord de temps en temps
même si on est adversaire politique sur certains points. Ce serait si étonnant.
Attendez, d'abord le sujet est en sérieux. Il n'y a pas de honte. Non mais je vais m'expliquer. Comme le sujet est en sérieux, oui, il faut accueillir les ukrainiens, évidemment. Et c'est l'honneur de la France. Et je vois que beaucoup d'initiatives de solidarité sont prises. Multiplions-les. Et j'ai même vu, parce que le préfet nous tient au courant, le préfet de Seine-Saint-Denis, je crois que nous avons même pour l'instant des capacités d'accueil plus importantes que les personnes qui viennent. Donc c'est tant mieux. Je m'en félicite.
Là où j'avais un petit moment, comment dirais-je, un haussement d'épaule, c'est que ce même gouvernement si dur, si froid envers les réfugiés, notamment syriens, ce même gouvernement qui a déchiré des tentes de gens qui étaient dans le froid, etc. Enfin, je veux dire, qui ne nous a pas habitués dernièrement face à nombre de migrants qui venaient de pays. D'ailleurs, où aussi, il y avait des guerres, se retrouvent aujourd'hui à vouloir parfois être aplastronés sur la question ukrainienne. Donc moi, je n'ai pas une générosité, une hospitalité vis-à-vis des malheurs du monde et de ceux qui en sont les victimes à géométrie variable. Il faut accueillir les ukrainiens. Nous devons le faire.
Mais nous devons aussi prendre notre part dans la terrible crise des migrants. Et au passage, pardon d'avoir l'esprit d'escalier, vous savez, le rapport du GIEC qui nous dit que 4 milliards d'individus dans les prochaines décennies vont être impactés par des changements climatiques que le système économique actuel a mis en cause amènera à ce que cette affaire des migrants est la grande question qui vient face à nous. Et nous devons le prendre à bras-le-corps et nous devons surtout créer les conditions d'un changement de système économique pour éviter ces grands déséquilibres. Parce que ce sera facteur de guerre, le changement climatique. Ce sera facteur de guerre.
Donc vous voyez, la question de la paix, c'est non seulement le régler en Ukraine, mais aussi avoir en tête des relations entre les peuples, des relations économiques, une vraie transition écologique qui ne participe pas au déséquilibre de la planète. Sinon, nous aurons d'autres guerres pour des raisons économiques, des questions climatiques.
Ce que je ne veux pas. On mesure difficilement encore, Alexis Corbière, toutes les conséquences économiques du conflit en ce moment. En Ukraine, il y en a une en tout cas qui se voit déjà, c'est à la pompe. Le baril de pétrole n'est pas très loin de son record historique. Vous proposez, si Jean-Luc Mélenchon est élu, de bloquer les prix des carburants. Ça commencerait quand ? Tout d'abord, dès le lendemain de son arrivée à l'Elysée ?
Oui, il aurait même fallu qu'on bloque les prix avant que les augmentations aient lieu. C'est la désaccord que nous avions avec le gouvernement, des propositions de loi que nous avons présentées à l'Assemblée nationale qui ont été rejetées. Car on voit bien aujourd'hui, tout le monde le mesure, à plus de 2 euros, je pense aux 100 plans 95, 100 plans 98, etc. Ils sont tous même, je crois, autour de 2 euros. La petite aide que propose le gouvernement, c'est 100 euros sur l'année, divisé par 12, si je ne dis pas de bêtises, autour de 9 euros.
C'était la prime inflation ? Oui, mais j'ai encore vu que ça a été vanté par le porte-parole du gouvernement
pour dire que, notamment, il y avait cette prise... Sur votre proposition, Alexis Corbière, vous les bloquez dès l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon et à quel niveau ? Déjà, on les bloquera au niveau auquel ils seront à ce moment-là. Donc, s'ils sont à 2,20 euros
ou dans 1,30 euros, on les bloquera à ce prix-là ?
Oui, mais surtout, ce que nous disons, nous, c'est années blanches sur les dividendes qui sont faits notamment par ces grands groupes pétroliers. Il y a un problème de fond, c'est que vous avez aujourd'hui parfois des aides publiques qui sont imaginées alors qu'on ne propose pas, on n'impose pas à des groupes qui font des profits à l'heure actuelle de pouvoir, comment dirais-je, redistribuer cette richesse, notamment pour éviter cette augmentation.
Pour dire les choses plus clairement, quand Total fait 7,3 milliards qu'il redonne de dividendes à ses actionnaires, nous n'avons pas à aider Total à participer, à enrichir ses actionnaires et nous devons dire à tous ces groupes, notamment du CAC 40.
