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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 septembre 2025 52 minComplaisantMixteLogementSolidarités & familleÉconomie & entreprisesJustice

Il y a 40 ans… L’appel de Coluche - C à Vous l’intégrale -26/09/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes soulagée que le Premier ministre écarte la taxe Zucman et un retour de l'ISF?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'instabilité politique qu'on connaît a des conséquences concrètes sur le logement?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment régler le problème des grandes entreprises qui ne payent pas assez d'impôts?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'encadrement des loyers et les obligations de rénovation énergétique ne chargent pas trop la mule pour les copropriétaires?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous la précarité alimentaire en tant qu'étudiant?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a changé dans votre quotidien après l'appel de Coluche?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00V.BédagueFait
    « Le premier sujet d'un patron n'est pas la taxe Zucman ou l'ISF. C'est l'économie et la façon dont son entreprise fonctionne. »
  • 10:00V.BédagueChiffre
    « 80 % des Français pensent que le logement est un problème pour eux. »
  • 15:00V.BédagueChiffre
    « 1/3 du revenu médian est consacré à se loger. »
  • 30:00R.ColucciChiffre
    « 10 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 35:00P.DouretChiffre
    « Aujourd'hui, 15 % de la population, minimum, vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 40:00M.Le PenFait
    « Ce mandat de dépôt, dont je rappelle qu'il était obligatoire. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue. Nous sommes en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce vendredi. Bonsoir à toute l'équipe.

Bonsoir, les amis. A la une, un anniversaire, l'appel de Coluche il y a 40 ans. Il créait les Restos du Coeur. *-On est prêts à recevoir les dons de toute la France.

On essaiera de faire une grande cantine gratos. - M.Bouhafsi: Son fils, M.Gildas et P.Douret sont nos invités, 40 ans après.

Des millions de Français souffrent toujours., Vous avez rencontré l'un d'eux. - Tu viens quand? - Juste le soir. - Parfois, se nourrir est un peu compliqué. - Je ne mange pas car j'ai peur de ne pas pouvoir payer mon loyer. - M.Bouhafsi: Au menu, Y.Goosz? - Y.Goosz: Un Premier ministre sans ministres mais qui précise son budget.

S.Lecornu sort du silence dans "Le Parisien" pour dire non à la taxe Zucman et à un retour de l'ISF. - M.Bouhafsi: Ca ne manquera pas de faire réagir V.Bédague.

Elle dira si le logement est une bombe à retardement. Amandine, on parlera de la condamnation de N.Sarkozy qui a fait le tour du monde.

Propos en plusieurs langues étrangères. - A.Bégot: Je vous dirai ce qu'ont en dit les médias du monde entier. - M.Bouhafsi: Ségolène, vos recommandations culturelles. - A.Bégot: En a parlé des coulisses du tournage de Star Wars. - M.Bouhafsi: Ce sera après 20h.

Pour conclure, la formidable D.Segard aux côtés de notre cheffe. - D.Segard: Qu'est-ce que tu prépares pour R.Zem? - Son péché mignon: le couscous végétarien. - M.Bouhafsi: Sans poulet et sans merguez? - C'est ça. - M.Bouhafsi: Merci.

On vous retrouve après 20h. Selon E.Philippe, la crise du logement est une bombe à retardement.

C'est votre principale préoccupation. Les taux ne baissent pas fortement. Les prix sont toujours au sommet.

Certains vivent dans des passoires thermiques. Les promoteurs vivent une crise sans précédent. - La recherche est très compliquée.

Ca va faire un mois que je suis en pleine recherche. - J'envoie des messages et on me demande d'envoyer mon dossier. Après, on ne me parle plus ou c'est marqué que la location est mise de côté. - C'est en ligne le matin et c'est déjà parti. - Soit on nous demande des papiers en illimité sur les 3 dernières années, soit les agences immobilières ne nous rappellent pas. - Les appartements sont déjà tous loués. - M.Bouhafsi: V.Bédague, présidente de Nexity, est notre invitée.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes la patronne de Nexity, premier promoteur immobilier en France.

Vous êtes aux avant-postes de cette crise du logement. D'abord, voici l'édito de Y.Goosz.

On n'a presque pas entendu le son de sa voix depuis qu'il est à Matignon. S.Lecornu sort du bois dans "Le Parisien".

Quoi de neuf? Est-ce qu'il a les clés pour débloquer la crise? - Y.Goosz: Des clés pour ouvrir quelques portes et en fermer beaucoup.

Il repart d'une page blanche. L'objectif reste quasiment le même que F.Bayrou, 4,7 % de déficit.

Comment? L'Etat doit montrer l'exemple. 6 milliards d'euros d'économies sur son train de vie, avec une organisation réformée et plus de décentralisation. 6 milliards de plus pour financer les retraites, 5 milliards pour la santé et une chasse relancée à la fraude sociale et fiscale. - M.Bouhafsi: Et les portes qu'il referme? - Y.Goosz: Ce sont des fins de non-recevoir qui vont rassurer sur sa droite mais décevoir sur sa gauche.

D'abord, la taxe Zucman, c'est non pour S.Lecornu. On ne touche pas l'outil de travail.

Le rendement est surévalué et il dit que la France a besoin de capitaux français pour défendre sa souveraineté économique. - M.Bouhafsi: Et sur un éventuel retour de l'ISF? - Y.Goosz: Porte fermée.

Le gouvernement ne l'envisage pas. La réponse est très sèche. Même pas de compromis pour un ISF sur la fortune non productive. ...

