Wauquiez cogne, Mélenchon déprime - Les questions SMS #cdanslair 30.10.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Laurent Wauquiez est-il l'homme qui va enfin faire l'union des droites ?
- 1:01OuverteRéponse partielle
Laurent Wauquiez est-il conseillé par Nicolas Sarkozy ?
- 1:15OuverteRéponse partielle
Mélenchon n'est-il pas à la recherche d'un nouvel angle d'attaque ?
- 1:18RelanceÉludée
Ça pourrait être quoi le nouvel angle d'attaque ?
- 1:51OuverteRéponse partielle
Wauquiez et Philippot pourraient-ils finir par s'entendre et s'allier ?
- 2:26OuverteRéponse partielle
Nathalie Kosciusko-Morizet, ne pourrait-elle pas tenter un retour et créer un parti avec Valérie Pécresse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15InvitéFait
« Je pense que vu la situation où Macron a pris vraiment l'option sur la droite libérale, il veut essayer de faire l'union des droites. »
- 0:23InvitéFait
« Lui-même dit, pas d'accord ni de près ni de loin avec les arrières boutiques du FN, avec les leaders du FN. »
- 0:32InvitéFait
« mais évidemment que je veux faire revenir les électeurs partis au FN. »
- 1:05InvitéFait
« Ils le voient assez régulièrement, ils ont déjeuné plusieurs fois. »
- 1:20InvitéFait
« Il est allé à Athènes chercher un plan B, il va essayer de faire une liste des plans B au niveau européen. »
- 1:29InvitéFait
« Il y a quand même une évolution où il devient de plus en plus anti-européen. »
- 1:56InvitéFait
« Oui, il y a des choses, ils ont des choses en commun dans la thématique, dans le discours. »
- 3:17PrésentateurChiffre
« Il fait 24% au premier tour, 12 viennent de droite et du centre, 12 viennent de gauche. »
- 4:12InvitéFait
« une part de marché et qui se dispute effectivement trois personnes, Le Pen, Mélenchon et Wauquiez. »
- 5:17InvitéFait
« il a dit lui-même que, quand on lui a demandé plusieurs fois sa succession, s'il a formé quelqu'un, il a dit que c'était François Delapierre qui est malheureusement décédé il y a quelques années. »
- 6:36InvitéFait
« Marine Le Pen, on va pas revenir, mais elle a raté, elle ne se remet pas de son entre-deux-tours raté. »
- 7:03InvitéFait
« Ils ont été battus pas mal aux élections, d'abord. »
Temps de parole
- Invité32 %
- Invité 221 %
- Présentateur17 %
- Présentateur 215 %
- Invité 311 %
- ?4 %
≈ 9,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Allez,
on revient à Laurent Wauquiez, on l'évoquait en début d'émission. Laurent Wauquiez est-il l'homme qui va enfin faire l'union des droites ? Moi je
pense que
c'est son objectif. Je pense que vu la situation où Macron a pris vraiment l'option sur la droite libérale, il veut essayer de faire l'union des droites,
c
'est-à-dire droite et droite extrême. Lui-même dit, pas d'accord ni de près ni de loin avec les arrières boutiques du FN, avec les leaders du FN, mais évidemment que je veux faire revenir les électeurs partis au FN. C'est le même pari, ce que disait Roland Quairol, que Nicolas Sarkozy. Maintenant c'était en 2007, nous sommes en 2017, l'époque a changé, la droite a été au pouvoir, puis la gauche. Le pari de Laurent Wauquiez reste le même, peut-être qu'il faut le modifier, mais ce qui est certain c'est que Laurent Wauquiez sait que si jamais il franchit cette ligne, alors là il perdra une grande partie des Républicains.
Laurent Wauquiez est-il conseillé par Nicolas Sarkozy
?
Ils le voient assez régulièrement, ils ont déjeuné plusieurs fois, et quand on connaît Nicolas Sarkozy, on sait qu'il a toujours plein de conseils à
livrer.
Ils ne
sont pas forcément
suivis par ceux qui les écoutent d'ailleurs.
