Agriculture urbaine, oxymore ou réalité ? - Daniel Breuiller, vice-président du Grand Paris
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:00OuverteRéponse directe
Comment concilier densification urbaine et préservation des terres agricoles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Daniel BreuillerChiffre
« il ne reste que deux mille hectares de terres agricoles sur ce périmètre métropolitain »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
je repasse la parole à daniel brands pour un point de vue très important plus de collectivités et d'élus sans lesquels les cultures urbaines merci d'abord je voudrais vous remercier souvent les associations invente la société de demain en se posant les questions que la société pose donc jeu avec un grand plaisir je viens ici je suis donc vice-président la métropole du grand paris en charge de la nature en ville du patrimoine paysager et de l'agriculture urbaine donc la plus belle délégation de cette métropole aime ce que mes collègues ignorent pour la plupart d'entre eux malgré tout lorsqu'on parle la métropole du grand paris on parle d'une collectivité un établissement public de coopération intercommunal qui regroupe 131 communes la zone la plus dense de l'île de france 7,2 millions d'habitants et ce territoire produit 26 % du pib national et donc on en parle plus souvent à propos des dans des colloques sur la smart city ou bien comment accueillir les emprises les entreprises que le break site va faire fuir la métropole du grand paris donc qui est cette entité qui si l'entité elle même n'est pas très puissante représente une très forte puissance économique à 2 fragilité majeur la première fragilité c'est la fragilité de sa résilience innu très faible résilience les crises climatiques et leur accélération montre à quel point cette intensité urbaine pose des problèmes nouveaux nous sommes un territoire quasiment totalement imperméable lisez avec des risques d'inondations avec des sécheresses de sol nous avons des sur chaleur dans les îlots de chaleur urbains qui atteint 4 5 6 degrés parfois dans des périodes déjà caniculaire des enjeux de santé liés aux pollutions atmosphériques coup nous allons mettre en place au mois de juillet une zone à faible émission face à ces sujets donc cette question la faible résilience est une question majeure 2% d'autosuffisance alimentaire beaucoup de nos déchets non recyclés non réutilisés plutôt envoyé en incinérateur il y à l'un des flics est un défi énorme pour que cette métropole soit demain plus résiliente et donc plus agréable à vivre est capable de faire face aux défis que cette crise climatique au défi de l'adaptation de la lutte mais aussi de l'adaptation à cette crise climatique deuxième défi principal celui de l'inclusion je ne connais pas de métropole qui soit une métropole inclusive aujourd'hui ces métropoles qui comptent souvent parmi les territoires les plus riches sont aussi les territoires qui présente les plus grandes inégalités territoriales et sociales la métropole du grand paris n'échappe pas à ce constat si nous sommes le territoire le plus riche nous sommes également celui où la misère est la plus grande dans un dans une partie des territoires métropolitains et le revenu moyen par habitant parmi les plus faibles aggravée par ailleurs par des niveaux de loyers et d'accès au logement très très élevé j'ai écrit il ya quelques mois je fais une page de publicité une tribune qui s'appelait la métropole demain sera verte ou invivable qui exprime mes convictions je le dis parce que je vais pas vous la cité mais n'hésitez pas à vous y référer j'évoquais d'ailleurs la nécessité que les acteurs privés soient aussi contributeurs à cette métropole résiliente que nous devons appelée de nos voeux et construire je pense qu'il faudrait écrire sans doute certains l'ont fait en partie déjà une tribune sur le thème la métro comment la métropole peut-être peut-elle être inclusive et et à quelles conditions car vous avez évoqué tout à l'heure en introduction la crise des gilets jaunes cette prise assez peu impacté la métropole du grand paris mais il ya une autre crise en 2005 qu'on appelait une crise des banlieues et je dois vous dire que la fragilité sociale de nos territoires j'étais maire pendant 20 ans d'une ville proche qui s'appelle à arcueil la fragilité sociale de nos territoires on se demande de lorsqu'on est maire chaque jour ou chaque année comment au fond tout cela peut tenir et d'autant plus comment ça peut tenir s'il n'y a pas des actions d'insertion des actions de solidarité et d action de citoyenneté développer sur ce périmètre alors l'agriculture urbaine les agriculture urbaine pour reprendre le pluriel que revendique à juste titre christine aubry peuvent ouvrir des perspectives sur ces deux enjeux climatiques