Laurent Panifous - "Mercosur : il n'est pas question que la France donne son accord"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité [musique] politique Jean-François Aili, votre invité [musique] politique ce matin, Laurent Panifous qui est le ministre en charge des relations avec le Parlement et élu de l'ariège, je le signade aussi au passage. Bonjour Laurent Panifous, les tracteurs dans Paris, vous soutenez nos agriculteurs. C'est vrai que vous êtes un élu rural, hein.
Oui, exactement. Je suis encore conseiller municipal de mon village le Fossat en Ariège. Oui.
Oui. Et vous soutenez ces agriculteurs ou pas ? Je soutiens le monde agricole depuis très longtemps.
Je mesure les crises qu'il traversent, crise sanitaire, crise climatique, crise économique. Et aujourd'hui, nous sommes au point d'orgue d'une de ces crises ou peut-être la convergence de toutes ces crises avec en fond la question aussi du mercure. Donc le monde agricole a besoin d'être accompagné.
Voyons dans le détail avec vous. Il y a d'abord la lutte contre l'épidémie de de dermatos nodulaire dece. Où est-ce qu'on en est làdessus ?
Parce que vous savez ce qui ce qu'ils attendent les agriculteurs, c'est qu'on change le protocole. Alors qu'on change le protocole avec une grande difficulté des syndicats, des scientifiques qui se sont mis d'accord sur un protocole. Dans un premier temps, ce protocole est appliqué.
C'est-à-dire l'abattage de tout le troupeau, d'un troupeau qui n'est pas vacciné euh lorsqu'on trouve un cas de DNC, une vache malade pour protéger tout le reste du chtel du territoire et même et même français. Un protocole qui est utilisé depuis des mois et les agriculteurs qui remettent en cause et même des syndicats qui remettent en cause ce protocole. Mais où est-ce qu'on en est du protocole scientifique qui a été annoncé ici même à votre place par Annie Genevar ?
Écoutez, euh nous en sommes à ce point que euh la ministre a demandé à ce que une fois que l'ensemble du cptel est vacciné, une fois qu'une période de euh une période de 28 jours, je crois, est passée, c'est-à-dire que la vache est considérée comme protégée de cette maladie, alors est-ce qu'on peut interroger le protocole et faire en sorte qu'on abatte plus tout le troupeau mais uniquement la vache malade considérant que le territoire est protégé ? Cette question à ce jour n'est pas tranchée. Ceci est dans la main des scientifiques.
Pourquoi est-ce qu'elle n'est pas tranchée le panifous ? Jusqu'à quand ça va ? Je pense que l'évaluation de ce type de l'épidémie sera partie, il y aura une décision.
C'est ça en fait. Non, entre- temps, il se passe quelque chose d'important. Je suis d'accord avec vous sur une chose, il faut que ce que cette décision, si elle doit arriver, elle arrive le plus vite possible parce que je peux vous dire et confirmer que l'abattage total du protocole est absolument dramatique pour l'éleveur et même plus largement pour tout le territoire qui vous souhaitez qu'il y ait ce protocole, qu'on teste ce protocole où on met en quarantaine le troupeau quand il y a eu un cas de de moi je souhaite deux choses et c'est ce qui est en train d'arriver et c'est arrivé en Ariège avant les autres départements, c'est que tout le cheptel soit vacciné le plus vite possible dans ces territoires à risque.
Ça a été fait. Le premier s'est engagé l'Ariège est vacciné à 100 %. La partie du sud-ouest 80 % c'està-dire c'est le vaccination.
Bah bien sûr à vaccination mais après il faut avoir confiance qu'une fois que le troupeau est vacciné ça des conséquences commerciales parce que ça crée des difficultés pour les éleveurs qui vivent dans ce périmètre de vaccination à exporter. C'est pour ça qu'on discute avec des des pays comme l'Espagne Italie pour permettre l'exportation de bêtes vaccinées parce qu'en fait il y a pas de bonnes solutions. Les bêtes qui ne sont pas vaccinées sont exposés à la maladie.
Les bêtes vaccinées empêchent freinent le commerce. Soyons clair, c'est vaccination à fond. Pour le reste, on verra.
Ben, j'espère que le on verra va être le plus court possible parce que nous avons nous avons besoin d'actes concrets et encore une fois l'abattage total du troupeau est quelque chose qui est vécu de manière absolument dramatique et je le comprends intimement. Il y a également l'autre sujet, l'accord imminent avec les pays du Mercosur. Oui ou non Emmanuel Macron doit-il le signer à vos yeux ?