Mélenchon n'est-il pas à la recherche d'un nouvel angle d'attaque ? Ça pourrait être quoi le nouvel angle d'attaque
? Il est allé à Athènes chercher un plan B, il va essayer de faire une liste des plans B au niveau européen, mais comment
c'est gazeux ? Il y a quand
même une évolution où il devient de plus en plus anti-européen. Il était moins pendant la campagne présidentielle, et là depuis la rentrée on sent qu'il essaie d'occuper, pour s'opposer à Emmanuel Macron qui a fait deux grands discours européens, il est vraiment en train de camper ça, et l'affaire du drapeau de ce point de vue-là était plus que symbolique.
Wauquiez et Philippot pourraient-ils finir par s'entendre et s'allier ? Nathalie Saint-Crie ?
Oui, il
y a
des choses, ils ont des choses en commun dans la thématique, dans le discours, cette espèce de façon de voir une Europe assez restreinte. Et puis on n
'a
pas parlé de Marion Maréchal tout à l'heure en répondant, mais ça dépend quel est le Front National de demain, parce que tout ça, on est dans le temps long comme disait Roland, ça peut être dans deux ans,
ça
peut être dans trois ans. Il est jeune Laurent Wauquiez,
il
voit les choses peut-être dans dix ans, et dans dix ans qu'il vous dit qu'il n
'y
aura pas une Marion Maréchal qui finalement sera très normalisée, et que si elle bouge un peu vers la droite et qu'il bouge un peu vers l'extrême, tout ça, ça pourra travailler ensemble. Philippot, pourquoi pas
?
Nathalie Kosciusko-Morizet, ne pourrait-elle pas tenter un retour et créer un parti avec Valérie Pécresse ?
Pour
l'instant non, Nathalie Kosciusko-Morizet cherche du travail, c'est d'ailleurs pas si facile que ça, dit-elle, pour en trouver, enfin en tous les cas chercher à faire une nouvelle carrière dans le privé et pas faire du lobbying comme le font beaucoup de politiques en fin de carrière. Donc non, non, elle n
'est
pour l'instant pas du tout sur l'idée de revenir dans l'immédiat.
Diviser pour régner, n'est-ce pas, en fin de compte, la méthode Macron
?
Écoutez, oui, on peut dire ça. Il a fait toute une campagne présidentielle, à savoir en effet comment casser la gauche et la droite. C'est une réussite spectaculaire. Rendez-vous compte qu'il fait 24% au premier tour, 12 viennent de droite et du centre, 12 viennent de gauche. Il aurait voulu le faire exprès, il n'aurait pas fait mieux. Et il a en effet durablement cassé les appareils de la droite et de la gauche, les appareils, les groupes parlementaires, les effectifs militants et
les
efforts idéologiques.
C
'est-à-dire que tout ça a quand même été pulvérisé. C'est Wauquiez lui-même qui disait dans le reportage tout à l'heure, façon puzzle, quoi. Et dans le puzzle, il reste maintenant à reconstruire de chaque côté des morceaux pour essayer de refaire un dessin qui soit reconnaissable.
Et pour compléter, il a installé le clivage Europe-anti-Europe,
c
'est-à-dire mondialisation-antimondialisation, et on voit que ça a sous-tendu toutes les missions. C'est-à-dire que maintenant, on a vraiment deux hémisphères politiques, avec une France dans la globalisation plutôt heureuse et une France qui dit non, qui est sur le recentrage national. Et là-dessus, il y
a
une part de marché et qui se dispute effectivement trois personnes, Le Pen, Mélenchon et Wauquiez.
En
tout cas, c'est ce qu'ils ont intérêt à faire croire. Nous ne savons pas si ça se passera comme ça et nous ne savons pas si les éléments de protection que Macron dit qu'il va apporter aux catégories populaires vont suffisamment les intégrer dans un système macronien. ne faisons pas comme si c'était sûr que cette dénonciation faite par ces trois opposants soit une réalité observable. Ce n
'est
pas encore tout à fait le cas.
