Maia Sandu veut-elle vraiment une union entre la Moldavie et la Roumanie?
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Maia SanduFait
« s'il y avait un référendum sur la question et bien elle voterait oui »
- 5:00Maia SanduFait
« il n'y a pas de soutien majoritaire en Moldavie pour cette idée d'union avec la Roumanie »
- 9:00Chiffre
« 33,4 % des moldaves soutiendraient un rattachement »
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La présidente de la République de Moldavie, Maya Sandou, voterait oui à un référendum sur un projet d'union entre son pays et la Roumanie. Sa déclaration faite à un podcast britannique n'en finit pas de faire du bruit depuis déjà plusieurs jours, que ce soit en Moldavie ou à l'étranger puisque de fait, il est assez inédit qu'une chef d'état affirme qu'elle voterait pour la fin de l'état qu'elle dirige. Mais en même temps, il faut prendre un peu de distance et remettre cette déclaration dans le contexte de l'interview, dans le contexte de la personnalité et du parcours de Maya Sandou et dans le contexte de l'affirmation de la Moldavie indépendante depuis 1991.
C'est donc un peu plus complexe que ce que les gros titres laissent entendre. Alors, parlons-en. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo où l'on parle donc de cette idée d'union entre la Moldavie et la Roumanie, qu'elle prenne la forme d'un rattachement ou d'une annexion.
Une idée qui est ancienne, qui a des racines historiques, mais qui ces dernières années s'est d'abord et avant tout transformé en fantasme porté soit par des nationalistes, soit par des Européens qui ont pu développer une vision assez déformée et tronquée des logiques à l'œuvre en Europe centrale et orientale. Donc commençons par ce que Maya Sandou a dit. Donc c'était dans le cadre d'un entretien accordé au podcast britannique The Rest is Politics Leading.
Et là, les deux animateurs du podcast lui ont posé une question donc sur cette idée d'union entre la Moldavie et la Roumanie. et elle a dit que s'il y avait un référendum sur la question et bien elle voterait oui. Et sa justification, elle est tout à fait logique, c'est que l'environnement international devient de plus en plus dangereux et qu'il devient de plus en plus difficile pour un petit état comme la Moldavie de préserver sa démocratie, de préserver sa souveraineté et évidemment dans le contexte moldave de se défendre contre la Russie. et Maya Sandou a tout de suite complété sa réponse en faisant remarquer que il n'y a pas de soutien majoritaire en Moldavie pour cette idée d'union avec la Roumanie.
Mais ça, je vais revenir après. Donc comme j'ai dit, c'est tout à fait atypique de voir une chef d'état en exercice expliquer qu'elle voterait pour la fin de l'état qu'elle dirige. Mais comme j'ai dit aussi dans le contexte du parcours de Maya Sandon, ça s'explique et dans le contexte aussi du parcours de la Moldavie.
Puisque quand on parle de Moldavie, de quoi parle-t-on ? La République de Moldavie sous sa forme actuelle se base d'abord et avant tout sur son héritage soviétique, donc sur son expérience à partir des années 20 et évidemment à partir de la Seconde Guerre mondiale. Mais l'histoire d'une entité moldave remonte bien évidemment un peu plus dans le temps, notamment au 14e siècle quand une principauté de Moldavie s'est imposée sur la carte de cette région et elle a d'ailleurs été un acteur géopolitique assez puissant pendant assez longtemps.
De quoi faire trembler à la fois les Ottomans et les Polonais et de prendre part à plusieurs guerres d'importance dans la région. Un des princes de Moldavie, donc dirigeant de cette principauté, Stéphane le Grand, est devenu la principale icône de Moldavie. On le trouve absolument partout quand on va en Moldavie, que ce soit les noms de rues, les statuts ou encore les billets de banque.
Et ça montre bien l'importance que les moldaves contemporains accordent à cette période précise de l'histoire. Donc la principauté de Moldavie, elle a duré environ du 14e siècle jusqu'à 1812. Et à cette date là, la partie occidentale de la Moldavie a formé une union avec la Valaki qui allait devenir donc la principauté de Valaki Moldavie et ensuite le royaume de Roumanie tandis que la partie orientale était annexée par l'Empire russe et à partir de là elle a été désignée comme Bessarabie.
