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interviewC à vous· 19 septembre 2024 60 min

On rêve d’un autre monde nouveaavec Jean-Louis Aubert - C à Vous - 19/09/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: On est en direct jusqu'à 21h.

Emilie est aux côtés de J.-B.Gosse. - E.Tran Nguyen: Il nous fait de l'oeuf meurette, ce soir. - J.-B.Gosse: Normalement, on se sert des restes. - E.Tran Nguyen: Là, c'est végétarien.

Il n'y a pas de viande. Qu'est-ce que je peux faire? - J.-B.Gosse: On va essayer de sublimer tout ça et de disposer un nuage de blanc d'oeuf.

C'est l'étape la plus délicate. J'ai fait une mousse avec ce blanc d'oeuf. - E.Tran Nguyen: Il faut que je mette la mousse. - A.-E.Lemoine: Sublimez-moi tout ça.

Voilà l'oeuf meurette végétarien de notre chef. C'est magnifique. Merci à tous les 2.

A tout à l'heure pour le dîner. Un triangle amoureux percuté par une réalité dramatique, celle des années 90 et des ravages du sida. La peur de mourir avant que l'espoir ne renaisse et que la destinée des 3 amis prenne un virage inattendu... - Je pourrais te photographier un jour? - Pourquoi pas. - C'est le travail du voisin. - C'est pas mal. - Vachement bien, tu veux dire. - C'est drôle.

Tu ressembles pas tellement à tes photos. - Je suis un garçon très sérieux. - Tu le trouves comment, Cyril? - Je sais pas. - Je le trouve beau. - La photo, c'est ta drogue.

Tu peux pas t'en passer. - C'est la 1re fois que j'entends autant de mots sortir de ta bouche. - Je suis pas bavard quand je connais pas. - On se connaît, maintenant.

Arrête. Je suis séropo. - T'as pas l'air malade. - C'est pas écrit sur la gueule des gens. ... - Il fallait que tu te tapes un mec que je connais et qui est aussi un ami.

Tu veux qu'on se quitte? - Non! Je n'ai jamais pensé à être ailleurs qu'avec vous. - Je comprendrais que tu veuilles plus me voir. - Vous vivez ce que vous avez à vivre, mais je veux pas le voir. ... - Vous avez fait un test, récemment? - Jamais. - T'as pensé à quoi, à qui? - J'ai tout le temps l'impression d'avoir peur. - J'ai envie qu'on passe un peu de temps ensemble. - Je suis meilleur photographe depuis la maladie. - T'as les mêmes gestes quand tu le serres contre toi?

C'est dur, mais ça va aller. - De toute façon, on a la vie devant nous, maintenant. ... - A.-E.Lemoine: "Vivre, mourir, renaître", signé G.Morel, c'est une célébration de la jeunesse, de la force, de la vitalité qui s'obstine malgré l'urgence d'un compte à rebours.

C'est porté par 3 jeunes comédiens qui sont sidérants de justesse. L.Lampros, révélé aux côtés de B.Magimel dans "De son vivant", T.Christine et V.Belmondo, déjà remarquables, entre autres, dans la série "Bardot".

Ils sont ce soir nos invités. Bonsoir. Merci d'être là.

Bonsoir à tous les 3. On est ravis de parler avec vous de ce très beau film qui parle avant tout d'amour, d'élan de vie, de jeunesse. Cette histoire d'amour qui vous mêle tous les 3 devient encore plus intense et urgente à cause de la menace qui plane au-dessus de vous? - V.Belmondo: Oui.

Il y a l'arrivée du sida. Ca donne un élan à nos personnages. Ce n'est pas un coup d'arrêt, mais un nouveau départ pour eux.

Ils vont s'aimer encore plus fort et profiter de la vie encore plus avec cette maladie. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un film sur le sida.

G.Morel insiste là-dessus. - T.Christine: Quand on joue des personnages qui peuvent voir la mort arriver, ce n'est pas ça qu'il faut jouer, c'est un peu l'inverse.

Il faut jouer la vie et le temps qu'il nous reste, en profiter le maximum et essayer de vivre. - A.-E.Lemoine: Votre jeunesse nous éclate un peu au visage.

Vous êtes né en 93 pour Victor, 94 pour Théo et 2001 pour Lou. Vous saviez ce que pouvait représenter la découverte d'une séropositivité? - L.Lampros: On a été plongés dedans.

Finalement, pour les années 90, c'était vraiment la maladie sur laquelle on s'est documentés. Contrairement à d'autres générations et d'autres jeunesses, c'est une jeunesse qui n'était pas dans une quête de liberté, mais dans l'urgence de vivre, dans l'idée de survivre. Le film était tellement porté par ça...

Gaël nous disait tout le temps qu'il n'y a rien de plus fort de la vie dans les moments difficiles que l'amour. - A.-E.Lemoine: Lui avait 19 ans dans les années 90.

Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il a éprouvé un choc en voyant "Les Nuits fauves" au cinéma. Un triangle amoureux comme le vôtre, confronté à l'épidémie du sida. Ce parallèle est assumé jusque dans l'affiche de "Vivre, mourir, renaître", qui rappelle celle des "Nuits fauves".

Il y a une continuité de l'esprit aussi. C.Collard, à l'époque, parlait de l'élan de la création qu'avait déclenché la survenue de la maladie, de façon paradoxale. - C.Collard: Je ne veux pas dire que la séropositivité a déclenché de la création.

J'ai fait des trucs avant. Ca l'a incontestablement modifiée. Ca a resserré les choses.

Ca a donné une sorte de nécessité, quelque chose qui vient vraiment du ventre. - A.-E.Lemoine: La différence avec le film de C.Collard est que G.Morel va au-delà des années 90.

Il évoque l'étape de la trithérapie, des thérapies possibles. L'idée est aussi de savoir comment on vit après avoir pensé qu'on était condamné. C'est tout le dilemme de votre personnage, Victor. - V.Belmondo: Bien sûr.

