Les 4 vérités - Clémence Guetté
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment convaincre les socialistes de voter la censure avec vous ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Ils vous disent quoi en off ? Est-ce qu'il y a des tiraillements ?
- 1:15RelanceÉludée
C'est une bataille pour le congrès du PS qui se joue entre qui et qui ?
- 1:45OuverteRéponse partielle
Des choses ont quand même été obtenues, d'après les socialistes, sur les retraites ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Même avec un accord partiel entre partenaires sociaux, ça passera par le gouvernement ?
- 2:45OuverteRéponse directe
La fonction publique vous tient à cœur. 4000 suppressions de postes prévues dans l'Éducation nationale, E.Borne y renonce. Vous créditez les socialistes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30C.GuettéFait
« Il n'y a pas d'autre solution politiquement responsable que de voter la censure de monsieur Bayrou cet après-midi. »
- 0:40C.GuettéChiffre
« Sur le plan budgétaire, il reprend le budget de Barnier, que les socialistes avaient censuré à l'époque, mais en pire, avec 10 à 15 milliards de dépenses en moins dans ce budget. »
- 1:25C.GuettéFait
« Ils ont commencé par demander un Premier ministre du NFP. C'était normal. Bayrou a dit non donc ils ont dit d'accord. »
- 1:40C.GuettéFait
« Ils ont dit qu'ils se contenteraient d'une suspension... Bayrou a dit non. »
- 1:55C.GuettéPromesse
« Nous voulons l'abrogation de cette réforme injuste. »
- 2:25C.GuettéFait
« Il y a des organisations syndicales qui étaient unies au moment où on défilait par millions dans la rue. Elles ont dit que 64 ans, c'était non. »
- 2:55C.GuettéChiffre
« Les 10 à 15 milliards d'économies supplémentaires, il faudra les trouver quelque part. »
- 3:25C.GuettéFait
« C'est scandaleux. Je m'intéresse beaucoup au sujet écologique. Ca veut dire Météo-France, l'Office national des forêts, l'Office français pour la biodiversité... »
- 3:55C.GuettéFait
« Il manquera donc des profs devant les gamins à la rentrée 2025 et je ne le supporte pas. »
- 4:55C.GuettéFait
« On défend des gens qui viennent nous voir avec des larmes dans les yeux en disant qu'ils n'arriveront pas à bosser 2 ans de plus. »
- 5:25C.GuettéFait
« Ce sont nos adversaires politiques. Nous défendons l'ISF. Ils n'en veulent pas. La hausse du Smic, ils n'en veulent pas, etc. »
- 5:55C.GuettéFait
« C'est notamment la diplomatie sous les ordres de J.Biden qui a pu négocier cet accord. »
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C'est l'heure des 4V. C.Guetté, députée LFI à l'Assemblée nationale, est votre invitée, Julien.
Bonjour et bienvenue. - J.Arnaud: Bonjour.
Merci d'être avec nous dans cette semaine agitée sur le plan parlementaire. Cet après-midi, ça va être assez houleux sur les bancs de l'Assemblée nationale. Vous y serez.
C'est houleux au PS. Ca discute encore beaucoup pour savoir s'ils voteront à vos côtés la censure que vous avez déposée. Comment vous pouvez faire dans cette dernière ligne droite pour les convaincre de basculer dans votre camp? - C.Guetté: Je n'ai pas à les convaincre.
Il n'y a pas d'autre solution politiquement responsable que de voter la censure de monsieur Bayrou cet après-midi. En réalité, sur le plan budgétaire, il reprend le budget de Barnier, que les socialistes avaient censuré à l'époque, mais en pire, avec 10 à 15 milliards de dépenses en moins dans ce budget. Donc moins de service public...
Ca va être très tangible pour les Français. Après la séquence budgétaire, les socialistes voudraient attendre la prochaine loi de monsieur Darmanin, de monsieur Retailleau, de madame Borne? Le NFP, nous avons été élus sur un programme pour changer radicalement la vie des gens.
