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interviewC à vous· 4 février 2025 52 min

Narcotrafic, immigration, censure : Gérald Darmanin répond - C à vous : l’intégrale - 04/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Laura.

Emilie? - E.Tran Nguyen: C'est la Journée mondiale de la lutte contre le cancer.

Il y a une mobilisation inédite pour réclamer l'interdiction de l'aspartame. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le professeur B.Hansel.

Patrick? - P.Cohen: Je vous parle du fléau de la drogue, le narcotrafic.

Une proposition de loi a été adoptée à l'unanimité par le Sénat. Réorganisation de la justice, moyens judiciaires, renforcement de l'arsenal...

On détaille tout ça... - A.-E.Lemoine: Avec notre invité, G.Darmanin, ministre de la Justice.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Dans la Story de Mohamed, un sujet vous a interpellé? - M.Bouhafsi: 4 propositions pour répondre aux violences faites aux femmes.

Déjà 9 féminicides depuis le début de l'année. - L.Sénéchal: Prescription pour les viols commis par l'abbé Pierre. - A.-E.Lemoine: On va parler de beaucoup de choses.

Notamment le retour de Bridget Jones au cinéma. R.Zellweger est notre invitée.

On accueille également Youssoupha. Un titre, "Dieu est grande", qui inspire toute une génération. M.Gasteuil nous présente son père, qui est le héros de son nouveau spectacle, "Retour aux sources".

Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. Unanimité cet après-midi au Sénat sur la question du narcotrafic. - P.Cohen: 338 voix pour, 1 contre.

C'est une sénatrice centriste des Bouches-du-Rhône. Je ne saurais pas vous dire pourquoi. En présence de deux ministres de la Justice, justice vous-même, et B.Retailleau.

Une loi transpartisane qui renforce la lutte contre le narcotrafic. Le texte cosigné de sénateurs sera examiné dans un peu plus d'un mois par l'Assemblée nationale. Cette loi prévoit un parquet spécialisé.

On a déjà un procureur et des magistrats chargés des délits financiers. Idem pour les crimes terroristes. Sur le même modèle sera créé un parquet national anticriminalité organisée, épaulé par des services d'enquête dirigés par un Etat-major criminalité organisé.

L'un sera basé à Nanterre et l'autre à Paris. Certains l'imaginent à Marseille...

Ce sera opérationnel pour janvier 2026. - A.-E.Lemoine: A part la concentration des moyens d'enquête? - P.Cohen: A renforcer pour frapper les narcotrafiquants au portefeuille.

D'abord pour justifier leur train de vie. L'article 4 prévoit de systématiser les enquêtes. Les services de police ont dit que ce n'était pas utile.

Les sénateurs ont estimé que si. Dans le même mouvement, la possession de biens dont le propriétaire ne peut justifier l'origine sera rendue passible de 5 ans de prison. Autre mesure choc: l'interdiction du paiement en liquide des voitures de location.

Tracer l'argent, repérer et punir les guetteurs et les petites mains. Les préfets pourraient prononcer des interdictions de paraître sur les points de deal. Serait créé un délit d'offre de recrutement de mineurs sur les réseaux sociaux. - A.-E.Lemoine: La loi prévoit aussi de développer les moyens du renseignement. - P.Cohen: Et le champ d'action, sur le modèle de la lutte antiterroriste.

Avec le recours à l'analyse automatisée des communications. Permettre aux services de renseignements d'accéder aux échanges de communication des trafiquants. Un dispositif contesté par la gauche. - A.-E.Lemoine: Vous ne nous avez pas parlé des prisons. - P.Cohen: Monsieur Darmanin, vous voulez créer des prisons de haute sécurité pour les détenus les plus dangereux.

Nos prisons sont plus que pleines. Près de 81 000 détenus pour 62 000 places. L.Wauquiez a une idée. - L.Wauquiez: La France n'a pas un problème de surpopulation carcérale mais de sous-capacité.

On est un des pays d'Europe qui a le moins de places de prison. On a fait une loi d'urgence pour construire pour les Jeux olympiques. On fait une loi d'urgence pour reconstruire Mayotte.

Pourquoi on ne fait pas une loi d'urgence pour construire enfin les places de prison dont on a besoin et qui permettrait de répondre à ce problème? - P.Cohen: Après les JO, Notre-Dame, Mayotte, les prisons...

C'est une bonne idée? - G.Darmanin: Je pense que c'est une bonne idée d'accélérer les procédures qui permettent de construire des prisons.

Des procédures pour construire des choses, ça doit être la généralité. La loi a été votée à l'unanimité. La sénatrice a corrigé son vote.

C'est un point très important. On espère que l'Assemblée nous suivra. On espère que le Conseil constitutionnel validera les positions ambitieuses.

On touche à des techniques judiciaires, des techniques d'écoute téléphonique moderne. Le Conseil constitutionnel sera dans ce rôle de regarder ce qui se passe. Si on part du principe que la drogue est un problème de sécurité nationale.

Déstabilisation des Etats, corruption des agents, assassinats de journalistes, avocats, magistrats, agents pénitentiaires...