Le 1er dilemme est comment on vit quand on se sait condamné. Le film pose une autre question: Comment on vit quand on se pensait condamné et qu'on ne l'est plus, comment on retrouve un élan? - A.-E.Lemoine: Il a du mal à retrouver un élan?

Il se trouve un bon photographe? - V.Belmondo: Il perd son inspiration à un moment parce qu'il perd son urgence de vivre, son élan de vie.

Le film s'arrête et, si ça se trouve, c'était peut-être éphémère. Peut-être qu'il a retrouvé son élan de vie. - A.-E.Lemoine: Et il s'appelle Cyril, évidemment, autre référence à C.Collard.

Vous avez beaucoup changé pour incarner ce personnage? - V.Belmondo: J'ai perdu un peu de poids.

Je pense que la performance physique revient à Théo. C'est surtout lui qui a perdu beaucoup de poids. Moi, j'ai perdu un peu de poids simplement pour trouver le corps du personnage, mais Théo fait une vraie performance physique. - E.Tran Nguyen: Entre le début et la fin, vous êtes beaucoup plus maigre. - T.Christine: Je n'ai pas beaucoup mangé. - E.Tran Nguyen: Nous, quand le film a été présenté à Cannes en mai dernier, toute l'équipe a vécu une grande émotion à la fin de la projection.

C'est un moment que vous avez capturé avec votre téléphone, d'ailleurs. Vous étiez applaudis entre autres par C.Deneuve.

En légende de la vidéo, vous avez dit: "Vive la vie." Vive aussi le théâtre, qui vous a sauvé? - L.Lampros: Absolument.

Le théâtre, c'est la vie. - E.Tran Nguyen: En voyant ce moment, je repense à votre parcours et au théâtre, qui vous a sauvé.

Ca a défilé dans votre tête, à ce moment-là? - L.Lampros: Le théâtre est aussi là, dans le film de Bercot.

Rien que voir C.Deneuve sur cette vidéo, ça me paraît irréel. - E.Tran Nguyen: Pourquoi elle? - L.Lampros: C'est une des femmes les plus merveilleuses dans l'histoire du cinéma.

La voir, c'était tellement incroyable...

On est liées, quelque part, par le théâtre. Je jouais Lola dans "De son vivant", qui était élève dans un cours de théâtre. C'était la 1re fois que je la rencontrais.

La voir regarder le film et nous applaudir, c'était irréel. - A.-E.Lemoine: Vous étiez une élève pas spécialement scolaire, un point commun avec Victor. - L.Lampros: Oui, pas du tout, même. - T.Christine: Moi, j'essayais de m'échapper dès que je pouvais. - V.Belmondo: On est entre cancres, là. - M.Bouhafsi: On a un petit cadeau pour vous.

Dans le film, le régime est absolument incroyable. Vous êtes un grand sportif. Vous avez perdu un peu de muscle.

Avant le cinéma, vous étiez un fan de surf. On a un message pour vous de la part d'un type en or, au sens propre du terme, K.Vaast. - K.Vaast: Il fait du cinéma et il continue le surf.

C'est ce qui est cool. On peut participer à des sessions de surf entre amis. J'espère que tu vas gagner au moins un César.

Il est temps. J'espère que tu nous inviteras, avec tous les boys, pour venir fêter ça. Hâte que tu viennes enfin à Tahiti pour tester les vagues de la maison. - M.Bouhafsi: Vous avez un autre point commun avec lui.

Il est venu à Tahiti en se disant qu'il voulait gagner l'or olympique. Je crois que quand il vous parle des César, c'est un peu petit pour vous. Vous visez l'Oscar? - T.Christine: C'est un truc que je disais quand je suis arrivé au Cours Florent.

Je ne le regrette pas. Je mets moins les prix destinés au cinéma sur un piédestal. - A.-E.Lemoine: C'était votre esprit compétiteur? - T.Christine: Oui.

Je sortais des compétitions. Je voulais la 1re marche du podium. Ca a un peu changé.

Je me rends compte que dans l'art, c'est différent de la compétition comme le surf. Si je peux tenter ma chance aux Etats-Unis, bien sûr, je le ferai. - M.Bouhafsi: Il y a un côté américain en vous, un petit peu.

Vous êtes un grand sportif. Vous êtes capable de perdre du poids. On voit des performances d'acteurs, comme celle de DiCaprio ou de D.Washington.

Il faut aussi bosser avec son corps. - T.Christine: C'est ce que j'aime faire.

Je ne fais pas ce métier pour jouer T.Christine. Plus on me propose des rôles qui s'éloignent de moi, plus ça va m'exciter et me motiver.

Dès qu'on va me proposer de perdre du poids ou de m'éloigner de ce que je suis physiquement d'habitude, il va y avoir un piment en plus. C'est une espèce de challenge. C'est mon côté compétiteur.

Il faut aussi coller le plus possible aux personnages qu'on me propose pour raconter les histoires qu'on m'offre. - A.-E.Lemoine: Théo, c'est la 1re fois qu'on vous reçoit.

Lou, vous avez accordé votre 1re interview à Pierre. - P.Lescure: J'avais oublié. - A.-E.Lemoine: Victor est un vieux routier de "C à vous".

Toutes les 4 secondes, il déboule. - V.Belmondo: D'ailleurs, si vous avez une chambre... - A.-E.Lemoine: On ne se lasse pas de reparler de vos débuts au cinéma, quand vous aviez 10 ans.

R.Mardon cherchait un petit garçon pour un court métrage. Vous avez réussi le casting. - Ca va recommencer, papa? - Excuse-moi.

C'est fini, maintenant. - On a fait quelque chose de mal? - Je te promets que non. - A.-E.Lemoine: Vos copains n'avaient jamais vu ça? - T.Christine: Non!

Tu étais blond? - V.Belmondo: Oui.

J'ai eu toutes les couleurs de cheveux dans mon enfance. - A.-E.Lemoine: Depuis vos débuts, les journalistes ne peuvent pas s'empêcher de voir en vous un peu de votre grand-père. "Télérama", pour parler du film de G.Morel, parle de vous ainsi.

Ca ne vous agace pas? - V.Belmondo: Pas du tout.

