Victorin Lurel — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
10 sept. 2017 au 15 avr. 2026
Questions
24
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
1,6 h
Répartition sur 24 questions évaluables
Réponse directe
13
Réponse partielle
5
Réponse à côté
6
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 24 sur 24
Question 1Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Sébastien Lecornu a décidé d'interrompre le débat parlementaire sur cette réforme polémique. On en débattra dans une heure avec la sénatrice Les Républicains Frédéric Puissa, le sénateur socialiste Bernard Jaumier et Stéphane Zumstek de l'Institut Ipsos. Et puis comment diminuer les inégalités entre nos Outre-mer et la métropole ?
Réponse à côté
– Le détroit d'Ormuz. – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par…
« – Le détroit d'Ormuz. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités15 avr. 2026 au 15 avr. 2026 · 9 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:24
« Il y a une responsabilité parce que lorsque vous voulez pérenniser une hégémonie, donc une asymétrie entre des pays, vous êtes le pays dominant et donc vous faites jouer la théorie du piège de Thucydide. J'attaque le plus faible. C'est la dissuasion du fort au faible. Le faible ne doit pas progresser. Je dois garder mon hégémonie. Pourquoi ce n'est pas sur la table des négociations ? Je suis sûr qu'avec ça, les gens vivraient en paix et en fraternité. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 10:37
Question 2Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Ravi de vous retrouver en ce mercredi pour faire le tour de l'actualité politique et de l'information dans vos régions. Au sommaire de cette émission. Face à la hausse du prix de l'essence, le gouvernement envisage d'encadrer les marges des distributeurs de carburant. Est-ce suffisant ?
Réponse à côté
– Le détroit d'Ormuz. – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par…
« – Le détroit d'Ormuz. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:21Voir 2 autres passages
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Question 3Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
On posera la question dans 30 minutes à Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise. Faut-il autoriser les commerces de proximité à faire travailler leurs salariés le 1er mai ?
Réponse à côté
– Le détroit d'Ormuz. – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par…
« – Le détroit d'Ormuz. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:21Voir 2 autres passages
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Question 4Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
– Il y a un calendrier qui est possible pour ces textes ?
Réponse à côté
– Très bien, puisque la question avait été posée, M. Bayou à l'époque avait dit, « C'est ça, il faut abroger ». J'ai vu plusieurs ministres, le président de la République apparemment est d'accord, le Cornu est d'accord, Darmanin m'a dit « On est d'accord ». J'ai vu Mme Moutchou hier, j'espère pouvoir voir M. Nouniès pour d'autres sujets qui relèvent de son ministère, en disant « Oui, nous devons avoir le courage de le faire ». Alors évidemment, il y a un sujet qui… – Mais quelqu'un a envoyé ? – Alors c'est tout le sujet, parce que bon, le mot « race », donc on va probablement faire ça au Parlement, mais après le Congrès à Versailles, c'est autre chose. Mais le Côte-de-Noire, on peut le fair…
« – Très bien, puisque la question avait été posée, M. Bayou à l'époque avait dit, « C'est ça, il faut abroger ». J'ai vu plusieurs ministres, le président de la République apparemment est d'accord, le Cornu est d'accord, Darmanin m'a dit « On est d'accord ». J'ai vu Mme Moutchou hier, j'espère pouvoir voir M. Nouniès pour d'autres sujets qui relèvent de son ministère, en disant « Oui, nous devons avoir le courage de le faire ». Alors évidemment, il y a un sujet qui… – Mais quelqu'un a envoyé ? – Alors c'est tout le sujet, parce que bon, le mot « race », donc on va probablement faire ça au Parlement, mais après le Congrès à Versailles, c'est autre chose. Mais le Côte-de-Noire, on peut le faire. Ici, il y avait au Sénat, il y avait des lois balais qui consistaient à supprimer tous les textes obsolètes, mais qui restent vivants. On ne le fait plus ici, c'était une occasion de le faire. Aujourd'hui, ils m'ont dit, le gouvernement dit « Nous sommes allants, vous avez une initiative parlementaire, trouver le consensus pour que nous votions ça tous ensemble ». »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 29:26Voir 1 autre passage
« – Sur le Côte-de-Noire et sur le mot « race ». Alors évidemment, on l'avait déjà voté à l'Assemblée nationale en mettant toute différence sexuelle de croyance, etc. Donc on va peut-être récupérer tout ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 30:23
Question 5Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
quel que soit leur avis, pour le moment, la décision d'encadrer les marges des distributeurs n'est pas encore tranchée par Matignon. – Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également décidé d'interrompre le débat parlementaire sur la proposition de loi qui prévoyait d'autoriser certains commerces de proximité à faire travailler leurs salariés le 1er mai. Et hier, il s'est justifié devant les députés. – Oui, le Premier ministre qui a décidé donc de ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui devait statuer sur cette proposition de loi sénatoriale. Vous l'avez dit, elle visait à élargir sous certaines conditions le travail le 1er mai, un recul salué par la gauche et les syndicats. À l'inverse, la droite est en colère. Les explications de Clément Guillaumeau. – Ce ne sera pas pour cette année. Face à la levée de boucliers des syndicats, Sébastien Lecornu a préféré ne pas convoquer la commission mixte paritaire qui devait permettre le travail le 1er mai pour certaines filières. – Ce n'est pas un syndicat qui a pris la plume dimanche en voyant que nous allions tout droit vers une commission mixte paritaire qui allait rouvrir des filières entières, dont des boulangeries industrielles, des FNAC, un renvoi par décret, sans le moindre débat. À gauche, la décision du Premier ministre était attendue et a été largement applaudie depuis hier. – Ils piétinaient le dialogue social puisque jamais les syndicats n'avaient été consultés sur le sujet. Et en plus, ils piétinaient le Parlement puisqu'on était interdits de débattre de cette proposition de loi par les manœuvres de Gabriel Attal. – Je salue la sagesse du Premier ministre. – Pour la droite en revanche, largement en faveur du texte, la colère est grande face à ce recul gouvernemental. – Il y a une France qui veut travailler, il y a une France qui a vraiment l'impression qu'on l'empêche de travailler. Donc aujourd'hui, je pense que ce qui se passe va bien au-delà du 1er mai. C'est finalement sans doute un affaiblissement, peut-être de la confiance qui pouvait être apportée par certains au Premier ministre. – Un avis partagé par les centristes du Sénat à l'origine de cette proposition de loi. Le président du groupe Union centriste se dit même inquiet pour la fin du quinquennat. – Ça pose un problème au-delà du 1er mai, c'est qu'est-ce que le Parlement va pouvoir faire et le gouvernement pendant un an. Si chaque fois qu'il y a quelque chose de désagréable aux yeux de la gauche et des syndicats, ça va devenir compliqué. – Le gouvernement a choisi de laisser le temps au dialogue social. Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, doit recevoir dès ce matin les fédérations des fleuristes et boulangers artisanaux dans l'espoir d'aboutir à une loi dans l'année, en vue du 1er mai 2027. – Et à l'Assemblée nationale toujours, les députés ont enterré définitivement les zones à faible émission. – Oui, les députés qui ont rejeté hier un compromis du gouvernement qui auraient laissé aux collectivités locales le choix de maintenir ou de supprimer les zones à faibles émissions. L'Assemblée nationale a par ailleurs adopté la loi de simplification économique. Elle inclut l'imbrogation pure et simple des ZFE. En réaction, le gouvernement parle d'un amendement abusif. Il a décidé de saisir le Conseil constitutionnel. Et puis de son côté, le CEDA a adopté hier le projet de réforme de la justice criminelle porté par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Objectif, accélérer le temps de la justice. Mais le texte est très contesté car il prévoit notamment l'introduction du plaidé coupable pour les affaires criminelles. Une hérésie pour la gauche et les avocats qui craignent un recul des droits des victimes et de la défense. Le projet de loi qui doit maintenant passer devant l'Assemblée nationale. – Et puis on finit le journal par du football et la victoire du PSG en Coupe d'Europe. – Oui, une bonne nouvelle, les champions d'Europe en titre qui ont éliminé hier Liverpool en quart de finale de la Ligue des champions. Une victoire 2-0 dans le nord de l'Angleterre grâce au doublé de son ballon d'or, Ousmane Dembélé. Les Parisiens qui s'étaient déjà imposés sur le même score au match allé. En demi-finale, ils joueront soit le Real Madrid, soit le Bayern Munich qui s'affronte ce soir. – Merci beaucoup Johan, on vous retrouve dans quelques instants pour parler des inégalités en Outre-mer et on accueille sur ce plateau Victorin Lurel. Bonjour. – Bonjour. Vous êtes sénateur socialiste de Guadeloupe, ancien ministre des Outre-mer sous François Hollande. On va commencer comme chaque jour en sélectionnant trois titres de la presse régionale que nous allons regarder ensemble. D'abord, la une de la dépêche du midi sur le détroit d'Ormuz, fermée à double tour. Ensuite, la une du journal Ouest France, consacrée finalement à ce que veulent les jeunes face à nos responsables politiques sur le travail, sur la santé, sur le logement. Et puis, troisième une, à sélectionner aujourd'hui la une de Presse-Océan sur l'esclavage. La ville de Nantes face à son passé. Pierre Guillon de Princes, descendant d'esclavagistes et dieudonnés Boutrin, dont les ancêtres ont été réduits en esclavage, vont inaugurer le Mât de la Fraternité, donc un monument sur la mémoire de l'esclavagisme. Victorin Lurel, quelle une choisissez-vous ?
Réponse directe
– Le détroit d'Ormuz. – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par…
« – Le détroit d'Ormuz. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:21Voir 1 autre passage
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Question 6Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
– Il n'y a pas de consensus sur la suppression de ce mot dans la Constitution ?
Réponse à côté
– De plus en plus, avec la résurgence du racisme, avec le vote de l'ONU récemment sur le plus grave crime contre l'humanité, il y a là un écosystème qui est né, peut-être qu'il y a une fenêtre qui s'ouvre pour dire, nous devons assumer toutes les promesses de la République, l'égalité, la fraternité, la dignité, tout ce qu'on veut, et de dire, c'est notre histoire, c'est toute notre histoire, on doit l'assumer. Qu'est-ce que la droite me dit ? Ah ben, Théorin, tu cherches à nous faire sombrer dans la revendance, à venir à résipissance, c'est parce qu'on demande simplement à reconnaître ça. – Voilà, donc j'ai un double, un duo de textes, si j'ose dire, c'est premièrement sur abroger le code n…
« – De plus en plus, avec la résurgence du racisme, avec le vote de l'ONU récemment sur le plus grave crime contre l'humanité, il y a là un écosystème qui est né, peut-être qu'il y a une fenêtre qui s'ouvre pour dire, nous devons assumer toutes les promesses de la République, l'égalité, la fraternité, la dignité, tout ce qu'on veut, et de dire, c'est notre histoire, c'est toute notre histoire, on doit l'assumer. Qu'est-ce que la droite me dit ? Ah ben, Théorin, tu cherches à nous faire sombrer dans la revendance, à venir à résipissance, c'est parce qu'on demande simplement à reconnaître ça. – Voilà, donc j'ai un double, un duo de textes, si j'ose dire, c'est premièrement sur abroger le code noir, abroger le texte de Napoléon rétablissant l'esclavage. Pourquoi en France ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 28:00Voir 1 autre passage
« – C'est vivant dans le corpus juridique français. Autant les historiens et les juristes ont dit, mais ça équivaut à une abolition, le 27 avril 1848, Schellcher, grand sénateur et légiste, a fait publier ça. Bon, mais c'était plutôt en l'honneur des abolitionnistes, c'est pourquoi maintenant il y a des fêtes pour les victimes de l'esclavage. Les Africains réduits en esclavage. On ne dit plus tellement d'ailleurs des esclaves, on dit non, des Africains réduits en esclavage, des esclavisés ou des esclavagisés. Bon, c'est une différence sémantique, mais qui a toute son importance symbolique. Donc tout ça, on doit… – Et comment le gouvernement reçoit ces textes ? – Ah ben très bien, apparemment. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 28:48
Question 7Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui, en Guadeloupe, avoir une station-service, c'est avoir un peu une poule aux œufs d'or ?
Réponse directe
C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadel…
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13
Question 8Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
– Mais ce qui ressort pour l'instant des travaux de la commission d'enquête, c'est que l'État se contente de réagir à des crises plutôt que d'agir vraiment sur le long terme. Vous partagez ce sentiment ?
