Jean-Philippe Tanguy : "La décision rendue contre Marine Le Pen est tyrannique !" (RMC)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 53 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous appelé vos partisans à se rassembler dimanche ?
- 0:43FerméeRéponse directe
Y a-t-il un risque de violence dimanche ?
- 1:40RelanceRéponse partielle
Vous reprochez à Mélenchon son comportement, mais vous avez dit que les juges étaient des tyrans ?
- 6:47FerméeRéponse directe
Êtes-vous pour l'interdiction du syndicat de la magistrature ?
- 8:22RelanceÉludée
Pourquoi hurler à la mort si vous savez que l'appel va bien se passer ?
- 10:10OuverteRéponse partielle
Dans votre dossier, il y a des choses interpellantes : primes, détournements...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Invité politiqueFait
« La décision qu'ils ont rendue est une décision tyrannique, pour trois raisons. »
- 3:09Invité politiqueFait
« Le fait que le Rassemblement national s'oppose à la construction européenne, avec le « un certain cynisme » devrait aggraver la condamnation. »
- 5:37Invité politiqueFait
« Même Gérard Larcher s'interroge sur l'exécution provisoire, le président du Sénat. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Le premier ministre, François Bayrou. »
- 17:02Invité politiqueFait
« Un monsieur Juppé qui avait été condamné à 10 ans en première instance, s'était ramené à un an en appel. »
- 27:08Invité politiqueChiffre
« 600 millions d'euros déversés sur le tout Paris pour acheter des éditorialistes, des cabinets de conseil, des cabinets de com. »
- 31:02Invité politiqueFait
« Les réformes Fillon ont coûté plus cher à la sécurité sociale, en invalidité, en chômage, en maladie de longue durée. »
- 31:02PrésentateurChiffre
« Les réformes Fillon ont coûté plus cher à la sécurité sociale, en invalidité, en chômage, en maladie de longue durée, en maladie chronique. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Locuteur 105 %
- Jean-Philippe Tanguy4 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 92 %
- Locuteur 62 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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— M. Tanguy, un homme est inquiet de ce qui va se passer dimanche devant l'Assemblée nationale, puisque vous avez appelé vos partisans à se rassembler pour revenir sur ce qui s'est passé cette semaine. Cet homme, c'est Jean-Luc Mélenchon. On peut l'écouter ? — Oui.
— C'est l'extrême droite. Par conséquent, il y a en quelque sorte, du fait même de ceux qui convoquent, un risque sédicieux qui est déjà apparu dans l'histoire, un risque de violence, un risque de remise en cause d'autres aspects fondamentaux de la démocratie dans notre pays. Nous prenons très au sérieux ce qu'ils sont en train de faire. La victimisation dans laquelle ils s'installent, ils créent déjà une onde de choc et d'intimidation.
— Il y a un risque de capitale dimanche ? — Non, franchement, c'est ridicule. Enfin, je vous rappelle que le seul qui s'est victimisé et a utilisé des violences contre la justice, en l'occurrence les forces de l'ordre, qui a enquêté au nom de la justice, c'est M. Mélenchon, qui avait empêché une perquisition, qui avait physiquement confronté des forces de l'ordre qui faisaient leur métier et qui n'avaient rien demandé, qui avait aussi, je crois, violenté le procureur ou son substitut quand ils étaient rentrés dans le local, et qui avait proclamé aux yeux de toute la France « La République, c'est moi ». Bon, donc moi, je veux bien qu'il y ait des inversements accusatoires en permanence.
On fait une manifestation, place vos bancs... — Pour faire quoi ? Pour dire quoi ? — Mais on soutient à Marine Le Pen, à nos amis injustement condamnés, et tout simplement revendiquer notre innocence. Mais visiblement, on criminalise désormais le droit de se défendre et de ne pas reconnaître, comme les bourgeois de Calais en Guigny avec une corde autour du cou, qu'on est coupable avant d'avoir été jugé. — D'accord, mais vous reprochez... — Définitivement, pardon. — Vous reprochez à Jean-Luc Mélenchon son comportement pendant sa garde à vue, mais je vous ai entendu dire à l'Assemblée nationale que les juges étaient des tyrans. Pardon, c'est la même chose ?
Je n'ai pas dit « les juges », j'ai dit « des juges ». Les juges sont des êtres humains. Ils ont du mal à l'accepter, parfois. — Ceux qui ont jugé Marine Le Pen sont des tyrans ? — En l'occurrence, leur décision, la décision qu'ils ont rendue, est une décision tyrannique, pour trois raisons. Première raison, criminalisation de la défense. C'est-à-dire que ceux et les publics qui veulent lire le jugement peuvent le vérifier. On reproche à Marine Le Pen, aux prévenus, de ne pas avoir reconnu leur culpabilité et de se défendre. Ben, encore heureux, on a encore le droit de dire qu'on est innocent.