On a l'exemple d'une cause de sécurité nationale, comme le terrorisme. Il faut passer de la sécurité classique de la rue, de la santé publique...

Il y a des tas de sujets autour des addictions et de la prévention. C'est le rôle de la société. Il faut passer de ça à la lutte contre une cause qui vient déstabiliser nos démocraties.

Aux Etats-Unis, la première cause de mortalité est le fentanyl. Même les pays les plus développés, avec la PJ la plus efficace, ont ces difficultés. - P.Cohen: Les Etats-Unis sont également le pays le plus répressif. - G.Darmanin: Pas sur la drogue. 35 Etats sur 50 ont dépénalisé.

Il y a beaucoup de laisser-aller dans certains endroits. Ce qui est sûr, c'est que l'Europe devient un continent submergé par une drogue qui est devenue peu chère. On la produit beaucoup en Afghanistan et en Amérique du Sud.

Avec le Sénat, on a voulu spécialiser notre police et notre justice. Aujourd'hui, on a réussi à lutter contre le terrorisme. On a pris en considération qu'on devait spécialiser les magistrats, les policiers...

Il y a un régime de détention en prison spécifique. Monsieur Abdeslam est dans un régime spécifique. - A.-E.Lemoine: N'est-on pas déjà submergés? - G.Darmanin: Je n'arrêtais pas de le dire quand j'étais ministre de l'Intérieur.

D'autres n'arrêtent pas de le dire. Ce qui a bousculé notre Etat, c'est le drame d'Incarville. Quand on a vu qu'un trafiquant de drogue, qui n'était pas le plus haut trafiquant de drogue que nous connaissions...

Des gens comme lui, il y en a des centaines dans les prisons françaises. Ce n'était pas l'ennemi public numéro 1. Il a su s'évader de sa prison en assassinant, avec l'équipe qui l'a libéré, 2 agents pénitentiaires en pleine journée.

Les conditions de professionnalisme dépassent l'entendement. Il y a une surface financière telle qu'ils sont capables de commander des équipes depuis leur cellule. Les Français ne le comprennent pas.

Ce n'est plus simplement le point de deal près de chez nous, c'est comment l'Etat est défié dans son autorité. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que vous voulez prendre modèle sur le système carcéral italien, utilisé pour la mafia.

A Rome, vous avez visité un centre où une cinquantaine de détenus sont soumis à un régime d'isolement. En quoi ce modèle italien peut permettre d'empêcher les criminels de continuer à agir depuis la prison? - G.Darmanin: L'Italie a inventé la mafia, mais elle a aussi inventé l'antimafia.

On peut s'inspirer de ce modèle, qui a été validé par la Cour européenne des droits de l'homme. - A.-E.Lemoine: Les mesures posent question.

Elles sont très strictes. - G.Darmanin: Elles utilisent la modernité, les technologies.

Les grandes difficultés, aujourd'hui, c'est qu'on sort les détenus et on les amène devant le juge. C'était le cas de monsieur Amra. On les sort de leur prison et on les ramène.

Peu de gens attaquent les prisons. En Italie, l'intégralité se fait en visio. C'est un régime de détention différent de ce qu'on a en France.

Rien ne va dans ce système carcéral. Nous ne sommes pas capables d'empêcher les narcotrafiquants de communiquer à l'extérieur. Ils peuvent téléphoner.

En même temps, des gens dorment à terre. Il faut être plus dur avec les narcotrafiquants en les rassemblant dans des prisons de haute sécurité. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un incubateur de crimes, la prison? - G.Darmanin: Combien de personnes représentent ce degré de dangerosité? 600, 700... - P.Cohen: On peut en libérer plein? - G.Darmanin: On peut penser que notre système carcéral doit se concentrer sur les personnes les plus dangereuses pour l'extérieur et peut-être être plus attentif à la réinsertion de personnes qui ne représentent pas un danger pour l'extérieur. - P.Cohen: C'est quelque chose que votre famille politique a toujours refusé, l'idée qu'il faut trouver des alternatives à la prison et les multiplier. - G.Darmanin: Ce qui compte, quand on donne une punition à quelqu'un, ce n'est pas la dureté de la peine qui compte, c'est sa durabilité.

Si vous punissez des gens 10 ans après le crime qu'ils ont fait, ça n'a aucun sens. En revanche, qu'on soit sûrs qu'ils fassent de la prison...

C'est plus efficace que de multiplier les places de prison et les peines. Ma mère ne comprend pas pourquoi quelqu'un qui est condamné à 6 mois de prison ne fait pas de prison. Que font les magistrats?

Loin du laxisme qu'on pense, ils augmentent le quantum de peines. On a un système un peu fou où on a augmenté la durée de la peine des prisonniers par rapport à ce qu'on aurait fait si on était plus fermes. Plusieurs ministres ont essayé de répondre à la question carcérale.

Nous ne discriminons pas les détenus par rapport à ce qu'ils ont fait. On discrimine les détenus par rapport au fait d'être en prison provisoire ou s'ils sont condamnés définitivement. Monsieur Amra était en prison provisoire.