Vous croquez les prix, mais comment vous vous débrouillez par rapport à Total, par exemple, si Total vous dit ben non,
vous pensez que Total va refuser le marché français ? Vous pensez que nous sommes aussi faibles que ça que nous nous laissons imposer aujourd'hui par des groupes sans aucune capacité de dialogue avec eux ? Vous prenez, vous taxez les dividendes de Total ? Oui, je pense qu'il faut une élanche pour les dividendes. Écoutez, vu que c'est un moment
extrêmement difficile, pour quelle raison ? Est-ce que vous ne pensez pas que Total tout simplement va dire qu'on ne verse pas de dividendes cette année-là si on sait que l'État nous prend tout ?
Nous verrons par la loi comment on fait les choses. Cet argent des dividendes est reversé aux automobilistes ? Pourquoi pas ? Ça participera à des aides publiques qui pourront effectivement participer à l'aide à ce que les prix soient le moins important possible. Pour quelle raison ces choses-là vous semblent, comment dirais-je, incroyables quand nous disons qu'il faut un blocage des prix, notamment sur les produits de première nécessité ?
D'abord parce qu'on n'avait pas bien compris cette mesure-là. Pour tout vous dire, en lisant votre programme, on avait compris que les prix étaient bloqués au niveau d'avant, pas au niveau d'aujourd'hui parce qu'effectivement bloquer les prix à 2 euros, 2,10 ou 2,20 mais j'entends pour les automobilistes qui nous écoutent ils doivent se dire il est bien simple M. Corbeier mais ça ne sert à rien. Mais vous avez raison. On avait compris dans le programme peut-être qu'il a changé ou peut-être qu'on l'a mal lu que c'était le prix d'avant.
Oui, mais c'est ce que nous disons sur le blocage des prix de première nécessité d'éviter avant l'inflation. Là, ce que vous me demandez c'est précisément comment on fait en retour sur les prix. Là, en plus, désormais, admettez que sur la question du pétrole dans un moment de crise particulière avec les conséquences de la guerre c'est difficile de calibrer exactement les choses. Ce que je vous dis, moi c'est qu'il est hors de question qu'on soit dans une période de sur-profit sur des groupes énergétiques et que ce soit uniquement par des aides publiques qu'on essaie de compenser ça. Donc il faudra effectivement s'en prendre au groupe pétrolier.
Je suis favorable effectivement à revenir sur les prix antérieurement à l'augmentation. Mais alors, quelle est la proposition
qui sera dans le programme ? Très concrètement, l'élection elle est dans un mois. Alexis Corbière, vous vous engagez à ce que les prix des carburants ils soient à combien ? Au niveau d'il y a un an ? Au niveau d'aujourd'hui ? Au niveau du jour du second tour le 24 avril ?
Mais pour quelle raison ? Moi, avant, lorsque nous avons proposé dernièrement notre opposition de loi qui était avant la grande augmentation qui était déjà assez élevée, nous souhaitons revenir à cet objectif-là. Mais que les choses soient claires, comment dire, je ne sais pas pourquoi vous voulez tourner autour du pot dans un moment difficile. On essaie de comprendre votre programme. Elle est très simple. Nous souhaitons un blocage des prix. Nous ne voulons pas que les prix soient trop importants. Il s'agit aussi de calculer en fonction du niveau de vie général d'un panier de produits notamment dans lequel nous plaçons le prix du gaz, nous plaçons le prix du pétrole. D'accord ?
Donc, en fonction de ça, les prix sont calibrés en fonction aussi des besoins des gens.
Et c'est un blocage des prix pour tout le monde. Qu'on soit riche, pauvre travailleur où on part en week-end, on a le droit à ce prix bloqué.
Oui, je pense qu'il y a des produits de première nécessité qui en fonction du niveau de vie général. D'accord ? Non, mais voilà ce qui me semble-t-il et la question énergétique fait partie des produits de première nécessité que ce soit pour se chauffer, pour se payer. Pour ce qui est des plus riches que vous évoquez, c'est par la fiscalité que nous voulons régler cette affaire. 14 tranches d'impôts et les plus fortunés effectivement pourront participer de manière plus importante à la solidarité nationale. 14 tranches d'impôts et de toute manière on n'est pas...
C'est le cas il y a quelques années en France, c'était le cas avant la réforme Dominique de Villepin je crois sous Jacques Chirac. Vous revenez au système ancien. Non, ce n'était pas pour vous relancer parce que je vais tenter de lancer un fil infos à l'heure aujourd'hui. C'est à peu près raté mais tout de même 8h51, Maureen Suignard on vous retrouve dans un instant. Merci de m'avoir laissé terminer Alexis Corbière on vous retrouve tout de suite.