Et encore aujourd'hui, on nous dit dans tous les médias, vous aussi nos adversaires politiques, « Mais votre stratégie de défense n'était quand même pas la bonne. En appel, j'ai encore reçu des dizaines d'appels là-dessus hier. Est-ce que vous n'allez pas changer ? Reconnaître que vous avez un peu fauté ? » Mais non, on est innocent. Donc, que ça leur déplaise, c'est une chose. Première chose. Deuxième chose, politisation du jugement. La candidature et l'élection de Marine Le Pen comme président, parce que ce passage est coupé dans la quasi-totalité des verbatims qui sont donnés ici ou là. Serait un trouble à l'ordre public. Un trouble à l'ordre public démocratique. Démocratique.
Qui n'est pas d'ailleurs une notion juridique existante. Qui n'existe pas, comme l'enrichissement partisan qui n'existe pas. Il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas d'enrichissement de la personne de Marine Le Pen et des prévenus. Donc, elle a inventé l'enrichissement partisan. Vous pouvez taper sur Google, chercher dans le code pénal, ce concept, il n'existe pas. Troisième problème, notre opinion sur l'Union européenne. Pareil, tout le monde peut vérifier le paragraphe. Le fait que le Rassemblement national s'oppose à la construction européenne, avec le « un certain cynisme » devrait aggraver la condamnation.
Je ne vois pas en quoi notre opinion sur l'Union européenne, à quoi que ce soit à voir avec les faits qui nous sont reprochés. Et je rappelle à ces juges, à ces trois juges, que la dernière fois que les Français ont été consultés sur la construction européenne, ils étaient d'accord avec le Rassemblement national à 55% et la gauche souverainiste. Donc, quand on juge au nom du peuple français, contre l'avis du peuple français exprimé par un vote, c'est un peu bizarre. Vous n'êtes pas maltraité, puisque finalement, le procès en appel va arriver assez rapidement.
D'ailleurs, ce matin, la procureure de la Cour d'appel, Marie-Suzanne Lequiot, s'explique, et elle dit de toute façon, « Nous avions anticipé, il y a 18 mois, l'arrivée de ce dossier à la Cour d'appel. Nous étions positionnés sur le premier semestre 2026. » Donc voilà, finalement, la justice arrive à bousculer son calendrier pour que Marine Le Pen soit jugée en appel avant la présidentielle. Écoutez, un jour, on saura. Peut-être que je ne suis pas encore trop vieux. Peut-être que quand les archives seront ouvertes, on saura la vérité. Enfin, le procès de M. Bérou, qui est sur les mêmes faits et qui s'est passé avant, n'est toujours pas audiencé en appel.
Donc, c'est la continuité du même dossier. Et M. Bérou, il n'a jamais caché vouloir se présenter à la présidentielle. Donc, c'est un peu étrange. Peut-être, moi, je ne dis pas tellement. Mais en tout cas, pour le dossier Bérou, il n'a pas été accéléré, alors que M. Bérou... Parce que c'est du sursis. Les conséquences des peines sont moins importantes que celles qui concernent notamment Marine Le Pen. Puisque là, la prison ferme et l'exécution provisoire sur l'inigibilité. On ne peut pas entrer dans un régime d'égalité à une élection si un candidat putatif, M.
Bérou, arrive avec un jugement de première instance sur lequel il y a un appel, et donc on ne sait pas ce qu'il en est, et une autre candidate, Mme Le Pen, condamnée en première instance, et pas définitivement, puisqu'il y a appel. Donc, il y aurait une situation inégale. Moi, je n'en sais rien. Permettez-moi de penser que le fait qu'on ait manifesté notre mécontentement et alerté nos compatriotes sur la situation est compté dans la décision qui a été annoncée en fin de journée. Par ailleurs, et ça je m'en félicite, je suis assez heureux, en fait, soulagé de l'état de notre démocratie, parce qu'on a de nombreux adversaires politiques ou idéologiques.
Par exemple, l'ancien président de la LICRA, qui est un opposant historique au Rassemblement National, qui, dans le point, M. Jakubovic, l'avocat, a dit que ces décisions n'étaient pas normales. Des membres honoraires du conseil constitutionnel, comme Mme Lenoir, qui a dit sur l'CI que ces décisions n'étaient pas fondées en droit. Même Gérard Larcher s'interroge sur l'exécution provisoire, le président du Sénat. Exactement. Le premier ministre, François Bayrou.
Il y a vraiment beaucoup, je pense même que je suis en train de les compiler avec mes équipes, il y a une majorité, finalement, de commentateurs, de juristes, d'avocats, de magistrats honoraires, qui, en fait, ne sont pas d'accord avec le fond de ces décisions. C'est dans la loi, c'est les députés qui ont voté ça ? Non, mais il y a deux choses. Il y a la loi, qu'on peut interroger, mais il y a l'interprétation de la loi. Les juges ont fait une interprétation très extensive. Vous avez même cité des concepts qui n'existent pas dans la loi. Très extensive, c'est là où, pour nous, il y a un vrai problème dans la décision.
Alors après, la vérité, c'est que ce sont les hommes politiques depuis les années 70 qui ont laissé aussi l'autorité judiciaire prendre beaucoup de liberté avec la tradition française. Je rappelle que la tradition française n'est pas la tradition anglo-saxonne. Dans notre démocratie depuis les Lumières, depuis Montesquieu, père de la séparation des pouvoirs à la française, le juge est la bouche de la loi et dans la tradition française depuis la Révolution, le juge ne doit pas créer de normes et de faire jurisprudence comme le font les anglo-saxons.