Les prises de parole du Premier ministre notamment à l'Assemblée nationale, au Sénat, dans les médias de la ministre de l'agriculture sont très claires. Les conditions n'y sont pas. Il n'est pas question que la France donne son accord sur ce traité.
Dans les conditions actuelles, il n'y a pas il y a la question de des clauses de sauvegarde. Il n'y a pas ces fameuses clauses miroir qui sont en fait au cœur de toutes les discussions si on sort de l'accord de manière technique. Il n'est pas question que nous importions dans notre pays des produits qui sont réalisés. des produits agricoles dans des conditions qui nous sont interdites à nous, à nos producteurs français.
Ça c'est clair. C'est dit de manière très technique euh ces derniers jours. C'est aussi simple que ça.
Il n'est pas question que cela soit le cas dans notre pays. Donc Laurent Panifous, les États se réunissent là à Bruxelles demain. Euh le vote français sera non.
Bah il faut que le vote français soit non. Bien sûr, c'est la parole du gouvernement qui n'a pas changé depuis des semaines et depuis des mois. En tout cas, depuis que moi je suis euh ministre de ce gouvernement, je n'ai jamais entendu d'autres mots que cela. au risque de se retrouver un peu cornéisé, passez-moi l'expression, avec la Pologne et la Hongrie.
Ce qui est important aujourd'hui, c'est de dire notre position ferme au fait qu'on n'importera pas en France des produits qui ne respectent pas nos propres normes. Il y aura probablement des conséquences au fait que la France de ce point de vue soit isolée au niveau opéra. Mais ce qui compte pour moi, c'est que la parole du gouvernement français soit entendu en Europe et que les les agriculteurs, les éleveurs français sachent que le gouvernement les soutient et qu'ils se soutiennent en eux parce que vous savez le mercur, vous avez même au sein du monde agricole des gens qui seraient gagnants et des gens qui seraient perdants.
Et il y a une solidarité au sein au sein des agriculteurs pour faire en sorte que nous nous opposions à cela. en tout cas que nous mettions sur la table et la ministre de l'agriculture a commencé à le faire. Le premier ministre a écrit et a commencé à le faire aussi des choses concrète.
L'agriculture souffre de quelque chose depuis trop longtemps. C'est des annonces. Ce qu'attendent les agriculteurs, ce sont des faits concrets.
La ministre par exemple vient d'interdire clairement des importations et n'a pas attendu la signature ou pas du Mercur pour ça. Laurent Panifous vote non qui se profile du président Emmanuel Macron. Vous estimez que l'Italie de Georgia Méloni nous a lâché dans cette affaire ?
Non, je je suis pas là pour juger les positions avec des intérêts différents selon les États. Écoutez, moi ce qui compte pour moi aujourd'hui, c'est que la France affirme cette position et qui et qu'elle puisse protéger au maximum de manière juste et équitable notre agriculture vis-à-vis des autres au niveau européen. Mais là en l'occurrence pour le Mercure au niveau international.
L'Europe fous autre urgence. Le budget qui fait son retour ce jeudi en commission des finances de l'Assemblée nationale, les choses, est-ce qu'elles avancent ? Est-ce qu'il y aura un vote du budget ?
Maot de Brégeon, la porte-parole a dit avant la fin du mois de janvier. Est-ce que vous le ministre en charge des relations avec le parlement, vous êtes en mesure de nous dire ce matin oui, ce vote va intervenir dans le mois de janvier. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une volonté partagée de toutes à la fois gouvernement et parlementaire que nous mettions fin à la procédure budgétaire d'ici la fin du mois de janvier.
Il y a un autre consensus, c'est que nous ramenions le déficit public, consensus du gouvernement et des différents groupes parlementaires autour de 5 %, en dessous de 5 % au lieu de 5.4 cette année. Ça, ce sont les deux consensus.
Je suis pas en mesure de vous dire comment cette cette copie va atterrir, sous quelle forme elle va atterrir aujourd'hui. En revanche, ce que je peux vous dire pour avoir participé euh à côté d'Améine Moinchalin et Roland l'escur et l'ensemble euh des groupes politiques étaient invités qui ont accepté de venir pour discuter d'un chemin de compromis et c'est ça le plus important, c'est de quel texte parle-ton ? Donc oui, avant la fin du mois, c'est un consensus dans la classe politique.
Donc en terme de date, calendrier, oui, avant la fin du mois. Consensus vous dites sur alors le principal consensus il porte sur la hausse de l'impôt sur les sociétés des plus grandes entreprises françaises. Nous sommes d'accord 400 plus grandes.