Reste une ouverture sur l'amélioration de la réforme Borne. J'insiste sur ces 3 portes fermées: taxe Zucman, ISF et retraite. C'est au coeur des conditions pour une non-censure des socialistes, des socialistes sans lesquels S.Lecornu tombera. - B.Vallaud: Il faut la rupture.

Si c'est pour faire semblant, les mêmes causes produiront les mêmes effets. - Y.Goosz: Toute la difficulté est d'avoir mis dès le départ la barre très haut lors de sa passation de pouvoir.

Il a promis une rupture. C'est un mot très fort. Sur la forme comme sur le fond, disait-il, avec le risque d'être jugé et d'être plus en plus cerné y compris par les partenaires sociaux.

Meeting du Medef le 13 octobre. Les syndicats remobiliseront dans la rue jeudi prochain. - P.Martin: Ce meeting se tiendra et embarquera un très grand nombre d'organisations patronales. - Y.Goosz: Le compte n'y est pas. - M.Bouhafsi: Et tout ça sans gouvernement avec qui dialoguer. - Y.Goosz: Un Premier ministre sans ministres depuis 17 jours.

La nomination, ce sera avant mercredi prochain. En attendant, le flou qui persiste sur la copie finale du budget devient pesant pour la Cour des comptes. - P.Moscovici: Il y a un compte à rebours.

Nous sommes le 26 septembre. Pour respecter les droits du Parlement, il faut qu'il soit déposé le 15 octobre devant le Parlement. Il faut qu'on l'ait autour du 1er octobre. - Y.Goosz: Tic-tac...

S.Lecornu reste zen, loin des bavardages intempestifs. Le Parlement aura la tutelle sur le gouvernement.

Il confirme qu'il est bien le plus faible Premier ministre de la Ve République. Comprenez que c'est aux députés d'être responsables pour tous. Qui dit censure dit instabilité.

Une question demeure: où sont les gestes qui lui éviteront la censure? Un ex-ministre des Armées a forcément un plan pour sortir des guerres de tranchées. - M.Bouhafsi: V.Bédague, vous êtes présidente de Nexity.

Le Premier ministre écarte la taxe Zucman et un retour de l'ISF. Vous êtes soulagée? - V.Bédague: Le premier sujet d'un patron n'est pas la taxe Zucman ou l'ISF.

C'est l'économie et la façon dont son entreprise fonctionne. - Y.Goosz: Ce sont des taxes qui auraient pu inquiéter la patronne que vous êtes? - V.Bédague: Ce qui est vraiment important pour l'activité, c'est le fait que les Français soient rassurés sur une période plus longue en termes politiques et se remettre à acheter un appartement.

C'est compliqué, dans cette situation d'instabilité, de s'endetter pendant 25 ans. - A.Bégot: L'instabilité politique qu'on connaît a des conséquences concrètes sur le logement? - V.Bédague: Bien sûr.

Ca fait monter les taux. Les Français n'aiment pas l'instabilité. Vous hésiteriez vous aussi, au moment de signer votre emprunt.

Que devient le pays? C'est très mauvais pour toute l'économie. - M.Bouhafsi: Revenons sur la justice fiscale. 59 % des Français estiment que les grandes entreprises ne payent pas assez d'impôts.

Comment régler ce problème? - V.Bédague: J'ai l'impression que les entreprises payent pas mal d'impôts.

Est-ce qu'il faut que les plus grosses payent davantage? Je n'en sais rien. De nouveau, le sujet, c'est que l'économie reparte et qu'on sorte de cette période d'instabilité. - M.Bouhafsi: Comment? - V.Bédague: Ce serait bien qu'on ait un gouvernement et un programme de gouvernement, ce que nous n'avons pas pour le moment.

Dans l'interview de monsieur Lecornu, il dit qu'il ne s'intéresse pas aux bavardages du Parlement. "Occupons-nous des problèmes des Français." Regardons ce que les Français disent. - Y.Goosz: Il ne parle pas de logement. - V.Bédague: Jamais. - Y.Goosz: Les politiques s'en désintéressent? - V.Bédague: Je ne pense Pas.

Ils ont une mauvaise interprétation de ce que disent les Français. Le premier sujet des Français est le pouvoir d'achat. Le 2e, c'est la sécurité.

Quand vous posez la 2e question, le pouvoir d'achat, à 80 %, les Français répondent logement. C'est entre 30 et 40 % des revenus des Français. Derrière ce problème de pouvoir d'achat, ils expriment le poids de ce que représente le logement dans leurs revenus.

Après, ils parlent de l'alimentation. - M.Bouhafsi: Vous avez publié un sondage Odoxa. 1/3 du revenu médian est consacré à se loger.

Pour 9 Français sur 10, le coût du logement a plus augmenté que l'alimentation ou le transport. - V.Bédague: Il faut que les Français puissent s'offrir un logement. - A.Bégot: Il faut faire quoi? - V.Bédague: Ce qui a vraiment aidé ces derniers mois, c'est le prêt à taux zéro.

Quand vous êtes éligible au prêt à taux zéro, vous aboutissez à un prix global entre 1,5 et 2 %. Ca a redynamisé l'accès au logement. - M.Bouhafsi: On va revenir sur la thématique des taux.

C'est une réelle préoccupation. L'autre enseignement de ce sondage est que les Français ont un sentiment de déclin, notamment à cause de la question du logement. On a l'impression d'être mal-logés, d'habiter dans des passoires thermiques.