Réponse directe
– Il n'y a pas d'effort structurel, c'est pourquoi la commission s'appelle d'ailleurs « systémique ». Ce mot-là aussi est souvent récusé, mais c'est vrai, c'est un système qui se pérennise, qui s'auto-reproduit. Il y a les séquelles du colonialisme et du post-colonialisme dans l'affaire. Ce qu'on appelle en économie les préférences de structure, eh bien le foncier possédé par une classe, d'autres disent une ethnoclasse, ça n'a pas fait circuler le foncier. Je fais un texte sur le foncier, sur les désordres de propriété dans les Outre-mer qui complètent la loi dite « letchimie » et qui complètent, si j'ose dire, et qui va de pair avec ce que le ministre Darmanet qui m'a reçu avant-hier pour…
« – Il n'y a pas d'effort structurel, c'est pourquoi la commission s'appelle d'ailleurs « systémique ». Ce mot-là aussi est souvent récusé, mais c'est vrai, c'est un système qui se pérennise, qui s'auto-reproduit. Il y a les séquelles du colonialisme et du post-colonialisme dans l'affaire. Ce qu'on appelle en économie les préférences de structure, eh bien le foncier possédé par une classe, d'autres disent une ethnoclasse, ça n'a pas fait circuler le foncier. Je fais un texte sur le foncier, sur les désordres de propriété dans les Outre-mer qui complètent la loi dite « letchimie » et qui complètent, si j'ose dire, et qui va de pair avec ce que le ministre Darmanet qui m'a reçu avant-hier pour dire « on va, pour sortir des difficultés de liquidation des successions, on va faire un duo entre le notaire et le juge, tout en respectant le droit de propriété pour aller beaucoup plus vite et sortir ». Ensuite, nous on demande quelques exonérations, comme encore, c'est à Mayotte, parce que pourquoi ? Aujourd'hui, il y a des successions qui durent 100 ans, qui durent 140 ans, eh bien là, on va supprimer ça, l'État ne paie rien du tout parce qu'aujourd'hui, l'État n'encaisse pas de dire « jusqu'en 2038, pendant 10 ans, on fait ça, on accélère les procédures et on donne les titres de propriété ». Se faire circuler le foncier, tout en gardant une certaine identité sur ça, elle me permet de réactiver l'économie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 25:57
Question 9Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Et si oui, comment on les met en œuvre ?
Réponse partielle
Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'é…
« Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'égalité et vous devez participer à l'effort commun national. Ça, c'est clair. Je ne partage pas tout à fait l'avis que vous avez évoqué, et la directrice, l'ancienne directrice de la DGÉ, sur l'auctroi de mer, seul facteur d'inflation. Ce n'est pas vrai. J'ai lu presque toutes les études et j'ai eu des problèmes de méthode avec eux. Oui, il y a cette part comme tout impôt. Il y a aussi la TVA sur les produits de première nécessité et sur les autres produits. En revanche, il y a des marges qui sont exorbitantes. Il y a de l'opacité. Il y a une absence de concurrence. On en revient aux marges. Voilà, on en revient aux marges. Et là, on a tout un arsenal de moyens. Le texte VAL, c'était déjà une bonne approche, mais c'était insuffisant. Le texte qui est sorti du Sénat, c'est insuffisant. Moi-même, j'ai fait une BPL Vichère qui a été ici adoptée à l'unanimité. J'attends ça en avait à l'Assemblée nationale. C'est tout l'objet de nos discussions en groupe de sénateurs socialistes et de députés socialistes. Je vais voir Maurice VAL au demain ou après-demain pour voir comment faire tout ça sur certains sujets. Sur le funéraire, c'est un vrai sujet national. Et toute la nation, y compris donc les Outre-mer, sur la démerchandisation de ce secteur, avec plus de concurrence dans ce secteur, éviter les concentrations abusives. C'est tout notre problème. La chaîne de valeur est opaque. Alors moi, je ne l'accuse pas de telle ou telle entreprise. Mais l'État ne se donne plus les moyens d'être un peu dans la régulation. On ne demande pas l'encadrement ni les prix administrés. Depuis 1986, depuis Baladio, c'est terminé. C'est la concurrence qui fait les prix, normalement. Il devrait faire baisser les prix. Mais c'est une illusion s'il n'y a pas une volonté politique. Et aujourd'hui, j'estime qu'il n'y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. La conclusion de nos travaux en commission d'enquête, je pense, devra déboucher sur une période pour résorber ces déficits. Après, savez-vous que les écarts de patrimoine, les écarts de revenus entre les plus riches au 9e décile et le 1er décile, donc les 10% les plus faibles, c'est plus élevé que dans l'hexagone. Mais en même temps, les revenus sont plus faibles. La santé, il y a des déficits considérables. Une offre de soin qui n'est pas suffisamment encore de qualité et de niveau. Il faut donc cette période de rattrapage, même si certains récursants disent, on court derrière un modèle qu'on nous impose. Non, moi j'ai fait un texte que l'égalité est un impératif. C'est dans la devise de la République, ça n'existe pas là-bas. C'est pourquoi j'ai appelé ce texte à l'époque « Égalité réelle ». Après, bien sûr, chacun devra contribuer en fonction de ses facultés et de ses capacités. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 22:30
Question 10Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Est-ce que c'est suffisant ?
Réponse directe
Non, ça ne va pas assez loin. C'est une bonne initiative, mais ça ne va pas assez loin. Je prends un cas précis. Il y a des produits d'appel dans les grandes surfaces ici. La marge est très faible dans le commerce de grandes distributions. Ce sont des produits d'appel. Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit b…
« Non, ça ne va pas assez loin. C'est une bonne initiative, mais ça ne va pas assez loin. Je prends un cas précis. Il y a des produits d'appel dans les grandes surfaces ici. La marge est très faible dans le commerce de grandes distributions. Ce sont des produits d'appel. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 17:33Voir 1 autre passage
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 17:48
Question 11Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Améliorer la concurrence, réduire les rigidités structurelles, renforcer l'accompagnement des entreprises, améliorer le ciblage des investissements sur les projets les plus porteurs, ce sont à mon sens les priorités. Monsieur le sénateur, vous y croyez des réformes économiques aussi importantes ?