Oui. Sur les 400 plus grandes rendement on parle de 6 de 4 à 6 voire 7 milliards demande le Parti socialiste dans les caisses de l'État en plus. Oui, c'est cela.
Il y a il y a un consensus sur le fait qu'on qu'on interroge, qu'on sollicite plus les 400 plus grandes entreprises. Il a un consensus entre les on va dire les les c'est quoi ? coalition des raisonnables, on peut appeler ça comme ça.
Vous pouvez la l'appeler comme ça. En tout cas, nous gouvernement, nous avons invité euh cette semaine qui sont prêts à discuter. Oui, je Oui, oui, je parle bien de cette réunion et et les groupes socialistes LR, les Liotes, euh les groupes du bloc central sont venus pour discuter, pour avancer leurs demandes, leurs attentes, mais dans un cadre que je redis, c'est-à-dire ramener le déficit à 5 %.
Il y a différentes manières de le faire. 15 milliards, vous en êtes conscient. Oui, il manque à peu près 15 milliards et et ces 15 milliards où on va les chercher par l'impôt, ça n'est pas la position de la droite, où on va l'augmenter par la par l'augmentation des dépenses, ça peut être plus une position de gauche et peut-être que le compromis se trouve entre ces deuxlà.
En tout cas, c était important et je veux le saluer, c'est que les groupes parlementaires issus des familles des familles socialistes, républicaines, d'liotes du bloc central ont accepté de se mettre autour de la table. C'est une réunion qui était très longue mais qui était très constructive pour y avoir participé. ce matin à monchalin c'est sur RTL n'exclut rien quant à l'utilisation d'un 493.
Que dites-vous ce matin ? Ben ce que je vous dis c'est que de quelle manière le texte sera adopté, je suis pas en mesure ce matin, personne n'est en mesure ce matin de vous dire comment ça sera le cas. Ce que je vous dis c'est qu'il y a une convergence, un consensus sur le fait que ce budget doit être adopté.
Mais que ce soit par 493, que ce soit par vote ou par autre chose, il faudra de toute façon avoir un budget. Et pour cela, les parlementaires doivent se mettre d'accord et c'est pas de la langue de bois hein, les parlementaires d'abord doivent travailler sur un texte, sur un fond parce que si même si ça avait été 493 et c'est pas ce que je vous dis aujourd'hui, un 493 sur quel texte ? Donc on ne peut on a forcément envie et je peux le comprendre, cet humain de savoir comment on va sortir de cette histoire.
Moi ce que je principe serait à partir d'un texte précis qui on va dire pourrait satisfaire une majorité une majorité de députés oui dont le parti socialiste dans l'iot dans l'éliote dans les républicains et dans les trois groupes du bloc central majorité Sébastien le corn vous le savez a toujours dit pas de 493 mais ça c'était dans le monde d'avant c'est l'année dernière hein c'était en décembre c'est ça paraît loin aujourd'hui il peut changer d'avis là-dessus s'il y a une espèce de consensus pas de censure donc On y va, on en finit parce que les municipales Laurent Panifous, c'est pas vous, je vais la prendre, c'est dans premier tour, c'est dans moins de 10 semaines. Ouais, je suis d'accord avec vous. Et c'est pour ça que aussi le consensus se construit, c'est-à-dire la volonté de respecter les temps, celui des élections municipales et aujourd'hui terminer celui du budget.
Euh vous avez des textes importants qui ont démarré notamment au Sénat sur la sur la fin de vie et il y a des il y a des moments qu'il faut créer pour pouvoir travailler sérieusement et sereinement. Pour tous ces sujets, c'est important. Donc oui, il faudra à la fin du mois faire en sorte que nous terminions cette phase budgétaire.
Comment on va terminer ? Je sais pas mais ce qui compte aujourd'hui, je sais pas, il y a pas 50 chemins, mais ce qui compte mais vraiment c'est le fond parce que quelle que soit la méthode qui sera utilisée et qui sera de la responsabilité ou pas du premier ministre, ce sera sur un texte de fond qui fera consensus. Vous n'excluez rien.
Vous savez que Philippe Juventin, le rapporteur général du budget à votre place ici même hier, a dit les ordonnances pourquoi pas. Oui, c'est ça. Philippe Juvain, lui, lui militant des ordonnances.
Écoutez, il y a les ordonnances, il a le 493, il y a le vote, il y a ces trois chemins, il y en a pas d'autres mais encore une fois des ordonnances sur quoi ? Un 493 sur quoi ? Un vote sur quoi ?