Je pense que le PS est attendu au tournant cet après-midi. Ils doivent se rappeler de la loyauté aux électeurs qui leur permet d'être là aujourd'hui. - J.Arnaud: Ils vous disent quoi en off?
Est-ce qu'il y a des tiraillements? - C.Guetté: Je crois qu'ils sont divisés.
Mais ça les regarde. - J.Arnaud: Sauf que ça regarde aussi la motion de censure.
Elle sera votée ou pas en fonction de ce qui sera décidé entre eux. - C.Guetté: Le PS, à chaque étape, que le PS joue son prochain congrès, ça ne m'intéresse pas.
Ce qui m'intéresse aujourd'hui, ce sont les Français et les gens à qui on a fait des promesses. On leur a promis d'abroger la réforme des retraites... - J.Arnaud: C'est intéressant.
C'est une bataille pour le congrès du PS qui se joue entre qui et qui? - C.Guetté: Je n'en sais rien.
Je n'ai pas de clé de lecture sur le PS. Ca ne m'intéresse pas. Nous avons promis aux gens que nous allions abroger la réforme des retraites.
Je vous fais la liste des reculades du PS, qui va finir par faire demi-tour tellement ils sont sur le recul. Ils ont commencé par demander un Premier ministre du NFP. C'était normal.
Bayrou a dit non donc ils ont dit d'accord. Finalement, ça ne sera pas de 49-3 sur le budget. C'était une ligne rouge.
Finalement, il va faire un 49-3 sur le budget, mais tant pis. Ensuite, ils ont dit pas d'abrogation sur la réforme des retraites. Bayrou a dit non.
Ils ont dit qu'ils se contenteraient d'une suspension...
Bayrou a dit non. Il faut prendre les choses telles qu'elles sont. Bayrou nous a offert une mission flash de la Cour des comptes alors que le Conseil d'orientation des retraites a déjà tout dit sur la réforme des retraites.
Nous voulons l'abrogation de cette réforme injuste. - J.Arnaud: Des choses ont quand même été obtenues, d'après les socialistes.
Il y a cette discussion qui commence sur les retraites... - C.Guetté: Quand ils sont allés s'humilier pendant 2 semaines, il faut bien qu'ils disent qu'il y a des victoires. - J.Arnaud: Même s'il y a un accord, même partiel entre les partenaires sociaux, ça passera par le gouvernement.
Ca ne compte pas? - C.Guetté: Il y a des organisations qui représentent les salariés et les organisations patronales, dont le Medef.
Surprise: la CGT et le Medef n'ont pas la même vision de ce qu'il faudrait faire en matière de retraite en France. Il y a des organisations syndicales qui étaient unies au moment où on défilait par millions dans la rue. Elles ont dit que 64 ans, c'était non.
Donc la durée de cotisation et le critère d'âge...
Il n'y aura pas d'accord. Ca donne de fait un droit de veto au Medef. F.Bayrou a cherché à gagner du temps.
On perd du temps. Pour la stabilité du pays, puisque c'est un argument invoqué en permanence...
Ca fait 2 ans que nous n'avons plus d'ambition et de souffle pour le pays parce que la macronie s'accroche au pouvoir. Le vrai responsable, ce n'est ni monsieur Barnier ni monsieur Bayrou...
Ca pourrait être quelqu'un d'autre...
C'est monsieur Macron. Il s'accroche au pouvoir. 61 % des Français veulent le voir partir.
Il faut qu'il s'en aille. Au niveau de la bifurcation écologique, on prend du retard. Dans le discours de Bayrou, il n'y avait rien sur le partage des richesses ou le pouvoir d'achat. - J.Arnaud: La fonction publique vous tient à coeur.
Il y avait 4000 suppressions de postes prévues dans l'Education nationale. E.Borne a dit ce matin qu'ils y renonçaient.
Vous ne donnez pas crédit aux socialistes d'obtenir des choses au nom de toute la gauche? - C.Guetté: Les 10 à 15 milliards d'économies supplémentaires, il faudra les trouver quelque part.
