La gauche et les politiques de l'immigration - #PourUnAccueilDigne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'une politique d'immigration de gauche et a-t-elle déjà été mise en œuvre ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'immigration est-elle toujours liée au ministère de l'Intérieur ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer la différence d'accueil entre l'après-guerre et aujourd'hui ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les causes des migrations et pourquoi la gauche n'agit-elle pas dessus ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les immigrés étaient-ils mieux accueillis après 1945 qu'aujourd'hui ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment reconstruire un dialogue entre la gauche et les Français héritiers de l'immigration coloniale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Fait
« il ya une politique de droite de l'immigration depuis de longues années y compris sous des gouvernements prétendu de gauche »
- 10:00Fait
« la gauche au pouvoir il ya deux septennats mitterrand et à 1981 mais avec une période de cohabitation dont 86 88 »
- 0:15Chiffre
« les migrations en france que l'on reçoit en france l'immigration en fait en france est à 80 % de l'espace schengen et le reste provient de partout dans le monde »
- 2:05Fait
« il ya une migration qui est favorisé par le maquereau nice en ce moment qui est favorisé par la droite il ya deux formes de migration »
- 4:10Fait
« le capital ce1 continue avoir besoin et à favoriser l'irrégularité des salariés des salariés sans papiers parce que c'est dans leur intérêt »
- 5:20Chiffre
« en france une bonne moitié je crois que c'est 40 % des migrations ces européennes communautaire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien donc nous on va entamer la deuxième partie de cet après midi chargé qui sera consacré donc à une autre un autre versant qui n'est pas strictement historique même si en réalité tout est lié qui donc pose la question des politiques publiques en matière d'immigration toujours dans la question génériques ont apposé à savoir la gauche et l'immigration une histoire et des politiques en débat et on posera un peu la question brutalement qui est ce que ça existe une politique d'immigration de gauche est-ce que ça déjà été mis en oeuvre et si ça n'a pas émis été mis en oeuvre à quoi ça pourrait ressembler donc on peut répondre aussi par là à l'intervention de la salle fin de quelques personnes qui disaient qu'il aurait voulu entamer un débat plus pratique historique et théorique à ce propos d'ailleurs puisque je parle au nom du groupe d'histoire sociale nous nous nous abordons ces questions régulièrement mensuellement puisque mensuellement nous organisons ce genre de réunion on a déjà eu des débats notamment par exemple autour du dernier livre de stéphane beaud la famille belloumi où on a abordé aussi je vois m'hamed kaki la question des mémoires coloniales dans la société française et donc nous vous invitons bien entendu à venir participer à ces soirées où on fait intervenir des historiens mais aussi des acteurs du mouvement social voilà je me plains peu au fait aussi parce que nous attendons notre notre deuxième universitaire donc je vous propose qu'on poursuive selon la même méthode c'est à dire que l'on donne la salle la parole à la salle sachant que deux des intervenantes de la table ronde doivent impérativement partir à 20 heures au plus tard impérativement donc je vous demanderai de d'intervenir brièvement et dans l'idéal de poser des questions plutôt que d'intervenir d'intervention sous forme interrogative le pub le plus brièvement possible par contre donc danièle lochak donc professeur de droit public et mérite paris-x nanterre spécialistes très connue de toutes ces questions et virginie giraudon qui doit nous rejoindre qui est on le dit au téléphone qui elle aussi est spécialiste des questions mais plutôt dans une perspective de comparaison des politiques d'immigration politiques publiques d'immigration à l'échelle européenne boilard yeux donc je donc à vous à vous de poser les questions que qui vous paraissent des plus intéressantes et les plus pertinentes alors moi je suis pas complètement sûr que c'est quelqu'un et d'iliad et politique il ya une politique de l'immigration oui il ya une politique de droite de l'immigration depuis de longues années y compris sous des gouvernements prétendu de gauche je ne crois pas que pour l'instant il ya eu une véritable véritable travail effectivement de ce que serait une politique de gauche de l'immigration et en particulier parce que c'est pas c'est pas du tout un truc de la maison brûle là et on a l'impression que c'est pas du tout un problème central avait eu faim dont il faudrait qu'il faudrait 100 dont il faudrait sans poignée de façon en se servant vraiment de règles claires sur ce que c'est que le rapport d'une soi disant gauche à l'humanité alors moi je serais moi je suis très très contente de ce que vous avez dit karen un coca sur le fait que cette histoire-là de toujours si un problème la preuve c'est que c'est encore et toujours le c'est quand même invraisemblable que l'immigration soit toujours lié au ministère de l'intérieur au fait qu'on n'ait toujours pas obtenu que ce soit des couples et je veux dire et donc je pense que c'est très important qu'on arrive à casser ce consensus dont vous avez parlé c'est à dire qu'on arrive à travailler sur qu'est ce que c'est que fasse ce consensus qui a toujours l'air de dire que c'est un problème qui raconte des trucs et puis tout cc6 otis qui sont racontées enfin bon je pense que daniel jack va revenir longtemps longuement là dessus mais comment des gens qui sont des militants qui se prétendent de gauche continue à raconter des trucs sur enfin je sais pas s'il est encore là le jeune militant la main ça m'inquiète quand même sur site et rocard et on peut pas accueillir toute la misère du monde mais enfin on n'accueille pas le on n'accueille pas le dixième de la misère de monde dans nos pays d'europe on le sait ces cris partout mais c'est quand même un devoir militant de s'informer de lire des choses de lire des chiffres de lire des analyses de lire des enquêtes c'est un devoir ni neeman il faut avoir ça dans la tête pour pouvoir répondre à toutes ces merdes je veux dire hum hum de claire rodier et emmanuel terray c'était en 2008 leur livre réalité fantasme de l'immigration on peut on a le droit de s'approprier cela il faut arrêter de raconter des bêtises sur le fait qu'on reçoit la misère du monde c'est pas parce que le xviiie arrondissement nous saute à la gueule dans sa misère ça il ya déjà des gens qui l'ont dit bien sûr que c'est épouvantable mais c'est rien du tout par rapport à l'immigration qui se déplace oui excusez moi mais eux je veux dire moi je suis sur le terrain et des fois j'en ai un peu marre de on est on est laissé à l'abandon de ceux de la théorie et de la bataille politique c'est à moi moi j'aurai deux questions à poser la première elle tourne autour des causes je n'ai pas entendu jusqu'ici par les deux des causes des migrations et j'ai pas entendu la gauche essayez de d'agir sur les causes de façon qu'on puisse se développer harmonieusement tout toutes les contrées sur toute la planète c'est à dire que on intervient les politiques n'intervienne sur les conséquences des migrations moi je voudrais qu'on intervienne sur les causes la deuxième question que je voudrais poser c'est que moi qui suis 100% fils d'immigré mes parents lorsqu'ils sont venus ici ils ont eu un accueil qui n'a rien à voir avec l'accueil déplorable des migrants aujourd'hui je veux dire que donc ce qui sera intéressant c'est de voir pourquoi il y à cette différence là je questionne un peu les historiens pourquoi les immigrés ont été reçus d'une certaine façon à la libération dans les quelques années qui ont suivi la libération et pourquoi aujourd'hui sont aussi mal reçue alors que on est un pays beaucoup plus riche qu'on était à la sortie de la deuxième guerre mondiale c'est à dire que on ne parle pas des moments où il y a eu je dirais un accueil des immigrés qui était d'une meilleure qualité que l'accueil scandaleux qu'il y a depuis cas le mouvement réformateur néolibérale a pris le pouvoir voilà parce qu'on se connaît non mais écoutez d'abord merci pour ce débat moi je crois qu'il ya un grand absent ici dans ce plateau et ce grand absent il s'appelle abdelmalek sayad et ce grand sociologue algérien qui était directeur d'études au cnrs il disait cette phrase mémorable exister c'est exister politiquement je pense que cette question politique lll nous mais comme dirait jean noiriel à distance de cette question de l'émotion parce que effectivement l'expérience des humiliations dans les quartiers populaires et ailleurs etc ll elle convoque l'émotion et c'est extrêmement difficile donc ma question simple c'est comment ou que faire pour pour faire en sorte que les rendez vous manqués entre la gauche et les français héritiers de l'immigration coloniale ou l'immigration d'une manière générale s'arrête un jour parce que cette question là me semble éminemment important qu'il ya quelqu'un qui s'appelle olivier masclef qui a fait un travail là dessus à gennevilliers extrêmement intéressant or elle se reproduit à chaque fois c'est à dire qu'il ya deux manières de faire soit on fait pour soi on fait avec sur la question des migrations soit on