Ce sont deux traditions différentes, mais avec l'Union européenne, une brèche a été ouverte sur une transformation du droit français à l'anglo-saxonne.
Est-ce que vous seriez
pour l'interdiction du syndicat de la magistrature ? On l'a toujours été. On a toujours été contre la syndicalisation, enfin pas du syndicat de la magistrature, des syndicats dans la magistrature. On considère que comme l'armée, il n'y a pas de syndicat dans l'armée, il n'y a pas de syndicat chez les députés. Un pouvoir s'exerce pour tous les Français. Par contre, dans la police, ça ne vous dérange pas vu qu'ils sont de votre côté. Ça ne vous dérange pas comme les Alliances sont toujours derrière vous. Donc ça ne vous dérange pas que les syndicats dans la police. Vous parlez du Régalien, sauf la police, c'est quand même étonnant.
Mais les policiers, ils ne peuvent pas vous mettre en prison, ils n'ont pas un droit de vie ou de mort sur votre vie. Par contre, vous nous dites que l'armée ne peut pas vous mettre en prison non plus. Je n'ai pas l'impression que vous soyez comme menacés par l'armée. Ils exercent la sécurité de tous les Français. C'est quand même drôle, vous parlez du Régalien, sauf de la police. Effectivement, les syndicats de police, ils ne sont pas les filles, c'est sûr. Non, mais ce n'est pas totalement vrai. Vous avez des syndicats de police comme la Force Ouvrière. Dire que les syndicats sont par nature d'extrême-gauche, c'est bizarre. Vous me traitez d'ilisamo-gauchiste à longueur de journée.
Des gens de votre parti ou même... Vous, je ne vous connaissais pas, mais d'autres de chez vous m'ont déjà dit ça plusieurs fois. Écoutez, moi, c'est un peu l'averse où on me dit que je défends trop les syndicats. D'ailleurs, mon suppléant, c'est l'ancien président du syndicat de salariés Picard pendant 30 ans. Moi, je n'ai jamais insulté les syndicats particulièrement, sauf certaines directions qui font de la politique le défendre les salariés. Ils font ce qu'ils veulent, mais on a aussi le droit de ne pas vouloir mélanger défense du droit des salariés et barrage aux élections. Chacun est libre de penser ce qu'il veut.
Mais au sein de la police, les gendarmes, par exemple, ils ne sont plus dans l'armée. Ils sont rattachés maintenant au ministère de l'Intérieur. Mais, comment dire, ils n'ont pas reçu de syndiquer. Mais par contre, moi, je ne comprends pas... L'Union européenne veut nous forcer à les syndiquer. Moi, je vous entends depuis tout à l'heure, vous êtes hyper confiants, vous dites que vous êtes innocents, que vous n'avez rien fait. Alors, pourquoi vous hurlez à la mort depuis lundi si vous savez qu'en appel, ça va bien se passer, en fait ? Parce que dans un an, vous avez l'appel. Donc, si vous êtes innocent... Moi, j'ai déjà été à plein de procès. J'ai été même, moi, un criminant des procès.
En fait, l'appel et puis en cassation, la vérité éclate toujours. Donc là, moi, je ne comprends pas depuis lundi. Vous nous en faites, mais moi, je n'ai jamais compris autant d'avoir vu un truc pareil. Vous en faites, vous hurlez tous à la mort. Vous êtes montés sur la table quasiment à l'Assemblée nationale. Mais en fait, là, vous êtes en train de nous dire de toute façon, on est innocent, donc en appel, ça va bien se passer. Pourquoi vous montez comme ça dans les tours alors que tout se passe bien pour vous et ça va bien se passer en appel ? C'est-à-dire la décision d'audioncer l'appel est venue après. OK. Donc, maintenant, vous allez vous détendre.
Pourquoi vous continuez votre rassemblement, alors ? Comment ? Pourquoi vous continuez votre rassemblement dimanche ? Parce qu'en fait... On soutient Marine Le Pen. On fait campagne, Rassemblement national. Vous avez bien entendu que soutien... On avait des meetings. De coupable, vous êtes passés à victime, là, maintenant. Comment ? Je rappelle que ça vient quand même de nos adversaires politiques, tout ça. Il faut quand même interroger... Le Parlement, c'est le Parlement qui a porté plein.
C'est Martin Schulz, président des socialistes européens, qui était tellement obsédé par inventer des méfaits au Rassemblement national qu'il n'a pas vu que dans son propre parti, il y avait des valises de billets qui se baladaient pour le Qatar et pour Huawei. Mais le Parlement européen, ça pose un vrai problème de droit dont on n'a jamais pu parler, dont on n'a jamais rarement pu parler en France. Le Parlement européen est à la fois dénonciateur, enquêteur, avec l'OLAF, juge et huissier, puisque c'est le Parlement qui recouvre l'issue de son propre jugement, de sa propre enquête. Donc ça, c'est l'état de droit version Union européenne. Je comprends que les Français votaient contre.