Je sais le nom que je porte. Je sais ce qu'a fait mon grand-père. C'est évident qu'on en parle.

On est 2 acteurs différents. Je comprends que la comparaison puisse arriver de la part des autres. - A.-E.Lemoine: Dans ce film, vous tenez l'un de vos plus beaux rôles jusque-là.

Vous êtes tous les 2, Lou et Théo, de puissantes révélations. C'est dit sans flagornerie. Bravo à tous les 3 et à G.Morel.

Ce film va à 1000 à l'heure. On sent l'urgence de vivre. L'urgence est là tout le temps.

Il faut aller au cinéma le 25 septembre aussi pour y voir A.Lear. - V.Belmondo: Et E.Medeiros. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3.

L'OEil de Pierre. - P.Lescure: S'est ouvert à Paris le procès de P.Cherif, considéré comme l'un des rouages qui a coûté la vie à certains membres de "Charlie Hebdo", dont des figures majeures de ces dessinateurs et éditorialistes.

Une galerie parisienne brillante propose 70 dessins signés G.Wolinski. C'est avec les 3 filles de G.Wolinski qu'il propose un survol magnifique et émouvant des élans, des étapes du talent de G.Wolinski.

L'une de ses filles s'est arrêtée avec moi devant les débuts, lorsqu'en 64, dans "Hara-Kiri", il propose une page consacrée aux plus grands auteurs de polar noir américains, Chester Himes. On sent chez Georges la très forte influence d'un dessinateur américain. - Il est très content de faire ces dessins qui occupent l'espace.

Après, il y aura beaucoup plus de blanc. Après, il rend ses dessins et Cavanna lui demande pourquoi il fait ça. Pendant les conférences de presse, il dessine des petits croquis.

Cavanna va lui dire de plutôt lui donner ses planches de conférences de presse. - P.Lescure: Sa fille a toujours du mal à l'appeler papa.

Elle parle toujours de "G.Wolinski". Regardez cet extrait aux côtés de Cavanna. - G.Wolinski: J'avais l'impression de devoir en mettre beaucoup.

Je ne savais pas que j'avais décidé. J'avais peur de ne pas en avoir assez. - Les idées, c'est une bonne chose quand on sait s'en servir. - G.Wolinski: J'ai aussi été rédacteur en chef. - P.Lescure: Il parlait aussi des politiques et de leur cynisme.

Regardez ce dessin de 79, alors que commence la mode du disco. Le leader politique, à gauche, lance ceci. ...

Vous vous rendez compte? On est en 79 et il raconte la politique d'aujourd'hui. Les filles de Georges ne sont pas forcément folles de tous les dessins de leur père.

Elles préfèrent souligner combien leur papa aimait l'élan et le chemin des femmes, à qui il voulait laisser le volant. Il disait qu'elles savaient mieux se conduire. Ca vous parle, Lou? - L.Lampros: Oui! - P.Lescure: L'exposition va se poursuivre jusqu'au 26 octobre, avenue Matignon.

Vous en sortirez avec un souvenir ému et un sourire joyeux. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.

On peut le dire encore? - MERCI, PIERRE. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, Lorrain.

L'ONU alerte sur l'intelligence artificielle. - L.Sénéchal: Les dangers posés par l'IA pourraient avoir des implications graves pour la démocratie, la paix et la stabilité.

C'est vrai que l'IA s'invite par exemple dans la campagne américaine. Regardez cette vidéo intégralement réalisée avec l'intelligence artificielle après la fameuse fake news de Trump sur les migrants qui mangeraient des chats. ... - L.Sénéchal: Les intervenants eux-mêmes de cette vidéo n'existent pas.

Ils ont été créés de toutes pièces. L'IA devient plus vraie que nature. Regardez les progrès réalisés en un an.

A gauche, W.Smith il y a un an. A droite aussi, c'est de l'IA, mais c'est beaucoup plus récent.

Maintenant, on le reconnaît parfaitement. L'IA progresse, au point que certains Français lui demandent conseil même en matière de médecine. Les chatbots, ces robots conversationnels, Sont-ils les nouveaux docteurs, s'interroge France Inter?

On a posé une question à ChatGPT. La voici. ChatGPT nous donne des conseils médicaux.

Il nous dit ce qu'on devrait faire. Il nous conseille d'aller voir un médecin, évidemment. On a même eu des exemples où il nous a demandé de prendre des médicaments sans ordonnance.

Il peut aller jusque-là. L'IA est aussi un grand progrès en matière de médecine, utilisée par exemple en radiologie au CHRU de Nancy. - Une image construite avec l'IA et une image construite sans IA.

Dans cette zone, c'est beaucoup plus net que ce qu'on pourrait avoir sans IA. - L'IA peut permettre des diagnostics plus précis. Elle est capable d'analyser les radios des patients.

Elle peut même les annoter pour indiquer aux radiologues les zones suspectes. - A.-E.Lemoine: Je n'ai pas d'invité.

J'étais censée accueillir T.Clozel. Bonsoir.

Il y a eu un petit micmac. Du coup, je n'ai pas remercié Victor, Lou et Théo. - T.Clozel: Et moi, j'ai profité de la vidéo de W.Smith. - A.-E.Lemoine: Vous êtes ancien chef de clinique à l'hôpital de Créteil.

Vous êtes fondateur d'une start-up sur l'IA. Vous dites qu'il faut d'urgence insuffler un esprit start-up dans la santé. Il faut investir massivement dans l'IA?

Elle peut sauver des millions de vies? - T.Clozel: Je pense, oui.

L'IA est une façon d'accélérer la médecine, d'aller beaucoup plus vite quand on va aux urgences, d'avoir des process mis en place, de mieux comprendre la biologie et la médecine. C'est le futur de la médecine. - A.-E.Lemoine: On ne se passe pas des médecins, mais se passer de l'IA, c'est être un moins bon médecin, aujourd'hui? - T.Clozel: Non.

Je pense que les médecins vont voir l'IA comme un copilote. Ca va aider leurs pratiques. On n'a pas envie que l'IA remplace les médecins.

