Gérald Darmanin soutient Édouard Philippe : "Ralliement ne rime pas toujours avec remerciements"
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- 1:22Fait
« François Baï en 2017. En renonçant à ses propres ambitions, le centristait rendu crédible celle d'Emmanuel Macron »
- 2:04Fait
« À quel prix donc Gérald Armin a-t-il monayé sa bénédiction ? »
- 2:49Fait
« en politique, raliment ne rime pas toujours avec remerciement »
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La matinale [musique] de radio classique avec Charles Bonner. L'édito politique c'est avec le Figaro. Bonjour Célestine Gentilhomme. Bonjour Charles. Gérald d'arrmana officialisé lundi son soutient la candidature d'Edouard Philippe un nouvel allié de de taille pour l'ancien premier ministre. Oui. Plus la photo de famille est grande, plus elle impose l'évidence d'une candidature. C'est en tout cas ce que croient les équipes de d'Edouard Philippe qui mettent en scène au fil des semaines les ralliments à leur champion. En juin, c'était la bénédiction assez inattendue de Nathalie Cossusco Maurizé, l'ancienne ministre de François Fillon que l'on avait presque fini par oublier, puis celle d'une ribambelle de Macronis de la première heure comme Sylvain Mayard ou Marc Ferat. Et souvenez-vous,
Édouard Philippe avait même eu droit au mot doux et plutôt surprenant de le renvoquer dans le Figaro pour qui l'ancien premier ministre pouvait, je cite incarner l'ordre et le sérieux pour redresser le pays. Mais rien ne vaut pour Édouard Philippe le soutien de son ami Gérald Armanin. L'ambitieux ministre de la justice a finalement décidé de passer son tour en 2027 pour ne pas dit-il rajouter de la division. Mais en rejoignant Édouard Philippe, Gérald Arrmanin fait aussi le choix peut-être malgré lui de marginaliser Gabriel Atal, lequel aura lui passé tout l'été à à tenter en vain de prendre l'avantage sur Édouard Philippe. Mais au bout du compte, on retient surtout que le patron de Renaissance peine à montrer d'autres visages que ceux issus de son camp. On
pourrait aussi faire état d'une autre victime collatérale, Sébastien Lecnu, qui certes jure ne pas être intéressé par l'Élysée, mais que beaucoup voyaient déjà en trisème homme du bloc central. Alors cette stratégie des ralliments produit donc encore des effets ? Oui, on se souvient du sacrifice décisif de François Baï en 2017. En renonçant à ses propres ambitions, le centristait rendu crédible celle d'Emmanuel Macron et surtout ouvert la voie à une avalanche de soutien venant autant de la droite que de la gauche. Les ralliments avaient, c'est vrai à l'époque changé le cours de la campagne. Mais ne soyons pas naïfs, un soutien ne se fait jamais sans condition. François Baerou lui avait obtenu une bonne place pour ses troupes du modème. Emmanuel Macron d'ailleurs
avait-il d'autres choix que de faire appel à son allié historique pour reprendre Matinu en 2024 ? À quel prix donc Gérald Armin a-t-il monayé sa bénédiction ? L'intéressé jure vouloir se consacrer davantage à sa famille et avoir je cite une autre expérience professionnelle en dehors de la politique. Mais difficile d'imaginer Gérald Armanin ne pas rêver d'une influence comparable à celle de Philippe Séin auprès de Jacques Chirac en 95. Sans doute, le nordiste espère-il être cette voix sociale dans la campagne d'Edouard Philippe qu'il juge peut-être un peu trop libéral à son goût, mais c'est oublié que même après une victoire à laquelle Philippe Séin aura beaucoup contribué, Jacques Chirac lui avait préféré pour Matignon un certain Alain Jupé, mentor d'Édouard Philippe. Preuve
qu'en politique, raliment ne rime pas toujours avec remerciement et l'avenir jugera. Merci Célestine, gentilhomme et à bientôt. Demain, Jim Jarassé revient sur Radio Classique et lundi ce sera Guillaume Tabar.