On est mauvais sur les gens qui devraient se réinsérer. Il faudrait revoir le système carcéral. - A.-E.Lemoine: On serait meilleurs avec le modèle italien? - G.Darmanin: On pourrait se concentrer sur une centaine de personnes.

On fait 10 fouilles par jour s'il le faut. Les gens ne sortent pas de leur prison. Il y a un système de technologies qui fait qu'on est certains qu'ils ne peuvent pas communiquer avec l'extérieur.

On est plus à l'écoute des personnes qui ont commis des délits graves mais qui ne sont pas dangereuses pour l'extérieur. La personne qui fait un délit routier, qui a eu la possibilité d'écraser quelqu'un, qui l'a rendu handicapé, c'est normal qu'il aille en prison, mais il ne doit pas aller dans le même lieu que le narcotrafiquant. - P.Cohen: La délinquance financière n'irait jamais en prison? - G.Darmanin: Non.

Ce n'est pas les mêmes prisons. Pour construire une prison en France, on met 7 ans. On peut faire construire des prisons de haute sécurité pour les personnes les plus dangereuses, celles qui vont s'évader, celles qui doivent être mises dans un cocon technologique pour ne pas communiquer avec l'extérieur.

Il y a des prisons à taille humaine où on est enfermé, privé de sa liberté, mais on n'est pas dans un cocon et une protection. Personne ne va attaquer une prison où il y aurait des prisonniers qui auraient fait des délits routiers. Si je devais passer un message, c'est qu'il faut changer notre système carcéral pour permettre la réinsertion de ceux qu'on peut réinsérer.

On doit mettre à l'isolement les quelques centaines de personnes qui sont capables de commander des points de deal et d'assassiner des magistrats, des gendarmes... - A.-E.Lemoine: E.Piolle a appelé à mener des tests salivaires anonymes à l'Assemblée et au Sénat.

C'est une bonne idée? - G.Darmanin: Je suis prêt à me soumettre à tous les tests que monsieur Piolle voudrait. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire qu'il y a un problème? - G.Darmanin: Il faut aussi le faire dans son conseil municipal.

E.Piolle ne lutte pas contre la drogue à Grenoble. Il souhaite plus qu'une légalisation générale.

Ca décourage beaucoup les policiers qui luttent contre le narcotrafic. Les agents municipaux ont été écrasés par des bandes qui naissent de ce narcotrafic. Il a un discours très déresponsabilisant pour la police. - E.Tran Nguyen: La question, c'est la consommation en France.

Plus d'un million de personnes ont testé la cocaïne en 2023. - G.Darmanin: La cocaïne augmente, c'est vrai.

Les drogues de synthèse augmentent. Ce sont les plus dangereuses. Personne ne le dit, mais la consommation de cannabis baisse en France.

Il y a encore beaucoup de gens qui consomment du cannabis. Mais la lutte contre les stupéfiants, ce n'est pas juste plus de police et de gendarmerie. C'est une lutte de prévention également.

Il y a des cercles de pouvoir, de richesse qui utilisent la drogue. De mes yeux, j'ai vu les scooters de La Défense venir dans les tours Picasso de Nanterre récupérer de la drogue. Ce n'est pas qu'une question de jeunes de quartiers issus de l'immigration.

Ce sont aussi des cadres, des journalistes, des politiques qui en consomment. La question de la drogue n'est pas qu'une question de jeunes de quartiers issus de l'immigration. - E.Tran Nguyen: L'immigration, justement...

Les chiffres pour 2024 ont été publiés. Les expulsions d'étrangers sont en hausse. Les régularisations sont en baisse de 10 %, avant même l'application de la circulaire Retailleau.

Faut-il réduire encore plus les régularisations, comme le souhaite le ministre de l'Intérieur? - G.Darmanin: C'est une question difficile à répondre en quelques instants.

Je ne pense pas que l'immigration soit mauvaise pour le pays. C'est une chance d'avoir des immigrés qui travaillent, qui s'assimilent, qui respectent la République. Mes deux grands-pères étaient une chance pour moi.

En même temps, quand l'immigration est irrégulière, quand on ne peut pas l'assimiler, ça peut être une difficulté pour la France, comme pour les personnes qui viennent. Dire que c'est une chance ou une malchance, c'est caricaturer un propos qui n'est pas la réalité que nous vivons. L'immigration, ce sera un fait de plus en plus important.

Du fait du réchauffement climatique, les réfugiés...

Il faut qu'on écoute le mouvement du monde. La difficulté que nous devons avoir, et je pense que le ministre de l'Intérieur a raison...

Lorsqu'on édicte des règles, il faut que ce soit des règles comprises par tout le monde, rapidement comprises. Quand on dit non à quelqu'un, il doit s'en aller. Quand on dit oui, il doit vite s'intégrer.

Vos résultats sont les premiers de la loi immigration. Il faut accélérer les procédures. On dit non au bout de 2 ans et demi.

Entre-temps, ils ont eu des enfants, ils ont travaillé. Ils vont demander une régularisation du fait qu'ils ont une vie familiale en France. Personne n'est bon dans cette histoire.

