Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Dassault qui parviendrait à exporter son Rafale en Inde, c'est une bonne nouvelle ?
- 0:51RelanceRéponse directe
On peut à la fois se battre pour le désarmement et applaudir à la vente d'avions de chasse ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Est-il exact comme ça a été écrit que vous éprouvez de la sympathie ou de l'admiration pour Serge Dassault ?
- 2:16OuverteRéponse partielle
Vous lui avez dit aussi qu'il y avait des réductions pour Air France.
- 3:05RelanceRéponse directe
D'accord, mais sur le fond...
- 3:23OuverteRéponse directe
est-ce qu'un industriel vivant des commandes de l'État peut-il être parlementaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Invité politiqueFait
« le Rafale est un avion tout à fait extraordinaire, puisque 20 ans après il est en avance technique sur tous les autres »
- 0:23Invité politiqueFait
« Même au prix d'importants transferts de technologies ? Ça c'est tout à fait risqué et dangereux, et pour ma part je ne l'approuverai pas »
- 1:11Invité politiqueFait
« les américains, les russes, sont infiniment plus armés que nous, et ils sont plus menaçants et dangereux »
- 3:07Invité politiqueChiffre
« avec 40% des voix, je lui avais ramassé 3 sièges sur 5 »
- 4:47Invité politiqueFait
« Elle est contre l'augmentation du SMIC, sur la retraite, et ce n'est pas ce qu'elle raconte »
- 4:55Invité politiqueFait
« sur les loyers, quand on propose de les faire baisser ou de les contenir, elle dit que c'est du communisme »
- 5:17Invité politiqueFait
« M. Sarkozy a dit, à tous ces gens, leur a dit, écoutez, vous avez raison de penser que le problème c'est les immigrés »
- 8:29Invité politiqueFait
« ils défendent tous la même chose, l'austérité »
- 10:01Invité politiqueFait
« il faut mettre dans la Constitution la laïcité, bon, très bien, il n'était peut-être pas au courant qu'il y était déjà à l'article 1 de la Constitution »
- 11:33Invité politiqueFait
« je ne suis pas opposé au droit local d'Alsace-Moselle »
- 11:48Invité politiqueFait
« leurs comptes sociaux sont en équilibre »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon85 %
- Présentateur15 %
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Bonjour Jean-Luc Mélenchon, Dassault qui parviendrait, le contrat n'est pas encore signé à exporter son Rafale en Inde, c'est une bonne nouvelle ?
Évidemment que c'est une bonne nouvelle, parce que le Rafale est un avion tout à fait extraordinaire, puisque 20 ans après il est en avance technique sur tous les autres, et c'est bien pour la France d'être capable de produire toute seule un avion de cette nature. Même au prix d'importants transferts de technologies ? Ça c'est tout à fait risqué et dangereux, et pour ma part je ne l'approuverai pas, mais j'espère qu'on a pris les précautions qu'il faut sur le sujet. Maintenant les technologies qui servent à fabriquer un avion de cette nature, sont aussi des technologies transposables dans le civil, d'ailleurs une bonne partie le sont.
Donc c'est pas pareil que quand on traite de questions comme le nucléaire. Mais là évidemment la question qui est posée c'est celle du brevet, des brevets et de la propriété intellectuelle, c'est une autre paire de manches.
Ça va se négocier maintenant. Donc on peut à la fois se battre pour le désarmement et applaudir à la vente d'avions de chasse ?
Ah oui absolument, on peut le faire. On peut le faire en considérant que le désarmement est un travail qui se planifie. Il ne suffit pas d'être là et de sauter en rond en disant désarmons. Ceux qui devront d'abord désarmer c'est les autres. Pour la raison que les américains, les russes, sont infiniment plus armés que nous, et ils sont plus menaçants et dangereux. Nous les français, nous ne menaçons personne et nous n'agressons personne. Par conséquent, nous sommes moins dangereux que ceux qui, comme les Etats-Unis d'Amérique, ont 700 000 hommes de troupes sur les 5 continents et presque 600 bases, ont envahi deux pays, détiennent illégalement des gens à Guantanamo et ainsi de suite.
C'est un pays dangereux que les Etats-Unis d'Amérique. C'est pas le cas de la France, nous ne menaçons personne.
Pour revenir au Rafale, est-il exact comme ça a été écrit que vous éprouvez de la sympathie ou de l'admiration pour Serge Dassault ?
Mais je ne sais pas où on a trouvé l'admiration ou la sympathie. Pour l'industriel. Mais Serge Dassault était un collègue au conseil général de l'Essonne. Nous avons été élus ensemble. Il a été un collègue au Sénat. Et alors que tout le monde le regardait de loin sans oser lui adresser la parole, j'ai été un des rares à aller le voir avec ma manière d'être, qui est celle d'un homme de gauche qui aime un peu piquer et provoquer à la gouaille. C'est quand même moi qui ai été lui dire qu'on ne pouvait pas venir avec son garde du corps armé dans la salle de conférence du Sénat.