Donc c'est une cabale du Parlement européen contre Marine Le Pen. Martin Schulz. Martin Schulz. Mais monsieur Tanguy, j'ai juste une question, mais en fait, moi j'entends ce que vous dites. Mais dans votre dossier, il y a quand même des choses qui sont quand même un petit peu interpellantes. C'est-à-dire que par exemple, quand on apprend que Julien Audou lit mais six mois à dire « ça serait bien que je rencontre un jour ma députée » alors qu'ils allaient sont attachés parlementaires, ça veut quand même dire des choses.
Quand on apprend que par exemple, Jordan Bardella aurait certainement contrefait une revue de presse pour laquelle il était payé, quand on apprend qu'il y a eu des primes données à la fin d'année à l'entourage de Marine Le Pen, tout ça, c'est quand même des faits avérés. Alors moi, j'imagine peut-être pas, alors peut-être, on le verra l'année prochaine, peut-être que vous n'avez pas détourné 4 millions comme il vous est dit pour permettre le fonctionnement de votre parti politique plutôt que l'Europe. Mais on a un vrai sujet. en fait, on se trouve qu'il y a quand même des choses.
Moi, quand je vous entends dire « innocent », moi je me dis, et je ne veux pas faire comme les autres vous ont dit ce que vous auriez dû faire, mais moi je me dis, peut-être qu'en défense de dire qu'on est innocent, ce n'est pas très bon. Quand on a mis la main dans le fond de confiture, quand on dit tout, ce n'est pas vrai, qu'on a le plat à la main, c'est compliqué. Moi, je pense que j'aurais pu lui dire « Écoutez, on ne savait pas qu'on n'avait pas le droit et bien c'était réglé. Peut-être que vous auriez été moins arrogants et ça serait mieux passé, en fait. » Il y a quand même eu un peu d'arrogance dans votre partage au procès.
Moi, j'ai trouvé des choses quand même qui me paraissaient... Écoutez, vous êtes libre de votre appréciation de vous exprimer. Moi, d'une part, la Jordan Bardella n'est pas dans l'affaire. Pour le reste, nous, on n'est pas d'accord. Qu'est-ce que je voulais vous dire ? On considère que les éléments qui ont été donnés et largement commentés dans la presse sont partiels, sont partiaux. Vous avez espoir d'obtenir la relaxe en appel ? Oui, tout à fait, oui. Et si ce n'est pas le cas, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate ? Eh bien, on ira en cassation. On prendra tous les recours possibles pour démontrer notre innocence. Mais oui, c'est...
Mais la cassation n'arrivera pas, sans doute, avant la présidentielle. Mais ça, ce n'est pas de notre faute. Moi, c'est là qu'il y a... Non, mais ça veut dire qu'il faut anticiper. Vous êtes un responsable politique. Est-ce que vous êtes en train d'anticiper le scénario dans lequel Marine Le Pen ne serait plus candidate ? Non. Quand on l'interroge, elle l'évacue. Mais enfin, quand on est politique, il faut toujours anticiper. C'est une telle échéance ? Non, mais Marine Le Pen est la seule femme ou homme d'État de la Ve République à avoir prévu un maximum d'influence politique un successeur qui est aussi populaire qu'elle, voire parfois qui la dépasse dans certaines... Journal d'Ordelan.
Sans que Marine Le Pen soit vexée, l'efface ou prenne des mesures de rétorsion. Vous avez un peu d'expérience politique ici. Je vous mets au défi de trouver un autre exemple d'une femme politique ou d'un homme politique de premier plan qui a organisé ça, j'allais dire, de son vivant. Ce n'est pas ce que je voulais dire mais au maximum de sa force. Même quelqu'un qui l'a mire beaucoup, le général de Gaulle, n'avait pas spécialement préparé sa succession et il n'a pas été spécialement aimable avec M. Poupidou à l'époque. Donc Jordan Bardella est candidat naturel. Jordan Bardella est président du parti.
Marine Le Pen lui a confié le sort de non seulement deux élections européennes qu'il a remportées et d'une élection législative qu'il a remportées en voie. Il a démontré toutes ses capacités. Ça fait l'unanimité au sein du parti puisque quand on interroge en off des députés RN, ils ne disent pas que ça sera forcément Jordan Bardella. Il s'interroge sur son âge, il aura 31 ans en 2027, son manque d'expérience. Jordan Bardella ce n'est pas Marine Le Pen. Mais nul n'est parfait et personne, et moi j'ai une conception humaniste des individus, personne n'est remplaçable. Personne n'est substituable. Chaque personne a ses qualités, ses défauts, il faut travailler dessus.
Mais Jordan Bardella a montré de très grandes qualités et il y aura une démocratie interne. Jordan Bardella avait gagné le Congrès à la loyale. Il n'y a aussi quand même pas beaucoup de partis politiques qui font une organisation où il y a un vainqueur et quelqu'un qui n'a pas gagné et qui s'entend bien. Monsieur Alliot, maire de Perpignan, est toujours à la direction du Rassemblement National. Il a fait un débat... Tout le monde s'entend bien, tout va bien. C'est vrai, il n'y a pas eu de conflit entre Louis Alliot et Jordan Bardella. Monsieur le député, cet aspect humain, c'est une très bonne transition. Vous avez compris que les grandes gueules, c'est d'abord fondé sur l'humain.