Réponse partielle
Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'é…
« Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'égalité et vous devez participer à l'effort commun national. Ça, c'est clair. Je ne partage pas tout à fait l'avis que vous avez évoqué, et la directrice, l'ancienne directrice de la DGÉ, sur l'auctroi de mer, seul facteur d'inflation. Ce n'est pas vrai. J'ai lu presque toutes les études et j'ai eu des problèmes de méthode avec eux. Oui, il y a cette part comme tout impôt. Il y a aussi la TVA sur les produits de première nécessité et sur les autres produits. En revanche, il y a des marges qui sont exorbitantes. Il y a de l'opacité. Il y a une absence de concurrence. On en revient aux marges. Voilà, on en revient aux marges. Et là, on a tout un arsenal de moyens. Le texte VAL, c'était déjà une bonne approche, mais c'était insuffisant. Le texte qui est sorti du Sénat, c'est insuffisant. Moi-même, j'ai fait une BPL Vichère qui a été ici adoptée à l'unanimité. J'attends ça en avait à l'Assemblée nationale. C'est tout l'objet de nos discussions en groupe de sénateurs socialistes et de députés socialistes. Je vais voir Maurice VAL au demain ou après-demain pour voir comment faire tout ça sur certains sujets. Sur le funéraire, c'est un vrai sujet national. Et toute la nation, y compris donc les Outre-mer, sur la démerchandisation de ce secteur, avec plus de concurrence dans ce secteur, éviter les concentrations abusives. C'est tout notre problème. La chaîne de valeur est opaque. Alors moi, je ne l'accuse pas de telle ou telle entreprise. Mais l'État ne se donne plus les moyens d'être un peu dans la régulation. On ne demande pas l'encadrement ni les prix administrés. Depuis 1986, depuis Baladio, c'est terminé. C'est la concurrence qui fait les prix, normalement. Il devrait faire baisser les prix. Mais c'est une illusion s'il n'y a pas une volonté politique. Et aujourd'hui, j'estime qu'il n'y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. La conclusion de nos travaux en commission d'enquête, je pense, devra déboucher sur une période pour résorber ces déficits. Après, savez-vous que les écarts de patrimoine, les écarts de revenus entre les plus riches au 9e décile et le 1er décile, donc les 10% les plus faibles, c'est plus élevé que dans l'hexagone. Mais en même temps, les revenus sont plus faibles. La santé, il y a des déficits considérables. Une offre de soin qui n'est pas suffisamment encore de qualité et de niveau. Il faut donc cette période de rattrapage, même si certains récursants disent, on court derrière un modèle qu'on nous impose. Non, moi j'ai fait un texte que l'égalité est un impératif. C'est dans la devise de la République, ça n'existe pas là-bas. C'est pourquoi j'ai appelé ce texte à l'époque « Égalité réelle ». Après, bien sûr, chacun devra contribuer en fonction de ses facultés et de ses capacités. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 22:30
Question 12Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Que faut-il au contraire supprimer ?
Réponse directe
C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadel…
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13Voir 1 autre passage
« payent à leurs locataires gérants. Ils ne sont pas toujours propriétaires des murs des stations. Il y en a. Mais c'est souvent les compagnies, comme Total, qui possèdent 3,300 ici en Hexagone et la plupart des stations là-bas. Non, il décide qu'on va donner une indemnité de précarité aux gérants, qui ne sont pas propriétaires, qui sont des gérants. C'est une concussion. C'est un préfet qui décide de remplacer le Parlement, qui a le monopole sur les impositions de toute nature et qui décide de prélever quelques centimes. C'est le consommateur qui paye. On dit, ne le supprimez pas, mais payez-le sur vos marges. Ensuite, vous avez un certain nombre de choses, par exemple, sur les cubes. Si on veut ouvrir la concurrence, et vous avez entendu le journaliste dire, il n'y a pas de concurrence chez nous, le préfet fixe un prix plafond, tout le monde pratique le prix plafond. Donc, il y a une cartélisation qui se fait et il n'y a pas une concurrence, c'est un jeu de la concurrence. La DLC et la commission de régulation de l'énergie devraient le contrôler. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 16:21
Question 13Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Chercher la station-service la moins chère, c'est un réflexe qui n'existe pas ici en Guadeloupe, puisque le carburant est vendu au même prix partout. Ce prix, il est fixé par arrêté tous les mois par le préfet de la région Guadeloupe. Alors, en théorie, c'est un prix maximum, mais dans les faits, personne ne vend ce carburant plus bas. Alors, derrière ce prix, il y a un calcul assez complexe pour garantir notamment une rentabilité à l'unique société qui raffine du pétrole, ou encore pour garantir le salaire des pompistes. Car oui, en Guadeloupe, nous avons encore des pompistes pour mettre de l'essence dans nos voitures, mais surtout pour garantir des emplois. Notez également que l'État ne perçoit pas de TVA ou pas de taxes sur la consommation de produits pétroliers, puisque ces taxes ont été remplacées par des taxes locales. Monsieur Lurel, vous avez récemment fait une proposition pour réformer ce système afin de faire baisser les prix. Alors concrètement, que faut-il garder ?
Réponse partielle
C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadel…
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13Voir 1 autre passage
« payent à leurs locataires gérants. Ils ne sont pas toujours propriétaires des murs des stations. Il y en a. Mais c'est souvent les compagnies, comme Total, qui possèdent 3,300 ici en Hexagone et la plupart des stations là-bas. Non, il décide qu'on va donner une indemnité de précarité aux gérants, qui ne sont pas propriétaires, qui sont des gérants. C'est une concussion. C'est un préfet qui décide de remplacer le Parlement, qui a le monopole sur les impositions de toute nature et qui décide de prélever quelques centimes. C'est le consommateur qui paye. On dit, ne le supprimez pas, mais payez-le sur vos marges. Ensuite, vous avez un certain nombre de choses, par exemple, sur les cubes. Si on veut ouvrir la concurrence, et vous avez entendu le journaliste dire, il n'y a pas de concurrence chez nous, le préfet fixe un prix plafond, tout le monde pratique le prix plafond. Donc, il y a une cartélisation qui se fait et il n'y a pas une concurrence, c'est un jeu de la concurrence. La DLC et la commission de régulation de l'énergie devraient le contrôler. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 16:21
Question 14Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
– Victor Allurel, vous êtes à l'origine de nombreuses initiatives parlementaires, propositions de loi, et je voudrais qu'on parle d'une proposition de loi qui prévoit de supprimer le mot « race » dans la Constitution, qui est toujours présent à l'article 1er de ce texte fondamental de la Vème République. Comment expliquer que ce mot soit encore présent ?
Réponse directe
– Alors, oui, je m'en étonne, parce que ce n'est pas un concept scientifique, la science a bien dit que c'est un concept qui, à la limite, peut s'appliquer à la zootechnie, donc aux animaux, il y a des races de chiens ou de chevaux, etc., mais pas pour la famille humaine. Alors, le problème, c'est que supprimer le mot « race » ne supprime pas le racisme. Alors, on a fait un texte, et c'est la troisième fois que je fais ça, j'ai été député pendant un temps, on a fait ça plusieurs fois avec les communistes et d'autres personnes. Il y a cette réticence ici. Quand vous abordez le sujet, il y a un impensé ici, en hexagone.
« – Alors, oui, je m'en étonne, parce que ce n'est pas un concept scientifique, la science a bien dit que c'est un concept qui, à la limite, peut s'appliquer à la zootechnie, donc aux animaux, il y a des races de chiens ou de chevaux, etc., mais pas pour la famille humaine. Alors, le problème, c'est que supprimer le mot « race » ne supprime pas le racisme. Alors, on a fait un texte, et c'est la troisième fois que je fais ça, j'ai été député pendant un temps, on a fait ça plusieurs fois avec les communistes et d'autres personnes. Il y a cette réticence ici. Quand vous abordez le sujet, il y a un impensé ici, en hexagone. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 27:28
Question 15Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
Sur le détroit d'Hormuz, il y a un pluriel qui est fermé à double tour, qui est bloqué par les Iraniens. Les ports iraniens font l'objet d'un blocus de la part des Américains. Emmanuel Macron va organiser vendredi une conférence pour une mission internationale de sécurisation du détroit d'Hormuz une fois qu'il sera réouvert avec la possibilité de sécuriser le trafic maritime. Vous êtes favorable à cette mission ?