C'est vraiment le cas pour ces Français qui souffrent dès le 20 du mois. - V.Bédague: Je veux dire les choses différemment.

Pendant longtemps, le logement était un facteur d'émancipation. C'était ce qui permettait de quitter la maison, de fonder une famille. Aujourd'hui, c'est devenu un facteur de renoncement.

Les étudiants, quand ils ne trouvent pas de studio, ils renoncent aux études. 17 % renoncent à faire les études qu'ils voulaient faire car ils ne se logent pas. 25 % des jeunes couples renoncent à avoir un enfant car ils n'ont pas de logement. 22 % des salariés renoncent à un job à cause du logement.

Quand est-ce qu'on va s'occuper de ça? - M.Bouhafsi: On vous sent presque en colère. - V.Bédague: Oui, il y a une forme de véhémence.

Ca fait 5 ans que je dis qu'on a un gros problème, que ça ampute l'espoir des Français. Le renoncement, ce n'est jamais bon. - M.Bouhafsi: On vous a cité comme première ministrable.

Vous ne parlez pas avec E.Macron? Vous n'échangez pas avec les Premiers ministres à Matignon? - V.Bédague: Je suis allée à Matignon plus de fois qu'il y a eu de premiers ministres. - Y.Goosz: Vous avez été directrice de cabinet de M.Valls. - V.Bédague: Si le gouvernement pense qu'il n'y a pas de problème de logement, vous avez du mal à leur proposer des solutions. - A.Bégot: Est-ce que le problème n'est pas que le logement est un travail de long terme? - V.Bédague: Vous avez raison.

Il n'y a aucune baguette magique. Si on ne s'y attaque jamais, il ne se passe rien. V.Létard a fait en un an beaucoup de travail. - M.Bouhafsi: Ministre du Logement.

Soyons très concrets. On va évoquer les taux immobiliers. Pour ceux qui peuvent espérer acheter, le taux moyen se situe en dessous des 3,1 %.

Hors assurance et frais annexes. Mais certains acheteurs craignent qu'il ne monte dans les prochaines semaines. - Avoir un taux plus que le double, c'est élevé.

On aurait pu avoir pire. C'est pour ça qu'on se dit qu'on verra après. - J'ai demandé à ma courtière de faire au plus vite pour sécuriser le taux le plus bas possible.

Je trouve ça toujours trop élevé. Mais c'est mieux que ce qui pourrait arriver. - M.Bouhafsi: Le risque est qu'avec l'incertitude économique, les taux montent alors qu'une baisse avait été amorcée au début de l'année dernière.

On n'a cessé de dire aux Français que si les taux montaient, les prix baisseraient. Ce n'est pas le cas? - V.Bédague: Non.

On est dans un marché où il n'y a pas assez d'offre. Donc les prix ne baissent pas. - M.Bouhafsi: Comment l'expliquer?

Les Français ont envie d'acheter. - V.Bédague: Il n'y a pas assez d'offre.

On ne construit pas assez. Il n'y a pas assez de permis. Les maires ne sont pas soutenus dans l'effort de construction. - M.Bouhafsi: Comment relancer cet effort? - V.Bédague: Je dis depuis longtemps qu'il faut une politique d'aménagement du territoire.

Il faut donner leur chance à tous les territoires. Sinon, il y a une forte densité sur certains territoires et les prix montent. Il n'y a pas de baguette magique.

Il faut travailler tous les segments. Un segment complètement arrêté, plus aucune agence immobilière ou plus aucun banquier ne va vous recommander d'acheter un logement pour le louer à un étudiant ou à une famille. - M.Bouhafsi: C'était l'ambition de la loi Pinel. - V.Bédague: Oui. - M.Bouhafsi: Qui va être arrêtée le 31 décembre. - V.Bédague: On l'a arrêtée le 31 décembre dernier. - A.Bégot: Pourquoi on ne conseille plus ça? - V.Bédague: Ce n'est pas rentable.

Entre l'impôt sur le revenu, les cotisations sociales, la taxe foncière et éventuellement un peu d'IFI, ce n'est pas compétitif par rapport à d'autres placements. Les Français le voient. Aucune agence bancaire ou immobilière ne vous recommandera, sauf dans des cas particuliers, de faire cet investissement.

C'est à l'arrêt. - M.Bouhafsi: Si vous aviez S.Lecornu devant vous, quelles préconisations vous lui feriez? - V.Bédague: L'urgence...

Vous avez cet article censé être dans un PLF, qui est le statut du bailleur privé. Ca permet de remettre de la rentabilité dans la location à des familles classiques. J'aimerais bien que ça se retrouve.

C'est essentiel. - M.Bouhafsi: Vous avez vendu combien d'appartements ou de maisons ces derniers mois? - V.Bédague: On en vend à peu près 90 par semaine. - M.Bouhafsi: Avant, c'était combien? - V.Bédague: Ca pouvait être le double.

En 2019, on vendait plus du double. Aujourd'hui, le marché de la promotion immobilière, c'est moitié moins que 2019. C'est nous qui protestons.

Ce n'est pas raisonnable. Mais la crise immobilière, ce sont des logements que nous ne livrerons pas... - M.Bouhafsi: La crise arrive? - V.Bédague: Oui. - M.Bouhafsi: Dans 3 ans, on aura une crise? - V.Bédague: Vous voyez bien que ça arrive par vagues.

C'est pire à chaque rentrée. C'est mathématique. L'avantage du logement, c'est que vous voyez les choses arriver de loin. - A.Bégot: Vous disiez qu'il fallait remettre de la rentabilité, notamment pour la location aux familles.