Et en fait, on veut répondre comment alors que le quoi est indispensable ? Parce que vous pouvez faire tous les 43 du monde si vous vous êtes pas mis d'accord avant sur un texte qui est consensuel, qui est acceptable. Ça sera ni un texte de gauche ni un texte de droite.
Si on veut si on veut pouvoir éviter ou une censure qui serait rédibitoire pour le pays, pas simplement pour ceux qui gouvernent. Si on veut avoir un budget à la fin du mois, il faut pour ça qu'on se mette d'accord. Donc on se retrouvera avec les mêmes avec les mêmes qui sont venus pour essayer d'avancer sur ce travail de compromis.
Vous citez la censure Laurent Panifous. Je reviens sur le le Mercossure. Vous avez vu ce qu'a dit Bruno Taillot, le président des républicains, que s'il s'il s'il vote l'accord, Emmanuel Macron, il prend le risque de censure du gouvernement.
Donc là-dessus aussi, ça pèse Mercossur sur la menace de censure sur le gouver. Vous avez vous l'avez entendu ce qu'a dit B Rota ? Oui oui oui, j'entends j'entends ce que dismanuel Macron évite évite les crises avec République.
Bruno Retaillot n'est pas le seul à le dire mais je je pense qu'il y a un consensus assez large vous savez dans notre pays et donc dans sa classe politique pour ne pas signer cet accord. Que l'import que l'accord dans quelques jours s'impose ou dans quelques semaines à la France en tout cas la France aura dit non. Et et euh et et ce que dit monsieur Retaillot, c'est que cet accord du Mercur soit soit réel avec l'accord de la France réditoire pas que le mercur soit validé.
Il y a une négociation autour de la non censure, c'est-à-dire le budget quel que soit 493 ordonnance et cetera. Euh l'idée c'est de faire en sorte de ne pas être censuré, mais il y a une négociation pour obtenir une majorité de députés qui accepte un budget acceptable pour ces forces politiques que j'ai évoqué. Que ça soit pour un accord de nonure ou quoi que ce soit pour un un accord de vote, c'est la même chose.
On a envie de savoir comment on sort de cette histoire. Moi, je peux vous dire deux choses. C'est qu'on est tous d'accord pour ramener à 5 %.
C'est important. Qu'on est tous d'accord pour éviter éviter l'instabilité. On est tous d'accord pour avoir un budget autour de la fin du mois de janvier.
On est d'accord. Voà ça c'est c'est le c'est le c'est l'idée générique. Dernière chose Laurent Panifous euh sur la fin de vie, vous étiez rapporteur du texte, il y en a deux en fait.
Il y a il y a la fin de vie, les soins implatifs, mais sur la fin de vie, le Sénat remplace le droit de l'aide à mourir par une assistance médicale à mourir. Vous êtes d'accord avec ça ? Quel que signifie la subtilité ?
Je suis je fais partie de ceux à l'Assemblée nationale et qui qui ont milité pour faire en sorte que ce nouveau droit existe dans les dans les mois à venir. Je l'espère toujours. Écoutez-moi, la position du Sénat, je l'ai regardé forcément attentivement comme ancien rapporteur de ce texte à l'Assemblée nationale.
Euh elle est pas si dure que ça. Je pouvais craindre plus difficile. Moi, je respecte la position des uns et des autres comme je l'ai fait à l'Assemblée nationale aujourd'hui et au Sénat.
Les sénateurs font leur travail. Ils n'ont pas remis en cause le principe d'accompagner une personne qui aurait des souffrances réfractaires, c'estàdire qu'on ne sait soulager. Ils n'ont pas remis en cause ce principe.
Il est clair que le texte sorti de la commission Sénat, il y aura le travail en séance quand même, euh est un texte qui est une position qui resserre ce qui avait été fait à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire qui maintient le principe. Maintient le principe mais avec des conditions plus restrictives. Je ne suis pas étonné et même je suis plutôt favorablement surpris. surpris 2026 pour ce texte priorité du président de la République dans l'année utile.
Vous nous pouvez vous engager. Exactement. Exactement.
Le texte démarre à l'Assemblée nationale, c'est fait. Il est en commission. Il arrive les deux dernières semaines de février, le 16 férier exactement, à l'Assemblée nationale pour la deuxème lecture.
L'objectif, c'est que ce texte soit adopté avant l'été de manière définitive. En tout cas, oui, je vous l'ai dit en 2026
Laurent Panifous