décide de dire qu' il y à un désert et on rentre dans une dimension misérabiliste et que au fond il n'ya pas d'acteurs il n'y a pas de gens et et donc on va faire pour et je crois que on va se planter et d'ailleurs on s'est planté un certain nombre de rendez vous je vous rappelle d'ailleurs la grève de talbot je sais pas si vous vous souvenez en 1983 le il y avait une grève avec les les immigrés à l'époque les anciens s'en souviennent et cette grève c'est une greffe sociale importante qui n'était pas une grève autres que des revendications sociales sous la bannière de la cgt à l'époque et le premier ministre de la france à l'époque c'était pierre mauroy dans les colonnes du monde journal dit de référence le 27 février 1983 il a dit cette phrase monstrueuse ces gens là n'ont rien à voir avec les réalités sociales françaises ce sont des gens qui sont manipulés par l'islamisme international voilà comment on met en place l'ethnicisation des rapports sociaux une question sociale on la transporte à une question cultuelles culturel je pense que la gauche à cette responsabilité-là mais je reviens à ce que disait gérard noiriel puisqu'on a mené des projets ensemble tout un certain nombre de l'attendait madame pourquoi vous n'avez pas fait ça pour les autres la non mais je vais arrêter c'est bizarre quand même ça vous semble ça vous emmerde que je parle non mais attendez qu'est ce que ça veut dire oui non mais d'accord mais mais s'il irait s'il vous plaît s'il vous plaît emballages on va modérer toujours mais merci pour votre intervention il faire court on a deux autres questions rapides je suis vraiment désolé mais non alors moi ça va être rapide 1 j'ai déjà préparé les questions donc je cours en cours est-ce qu'on pourrait aborder la question de la population immigrée sur le plan de la lutte des classes parce qu'on parle de l'immigration comme c'était un bloc uni je peux par exemple parler par exemple des émigrés vénézuélien vous avez une immigration pauvres qui partent par exemple dans les pays voisins et notre immigration qui n va aux états unis qui est beaucoup plus riche et qui est des pros pour le président fantoche la chapelle déjà je m'en suis même plus why donc voilà donc est ce qu on pourrait déjà abordé ça et dire qu'il ya aussi une hospitalité droite peut-être on voit par exemple monsieur bolton a encouragé et accueillir les hong kong est par exemple financé par la cia et le hand et ou encore macron qui vire donc des migrants de couleurs et pas très riche même temps il est très content d'accueillir plein d'étudiants voilà donc je vois là et on prend la dernière question oui c'est sûr la notion de réciprocité c'est à dire celles qui voudraient qu'on que dans l'eure dans leur situation difficile on l'est on y viennent en france et nous si on avait un contexte de guerre civile ou de contexte difficile on aimerait bien que c'est que les pays qu'on méprise aujourd'hui nous accueille pourquoi cette question de juste pas comme on peut appeler ça de la récit de la réciprocité est très peu mis en avant dans le débat public un bon soir maintenant parce que je pense qu'il fait bientôt deux leaders vous m'entendez oui virginie guiraudon chercheuse au cnrs oui mais en plus la fumée avec elle donc aussi j'ai pas entendu compte alors oui je vais essayer de rebondir sur des questions ce que je viens d'entendre ça c'est donc vraiment la continuité de ce qu'a dit câlin à coca sur ramallah les représentations et les construit mental sur l'immigration qu'il ait compris j'ai compris que le monsieur disait qu'il y avait des bons immigrés et des méchants immigrés donc il y avait des étudiants qui seraient des méchantes migrer parce qu'ils sont pas c'est pour ou de couleur il y avait les immigrés les ch'tis qui seraient ils diraient les bons immigrés pauvres de couleurs et les méchants immigrés riche si on va pas con donc c'est vrai que le terme l'immigration est un fait que chacun va renvoyer à son histoire personnelle c'est a déconstruit politique comme l'a rappelé qu'à rennes un discours des médias [Musique] donc je pense que si on part là dessus c'est vrai qu'à la fois ça aide ceci dit à comprendre chacun a en tête l'immigration dont on a parlé de ça y'a donc ça c'est l'immigration algérienne bon c'est très particulier donc c'est vrai que c'est difficile de faire avancer le débat si chacun a dans sa tête qui émigrent et qu'il n'est pas ceci dit c'est une question fondamentale quand on parle de la gauche et l'immigration alors moi je suis par exemple je travaille en fait de façon comparer j'ai en plus une tare apparemment ici je suis canadienne donc moi je n'ai aucun problème avec le multiculturalisme là monsieur a dit que c'était un truc horrible anglo saxons et s'est dévoyé oui non mais je ne sais pas ce que c'est que le multiculturalisme a dévoyé bon ben moi en tant que canadienne g aux quatre coins avec le multiculturalisme je suis désolé je suis aussi binational qu'un les françaises donc si on a on a chacun on déconstruit dont on est braquée comme ça sur vos idées ça va pas ça va être un petit peu un petit peu compliqué alors moi j'avais comme comme tâche ce que j'ai pas beaucoup de temps la gauche au pouvoir et l'immigration alors je vais pas partir de la révolution française j'ai partir en fait de 1981 ça va être assez simple donc pour le dire très simplement donc la gauche au pouvoir il ya deux septennats mitterrand et à 1981 mais avec une période de cohabitation dont 86 88 qui n'est pas anecdotique pardon je parle trop plus proche d'accord donc mille 1981 1995 mais vous rappeler qu'il ya donc cette période de cohabitation très important de 90 88 où la droite est au pouvoir et monsieur chirac et premier ministre et vie 1997 2002 il faut savoir qu'à chaque fois en fait il faut regarder un petit peu avant la période 78 80 par exemple en france il ya des émeutes dans les banlieues il ya deux les violences policières il ya des grèves de la faim de sans papiers ce conte d'écrivain il faut savoir que la situation n'est pas du tout facile à la fin des années 70 le pcf explique que les immigrés sont responsables du chômage en france est le candidat de la gauche de 80 a quand même été comment dirais-je mêlée à la guinde à la guerre d'algérie mais malgré tout il ya un énorme espoir en 1981 et donc effectivement mitterrand élu et c'est le moment l'histoire ne va pas être tout de suite déçu justement avant le tournant néolibéral de 83 c'est au contraire là où on va avoir des choses assez assez importante par exemple la loi de 1901 sur les associations empêcher les étrangers d'avoir des associations c'est à ce moment là qu'on va l'autorisé il va y avoir en quelques années quatre mille associations d'étrangers qui vont être créés malgré tout la déception est à la hauteur des attentes on se retrouve je fais donc le parallèle 97 2002 avant dans 97 on a aussi la droite au pouvoir et on a saint bernard pour ceux qui s'en rappellent une proposition de loi la loi debré des gens dans la rue et là par contre personne n'est plus dupe il ya un magnifique texte que je vous invite à lire parce qu'il est encore en ligne qui s'appelle nous sommes la gauche qui était rédigée et signée par quarante associations dont le gisti qui rappelle que oui la gauche officielle n'a plus rien à dire et à faire sur l'immigration mais qu' il ya vraiment tout un une activité associative en france une organisation logistique c'est d'une part ailleurs peut-être j'ai les néerlandais et encore et peut-être aux états unis mais il ya eu une vraie convergence des luttes en plus avec les gens qui défend les sans papiers ce qui qui sont militants acteurs et à et qu'ils disent à la gauche officielle attention on a nous fait plus de plus le coût 97 comme à chaque fois il ya un début plutôt on va dire par exemple il ya une régularisation quand 97 c'est la dernière grande régularisation et puis après vous connaissez la suite alors dans la suite je pense qu'il ya des choses peut-être intéressant pour pour votre parti dont je comprends qu'il n'y a pas une doctrine sur l'immigration mais mais mais déjà ce qu'on avait dit fin la gauche est extrêmement divisé puisque c'est la gauche plurielle en 97 concept qui a un peu disparu mais c'est vrai qu'on retrouve à ce moment là par exemple les chevénementistes un jean pierre chevènement ministre de l'intérieur qui a une vision sécuritaire matinée de tiers-mondisme sur l'immigration assez incroyable donc c'est à dire qui on va il faut que les gens riches restent chez eux 1 on va faire du co développe du développement ou du coup développement qui une vision très effectivement assez différente d'autres membres de la gauche plurielle mais pour revenir à la gauche au pouvoir on a un peu à chaque fois la même chose d'abord effectivement juste après l'élection au début du cycle électoral on nage d'humour et très vite très vite micro un revirement j'essaye juste pour essayer de comprendre ça donc la première chose c'est que l'effectif que j'ai déjà mentionné en encierros texte nous sommes la gauche la gauche des parties c'est-à-dire ps et autres c coupé du mouvement social assez vite c'est à dire 2 2 les associations dont j'ai parlé c'est pas juste logistique c'est vraiment justement de tout ce qui peut être il y avait avait plus tard ya eu rsf enfin d'autres d'autres mouvements mais quand on pense à la gauche la gauche au pouvoir c'est aussi la gauche au pouvoir dans les mii dans les villes et