Vous lui avez dit aussi qu'il y avait des réductions pour Air France. Et il vous a répondu j'ai mon propre avion.
Oui, bon, ce sont des choses un peu plaisantes. Serge Dassault et moi, lui est un martien. Et moi, à ses yeux, je suis un espèce de martien aussi. Donc voilà. Et puis après, l'industriel efficace peut trouver de l'intérêt auprès de quelqu'un comme moi. Et après, mais politiquement, nous sommes irrémédiablement opposés. Je l'ai plié en 4, en 8, en 16 dans les élections sénatoriales. Donc, alors il y a des gens qui disent « Oui, vous n'avez pas voulu voter parce que vous savez, il y avait un problème sur est-ce qu'il pouvait être élu compte tenu de son métier ? » Oui, c'est une question, oui. Je me suis abstenu. J'ai présenté ça avec élégance à l'époque.
J'ai dit « Écoutez, moi je ne veux pas regagner sur le tapis vert ce que j'ai gagné déjà sur le terrain. » Mais je vais vous dire la vérité, je n'avais aucune attention qu'on recommence à voter. D'accord, mais sur le fond... Pour la raison suivante, avec 40% des voix, je lui avais ramassé 3 sièges sur 5. Et lui, il est resté comme un imbécile avec son seul siège. Et les autres ont été pliés. Vous n'imaginez quand même pas, je vais dire « Bravo, on recommence jusqu'à ce que je sois battu. » Et comme mon troisième était un communiste, il est mieux vous dire qu'ils n'étaient tous pas là.
D'accord, mais sur le fond, est-ce qu'un industriel vivant des commandes de l'État peut-il être parlementaire ?
Alors, normalement, il y a égalité absolue des citoyens, sauf lorsqu'il y a des incompatibilités qui sont déclarées. Non, mais à votre avis ? Ah mais on peut le déclarer. Mais écoutez, moi, si on le fait, ce n'est pas moi qui vais être contre. Si vous voulez me dire que tel ou tel ne peut pas... Mais attention, on va toucher à un principe qui peut ensuite aller très loin. Si on commence à trier l'éligibilité des gens d'après leur métier ou leur fortune, attention, on n'est plus dans une république où les citoyens sont libres et égaux entre eux. Alors là, attention. Mais pourquoi pas ? Si vous voulez le faire, c'est un peu bolchevique ce que vous proposez, mais bon, examinons.
Moi, je suis plus modéré que vous.
D'accord, vous avez trouvé plus bolchevique que vous. Donc, dans vos derniers meetings, Jean-Luc Mélenchon à Saint-Herblain, Metz-Besançon, vous avez consacré de longs développements à Marine Le Pen, Baudruche, Chauve-Souris, Semidément, Imposture Ambulante. C'est votre principal ennemi dans cette campagne ?
Oui, c'est notre honneur. Nous allons la sortir de là où elle est. Et nous allons le faire au bouton de veste, un par un, en convainquant à chaque ouvrier, chaque travailleur, chaque salarié, que c'est une abomination et c'est une erreur complète de se confier à une telle personne. Parce que je peux parfaitement entendre que des gens se disent, trompés qu'ils sont par les apparences, eh bien, oui, Mme Le Pen, après tout, elle nous représente, elle est contre le système, etc. Elle n'est pas contre le système, elle ne vous représente pas. Elle ne vous représente pas parce qu'elle ne s'intéresse à rien de ce qui vous intéresse.
Elle est contre l'augmentation du SMIC, sur la retraite, et ce n'est pas ce qu'elle raconte. Et surtout, sur les loyers, quand on propose de les faire baisser ou de les contenir, elle dit que c'est du communisme. Donc, rien de ce qui intéresse les travailleurs n'est pris en compte par Mme Le Pen. Pourquoi elle séduit alors ? Pardon ? Pourquoi elle séduit chez les travailleurs, chez les ouvriers ? Écoutez, ça c'est le gros sujet sur lequel nous discutons depuis un bon moment. Elle séduit d'abord les ouvriers de droite, qui ont bien le droit d'être de droite, et à qui M.
Sarkozy a dit, à tous ces gens, leur a dit, écoutez, vous avez raison de penser que le problème c'est les immigrés, vous avez raison de penser que... Alors les gens se sont dit, si c'est ça, on préfère aller vers quelqu'un qui a de la poigne et qui sait ce qu'elle veut, plutôt que vers ce type qui change d'avis tous les huit jours, sur tous les sujets. Donc c'est la xénophobie qui séduit ? Alors, non, non, non. Non, non, non. À l'intérieur de la droite ouvrière, il y a eu un glissement vers l'extrême droite. Et ça vous est apparu à tous, ce qui est vrai, comme une dynamique, puisqu'elle partait de peu et qu'elle gagnait tout d'un coup sur la droite.