Ni l'Etat, ni l'étranger...

Il faut rendre beaucoup plus rapides nos décisions collectives. - A.-E.Lemoine: Demain, une motion de censure à l'initiative de LFI sera examinée à l'Assemblée nationale.

Les socialistes ont annoncé qu'ils ne la voteraient pas. Le RN semble prendre le même chemin. Vous êtes heureux de ce répit que vous offre le PS et le RN? - G.Darmanin: Je suis heureux que mon pays ait un peu de stabilité.

La France est une grande puissance mondiale, qui regarde son nombril pendant que Trump investit dans l'IA, pendant que la Russie et monsieur Trump se mettront d'accord sur le dos de l'Ukraine. La question du Proche-Orient nous touche tous. En Inde, on a une puissance mondiale qui va sans doute devenir une des plus grandes puissances du monde.

Quand on va au Moyen-Orient, quand on se balade en Amérique du Sud, on voit que le moderne l'emporte. Je suis heureux que mon pays ait un peu de stabilité. La difficulté que nous connaissons, c'est qu'une fois qu'on a cette stabilité, il faut faire des choses pour la France. - A.-E.Lemoine: Sans majorité, c'est plus compliqué. - G.Darmanin: Pour réussir, il faut du temps, de l'argent et un Parlement.

On n'a rien de tout ça. Il faut faire au mieux avec ce trio infernal. Je voudrais remercier le PS, qui apporte une solution qui n'a pas été facile.

Il a rompu un accord avec LFI. Il l'a fait. C'est courageux.

Il faut qu'on écoute davantage le PS. - A.-E.Lemoine: D'autres sujets dans la Story de Mohamed. - C'était horrible.

On ne méritait pas ça. - Toucher une femme, je n'ai pas de mots... - C'est un peu compliqué d'être un homme quand je vois tout ça. - Que la justice fasse son travail!

Ils ne sont pas assez punis. - M.Bouhafsi: Isabelle, Géraldine, Sandy, Sonia et 5 autres femmes, toutes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint pendant le mois de janvier.

Les 2 enfants de Sandy ont assisté au meurtre de leur mère. En septembre 2017, la soeur de Sandrine est brûlée vive par son compagnon. - Ma soeur a été immolée par son compagnon en 2017, devant sa petite fille.

Ca faisait quelques semaines qu'elle avait annoncé à son compagnon qu'elle voulait se séparer. Il n'a pas supporté. Sandrine est allée la chercher à son travail.

La dispute a dégénéré. Il l'a battue pendant 15 minutes. Ensuite, il l'a aspergée d'essence et a mis le feu.

Le mot commun à toutes les familles, c'est le mot solitude. Ce n'est pas normal qu'on n'ait pas d'accompagnement psychologique. - M.Bouhafsi: Si les associations évoquent un arsenal juridique qui s'est renforcé, elles regrettent, pour la plupart, le manque d'application des textes et de moyens techniques.

Seuls 5000 téléphones grand danger étaient déployés en 2023. On ne dénombrait que 1000 bracelets sur des conjoints ou ex-conjoints condamnés pour violences. - En janvier 2024, j'ai été étranglée par mon mari devant mes enfants.

Ce n'était pas la 1re fois, mais celle-ci a été plus violente. Si les enfants ne crient pas à côté, je ne sais pas si j'aurais porté plainte. J'avais peur pour ma vie.

A partir du moment où il a été éloigné du domicile, il n'y a pas eu de contrôle. Je n'ai pas eu peur. Mais les enfants avaient peur. - M.Bouhafsi: La semaine dernière, l'Assemblée nationale a voulu aller plus loin.

Les députés ont validé la proposition de loi inscrivant le contrôle coercitif sur le contrôle pénal. Plusieurs députés ont porté ce texte. - Le contrôle coercitif, c'est une cage.

Il faut des barreaux. Le premier barreau, ça peut être la violence psychologique. Il la fait suivre ou utilise son téléphone portable pour l'appeler sans arrêt.

Quand une victime va dans un commissariat, le policier regarde, il pose des questions. Là, la victime se trouve en situation où, enfin, on la comprend. On va pouvoir l'aider à sortir de cette cage. - M.Bouhafsi: Dans le magazine "Elle", vous avez fait 4 propositions... ...

Des mesures jugées trop timides par l'avocate A.Bouillon, qui regrette l'absence d'un volet éducatif. - Ca ne va pas dans le bon sens.

J'attends aussi des pouvoirs publics qu'ils s'attaquent au coeur du problème. La racine du problème, c'est une question culturelle, l'éducation que l'on donne à nos enfants. C'est la manière dont on déconstruit les schémas de domination qui font que découlent les violences.

Si on se contente, comme le garde des Sceaux semble le faire, d'avoir une approche uniquement répressive autour de ces questions, nous ne réglerons rien du tout. Je crains que ces mesures soient plus des effets d'annonce. - M.Bouhafsi: Comme E.Macron, vous avez exprimé votre avis sur l'expression du consentement dans la Constitution.

Ca ne fait pas l'unanimité chez les féministes. - Il faut manier la question avec un peu d'attention et de précision. Si le texte est mal rédigé, ça peut se retourner contre les victimes.