là en france moi qui travaille qui travaillent durant comparer je suis étonné par le fait que ni les structures partisanes en france ni les municipalités ont essayé d'intégrer au sens de l'inclure les personnes immigrées d'origine émigrée tout ce que vous voulez 1ère 2ème génération si vous voulez dans les dans les mairies et les structures partisanes différence entre wable parti socialiste français et le parti travailliste anglais et le spd allemand qui est complètement qui est vraiment très très flagrant donc il ya tous ces barons locaux importants à la ville le ps à marseille lille enfin pas n'importe quelle ville au pire on prenait quelques élus associatifs comme des taux comme candidates sont bien l'anglais c'est vraiment pour faire bonne figure un mandat c'est comme ça que ça s'est passé avec 80 90 et puis après voilà aller vaquer à vos occupations occupation il n'y avait pas le droit droit de vote aux élections locales ce sont aussi des les populations même naturalisés pour des raisons qui ont trait à leurs caractéristiques sociodémographiques ne sont pas les plus inscrits sur les listes ou celle qui votent le plus le ps mais les autres partis de gauche ne se sont pas préoccupés de ces populations maintenant on sait que marion les enfants d'immigrés on est à plus de 6 pour son électorat qui vote quand même pas rien et ça en france on l'a pas fait donc le la gauche au pouvoir je pense point c'est la gauche au pouvoir au niveau local comme au niveau national cers se fait de deux mètres de ne jamais prendre en compte en fait cette parole cette parole à l'immigré j'ai aussi parlé du du mouvement social la dernière chose que je voulais dire c'est que quand je vois mes même y compris les débats aujourd'hui je vous j'ai l'impression que la gauche aujourd'hui finalement et plus réactionnaires que les discours qu'ils étaient tenus les actions fait entre 80 et 83 pour le dire très vite ce que j'ai appelé le moment multiculturelle où moment interculturel ou en tout cas le moment on a osé parler du droit à la différence en france 1 mais surtout pourquoi il est actionnaire parce qu on on ne parle pas justement de l'immigration d'aujourd'hui on parle de l'immigration qui en fait l'immigration de la prière si vous habitez à paris la plupart d'entre vous ou dans les banlieues avoisinantes la diversité du des parcours justement de l'origine des personnes de quel pays des raisons pour laquelle ils viennent et beaucoup plus variés que dans les années 70 au cas il ya plus que deux autres choses que cette immigration postcoloniale et à la fin on place toujours sur ces débats là et du coup on parle de 10000 de pain de l'intégration d'un simulation comme si on était à cette époque là 11 c'est un peu dommage parce qu'on a raté on a une loi contrôle qui a été adoptée en 2001 en application des directives européennes pour lutter contre les discriminations ethno raciales et religieuses d'ailleurs et finalement ce tournant il n'a pas du tout été pris à la loi a été adoptée mais dans la réalité même au niveau local c'est très difficile de faire avancer les choses parce que je vois pas comment une personne qui est né en france ou même dont les parents sont nés en france qui n'est pas perçu comme française qui dans ce qu'on appelle le des dénis de francité qui a du mal à avoir un logement un travail peut se considérer immigrés alors que ses parents sont venus dans les et 60 ou 70 donc on parle encore de l'immigration alors qu'on devrait parler de lutte contre les discriminations comment finalement la gauche est restée attachée à cette vision finalement qui existaient wii qui était peut-être pertinent dans les années 70 et 80 et qui l'est plus et je vous invite non pas à lire des articles de sciences sociales mais à ré écouter quand même certaines des interviews qui ont donné qu avait donné rachita avant avant de décider qui expliquait sa très bien points être français et algériens et à chaque fois être renvoyé à quai ce que vous pensez du communautarisme c'était déjà un problème pour lui et on est resté je pense que la gauche n'a jamais évolué part peut-être parce que elle s'intéresse pas comme disait la dame à ce que publient les chercheurs mais en tout cas juste pour voilà pour dire que la gauche a toujours été finalement même au pouvoir en période électorale très vite c'est-à-dire un moment d'ouverture et puis après on pense aux élections suivantes et comme on prend pas en compte justement les populations concernées très vite on regarde on caricature au regard des sondages etc voilà je m'arrête un radar [Applaudissements] ah non c'est bon alors il ya juste je vais peut-être parlé un petit peu aussi de la gauche au pouvoir puisque nous avait donné finalement le même sujet je vais essayer de rajouter des choses je voudrais juste dire quelque chose quand même sur la période après 1945 on a dit tout à l'heure nous ariel l'a dit et d'autres l'ont dit là où je crois que karen aussi tu l'as dit l'immigration a toujours été conçu comme un problème j'ai quand même le sentiment qu entre 1945 et la fin des années 60 l'immigration n'était pas un problème politique l'immigration n'était pas un problème politique on avait besoin de main d'oeuvre et tout le système qu'on avait mis en place extrêmement contraignant en 1945 avec un monopole de l'office nationale d'immigration etc a volé en éclats et en fait il ya eu une immigration complètement dérégulé et qu'on a appelé plus tard sauvage quand on a trouvé que ça suffisait comme ça et le tout à l'heure quelqu'un a dit mais on a été accueilli mes parents ont été accueillis tout à fait différemment qu'aujourd'hui alors c'est vrai c'était complètement différent parce que les gens entraient face il n'y avait pas de problème de liberté de circulation les gens entraient en france avec un passeport y avait pas de visa à l'époque et il venait en touriste enfin comme ça il trouver un employeur il obtenait au bout d'un certain temps leur régularisation il était pas mal exploité il était mal logés il avait beaucoup moins de droits sur le papier qu'ils n'en n'ont aujourd'hui où il ya eu quand même et c'est ça le paradoxe d'énormes progrès dans l'égalité des droits entre les français et les étrangers en situation régulière mais sauf qu'aujourd'hui décidé de les gens la frontière elle passe entre ceux qui sont en situation régulière et ceux qui sont en situation irrégulière et qui en fait pour la plupart d'entre eux devraient être en situation régulière à ceci près qu'en même que ce que je viens de dire n'est pas tout à fait juste parce que on a recréé des différences par rapport au type de titre de séjour je pense aux droits sociaux ici notamment et qui sont extrêmement discriminatoire ou discriminants bon donc ça c'était sur la période de 1945 c'est ça a commencé a de nouveau un problème à partir de 1900 des années 68 et bien entendu 1972 les circulaires marcellin fontanet qui disent qu'il n'y aura plus de régularisation et puis 1974 la la suspension officielle de l'immigration de travail sachant que la suspension officielle de l'immigration de travail a eu des conséquences sur toutes les autres catégories d'étrangers parce que en voulant contrôler les fameux flux et bien on à contrôler l'immigration familiale les touristes les réfugiés les étudiants soupçonnait d'être de faux réfugiés de faux étudiants de photos risques et de faux conjoint ou des conjoints de complaisance et ça ça n'a jamais arrêté alors je viendrai à la fin sur la paire sur leurs proches mais pourquoi est ce qu'on ne travaille pas les partis ça je peux vous dire qu'on a essayé de le faire donc je veux dire à la fin qu'est ce que serait une politique de gauche je voudrais quand même revenir sur la période 1981 qui est quand même très significative parce que 1981 c'est vrai que c'est un état de grâce c'est vrai qu'il se passe énormément de choses venant après une période extrêmement dur qui est la fin du septennat giscardien avec une politique de répression très forte d'expulsion de jeunes etc et quand la gauche arrive au pouvoir c'est vrai qu'on rompt avec la logique sécuritaire on va supprimer va remp rapporté les expulsions qui avait été prononcée on va faire cette grande opération de régularisation c'est intéressant parce qu'à l'époque c'est le travail qui justifie c'est la dernière fois que c'est le travail qui justifiera bas salaires dans les grandes régularisation après ya mis les luttes le ponctuel ou le travail a aussi est important pour justifier une régularisation et puis les conditions du regroupement familial sont assouplies et puis surtout la loi de 1981 est une loi qui donne énormément énormément énormément oui c'est vrai de garantie contre l'éloignement et les expulsions d'ailleurs don de 3000 à quelques centaines même pas quelques centaines parce que on il ya des protections il ya plein de catégories qu'on ne peut plus expulser et qu'on ne peut plus puisque c'est le nouveau mot reconduire à la frontière quand elles sont en situation irrégulière c'est même le juge qui doit prononcer la reconduite à la frontière ce n'est plus l'administration alors ça c'est le bon côté des choses et puis surtout en 1984 bon pour des raisons finalement un peu aléatoire mais c'est venu il ya la carte de 10 ans qui est aussi une conquête formidable qui a été ensuite progressivement grignoté avant d'être complètement rejeté par les lois sarkozy mais ce qui m'intéresse c'est que cette rupture avec