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speechyoutube.com· 10 avril 2022 8 min

Le discours de Yannick Jadot à l'issue du premier tour à la présidentielle

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Yannick Jadot

Mes chers compatriotes, je veux remercier chaleureusement les Françaises et les Français qui m'ont fait confiance. Je veux aussi dire aux militantes et aux militants qui se sont engagés dans cette campagne ma fierté. Ma fierté car j'en suis intimement convaincu. Nous avons porté avec force et détermination un projet qui fait face et répond aux grands enjeux du climat, du vivant, de la paix, de la justice sociale et de la démocratie. Nous l'avons fait sans jamais céder au cynisme, à la détestation, aux invectives, aux complaisances.

Et vous le savez, c'est peu dire, pourtant, que ces enjeux vitaux, vitaux pour notre pays, vitaux pour nous et nos enfants, ont été largement ignorés dans cette campagne confisquée. Nous en tirerons toutes les leçons. L'écologie sera donc absente du second tour. Elle ne peut pas l'être du quinquennat. C'est pourquoi il faudra bien et vite, très vite, lors des élections législatives, regarder et enfin voir la situation en face et agir. Il faudra bien voir l'urgence vitale de la bataille pour le climat et la biodiversité. Il faudra bien voir les menaces contre la démocratie, ici et en Europe.

Il faudra bien sortir d'une société morcelée, bloquée, empêchée, méprisée, qui tourne le dos à la jeunesse. Il faudra entendre la voix et répondre enfin à celles et ceux qui réclament plus d'égalité et de justice sociale. Je sais que la mission historique des écologistes est de faire entrer la France dans ses combats de vie et de dignité. Les élections législatives en seront l'occasion. L'écologie a besoin, dès ce soir, de votre soutien financier pour poursuivre ces indispensables combats. Je vous invite à vous rendre sur le site soutenirl'écologie.fr pour faire un don. Nous ne lâcherons rien. Je ne lâcherai pas. L'État du pays l'impose.

Ce soir, nous prenons une fois de plus nos responsabilités, sans hésitation, sans ambiguïté, car l'écologie, c'est la République. J'appelle les électrices et les électeurs écologistes à faire barrage à l'extrême droite, en déposant dans l'urne, je les appelle à faire barrage à l'extrême droite, en déposant dans l'urne un bulletin Emmanuel Macron le 24 avril prochain. Que personne, personne ne minimise la menace fondamentale que constitue l'extrême droite pour la démocratie, la paix civile, l'écologie et pour les valeurs de notre République.

Mais je veux le dire au président de la République sortant, Emmanuel Macron, notre vote ne vaut pas caution pour sa responsabilité dans la fracturation du pays à force d'inaction climatique, de déni social, de conformisme et de mépris démocratique. Il vaut encore moins soutien au projet qu'il a esquissé pendant la campagne. Il revient au candidat Emmanuel Macron de créer les conditions du rassemblement d'une majorité de Françaises et de Français pour faire échec à l'extrême droite. Le combat pour le climat continue, pour notre survie en tant qu'humain et pour ce pays blessé que nous aimons tant. Nous en avons le devoir. Je vous remercie. Vive l'écologie, vive la République et vive la France.

Ils ont coupé le faisceau, donc je peux vous parler à vous maintenant. Je voulais vous dire encore une fois, je voulais vous dire encore une fois, la fierté qui a été la mienne de mener bataille avec vous. Je voulais vous dire la fierté que j'ai eue sur le terrain. Partout où nous sommes allés, j'ai la conviction que nous avons été à la hauteur de l'histoire, sur le climat, sur la biodiversité bien sûr, sur le pouvoir d'achat, sur l'économie, mais dans ce moment très particulier, sur l'Ukraine, sur la dépendance aux énergies fossiles, sur les complaisances aux dictateurs et aux dictatures. Nous n'avons jamais cédé un pouce. Nous n'avons jamais cédé un pouce. Merci.

Maintenant, les amis, maintenant, les amis, on a une échéance énorme. Ce sont les législatives. Je serai à vos côtés, à la place qui sera la mienne, pour vous soutenir. Et dans ces grands combats qui sont les nôtres, il va nous falloir nous mobiliser, il va nous falloir gagner des circonscriptions, il va nous falloir rassembler très largement les écologistes qui ont pu faire d'autres choix dans ce premier tour. Il va nous falloir les rassembler parce que nous ne pouvons pas laisser cinq ans d'inaction climatique et d'avoir le cynisme des plateaux de télévision avec des représentants du quinquennat nous expliquer à quel point le climat, c'est important.

Ce sera important dans les politiques publiques parce que nous aurons des députés. Merci beaucoup. A très bientôt. Je vais le faire une dernière fois.