Ca peut arriver. Peut-être que la radiologie sera mieux faite par des algorithmes dans le futur. - A.-E.Lemoine: Parce que l'oeil humain ne voit pas ce que l'IA voit? - T.Clozel: Oui.

Elle arrive parfois à prédire des réponses à des traitements, par exemple si quelqu'un va répondre à une chimiothérapie ou non. - A.-E.Lemoine: Ca permet aussi aux urgences d'aller plus vite, de savoir plus rapidement ce qu'il faut faire lorsqu'un patient arrive dans une situation dramatique? - T.Clozel: Exactement.

Ca permet de préparer les patients avant qu'ils arrivent aux urgences en répondant à des questionnaires pour savoir à l'avance ce qu'ils ont comme symptômes. On voit si c'est prioritaire ou pas. Après, il y a aussi les process.

Aux urgences, il n'y a pas de check-list comme dans un aéroport. Aujourd'hui, il n'y a pas de process. L'IA est un atout majeur pour la médecine. - A.-E.Lemoine: Après, on se voit mal arriver à l'hôpital et, au lieu de répondre à un être humain, qui nous demande comment on se sent, répondre à un ordinateur ou à un robot.

Ca déshumanise un peu. A l'hôpital, on a besoin d'avoir un contact humain. - T.Clozel: Mais on a quand même envie que notre urgentiste ait une check-list pour voir si on a les symptômes.

Il faut des process. On confond souvent la technologie et les process. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'il faut absolument garder des médecins, aidés par l'IA.

En revanche, vous pensez qu'il n'y a plus besoin d'un ministre de la Santé. - T.Clozel: Je ne me souviens pas trop des derniers noms des ministres de la Santé. - A.-E.Lemoine: La dernière, c'était C.Vautrin. - T.Clozel: Je pense qu'il n'y a pas un énorme leadership sur la santé.

On a besoin de jeunes, que la santé soit gouvernée comme une start-up, avec des objectifs clairs. On avait créé il y a quelques années un mouvement qui s'appelait "Protège ton soignant". On avait réussi à lever 8 millions d'euros.

On avait réussi à comprendre les besoins des hôpitaux et à les fournir rapidement avec un peu d'IA. - A.-E.Lemoine: C'est du business? - E.Tran Nguyen: Ca peut faire peur aux patients.

Vous dites que les patients pensent trop que la santé est gratuite, d'ailleurs. - T.Clozel: Il n'y a pas une bonne compréhension de la valeur de la santé, aujourd'hui.

Quand un patient arrive et qu'il doit faire 6 mois de chimiothérapie, c'est des milliers d'euros. - M.Bouhafsi: On paye aussi des impôts pour ça... - T.Clozel: Oui.

C'est super important, la santé. En France, on n'a pas cette notion. Pour nous, c'est gratuit.

Les milliardaires n'investissent pas dans la santé. Ca ne les intéresse pas. - E.Tran Nguyen: Savoir ce qu'on coûte à la société, en quoi ça améliorerait le système? - T.Clozel: Ca permettrait de comprendre.

Il faudrait payer un petit truc à chaque fois. Il faudrait sortir sa carte de crédit pour dire qu'on a participé. Il faut investir dans la santé.

Il faut mettre de l'argent. Il faut que les patients comprennent que ce n'est pas 100 % gratuit, que ça coûte quelque chose. La plupart n'en sont pas conscients. - A.-E.Lemoine: En France, on a un service de santé accessible à tous, gratuit. - E.Tran Nguyen: On paye quand même quelque chose. - T.Clozel: Mais c'est très petit.

Les gens qui sont pris en charge à 100 % payent très peu. Aux Etats-Unis, c'est l'extrême inverse qu'on ne veut pas, mais il faut être un peu entre les 2 quand même. - P.Lescure: Je rappelle quelques chiffres dans un domaine sur lequel vous travaillez. 1/4 des 54 000 brevets déposés pour les innovations en matière d'IA générative l'ont été par la Chine.

C'est 6 fois plus que les Etats-Unis. L'Europe est très loin derrière. On y protège davantage les données personnelles de santé.

La différence entre le process et l'IA, c'est que par exemple, nous, on aurait envie de rester propriétaire de notre scanner. - T.Clozel: Alors que vous n'avez pas payé pour.

Il y a une valeur marchande. Ce n'est pas une question d'argent. Il n'y a pas d'innovation sans argent.

Vous pouvez vous vendre vous-même. Les données de santé, c'est une commodité. Ca a une valeur marchande.

Sauf que personne ne sait à qui ça appartient. Il faut légiférer. Est-ce que les données appartiennent à l'hôpital, au patient ou aux 2? - A.-E.Lemoine: Vous voulez un business des données... - T.Clozel: Non, savoir à qui ça appartient.

C'est un énorme asset. C'est utile pour la recherche, les compagnies...

Ca pourrait être chouette. Aujourd'hui, c'est une zone grise et ça ne permet pas l'innovation. Pas d'innovation sans argent. - P.Lescure: Si ça peut rapporter, je veux bien vendre mon scanner... - A.-E.Lemoine: Merci, T.Clozel.

M.Barnier est en train de choisir en ce moment même son ministre de la Santé. Restez avec nous pour le PVPV de M.Bouhafsi.

On commence avec l'image du jour. - M.Bouhafsi: C'est l'un des endroits préférés des Français, sans doute l'un des plus beaux paysages de France.

Le Mont-Saint-Michel est cerné par les eaux. Il est redevenu une forteresse quasi imprenable en raison d'un phénomène naturel d'une rare intensité: l'alignement de la Lune, du Soleil et de la Terre, ce qui provoque une grande marée. Des milliers de touristes ont fait le déplacement de partout en Europe.

Un spectacle à couper le souffle, pour le plus grand bonheur des tout-petits et des grands. - C'est magique. On peut pas passer.

Ca redevient une île. - C'est sympa de voir ces moments comme ça. C'est fabuleux de se retrouver avec la nature, dans l'unité avec la nature. - Comme c'est un peu "mystic"...