le passé d'abord elle n'est pas totale parce que bon d'abord sur le droit de vote qui était dans les 110 propositions de mitterrand on renonce à la faire immédiatement et moi ma conviction c'est que si on l'avait fait à l'époque le conseil constitutionnel aurait dit que c'était constitutionnel le droit et quand même pas une série si c'est très exactement fin je veux dire l'interprétation qu'il a donnée on n'aurait plus donné une autre interprétation dont concède là dessus et puis surtout surtout l'idée générale qu'il faut maîtriser les fameux flux migratoires d'accord elle elle reste là et ce qui est extraordinaire c'est que la gauche va conserver deux des dispositions qui avait été le plus sévèrement critiquée de la loi bonnet le fait de pouvoir reconduire deux fils va éloigner d'office les gens qui sont en situation irrégulière et surtout la fameuse ce qui ne s'appelait pas encore la rétention il faut savoir que quand dans la loi bonnet pour la première fois on décide que les étrangers sous le coup d'une mesure d'expulsion puisqu'à l'époque l'expulsion c'est aussi désormais pour les irréguliers peuvent être enfermé il faut savoir que non seulement les partis de gauche la gauche s'élèvent contre ça mais toute fin tout là toute la profession des juristes qui ne s'est pas une profession extrêmement progressiste dit mais comment c'est possible d' enfermer des gens qui n'ont pas commis de délit c'est un truc qui paraît fou et bien la gauche mal conservés simplement l'encadrent de beaucoup de garanties sur le papier dont on verra en bien que finalement elles ne tiennent pas etc et puis surtout par rapport à l'air du temps qu'est ce qu'on constate le tournant bon c'est d'abord la fin 82 à fin 1982 quand la grande régularisation est terminée on dit qu'en même temps on va quand même lutter contre l'immigration irrégulière et puis surtout 83 dreux la victoire du front national et à partir de ce moment là et je crois qu'aujourd'hui on en est encore là la droite se cale sur l'extrême droite et la gauche se cale sur la droite pour ne pas apparaître laxiste et c'est à l'époque qu'on va avoir les fameux la fameuse déclaration de mitterrand sur l'opposition entre les immigrés installés qui font partie de la réalité nationale et les plans destin qu'il faut renvoyer et contre lesquels il est légitime de c2c vient et déjà à l'époque d'ailleurs on est sur le truc fermeté et humanité ça ça n'a jamais cessé donc ça c'est vraiment le et ensuite le fameux la fameuse phrase de laurent fabius que l'extrême droite pose les bonnes questions mais n'apporte pas les bonnes réponses et donc cet engrenage fait que finalement ça va servir à rien puisque en 1986 c'est quand même la droite qui va passer et puis ensuite vous connaissez la suite de l'histoire encore alors un arrêt en 1981 10 au moment de la loi joxe dont 88 89 là aussi la gauche arrive au pouvoir elle met quand même du temps à remettre en cause la loi pasqua finalement ce sera la loi joxe qui est en gros une bonne loi avec les mêmes réserves que je dit tout à l'heure mais qui revient quand même aux acquis de 80 et 84 mais c'est quand même sous la gauche que l'on va légitimer légaliser les zones d'attentes que l'on va que l'on colle on va enfin et puis toute une série d'autres mesures qui sont notamment liés d'ailleurs à la mise en oeuvre de la convention de schengen et puis ensuite bombe à la suite vous la connaissez 98 c chevénement bon tu as dis ce que tu en penses 1 mais ya pas que ça c'est que chevènement il va créer la carte vie privée et familiale d'un an c'est formidable dans l'immédiat parce que ça va permettre à ce qui avait été complètement mis de côté par la loi pasqua par l'al notamment celle de 93 d'obtenir quand même des papiers c'est à dire les conjoints de français les parents d'enfants français ceux qui sont venus par regroupement familial tout ce qu'ils avaient droit normalement une carte de résident avant que la loi pasqua ne passe par là sauf que chevènement qu'est-ce qui fait il recrée des titres d'un an et pas des titres de 10 ans donc voyez qu on entérine un recul et donc on a l'impression que ce fameux bal aussi entre la droite et la gauche mais à la fin il s'est plus tout à fait un balancier je parle pas évidemment des dernières lois c'est même pas la peine d'en parler alors juste un mot pour terminer qu'est ce que ce sera une politique de gauche mais ça le problème c'est que nous enfin gisti et autres mouvements un peu déterminé sur ces questions c'est pas faute d'avoir tenté d'aller porter la bonne parole on a toujours eu une écoute parfaite chez les communistes chez les verts aussi longtemps qu'ils n'avaient aucune chance d'arriver au pouvoir mais dès qu'ils ont une chance alors bon les communistes non enfin les décomptes une chance d'arriver au pouvoir et pensent du coup les considérations soi-disant électorale l'emportent sur tout et finalement on en arrive à ce truc du tout déformé c'est à dire que c'est le discours des gouvernements qu'ils créent l'opinion publique est pâle inverse on l'a bien vu avec angela merkel elle a dit quelque chose de courageux dans l'opinion publique allemande à bouger le problème c'est qu'elle n'a pas eu un rôle a laissé tout seul et du coup effectivement après ça s'est mal passé mais on voit bien qu'au moment où les dirigeants eux-mêmes tiennent un autre discours que cette opinion publique qui soi-disant est très hostile aux étrangers elle change aussi quant à travailler les partis politiques je vous dis pas le nombre de fois où nous gisti on a été essayé de porter la bonne parole comme sandrine mazetier quant à la france insoumise je suis pas sûr qu'on soit sur les mêmes positions et notamment sur on a parlé tout à l'heure de des causes agir sur les conséquences plutôt que lé god suis désolé tout le monde aujourd'hui le sait le développement c'est pas ça qui va résoudre le problème de l'immigration puisqu'au contraire à terme suis pas qu'il faut pas le vrai pour le développement 1 mais le fait est que c'est pas ça qui va tarir les flux est en fait il faut réfléchir autrement sur pourquoi avoir pourquoi refuser d'accueillir des gens pourquoi accepter ce monde fracturé en deux ceux qui ont qui vivent à petit vivent bien dans des démocraties pas parfaitement fin savard qui mangent à leur faim qui n'ont pas de taux de risque d'aller en prison et qui peuvent voyager où ils veulent et les autres qui sont enfin qui crèvent de faim ou tout simplement qui n'ont pas de perspective qui enfin c'est un petit peu ce que tu disais ou qui sont persécutés et qui eux sont assignés à résidence moi je trouve que c'est comme ça qu'il faut poser le problème et pas en terme de oui faut d'ailleurs faut d'abord essayer de les faire développer pour qu'ils viennent pas chez nous et c ça marche ouais bon jeu reprendre la lutte que trois 3 minutes je vais essayer d'être assez synthétique puisque l'idée c'est un peu de proposer précisément ce programme et de je vous remercie de développer un peu les axes du programme de la france à ce musée je vous remercie de la critique que vous faites parce que c'est effectivement la critique non mais j'en sais rien mais c'est précisément ce type de débat qui amène à la critique et à améliorer les choses rien n'est jamais figé écoutez je vais pas vous résister le programme vous pouvez le trouver pour une analyse et politique et vous pouvez le porter je reste simplement comprendre que je comprends c'est que l'immigration enfin j'essaie de faire une synthèse de ce que j'ai dit avant après et ensuite de parler effectivement dans quoi d'autres programmes peut s'inscrire dans le moment actuel de la meilleure façon selon moi donc l'immigration visiblement n'a jamais été la même difformes et du coup elle a été et le rapport à l'étranger l'immigré effectivement déjà mais le même selon les situations ce n'est pas la même et le regard les représentations ne sont pas la même selon certaines situations donc en vérité il ya effectivement le travail de la société et du sociétal va te dire va aller de l'un à l'autre mais je comprends dans quel état est la société et est donc regarder les phénomènes sociétaux donc pour penser une politique d'immigration en effet il faut la comprendre et à déployer sachs c'est un des premiers axes de la france insoumise comprendre les phénomènes migratoires dont les interpréter au mieux et faire la meilleure politique une politique forcément ça gère un bon sinon pour battre la paire politique en place et cette politique nous l'a dit donc politique migratoire humani solidaire raisonnée et ses valises alors résonner parce qu'on pense on regarde on observe alors on souhaite observer à l'échelle mondiale parce qu'effectivement voilà les problèmes il faut que dès qu'on prend toujours les confondre avec des conférences annuelles qui n'ont pas à juste mais bon en tout cas donnent des réponses et quand je dis solidaire c'est qu'effectivement elle donne des réponses de solidarité non seulement à ceux qui viennent parce qu'ils sont français mais qui tente si tant est qu'on peut rêver d'un monde solidaire à l'échelle nationale qui tentent aussi vraiment des solidaires avec le pays d'origine pour tous ceux qui auraient peut-être pas envie de partir ces tentatives s'est affirmée même mettre en place de politiques ce serait très compliqué parce qu'il faut le comprendre aussi comme la prime une politique qui est mise en place à l'intérieur d'un système donné