Réponse partielle
Est-ce qu'il faut envoyer des frégates françaises pour sécuriser ce détroit en sable ? C'est une bonne initiative, mais il y a une condition préalable. Lorsque la paix sera restaurée, là on viendra accompagner les navires. C'est une diplomatie verbale, il fallait la faire. Mais ce qu'il faut faire, en tout cas, en termes d'équilibre et de justice, c'est ce que fait l'Espagne. L'Espagne est l'honneur de l'Europe. De dire, moi j'ai des choses graves, je prends des décisions. Il vient de décider, je crois, hier ou avant-hier, que la convention de coopération avec Israël va être peut-être abrogée ou terminée ou suspendue. L'Europe est incapable de faire ça. Il vient de fermer son espace aérien.…
« Est-ce qu'il faut envoyer des frégates françaises pour sécuriser ce détroit en sable ? C'est une bonne initiative, mais il y a une condition préalable. Lorsque la paix sera restaurée, là on viendra accompagner les navires. C'est une diplomatie verbale, il fallait la faire. Mais ce qu'il faut faire, en tout cas, en termes d'équilibre et de justice, c'est ce que fait l'Espagne. L'Espagne est l'honneur de l'Europe. De dire, moi j'ai des choses graves, je prends des décisions. Il vient de décider, je crois, hier ou avant-hier, que la convention de coopération avec Israël va être peut-être abrogée ou terminée ou suspendue. L'Europe est incapable de faire ça. Il vient de fermer son espace aérien. C'est courageux. Il faut que tous se mettent autour d'une table avec cette idée simple, pas de nucléarisation, chacun se respecte, on retrouve la fraternité dans le respect de chacun. La Palestine a son État, Israël doit vivre en sécurité reconnue par tous et travailler ensemble. Je dis, moi, cette famille-là, ils sont tous, j'allais dire, descendants d'Abraham. C'est abrahamique, tout ça. Voilà, donc je dis, ayons le courage de l'évoquer. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 11:28
Question 16Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
Victorin Lurel, vous semblez donner raison au propos de Marine Le Pen, quand elle disait hier que, finalement, rien n'avait été prévu avant la saison cyclonique ?
Réponse partielle
Alors, ce n'est pas ma référence, il est vrai, mais un cyclone est prévisible, ce n'est pas un tremblement de terre. Et que, oui, d'aucun pense ici qu'on aurait pu évacuer notamment les malades avant le cyclone. D'autant plus qu'avec les moyens de prévision, un cyclone de force sec, c'est véritablement cataclysmique. Et c'est le cas aujourd'hui. On aurait pu évacuer avant. Bon, on ne l'a pas fait, on le fait après. Donc, il faut des moyens, il faut de la logistique, il faut du transport. Et c'est ce que l'État fait aujourd'hui. Donc, je crois que c'est remonté au meilleur niveau. On a véritablement pris conscience des choses.
« Alors, ce n'est pas ma référence, il est vrai, mais un cyclone est prévisible, ce n'est pas un tremblement de terre. Et que, oui, d'aucun pense ici qu'on aurait pu évacuer notamment les malades avant le cyclone. D'autant plus qu'avec les moyens de prévision, un cyclone de force sec, c'est véritablement cataclysmique. Et c'est le cas aujourd'hui. On aurait pu évacuer avant. Bon, on ne l'a pas fait, on le fait après. Donc, il faut des moyens, il faut de la logistique, il faut du transport. Et c'est ce que l'État fait aujourd'hui. Donc, je crois que c'est remonté au meilleur niveau. On a véritablement pris conscience des choses. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 2:38
Question 17Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
Comment, à présent, vont s'organiser les secours ?
Réponse directe
Alors, il faut espérer que ce que fait l'État et l'État fait le job, il faut le dire, mais que l'État devrait, à mon sens, et on en a discuté avec les plus hautes autorités, faire davantage, mieux et autrement. Il faut davantage, il faut plus de forces de sécurité, plus de moyens et de moyens projetables sur les deux îles. Faire, en fait, un peu ce qui a été fait dans la partie néerlandaise de l'île, avec des soldats, l'armée, qui est dans tous les quartiers et qui contrôle. Ce n'est pas le cas dans la partie française. Alors, au moment où je vous parle, le président de la République a centralisé un peu les choses à l'Élysée, d'après ce que j'ai cru comprendre, que des forces supplémentaire…
« Alors, il faut espérer que ce que fait l'État et l'État fait le job, il faut le dire, mais que l'État devrait, à mon sens, et on en a discuté avec les plus hautes autorités, faire davantage, mieux et autrement. Il faut davantage, il faut plus de forces de sécurité, plus de moyens et de moyens projetables sur les deux îles. Faire, en fait, un peu ce qui a été fait dans la partie néerlandaise de l'île, avec des soldats, l'armée, qui est dans tous les quartiers et qui contrôle. Ce n'est pas le cas dans la partie française. Alors, au moment où je vous parle, le président de la République a centralisé un peu les choses à l'Élysée, d'après ce que j'ai cru comprendre, que des forces supplémentaires seront déployées. On me dit qu'il y a 410 gendarmes déjà sur place. Ce n'est pas ce que constate la population, mais ce sont des ressentis. Moi, j'ai constaté le départ de 102 gendarmes. On va en envoyer 240 supplémentaires, un A400M, bref. On envoie d'autres forces, une quarantaine de membres du GIGN et du GIPN. Bref, il faut faire davantage. Oui, davantage. L'État a pris conscience qu'il faut davantage de moyens et une autre sécurisation sur place. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 1:10
Question 18Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
On a entendu, juste avant cette intervention dans le journal de 8h, le délégué outre-mer au conservatoire du littoral, Alain Brondeau. Il rappelait que le plan d'urbanisme de Saint-Martin remonte à 1990. Or, depuis, la population a été multipliée par 5. Ça a entraîné une urbanisation sauvage. Et ça a contribué à plus de risques sur Saint-Martin quand un cyclone arrive ?