Deux remarques préliminaires. La première, vous portez une croix de Lorraine. Ça vous donne un petit côté curé, mais chez vous, on va vous demander des confessions parce qu'avec la vue qui baisse. Et l'autre point, c'est que vous avez démarré votre carrière politique avec Nicolas Dupont-Aignan, à qui vous devez beaucoup. Vous avez travaillé près de 10 ans avec lui. Est-ce que vous pouvez nous rassurer en tant que souverainiste parce qu'il y a beaucoup de conneries sur Internet, mais on dit en substance qu'à la fin, vous lui avez chié dans les bottes et que vous l'avez amené au prud'homme. Qu'est-ce qu'il en est ? Parce que si on veut faire l'union, il faut éviter ce type de querelle.
J'ai un conflit privé avec Nicolas Dupont-Aignan, mais vous pouvez regarder mes interviews. Je cite souvent Nicolas Dupont-Aignan. Je lui ai rendu hommage, par exemple, quand j'ai reçu le prix du député de l'année, j'ai rendu hommage le courage de Nicolas Dupont-Aignan dans les deux minutes de parole que j'avais. Donc, moi, je n'ai aucune difficulté à reconnaître le courage de Nicolas Dupont-Aignan, qui a été la première personnalité aussi de droite à soutenir Marine Le Pen à la présidentielle. Oui, mais vous ne devriez pas avoir un conflit pour des heures supplémentaires alors qu'il vous a fait travailler 10 ans. Vous n'avez pas le conflit.
Alors, si on vient au sujet de fond, et bien parlons, pour moi, cette affaire, outre le fait de rappeler en préalable qu'il y a des Français honorables, vos électeurs, vos sympathisants, vos élus, qui sont choqués, qui sont décontenancés, qui sont peinés, et ça, il faut le comprendre, il faut que ce préalable soit un socle à toute discussion. Mais une fois qu'on a dit ça, moi, il y a deux qualificatifs, parce que j'ai de l'expérience, je suis juriste aussi, je suis dans la politique, etc. Il y a deux qualificatifs. Le premier, c'est que c'est indémerdable, votre histoire maintenant, et le deuxième, c'est que c'est inremontable.
Indémerdable, parce que vous n'arriverez pas dans le cadre de l'appel à résoudre la situation judiciaire de manière suffisamment significative, vous aurez peut-être l'abandon, la réforme du jugement sur l'exécution provisoire, mais vous ne l'aurez pas sur l'inégibilité, parce que les juges n'aiment pas se déjuger, et le dossier est quand même très très consistant, même si ça n'a pas coûté plus cher au Parlement européen, que simplement, c'est l'occupation des gens qui n'a pas été affectée à ce pour quoi ils étaient payés.
Et le deuxième volet, inremontable, c'est parce que vous avez une candidate historique, Mme Le Pen, qui s'est quand même déjà présentée trois fois, qui maintenant est amputée d'un potentiel électoral avant le jugement, pour moi, elle perd à peu près à terme 30% de son potentiel, on ne le verra pas dimanche, mais bien sûr, parce que ça va travailler dans la barrique, ma chère Barbara, et les gens vont dire que c'est quand même emmerdant de voter pour quelqu'un de condamné.
Oui, c'est ce que se sont dit aussi les électeurs de Trump, t'as raison.
Vous avez ensuite un candidat de substitution naturelle qui est le jeune président, Jordan Bardella, à 31 ans après l'expérience du président Macron, les gens ne voteront pas non plus pour quelqu'un qui n'a jamais travaillé, qui a un CV, ça pourrait être son CV, ça pourrait être un filigrane de billets de banque, on voit à travers, il n'y a rien. Donc, vous êtes dans une situation problématique, on compatit, on ne tire pas sur une ambulance, vous avez été très bien élu dans la Somme, vous êtes quelqu'un d'honorable aussi je pense à certains égards, même si moi à votre place je ne ferais pas un procès à mon ancien employeur.
On a compris ça. Alors,
un remontable indémerdable, Ah non, mais moi je ne suis pas du tout inquiet, je suis désolé de vous décevoir, moi je ne pense pas du tout comme vous, je pense que Marine Le Pen et nos amis sont totalement capables de démontrer à la justice qu'ils ont mal considéré notre cas en première instance. Je prends un exemple qui n'est pas du tout de ma famille politique, un monsieur Juppé qui avait été condamné à 10 ans en première instance, s'était ramené à un an en appel, voilà, donc on peut tout à fait démontrer des situations et démontrer son innocence, je ne suis pas du tout inquiet là-dessus.
Et sur Jordan, écoutez, je vous trouve très dur, ces reproches lui sont faits depuis longtemps et je ne connais pas beaucoup visiblement, il a réussi à convaincre les électeurs, aux européennes, quand il faisait deux voix, monsieur Macron en faisait une et aux élections législatives, il a fait 37% et il a réussi à rallier monsieur Ciotti avec Marine et d'autres. Moi je trouve que ces attaques sont un peu gratuites, je pense que Jordan a démontré d'autres qualités et que de toute façon, il ne peut pas, comme il le dit lui-même, il ne peut pas s'inventer 40 ans de vie qu'il n'a pas mais c'est un défaut qui passe vite. Dans un instant,
suite de l'entretien avec Jean-Philippe Tanguy, question de Barbara Lefebvre, il est 11h20, vous êtes avec Les Grandes Gueules en direct sur RMC,
RMC Story. RMC, 9h, midi, Les Grandes Gueules.