m une politique migratoire elle insiste un terrain d'un système de données évidemment c'est simplement gérer le problème mes pensées mais on peut citer migratoires à l'intérieur d'une politique globale qui remet en cause l'ensemble du fonctionnement du monde c'est pas pareil de toute façon il faut réfléchir à tous au logement au machin star ne serait-ce que si on veut gérer une politique d'accueil cohérente donc voilà un peu comment j'ai je pourrais défendre de notre programme fin de ce programme sans compter que doc scanner solidaire et qu'elle est humaniste c'est à dire que toute une série de mesures pour à minima une colle d'une politique d'accueil digne en effet on a vu qu'elle s'est dégradée et c'est bon et on a vu le renvoi les fantasmes concernant lala les fantasmes 2 qu'agitent la droite habituellement qui réapparaissent donc al'inverse effectivement il ya tout un budget où tu as tout à penser effectivement une politique d'accueil on peut même la budgété combien il faudrait ben ou que les gens soient accueillis dignement selon les règles du droit international quelques imparfaite soit elle on pourrait toujours les améliorer mais au moins qu'elle soit appliquée et c'est vraiment je pense les réponses auxquelles s'efforce de répondre ce programme parce qu'on en arrive à ce type d'opération est là je voudrais pour vrai de l'aberration actuelle et là je voudrais donc parler des sans-papiers chronopost il ya ces fatoumata c'est bien ça c'est fofana je suis trompé ça a tout féminin et moi j'ai un truc non bref enfin pas voilà qui mènent une lutte avec ses amis collègues de chronopost qui figurez-vous sont employés à la poste pour poste par l'état et qu'ils sont sans papiers donc on voit quand même là dans quelle configuration se trouve donc un état donc voilà qui est censé réfère la régulation est appliqué son droit ne s'applique pas à lui même donc là on est dans quelque chose de complètement dérégulé et de d'aberrant voilà alors bon je parle d'eux mais si vous voulez aller voir si vous voulez aller soutenir financièrement on parle d'une présence physique je fais un appel et en les citant en les citant et là je veux donner la parole à daniel jeanneret précisément signifier que ce programme il n'a pas été pensée hors sol pour savoir comment migrera exedra mais avec les protagonistes et des acteurs du terrain et la chaise la parole parce que c'est quand même toi qui a contribué à lutter contre la loi asile immigration et à construire ce programme merci samyn rapidement aussi pour qu'on est peut-être le temps d'un échange et puis aussi par rapport à ce qui été dit précédemment je voulais revenir sur quelques points c'est bon ce n'était pas déjà pour remercier sa bile de son initiative elle et toute son équipe qui ont rendu cette ce moment de débat possible parce que elle a vraiment porté et est construit sur sur plusieurs mois avec avec tout les participants et participantes et je crois que c'est vraiment salutaire ça traduit le travail qu'on fait depuis depuis deux ans et demi mais même au delà je pense les engagements individuels citoyens militants de tous et toutes je crois que ce qui est intéressant est ce que je trouve qui est important de rappeler dans ce qu'on a entendu c'est donc dans la dimension historique s'est montré à quel point l'histoire est une construction l'histoire de l'immigration l'histoire des migrations l'histoire de la gauche et une certaine construction et en fonction du point de vue dont on se pose de qui parle qui écrit mais on va pas avoir les mêmes histoires et je trouve que c'est important ce recul historique voilà pour se rappeler aussi notre capacité à écrire l'histoire autrement à écrire une nouvelle histoire sans faire table rase du passé parce que même ces histoires écrites construites elles disent quelque chose du monde et de qui écrit parce que moi ce que j'entends c'est qu'en vérité et la gauche et les migrants sion ont existé de manière multiples de manière multiculturelle depuis toujours les migrants salariés ne sont pas apparus avec les crosnes chronopost les migrations ont toujours été celle de deux travailleurs d'ouvriers de salariés de paysans la question c'est comment on a écrit cette histoire là c'est d'un point de vue biaisée comment on a écrit l'histoire de la gauche de la classe ouvrière en homogénéisant et en mettant de côté celles et ceux qui venaient des empires coloniaux celle que c'est ce qui scelle qui existait en tant que femmes celles et ceux qui avaient une identité de genre ou de sexe et donc voilà cette réalité là je trouve que le recul historique permet de déconstruire en fait un discours qu'on a intégré nous mêmes et c'est pour ça qu'on voit quand on parle de la gauche et l'immigration comme si la gauche était pas l'immigration c'est et je trouve que c'est vraiment intéressant pour ça parce qu'on a besoin de faire ce travail de déconstruction de nous mêmes de ce qu'on a intégré et pourquoi est-ce qu'on dise aussi l'entendue la question sociale en gros économique syndical ouvriers gauche et la question sociétale l'immigration comme si elle était en dehors de ça pour moi c'est une question sociale économique démocratique la question la question des migrations et comment l'aborder comme on le construit le deuxième point rapidement par rapport à ce qui a été dit et je trouve que c'est bien que ça cesse a mis plusieurs mois à se construire ce débat je pense que sabine a expliqué son initiative c'est parce que il y a quasiment un an il nous a été fait un procès en bonne gauche et bonne politique migratoire et je reviendrai dessus parce que j'ai entendu aussi ce qui était dit de ce que les uns et les autres imaginaire qui était notre positionnement en tant que mouvement qui a pas une doctrine ou qui a et je pense que c'est important de revenir parce que si on veut discuter de comment construire une autre politique migratoire faut le faire sur des bases réelles et concrètes de ce que disait de ce que font les uns et les autres et c'est aussi pour ça qu'on revient sur notre programme qui est le fruit d'un travail nous sommes les héritiers héritière de cette gauche-là de cette gauche et de cette histoire l'a construite est construite avec des points de vue très biaisée et donc nous nous assumons cette diversité là avec ces écueils ça a été dit de mitterrand à à marcher au parti communiste avec l'école est compromise mission et traditions y compris des verts etc on nous sommes dans notre mouvement ces sensibilités lacets gauche l'a pas tout y compris parce que les gauches des migrations les gauches noirs arabes et autres sont peu présents dans le mouvement mais le fait est que nous sommes tout ça et avec ses limites mais en partant de ce qui a fait aussi c'est une tradition un engagement des combats et c'est ce que nous avons essayé de mettre comme point de départ de notre travail dans la campagne à travers le livre est d'abord qui a été produit pendant pendant la campagne présidentielle aussi dès le départ de notre travail parlementaire qui a qui nous a permis c'est sur cette base là que nous nous avons mené toutes les batailles qu'on a menées contre pas seulement là loisy l'immigration parce que cette loi là elle est venue après d'autres déjà dans les débats sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme parce qu'on a un nouveau paradigme qui est qui et qui est arrivé qui a construit le discours sur l'immigration c'est celui de la lutte contre le terrorisme est donc déjà dans danser c'était le premier grand texte qu'on a qu'on a examiné à l'assemblée nationale j'étais je suis membre de la commission des lois et c'est pour ça qu'on fait ce travail préparatoire en fait au texte en séance et donc on a eu tout de suite ces textes là il y avait déjà eu d'autres textes la remise en cause du droit de sol avec une proposition loi sur mayotte spécifique qui qui voilà qui est clairement une remise en cause du droit de sol on a eu une proposition loi sur les doubles email la systématisation de la rétention bien avant déjà là loisy l'immigration et donc nous nous avons fait ce travail parlementaire la belle dès le premier jour on est arrivés sur la base du travail du programme du travail des équipes thématique de ces bouées part de tradition de gauche et 2 et 2 et de travail politique avec l'idée de mettre en cohérence ce que nous portons et notre ambition de prise de pouvoir et de comment on aborde ces questions là pas de manière déconnecté mais dans le cadre de notre de notre statégie émancipatrice et donc je moi j'appelle aussi y compris dans les dialogues qu'on parle de la gauche des gauches des migrations dans les dialogues qui va falloir qu'on reconstruise entre nous je vais finir là-dessus au respect de cela parce que je ne crois pas nous ça nous a pas empêchés de faire ce travail est d'ailleurs on est l'initiative de sabine le montrer ce qu'on prépare pour la semaine prochaine maintenant puisque ça a été repoussée ce qui va d'ailleurs le débat à l'assemblée nationale maintenant annuelle sur la politique migratoire en français en europe et on a prévu à cette occasion de lancer une campagne de notre mouvement et du groupe parlementaire sur ces questions là avec en travaillant avec le mouvement dans son ensemble mais aussi les équipes thématique de la france insoumise si vous voulez plus de détails il ya des copains qui sont présents et nous mêmes on pourra vous en donner de façon vous allez en entendre