Nicolas Dupont-Aignan invité de Guillaume Durand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il est vrai que vous êtes intéressé par la politique migratoire de Matteo Salvini en Italie ?
- 0:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous considérez que Matteo Salvini est un faux soyeur de l'Europe ?
- 1:59ComplaisanteÉludée
Je dirais que tout ce qui a été fait par Colomb depuis le début, qu'il est attaqué par la gauche, qu'il est attaqué par les organisations, tout ça, ça ne sert à rien.
- 2:33OuverteRéponse directe
Comme le fait Salvini, comme le faisait le gouvernement précédent en Italie, en négociant directement avec l'Ibien.
- 3:31OuverteRéponse directe
Vous vous souvenez qu'avant 85, le début de Schengen... Vous savez pourquoi ça a commencé, Schengen, en 85, il y avait 5 pays ?
- 6:04RelanceRéponse partielle
Vous n'arrêtez pas d'être seul. Je ne suis pas seul, cher M. Guy Duong-Durand.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:06Invité politiqueFait
« Oui, je pense que c'est un signe après la Hongrie, les peuples se réveillent et enfin élisent des gouvernements qui vont, je l'espère, attendons de voir, vraiment les protéger. »
- 0:17Invité politiqueFait
« on ne peut pas continuer avec des mafias, des morts en Méditerranée, des passeurs et l'impuissance de l'Europe et des gouvernements, c'est tout. »
- 0:28Invité politiqueFait
« Pas du tout, ce sera peut-être le sauveur de l'Europe, car en vérité, les faux soyeurs de l'Europe, ce sont ceux qui ne font rien depuis tant d'années »
- 0:36Invité politiqueFait
« et qui ont laissé le pouvoir démocratique, celui des citoyens des différents pays, à une bande de commissaires non élus qui vit hors temps, hors sol, à Bruxelles. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Non, le peuple français, en 2005, a voté non. »
- 2:13Invité politiqueFait
« Gérard Collomb a dit, les clandestins font du benchmarking. »
- 2:51Invité politiqueFait
« Frontière nationale, coopération européenne. Il faut les deux. »
- 2:53Invité politiqueFait
« Deuxièmement, supprimer les aides sociales à l'arrivée pour enlever l'appel d'air. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Troisièmement, des quotas, par nationalité et par profession, comme en Australie et au Canada. »
- 3:01Invité politiqueFait
« Quatrièmement, une action militaire contre les passeurs. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Sur les frontières et l'aide sociale, Emmanuel Macron est dans l'illusion la plus totale. »
- 5:38Invité politiqueChiffre
« 4 600 000 signatures. »
- 8:19PrésentateurFait
« Vous passez cet après-midi, je crois, devant la 17e chambre correctionnelle, pour avoir parlé, donc, d'invasion migratoire. »
- 8:37Invité politiqueFait
« De ma vie, je n'ai jamais prononcé une parole xénophobe ou attentatoire à la liberté des Français. »
- 10:03Invité politiqueFait
« La plupart des députés qui se plaignent ne seront plus là à la prochaine législature. »
- 10:57Invité politiqueFait
« les Français vont comprendre que cette réforme est mauvaise, qu'elle va surenchérir le coût des petites lignes, qu'ils vont le payer très cher comme en Angleterre. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur15 %
- ?8 %
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Est
-ce qu'il est vrai que vous êtes intéressé par la politique migratoire
de Matteo Salvini en Italie
?
Oui,
je
pense que c'est un signe après la Hongrie, les peuples se réveillent et enfin élisent des gouvernements qui vont, je l'espère, attendons de voir, vraiment les protéger.
Car
on ne peut pas continuer avec des mafias, des morts en Méditerranée, des passeurs et l'impuissance de l'Europe et des gouvernements, c'est tout. Est-ce que vous considérez que Matteo Salvini est un faux soyeur de l'Europe ? Pas du tout, ce sera peut-être le sauveur de l'Europe, car en vérité, les faux soyeurs de l'Europe, ce sont ceux qui ne font rien depuis tant d'années et qui ont laissé le pouvoir démocratique, celui des citoyens des différents pays, à une bande de commissaires non élus qui vit hors temps, hors sol, à Bruxelles. Et je crois que l'Europe, la belle idée européenne, mais
les
institutions non démocratiques et le peuple français... Mais nous les avons votées ! Non, le peuple français, en 2005, a voté non. Et je
considère
ces institutions illégitimes, non démocratiques, et je pense pire que l'Union européenne telle qu'elle se construit depuis 10-15 ans, défigure la belle idée européenne. On a besoin d'une Europe, on a besoin de projets communs, on a besoin de travailler avec nos partenaires. Mais il y avait une belle phrase du général de Gaulle, qui disait, on ne fait pas une omelette avec des oeufs durs. Les nations, ce sont des oeufs durs.