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Vous avez corrigé les copies ?
Oui, j'ai corrigé les copies. C'est pas si mal. Donc si votre attitude pouvait être aussi bonne que le résultat de vos copies de la dernière fois, ça me ferait vraiment très plaisir. La moyenne est de 15.
Banque Française Mutualiste, la banque de chaque agent du secteur public. Il paraît que c'est quand on va acheter du papier toilette au supermarché qu'on a le plus de chances de tomber sur son ex. Dans mon cas, c'est des burgers surgelés. Ce qui est pas ouf quand la dernière chose qu'il m'avait dit avant de me quitter, c'était...
Ce serait bien que tu grandisses un peu. Ça t'a bougé, quoi.
Si, si, mais c'est pas mon cas dit, en fait. Je sais même pas à qui c'est ça. Il y a beaucoup de personnes
qui ont peur d'appeler leur assureur. Ils vont se dire « Ah, de toute façon, je vais me faire avoir, ça va mal se passer. » Et la première chose à faire, c'est de rassurer les clients. Moi, je suis très entière, très empathique. C'est un trait de caractère qu'il faut absolument avoir pour faire ce métier-là. Je me dis « Si c'était moi, comment je réagirais ? » Je fais très attention à mon ton de voix. Je m'adapte à chaque personne
que j'ai au téléphone.
On n'est pas que des conditions générales. On est humains aussi. Oh, mais c'est Clémence ! Elle a changé un truc, non ?
Oui, elle est sans sucre. T'es sûre que c'est pas ses cheveux ? Le bon goût d'Origina existe aussi sans sucre. Origina !
Elle a fait des mèches, non ?
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RMC.
Alain Marshall, Olivier Truchot,
les grandes gueules. Les grandes gueules
avec Bruno Concey, Emmanuel Devilliers, Barbara Lefebvre, surtout avec notre invité. Aujourd'hui, c'est Jean-Philippe Tanguy, le député Rassemblement National de la Somme. À l'avant-veille de ce rassemblement,
appelé par le Rassemblement National pour soutenir Marine Le Pen après la condamnation en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Barbara Lefebvre.
Oui, vous avez évoqué tout à l'heure la tyrannie. Moi, je parlais d'une autre tyrannie, de la tyrannie politique. Cette tyrannie douce, elle a commencé, vous êtes bien placé pour le savoir, mieux placé que moi sans doute, par le référendum de 2005. Donc depuis, si je prends juste cette date-là comme date repère, depuis 2005, ça fait 20 ans qu'on est gouverné par des gens qui sont, à mon sens, les ennemis de notre économie, les ennemis de notre droit, puisqu'ils sont les ennemis de la souveraineté nationale. Donc est-ce que maintenant, par rapport à la présidentielle de 2027 qui s'annonce, quel que soit votre candidat, vous allez quand même, je comprends la stratégie de notabilisation, etc.
J'ai entendu Jordan Barrella expliquer qu'en France, on voterait toujours pour des partis raisonnables et que cette trumpisation, ce n'était pas une bonne chose, etc. Néanmoins, je pense qu'il y a, au sein de l'électorat du RN, d'ailleurs comme au sein de l'électorat de LFI pour des raisons très différentes, il y a quand même une envie de mettre à bas une partie de ce système qui nous a conduits dans le mur et qui est notamment, qui repose sur ce fondement de la mondialisation, des normes supranationales de la commission de Bruxelles qui je pense pour moi est vraiment le gouvernement tyrannique par excellence et qui est contraire même à la déclaration des droits de l'homme de 1789.
Est-ce que vous allez relancer un petit peu cet axe-là de votre politique et de votre programme qui est la dimension anti-système sans forcément aller dans les outrances trumpistes, on va dire, mais de retourner un petit peu vers ce créneau-là qui est un créneau qui attire du vote et de ne pas aller trop vers la normalisation, la stratégie, du costume cravate ?
Je comprends votre question. Moi, je me revendique, je m'assume comme populiste. Alors, c'est vrai que pour moi, on a un vote de rupture. Pour moi, le vote Marine Le Pen, c'est un vote de rupture avec un système, avec un système européen, avec un système mondialiste. Marine Le Pen a sans doute eu le tort sur beaucoup de sujets d'avoir eu raison avant d'autres.
Parce que quand on me dit oui, vous imitez Trump, vous imitez Orban, vous imitez je ne sais qui, Marine Le Pen, dès les années 2000, avait annoncé la fin de la mondialisation sauvage, effectivement, ce gouvernement des juges, l'union, la construction européenne contraire aux intérêts populaires, espèce de règne de l'argent aussi, où l'argent peut tout acheter, à tous les droits, ce que j'appelle l'extrême argent, envoie la privatisation même des banques centrales maintenant, de la monnaie, comme effectivement tous les pouvoirs régaliens du peuple qui sont remis en cause profondément.