À partir de ce moment-là, on a une ciss de la Moldavie historique qui perdure encore aujourd'hui puisqu'il y a une région de Moldavie au sein de la Roumanie et qui est donc limitr de la République de Moldavie. Et c'est sur cette République de Moldavie qu'on se concentre aujourd'hui dans l'entre de guerre mondiale. Donc maintenant, on ne peut plus juste dire l'entre de guerre puisque maintenant que la guerre est redevenue la norme et bien il faut préciser de quelle guerre on parle.
Et bien dans l'entre de guerre mondiale, la Bessarabie russe a d'abord pris son indépendance avant de rejoindre le royaume de Roumanie au sein d'une grande Roumanie. Et ça, ça s'est fait de manière volontaire par un vote parlementaire. Il faut dire que à l'époque, juste au sortir de la Première Guerre mondiale, euh l'idée de Grande Roumanie, de maré Romania était dans l'air du temps.
Cette union a duré jusqu'en 1940. En vertu du pact molotov ribentrop donc signé entre l'URSS et l'Allemagne nazi, les soviétiques se sont tout simplement accaparés donc cette Moldavie orientale, cette Bessarabie et ils l'ont intégré au projet politique qu'ils avaient fondé juste au sortir de la Première Guerre mondiale, c'est-à-dire la République socialiste soviétique de Moldavie. Après les chamboulements de la Seconde Guerre mondiale, la carte a été redessinée donc sur cette base et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé avec une République socialiste soviétique de Moldavie, donc à partir de la rivière prout et presque jusqu'aux rives du DNIR, donc comprise entre le Pro et le DNIRE.
Sachant que la Moldavie soviétique comprenait une petite bande de terre donc qui allait au-delà du DNIre jusqu'aux frontières de l'Ukraine soviétique et que on appellera à partir de ce moment-là la transnistrique. Cette Moldavie soviétique dès les années 1920 et encore plus après la Seconde Guerre mondiale, elle a été pensée comme un espèce de contreprojet à la Roumanie et les soviétiques se sont livrés là-bas à une forme d'ingénierie politique pour créer une identité moldave. Donc notamment à travers la relecture de l'histoire, notamment à travers la relecture de la langue.
Donc la langue roumaine a été aménagé, notamment aménagée pour utiliser l'alphabet cyrilique et dans le contexte de la Moldavie, elle est devenue le Moldave mais ce n'était que le roumain. Et les soviétiques ont beaucoup œuvré donc pour affirmer cette idée d'une Moldavie qui regrouperait différentes communautés. Évidemment des Roumains, des gagaous mais aussi beaucoup de slaves à travers une russification accélérée du pays et notamment la transistrie.
Je schématise évidemment mais si le sujet vous intéresse, en tout cas cette ingénierie politique pour créer une identité de toute pièce, c'est absolument fascinant dans le cas de la Moldavie et dans le cas de cette Moldavie soviétique puisque donc cette création d'identité a été intimement liée dès le début à l'URSS. Et donc quand les Républiques soviétiques prennent une à une leur indépendance en 1990-1991, la Moldavie se retrouve quasiment contrainte de prendre la sienne étant donné que de toutes les manières, elle était coupée de la Russie par l'Ukraine indépendante. Et d'une certaine manière, comme dans le cas de l'Ukraine ou de République d'Asie centrale, cette indépendance a été quasiment accidentelle et elle a engendré un vaste travail de recherche d'identité et de redéfinition de soi.
Dans le cas de la Moldavie, la grande question c'était vraiment qu'est-ce que c'est que ce pays sans l'Union soviétique ? Et dans les années 90, ça a provoqué donc en Moldavie comme ailleurs, une crise d'identité qui a pu prendre plusieurs formes. La forme la plus évidente, ça évidemment été la guerre contre la transnistrie.
Évidemment, il y avait d'autres raisons à cette guerre et à son issue, mais la composante identitaire n'est vraiment pas à négliger. Une deuxième forme, ça a été une émigration de masse qui continue encore aujourd'hui. Et une troisième forme, ça a été l'affirmation d'un fort courant ratachiste, donc pour une union entre la Moldavie et la Roumanie.
Mais ce mouvement a très vite vu l'herbe couper sous ses pieds. D'une part, la situation étaient particulièrement instables. Les deux pays faisaient face à des défis colossaux, économiques, sociaux, financiers, politiques, juste à la sortie du communisme.