Réponse directe
C'est absolument possible, parce qu'il y a un problème d'assainissement, d'urbanisation et de construction. C'est évident. Mais il faut savoir que Saint-Martin, c'est une petite île. C'est 40 000 habitants, y compris les émigrés. C'est 8 000 habitants à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy. Au total, vous avez 40 000 à 50 000 personnes. On peut gérer ça. À mon sens, on peut gérer ça mieux.
« C'est absolument possible, parce qu'il y a un problème d'assainissement, d'urbanisation et de construction. C'est évident. Mais il faut savoir que Saint-Martin, c'est une petite île. C'est 40 000 habitants, y compris les émigrés. C'est 8 000 habitants à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy. Au total, vous avez 40 000 à 50 000 personnes. On peut gérer ça. À mon sens, on peut gérer ça mieux. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 8:13
Question 19Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
À propos des pillages, Victorin Lurel, à propos des pillages, est-ce que l'envoi de 240 gendarmes, plus des hommes, du GIGN, du GIPN également, est-ce que tout cela est une réponse appropriée à la situation en ce moment ?
Réponse directe
C'est une réponse appropriée, mais elle pourrait être un peu plus rapide. Et quand on dit faire mieux, c'est ça. On a les moyens dans la République française de déployer sur des terres françaises des moyens conséquents et dans les meilleurs délais. Donc, moi, j'ai eu personnellement à le dire, si j'ose dire au président de la République, lui-même, qu'on va faire mieux. Je comprends que les décisions ont été prises encore hier, peut-être aujourd'hui même, et qu'il ne faut pas attendre qu'un jour, un mois, pour acheminer tout cela. Donc, je crois qu'il y a une meilleure prise de conscience. Il y a un ministre, une ministre sur place, qui fait également son travail. Quelle est la difficulté ?…
« C'est une réponse appropriée, mais elle pourrait être un peu plus rapide. Et quand on dit faire mieux, c'est ça. On a les moyens dans la République française de déployer sur des terres françaises des moyens conséquents et dans les meilleurs délais. Donc, moi, j'ai eu personnellement à le dire, si j'ose dire au président de la République, lui-même, qu'on va faire mieux. Je comprends que les décisions ont été prises encore hier, peut-être aujourd'hui même, et qu'il ne faut pas attendre qu'un jour, un mois, pour acheminer tout cela. Donc, je crois qu'il y a une meilleure prise de conscience. Il y a un ministre, une ministre sur place, qui fait également son travail. Quelle est la difficulté ? Vous avez deux îles séparées par une frontière fictive, depuis 1648, traité de Concordia. C'est pour eux. Il y a une prison qui a été détruite et tous les prisonniers sont libres et armés. Donc, c'est vrai qu'on voit ça dans... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 3:29
Question 20Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
Alors, moins de menaces pour les îles françaises et franco-néerlandaises, ça veut dire que les secours vont pouvoir s'organiser ?
Réponse à côté
Alors, il faut espérer que ce que fait l'État et l'État fait le job, il faut le dire, mais que l'État devrait, à mon sens, et on en a discuté avec les plus hautes autorités, faire davantage, mieux et autrement. Il faut davantage, il faut plus de forces de sécurité, plus de moyens et de moyens projetables sur les deux îles. Faire, en fait, un peu ce qui a été fait dans la partie néerlandaise de l'île, avec des soldats, l'armée, qui est dans tous les quartiers et qui contrôle. Ce n'est pas le cas dans la partie française. Alors, au moment où je vous parle, le président de la République a centralisé un peu les choses à l'Élysée, d'après ce que j'ai cru comprendre, que des forces supplémentaire…
« Alors, il faut espérer que ce que fait l'État et l'État fait le job, il faut le dire, mais que l'État devrait, à mon sens, et on en a discuté avec les plus hautes autorités, faire davantage, mieux et autrement. Il faut davantage, il faut plus de forces de sécurité, plus de moyens et de moyens projetables sur les deux îles. Faire, en fait, un peu ce qui a été fait dans la partie néerlandaise de l'île, avec des soldats, l'armée, qui est dans tous les quartiers et qui contrôle. Ce n'est pas le cas dans la partie française. Alors, au moment où je vous parle, le président de la République a centralisé un peu les choses à l'Élysée, d'après ce que j'ai cru comprendre, que des forces supplémentaires seront déployées. On me dit qu'il y a 410 gendarmes déjà sur place. Ce n'est pas ce que constate la population, mais ce sont des ressentis. Moi, j'ai constaté le départ de 102 gendarmes. On va en envoyer 240 supplémentaires, un A400M, bref. On envoie d'autres forces, une quarantaine de membres du GIGN et du GIPN. Bref, il faut faire davantage. Oui, davantage. L'État a pris conscience qu'il faut davantage de moyens et une autre sécurisation sur place. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 1:10
Question 21Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
la population n'a pas toujours respecté les consignes d'évacuation. Pour quelles raisons, d'abord ?
Réponse directe
Alors, en Guadeloupe, oui, on le fait à Guadeloupe, comme on dit, ici, continental. À Saint-Martin, ça a été autre chose. Il y a eu un précédent en 1995, avec le siffle de Louis. On a demandé aux bidonvilles, aux barraquements de fortune, faits de briques et de brocs, d'évacuer. Certains l'avaient fait, notamment à Sondigorn. Ça veut dire d'ailleurs terrain sableux. C'est une petite langue de terre qui avance sur la mer et qui est dans une zone dite de submersion, donc inondable. Cette fois-ci, les gens, oui, une belle partie de la population n'a pas souhaité le faire. Pourquoi ? En 1995, après le cyclone, on a passé des bulldozers parce qu'il s'agissait de gens en situation irrégulière. De…
« Alors, en Guadeloupe, oui, on le fait à Guadeloupe, comme on dit, ici, continental. À Saint-Martin, ça a été autre chose. Il y a eu un précédent en 1995, avec le siffle de Louis. On a demandé aux bidonvilles, aux barraquements de fortune, faits de briques et de brocs, d'évacuer. Certains l'avaient fait, notamment à Sondigorn. Ça veut dire d'ailleurs terrain sableux. C'est une petite langue de terre qui avance sur la mer et qui est dans une zone dite de submersion, donc inondable. Cette fois-ci, les gens, oui, une belle partie de la population n'a pas souhaité le faire. Pourquoi ? En 1995, après le cyclone, on a passé des bulldozers parce qu'il s'agissait de gens en situation irrégulière. Des gens de la Caraïbe qui sont là. Saint-Martin, il y a une fausse idée de Saint-Martin. Vous avez des gens riches. Trump passe à sa maison là-bas. Des milliardaires ont des villas absolument somptuels. Mais vous avez des bidonvilles. Vous avez des quartiers absolument insalubres, faits, je vous dis, avec des moyens de fortune, avançant sur la mer. C'est une petite île de 80 km², dont 53, 54 km² appartenant à la France. L'autre, c'est la partie hollandaise, très autonome. Ils anticipent, ils envoient l'armée tout de suite avant le cyclone. Donc là, aujourd'hui, on fait ce qu'il faut faire après coup. Donc oui, on peut toujours critiquer ça. Aujourd'hui, il faut faire pour le mieux. C'est ce que tente de faire l'État, avec des moyens de les renforcer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 6:26
Question 22Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
Le 6-9 du week-end, Éric Delvaux, sur France Inter. Bonjour Victorin Lurel. Bonjour. Ancien ministre des Outre-mer du gouvernement Aéros, ancien président de la région Guadeloupe, vous avez aussi été député de Saint-Martin. Vous êtes en ligne de Pointe-à-Pitre, il est 2h22 chez vous et merci d'avoir veillé tard pour répondre à nos questions. Le pire semble donc passer, après Irma, José a finalement s'est éloigné. Comment les Guadeloupéens, jusqu'au nord de Saint-Martin, ont-ils ressenti le non-passage, finalement, de José ?