Et dans cette dynamique, elle a pu entraîner, ici ou là, des petits morceaux d'indécis de chez nous. D'autant que les gens de gauche n'ont rien fait, notamment le Parti Socialiste, pour reprendre le terrain en milieu ouvrier. Et en milieu ouvrier, on ne vient pas faire des phrases. De chez vous, c'est parmi ceux qui votaient communiste il y a une dizaine ou une vingtaine d'années.
Non, non.
Je récuse absolument cet argument, M. Cohen. Je sais que c'est un sujet de polémique, mais je le dis très fermement, ce n'est pas vrai. Les études montrent comment, dans les bassins de vote communiste, il y a eu des phases de transition qui passaient par de l'abstention avant que l'on voit la dynamique s'inverser pour nous. Et nous, à gauche, je veux vous dire quelque chose, le seul réseau de terrain présent qui se bat dans les entreprises, ce sont les syndicalistes, et le plus souvent liés à la mouvance du front de gauche. Je ne crois pas abuser en le disant.
Est-ce que ce serait un problème démocratique que Marine Le Pen ne soit pas candidate à cette élection présidentielle ?
Ah, mais que s'en débrouillent ceux qui ont accepté cette situation invraisemblable, qui consiste à dire tous les jours qu'elle est dangereuse pour la République, et ensuite à ne rien faire, et à lui donner de l'argent, de l'argent public, parce qu'elle a des résultats, elle a traité comme un autre parti. Moi, au moins, j'ai pour moi le mérite de la cohérence. J'ai commencé par dire que si elle était dangereuse pour la République...
Il fallait l'interdire, ça vous l'avez dit pendant des années, mais aujourd'hui...
Pour rien, en plus, tout le monde m'a regardé dehors, et même maintenant, la voilà, elle est là. C'est un problème pour la démocratie, qu'un courant politique qui a une influence dans les élections, ça s'est constaté aux élections européennes et ailleurs, ne puisse pas être présenté. Mais maintenant, je vous dis une chose, je m'en fiche ! C'est pas nous qui allons lui donner des signatures ! Certainement pas ! Et donc, elle se débrouille pour les trouver, et que tous les gros malins qui, sans cesse, sont là à la louanger, et à lui attribuer la classe ouvrière, s'en débrouillent. C'est pas mon problème.
Nous, nous allons la sortir de là où elle est, et si elle n'est pas à l'élection, c'est pas notre problème.
Marine Le Pen, ennemie principale, mais dans vos déclarations, vous juistigez les quatre candidats qui font la course en tête dans les sondages. C'est pas la bande des quatre, ce sont les quatre Dalton de l'austérité. On a entendu le son tout à l'heure, un peu avant 8h moins le quart. François Hollande est donc dans le même sac que les trois autres, Jean-Luc Mélenchon ?
Ben sûrement pas, puisque François Hollande, c'est un socialiste. Dans la formule, il est dans. Et les trois autres sont de droite, donc c'est pas tout à fait la même chose. Dans la formule, il est l'un des Daltonnes. Et oui, mais c'est parce que l'image est plus simple comme ça, tout le monde comprend, et d'ailleurs, je précise, tout le monde le sait, le plus petit, c'est le plus méchant, et la plus grande, c'est la plus bête. Donc ça, c'est pour Joe et Avrel, et pour Jack et William, c'est... Un jour, je finirai par vous dire qu'il est rentant plan, parce qu'il y en a un aussi. Mais pour l'instant, je reste sur votre question, parce qu'elle est... Bien sûr, elle percute.
Je ne mets pas de signe égal entre François Hollande et les autres au plan politique. Mais au plan de la vision pour l'avenir, oui, ils défendent tous la même chose, l'austérité. Ils sont tous persuadés que c'est dans ce cadre-là qu'ils vont régler le problème. Donc je suis obligé de dire qu'il y a quelque chose de commun. Si je faisais le contraire, c'est-à-dire si je disais « Regardez, Mme Le Pen, M. Bayrou, M. Sarkozy, les trois sont pour l'austérité », deux secondes après, vous me diriez « M. Cohen, dites, vous oubliez quelqu'un, il y a aussi M. Hollande, qui lui prévoit de retirer du pays 50 milliards de baisse de la dépense publique. » D'accord ?
Donc vous me diriez « Vous êtes bien obligé de dire, M. Mélenchon, qu'il est dans le même cadre que les deux. »
Vous avez compté 50 milliards de dépenses publiques en moins dans le programme de François Hollande ?