On peut faire une salade. Pas sûr que c'est la plus
belle phrase du général de
Gaulle. Mais elle est très
parlante. On ne peut pas construire l'Europe en détruisant les nations qui la forment. On peut construire l'Europe
en
faisant travailler ensemble les démocraties qui la forment. C'est un point fondamental. Et le début de la construction européenne était positif. Parce qu'on respectait les peuples. Et à un moment, la logique s'est inversée. L'élargissement, maintenant, quand vous pensez qu
'il
y a toujours des négociations avec la Turquie. La concurrence déloyale, la faiblesse vis-à-vis des flux migratoires. La non-perception des vrais
enjeux. Je dirais que tout ce qui a été fait par Colomb depuis le début, qu'il est attaqué par la gauche, qu'il
est
attaqué par les organisations, tout ça, ça ne sert à rien. Pipo intégral. D'ailleurs, il le reconnaît
lui
-même. Mais
il le reconnaît lui-même. Gérard Collomb a dit,
c
'est une submersion migratoire. Gérard Collomb a dit, les clandestins font du benchmarking. Le terme, d'ailleurs, je n'aurais jamais osé dire. Collomb reconnaît sa propre impuissance. Puisque vous ne pouvez pas contrôler les flux migratoires
en
aval. Il faut le faire en amont.
C'est-à-dire contrôler...
Comme le fait Salvini, comme le faisait le gouvernement précédent en Italie, en négociant directement
avec l'Ibien.
C'est une évidence. Il y a plusieurs phénomènes.
On
n'arrivera pas d'un coup
à
tout arrêter, c'est évident. Il y
a
plusieurs phénomènes. Pour moi, frontière nationale, double coque. Frontière nationale, coopération européenne. Il faut les deux. Deuxièmement, supprimer les aides sociales à l'arrivée pour enlever l'appel d'air. Troisièmement, des quotas, par nationalité et par profession, comme en Australie et au Canada. Quatrièmement, une action militaire contre les passeurs.
Est-ce que vous êtes d'accord ?
Cinquièmement, j'ai fini. Cinquièmement, une vraie politique d'aide au Maghreb. Car l'enjeu est là. Et si le Maghreb s'effondre, il est en grand danger. Si vous analysez chacun des pays, si le Maghreb s'effondre, ce sera un
vrai...
Mais
ce sont des propos qui ont été
donnés par Emmanuel Macron, par d'ailleurs plusieurs leaders.
Non,
pardonnez-moi. Sur
les
frontières et l'aide sociale, Emmanuel Macron est dans l'illusion la plus totale. Non,
non, il y a un moment...
Vous vous souvenez qu'avant
85,
le début de Schengen... Vous savez pourquoi ça a commencé, Schengen, en 85, il y avait 5 pays ? Parce qu'il y
a
des douaniers, on en avait par-dessus la tête, il y avait des grèves de douaniers qui ne voulaient plus justement contrôler les gens aux frontières. C'était
ça l'origine de Schengen. Peut-être, mais en
attendant,
on
a supprimé
les frontières. Je le connais et j
'avais voté contre un des rares.
On
a supprimé les frontières nationales et on n'a pas mis de frontières européennes. Parce qu'elles sont immétables. Parce que les pays qui sont aux frontières européennes ne peuvent pas les contrôler. Donc,
il est évident qu'il y a des progrès.
Quand il y a des événements graves, il
y
a des possibilités dans
le traité actuel de revenir aux frontières nationales. Ça prouve bien qu'on peut le faire.
Ça a été le cas par
exemple dans des
manifestations en Allemagne, des Black Blocs par exemple.