Il y a un entonnoir parlementaire. On ne peut plus trouver de nouvelles recettes alors que c'est la clé, notamment sur la fiscalité, avec les plus riches et les plus grands groupes qui s'enrichissent. - J.Arnaud: Ils ont dit qu'ils allaient y arriver quand même. - C.Guetté: Ce n'est pas possible parlementairement.
C'est un mensonge. Quand on censure, on annule le prochain budget. C'est 4000 suppressions de postes, quand on vote la censure, on les annule de facto.
Les socialistes n'ont rien obtenu de manière significative. C'est 10 à 15 milliards de dépenses en moins, il faudra les trouver quelque part. Ce sera tangible pour les Français.
Ce sera soit moins d'investissements dans la transition écologique, soit moins de pompiers, soit moins de soignants...
Ils vont être pris quelque part, ces milliards. - J.Arnaud: Il y a 1000 opérateurs publics en France.
Le gouvernement dit qu'on peut peut-être couper ici et là sur les opérateurs... - C.Guetté: C'est scandaleux.
Je m'intéresse beaucoup au sujet écologique. Ca veut dire Météo-France, l'Office national des forêts, l'Office français pour la biodiversité... - J.Arnaud: Il y en a d'autres qui sont peut-être un peu moins utiles. - C.Guetté: Rien n'est fait pour décorer.
Les agents publics sont utiles à l'Etat, notamment par leur expertise. Il y a un problème d'attractivité dans les métiers. Il faudrait rémunérer les gens de manière très importante.
Il en va de même pour les professeurs. Les 4000 profs...
Monsieur Bayrou a dit avec beaucoup d'honnêteté que même si on ouvrait des concours, tous les postes ne seraient pas pourvus parce que le métier n'est plus attractif. Voilà la réalité. Il manquera donc des profs devant les gamins à la rentrée 2025 et je ne le supporte pas. - J.Arnaud: Vous nous confirmez que les députés socialistes qui voteront la censure cet après-midi auront des candidats LFI face à eux lors des prochaines législatives?
Qui ne voteront pas la censure, pardon. - C.Guetté: Par cohérence politique, c'est la logique.
Nous devons à nos électeurs, quelle que soit leur circonscription, d'avoir quelqu'un pour qui voter qui défend la retraite à 60 ans et l'abrogation de cette réforme des retraites à 64 ans. On n'en fait pas un totem. On défend des gens qui viennent nous voir avec des larmes dans les yeux en disant qu'ils n'arriveront pas à bosser 2 ans de plus.
C'est une question de dignité pour les gens. Ils méritent d'avoir un candidat qui défend le programme du NFP. - J.Arnaud: Donc ils seront exclus de fait du NFP? - C.Guetté: Oui.
Il y a un regroupement autour de la position que nous avons tenue depuis 2 semaines, qui était de ne pas aller à ces négociations parce qu'on ne peut rien attendre de la macronie. On le sait. Ce sont nos adversaires politiques.
Nous défendons l'ISF. Ils n'en veulent pas. La hausse du Smic, ils n'en veulent pas, etc.
Ils auront donc des gens qui défendent un programme réellement progressiste, ambitieux et de rupture avec le vieux monde de la macronie. - J.Arnaud: Il y a aussi la politique internationale.
Un accord est intervenu pour Gaza. Est-ce que vous dites ce matin merci à D.Trump d'avoir permis cet accord? - C.Guetté: Votre question est caricaturale.
C'est notamment la diplomatie sous les ordres de J.Biden qui a pu négocier cet accord. Je dis donc merci aux peuples du monde qui se sont mobilisés depuis plus d'un an et demi, de manifestation en manifestation.
Le reste du monde ne faisait rien. J'ai également une pensée pour celles et ceux qui ont perdu un des leurs. Ce cessez-le-feu arrive trop tard, comme toujours. - J.Arnaud: Les morts de chaque côté? - C.Guetté: Bien sûr. - J.Arnaud: Il faut le préciser... - C.Guetté: Je pense à celles et ceux qui vont retrouver les otages israéliens.
Je pense à celles et ceux qui vont retrouver les prisonniers politiques palestiniens.
Clémence Guetté