On peut enquêter sur elles, sur leurs moeurs, pour voir si elles ont formulé le consentement ou non. Alors qu'on sait que dans le viol, il y a tout un tas de contrôles coercitifs qui faussent la notion de consentement. - M.Bouhafsi: Est-ce qu'inscrire la notion de non-consentement dans la loi, ce n'est pas inverser la situation et mettre la victime au coeur des questionnements?

Comment faire pour que la justice protège les femmes dont le mari ne respecte pas le contrôle judiciaire ou l'interdiction de rapprochement? - G.Darmanin: Sur la question du consentement, je partage en partie ce que vient de dire la présidente de cette association féministe.

Il ne faut pas que l'enquête qui regarde l'agresseur aujourd'hui se concentre demain sur la victime et l'expression de son consentement. En même temps, on ne peut pas dire que quand on dépose plainte, ce n'est pas suivi parce que la loi pénale d'aujourd'hui ne serait pas assez précise. - P.Cohen: Vous pensez vraiment que c'est ça?

Je ne connais pas de cas où l'absence de la notion de consentement ait empêché des poursuites ou ait abouti à une relaxe quand il y avait une date de condamnation. - G.Darmanin: On peut considérer qu'on a, malgré les grandes difficultés que nous avons...

Nous avons progressé depuis 2017 avec les personnes qui ont fait avancer la cause, comme M.Schiappa. On est passés de 5 % de détenus pour violences sexuelles en 2017 à 18 % aujourd'hui.

Il y a encore beaucoup de travail, beaucoup de féminicides. Il y a des centaines de milliers de plaintes qu'il faut suivre, mais il y a un progrès. Je reviens à ce qu'a dit l'avocate.

Les policiers et les gendarmes m'ont expliqué que quand quelqu'un a été violenté sexuellement, physiquement, c'est souvent dans le cadre du couple, à 60 %. La personne le fait parfois sous addiction. La personne est bourrée, alcoolique.

La personne est mise en garde à vue. Il faut qu'il dégrise, appeler le médecin. On a perdu 24 heures de garde à vue.

Là, on n'arrive pas à caractériser la plainte déposée. Beaucoup de policiers et gendarmes m'ont dit que s'ils avaient 72 heures, ce serait une énorme avancée. Pour les crimes, c'est 48 heures.

On va donc plus loin. Ca a été adopté quasiment à l'unanimité de l'Assemblée nationale. Ca permet de mieux écouter la famille, de trouver un logement.

L'une des difficultés, c'est la caractérisation des violences qu'il y a eu, qu'elles soient physiques, notamment. On n'a pas toujours d'hôpitaux. Dans les quartiers, c'est toujours difficile.

Les 72 heures nous aident à caractériser les plaintes. On peut trouver une rédaction qui complète l'article du Code pénal aujourd'hui: la surprise, la contrainte, avec une précaution autour de l'acte non consenti. Le magistrat aurait donc 2 possibilités de pouvoir poursuivre: soit la contrainte, la surprise, soit l'absence de consentement ou l'expression d'un rapport non consenti.

L'Assemblée nationale nous a écoutés. Elle va saisir le Conseil d'Etat pour qu'on ait un avis juridique et pour faire un texte de loi plus ouvert pour écouter les victimes, et pas plus rétréci, comme le craindraient une partie des associations féministes. - P.Lescure: La cour d'assises des mineurs de l'Essonne a condamné à 10 années de réclusion criminelle une personne pour le meurtre de Lilibelle, qui a été tuée de coups de couteau dans le ventre lors d'une rixe.

Sa mère s'est insurgée d'une décision inadmissible, car trop faible à ses yeux. Elle vous a même interpellé. Le parquet a fait appel de cette condamnation.

Ca va dans le bon sens? - G.Darmanin: Je ne peux pas commenter ce que font les magistrats.

Le parquet avait demandé une peine beaucoup plus importante. Il voulait qualifier ce qui s'était passé d'homicide volontaire. Ce qui s'est passé, c'est que le jugement a considéré que c'était un homicide involontaire. 10 ans, c'est le maximum de la qualification juridique d'homicide involontaire.

Il y a un appel. Le parquet a permis un nouveau procès. Je vais répondre à cette maman.

Quand on m'interpelle, mon travail est aussi d'être le ministre des victimes. Je ne suis pas le ministre de la prévention. L'avocate a raison, mais c'est plutôt à la secrétaire d'Etat ou à la ministre...

Cette maman est victime. Elle m'a demandé un rendez-vous. Je vais évidemment la recevoir.

Je ne pourrai pas intervenir dans son affaire, mais je vais l'écouter. Il faut essayer d'expliquer aux personnes pourquoi on arrive à ce jugement. Le problème de la justice, c'est qu'elle n'explique pas assez ce qu'elle fait.

Elle est parfois enfermée dans les palais. Elle ne fait pas assez d'explications. Elle ne fait pas de politique dans le bon sens du terme.

Ce n'est pas du laxisme. Un critère juridique a été retenu par le palais. Je recevrai cette dame.