Est-ce que l'encadrement des loyers, les obligations de rénovation énergétique, on n'a pas un peu trop chargé la mule pour des copropriétaires? - V.Bédague: Probablement.

Quand vous prenez chaque politique publique séparément, vous dites que c'est une bonne idée. Mais l'accumulation des politiques publiques sur un objet qui est un logement pour une famille, ça rend les équations très compliquées. C'est beaucoup de contraintes et ça se termine par de la rentabilité.

C'est un investissement qui se compare à un autre. Votre banquier va vous conseiller des actions, des obligations. L'immobilier n'est pas rentable par rapport...

Je ne comprends pas pourquoi il est plus rentable d'investir dans une obligation d'Etat que sur un logement pour les familles. Il faut ramener de la sérénité et de la paix dans ce pays. On fait vivre à nos jeunes des choses inacceptables. - Y.Goosz: C'est un message pour le prochain gouvernement. - V.Bédague: On n'arrête pas de le dire.

Il ne se passe rien. 80 % des Français pensent que le logement est un problème pour eux. - Autre aspect, le nombre de naissances qui a reculé en France au premier semestre.

C'est un réarmement qui ne pourra pas se concevoir sans une vraie politique du logement. - V.Bédague: C'est le 1er élément du réarmement. 1/4 des jeunes couples ne peuvent pas avoir d'enfants car ils n'ont pas la place.

On connaît ça tous autour de nous. C'est très compliqué. Vous vivez à 2 dans un deux-pièces, vous voulez un trois-pièces, vous êtes endetté sur un appartement à 1 % et on vous propose quelque chose de nouveau à 3 %...

Ca ne va pas. - M.Bouhafsi: Merci.

Vous êtes PDG de Nexity. Pour en savoir encore plus, il faut aussi lire ce livre. Ce c'est très instructif.

Restez avec nous. Tout de suite, la Story de P.Larrouturou. - Rien n'a changé.

Il y a de plus en plus d'étudiants qui n'ont pas à manger et qui ne peuvent pas poursuivre leurs études. - Si. Parfois, on a honte.

Mais il n'y a pas que moi. - C'est la pièce qui sert de salle de bains, de cuisine. - P.Larrouturou: Je vous emmène dans cette interminable file d'attente.

J'ai accéléré l'image. C'était hier soir à Paris. Ces étudiants ne mangent pas à leur faim.

Ils viennent pour une distribution de nourriture. Le premier attend depuis 3 heures. Il est étudiant en BTS.

Vous êtes le premier de la longue file d'attente. Vous êtes arrivé à quelle heure? - 6h45.

On est 5 enfants. Il n'y a que mon père qui travaille. - Je n'arrive pas à arrondir les fins de mois. - C'est soit un appartement décent et moins d'argent pour la nourriture, soit un appartement plus petit et plus de sous pour la nourriture. - Vous sautez des repas? - Oui. - P.Larrouturou: Elle n'est pas la seule.

Les questions d'alimentation et de logement sont inextricablement liés. Les étudiants ont honte. Ils n'ont pas envie que vous voyiez qu'ils ne mangent pas à leur faim.

On les remercie. - Des fois, je mange une fois par jour. Juste le soir. - Vous n'avez pas le ventre qui gargouille? - Si.

Parfois, en classe, on a honte car on a faim. Mais il n'y a pas que moi. - Est-ce que vous sautez des repas? - De temps en temps. - Je ne mange pas car j'ai peur de ne pas pouvoir payer mon loyer.

Je saute le déjeuner et le dîner. Ma diète, c'est juste sur le café du matin et de la viennoiserie. - P.Larrouturou: L'association Linkee récupère des denrées alimentaires et les distribue aux étudiants. - Ce sont des petits plats faits par des chefs pour que les étudiants aient à manger.

Pareil pour les soupes. On a du pain de qualité. Il est fait par des artisans.

Notre travail consiste à récupérer les invendus pour les transformer en alimentaire. - P.Larrouturou: Il est entouré de 11 000 bénévoles.

Il est aussi prof de sport. Il a écrit ce court livre. Depuis le covid, chaque année, je vais le voir et, chaque année, ça empire. - On a de plus en plus d'étudiants sur toutes les villes sur lesquelles on organise la distribution.

Là où on a 500 colis alimentaires, on a 1000 inscrits. Il y en en a un sur dix qui n'a pas de logement. Il dort dans un box de parking, dans sa voiture, à la rue.

Le logement est le premier poste de dépenses des étudiants en France. Quand on a un Premier ministre qui annonce des ruptures, peut-être que la rupture pourrait aller dans le bon sens: aider les étudiants qui n'ont pas à bouffer. - P.Larrouturou: 4 t de nourriture ont disparu en 1h30.

J'ai rencontré Victorien à la fin. - Je m'appelle Victorien. J'ai 26 ans.

Je suis étudiant en architecture. J'ai un petit logement que je paye 450 euros par mois, mais l'état n'est pas idéal. - Est-ce que je peux m'inviter chez vous pour que vous nous montriez? - Pas de souci. - Ce n'est pas un traquenard, je vous promets. - Si vous venez dormir chez moi, vous dormirez au sol. - P.Larrouturou: Il prend son carton plein, il traverse Paris, plus d'une heure, et il me donne rendez-vous dans un beau quartier parisien.

C'est parti pour la visite d'une chambre de bonne. - Bienvenue. - Quel étage? - 7e. - Pas d'ascenseur? - Non.