parler donc ça nous a pas empêchés de faire ce travail là mais si on veut reconstruire ensemble un autre un autre discours une autre politique il faut le faire sur des bases y compris de critique réelle et parle et pas le mauvais procès qui a été fait à la france 1 sont mises sur les a priori de ce que pourrait être la position de la france insoumise parce que sur chaque question je pense qu'on a des réponses qui sont pas par crainte que ce soit y compris sur la question des causes des migrations et ça on l'a su me dire il faut parler des causes des migrations forcées mais même plus que l'émigration forte forcer la question du changement climatique et de cet enjeu planétaire qui qui qui va arriver qui arrivent déjà et comment est-ce qu'on en discute de ses causes là et de comment gères cela comment on gère ces flux mondiaux et c'est donc oui on le dit et ce n'est pas faire une concession à l'extrême droite ou à la droite ou vois je ne sais qui que de le poser en tout cas voilà le sens de notre de notre travail depuis bon individuellement et collectivement depuis des années des décennies des fois professionnellement de notre engagement citoyen et en tant qu'élu à la france insoumise on l'a toujours fait et on continue à le faire d'ailleurs en discussion avec les associations les collectifs le la cimade et c'est là la campagne qu'on est en train de construire et qu'on va annoncer l effet est en discussion avec suite aux interpellations aussi d'organisations de défense des droits humains par exemple amnistie sur la question de la violation des droits humains aux frontières et donc on a construit on va à la fois faire des propositions de résolution pour des commissions d enquête et d action sur ce sujet là c'est aussi un travail et je finis vraiment là-dessus qui est construit à partir de la solidarité concrète moi je suis en plus d'être habitants du 19e élu d'une circonscription qui est où les habitants et habitantes et la population migrante et et sédentaire est directement concerné et c'est depuis deux ans et demi qu'on fait ce travail de solidarité aux personnes migrantes sur la question de l'hébergement sur la question de de la distribution alimentaire bon c'est aussi à partir de ceux de ce travail là et des questionnements que cela pose et des difficultés quand on est élu de se dire là comme en fait comme en fait dans une des villes les plus riches du monde comme paris pour accueillir dignement même si on sait que la responsabilité à l'état tic et que nous en tant que parlementaire on n'a pas de pouvoir exécutif mais on a une ambition par exemple municipal aujourd'hui de gagner des arrondissements de gagner des villes et donc comment on fait pour être des villes solidaires politiquement et pas simplement en termes de posture et et d'offrir des médailles aux gens mais en fait en laissant à la rue des gens donc c'est aussi des questions pas simple à résoudre mais voilà quoi que voilà c'est je voulais redire ça et donner à voir ce travail là et encore une fois le livre est thématique la brochure parlementaire qu'on a fait en 2018 les argumentaires qu'on va développer voilà ce sont des outils qu'on met à disposition qu'on met dans le débat et à partir desquels je pense qu'on peut reconstruire ensemble non seulement un autre discours un autre récit par rapport à l'offensive idéologique très très violente qui est en marche ce cas de le dire depuis plusieurs mois et qui va s'accélérer parce que je le redis c'est un axe de la stratégie politique c'est pas une diversion c'est pas un accident ce n'est pas une diversion c'est une déclinaison d'une politique aujourd'hui qu'on voit à l'oeuvre donc renverser ce discours le renverser les bases de l'expression et construire les solidarités concrètes en tout cas c'est ce qui nous guide au quotidien avec sabine avec les camarades de la france insoumise humblement en sachant d'où d'où on part mais en tout cas c'est une autre démarche lattes cela a toujours été du groupe de la france insoumise de son président de ses militants et ça va continuer à l'être oui comoé ensuite qu'est ce qu'on fait qu on clôt je vais répondre à la salle - très vite à trois questions qui ont été posées la première c'est monsieur au fond vous avez parlé de la lutte des classes c'est un beau mot qu'il faut redire dans un dans un cadre comme celui là je pense qu'il ya il ya deux frémissement de la lutte des classes un national et international d'après du national on voit il ya une très belle carte qui monte aux européennes comment paris le pari qu'ils avaient voté pour françois fillon aux européennes vote vote pour en marche donc on peut dire bruno amal parle de la construction d'un bloc bourgeois il est tout à fait possible qu'une lutte des classes soit en train de se remettre en classe en place en france et d'un point de vue plus général moi j'ai tendance à dire sur la question des migrants que la lutte des classes elle a été télétransporté du cadre national au cadre international à savoir que le nord pour le dire vite fait poser son niveau de vie sur le sud en fête donc c'est vrai que d'une certaine façon la question des migrations notamment économique c'est aussi parce qu'il ya une dépossession des moyens de production ce qui a essayé de dire la france info mise notamment en disant qu' il fallait lutter contre les causes du départ qui était parce que tout exil est une souffrance il y avait la guerre et aussi des traités qui au niveau du libéralisme pas en fait faisait qu'il y avait plus de possibilités d'avoir ses moyens de production la deuxième chose monsieur vous avez posé la question pourquoi c'était différent la situation de l'après-guerre et d'aujourd'hui l'ofac a donné des premiers éléments d'abord c'est la situation est évidemment économique nous sommes dans l'après guerre tout est à reconstruire et donc danièle lochak l'a dit et nous avons vraiment des documents nous faisons appel aux pays dits du tiers monde où aujourd'hui qu'on appelle en voie de développement leur demande de venir donc effectivement il ya un appel d'air qui d'ailleurs est souvent romy sur le goût du jour moi j'aime bouger a été constitué par le rap beaucoup d'enfants de troisième génération disent ça vous avez fait venir nos parents et puis maintenant vous maltraitez donc je pense qu'il faut entendre qu'il ya eu cet appel d'air et puis les deux autres choses c'est qu'effectivement il ya le cadre des trente glorieuses et quand tout va bien économiquement bat toujours la question identitaire la question du racisme est quand même beaucoup plus compressés tout le monde le sait ici dans cette salle et la troisième est lé plus de les plus de 60 ans le savent mieux que moi un chômage quasiment inexistant et c'est quand même pas un hasard que lors du de là lorsque carey n'a parlé de la fameuse loi de 74 qui met fin à l'immigration elle a lieu en 74 un an après le choc pétrolier c'est le moment ou pas ça y est le chômage arrivent effectivement ça fait 40 ans qu'on est dans la question du chômage et donc à partir de ce moment là bas les choses sont liées même si j'ai beaucoup aimé ce qu'a dit karen en dix ans il y aurait pas à un bon immigration qui serait juste les réfugiés et les autres économies qu'on n'aurait pas envie de recevoir mais il ya un peu de ça enfin je termine sur 80 daniel et je m'adresse à vous deux puisque vous avez dit que 80 c'est un moment de grâce et c'est tout il ya un très beau livre de vincent martini qui a acquis un chercheur qui étudie justement la question des cultures et de l'identité il a dit enfin il a étudié j'ai des choses qui sont très inconnue aujourd'hui dans un livre qui s'appelle dire la france ils montrent qu'en réalité entre 78 et 60 et 80 autour du crs autour du ps il y a eu tout un tas de discussion pour oser parler de l'identité moi je pense qu une énorme erreur une énorme erreur de la gauche c'est que au moment où les débats sur l'identité ont été posées on a déserté la on a déserté le champ politique parce qu'on disait que c'était un gros mot alors qu'il fallait l'investir justement pour dire quelle identité on défend une identité non ethnique et c'est ce que mitterrand a fait c'est ce qu'ils ont fait en 80 n'ont pas tout de suite en disant le droit à la différence ça c'était beaucoup plus tard ils ont défendu une identité française républicaine sur un point de lentilles anglo saxon isme pour trois points et c'est pour ça que ça a marché quand vous dites c'est un moment de grâce ils ont attaqué l'anglo saxonne isation de la société parce qu'elle était elle était très réelles et très très puissante et en même temps ça leur permettait d'attaquer le capitalisme qui venait de l'impérialisme américain et troisièmement ça leur permettait d'attaqué giscard d'estaing qui surnommait l'américain ce qu'on pourrait exactement faire aujourd'hui avec emmanuel macron parce que quand vous arrivez tout à l'heure et vous vous bondit c'est parce que j'ai dit le multiculturalisme dévoyé que vous venez du canada moi j'ai vécu aux états unis au canada - truc trudeau il ne fait pas du tout rêver pourquoi parce que si au niveau d'une bulle politique et c'est très bien sur les questions homosexuels sur les questions des droits des minorités qui sont majeurs pour moi je suis avec par contre il remet jamais en cause le capitalisme jamais en cause le libéralisme économique et ça nous on doit avoir on doit avoir les deux jambes on doit avoir les deux jambes tant