C'est beaucoup plus mystérieux qu'avant. - M.Bouhafsi: Le Mont-Saint-Michel devrait rester une île jusqu'à demain soir.

Autre info...

La ville de Châtillon vient de devenir la 1re en collecte d'urine humaine. Le but est simple: en faire de l'engrais. L'urine est riche en nutriments.

Elle est bonne pour les poireaux et les patates. Ce projet est mené par les adhérents d'une association pour le maintien d'une agriculture paysanne. Des bidons sont mis à disposition des adhérents.

La cuve est récupérée par un agriculteur du Loiret. Nous nous sommes rendus à Châtillon pour participer à ce projet novateur. - Bonjour.

Je vous apporte mon bidon d'urine. - Je vais le transvaser. Une fois que la cuve est pleine, à peu près une fois par mois, la ferme partenaire du projet vient vider les cuves en utilisant la pompe ici et en tournant les vannes. - L'urine des habitants de Châtillon est plus fertile que toutes les autres? - Elle est aussi fertilisante que l'urine de tous les humains, riche en azote.

C'est très bien pour favoriser la croissance des plantes. - M.Bouhafsi: Cette initiative écolo a été saluée.

Elle fait le bonheur des habitants de Châtillon, comme Martine, venue déposer, comme souvent, ses urines. - J'habite Châtillon. Je viens tous les mercredis ou en semaine pour déposer mon urine dans ces bidons.

Je dépose mon bidon. Je prends la sonde. Je mets dans le bidon.

Je n'ai plus qu'à appuyer sur le bouton "marche". L'urine est aspirée. ...

Opération terminée. Mission accomplie. - A.-E.Lemoine: On attend votre livraison hebdomadaire. - P.Lescure: Bien sûr... - M.Bouhafsi: Délurée, perchée, décalée...

Nous avons validé la certif du jour. C'est une créatrice. Un phénomène qui frôle les 500 000 followers sur TikTok. ... - Je commence toujours par me mettre du déodorant, mais je ne crois pas aux trucs chimiques.

Je mets du beurre. Vous graissez l'aisselle. L'aisselle s'habitue au gras et elle dégraisse. - M.Bouhafsi: C'est Alice Moitié, une photographe qui a photographié Emilie.

En plus d'être photographe de mode et de pub, elle se filme sous forme de sketches sur les réseaux sociaux. Ceux qui ne connaissent pas ses vidéos ont peut-être vu son travail photo. Elle a réalisé la une de "Vanity Fair" du mois d'août avec V.Efira, ou encore la cover de l'album "Civilisation" d'OrelSan. - Bonjour.

Ici Alice Moitié. On va commenter les pubs du dernier "Vanity Fair" et du dernier "Vogue". Qui a fait cette photo?

Cette photo est vachement bien. C'est moi qui l'ai prise. Le moment où ça a vraiment changé, c'est quand j'ai fait le shooting pour cette grosse marque de voiture.

Je m'étais laissé 4 ans. Si en 4 ans, il ne s'était rien passé, ça voulait dire que j'étais nulle. Le 1er jour, j'ai fait une descente d'organes.

Je n'étais pas détente. Cette petite étoile a une histoire. L'esthéticienne s'est acharnée sur un bouton qui est en train de s'infecter, je pense.

Mon défaut, c'est de ne pas en avoir qu'un seul. J'ai un pote qui est venu chez moi, j'avais oublié. J'ai des pertes de mémoire.

Un message pour tous les skateurs que j'ai essayé de pécho quand j'avais 15 ans et qui m'ont recal...

Le truc de fou, c'est que je suis passée d'un studio à un deux-pièces dans un quartier sympa. C'est la possibilité d'avoir des invités. Je peux parler et la personne n'entend pas dans l'autre pièce. - M.Bouhafsi: J'aimerais bien qu'elle vienne vous shooter, Babeth.

Elle fait de très belles photos. Elle est très drôle. Vous pourrez suivre ses folies sur les réseaux sociaux. - A.-E.Lemoine: Alice Moitié, c'est un pseudo, non? - M.Bouhafsi: Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: Le temps du "Jibé et Lucien en coulisses" pour trouver la réponse...

Merci. ... - Salut. - Ca va? - Je dois juste faire...

La vache! - Quoi? - Jibé, qu'est-ce que tu fais? - Mais quoi? - T'es complètement à poil! - Ah, ça?

C'est parce que je suis en train de rêver. Je vais bientôt me réveiller. T'inquiète. - Quoi?

Tu veux que j'appelle un médecin? - J'ai l'habitude. J'ai toujours rêvé de ça.

Quand j'étais petit, je rêvais que j'étais à poil au collège, puis au lycée. Maintenant, au bureau. Tu fais jamais des rêves bizarres? - Si.

Parfois, je rêve que Babeth est déguisée en chaussette géante. - Trop bizarre. Tu veux un café? - Non.

Ecoute, t'es pas en train de rêver. - Pourquoi? - Parce que je suis éveillé. - Comment tu peux en être sûr? - Je me souviens de ma journée, du trajet pour venir jusqu'ici. - Ca veut rien dire.

Je suis très créatif. Mes personnages dans mes rêves sont très complexes. Ils ont une mémoire, des souvenirs, une personnalité... - T'es complètement cinglé!

On frappe. - Bonsoir, Lucien. Bienvenue dans "C à vous". - La vache! - On est dans mon rêve... - Il est confortable, ton costume, Babeth? - J'ai un peu chaud, quoi.

Pas toi? - Non, ça va. - A.-E.Lemoine: "Carrière" est un mot qu'il n'aime pas.

Pourtant, cet auteur, compositeur, interprète, guitariste, dégaine à la M.Jagger...

Il a une carrière déjà riche de 50 ans de succès, et ce n'est pas une illusion. - J.-L.Aubert: Juste une illusion... - A.-E.Lemoine: Ce que résume très bien le chanteur Raphael. - C'est un mec qui sait faire des chansons, qui touche le coeur des gens. - J.-L.Aubert: Je rêvais d'un autre monde... - Il a fait 25 tubes dans sa vie. - J.-L.Aubert: Où la Terre serait ronde, où la Lune serait blonde. - Il y a 25 chansons que les gens connaissent, fredonnent, dont les mélodies sont identifiables. - A.-E.Lemoine: Un mec qui sait faire des chansons et touche les gens.