Mais en plus la guerre de transnistrie dont j'ai déjà parlé, elle a coupé court à toute véléité ratachiste, étant donné que cette guerre de transnistrie a concrétisé donc déjà en 1992 la menace russe et que à partir de là, Moscou l'a instrumentalisé pour paralyser la Moldavie. Ce qui fait que la Roumanie n'a pas fait de ce projet d'union un programme politique. Elle a décidé de faire son chemin toute seule, donc de faire sa propre transition, ses propres réformes, sa propre lutte. contre la corruption et suivre son propre chemin d'intégration euroatlantique sans s'embarrasser de la Moldavie.
La Roumanie a rejoint l'OTAN en 2004, l'Union européenne en 2007, l'espace Schengen en 2025 et elle poursuit ses efforts pour intégrer la zone euro, même si c'est particulièrement lent, surtout quand on compare à la Bulgarie voisine qui elle a rejoint la zone euro le 1er janvier 2026. Mais en tous les cas, c'est quand même beaucoup plus rapide que la Moldavie qui elle n'est que candidate à l'adhésion à l'Union européenne. Et encore ça, ça a été grâce au choc provoqué par l'invasion russe de l'Ukraine en 2022.
Et pour la Moldavie, on parle d'une adhésion possible entre 2028 et 2030 mais vraiment rien n'est encore fait. Donc encore une fois, je schématise, mais on voit que cette idée unionniste qui a pu être très forte à la fin des années 1980, au début des années 1990, elle a été neutralisée très tôt dans les années 1990. Et bien à partir de là, l'idée a vraiment pris du plomb dans l'aile étant donné que les deux pays ont suivi des trajectoires parallèles voire divergentes par moment.
Et aujourd'hui, quand on franchit la frontière entre la Roumanie et la Moldavie, on passe vraiment d'un monde à l'autre. Le différentiel de développement économique est colossal. Et si on se réfère au chiffres du PIB, il était de 423 milliards de dollars pour la Roumanie en 2025 alors qu'il n'était que de 20000 pour la Moldavie.
Ce qui se traduit aussi dans la comparaison du PIB par habitant. 20000 dollars par habitant et par année en Roumanie et 8000 dollars par habitant et par année en Moldavie. Et si on imagine des perspectives très concrètes d'union entre la Roumanie et la Moldavie, et ben ça veut dire que la Roumanie qui s'en sort assez bien toute seule hein avec ses propres logiques de développement et bien elle devrait consacrer un effort énorme pour mettre toutes les infrastructures moldav à niveau.
Et ça évidemment ça nous rappelle le scénario de la réunification des deux Allemagnes, de l'Allemagne de l'Ouest, de l'Allemagne de l'Est. L'Allemagne de l'Ouest continue encore aujourd'hui à payer le prix de la remise à niveau de l'ancienne RDA alors que l'ancienne RDA, elle elle se sent minorée et frustrée parce que d'une certaine manière, elle a été tout simplement annexée à la RFA, à l'Allemagne de l'Ouest. Et c'est exactement ce qui se passerait si jamais on parlait d'un projet d'union entre la Moldavie et la Roumanie.
Ce qui fait que aujourd'hui en Roumanie, le projet unionniste n'est pas tellement une question de plateforme politique à part pour des partis nationaliste et ultranationaliste comme par exemple George Siméon qui est quand même arrivé au second tour de la présidentielle l'an dernier. Mais il n'est pas arrivé au second tour en portant l'idée d'une union avec la Moldavie. Ça n'était qu'une petite partie de ces revendications ultranationalistes et en Moldavie non plus, ça ne fait pas recette.
Ce qu'il faut voir, c'est que donc dans cette Moldavie post-soviétique, la population est scindée historiquement entre des préférences prooumaines, prooviétiques, prousse, pro-européennes et que les questions de réintégration de la transistrie, d'intégration tout au cours de la gagazi ou encore des migration massives n'apportent absolument rien pour éclaircir ce débat. Là, j'aimerais utiliser les données d'un sondage régulier dans le temps qui est utilisé par le médiaer et qui montre que seulement 33,4 % des moldaves soutiendraient un rattachement. Ça, ce sont des chiffres de septembre 2025. 45 % le rejetterait et 16,7 % se déclaritent indécis.
Il faut voir donc selon ce baromètre que ce sentiment d'opinion est assez fluctuant. Il était au plus bas de 15,6 en 2016 et de 41,4 % en 2021. Donc on voit que ça bouge pas mal mais il y a quand même une constante, c'est que le sentiment ratchiste est toujours minoritaire.