Réponse directe
Comme un soulagement, parce qu'on appréhendait vraiment le passage d'un deuxième cyclone, catégorie 3+, voire 4, au moment où nous parlons, ça s'est rapproché de la Floride et des Keys, transformé en cyclone de catégorie 4. Ce sont des monstres. Et donc, c'est véritablement un soulagement pour les habitants des îles du Nord, comme on dit ici, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
« Comme un soulagement, parce qu'on appréhendait vraiment le passage d'un deuxième cyclone, catégorie 3+, voire 4, au moment où nous parlons, ça s'est rapproché de la Floride et des Keys, transformé en cyclone de catégorie 4. Ce sont des monstres. Et donc, c'est véritablement un soulagement pour les habitants des îles du Nord, comme on dit ici, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 0:35
Question 23Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
Ça a été démenti, cette version, cette rumeur des 250 prisonniers qui seraient évadés d'une prison de Saint-Martin en emportant des armes ?
Réponse directe
Non, pas à ma connaissance jusqu'ici, puisque j'ai vu un témoignage de gendarmes pour dire oui, c'est une réalité. Vos confrères de BFM l'ont retransmis. Donc, pour le moment, je n'ai pas de démenti. Il est certain que la sécurité n'est pas assurée. En tout cas, pas suffisamment. Il faudra faire mieux. C'est la raison pour laquelle il y a renforcement de moyens en personnel militaire. Est-ce qu'il faut donc envoyer l'armée ? Oui. Vous réclamez l'armée à Saint-Martin ? Oui, absolument. La partie hollandaise l'a fait. Vous avez des soldats néerlandais partout, dans les quartiers de Saint-Martin. Donc, la partie hollandaise. Aujourd'hui, au-delà des gendarmes, il faut peut-être, oui, des solda…
« Non, pas à ma connaissance jusqu'ici, puisque j'ai vu un témoignage de gendarmes pour dire oui, c'est une réalité. Vos confrères de BFM l'ont retransmis. Donc, pour le moment, je n'ai pas de démenti. Il est certain que la sécurité n'est pas assurée. En tout cas, pas suffisamment. Il faudra faire mieux. C'est la raison pour laquelle il y a renforcement de moyens en personnel militaire. Est-ce qu'il faut donc envoyer l'armée ? Oui. Vous réclamez l'armée à Saint-Martin ? Oui, absolument. La partie hollandaise l'a fait. Vous avez des soldats néerlandais partout, dans les quartiers de Saint-Martin. Donc, la partie hollandaise. Aujourd'hui, au-delà des gendarmes, il faut peut-être, oui, des soldats. Il faut le 33ème RIMA pour les travaux. Oui, il faut des ingénieurs, il faut un bateau hôpital pour évacuer. Ensuite, il y a les évacuations qui font polémiques ici. Ce n'est pas facile pour l'État de gérer ça. Simplement, il faut une meilleure communication. Faire autrement, c'est ça. Il faut expliquer que les familles des gendarmes doivent être évacuées. Ma condition de faire comprendre qu'un gendarme travaille mieux quand sa famille est ailleurs. Deuxièmement, les touristes sont là, ils ont des assurances. Il y a des affritteurs, il y a des tour opérateurs qui doivent évacuer. Mais l'État doit expliquer ça. Vous savez, aux États-Unis, ils font des pointes où les trois heures, et tout est sur la table, tout est su. Donc, il n'y a pas de polémique. Les réseaux sociaux ne peuvent pas polluer l'atmosphère. Aujourd'hui, c'est un peu ça. Mais il faut comprendre le vécu des gens. Les gens ont vécu un traumatisme qui est profond. Les gens qui sont en larmes, qui ne peuvent plus se contenir, et qui sont parfois menacés dans leur vie. Ils n'ont plus peur de l'ouragan. J'osais passer à côté, mais aujourd'hui, ils ont peur pour leur vie. Lors des précédents passages d'ouragan en Guadeloupe, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 4:36
Question 24Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"
Ça a été démenti, notamment par le gouvernement ?