de résilience et sociales sur les enjeux climatiques c'est une opportunité de circuits courts il faut savoir par exemple que les émissions de co2 liées à l'alimentation représente 23% des émissions de co2 de la métropole mais il faut rajouter à ces 23 % à peu près 21% sur le transport donc on est sûr plus du tiers et est quasiment 40% des émissions de co2 qui sont liées à la façon de nourrir la distance des aliments contenus dans notre assiette est passé en un siècle de 150 km à 660 km en moyenne il y à un sujet sur ces enjeux climatiques de lutte contre les îlots de chaleur de d un père nabil isation je n'y reviens pas l'enjeu alimentaire aujourd'hui le la mauvaise nourriture est une règle on est en train de parler d'une aide à ce que dans toutes les restaurations scolaires ils puissent avoir des repas un euro enfin ça obligerait sans doute la ville de paris est la mienne a augmenté les tarifs minimum qui devient le monter un euro en tous les cas c'est un sujet nous nous savons lorsque nous sommes élus locaux qu'un grand nombre d'enfants arrivent le matin à l'école le ventre vide et comme plus sûr le repas de la restauration scolaire dit de la cantine que sur le repas familial pour équilibrer leurs apports alimentaires il y à une inégalité croissante mange souvent lorsqu'on est pauvre moins bien évidemment avec des produits de moins bonne qualité donc les jardins familiaux qui au fond sont nés d'ailleurs dans cette idée de permettre aux travailleurs d'avoir aussi leur propre production peut-être de les décrocher du bistrot on disait à l'époque au début du 20e siècle mais aussi de leur permettre de se nourrir et bien se réinvente aujourd'hui sous la forme des jardins partagés des jardins familiaux aussi et puis de beaucoup de projets je ne vais pas me étant puisque christine aubry a présenté assez rapidement cette diversité je voudrais citer des projets très politique je pense aux agro cité à bagneux à gennevilliers les projets professionnels d'agriculture urbaine les projet d'amap il ya par exemple dans mon département des amap installés dans des packs départementaux donc on voit des collectivités territoriales qui décide la ville de paris l'a fait avec les paris culteurs et beaucoup d'autres sites ma ville à arcueil a décidé d'être une ville comme estime c'est un de nos slogans des élections on voit beaucoup de collectivités qui décide de mettre des espaces des friches ou des terrains à disposition des citoyens pour qu'ils produisent eux mêmes soit professionnellement lorsqu'on est dans les paris culteurs soit socialement disons entre groupes de personnes de quoi se nourrir actuellement l'autosuffisance alimentaire de la métropole du grand paris c'est 2% nous visons dans notre plan climat un objectif de 5 % 15 % sur les fruits et légumes il faut savoir que nous avons dans les vingt dernières années consommer 15 cents hectares de pleine terre sur le périmètre métropolitain dont 12 cents hectares de terres agricoles il ne reste que deux mille hectares de terres agricoles sur ce périmètre métropolitain nous avons fixés dans le plan climat un objectif très ambitieux recréer 3000 hectares de surfaces cultivables en pleine terre en toiture en bacs dans l'est dans les parkings c'est un objectif très ambitieux mais si nous atteignons ces 5% nous voyons bien qu'il restera 95% de l'agriculture à importer de la nourriture à importer et je voudrais réagir à ce que vous disiez en introduction la métropole doit absolument noué un pacte avec les territoires ruraux l'agriculture urbaine est fondamentale elle ne peut pas être cachés kz2 la consommation des terres agricoles environnantes au profit de projets de développement certes un peu fou je pense notamment à celui de repas city très proche de nous elle doit être une action complémentaire qui redonne des expériences de nature aux urbains que nous sommes qui repose la question des liens entre ces urbains et les paysans ou les agriculteurs qui nous nourrissent et au fond du débat sur la façon dont nous voulons nous nourrir en aliments sains avec confiance et peut-être dans des réseaux plus court c'est nécessaire au plan carbone c'est nécessaire aussi en terme de confiance entre les consommateurs et les les producteurs voilà en gros quels sont les enjeux donc la métropole a choisi de soutenir à ce stade toutes les formes d'agriculture urbaine c'est l'hôtel qui essayent altec nous nous finançons la tour maraîchère de romainville nous finançons des jardins partager chaque semaine et nous organisons tout cette année des rencontres agricole du grand paris la prochaine étant effectivement mercredi soir à maisons alfort à l'école'' veto sur la place des animaux en ville pour définir notre propre politique qui nous a semblé utile au fond de dialoguer c'est notre grand débat nous