Après, le peuple français, on a une particularité, c'est que c'est vrai que l'élection au suffrage universel du président ou de la présidente de la République demande de rassembler au-delà de cette base et il faut rassurer et puis on affronte quand même beaucoup de mensonges. Les ambiances quand même de deuxième tour sont quand même rarement rationnelles et moi je passe ma vie dans l'entre-deux-tours à répondre à des mensonges complètement surréalistes.
Par exemple, je suis bien placé pour en parler quand on nous accuse de vouloir persécuter les homosexuels ou persécuter les juifs ou je ne sais quelle autre minorité alors qu'il n'y a absolument rien ni dans le programme ni dans le parcours de Marine Le Pen qui justifie ça et qu'on doit se justifier de trucs complètement surréalistes. C'est vrai que c'est difficile parce qu'il y a quand même beaucoup de mensonges. Le système qui a mis beaucoup de cadavres dans le placard a, je pense, assez peur de notre arrive au pouvoir et d'un certain nombre de vérités qui seraient dites. Moi je vois dans l'industrie, moi je me suis engagé en politique sur le dossier Alstom.
Moi j'étais du côté américain en plus, je peux vous dire, je l'ai vu en direct. Donc du côté américain, j'ai vu les pratiques du tout Paris, 600 millions d'euros déversés sur le tout Paris pour acheter des éditorialistes, des cabinets de conseil, des cabinets de com, 600 millions d'euros. Voilà, bon, ce système il faut le démonter. Vous dites... Il est prêt à tout parce qu'il y en a quand même qui sont...
Il sera prêt à tout pour se protéger juste pour vous.
Vous dites, je suis populiste. Il y en a un autre qui pourrait se revendiquer populiste, c'est Donald Trump qui vient de nous déclarer la guerre commerciale. Alors pas qu'à nous, aux Chinois, aux pays asiatiques, mais à la France et à l'Europe en imposant 20% de taxes sur les produits que nous vendons aux Etats-Unis. Comment il faut riposter ? Est-ce qu'il faut nous-mêmes déclarer la guerre commerciale et se mettre au niveau ou au contraire tenter de négocier ? Parce qu'il y a un débat au sein d'ailleurs de l'Europe sur la bonne riposte. Oui, tout à fait. Alors déjà, moi je suis totalement contre la banalisation de ce mot « guerre ». La guerre, elle existe.
En Ukraine, il y a des morts, il y a des soldats, des pères de famille, des mères de famille qui se battent et qui exposent leur vie. Donc la guerre, c'est la mort. Ce n'est pas la guerre commerciale, on peut faire des métaphores ou tout ce qu'on veut, mais c'est un conflit commercial, c'est une opposition. Bref, il n'y a pas de mort. Elle a commencé il y a bien longtemps. Donc moi, quand on parle de M. Trump, certes, il prend des mesures dures, mais M. Obama, très sympathique d'apparence, avait utilisé contre la France le droit extraterritorial américain avec une extorsion, par exemple, de 10 milliards d'euros à BNP Paribas que vous avez payé tous.
Tous les clients de BNP Paribas ont payé 10 milliards. Alstom, une prise en otage. M. Pierre Houtchly, Frédéric Houtchly qui maintenant a recouvré sa liberté, vous pouvez lire son livre, il n'a jamais été attaqué par personne, a été retenu en otage pendant plus d'un an dans une prison de haute sécurité aux Etats-Unis pour que Alstom se vende. D'accord, mais c'est ça. C'est ça le conflit. Les Américains n'ont jamais été nos amis. Oui, mais qui l'avait dit à l'époque que M. Obama présentait le prix Nobel de la paix ? Il fallait même le réélire.
Aujourd'hui, il y a des producteurs français de vins, de fromage, etc., qui sont très inquiets, qui se disent on va perdre ce marché, donc ça veut dire peut-être derrière du licenciement, etc. Comment on y répond ? Parce que vous êtes assez souverainiste, pourquoi vous avez un programme économique de gauche avec un projet socialiste, étatiste, interventionniste, la vieille rengaine de l'État-providence ? Alors la réponse, on l'a, c'est parce que vous avez voulu juxtaposer à l'ordre un programme socialiste pour arriver à la majorité des voix. Moi, je le vois dans le Pas-de-Calais. C'est des gens souvent dans un certain dénuement.
Ils sont tentés parce qu'on leur promet des allocations, on leur promet non seulement l'ordre, et en plus... Non, non, le Pas-de-Calais, ce n'est pas une région d'assisté, c'est une région de travail. Non, non, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. C'est ce que vous venez de dire, vous avez dit les allocations. Mais votre programme économique est socialiste, et c'est scandaleux que partant du Ménir-Le Pen, vous soyez arrivé à cette situation-là. Mais arrêtez, ce n'est pas un programme socialiste, c'est un programme de la défense du travail.
D'accord, si le bassin minier qui a fait la richesse de la France avec des générations entières qui se sont littéralement tuées au travail en espérant que leurs enfants aient le mieux, ce n'est pas la région des allocs. Et le Pas-de-Calais, c'est une région agricole, donc ce n'est pas la région des allocs, c'est la région du travail. Vous n'êtes pas en campagne électorale. Et vous ne l'êtes pas là, avec vous, on est socialiste. Votre programme, tous les experts se disent que vous êtes pas libéral. Vous n'êtes pas socialiste, vous êtes même plus loin. Mais on est totalement... Comment ?
