Débat sur la loi de programmation militaire | Aurélien Saintoul sur @lcpassembleenationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Aurélien Saintoul, vous saluez l'effort financier de 413 milliards pour la défense ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts réels de l'inflation sur ce budget ?
- 1:26RelanceÉludée
Quels sont les objectifs précis de recrutement et d'utilisation des fonds ?
- 2:06RelanceRéponse directe
Le gouvernement a-t-il fourni les documents demandés sur les contrats industriels ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Si vous accédiez au pouvoir en 2027, remettriez-vous en cause certains financements ?
- 3:28RelanceRéponse directe
Le texte est-il suffisamment précis sur les scénarios d'engagement militaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Fait
« il y a une loi de programmation militaire qui est à court en ce moment qui fixait des objectifs et ses objectifs sont abaissés »
- 2:50Fait
« le problème qui se pose aujourd'hui c'est que le format des armées les scénarios d'engagement ne sont pas réellement précisés »
- 4:13Fait
« il y avait une urgence à agir alors que la loi de programmation militaire est en cours et en même temps cette LPM reconduit exactement les mêmes chiffres »
- 4:56Fait
« le ministre a essayé de d'amuser un peu la galerie avec des groupes de travail qui n'ont pas réellement fonctionné »
- 6:58Fait
« il faut nous expliquer pourquoi elle est tenue de nous expliquer pourquoi ça c'est le premier point »
- 8:15Fait
« il y a une façon de se déjuger sur les choix qui ont été faits auparavant »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Aurélien saint-oule j'imagine que vous saluez cette effort financier qui est mis sur sur l'armée sur la défense alors vous anticipez un petit peu ce qui me frappe surtout c'est que le chiffre de 413 milliards est utilisé un peu comme un totem évidemment dans le quotidien ce sont des sommes très importantes donc on est un peu peiné on a du mal à prendre la mesure mais en réalité c'est 413 milliards déjà on a un flou sur leur budget puisque il y a au moins 13 milliards qui ne sont pas budgétés elles figures comme devant être payé par des ressources extra budgétaires donc vous avez déjà 13 milliards qui vont disparaître ça fait quand même 400 milliards encore consacrés à la loi de programmation militaire il faut compter évidemment
l'inflation qui est parti pour durer malheureusement une trentaine de milliards voilà plusieurs dizaines de milliards de ce qui va être réellement l'augmentation si vous ne peut dire du niveau de vie des armées ça il faut le défalquer et puis encore assez pour vous et puis je dis pas qu'il y a pas encore assez je dis que pour l'instant on a beaucoup de d'incertitudes et de flou il faudrait sécuriser et s'assurer que l'inflation ne vienne pas rogner année après année ce budget là et puis il y a un dernier élément qui sont ce qu'on appelle les reports de charge c'est-à-dire que il y a des programmes qui ont été engagés des dépenses qui sont déjà planifiées et qui vont venir contraindre ce budget qui est déjà important donc moi ce qui m'interpelle c'est le manque
d'information le manque de clarté pour nous indiquer exactement à quoi va servir chaque euro combien de personnes vont réellement être recrutées est-ce que les objectifs vont être tenus parce qu'en réalité il y a une loi de programmation militaire qui est à court en ce moment qui fixait des objectifs et ses objectifs sont abaissés par le projet de loi qui nous est sous proposé aujourd'hui donc on a la sensation que cette loi de programmation militaire qui arrive elle est là pour donner au gouvernement la possibilité de ne pas respecter celle qui est en cours et donc là vous voyez que il y a quand même un gros doute quant à ce qui est ce 413 milliards un peu le doute des républicains qui ont demandé en qui sont alloués oui effectivement une démarche a déjà été
faite dans ce sens on a interpellé le ministre en commission quand il a été auditionné dans l'hémicycle puisqu'il y a eu récemment un débat sur le sujet on lui a fait parvenir aussi un courrier et avec mon collègue Bastien Lachaud et mon collègue ericoquerel qui préside la commission des finances on a demandé à être tenu informé et qu'on nous fournisse les documents qui précisent les contrats par exemple avec les industriels sur les grands programmes d'armement le fléchage de certaines ressources la vie du Conseil supérieur de la fonction militaire enfin toute une série de documents qui nous permettrait d'éclairer le débat et malheureusement pour l'instant ils nous ont pas été communiqués alors directement notre notre collègue président de la
commission des finances elle est au ministères pour obtenir des réponses parce que le ministre nous avait dit qu'il nous ferait parvenir ces documents et depuis maintenant plus d'une semaine on n'a pas assez ces réponses là donc on veut pouvoir trancher en toute connaissance de cause il y a une Aurélien saint-oule par exemple si jamais vous accédez aux responsabilités en 2027 est-ce que vous envisagez éventuellement de remettre en cause certains financements alors nous on ne signe pas de chèque en blanc et puis je ne sais pas qui sera candidat et puis qui sera président mais ce qui est certain c'est que le problème qui se pose aujourd'hui c'est que le format des armées les scénarios d'engagement ne sont pas réellement précisés dans le texte c'est ça qui nous intéresse c'est