commencer par dialoguer avec les chercheurs les universitaires les professionnels les associations et des citoyens avant d'arrêter une politique publique que nous arrêterons dans la foulée nous enchaînerons d'ailleurs ce travail sur les rencontres agricole avec un travail sur l'alimentation de la ville nous venons de recruter marie aboud qui est dans la salle pour nous accompagner dans la définition d'une stratégie territoriale la métropole c'est plutôt une institution qui élabore des schémas elle n'a pas de maîtrise d'ouvragé propres ce sont les communes qui ont la maîtrise d'ouvragé qui fournissent des millions de repas aux enfants des écoles ou aux personnes âgées dans l'est dans les ehpad mais quand on voit la puissance de la commande publique que représente ces cent trente et une communes on peut imaginer nous et des pactes avec ces territoires ruraux qui par ailleurs se dévitalise avec les paysans ou et les agriculteurs j'aime bien terme de paysans qui ont du mal à boucler un salaire et à être rémunérés pour leur production et qui souvent dont souvent l'agriculture a été orientée au fond par la financiarisation et par l'internationalisation des marchés si vous avez acheté une bague est ce matin pour déjeuner alors que nous avons énormément de terres céréalières en ile de france il n'est absolument pas sûr que cette baguette était produite avec des céréales francilienne et ça peut avoir été produit avec des céréales importées d'autres pays ce qui est quand même lorsqu'on pense à la gravité de la crise climatique une aberration absolue donc voilà sur le volet agriculture urbaine encore une fois nous visons nous le développement de circuits courts la sanctuarisation des surfaces agricoles existantes dans notre futur scot le développement de ces 3000 et à la valorisation locale des déchets organiques c'est un sujet très important pendant longtemps paris la métropole ont renvoyé leurs déchets vers les territoires avenant qui était à apprendre vers les territoires proches qui étaient aux fourneaux nos territoires nos exutoire il convient d'inverser de penser ces relations désormais en terme de solidarité de stratégie gagnant gagnant un mot sur les sujets de l'insertion qui encore une fois ne sont pas au coeur de ma délégation mais la métropole il travaille notamment autour de l'économie circulaire et d'un lien qu'elle souhaite organise structuré avec les acteurs de l'économie sociale et solidaire nous sommes membres du réseau osez nous nous allons lancer un pari de culte heures un grand paris culte heures après le pari culteurs 3 qui vient d'être initiée et cette question de l'insertion est une question majeure dans les rencontres agricole on nous a posé à chaque réunion mais au fond il y at il un modèle économique pour l'agriculteur urbaine et les gens qui posait cette question considéré que l'agriculture ne devaient être rémunérés que par la vente des produits qu'elles génèrent et bien je voudrais dire ici que cette question mérite d'être posée socialement et sait très bien que vous le fassiez parce que l'agriculture urbaine certes nourri des personnes par les produits qu'elles génèrent elle nourrit aussi du lien social et de la fraternité lorsqu'elle s'occupe au pied d'une cité de rassembler des gens d'âgés d'origines différentes pour produire ensemble pour travailler ensemble la terre est nourri de la biodiversité lorsqu'elle s'installe en pleine terre et qu'elle permet dé continuité et l'apport des externalités positives en termes climatique elle permet aussi d'aider des de lutter contre la désinformation lisation enfin elle est très peu subventionné par les collectivités mais cela mériterait le peut-être de l'aide plus pour ses services écosystémiques quel rang et aussi parce que paradoxalement très souvent lorsque des ville alloue des friches à des associations ou à des groupements professionnels et bien au fond nous faisons une économie car si ces friches devait en gestion publique comme espaces verts comme toulouse etc il conviendrait bien d'avoir des salariés qui en prennent soin et les confier à une association c'est au fond faire un tableau gagnant gagnant les gens pourront se nourrir ils pourront également rendre ces services que la collectivité n'organisera plus par elle-même même si à l'évidence nous souhaitons aussi que la collectivité et ses propres actions et sa propre politique donc marié inclusion sociale et services écosystémiques c'est sans doute un modèle du futur qui peut répondre à beaucoup des enjeux que la crise climatique et la crise sociale nous pose mais merci beaucoup je vous remercie pas complètement ce que vous avez fait l'intro il a conclu en même temps la journée donc bon je sais pas ce qu'on va se raconter dans ce qui reste pour le reste la journée c'était absolument passionnant voter