En tout cas selon cet Eurobaromètre. Évidemment, c'est un sondage d'opinion, hein. Pour avoir un sondage à grande échelle, il faudrait un référendum, mais celui-là n'a toujours pas été organisé.
Ce qu'il faut aussi rappeler et c'est une clé de lecture de ce sondage d'opinion, c'est que de facto l'union entre les moldaves et les Roumains, elle est déjà faite grâce à la politique de passeportisation menée par Bucarest à partir des années 2010 et qui fait que plus de 1,5 million de moldaves, et ça représente au minimum 1/3 du pays a obtenu un passeport roumain et ce qui fait que de facto un grand nombre de Moldaves a d'ors et déjà rejoint la Roumanie et donc bénéficie de tous les avantages de la citoyenneté européenne. Ce qui fait que un projet d'intégration territoriale, donc un projet d'union entre les États de Moldavie et de Roumanie, et bien il semble un peu moins pertinent que avant cette politique de passeportisation. Et c'est là-dessus donc sur ce fond du parcours de la Moldavie en tant qu'État indépendant depuis 1991 que il faut voir le parcours propre de Maya Sandou puisque sa déclaration D il y a quelques jours, elle fait les gros titres, ça soulève énormément de débats et de controverses en Mdaisie mais en fait il n'y a absolument rien de nouveau sous le soleil.
Maya Sandou vient d'un petit village et d'une famille roumanophone, anciennement roumaine, elle-même n'a jamais caché ses préférences unionnistes. Et d'ailleurs, quand elle s'est présentée pour la première fois à la présidentielle, c'était en 2016, elle avait déjà répondu à un journaliste exactement de la même manière que si jamais il y avait un référendum sur ce projet d'union, et bien elle voterait oui. Et donc pour le coup, non seulement il faut reconnaître sa constance mais en même temps le fait que elle est présidente depuis fin 2020 et qu'elle n'a pas encore organisé de référendum sur cette question.
Et d'ailleurs, elle le dit très bien dans cet entretien à ce podcast britannique, c'est que en tant que présidente de Moldavie, elle constate qu'il n'y a pas de majorité, il n'y a pas de désir populaire pour un rattachement de la République de Moldavie à la Roumanie, mais que en revanche, il y a une majorité écrasante pour rejoindre l'Union européenne. Et donc, c'est ce équipe travaille depuis sa prise de pouvoir en 2020. Pour être franc, moi je trouve que c'est un constat assez honnête et même courageux.
Maya Sandou assume que dans un monde idéal, elle aurait ses préférences unionnistes. Mais en même temps, on voit qu'elle sait faire la différence entre ses préférences personnell et son rôle de chef d'état. Ça reflète aussi évidemment la position dans laquelle est Maya Sandou maintenant puisque elle n'a plus d'échéance électorale devant elle.
Elle ne va pas se représenter pour un troisème mandat à la fin de celui-ci. Mais ça montre aussi tout le chemin que a parcouru la Moldavie depuis son indépendance quasi accidentelle en 1991 avec un pays qui se réforme, un pays qui s'affirme, un sentiment d'appartenance qui s'affirme aussi et une population qui formule ses propres orientations stratégiques, c'est-à-dire rejoindre l'Union européenne. Et dans ce cas-là, de toutes les manières, le différentiel de développement économique avec la Roumanie s'estompera peu à peu.
Ce qui permettra à la Moldavie de conserver son indépendance, sa souveraineté et ses spécificités culturelles si toutefois la population continue de le désirer. Ça c'est le constat que je peux faire à un instanté. Après, il ne faut pas non plus écarter l'hypothèse que cette déclaration de Maya Sandou, elle est plus ou moins calibrée.
Elle ferait partie d'un espèce d'agenda politique et elle pourrait s'inscrire dans une petite musique qui montrait avec le temps pour réactiver cette idée unionniste et il y a certains éléments qui permettent de le penser. D'abord tout le travail de romanification qu'a opéré Maya Sandou et son gouvernement du passe au sein de la Moldavie et donc notamment le fait que la langue officielle n'est plus le Moldave. Maintenant c'est redevenu le roumain.
Donc ça a toujours été le roumain mais c'est juste que les soviétiques l'avaient appelé le Moldave. Et puis pendant un certain nombre d'années, c'était resté comme ça. On voit aussi un certain nombre de projets d'intégration économique, énergétique.