On est chez moi. Cette pièce sert de salle de bains, de cuisine. - Vous avez le coin kitchenette et c'est votre salle de bains. - Et je ne vous ai pas montré les toilettes sur le palier.

Le velux est pété. On va ouvrir. C'est un peu la galère.

Il y a une petite vue sur les toits de Paris. J'ai une carte des Crous, les points Crous de Paris. Mon lit est sous la charpente.

Ce n'est pas en bon état. Parfois, des confettis me tombent sur la tête. Ce n'est pas très agréable. - M.Bouhafsi: Merci.

On félicite Julien Meimon. On félicite aussi tous les bénévoles de l'associations Linkee. Bonsoir, M.Gildas.

Vous animiez à l'époque avec Coluche "Y'en aura pour tout le monde". R.Colucci, vous êtes le fils de Coluche.

Vous êtes rare à la télévision. Il y a 40 ans de votre père lançait cet appel. *-Est-ce que vous seriez prêt à aider une entreprise qui ferait du resto?

Tous ceux qui sont intéressés, qui ont des restes, on est prêt à recevoir les dons de toute la France, quand il y a des excédents de bouffe et qu'on les détruit pour maintenir le prix sur le marché. On pourrait les récupérer, voir ce qu'on peut faire avec les agriculteurs pour l'excédent ou les sponsors. On essaiera un jour de faire une grande cantine gratos, peut-être cet hiver.

Je lance l'idée comme ça. - M.Bouhafsi: 40 ans après, les Restos du Coeur existent toujours.

En 1985, 8,5 millions de repas étaient distribués. Aujourd'hui, c'est 20 fois plus. Des chiffres qui disent l'ampleur de la mission de P.Douret. - P.Douret: C'est triste.

On ne fait que constater l'évolution de ces chiffres. Derrière ces chiffres, il y a des visages, des étudiants, des retraités, des enfants, des bébés. Mais c'est aussi l'espoir de voir que cette association est toujours là, avec des gens qui donnent du temps, de l'argent, pour soutenir, faire en sorte que la solidarité soit toujours présente. - M.Bouhafsi: Romain, votre père aurait piqué une énorme colère. 128 000 bébés aux Restos du Coeur. - R.Colucci: 10 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté.

C'est énorme. C'est 1 Français sur 7. Quand on voit que le nombre de repas a été multiplié par 20 en 40 ans aux Restos du Coeur, qu'aujourd'hui, sur RTL, on a eu en ligne une personne qui ne peut pas venir aux Restos du Coeur car elle gagne trop mais qui a besoin de manger, qui a besoin de cette aide... - A.Bégot: Comme elle touche les APL, elle ne peut pas aller aux Restos du Coeur. - R.Colucci: Il y a un vrai problème de précarité. - M.Bouhafsi: C'était en direct, en 85, que Coluche A lancé cet appel, resté historique.

M.Gildas, vous étiez aux premières loges. Coluche n'avait prévenu personne.

Vous étiez à côté de lui. - M.Gildas: J'étais à côté de lui.

Nous sommes le 26 septembre et il est 16h30. D'habitude, il disait: "On commence avec une petite connerie?" Oui.

Là, ce jour-là, pas du tout. Il dit qu'il a une petite idée. Je regarde Ludo.

Je me dis qu'il va nous sortir une bombe. On sentait que quelque chose de sérieux allait arriver alors que ce n'était pas du tout le style de l'émission. D'un seul coup, il lance ce qu'on connaît par coeur aujourd'hui.

Personne n'était au courant. Philippe Gildas, le directeur de l'antenne à l'époque, non plus. Il surveillait Coluche parce qu'il pouvait déborder facilement.

A la fin de l'émission, il m'a dit: "Ne t'en fais pas, ma poule. Je monte voir ton mec." Il est monté voir Philippe et lui a dit qu'il s'occupait de tout. - M.Bouhafsi: C'était une énorme star.

C'était l'ancien candidat à la présidentielle de 81. Il avait décroché le César du meilleur acteur dans "Tchao Pantin". Il était au sommet de sa popularité.

Il sait mieux que quiconque utiliser sa notoriété pour les belles causes. - M.Gildas: Oui.

J'avais été choisie pour lui redonner une image qu'il avait un peu abîmée en 82. J'étais là pour apaiser la chose. On l'appelait le "Mimi le plus gentil".

Je lui ai dit que je ne supportais pas les blagues scatologiques. Il fallait lui parler très directement tout en étant douce. Plus vous disiez ça à Coluche, puis il en rajoutait. - M.Bouhafsi: Vous aviez 13 ans à l'époque de cet appel à la solidarité qui a eu l'effet d'une bombe.

Certains proposaient même de livrer des camions entiers de nourriture chez vous. - R.Colucci: Soit chez nous, soit à Europe où il y avait une capacité de frigo d'à peu près 3 mini-bars.

Ce n'était pas énorme. Ce que dit Maryse, ce qui est drôle, c'est qu'il n'avait prévenu personne. Il y a un truc qui ne se fait pas à la radio, c'est de détourner la régie publicitaire à des fins privées, quelles qu'elles soient.

Là, c'était pour une association, mais si vous écoutez l'annonce qu'il fait...

Il dit: "S'il y a des marques qui m'entendent, je pourrais leur faire de la publicité en échange d'argent, de fonds." Ca ne se fait pas. On est sur une radio privée qui vit de ça.