C'est 100 milliards de dépenses en plus, vous allez couler, vraiment mettre la clé sous la porte de la France. La France a mis 3 000 milliards de dettes, ce n'est pas Marine Le Pen qui s'est créé, c'est les experts que vous me citez. Donc merci les experts. On va prendre un exemple sur la retraite. sur les retraites. Vous êtes effectivement plus proche de la gauche que de la droite. Vous demandez qu'on revienne à 62 ans et à 42 ans d'annuité, c'est ça ? Oui,
ils sont sur les annuités. Les socialistes sont à 43.
On est sur les annuités. Non, mais les socialistes ne sont jamais été... Ça fait longtemps qu'ils ne sont plus du côté du monde du travail. Nous, on est pour les vraies économies. Donc par exemple, avec notre réforme, on va encourager les jeunes à s'engager plutôt dans le monde du travail, dans des métiers productifs, parce qu'ils partiront plus tôt et pourront profiter de leur vie de retraite et de leur famille. Les réformes Fillon ont coûté plus cher à la sécurité sociale, en invalidité, en chômage, en maladie de longue durée, en maladie chronique.
Bref, les effets de croire qu'il faut travailler pour travailler pénitentiel de gens qui ne peuvent pas travailler parce que c'est dur ont des effets néfastes, bien pire à l'équilibre. D'ailleurs, moi depuis que je suis né, excusez-moi, depuis que j'ai conscience de comprendre ce qui se passe, il y a réforme sur réforme. Donc les experts font réforme sur réforme en disant que c'est la dernière, c'est jamais la dernière parce que leur logique est mauvaise. C'est la logique de toujours la même chose, toujours plus de la même chose. Avant qu'Emmanuel nous emmène sur autre chose... C'est pas ma faute, j'étais en train de répondre. Oui, non, mais c'est Emmanuel, il est comme ça.
Il faut évidemment répondre de manière ciblée mais avec des mesures intelligentes et pas seulement contre la France, il faut aussi que l'Allemagne partage un peu ses bénéfices et arrête de penser toujours à elle. Je vous donne un exemple. Ils ont comme mesure contre Trump, ils ont sanctionné le bourbon. Bon, les importations de... C'est quoi ? C'est du whisky le bourbon ? Les importations de whisky américain en Europe, c'est ma cash, c'est rien. Donc, mes résultats, comme on a taxé un alcool, et bien Trump a taxé les alcools français dont les exportations sont très importantes, je crois que c'est 3-4 milliards d'euros, vers les Etats-Unis.
Donc ça, c'est une mesure stupide de l'Union européenne. Ils ont taxé les Harley-Davidson. Mais est-ce qu'on pense que les Harley-Davidson, c'est un produit fondamental pour le commerce entre l'Europe ? Voilà, donc l'Union européenne, c'est n'importe... C'est ursula. C'est assez stupide, il faut quand même le bien dire, dans la plupart des mesures qu'ils prennent. Sophie Prima, par exemple, la porte-parole du gouvernement, a dit ce matin qu'il fallait sans doute répliquer en s'attaquant aux services numériques américains. Et bien voilà, oui, là il y a quelque chose à faire, mais pourquoi est-ce que le service numérique, on a du mal à les contrôler ?
Parce qu'il y a au sein de l'Union européenne un cheval de Troie qui s'appelle l'Irlande. Et l'Union européenne a créé en son sein, à cause des traités quand même que les Français ont dit qu'on, donc ils avaient tout compris et les Français en 2005-1, ils avaient bien vu qu'il y avait un petit problème. Et Philippe de Villiers aussi. L'Irlande est aujourd'hui un parasite fiscal au sein de l'Union européenne et le cheval de Troie des multinationales américaines.
Vous vous rendez compte que l'Irlande, quand on a commencé un peu à lutter contre la fraude fiscale, c'est des dizaines de milliards d'euros, des dizaines de milliards d'euros des multinationales américaines qui utilisent l'Irlande pour ne pas piller les impôts qu'ils doivent en France. Par exemple, McDonald's aussi, qui à travers des montages financiers, il y a plein de McDonald's en France, on est envahis de McDonald's. On nous explique même
que c'est la voie pour s'engager dans le travail pour la jeunesse. C'est catastrophique.
Oui, culturellement. C'est plein de jobs pour les jeunes.
Non, parce qu'on écoute ce qu'il va te dire sur la fiscalisation de McDonald's.
Donc, McDonald's, effectivement, va faire des montages des prix de transfert et des royalties, reverse l'argent à une filiale dans des parasites fiscaux et ne paie pas les impôts qu'il doit à la France. Donc, et l'Irlande, quand on a commencé à lutter contre ça, l'Irlande, vous savez de quel côté elle s'est mis ? Elle s'est mis du côté, pas des pays européens, elle s'est mis du côté des multinationales américaines. Et l'Irlande a dit je vais rendre l'argent des impôts qu'on m'a forcé à récupérer aux multinationales.
Merci Jean-Philippe Tanguy. Merci de passer par les GG. Je rappelle, vous êtes député Rassemblement National.
Jean-Philippe Tanguy