Le choc énergétique de 2022 est comparable au choc pétrolier de 73. déclaration de Bruno Le Maire ce matin le ministre français de l'économie un choc qui risque de s'accentuer après l'annonce des Etats-Unis de mettre en place un embargo sur les hydrocarbures russes. Sur France Info le député la France Insoumise Alexis Corbière invité du 8h30 France Info plaide de son côté pour cibler la pression sur les oligarques russes au 14ème jour de guerre.
Une décision jugée trop tardive pour la famille le statut de détenu particulièrement signalé est levé par le Premier ministre pour Ivan Colonna l'indépendantiste Corse agressée en prison par un détenu radicalisé est toujours dans un état grave ce statut empêchait son transfert vers la Corse. Des réservations possibles 6 mois à l'avance pour préparer ses vacances la SNCF met en vente ce matin les billets de train pour cet été du 2 juillet au 28 août. Après une victoire au match allé le PSG se déplace pour la rencontre retour des 8ème de finale de la Ligue des Champions face au Real Madrid match à suivre sur France Info à partir de 21h le Bayern et Liverpool sont déjà qualifiés pour l'écart.
France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Alexis Corbière député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis après le retrait de Christiane Taubira la primaire populaire a décidé de vous soutenir de soutenir Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle vous acceptez ce soutien ?
En période présidentielle on accepte tous les soutiens du tout il vienne si même vous vous nous souteniez grand plaisir franchement on est à 33 jours l'élection présidentielle on fait campagne on remplit les salles et si des femmes et des hommes souvent en plaquant en raisonnement qui consiste à dire quand on a le cœur à gauche écologiste pour la démocratie qu'il y a une candidature qui est en capacité d'être au second tour de créer des conditions sans aucun doute d'un débat face à Emmanuel Macron que ce ne soit pas l'extrême droite qui débattent avec lui au second tour mais celui qui porte le camp des exigences populaires sociales
donc tant mieux
vous n'avez pas été tendre
avec la primaire populaire pendant des mois vous avez même dit que le processus n'était pas légitime là ils vous soutiennent vous dites super
je veux une bonne réponse tant mieux bienvenue merci comme il y a des millions de gens et vous savez à ceux qui m'écoutent peut-être vous qui jusqu'à présent êtes un électeur socialiste écologiste communiste que sais-je on peut se rassembler derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour être au second pourquoi on ne le fait pas à l'heure actuelle on réfléchit ensemble sur la base des sondages mais si on refait seulement ce qu'on a fait ensemble en 2017 je parle à tous nos amis électeurs les 7 millions on peut être au deuxième tour de l'élection présidentielle bon sang face à Macron vous voulez qu'on parle de quoi moi je souhaite qu'on parle d'augmentation du SMIC je souhaite qu'on parle retraite à 60 ans je souhaite qu'on parle réduction de l'écart des salaires dans les entreprises je ne veux pas qu'on parle des arabes de je ne sais pas quoi comme le veut monsieur Zemmour ou madame Le Pen qui sont des sujets de diversion par rapport aux préoccupations je souhaite qu'on parle blocage des prix afin d'éviter que la situation soit tendue je souhaite qu'on parle répartition des richesses etc etc donc c'est ça les sujets et avec Jean-Luc Mélenchon c'est possible on est à 33 jours de pouvoir le faire faisons-le et tous ceux qui arrivent à ce raisonnement même si par un moment ils ont pris des chemins de traverse et des chemins escarpés que moi-même j'avais du mal à comprendre ce qui m'intéresse c'est ce qu'on soit
quand vous voyez aujourd'hui le score et ce qui ressemble à une progression dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon dans cette dernière ligne droite et quand vous voyez également le score de Fabien Roussel le candidat communiste est-ce que vous êtes en train de vous mordre les doigts de vous dire avec lui la probabilité d'être au second tour ou plutôt sans lui la probabilité était nettement plus élevée
mais je me mords pas les doigts je dis à Fabien Roussel regarde Fabien ce qu'on pourrait faire ensemble donne moi la main de camarade comme disait Claude Nougaro et franchement bon mais une fois qu'on a dit ça bon mais c'est à Fabien aussi et ses amis d'en discuter si on est ensemble on peut être au second tour on peut écrire ensemble une magnifique page de l'histoire de France
est-ce que c'est en disant comme le dit votre collègue insoumis Éric Coquerel qu'il est influencé par la pression de l'extrême droite qu'on va se réunir
au soir du premier tour Marc Fauvel vous êtes un des meilleurs journalistes de Paris vous avez suivi non mais parce que là c'est pas correct pourquoi ? parce qu'Éric a fait un démenti en disant qu'il n'a jamais dit ça il n'a jamais dit ça ? non non qu'il n'a pas dit ça et il a fait un tweet après pour dire qu'il n'a pas tenu mais à coup le pas à mon tour j'avais pas vu le et de toute manière que les choses soient claires je vous interpelle comme ça parce que je me fixe cette ligne et tous mes amis aucune polémique avec le parti communiste français d'accord ? et surtout pas ce genre de vocabulaire
parce qu'il va falloir se rassembler
mais parce que de manière générale j'ai des désaccords à commencer parce que je viens de vous dire je ne comprends pas pourquoi Fabien ne marche pas avec nous pour être au second tour ceci dit je ne vais pas venir le titiller lui parfois le fait d'ailleurs et je pense qu'il a tort ça ne sert à rien
vous ne voulez pas dire de mal en public de Fabien Roussel en revanche lui il ne se prive pas il dit ça fait longtemps que le PS ne parle plus qu'aux bobos des villes et Mélenchon à la fraction radicalisée des quartiers périphériques moi je parle au peuple
bah ouais bah écoutez bah quoi ? faudra qu'il nous explique c'est quoi la fraction périphérique c'est quoi qu'il dit ?