C'est pour ça qu'il n'a prévenu personne. - M.Bouhafsi: Ca a changé quoi, dans votre quotidien? - R.Colucci: Le téléphone a sonné plus fort et plus souvent.

C'est le début des cheveux roses chez les hommes à Europe 1. Ca a dû leur pousser dans le crâne et sortir d'une autre couleur. Ca a dû vachement les secouer. - M.Gildas: Tu ne te souviens pas des chaussures Garmont? - R.Colucci: Les chaussures de ski. - M.Gildas: On en a reçu des camions.

Tout était comme ça. - M.Bouhafsi: Deux mois après cet appel, en décembre 1985, à Gennevilliers, sous un chapiteau, Coluche organise la toute première distribution des Restos du Coeur. - Coluche: On récupère le gâchis qui a été fait et on achète au moindre prix les produits qu'on distribue.

Ce n'est pas vraiment de la charité. C'est de la distribution à la société de biens qui lui appartiennent déjà. - En ce moment, il y a besoin. - Ca fait quelque chose au coeur. - J'ai énormément de difficultés actuellement.

Pour manger, ça m'a beaucoup aidé. - Coluche: Aujourd'hui, il y a plus que des clochards à nourrir. Il y a des chômeurs.

On s'adresse à ces gens-là. - M.Bouhafsi: 40 ans après, le profil des bénéficiaires s'est élargi.

Des étudiants, des jeunes de moins de 25 ans, des familles monoparentales, des retraités...

Ce sont aujourd'hui les nouveaux visages de la pauvreté? - P.Douret: Oui.

A l'époque, on les appelait les nouveaux pauvres Aujourd'hui, ils sont juste beaucoup plus nombreux. Les étudiants en difficulté aujourd'hui, 12 personnes parmi les personnes que l'on accueille, ce sont des étudiants. A l'époque, Coluche avait reçu le soutien des étudiants.

Il y a des artistes du showbiz, les radios, les télés et tous les politiques. C'était une évidence pour tous de lutter contre la pauvreté en 1985. 40 ans plus tard, cette évidence n'est plus la même. - A.Bégot: On a évoqué les 40 ans des Restos du Coeur sur RTL avec beaucoup d'appels d'auditeurs.

J'ai été frappée par le fait qu'il y avait des mères qui ont élevé seules leurs enfants. Beaucoup nous ont dit qu'elles avaient attendu des mois avant de pousser la porte des Restos parce qu'elles avaient honte, peur du regard des autres. Que leur dites-vous? - R.Colucci: De ne pas attendre et de venir.

Il ne faut pas attendre que le frigo soit vide pour pousser la porte des Restos. On vous aidera de toute façon et on vous accueillera. On fait le maximum.

Les témoins de chez vous l'ont très bien dit. On est là pour ça. Il ne faut pas attendre pour aller voir les bénévoles.

Ca aide de savoir qu'on n'est pas seul, il y a une oreille attentive et bienveillante quelque part qui va donner du réconfort et de l'écoute. On a la chance de ne pas être une administration mais d'être une association fondée par un clown. On a la chance d'avoir Les Enfoirés. - A.Bégot: Personne n'est jugé quand il pousse la porte des Restos. - M.Bouhafsi: Cette sensibilité à la précarité vient de l'histoire personnelle de votre père.

Il en parlait dans ses sketches. "Quand j'étais petit à la maison, le plus dur, c'était la fin du mois. Surtout les 30 derniers jours". - R.Colucci: C'était une famille pauvre avec une mère seule et 2 enfants.

C'était le modèle de la cellule familiale de mon père. C'était une famille pauvre à la différence près que c'était une époque où il y avait une solidarité plus évidente qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, on ne voit plus les donateurs, les bénévoles...

Tout est numérique. On ne sait pas qui est donateur ou bénévole. - M.Bouhafsi: Plus d'égoïsme aussi? - R.Colucci: Il n'y a pas la même solidarité.

Je me rappelle des histoires que mon père racontait sur la cité de la Solidarité. Ca ne s'invente pas. Tout le monde essayait d'aider les uns les autres.

Quand il y en avait un de plus à table et qu'il y avait 4 oeufs pour 5 personnes, on faisait un peu de jaune et un peu de blanc. - M.Bouhafsi: Vous avez assisté à cette solidarité, cette époque où on partageait tout.

Dans le 14e arrondissement, il gardait une grande boîte de fer, Coluche, avec des billets de 500. Il expliquait que c'était pour les copains qui n'arrivaient pas à finir les fins de mois. - M.Gildas: Qu'ils n'aient pas à demander. - M.Bouhafsi: Ils se servaient. - R.Colucci: C'est la même difficulté que de pousser le pas de la porte.

C'est demander de l'aide. On a toujours peur du regard de l'autre quand on demande de l'aide. Cette boîte servait à ça.

C'était un self-service. - M.Bouhafsi: Romain Colucci, vous venez de me faire une très belle passe décisive.

Coluche, généreux dans le fonctionnement des Restos. Pas de contrôles et pas de jugement. - Coluche: Il n'y a pas de contrôles.

Si quelqu'un nous demande 5 repas, on lui donne. On ne cherche pas à savoir s'ils sont 5. Un type qui n'a pas de travail peut venir faire les courses gratuites chez nous, rentrer chez lui et ne pas dire à ses gosses qu'on lui a donné.

Chaque centime qui entrera sera distribué à quelqu'un qui en aura besoin. - M.Bouhafsi: C'était en 1986.