Oui, enfin, c'est ce qu'on a analysé. Ah bon ? Ah ben oui. D'où ça ? Eh ben, si vous les prenez sur les postes budgétaires qu'ils suppriment ou ne rétablissent pas, écoutez, je n'ai pas mon antisèche là, excusez-moi, j'en suis désolé, mais je vous promets une réponse très précise. Si vous en êtes d'accord, dites-moi le moment où je peux venir la faire.
Ben, écoutez, on pourra vous donner cet espace
parce que, non, non,
mais attendez, on a une deuxième partie d'interview tout à l'heure.
Ah non, mais c'est que maintenant, c'est le grand oral permanent. Il faut tout savoir tout le temps.
Mais non, mais je n'avais pas entendu ces 50 milliards quelque part. Oui, oui, je vais vous les trouver, M. Cohen. Attendez, en attendant que vous retrouviez vos arguments pour tout à l'heure, un autre argument que j'ai lu dans votre blog. Puisque François Hollande veut inscrire le premier article de la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État dans la Constitution, mais en préservant le statut spécial de l'Alsace et de la Moselle, vous dites voter Hollande, c'est voter pour le Concordat. Ah ben, oui. Et vous, vous êtes pour l'abrogation du régime concordataire.
Ben, oui, je pense qu'il va arrêter avec ça. Il s'est trompé. Parce que quand il a dit il faut mettre dans la Constitution la laïcité, bon, très bien, il n'était peut-être pas au courant qu'il y était déjà à l'article 1 de la Constitution. Bon, alors après, les conseillers ont dû lui dire bon, il faut quand même qu'on dise quelque chose. Je pense qu'il s'est trompé parce qu'avant, les socialistes disaient on va accrocher après la Constitution une déclaration, une charte de la laïcité. Il a dû tout mélanger et il a dit on va mettre ça dans la Constitution. Ce qui n'était pas le sujet.
Alors, moi, je me frisais la moustache en quelque sorte parce que si on met la loi de 1905, on ne met pas toute la loi. C'est absolument impossible et ça n'aurait pas de sens. Donc, on ne peut mettre que les articles fondateurs. Le premier répète ce qui est déjà dans la Constitution et le deuxième dit la République ne reconnaît et ne finance aucun culte. Ça ne veut pas dire qu'elle ignore qu'il y a des religions mais elle ne les reconnaît pas, elle ne s'en occupe pas, c'est du domaine privé et ne finance pas. Mais alors là, il y avait une histoire terrible pour les socialistes vu que partout, ils votent des subventions à Ardi Petit et notamment dans la région d'où est François Hollande.
Ses amis au conseil régional du Limousin votent des subventions pour ce qui s'appelle les ostentions, ces espèces de processions qui sous prétexte de tradition culturelle sont subventionnées par de la loi publique. Et ça, pour vous, il faut arrêter tout ça ? Mais c'est la loi de 1905. D'accord. Et le régime concordataire
en Alsace et Moselle aussi,
il faut le supprimer. Oui, alors, attendez M. Cohen, je veux bien préciser les choses car on me cherche les poux dans la tête sur place. Je suis pour supprimer, pour étendre à tout le territoire de la République la loi de 1905, c'est-à-dire aussi à la Guyane, à la Nouvelle-Calédonie et à l'Alsace-Moselle. Mais, mais, je ne suis pas opposé au droit local d'Alsace-Moselle. Et si, vraiment, on me pousse, oui, parce qu'il y a deux choses différentes. Le concordat et le droit local, notamment le droit social. Je suis pour étendre à toute la France le droit social d'Alsace et de Moselle qui est particulièrement favorable puisque là-bas, leurs comptes sociaux sont en équilibre.
Je demande qu'on m'entende bien parce que les dernières nouvelles d'Alsace et quelques autres journaux là-bas qui font de la propagande contre moi s'acharnent à vouloir me faire un ennemi du statut local. Ce n'est pas le cas. Maintenant, je reviens sur la Constitution, M. Cohen. La proposition de François Hollande, comme il a dû l'écrire, il a dit on va mettre l'article 1 qui ne fait que répéter saut ce qu'il y a déjà dans la Constitution et puis il met un petit trait et puis il dit sauf Alsace-Moselle.
Donc, nous allons, si nous votons François Hollande, c'est quand on est de gauche, à droite ils font ce qu'ils veulent, mais quand on est à gauche, vous votez pour quelqu'un qui a l'intention de mettre le concordat dans la Constitution. Permettez-moi de vous dire qu'on pourrait peut-être essayer de s'éviter ça. Soit François Hollande y renonce en reconnaissant qu'il s'est trompé, soit il faudra beaucoup voter Mélenchon pour avoir une garantie et une assurance laïque.
Jean-Luc Mélenchon, restez avec nous dans Interactive tout à l'heure les questions des auditeurs d'Inter au 01-45-24-7000. Il est 8h34.
Jean-Luc Mélenchon