Cette dame aura un nouveau procès, puisqu'il y a eu appel. - A.-E.Lemoine: C'est une question qui concerne tous les Français qui en consomment: faut-il interdire l'aspartame?

Présent dans plus de 6000 produits, des chewing-gums aux dentifrices, cet édulcorant est classé depuis 2023 par l'OMS dans sa liste de produits peut-être cancérogènes. Une mobilisation inédite et une pétition lancée dans 11 pays européens demandent son interdiction. - Que la base des données qui ont été collectées de façon rigoureuse...

On a pu démontrer qu'il y a une augmentation générale des cancers, notamment pour le cancer du sein, un peu pour le cancer de la prostate. Tous les cancers liés à l'obésité, il y aurait un risque accru pour des personnes qui consomment de l'aspartame quotidiennement. Il vaudrait mieux interdire ce produit lié à un risque possible de cancer plutôt que de continuer à reporter ça sur le consommateur. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Pr B.Hansel.

Il y a des gens qui consomment de l'aspartame en se disant qu'ils font un geste santé. Là, on leur dit que c'est peut-être dangereux pour leur santé. Qu'est-ce qu'il faut leur dire? - Pr B.Hansel: Cette communication a un intérêt et un risque.

L'intérêt, c'est de rappeler qu'il y a beaucoup de produits, de substances qui sont utilisés, notamment dans l'industrie agroalimentaire et pour lesquels on manque de données pour dire si c'est bon ou pas. - A.-E.Lemoine: Là, on n'est pas sûrs que ce n'est pas bon. - Pr B.Hansel: L'aspartame a été classé dans la catégorie cancérigène possible.

Il faut faire attention à ce que ça veut dire. Ca ne veut pas dire qu'on est presque sûrs, mais pas tout à fait, que c'est dangereux. Ca veut dire qu'en l'état actuel des connaissances...

Il y en a, des connaissances. On ne peut pas être sûrs que ce soit totalement anodin. Il faut poursuivre les études. - A.-E.Lemoine: Une personne qui pèse 68 kg, il faudrait qu'elle consomme 12 canettes de soda light par jour pour être au-delà du seuil recommandé.

Il faudrait peut-être revoir ces seuils. - Pr B.Hansel: L'intérêt de cette communication, c'est de rappeler que l'aspartame, comme les autres édulcorants...

Je les mets tous au même niveau. Ce ne sont pas des produits de santé. On ne prend pas de l'aspartame, de la stevia ou de l'érythritol pour maigrir ou pour se protéger de la maladie.

On prend ces produits quand on doit vraiment manger sucré et qu'on veut substituer le sucre. C'est probablement moins dangereux. Le message, ce n'est pas de faire peur.

Je suis contre les messages alarmistes. Un jour, c'est le thon, un autre, l'aspartame, l'érythritol, le glyphosate, la viande, les nitrites...

Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est de rassurer les consommateurs avec une information fiable, nuancée. On manque beaucoup de nuance. Ce que dit le CIRC, ce n'est pas que c'est probablement cancérogène.

Il dit qu'il faut continuer les études et limiter la consommation. Les études françaises disent qu'il faut limiter la consommation d'aliments ultratransformés. 30 % de nos apports caloriques sont sous forme d'aliments ultratransformés.

Les produits à base d'aspartame en font partie. Plutôt que de faire peur tous les jours avec une nouvelle information...

On ne sait plus qui nous parle. Un jour, c'est une association, l'autre, un expert, l'autre, un scientifique...

Il faut revenir à un message bienveillant et positif pour enlever cette charge mentale nutritionnelle. Aujourd'hui, on a une pollution nutritionnelle. On a sans arrêt des informations.

On ne sait plus quoi faire. Ce matin, le chauffeur de taxi que j'ai pris pour aller chez vos confrères a entendu l'information. Il me dit: "J'ai la trouille.

J'arrête le Coca sucré." Excusez-moi pour la publicité. "Le Coca Zéro et je vais reprendre le coca sucré".

Il m'a dit: "Il y a 2 mois, j'ai entendu dire que le thon était dangereux à cause du mercure. Il n'y en a plus chez moi." Résultat des courses: il n'y en a plus chez moi.

Il faut retravailler la communication. Je pense qu'on a du boulot pour lever cette charge mentale nutritionnelle, apprendre aux gens à manger l'esprit léger, mais pas n'importe quoi. - E.Tran Nguyen: Vous conseillez le faux sucre à un soda ou un gâteau avec du vrai sucre? - Pr B.Hansel: Oui.

Mais l'idée, c'est de se réhabituer à boire de l'eau. Il y a 2 ans, je buvais encore 1,5 l de soda zéro par jour. Je me suis dit qu'il y avait un problème.

J'ai décidé d'arrêter et j'ai eu, moi-même, médecin, cette réaction, quand je me suis trouvé face à des jus. C'est la même chose, jus sucrés ou sodas. Je me suis dit que c'était peut-être moins dangereux de prendre...