– Juste quand même une nuance par rapport au tableau de la décomposition politique livrée par Roland Quairol. Quand même, entre le PS et les Républicains, je ne mettrais pas tout à fait la taille, ce n
'est
pas tout à fait la même chose. Les Républicains, c'est encore sans député, c'est un parti qui reste
quand même avec une assise
locale, alors que le PS est vraiment en voie d'implosion,
d'explosion. – D'ailleurs,
au-delà de ça, l'horizon politique de la prochaine présidentielle paraît tout de même plus clair à droite qu
'à gauche. – Emmanuel
Macron sait très bien qu'aujourd'hui, son opposition principale, elle l'est chez les Républicains et pas ailleurs.
–
D
'où ses efforts. – Sans Jean-Luc Mélenchon et son indéniable talent d'orateur, que resterait-il des insoumis ?
–
C'est-à-dire qu'il a dit lui-même que, quand on lui a demandé plusieurs fois sa succession, s'il a formé quelqu'un, il a dit que c'était François Delapierre qui est malheureusement décédé il y a quelques années. On voit mal, effectivement, quelqu'un qui puisse se faire respecter par les autres à ce point-là, quitte à avoir des méthodes un peu dictatoriales quand même, parce que c'est le chef et tout le monde doit se taire. Et on voit des personnalités, que ce soit Alexis Corbière, enfin les gens qui… ou le jeune député du Nord, on voit mal qu'il pourrait fédérer tout
ça. – Adrien Quatennens, en effet, émerger.
– Absolument, je me souviens de sa couleur de cheveux, mais je ne voulais pas l'appeler comme ça. On voit mal qu'il pourrait prendre la tête de tout ça et suivre la trace de Jean-Luc Mélenchon. Mais d
'ailleurs,
je pense qu'il ne souhaite pas non plus former trop un dauphin. C'est un parti qui est entièrement sur sa tête, qui se joue sur sa tête et sur son charisme, même s'il a réussi à exaspérer tous les syndicats, le PC, et que finalement, en dehors de Marie-Georges Buffet, qui continue à lui être fidèle, il n
'y a
pas grand monde qui… – Je crois que le problème de Mélenchon, toute proportion gardée, c'est aussi le problème de Marine Le Pen,
c
'est qu'ils veulent enclencher une troisième candidature à la présidentielle, et franchement, c'est ça qui est difficile.
C
'est que pour le coup, tous les deux… Alors Mélenchon,
on
voit les coups de mou, les difficultés d'atteindre ce 2022, avec la difficulté évidemment d'enchaîner. Marine Le Pen, on va pas revenir, mais elle a raté, elle ne se remet pas de son entre-deux-tours raté. Et en fait, tous les deux, on voit qu'ils veulent être… Pour la troisième fois candidat, le sauront-ils ? L'avantage de Wauquiez, c'est que lui, il construit quelque chose de neuf, il n
'a
jamais été
candidat,
et il a l'avenir devant lui. – Oui, on n
'a
pas fait le parallèle entre Mélenchon et Marine Le Pen, mais il y
a
un peu quand même le blues
des battus. – Absolument. –
Et le dégagisme, elle est dégagée. Il disait ça, et puis maintenant, ça leur tombe dessus.
–
C
'est
la chance de Wauquiez.
–
Que sont devenus les frondeurs du PS ?
–
Ils ont été battus pas mal aux élections, d'abord.
– Il en reste
un à l'Assemblée nationale.
–
Il en reste un.
–
Régis Roi-Déco.
–
Jean-Luc Mélenchon, est-il capable de voir la politique autrement que comme un combat de boxe, où l'on combat les poings
? –
Il aimerait, parce que parfois, il essaye d'adoucir son image, et en même temps, il y a beaucoup de mal. –
Il risque le chaos, quand même.
–
Merci beaucoup à tous les quatre. Merci d'avoir participé à cette émission. Merci à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air. Dans un instant, Ali Badou, pour C'est à vous. Ce soir, la redif est à 22h20. Très bonne soirée sur France 5, à demain.
– Sous-titrage ST' 501