Il a notamment chanté "Temps à nouveau". - J.-L.Aubert: Il est temps à nouveau, temps à nouveau, de prendre le souffle à nouveau.

C'est une violence...

Je voudrais qu'elle soit optimiste, qu'elle donne envie. - A.-E.Lemoine: Et c'est "Pafini", le titre de son album solo.

Canal+ lui consacre un documentaire mercredi prochain. Il s'émerveille de s'émerveiller encore. - J.-L.Aubert: Quand je suis ici, j'ai un émerveillement chaque jour minimum.

J'ai lu dans un bouquin que si on avait un émerveillement chaque jour, c'est qu'on n'était pas déprimé. Si l'émerveillement a encore des fentes par lesquelles se glisser, ça veut dire qu'on est prêt à embrasser des petits moments de bonheur. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Jean-Louis.

On est ravis d'embrasser un moment de bonheur avec vous autour de l'oeuf meurette végétarien de J.-B.Gosse.

On célèbre la sortie de ce 10e album, "Pafini", qui sera suivi d'une tournée. Le message est clair: vous n'en avez pas fini avec la musique et les concerts. Vous aviez tellement de chansons que vous aviez de quoi nourrir un triple album.

Vous dites qu'il y a trop de chansons qui cognent à la porte. - J.-L.Aubert: A la porte de mon sac à dos.

C'est comme des êtres humains. Ils sont jaloux. "Je ne suis pas assez bien pour toi?" - A.-E.Lemoine: Ces chansons pleurent... - J.-L.Aubert: Mon sac à dos... - A.-E.Lemoine: Il est plein à craquer. - J.-L.Aubert: Il faut que je l'abandonne. - A.-E.Lemoine: Non.

Vous vous êtes relevé d'une drôle de mauvaise surprise quand, il y a 4 ans, on vous découvre une malformation cardiaque de naissance qui aurait pu vous être fatale à tout moment. Vous viviez sans le savoir avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le covid vous a sauvé. - J.-L.Aubert: Non.

J'ai raconté ça pour que la presse en parle. - A.-E.Lemoine: C'est pas vrai? - J.-L.Aubert: Si. - A.-E.Lemoine: Ce qui fait que vous vous émerveillez encore plus des émerveillements. - J.-L.Aubert: Certainement.

Des fois, l'idée de la mort quand on est vivant est claire. Ca rend la vie plus intense, urgente. Tout ce qui est important, non urgent, il faut le faire maintenant.

ça le fait pas trop pour danser, rendre à la vie ce qu'elle m'a ôté..." Ca fait un bien fou et ce n'était pas votre intention, au début.

Vous vouliez faire un message sérieux. - J.-L.Aubert: Pas dans cette chanson.

J'adorais les accords. Après, on m'a dit: "Pour l'été, c'est dingue, ton truc." Je n'avais jamais fait une chanson d'été.

C'est peut-être dû à cette petite opération du coeur. J'ai eu une espèce de pensée dans la rue. Je sortais de chez le médecin.

Une voix m'a dit: "La mer va te guérir." J'aime beaucoup nager. Ca m'a aidé...

On m'avait ouvert comme un homard. - A.-E.Lemoine: Cette légèreté, On en avait besoin.

C'est l'extrait de ce nouvel album, le 10e, que vous nous interprétez ce soir à notre table, en version acoustique, avec Léo qui vous apporte le micro pour être bien entendu de nos téléspectateurs. - J.-L.Aubert: La production m'avait promis un truc, que si je chantais la chanson, vous seriez tous en maillot de bain. - A.-E.Lemoine: Ben...

Imaginez-nous en maillot de bain. C'est déjà pas mal. ... - J.-L.Aubert: Je vais descendre le grand escalier avec ses pierres mal attachées, même si je dois me brûler les pieds.

Je vais me lâcher, éviter les cactus à côté. Je vais m'asseoir sur mon rocher, reprendre ce que la vie m'a ôté et toi à mes côtés, c'est une merveille. Regarder cette vie sans pareil, cette mer qui scintille au soleil et te caresser, c'est une merveille.

Aujourd'hui, cette vie m'ensorcelle. On va se câliner au soleil. Viens, on va plonger.

Un petit peu, deux petits peu. On est jeunes, on est vieux. On est mal, on est mieux.

Qui dit mieux? Moi, pas mieux. Amoureux tous les deux, pas de deux sous les cieux.

On est mal, on est mieux. Qui dit mieux? Pas mieux.

C'est une merveille, cette vie à nulle autre pareil, cette mer qui scintille au soleil. Viens, on va plonger, c'est une merveille et de tout ça tu es la plus belle. On va se noyer dans le septième ciel.

Viens, on va s'aimer. ... - A.-E.Lemoine: Une merveille parmi les 11 titres de cet album, "Pafini", dans lequel il y a un autre titre... - E.Tran Nguyen: "Quand ça commence".

Vous évoquez notre devise nationale. - J.-L.Aubert: Liberté, égalité, fraternité.

On a parlé d'humanité. On a dit qu'il faudrait s'aimer. - E.Tran Nguyen: C'est un appel à l'action.

Il suffirait de pas grand-chose pour qu'on y arrive. - J.-L.Aubert: L'action individuelle, aussi.

C'est le changement qu'on rêve de voir dans le monde. Il faudrait commencer par le faire soi-même. Ca va très bien se passer si ça se passe comme ça.

De l'extérieur, ça va être plus difficile si on l'attend. - E.Tran Nguyen: Vous vous êtes un peu exprimé sur le président de la République, la dissolution, le résultat des européennes... - J.-L.Aubert: Ca s'est un peu dissous.

Vous avez remarqué? Compliqué...

Compliqué pour eux aussi... - A.-E.Lemoine: Vous avez eu du mal à digérer la dissolution. - J.-L.Aubert: Pas tellement ça...