Moi-même, j'ai cette 1re réaction. Il faut mettre de la raison là-dessus. Les boissons sucrées en consommation excessive, c'est dangereux. - E.Tran Nguyen: Certaines personnes se retrouvent dépendantes au sucre.

Ce n'est pas officiellement dit que le sucre est une dépendance, mais A.Roy est venue nous raconter sa dépendance au sucre. Ca l'a conduite à l'obésité. - A.Roy: C'était une prison.

J'ai toqué à plein de portes. J'ai essayé le rééquilibrage alimentaire, l'alimentation intuitive, toutes sortes de trucs. Ce qui m'a sauvé la peau, c'était de me dire que ma consommation de produits sucrés était délirante et que j'allais arrêter ça, mais je ne savais pas si ça allait marcher. - E.Tran Nguyen: La dépendance au sucre, c'est un fléau que vous mesurez dans vos services? - Pr B.Hansel: Beaucoup de personnes se disent accros au sucre.

Il y a un débat entre experts pour savoir s'il y a une addiction au sucre ou pas. - E.Tran Nguyen: G.Darmanin fait comme ça. - A.-E.Lemoine: Scientifiquement prouvé.

Pas juste au doigt mouillé, monsieur le ministre. - Pr B.Hansel: Il y a une minorité de personnes qui ont un souci important, un trouble alimentaire avec le sucre.

Mettons ces personnes de côté...

Enfin...

Il faut consulter, pour ces personnes. La majorité d'entre nous a une appétence pour le sucre. Le corps est fait pour ça.

Notre système de récompense est fait pour emmagasiner du sucre. Que peut-on faire? C'est un travail qui n'est pas un travail de restriction, pas un travail d'interdiction.

La charge mentale nutritionnelle, il n'y a rien de pire. - E.Tran Nguyen: On n'interdit pas les bonbons aux enfants? - Pr B.Hansel: Dès que vous interdisez, vous déclenchez des réactions qui peuvent être pires que ce que vous faisiez au départ.

Ca ne veut pas dire qu'il faut manger des bonbons, qu'il faut donner des biscuits au goûter, qu'il faut rajouter du sucre toute la journée dans ce qu'on mange. Ca veut dire qu'on fait un travail. On est des humains, pas des ordinateurs.

On ne peut pas nous programmer en disant: "Tu manges moins de mercure, moins d'aspartame, plus de tels fruits et plus de légumes." Quand vous touchez un caillou, quand vous le déplacez, vous pouvez déclencher une avalanche de réactions. Si on enlève tel ou tel produit, il faut bien se demander par quoi le remplacer.

Il y a plein de méthodes où on s'occupe de soi, où on va un peu se déshabituer du sucre, de certains éléments ultratransformés et on va mieux très vite, psychologiquement et physiquement. - A.-E.Lemoine: Je présente votre livre, préfacé par P.Hermé.

Il fait un peu de sucré mais... - Pr B.Hansel: Le plaisir fait quand même partie de la thérapie. - A.-E.Lemoine: J'offre votre livre à monsieur le ministre, qui a déclaré qu'il était un bec sucré.

Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. L'ex-Fondation Abbé-Pierre horrifiée par les chiffres du mal-logement. - L.Sénéchal: Voici une infographie de la fondation, qui publie son rapport annuel.

Le nombre de personnes sans domicile a grimpé en flèche depuis 2 ans. 350 000 sans-abri en France, un record. Des personnes handicapées ont témoigné auprès de la fondation. - Le 21 décembre 2021, je me retrouve dans la rue.

J'étais en pleurs. Je ne savais plus quoi faire. Je ne demande qu'une chose: avoir mon petit espace, mon intimité pour reprendre ma vie en main.

Un peu de dignité. - L.Sénéchal: Pour continuer d'aider au mieux les plus vulnérables, la fondation a changé de nom, pour devenir la Fondation pour le logement des défavorisés.

L'abbé Pierre est devenu toxique depuis la révélation de dizaines de viols tout au long de sa vie. - C.Robert: Quand on a fait les 1res révélations sur les actes graves commis par l'abbé Pierre, on a vu baisser les dons progressivement.

Entre juillet et fin décembre, c'est une baisse de 30 % des dons et donc autant d'actions en moins. Ces graves agissements de l'abbé Pierre ont pénalisé nos actions. Ce serait une 2e lame de tristesse et de colère. - L.Sénéchal: Le parquet de Paris indique qu'il n'y aura aucune enquête pénale sur ces crimes et agressions de l'abbé Pierre, parce que ces faits sont prescrits.

La fondation regrette cette décision. - G.Darmanin: C'est une décision de justice.

La prescribilité est un fondement du droit. On ne peut pas ignorer les plaintes qui ont été déposées. Il aurait au moins fallu qu'on puisse réparer. - L.Sénéchal: Ca ne peut pas être rétroactif, si? - G.Darmanin: Non, mais en civil, le dédommagement et la reconnaissance du statut de victime mériteraient d'être retenus par le Parlement.

J'espère que le Sénat sera convaincu par les arguments du gouvernement. - A.-E.Lemoine: Serge Atlaoui est dans l'avion qui le ramène en France. - L.Sénéchal: Cet artisan soudeur avait 42 ans quand son cauchemar a commencé.