On voit aussi un peu de mouvement par rapport au phénomènes religieux. Donc juste pour le dire, la Moldavie est un pays majoritairement de confession orthodoxes et au sein de la Moldavie, on a une compétition assez féroce entre l'église de Roumanie et l'église russe. Et on a vu plusieurs évolutions qui allaient plutôt en faveur de l'église de Roumanie ces dernières années.
Et en Roumanie même, donc j'ai dit ce projet unioniste, il est principalement porté par les nationalistes, mais il est quand même regardé avec bienveillance par l'essentiel de l'establishment politique. Et en 2018 donc pour célébrer les 100 ans de l'Union de la Baarabie tsariste au royaume de Roumanie et donc la création de cette grande Roumanie, le Parlement roumain a adopté une résolution disant que la Roumanie serait toujours prête à accueillir la Moldavie si jamais celle-ci en exprimait le désir. Et c'est exactement ce qu'a répété le président actuel, le très centriste Nikouchor Danne en juin 2025 lors d'une rencontre avec Maya Sandou.
Encore un élément qui permettrait la réactivation de ce projet unioniste, c'est l'affaiblissement structurel de la transnistrie. Ça, il faudrait que je fasse une nouvelle vidéo sur ce sujet. On est vraiment très très loin d'une résolution de cette situation et d'une réintégration de la transistrie au sein de la République de Moldavie.
Mais si jamais cette question en venait à être résolue, et bien cela ferait clairement une épine de moins dans le pied des ratachistes. Mais pour l'instant, on est vraiment au stade de la spéculation. On n'est pas du tout au niveau de réactivation d'un quelconque projet unionniste et on est vraiment dans le domaine de la rhtorique puisque Maya Sandou donc qui a fait cette déclaration il y a quelques jours n'a absolument pas annoncé l'organisation d'un quelconque référendum.
En tout cas, c'est intéressant et ça sera le dernier point de cette vidéo de s'arrêter sur les réactions à cette déclaration parce que ça nous en dit assez long sur l'état de l'opinion publique et des forces politiques vis-à-vis de cette idée unionniste. Sans surprise, évidemment, les partisans de Mayasandou la portent au nu en mettant l'accent sur l'unité roumaine et roumanophane des deux côtés du prout. Alors que ces opposants et notamment les communistes et les socialistes, l'accuse de trahison demande sa destitution ou alors tout simplement la critique pour rechercher des ambitions personnelles peut-être pour se recréer une carrière politique après une éventuelle union entre la Moldavie et la Roumanie.
Et puis ensuite, on a toute une série de réactions un peu entre les deux. euh par exemple des gens qui approuvent la politique de Maya Sandou mais qui regrettent vraiment ce genre de déclaration puisque Kishino demande des milliards d'euros à l'Union européenne mais en même temps envoie des messages comme quoi il voudrait dissoudre ou en tout cas supprimer le pays. Et j'ai encore lu une autre réaction d'une militante civique à Akishino qui elle déclare ce genre de déclaration qui fait beaucoup de bruit mais qui ne fait pas du tout avancer la machine.
En vrai, au lieu de faire ce genre de déclaration, donc selon cette militante civique, et bien il faudrait multiplier les projets d'intégration économique au niveau du transport et au niveau évidemment de l'énergie. Donc voilà, je m'arrête là. Euh je dois avouer que cette idée donc même si elle en est réduite pour l'instant au stade de fantasme, elle est quand même particulièrement intéressante puisque évidemment on parle d'histoire, on parle de culture, on parle de langue et puis on parle de cet équilibre des frontières qui est euh garanti et presque scellé dans le marbre en Europe depuis 1945 à l'exception de l'ex-ygoslavie.
Et c'est fascinant de voir que à notre époque, l'intangibilité des frontières est bousculée par des dictateurs, des populistes en tout genre, des hommes forts ou des hommes qui parlent très fort, mais que elles pourraient aussi être remise en cause par deux états démocratiques qui suivent leur propre logique de développement et leurs propres évolutions depuis déjà plus de 35 ans. Mais voilà, donc tout ça a beau être très intéressant, il y a deux fortes chances que ce projet unionniste ne soit pas activé dans un futur proche. Et pour être honnête, je ne sais pas combien d'années ma chaîne YouTube va être active, mais je ne suis pas vraiment sûr que pendant toute cette durée de vie de ma chaîne YouTube et bien ce projet unioniste soit beaucoup plus actif qu'aujourd'hui.
Merci d'avoir regardé cette vidéo sur ce sujet. Je file et je vous retrouve très vite.