Des fois, je trouve qu'ils pensent pas mal à eux. J'ai fréquenté des gens de tous les partis politiques. Le côté humain, je peux retrouver...

J'en ai vu à droite, à gauche, j'ai vu des égoïstes à gauche et à droite, même dans les humanitaires...

Je connais bien le monde. Je suis passé par toutes les portes, car elles sont toutes humaines. - A.-E.Lemoine: Il faudrait prescrire Jean-Louis pour la Sécurité sociale.

Ce n'est pas moi qui le dis, c'est P.Starck. Un documentaire retrace votre parcours, Celui d'un enfant qui s'est beaucoup ennuyé avant de devenir la voix du rock français avec Téléphone, un groupe qui symbolise les envies de révolte de la jeunesse de l'époque. - Toute une frange adolescente se reconnaît dans leur image, leur façon de vivre.

Tout les rapproche de leur public. - Ils ont des paroles pas connes. - C'est un morceau pas du tout à propos. - C'est là où on se retrouvait.

On pouvait faire ce qu'on avait envie de faire, pas ce qu'on nous imposait. - A.-E.Lemoine: "Argent, trop cher"...

Ca claque, comme slogan, en français, et c'est rock. Personne n'avait réussi ça avant vous. Vous n'avez jamais eu envie de tenter l'anglais, comme tous les groupes le faisaient à l'époque? - J.-L.Aubert: On dirait que je parle allemand quand je chante en anglais.

Il y avait, comme "Métro, (c'est trop)"...

Pour chanter du rock, il faut du langage parlé. C'est ce qu'on retrouve aussi quelquefois dans le rap. Dans la colère, il y a une mélodie. "Voilà, c'est fini..." Dans la rue, on entend les gens chanter.

Dans nos émotions, on chante. - P.Lescure: Des paroles en français, un langage parlé qui ne vous a pas empêché d'avoir une belle carrière à l'international et d'enchaîner les tournées. - Quand les Rolling Stones se pointent en Europe, ils réclament Téléphone en première partie de leur show. - Ils étaient au sommet de l'Everest avec, en plus, un début de succès international. - Rien d'autre que toi... ... - P.Lescure: Ce n'était pas un blocage, le français. - J.-L.Aubert: Je ne suis pas un défenseur du français...

J'avais inventé une loi quand j'étais plus jeune: il faut chanter dans la langue dans laquelle on rêve. Ca m'a touché jusqu'à l'inconscient. C'est pour ça que j'aime bien mes anciennes chansons.

Il y a des choses qui me parlent et même des choses que je n'avais pas vues. Quand une chanson devient amie et qu'elle vous suit tout au long de la vie, vous entendez un truc différent. - M.Bouhafsi: Le documentaire raconte bien la conversion de votre père au rock'n'roll.

Au départ, il était réticent, puis il a changé, au point de relire tous vos textes. - Dans les concerts de rock, il se passe quelque chose. Ce serait dangereux et dommage pour les gens de ma génération de ne pas le voir.

Si on se place dans la peau du gosse, et Jean-Louis était capable de me convaincre...

A ce moment-là, j'avais mon 2e rôle et j'étais un peu son complice. J'étais d'abord son ennemi dans les débuts de conversation. Après... - M.Bouhafsi: Il a passé des mois à vous convaincre de ne pas faire de la musique. - J.-L.Aubert: Des années.

Je faisais beaucoup de fugues. J'étais très déconneur aussi. J'avais fait une chanson... - A.-E.Lemoine: Tout à l'heure, pendant la répétition, j'étais en coulisses et je vous ai entendu gratter des chansons de Téléphone.

Je me suis dit que ce serait bien d'en faire profiter nos téléspectateurs quelques secondes. - J.-L.Aubert: Ah oui? ...

Un jour, j'irai à "C à vous" avec vous. - A.-E.Lemoine: C'est génial!

On va faire un album entièrement consacré, "C à vous", Téléphone, le crossover inattendu. Merci, J.-L.Aubert. "Pafini", c'est disponible demain.

Vous serez en tournée à partir du 25 février 2025. Il y a aussi ce documentaire, diffusé lundi à 21h. Merci. - J.-L.Aubert: Merci à vous.

C'est un bonheur pour moi. - A.-E.Lemoine: On conclut avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir. - J.-L.Aubert: Tu veux que je t'accompagne? - B.Chameroy: Avec plaisir.

On le fait en musique. Bonsoir. Nous sommes le 19 septembre.

Nous étions à ça de ne plus y croire, et pourtant, précédemment en France... - Petit coup de chaud en France. - Ca chauffe entre l'Elysée et Matignon. - Ca s'accélère. - Matignon affirme que c'est la dernière ligne droite. - Ca passe ou ça casse.

Hurlement de Bob l'éponge. - M.Barnier ne démissionne pas.

Il a même son gouvernement. - B.Chameroy: A la une de ce jeudi, enfin, la situation se débloque.

Après un coup de pression, M.Barnier est monté d'un ton dans les menaces. Il ne faut pas le chercher, le montagnard. - M.Barnier pose ses...

Sur la table. - B.Chameroy: Le mot bipé était "cartes", évidemment.

Une métaphore de plus qui vient s'ajouter à la longue liste des métaphores de la situation politique. - Avant d'aller au restaurant, on prend le menu. Ils n'ont pas le menu. - On attend qu'il soit plus descendeur que slalomeur. - C'est le syndrome du train-couchettes.

Vous ne savez pas avec qui vous allez voyager. - Vous allez acheter une maison sans savoir quelles pièces il y aura... - La France est un joli bateau qui navigue sur une mer déchaînée avec un équipage un peu déboussolé. - B.Chameroy: Ils ont une de ces imaginations...

Il était temps de se sortir de ce bourbier. Même au sein de la majorité, certains ne savent plus qui est le chef du gouvernement. - J'emploie les termes du Premier ministre, Jean...

M.Barnier. - B.Chameroy: C'est J.Castex.