c'est tellement passionnant je ne sais pas tombée dans l'oreille d'un sourd puisque pascal bayonne est la co rapporteur de la saisine du conseil économique et social environnemental sur l'agriculture urbaine avec etienne gangneron de la fnsea est donc ravi que vous soyez avec nous est ce que éventuellement il ya une ou deux questions c'est tellement passionnant est tellement intéressant où personne n'ose lever la main et dans ces cas là on passe directement accableront de moi je suis plein de questions et enfin parce que je sais que vous devez nous nous quitte et malheureusement pascal oui alors peut être un micro si quelqu'un peut lui donner au micro merci donc pascal mayol pour la fondation nicolas hulot et je représente aussi eu effectivement je travaille sur une saisine sur laquelle que je revienne en ce moment aux côtés d'étienne gagnerons j'ai une question par rapport à tout ce que vous nous avez dit qu'effectivement passionnant c'est qu'en fait on assiste à la fois un besoin impérieux et vous l'avez cité de préserver les terres périurbaines et rurales sur lequel grignote la ville et et en même temps de pouvoir préserver au sein de la ville des espaces verts pour découvrir dans l'écho logik pour l'agriculture urbaine en pleine terre etc et parfois notamment fonction de certains rapports qu'on peut lire les recommandations c'est un peu antinomique c'est à dire qu'on nous invite à densifier la ville pour éviter justement d'aller grignoter sur le périurbain et en même temps on nous invite à aérer la ville pour les raisons climatiques pour faire quelque chose de bien et c est ça moi je sais pas comment le gérer c'est un des gros soucis je rencontre dans cette saisine et voilà j'aurais bien aimé votre avis là-dessus je vous avouerai serait si vous me laissez vos coordonnées le texte que j'ai publié en fin la question qui m'a été posée c'est est ce que c'est un oxymore alphonse allais disait il faudrait mettre les villes à la campagne et en tous les cas c'est un défi vous avez parfaitement raison et il ya des injonctions contradictoires par exemple la métropole doit construire trente huit mille logements par an pour respecter ses obligations et puis par ailleurs il ya des besoins d'hébergement et de logement qui sont réelles eh bien il faut concilier dans l'urbanité et l'intensité de la nature et intensité urbaine et intensité de la nature je suis profondément écologiste mais je pense qu'il faut accepter lorsqu'on est en ville de densifier un peu la part du bâti de ne plus bâtir sur les terres jugées les plus rentables c'est le sujet majeur est celui là il faut donner de la valeur aux terres non bâti la valeur par les services écosystémiques quel rang par les îlots de fraîcheur qu'elle constitue par les îlots d'infiltration des eaux pluviales parce que l'infiltration des eaux pluviales qu'elles permettent par la nourriture qu'elles qu'elles permettent et donc accepter que le bâti lui même puisse être un peu plus dense et puissent par ailleurs intégré en architecture envoie les tours maraîchère de 2000 ans on voit naître des toitures planté qui se développe à grande vitesse donc je pense ce paradoxe et assumable il n'est pas facile à assumer et la grande difficulté c'est là dessus que je souhaite pour répondre à votre question c'est qu'aujourd'hui au fond toute personne qui construit la ville un élu ou bien à promoteur un aménageur cherche aussi à avoir un bilan financier équilibré et donc je crois qu'il faut que des règles définissent les obligations de pleine terre les obligations d' équilibre entre l'urbain et la nature le scot de la métropole du grand paris va s'attacher à définir ses règles et à rendre obligatoire la préservation par exemple des terres agricoles il conviendrait aussi à mon sens que des règles financières souligne les bienfaits et les rémunère moi j'ai proposé par exemple que tout projet construit sur la métropole du grand paris tous projets privés ou publics consacrent à minima pour cent de son budget de construction à la nature à sion du périmètre sur lequel il intervient pas à une compensation en forêt de fontainebleau ou jeunes 16 ou mais à une compensation une compensation renforcement de la nature sur place on voit d'ailleurs que des grands promoteurs des grands groupes nous demande de plus en plus à intégrer des sujets d'agriculture urbaine ou des espaces verts mais de plus en plus d'agriculture urbaine parce qu'ils en ont compris la demande à quel point la demande sociale était forte donc il faut des aspects réglementaires si je peux me permettre je serais très intéressé à discuter avec vous mais aussi des règles de financière car sinon la nature perd toujours elle ne paye pas de droits à construire et donc c'est toujours elle qui est perdante dans les arbitrages merci [Applaudissements]