que la question économique elle n'est pas abordée il y aura toujours un sujet et je termine sur un point c'est très rapide sur la question de savoir est ce que la migration est un est un problème à mon sens jusqu'à présent on avait le choix entre deux points de vue on avait le point de vue du front national qui disaient tous les maux viennent des immigrés ce qui était évidemment donc contre ceux contre qui on a toujours combattu met en miroir la gauche morale comme on l'a qualifié dans les années 80 avait tendance à dire il n'y a aucun problème avec eux les migrants moi je trouve que ce qu'a fait notamment la france insoumise à travers des personnages comme rufin quand ils sont allés lutter contre le front national ils ont ouvert une troisième voie ils ont écouté la colère ils ont écouté une colère qui parfois avait des mots d'oiseaux qui faisait pas plaisir oui il noirs les arabes ce qui nous tord le ventre ils ont dit j'entends ça mais attendez vous avez raison on est en colère mais pas sur les causes l'écho c'est pas les immigrés les causes c'est le capitalisme qui créent des désindustrialisation du dumping social c'est ça qui fait qu'il faut avoir c'est de cause et ses deux jambes à mon sens [Applaudissements] vous propose une trentaine de minutes de débat entre la tribune et la salle même si compte tenu de l'horaire une partie de nos participants nous ont quittés voilà donc les micros doivent être disponibles les intervenants de ce que je vois pas je la lumière dans les yeux en fait et s'il ya des intervenants dans la salle qui peut revenir à la tribune où ils sont tous partis dans le choix qui sont tous partis ce qui est encore un là est ce qu'il ya des airs encore des questions et des échanges voilà on peut conclure 1 alors y'a attendait il tirait que voilà je alors quelqu'un qui a quelque chose à dire il est sur le plateau merci alors je voudrais juste ajouter une simple remarque concernant les conditions d' analyse aussi de l'immigration et sur la séquence contemporaine bien sûr je suis beaucoup moins spécialistes en ce qui concerne vraiment le noane et présentent néanmoins je suis assez frappé par l'écart entre le discours politique et les réalités techniques institutionnels c'est à dire que à mon sens il ya une sorte d' inflation du discours dans la sphère politique entre une sorte de deux pôles dialectique d'un côté le maquereau nisme de l'autre le national populisme qui passe complètement sous silence le fait que le pouvoir la violence institutionnelle qui est mise en place par l'état mc rognard mais qui est qui lui préexiste est très très forte et extrême en fait par ailleurs vous avez dit qu'effectivement les migrations n'était jamais les mêmes c'est tout à fait vrai néanmoins il y a une en variance dans cette histoire migratoire c'est celle de l'état et des institutions qui hérite des différentes exception qui se sont pérennisés dans les institutions c'est à dire que je parlais par exemple de l'exemple franco belge les émeutes qui ont lieu en 1892 donne une loi qui au départ n'est qu'une exception c'est un fait historique absolument contingent mais il se pérennise sous la forme d'une loi pareil avec la question de l'exclusion des chine aux états unis au départ c'est une affaire locale cet espace en californie mais il ya une pression qui fait de cette exception une loi qui la pérenniser dans le temps et dans l'espace donc je pense que la question des institutions en tant qu'intermédiaire entre les réalités géographiques et démographiques mondiales et de l'autre notre perception sensible est extrêmement importante d'autant que je conclurai sur ça je vais été invité en 2017 à berlin donc par l'institut gns hagen et l'institut montaigne donc voilà à droite il y avait jean marc ayrault et compagnie en fait des gens qui travaillaient pour les institutions de régulation de l'immigration à l'échelle de l'europe et il s'avère que on ne peut pas faire l'économie dans l'analyse migratoire de la puissance de la régulation européenne de la violence qui exercent l'europe à l'encontre de d immigration qui lui viennent du dehors par exemple si on prend une simple un simple fait démographique les migrations en france que l'on reçoit en france l'immigration en fait en france est à 80 % de l'espace schengen et le reste provient de partout dans le monde et même je crois que les niveaux sont encore plus extrême donc voilà il faut aussi se poser la question que peut faire le politique ou la politique vis-à-vis d'institutions qui sont elles mêmes héritière de discrimination qui leur sont intrinsèques et d'un exclusivisme qui l'aurait 1,35 je sais pas si c'est clair mais je pense que c'est une question qui a un peu lourdes les institutions c'est lourd c'est pas forcément sympa à étudier ou analyser mais ça fait partie de la c1 ne quand même de deux questions migratoires quand emploi mais ça pose la question qui avait évoqué très rapidement et moi que j'ai retenu de par gérard noiriel de l'état nation qui était celui qui finalement avait mis en place l'ensemble de ses politiques migratoires quitterait en fait c'est le rapport que et vodka noiriel sur comment la république en france et est attisée sous la troisième république pour donner corps à des institutions et des politiques et sans être spécialiste de ces questions là ça fait penser aux enquêtes ethnographiques ont été faits dans les préfectures sur la manière dont en fonction de la préfecture de bobigny où la préfecture de limoges les cadres moyens de l'état qu'ils sont censés pourtant pratiqué la même politique en fait mènent des politiques qui sont totalement différentes moi je connais même quelqu'un qui a été a voulu comme on dit une jeune femme qui a voulu adopter un enfant né à l'étranger ben au gros les associations expliqué qu'il faut surtout pas aller à paris parce qu'à paris c'est non systématique par contre si tu vas demander dans une préfecture bah on veut juste pas joué car montferrand alors là il n'y a pas de problème et donc ça montre bien que les politiques les politiques dans le domaine 2002 des migrations comme dans le domaine de l'intégration trigui même si ça va rien dire elles doivent aussi penser à ça c'est à dire comment on transforme aussi la manière dont les cadres intermédiaires de l'état travaillent 1 parce que c'est bien beau de voter des textes de lois très généreux quand on voit quand ça passe au tamis de tous les niveaux administratifs qu'il en reste en bas il ya de quoi s'inquiéter 1 surtout quand ils ont pris des mauvaises habitudes bon je les questions bahia ya quelqu'un derrière 2 mais micro en fait je voulais juste faire une petite remarque depuis le début du débat en parle enfin c'est mon impression mais on part de la migration de manière un peu à différencier c'est à dire que enfin un peu l'impression que tous les emails et millions sont les mêmes et je voudrais peut-être rappeler qu' il ya une migration qui est favorisé par le maquereau nice en ce moment qui est favorisé par la droite il ya deux formes de migration je pensé à migrations de populations qui sont d'orientation de droite par exemple je vais donner par exemple exemple ancien des russes blancs par exemple en 1917 qui était très bien accueillis en france et deuxième forme de migration qui est favorisé ces les csp + cd grand cadre par exemple cadres américains qui vont en france où inverse ce genre de migration qui elles sont favorisées peut-être qu'on pourrait établir des lignes de classe à l'intérieur des mouvements migratoires et que certains mouvements migratoires qui sont favorisés et d'autres qui sont défavorisés et je pense notamment à la sncf et tout ça qu'ils sont en train d'être détruit c'est à dire que les pauvres il bouge plus on le fait en sorte qu'ils soient cantonnées de là où ils sont par contre des csp + et tout ça c'est bon ils sont concrètement en marche en marche et ils sont sains classe internationale c'est je me suis bien fait comprendre devrait faire une étude en plus à rajouter à notre compréhension des phénomènes le phénomène des demies des migrants vend des immigrés souhaité par le monde économique oui bonsoir je fais référence aux textes contre lesquels la france est soumise avec s'était réveillé il ya un an à peu près dont vous parliez tout à l'heure je me rappelle très bien de cette cette déclaration et il y avait sous tendu on va le dire je l'estimé comme ça toujours on retrouve le problème de l'islam et dans ce qui a été dit ce soir souvent on oublie que les problèmes de l'immigration sont traitées par ce que il ya quand même malgré tout front derrière toujours le problème de l'islam qui est qui est loin d'être réglée en france on a l'impression qu'ils sont en filigrane que c'est pas traiter très s'appelle ça s'appelle en dernière analyse ça s'appelle du racisme et c'était très clair en filigrane de ce texte qui avait été fait la fois précédente c'était simplement un petit c'est une question en même temps je vais répondre c'est dommage que gérard noiriel soit partie parce que précisément son dernier livre du coup j'en fais la promotion bien je n'ai pas encore lu maps interdire leaf fait le parallèle fin du 19ème avec drummond et de l'ordre mo et zemmour à l'heure actuelle et il analyse je crois la grammaire c'est à dire la rhétorique et la diffusion par la presse d'un phénomène qui n'existe peut-être même pas que les gens ne vivent même pas mais qui d'autre il finit par créer la réalité