Il était 15h quand ils sont arrivés à la réunion de la dernière chance. L.Wauquiez, B.Retailleau, G.Attal, E.Philippe, M.Fesneau, H.Marseille...

Il y avait aussi...

G.Clooney? Il a vraiment ratissé très large.

Objectif pour les journalistes: obtenir des infos en exclu dans la cour de Matignon. - G.Attal est en train d'arriver dans la cour de Matignon. - Oui.

Monsieur le Premier ministre, qui bloque? Les Républicains ou vous? Pas de réponse. - B.Chameroy: Il en faut beaucoup plus pour décourager ce journaliste quand il est en édition spéciale.

Il a retenté le coup, aidé par tous ses collègues. - Monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous de cette rencontre? - Qu'est-ce que vous attendez de ce rendez-vous? - Il a dit bonjour... - B.Chameroy: C'est une info...

La même, en choeur? - Pour ce week-end? - Pour ce soir? - Toujours pas de réponse. - B.Chameroy: Pendant ce temps, E.Macron se rongeait les ongles jusqu'aux phalanges...

Non, je déconne. Il était à Nanterre. La visite de l'arboretum de Nanterre.

Il y a eu un reportage sur la construction du bâtiment qui résonne avec la situation du pays. - Un projet démesuré. Un pari inédit, le plus fou qu'il ait jamais relevé. - B.Chameroy: "La constitution d'un gouvernement après la dissolution." Pensez aux Bretons qui avaient préparé leurs banderoles. - Il en sera peut-être question dans les Côtes-d'Armor, à la venue d'E.Macron.

Une visite présidentielle est prévue à Perros-Guirec. - B.Chameroy: Sauf que... - On dit que la visite du président de la République est annulée. - B.Chameroy: Une annulation de déplacement présidentiel qui a donné le coup d'envoi à une partie de Cluedo géante dans toutes les rédactions. - Officiellement, pour des raisons météorologiques.

On a regardé la météo en Bretagne demain. Il fait particulièrement très beau et très chaud. - Il se trouve qu'il fait très beau demain. - Demain, calme et ensoleillé. - B.Chameroy: Bien joué!

C'est l'heure du vrac. La patience de G.Collard a ses limites. - G.Collard souhaite réagir. - Oui.

Je m'ennuie un peu. - B.Chameroy: De l'acting dans le journal d'Emilie. - "Le Monument préféré des Français" est le circuit des 24 Heures du Mans. - Non! - B.Chameroy: J.Bugier avec le replay... - J.Bugier: Au Portugal, au Portugal... - Je termine...

Je termine... - B.Chameroy: Retour à Matignon.

Début de la réunion de la dernière chance. LCI avait une intime conviction sur l'horaire de fin. - La journée va être très longue.

La journée va être très longue. Ca va être une longue journée. Autant vous prévenir, il sera très tard.

Il sera presque l'heure d'aller se coucher. - B.Chameroy: Bienvenue, monsieur Irma. - C'est la fin, si on en croit ces sorties.

Ca aura duré 1 heure 45. - B.Chameroy: C'est ça, la magie du direct.

Dans l'attente d'une info, on en donne également. On a eu droit à une palanquée de scoops. - On va essayer de parler concrètement...

Cette réunion commence à 15h. Ils seront dans une salle. - B.Chameroy: Quoi?

Dans une salle? Alors qu'ils auraient pu faire ça dehors? - L'un a un dossier bleu, l'autre un dossier rouge. - B.Chameroy: Ce sont des classeurs.

Autre surinterprétation, mais qui n'a pas rencontré le succès escompté. - On s'écoute. C'est la volonté de Matignon.

C'est intéressant. Non? - B.Chameroy: Ca n'a pas pris. "Je la remets dans ma culotte." Excitation, description de l'image, interprétation, et rien... - Il y a une voiture qui arrive.

Peut-être...

Non. Ca ne vous dit rien? - On dirait son épouse... - L'épouse de M.Barnier. - B.Chameroy: La bonne ambiance ne règne pas qu'entre Matignon et l'Elysée.

A la rédac de LCI aussi. - Sur ce sujet, les frictions se portent à visage découvert. - Merci. - Je n'ai pas tout à fait terminé. - Je n'ai pas votre texte, tout simplement. - B.Chameroy: Bonne ambiance à la cantoche!

Si on parlait d'un sujet qui n'a rien à voir avec l'actu politique, les JO? Les anneaux des Paralympiques seront installés à Bobigny. Parce qu'on pense qu'on doit faire durer le plaisir encore longtemps, nous sommes allés soumettre une idée aux Parisiens. - La Mairie de Paris a proposé une solution pour les Phryges: que l'Arc de Triomphe soit recouvert des Phryges pendant 6 mois.

Ce serait une bonne idée? - Ouais, pourquoi pas. - Je suis contre.

Je trouve ça très laid. - Je trouve ça moche. - Pourquoi pas. - Je ne suis pas emballé. - Une 2e solution, ce serait que les agents RATP accueillent les voyageurs comme cela en station. - Je trouve ça sympathique. - Je suis pour. - Dans quel but? - J'espère qu'ils resteront sur le quai. - C'est un peu carnaval. - Ca ne m'étonne pas de madame Hidalgo. - Je ne sais pas si vous connaissez cette chanson. "Parade", de V.Le Masne.

Ca remplacerait la sirène des pompiers le premier mercredi du mois. - Je trouve ça très bien. - B.Chameroy: On adopte l'idée.

L'info continue demain. Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Ce serait une bonne idée.

On se fait 3 secondes de n'importe quoi...

Non, de J.-L.Aubert, de Téléphone.

Non? - J.-L.Aubert: Si vous voulez.

On fait quoi? - A.-E.Lemoine: Laquelle? - J.-L.Aubert: Un peu d'espoir... ...

Je rêvais d'un autre monde, où la Terre serait ronde, où la Lune serait blonde, et la vie serait féconde. Je dormais à poings fermés. Je ne voyais plus mes pieds. - A.-E.Lemoine: Moi, je mime.

Bravo. On se tourne vers Séverine pour souhaiter une excellente soirée à nos téléspectateurs.