que il ne faut pas agiter des chiffres sans agiter sans d'abord réfléchir à quoi ça doit servir à quel genre de confrontation il faut se préparer et dans ce domaine là le texte est très pauvre en réalité vous savez le président gassilo à côté de moi nous a dit que c'est la première fois qu'on a un texte aussi précis depuis des années notamment sur l'étude d'impact et bien si vous faites le petit exercice de comparer le rapport qui est annexé à la loi de programmation militaire avec le précédent rapport c'est le jour et la nuit on a 12 pages seulement qui nous expliquent à quoi vont servir ces sommes d'argent donc il faut rester je crois très exigeant elle était avec le gouvernement et puis s'il y a une contradiction dans le discours du gouvernement et de la minorité
présidentielle c'est de nous dire il y avait une urgence à agir alors que la loi de programmation militaire est en cours et en même temps cette LPM reconduit exactement les mêmes chiffres les mêmes augmentations de de ressources sur les premières années ça veut dire qu'il y avait pas il y avait pas d'urgence il y avait la possibilité de mener un travail plus approfondi que ce qui a été fait avec une ressource à une revue nationale stratégique qui est très pauvre en réalité ça fait consensus et la possibilité éventuellement soit d'avoir un livre blanc soit un travail de consultation et de co-construction beaucoup plus importante il y a eu des tentatives le ministre a essayé de d'amuser un peu la galerie avec des groupes de travail qui n'ont pas réellement fonctionné parce que dès
qu'il a été question de mettre en face des idées des moyens des ressources on nous a expliqué un nom écouté le périmètre le budget c'est vraiment le périmètre du gouvernement et vous ne serez pas associé largement l'armée la défense c'est du périmètre du président de la République aussi est-ce qu'on peut vraiment co-construire sur la situation particulièrement opportun que le ministre n'agit pas ce genre de de moyens ou ce genre de méthode pour faire diversion en réalité on a un texte d'orientation générale la revue nationale stratégique qui est pauvre un rapport un excès qui ne donne pas une vraie vision pas de scénario d'emploi pas de contrat opérationnel explicite pas de
vous n'avez pas les pues on vous avait pas de vision dans ce texte là moi je crois que ce dont on avait besoin le plus urgemment ça n'était pas d'une loi de programmation militaire c'était une loi de planification de la souveraineté parce qu'il aurait fallu associer beaucoup plus finement et je crois que mon collègue pourrait être d'accord avec moi parce qu'il est soucieux souvent de ce thème de la défense globale je crois qu'on aurait eu vraiment profit à associer le ministère de l'Industrie le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de voir quels étaient exactement les synergies quelles étaient les fléchages possible des budgets moi vous savez j'ai rapporté une mission d'information sur la question de la maîtrise des fonds marins la question de
la guerre sous-marine je crois que on est en deçà de la mesure je parle souvent des recherches dans le domaine du quantique et bien après le débat va avoir lieu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale ça ce sera à partir du 22 ouais effectivement certainement sur la France insoumise pour amender ce texte peut-être aussi sur les républiques est-ce qu'on entre effectivement dans une nouvelle ère avec ses moyens qui sont mis particulièrement sur les pour contrer les nouvelles menaces je pense au drone je pense à la cybersécurité les sous-marins dont vous parliez je crains que malheureusement que ce soit pas le cas en réalité ce que j'entends d'abord quand j'entends mon collègue c'est que la l'exécutif le la macronie se déguste la LPM qu'elle a fait adopter auparavant finalement elle
n'était pas cohérente selon son point de vue actuel elle a changé d'avis il faut nous expliquer pourquoi elle est tenue de nous expliquer pourquoi ça c'est le premier point du point de vue budgétaire je pense que il y a un risque de d'incohérence pour le coup et de mauvaises gestion une fois n'est pas coutume je vais faire la leçon sur ce thème là mais quand vous réduisez quand vous ne respectez plus les contrats que vous avez passé avec des industriels vous allez payer des pénalités quand vous réduisez les cibles de rénovation notamment des Charles Leclerc et bien vous vous retrouvez avec des coût de maintenance qui vont eux augmenter parce que le parc lui va continuer à vieillir et puis vous avez une incohérence sur la programmation même industrielle parce
que vous vous retrouvez avec des capacités à moins de riz alors que vous visiez au contraire à avoir un parc plus plus plus étoffé et haut en fin de compte vous établissiez une programmation qui permettait d'aller jusque à ce qu'on appelle le mgcs le char de combat du futur mais qui devait être mené en partenariat avec l'Allemagne et sur ce sujet en particulier les Allemands traînent des pieds on est à remettre sans cesse au lendemain et donc vous allez vous retrouver avec un trou capacitaire donc sur un segment quand même particulièrement important les blindés et ça on n'a pas de réponse sur ces choses là donc vous voyez ce préoccuper de la guerre de demain c'est indispensable j'y suis très favorable et je vous ai dit par quels moyens nous nous planifierions ce genre de choses en
revanche je vois bien que il y a une façon de se déjuger sur les choix qui ont été faits auparavant et sur ces sujets là on n'a pas de d'explication pas de réponse
Aurélien Saintoul