Aujourd'hui, ce ne serait plus possible de donner 4 à 5 repas pour une personne. - P.Douret: C'est le problème. 40 ans plus tard, avec 20 fois plus de repas à distribuer...

Au-delà du repas, faire en sorte que les personnes n'aient pas ce phénomène de honte. Aujourd'hui, on ne peut pas accueillir tout le monde. Chaque personne qui a besoin doit être dépannée.

On n'est pas là pour juger. Les personnes qui, le 10 du mois, une fois le loyer et les charges payés, n'ont plus un seul euro, c'est la vie d'aujourd'hui. Aujourd'hui, 15 % de la population, minimum, vivent sous le seuil de pauvreté.

Aujourd'hui, c'est révoltant. Ne détournons pas le regard. Ca peut arriver à chacun de nous. - M.Bouhafsi: Un dernier message.

Il y a la loi Coluche, c'est 75 % d'abattement fiscal jusqu'à 1000 euros. C'est vital pour les Restos. Il ne faut pas y toucher. - R.Colucci: C'est pour toutes les associations reconnues d'utilité publique dans le domaine alimentaire.

Le principe est simple. Vous donnez 100, l'Etat, si vous êtes imposable, vous rembourse 75. Si avant vous donniez 100 et que vous n'utilisiez pas la loi Coluche, maintenant, vous donnez 200 et on vous rendra 150. - M.Bouhafsi: C'est une combine pour aider les gens.

Je voudrais souligner la détermination et l'engagement incroyable des 75 000 bénévoles des Restos du coeur qui permettent le bon fonctionnement de l'association partout sur le terrain. Pour soutenir les Restos du coeur, vous pouvez faire un don à cette adresse. On peut ouvrir la porte des Restos du coeur et finir sur un plateau de télévision.

Merci à tous. - M.Gildas: Je voulais dire quelque chose.

Connaissez-vous quelqu'un aujourd'hui qui pourrait porter avec autant de force ce projet ambitieux qu'a eu Coluche? Vous connaissez quelqu'un? - M.Bouhafsi: Je crois qu'il n'y a qu'un Coluche dans l'histoire. - M.Gildas: C'est ce que je voulais que vous disiez. - M.Bouhafsi: Il n'y a pas de honte à franchir la porte des Restos du coeur.

Je rappelle aussi le tout premier spectacle d'humour des Restos du coeur. V.Bédague, on espérait vous conserver jusqu'à la fin de l'émission...

C'était le prolongement de notre échange. A bientôt dans "C à vous". Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

D'abord, la condamnation de N.Sarkozy qui a fait le tour du monde ou presque. - A.Bégot: Du Canada à l'Allemagne en passant par l'Italie ou le Royaume-Uni, toutes les télés en ont parlé hier soir.

La preuve en images. ... - A.Bégot: Humiliation, séisme, choc...

Ce sont les mots qu'on pouvait lire ce matin dans les quotidiens de nos voisins européens. Pour H.Samuel, correspondant en France du "Daily Telegraph", "cette condamnation entache l'image de la politique française". - H.Samuel: La photo de N.Sarkozy a quasiment fait la une de tous les journaux en Angleterre.

On regarde la France et on se dit que c'est un système présidentiel où le président est presque comme un monarque. Maintenant, on découvre que la France est un peu comme l'Italie d'antan et qu'il n'y a pas de stabilité politique. C'est un peu le bordel en France.

Il faut le dire. - A.Bégot: C'est bien résumé.

D'un côté, la gauche se félicite et ironise. Regardez ce message posté sur le réseau X. C'est signé M.Aubry.

Vous avez compris l'allusion. M.Tondelier a posté un photomontage qui reprend tous les codes d'une affiche électorale.

Vous voyez N.Sarkozy et F.Fillon côte à côte.

A droite, on réaffirme son soutien à l'ancien président et on n'hésite pas à dénoncer une justice politique. "Peine extrêmement sévère dans un procès où les preuves n'ont pas été établies", pour E.Ciotti. - M.Le Pen: Ca me paraît gênant, la lourdeur de la condamnation.

Ce mandat de dépôt, dont je rappelle qu'il était obligatoire. Ce sont les magistrats qui ont décidé de rendre exécutoire une peine qui est terriblement lourde, une peine de prison, avant que des magistrats en appel puissent dire si, à leurs yeux, les magistrats de première instance se sont trompés. Ca atteint l'image de la France. - A.Bégot: Pour G.Larcher, la question de l'exécution provisoire interroge, le fait que N.Sarkozy aille en prison même s'il fait appel.

Le secrétaire général adjoint de l'Union syndicale de la magistrature estime que ce débat n'a pas lieu d'être. - L'exécution provisoire est prononcée dans 58 % des décisions pénales de ce pays. On est dans le cours normal de la justice, avec un prévenu qui a une personnalité hors normes, un ancien président de la République, mais la justice a suivi un cours serein.

Il y a eu de longs mois d'instruction, des semaines de contradictions à l'audience. Ce n'est pas une justice d'exception. Il faut comprendre que l'indépendance de la justice, ce n'est pas acquis. - A.Bégot: Certains parmi les soutiens de N.Sarkozy vont encore plus loin.

Ils en appellent à E.Macron, une grâce présidentielle. C'est le cas du sénateur des Bouches-du-Rhône, S.Le Rudulier.

Grâce que les avocats du président ne demanderont pas. Ils l'ont dit dès hier. Elle est impossible constitutionnellement tant que cette condamnation n'est pas définitive. - M.Bouhafsi: Autre image du jour, la colère des agriculteurs. - A.Bégot: Une journée de mobilisation partout en France à l'appel de la FNSEA.