Ce qui est
extraordinaire, c'est quand il y a eu le G20 ou le G7, ils ont mis des contrôles. Mais quand il
y
a des terroristes, on ne les met pas. Donc, ce que je demande, vous savez, c'est du bon sens. Je n'ai jamais dit, jamais dit qu'il y
avait
une solution miracle. Il y
a
une palette de solutions. Et pendant la présidentielle, reconnaissez au moins que j'étais un des seuls à avoir développé un plan global, mesuré mais ferme. C'est passé un peu inaperçu. Je suis le seul à avoir écrit des dizaines de pages sur le problème du Maghreb. Regardez la situation du Maroc, de l'Algérie et de
la
Tunisie. Regardez ce qu'on a fait en Libye. Le problème est là. Il faut
une
politique globale. Mais vous ne croyez pas que l'Union Européenne, plutôt que de s'occuper de la taille des courgettes et de rentrer dans des détails ahurissants, ne devrait pas avoir une vraie géopolitique, une vraie politique méditerranéenne. Car l'enjeu du continent est là.
Un milliard d'habitants. Non, non,
attendez.
Beaucoup le disent, mais
il n
'y a
pas de proposition
concrète. Comme
Hubert Védrine a écrit des
textes.
Mais Hubert
Védrine, c
'est un homme
remarquable. Voilà, voilà.
D'accord, il
a écrit...
Il n
'a
pas été suivi. D'accord, mais il a écrit des textes entiers sur justement le renforcement musclé de Schengen. Sinon, dit-il, le populisme l'emportera
partout. Donc vous n'êtes pas le seul.
Vous ne
pouvez pas... Je ne
suis
pas le seul, mais moi j'ai un combat politique. J'ai lancé un référendum. J'essaye d'être concret. Par exemple, j'ai lancé un référendum d'initiative partagée. Vous savez, dans la Constitution, 185 parlementaires peuvent obliger le gouvernement à faire un référendum d'initiative populaire. 4 600 000 signatures. J'ai envoyé ce référendum à tous les parlementaires. J'ai repris cinq mesures concrètes que les Républicains avaient déposées, sur lesquelles le Front National est d'accord.
Il
y a 300 parlementaires qui pourraient signer cette proposition de référendum. J'attends que M. Wauquiez me réponde. Il a trouvé l'idée géniale, mais il a interdit à ses parlementaires de signer parce que ça vient de M. Dupont-Aignan. Ce n
'est
pas responsable.
Vous n'arrêtez pas d'être seul. Je ne
suis
pas seul, cher M. Guy Duong-Durand. Vous avez un accord de gouvernement avec Marine Le Pen. Elle vous a proposé, pour les Européennes, une sorte d'alliance.
M. Durand,
la caricature.
D'abord, excusez-moi
si je peux vous répondre. Oui,
bien
sûr,
c'est l'objet. C'est l'objet. Je ne crois pas être seul parce que j'ai eu la chance et l'honneur d'avoir la confiance d'un million 800 000 Français.
Je
ne crois pas être seul parce que beaucoup de personnalités politiques m'ont rallié petit à petit. Et je ne
crois
pas être seul parce que dans les sondages, notre mouvement fait jeu égal avec le Parti Socialiste. Un mouvement très récent. Donc, vous savez, dans la vie, ceux que l'on a qualifié de seul, parfois, se sont imposés. Parce qu'ils étaient libres et ils avaient une pensée libre. Quant à l'affaire
de
Marine Le Pen,
je ne suis pas suspect. Je précise
pour tous ceux qui nous écoutent, qui ne sont pas forcément au courant, qu'elle vous a proposé, comme ça a été le cas pour les présidentielles, une sorte d'alliance dans la perspective
de 2019. J'ai répondu à Marine Le Pen, qui m'a proposé ça par voix de presse alors qu'elle a son bureau quasiment en face du mien à
l
'Assemblée Nationale. J'ai dit à Marine Le Pen que pour s'unir, il fallait d'abord un projet. Et que sur l'Europe, moi, en tout cas à deux bouts la France, je tirais les leçons de l'échec de la présidentielle et je travaillais. Et que l'union, ce n
'est
pas l'union pour l'union, ce n
'est
pas une union sur un projet bancal, c'est l'union sur un projet.
Et ce que j'ai dit à Marine Le Pen,
je pense que Marine Le Pen, comme Laurent Wauquiez d'ailleurs de son côté, les Républicains, n'ont pas tiré les leçons de l'échec de la présidentielle. Et je crois qu'en politique, il ne
faut
pas mettre la charrue avant les bœufs. Donc j'ai dit à Marine Le Pen tout simplement, moi je travaille sur un projet,
il
sera prêt à la fin de l'été. Je pense qu'il faut que le Front National travaille sur son projet, les Républicains sur le leur. Et une fois que tout le monde aura les idées claires, à la fin de l'été pour moi, avec des propositions concrètes pour les Français sur l'Europe, on pourra toujours discuter.