ne serait ce que par le discours voilà et donc ce parallèle là et on assiste en ce moment dans une période un peu triste qu'ils justifient ou qui accompagnent les politiques dures mises en oeuvre ces deux phénomènes de ce mail est effectivement voilà je pense qu'il aurait pu éclairer ce qui passe ce qui se passe aujourd'hui est donc par exemple zemmour il l'interlocuteur avec ce qui s'est passé et quelques années voilà est vrai comment j'ai envie de répondre à celui la marche rapidement sur pour revenir sur la dimension européenne je pense qu'elle est très importante d'ailleurs nous le travail qu'on a fait et continue à faire et et qu'on prépare on le fait en coordination avec avec nos députés européens et donc moi je suis membre de la commission des affaires européennes et c'est un axe de travail important sur le point sur la ligne de classe entre les entre les migrants pour moi la question c'est pas qui favorise le mouvement parce qu'en vérité on va dire le grand capital a intérêt au déplacement des populations d'ailleurs organise le déplacement des populations donc la question c'est pas simplement le fait que les gens migros bouge c'est qui est qui qui a qui sont donnés les possibilités de le faire dans de bonnes conditions de manière légale et c'est parce que les l'exemple des chronos poste mais d'autres beaucoup d'autres le montre c'est à dire que le capital ce1 continue avoir besoin et à favoriser l'irrégularité des salariés des salariés sans papiers parce que c'est dans leur intérêt donc d'une certaine manière la mobilité est là et le caractère international de de la force de travail a toujours été intégré dans dans la structure du capital et donc dans les stratégies de d'exploitation etc la question c'est les conditions et qu'est ce qui est permis et le fait que quand on est sans papiers on a moins de droits on est plus facilement exploitables et c'est donc je pense que c'est c'est de cette manière là que la ligne de la ligne de la digue de place se se situe et est du coup moi j'étais plutôt sensible à l'idée de dire il n'y a pas d'un côté enfin les bons et les mauvais un migrant d'une part est par exemple sur l'exemple des étudiants il ya les étudiants qu'on accueille extra mais en vrai aujourd'hui avec l'augmentation des frais d'inscription qui a été mise en place eux c'est certains étudiants effectivement qu'on va plus favorisés mais mais d'une certaine manière ça aussi ça fait partie de la stratégie parce qu'on sait que un certain membres viendront quand même seront sans papiers pourront être exploitées moi il ya une dimension et s'est sérieusement peut-être que vous dites je sais pas ce qu'il y avait derrière les manifestes et autres d'il ya un an je vois très bien les stratégies d'un certain nombre d' instrumentaliser ça contre la france 1 soumises notamment celles et ceux qui étaient et sont en responsabilité directe par exemple à paris et responsable de la situation des personnes sans papiers ou ou à la porte de la chapelle je n'en dirai pas plus là dessus mais il a une dimension aussi importante et structurelles dans le débat sur les politiques migratoires c'est la question du racisme parce que là une des différences entre les migrations c'est cet axe là et je dis pas qu'il ya pas eu des formes de racisme de xénophobie envers les migrants italiens polonais et cetera bien sûr que bien sûr il y compris qu'ils étaient traités et où il y avait justement une construction de qui est français ou qui est ok ou qui est blanc très nord-sud par exemple les italiens ou les portugais on retrouve dans les préjugés envers contre les les portugais par exemple des stéréotypes racialise en mai une des dimensions de des différentes populations migrantes contemporaine c'est qu'elles sont noirs arabes musulmanes ou issus de issue y compris d'un rapport particulier qui a été la colonisation et qui était une forme économique et politique de domination et d'exploitation et donc c'est cette dimension là structurelles et qui continue à travailler nos sociétés aujourd'hui y compris vis-à-vis de ces français et françaises dont les parents sont des migrants issus de pays colonisés et qu'ils sont considérés comme des français de seconde zone parce que ya cette dimension du racisme structurel et on voit comment bien sûr que ça la question migratoire ne se résume pas à la question de la lutte contre le racisme du racisme etc et je trouve que c'est important de ne pas assimiler de renvoyer en fait des français et françaises qui subissent le racisme à à une question de migration etc mais donc une des dimensions structurelles qu'il faut prendre en compte c'est la question du racisme et de comment certaines les migrants aujourd'hui l'image du migrant et cela a été dit je suis là dessus c'est le sans-papiers ou le ou l'exil et de la porte de la chapelle alors que aujourd'hui en france une bonne moitié je crois que c'est 40 % des migrations ces européennes communautaire ces voix-là décès et ça aussi c'est une construction et la dimension du racisme et de la lutte contre le racisme et les discriminations et pour moi fondamental dans la politique migratoire et donc la compréhension qu'on a de la construction du problème migratoire comme la construction du problème musulman et autres merci bon je pense qu on va lors d'un dernier mot parce que je pense qu en france on a de la chance parce qu'on est dans un pays développés parmi les plus grandes puissances du monde mais le souci c'est qu'on est dans une dans une société qui est de plus en plus morcelé où on est plus proche d'une guerre civile que de la paix sociale et et je pense que quand je disais la réussite de réciprocité c'est que lyon serait bien bien intéresser si on avait une guerre en troisième guerre mondiale en europe où siègent ou une guerre civile que les que les pays d'afrique où d'autres d'autres pays du monde veut elle alla bien la sympathie nous accueillir et donc je pense que cette notion de réciprocité est importante et on devrait plus la mettant en avant comme l'immigration est quelque chose de positif que de négatif et juste pourra pas envoyer à ça aussi dans la construction aujourd'hui au niveau mondial celles et ceux qui migrent le plus au sens large ce sont les européens rien que dire en fait cette réciprocité elle existe déjà quand on parle des migrants français dans le reste du monde en parle d'expatriés pas de migrants donc c'est déjà le cas en fait et les autres pays du monde applique cette réciprocité en permettant que les les français et françaises à l'étranger soit et puissent vivre et travailler dans des conditions extra parce que il y a il ya eu un accueil réelle de ces migrants là mais ce que vous dites je rejoins ce que vous dites juste pour appuyer le fait que c'est pas dans le futur c'est déjà le cas ça l'a été depuis des décennies et c'est déjà le cas que la réciprocité wass plutôt dans un sens que dans un autre est ce celui de encore une fois voilà de ces rapports de domination extrêmement forte au niveau international alors on a une dernière dernière intervention fond je crois de monsieur el dia nisy alors six interventions par tout ce qu'elle a été ça a été qui a été dit tout à l'heure le problème délibération c'est à dire les partis politiques certains partis politiques c'est à dire ces partis politiques de droite il court derrière le front national il ya une sorte de surenchère c'est un qui fait la politique la plus pourrie vraiment pour avoir gagné des voix et basse et c'est comme ça bon c'est en résumé c'est ça le front national je me rappelle des années 70 il faisait 1 [Musique] il fait 23 pensons voilà tout le monde dira qu'au dernier l'opep a ainsi cité qui fait il va mourir la politique n'a plus vraiment dégueulasse et j'en passe j'ai fait moi j'ai envie de conclure puisqu'on à devoir conclure quand même avec cette phrase lâchée face de tout ce que j'entends finalement et de ce que vous venez de dire c'est finalement peut-être pas les partis politiques de gauche les partis politiques de droite qui sont les meilleurs pour mener une politique migratoire qu'on pourrait dire humaniste mais peut-être qu'il faudrait au delà de la gauche et de ce qu'elle a vu faire etc il faudrait plus à falloir repenser quelle politique migratoire qui a une dimension humaine à l'échelle mondiale et et voilà est donc au-delà de la gauche de la droite qui on va dire qu'ils ont dévoyé enfin pour les uns pour les autres comment repenser est une politique qui transcende ce qu'a fait la droite de la gauche on en prenant le meilleur est sans perdre le cap peut-être des valeurs quand même républicaine je sais pas à défendre qui sont soit principe va dire fondateur et universel bon voilà je ne sais pas d'auxi on aura si ce débat permet de transcender les discours qui a eu à les les les polémiques et voire même les clivages qui à gauche je ne pense pas mais en tout cas on a tous les éléments pour répondre que cette histoire n'est pas aligné un des situations différentes que les réponses politiques de droite ou de gauche mais finalement ne sont pas forcément toujours ce que l'on veut dire de gauche c'est-à-dire humaniste pour trouver un autre mot et voilà et que ses tentatives en tout cas nous pour trouver les meilleures solutions à un instant t l'idéal reste toujours un horizon à construire voilà je remercie tout le monde cabinet merci d'avoir participé à cet après midi il ya une prochaine fois bien sûr
Danièle Obono