Il pensait venir installer des machines dans une usine d'acrylique en Indonésie et s'est retrouvé dans un labo clandestin. - A.Atlaoui: Ils me disaient quand des machines étaient défectueuses.

Je ne savais même pas quels produits chimiques ils utilisaient. - L.Sénéchal: S.Atlaoui a ensuite été arrêté, jugé et condamné à être fusillé.

Son nom est retiré de la liste au dernier moment. Il a passé 17 ans dans les couloirs de la mort. D'abord, dans un lieu surnommé "l'Alcatraz indonésien", puis dans un autre lieu sécurisé où ses talents ont pu servir dans la vie quotidienne. - Son comportement a été infiniment respectueux.

Il a fait preuve d'une très grande dignité pendant toute la durée de sa peine. Ca lui a permis d'accéder à des conditions de détention qui n'étaient pas trop inconfortables, parce que son comportement a été remarquable et sa dignité constante. - L.Sénéchal: Il a décollé tout à l'heure d'Indonésie et va rentrer en France.

Que va-t-il lui arriver? Il va aller en prison en France? Il va purger une peine?

Combien de temps? Il peut être gracié? - G.Darmanin: Il a toujours clamé son innocence.

La politique de la France est de ramener dans notre pays des gens condamnés à mort dans d'autres pays. Le président de la République s'est beaucoup mobilisé. Dès les 1ers jours place Vendôme, j'ai signé avec le Premier ministre indonésien le retour de S.Atlaoui.

Il est atteint d'une maladie importante qui exige son retour. Il va aller dans une prison française. Il ne s'agit pas pour nous de nous substituer à la justice indonésienne, mais il pourra être soigné et voir sa famille. - A.-E.Lemoine: Recul temporaire de D.Trump sur les droits de douane. - L.Sénéchal: Non sans avoir provoqué un certain chaos sur les marchés.

Il n'augmentera pas les taxes sur les pays voisins, le Mexique et le Canada, qui s'engagent à renforcer les contrôles aux frontières sur la drogue et l'immigration. ... - L.Sénéchal: 1er coup de semonce américain et surprise au Canada.

Selon les services frontaliers américains, moins de 1 % du fentanyl est arrivé depuis le Canada, une goutte d'eau. Voici la une du "Journal de Montréal". C'est écrit "stupide" en anglais, avec un E entre parenthèses pour les francophones. ... - L.Sénéchal: Trump menace toujours la Chine de surtaxe de 10 %.

Pékin taxe dès la semaine prochaine le pétrole américain de 10 % et même de 15 % le gaz et le charbon en provenance des Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Le sauve-qui-peut à Santorin. - L.Sénéchal: D'habitude, c'est une île paradisiaque.

Il y a des maisons blanches et bleues à flanc de colline. Mais depuis quelques jours, les séismes se multiplient, 200 en 24 heures, avec des éboulements filmés ici. Ce sont des tremblements de terre d'intensité modérée.

Jusqu'à 4,9 de magnitude. Ca a causé une panique chez les habitants et les milliers de saisonniers et de touristes. C'est le branle-bas de combat.

Des ferrys ont été affrétés spécialement. - On est arrivés hier et on ne savait pas pour ces séismes. On a eu peur d'un tsunami.

C'est pour ça qu'on part. - On a peur pour les enfants. Notre hôtel était vraiment à côté de la mer. - Les gens sont terrorisés, et ils ont bien raison.

Je dors avec mes vêtements pour être prêt à partir. - L.Sénéchal: Les scientifiques ne savent pas combien de temps les secousses vont durer.

Peut-être plusieurs semaines. C'est le résultat non pas d'une activité volcanique mais d'une activité tectonique, selon les autorités. - A.-E.Lemoine: Louane dévoilera le mois prochain la chanson qu'elle chantera à l'Eurovision pour représenter la France. - L.Sénéchal: Ce sera le 15 mars lors d'un match de l'équipe de France de rugby.

Louane explique avoir hésité à représenter la France à l'Eurovision. Contrairement au rugby, où on gagne souvent, à l'Eurovision, on est un peu maudits. - Louane: Ca fait 12 ans maintenant que je fais ce métier en France.

C'est un peu une remise en jeu de ma carrière aussi. Si je ne suis pas bien classée, ça va être difficile de revenir. - Vous pensez?

Ca va être impactant pour vous, en France, derrière? Vous êtes dans le coeur des Français, maintenant. - Louane: Le but, ce n'est pas d'être mal classée. - L.Sénéchal: On ne sait pas qui va remporter la compétition, mais ce ne sera pas un Russe, car la Russie est retirée de la compétition.

Voici des images de l'Intervision, dans les années 70, que V.Poutine veut relancer. ...

Un peu kitsch. - A.-E.Lemoine: C'est un concours de claquettes. - L.Sénéchal: Une dame se produisait en claquettes sur du S.Wonder.

V.Poutine a signé un décret pour relancer l'émission. A l'époque, les habitants de l'Union soviétique étaient appelés à allumer la lumière devant leurs fenêtres