J'aime la
politique sérieuse, je suis toujours parti des idées.
Voilà, c
'est tout.
Et
on ne peut pas me traiter, juste un point, Guillaume Durand, de diviseur, puisque je suis la seule personnalité qui a soutenu Marine Le Pen au second tour. Donc elle aura beaucoup de mal à me faire passer pour un diviseur.
Trois questions. Vous passez cet après-midi, je crois, devant la 17e chambre correctionnelle, pour avoir parlé, donc, d'invasion
migratoire.
Oui,
nous sommes dans un pays
où
la justice devient politique. Le procureur de Paris, donc, procureur de la République, a porté plainte contre moi, parce que j'avais osé dans un tweet de janvier 2017, en campagne présidentielle, parler d'invasion migratoire.
De
ma vie, je n'ai jamais prononcé une parole xénophobe ou attentatoire à
la liberté des Français. C'est pourtant ce qu'il a l'air de
considérer la justice. Le procureur. Mais quand M. Collomb, ministre de l'Intérieur, dit exactement la même chose... Submersion. Submersion,
c
'est une métaphore maritime. Invasion,
c
'est terrestre. Submersion,
c
'est exactement la même phrase. Bien sûr, il n'est pas traduit devant la chambre. Alors, on verra tout à l'heure ce que les magistrats décident. Mais c'est une justice politique ? Là, c'est un parquet politique. Et je mets en garde le gouvernement.
Quand
on pense
que
François Fillon a été écarté de la présidentielle pour une affaire judiciaire qui n'est toujours pas un an après traité,
je
me pose des questions. Et je
pense que
la justice ne peut pas être au service d'un gouvernement.
Deuxième question,
on
a terminé, mais il
y a
deux petites questions qui sont extrêmement simples. Est-ce que vous travaillez trop à l'Assemblée ?
Non. Je vais vous dire, à chaque législature, au bout d'un an, j'entends les députés se plaindre. J'ai un peu d'expérience politique.
Vous ne trouvez pas ça un peu grotesque
? Il y a tellement de Français qui manquent de travail. C'est un tel honneur d'être député de la nation. Je considère que c'est un tel honneur d'être député de la nation. Que je trouve ces complaintes et ces plaintes un peu dérisoires.
Et d
'ailleurs, qu'ils
se rassurent... Même quand elles
viennent de François de Rugy, qui est le patron de
l'Assemblée nationale. Mais
François de Rugy a qu'à être un peu plus ferme vis-à-vis du gouvernement. Et je vais vous dire une chose. La plupart des députés qui se plaignent ne seront plus là à la prochaine législature. Parce que je pense que l'objet d'un député, ce n
'est
pas de se plaindre, c
'est
de combattre.
Dernier
point,
il
est important. Il est vraiment important. La CFDT a dit que la grève n'est pas terminée. Mais le Parlement a maintenant voté la loi sur la SNCF. Est-ce que ça veut dire que, clairement, les syndicats sont maintenant totalement dans une situation illégale par rapport à ce qui a été décidé par le Parlement ? Donc par vous.
Je pense qu'il y a... C
'est important, c'est très
important. Je pense qu'en vérité, les Français en ont assez de cette grève et des modalités de la grève.
Et
moi, j'ai toujours pensé que les syndicats devaient inventer une autre forme de grève qui est la gratuité du service ferroviaire.
Mais est-ce qu'ils sont à partir
de ce matin dans l'illégalité totale ? Ils ont un problème de légitimité. Ils n'ont pas un problème de légalité. Ils ont un problème de légitimité. Et la vraie question, c'est que malheureusement, les Français vont comprendre que cette réforme est mauvaise, qu'elle va surenchérir le coût des petites lignes, qu'ils vont le payer très cher comme en Angleterre. Et c'est le gouvernement, à la fin, qui sera responsable devant le suffrage universel aux prochaines élections.
Nicolas Dupont-Aignan, donc Debout la France, qui est
l
'invité politique de la matinale. Merci,
bonne journée à vous.
Il est 8h29.
Nicolas Dupont-Aignan