ouais la fraction radicalisée des quartiers périphériques
ouais la fraction radicalisée des quartiers périphériques et bien écoutez je pense que ceux qui ont le communisme au coeur doivent comme moi se poser des questions sur ce qu'a voulu dire Fabien Roussel mais ça peut arriver ça m'arrive parfois peut-être qu'on dit des choses des maladresses le matin au micro mais ça je ne comprends pas parce que moi je suis un élu de cette fraction périphérique et c'est des gens c'est des citoyens qui ont des droits et qui sont souvent sont maltraités donc c'est un honneur pour moi de défendre les gens qui en banlieue par exemple en Seine-Saint-Denis ont plus de professeurs absents dans les lycées ont plus d'hôpitaux malmenés ont pas de commissariats etc.
ont des immeubles qui sont pas toujours qui sont assez délabrés donc je ne comprends pas ce qu'il veut dire parce que le peuple il est là aussi mais enfin passons mais je veux dire perdons pas de temps les amis je lance un appel fraternel moi c'est ça qui m'intéresse on est à 33 jours l'élection présidentielle comme Jean-Luc Mélenchon c'est ma 3ème élection présidentielle c'est maintenant que ça se joue c'est maintenant bon sang on a la possibilité ce qui est assez enthousiasmant de pouvoir être au second tour de l'élection présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon voilà il faut arrêter les petites polémiques on a le droit de ne pas être en total accord avec notre programme c'est pas le sujet la question elle est fondamentale il n'y a que 3 futurs devant nous soit M.
Macron soit l'extrême droite je ne sais pas quel visage l'Europe présentera soit aujourd'hui qu'en carte de Jean-Luc Mélenchon et donc les petites polémiques que vous évoquiez tout à l'heure je trouve ça triste que des gens qui se réclament du parti socialiste voire même de M. Jadot consentent leur unique énergie aujourd'hui de nous allumer la gueule en racontant en plus des sottises franchement en transformant M.
Jadot qui est d'un courant plus anti-militariste et pacifiste à une espèce de gens de personnes qui ne cessent d'en rajouter dans des propos où il se perd à mon avis ça n'a pas de sens fondamentalement est-ce qu'on veut aujourd'hui dire que dans ce pays le bilan de Macron c'est les 5 personnes les plus riches qui possèdent autant que 40% de la population vous entendez les gens 5 personnes en France aujourd'hui possèdent autant que 27 millions de gens ça c'est le bilan de Macron je veux une autre répartition des richesses et c'est possible
Alexis Corbière il se passe quoi le soir du premier tour si vous avez la possibilité d'accéder au second tour vous appelez qui en premier ?
Tout le monde tous ceux qui veulent de quoi vous parlez ?
Vous appelez Fabien Roussel vous appelez Yannick Jadot vous appelez Annie Dalot
Rassemblons-nous tous tous pour pouvoir écrire un autre futur pour le pays on va construire une nouvelle majorité avec ceux qui le souhaitent sur des exigences comment dirais-je écologiques sociales etc c'est à eux ou à d'autres ce que je ne souhaite pas de dire j'en serai pas mais les amis écoutez-moi ça veut dire qu'on peut ouvrir une page nouvelle en mettant au coeur de la conversation ce qui est la grande question qui vient la transition écologique le social et passer en 6ème république parce que ce qui nous rend tous fous c'est ce présidentialisme et ces institutions qui me semblent très antidémocrates Merci beaucoup Alexis Corbière
le temps est passé vous n'avez pas reçu le texto des autres membres de la commission défense de l'assemblée après vos propos tout à l'heure non mais mes propos on l'aura compris qui est de dire on aura compris merci bonne journée à vous si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisée La Bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr
Alexis Corbière