Cette fois, pas de blocage des routes, mais des actions ciblées dans le calme, comme à Mont-de-Marsan. Plusieurs dizaines d'agriculteurs ont mené une opération de contrôle des étiquettes dans un supermarché. - On essaye de cibler les produits qui ne respectent pas au moins un minimum d'affichage sur l'origine des produits.

C'est compliqué aujourd'hui pour le consommateur. La transparence n'existe pas. Quand on cherche, on n'arrive pas toujours à trouver l'origine des produits présents dans les sachets ou les produits.

Un accord va être signé au Mercosur. On dénonce une concurrence déloyale où on impose beaucoup de choses à l'agriculture française et on importe des produits qui ne respectent pas ces mêmes clauses. - A.Bégot: Ils étaient une centaine d'agriculteurs, une quinzaine de tracteurs devant le château de Versailles ce matin.

Des actions débutées dès hier à Dijon devant la maison de repos en Indre-et-Loire. Chaque fois, les mêmes revendications contre le Mercosur, les droits de douane, les normes aussi. Un objectif: mettre la pression sur le futur gouvernement E.Macron. - On veut attirer l'attention du chef de l'Etat sur le moment dans lequel nous nous trouvons.

Sur le plan international, on a de nombreuses questions quant à des produits qui viennent envahir nos marchés et ne respectent pas nos normes de production. Ca nous interpelle. - M.Bouhafsi: La Banque centrale européenne conseille de garder du cash à la maison. - A.Bégot: Ca a de quoi surprendre et peut-être en inquiéter certains d'entre vous.

Dans une note publiée cette semaine, la BCE appelle les Européens à avoir des espèces chez eux, 70 à 100 euros par membres d'une même famille, de quoi couvrir les besoins nécessaires pour au moins 72 heures. Voici la réaction de ces Français. - Est-ce que vous gardez du liquide chez vous? - Non, je n'en ai pas besoin. - Bien sûr, sur moi.

Je ne sors pas sans liquide. - Un petit peu, pas beaucoup. - J'utilise essentiellement des cartes bleues ou des chèques.

Sinon, je dépense. - Si je peux garder tout mon argent avec moi, je le garde. Je ne fais pas confiance aux banques. - Avec les cyberattaques, je me méfie.

Je préfère avoir un minimum de liquide sur moi. - Vous allez au distributeur? - Oui. - A.Bégot: Les systèmes de paiement électronique ne sont pas infaillibles, explique la BCE.

On l'a vu lors de cette panne d'électricité en Espagne et au Portugal. - M.Bouhafsi: A l'étranger, c'est l'image du jour: B.Nétanyahou à la tribune des Nations unies. - A.Bégot: C'était cet après-midi à New York.

Le Premier ministre israélien a été applaudi par ses partisans mais hué par les délégations qui ont massivement quitté la salle. Pas de quoi le déstabiliser, lui qui a à nouveau rejeté les accusations de génocide à Gaza et a dénoncé les pays qui ont "cédé au Hamas". - A.Bégot: Au même moment, voici ce qui se passait à l'extérieur des Nations unies.

Des manifestants étaient venus protester contre la venue du Premier ministre israélien. le président turc R.T.Erdogan.

Au coeur des discussions: les élections truquées dont il dit avoir été victime. Il n'a pas hésité à se moquer assez ouvertement de son homologue. - A.Bégot: Regardez la tête au ralenti de R.T.Erdogan quand D.Trump prononce ces mots.

Il n'a pas l'air complètement satisfait. D.Trump se félicitait des arrestations massives de personnes jugées en situation irrégulière.

Vous avez peut-être vu ce clip parodiant une chasse aux Pokémon, clip de très mauvais goût. - Y.Goosz: Affligeant... - A.Bégot: Pokémon a tenu à mettre les points sur les I en disant qu'ils n'ont rien à voir avec ça. - M.Bouhafsi: Dans le Morbihan, l'armée de terre fait la guerre en bas de chez vous. - A.Bégot: La tension entre la Russie et l'UE est à son comble.

Ca se passe en plein centre-ville de Plumelec, Dans le Morbihan. Des fantassins devant les portes, arme à l'épaule. Détonations. - OK! ... - A.Bégot: C'est le 3e régiment d'infanterie de la marine de Vannes qui organisait cet entraînement en terrain libre.

Les militaires sont au contact de la population. Certains habitants s'en souviendront sans doute longtemps. - Je ne m'attendais pas à ça.

Je pensais que les militaires seraient dans les champs et qu'on ne les verrait pas. Ce matin, on les voit aux 4 coins des rues. Ca a un côté inquiétant sur le moment. - C'est rassurant.

J'en ai parlé avec le colonel. Je lui disais que la période était difficile. Il est agréable de voir que les militaires sont là pour nous protéger, nous aider. - M.Bouhafsi: Amandine, la tendance du moment chez tous les jeunes. - A.Bégot: Ca s'appelle "tu danses pas, tu montes pas." Mohamed connaît super bien.

Regardez. Séance de rattrapage. - Ma belle, tu danses pas, tu montes pas. - Tu danses pas, tu montes pas.

Oui! - Tu danses pas, tu montes pas. - A.Bégot: Ca a pris tellement d'ampleur que même les chauffeurs de bus s'y mettent.

Ca peut coincer sur certaines lignes. - M.Bouhafsi: Merci tout le monde.