Réponse directe
Non, pas à ma connaissance jusqu'ici, puisque j'ai vu un témoignage de gendarmes pour dire oui, c'est une réalité. Vos confrères de BFM l'ont retransmis. Donc, pour le moment, je n'ai pas de démenti. Il est certain que la sécurité n'est pas assurée. En tout cas, pas suffisamment. Il faudra faire mieux. C'est la raison pour laquelle il y a renforcement de moyens en personnel militaire. Est-ce qu'il faut donc envoyer l'armée ? Oui. Vous réclamez l'armée à Saint-Martin ? Oui, absolument. La partie hollandaise l'a fait. Vous avez des soldats néerlandais partout, dans les quartiers de Saint-Martin. Donc, la partie hollandaise. Aujourd'hui, au-delà des gendarmes, il faut peut-être, oui, des solda…
« Non, pas à ma connaissance jusqu'ici, puisque j'ai vu un témoignage de gendarmes pour dire oui, c'est une réalité. Vos confrères de BFM l'ont retransmis. Donc, pour le moment, je n'ai pas de démenti. Il est certain que la sécurité n'est pas assurée. En tout cas, pas suffisamment. Il faudra faire mieux. C'est la raison pour laquelle il y a renforcement de moyens en personnel militaire. Est-ce qu'il faut donc envoyer l'armée ? Oui. Vous réclamez l'armée à Saint-Martin ? Oui, absolument. La partie hollandaise l'a fait. Vous avez des soldats néerlandais partout, dans les quartiers de Saint-Martin. Donc, la partie hollandaise. Aujourd'hui, au-delà des gendarmes, il faut peut-être, oui, des soldats. Il faut le 33ème RIMA pour les travaux. Oui, il faut des ingénieurs, il faut un bateau hôpital pour évacuer. Ensuite, il y a les évacuations qui font polémiques ici. Ce n'est pas facile pour l'État de gérer ça. Simplement, il faut une meilleure communication. Faire autrement, c'est ça. Il faut expliquer que les familles des gendarmes doivent être évacuées. Ma condition de faire comprendre qu'un gendarme travaille mieux quand sa famille est ailleurs. Deuxièmement, les touristes sont là, ils ont des assurances. Il y a des affritteurs, il y a des tour opérateurs qui doivent évacuer. Mais l'État doit expliquer ça. Vous savez, aux États-Unis, ils font des pointes où les trois heures, et tout est sur la table, tout est su. Donc, il n'y a pas de polémique. Les réseaux sociaux ne peuvent pas polluer l'atmosphère. Aujourd'hui, c'est un peu ça. Mais il faut comprendre le vécu des gens. Les gens ont vécu un traumatisme qui est profond. Les gens qui sont en larmes, qui ne peuvent plus se contenir, et qui sont parfois menacés dans leur vie. Ils n'ont plus peur de l'ouragan. J'osais passer à côté, mais aujourd'hui, ils ont peur pour leur vie. Lors des précédents passages d'ouragan en Guadeloupe, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 4:36
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13
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« payent à leurs locataires gérants. Ils ne sont pas toujours propriétaires des murs des stations. Il y en a. Mais c'est souvent les compagnies, comme Total, qui possèdent 3,300 ici en Hexagone et la plupart des stations là-bas. Non, il décide qu'on va donner une indemnité de précarité aux gérants, qui ne sont pas propriétaires, qui sont des gérants. C'est une concussion. C'est un préfet qui décide de remplacer le Parlement, qui a le monopole sur les impositions de toute nature et qui décide de prélever quelques centimes. C'est le consommateur qui paye. On dit, ne le supprimez pas, mais payez-le sur vos marges. Ensuite, vous avez un certain nombre de choses, par exemple, sur les cubes. Si on veut ouvrir la concurrence, et vous avez entendu le journaliste dire, il n'y a pas de concurrence chez nous, le préfet fixe un prix plafond, tout le monde pratique le prix plafond. Donc, il y a une cartélisation qui se fait et il n'y a pas une concurrence, c'est un jeu de la concurrence. La DLC et la commission de régulation de l'énergie devraient le contrôler. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 16:21
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« payent à leurs locataires gérants. Ils ne sont pas toujours propriétaires des murs des stations. Il y en a. Mais c'est souvent les compagnies, comme Total, qui possèdent 3,300 ici en Hexagone et la plupart des stations là-bas. Non, il décide qu'on va donner une indemnité de précarité aux gérants, qui ne sont pas propriétaires, qui sont des gérants. C'est une concussion. C'est un préfet qui décide de remplacer le Parlement, qui a le monopole sur les impositions de toute nature et qui décide de prélever quelques centimes. C'est le consommateur qui paye. On dit, ne le supprimez pas, mais payez-le sur vos marges. Ensuite, vous avez un certain nombre de choses, par exemple, sur les cubes. Si on veut ouvrir la concurrence, et vous avez entendu le journaliste dire, il n'y a pas de concurrence chez nous, le préfet fixe un prix plafond, tout le monde pratique le prix plafond. Donc, il y a une cartélisation qui se fait et il n'y a pas une concurrence, c'est un jeu de la concurrence. La DLC et la commission de régulation de l'énergie devraient le contrôler. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 16:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« payent à leurs locataires gérants. Ils ne sont pas toujours propriétaires des murs des stations. Il y en a. Mais c'est souvent les compagnies, comme Total, qui possèdent 3,300 ici en Hexagone et la plupart des stations là-bas. Non, il décide qu'on va donner une indemnité de précarité aux gérants, qui ne sont pas propriétaires, qui sont des gérants. C'est une concussion. C'est un préfet qui décide de remplacer le Parlement, qui a le monopole sur les impositions de toute nature et qui décide de prélever quelques centimes. C'est le consommateur qui paye. On dit, ne le supprimez pas, mais payez-le sur vos marges. Ensuite, vous avez un certain nombre de choses, par exemple, sur les cubes. Si on veut ouvrir la concurrence, et vous avez entendu le journaliste dire, il n'y a pas de concurrence chez nous, le préfet fixe un prix plafond, tout le monde pratique le prix plafond. Donc, il y a une cartélisation qui se fait et il n'y a pas une concurrence, c'est un jeu de la concurrence. La DLC et la commission de régulation de l'énergie devraient le contrôler. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 16:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 14:13Voir 2 autres passages
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 17:48
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est au peu le cas, parce que c'est l'une des marges les plus élevées du monde. Les marges des distributeurs dans les Outre-mer ont été préservées, à condition de garder 1000 emplois chez moi en Guadeloupe, autant en Martinique, à La Réunion et en Guyane. Ça ne se fait plus. C'est vrai que vous voyez déjà les pompes automatiques qui apparaissent. Le soir, c'est vrai, avec une carte bancaire, vous pouvez faire votre plein. On peut comprendre ça. Mais il y a des marges. Premièrement, moi j'avais, avec d'autres prix, un décret et trois arrêtés de méthode, dans les trois océans, Indien, Pacifique et Atlantique-Caraïbe, de dire que la Sarah, petite raffinerie alimentant Guyane-Martinique-Guadeloupe, c'est 9%. On s'est trompé. C'était à l'époque 15%. On est descendu à 9%. Mais c'est énorme en filière industrielle. 9% de marge. Lorsque vous avez 9% en filière industrielle, c'est très lourd. Même quand vous placez votre épargne à la caisse d'épargne ou ailleurs, ou à la Poste ou dans les autres banques, c'est très peu de choses. C'est beaucoup. Il faut revoir ça. Deuxièmement, il y a un triple monopole pour la Sarah. C'est l'importation, c'est le stockage et c'est le raffinage. Il faut revoir ces choses-là. Ensuite, vous avez des choses. On donne 4,7 dollars par baril de pétrole venant de la mer du Nord, donc le Brent, sans justificatif. Moi, j'avais réduit à 3,65 dollars. Je voulais même supprimer. À l'époque, j'ai perdu l'arbitrage. Eh bien, le gouvernement, les gouvernements l'ont mis à 4,7 dollars par baril payé par le consommateur. Sans justificatif. Ensuite, vous avez des indemnités. Il faut baisser au moins ce type de prélèvement qui augmente la marge de la Sarah, qui a une marge garantie de 9%, au moins 23 millions d'euros. C'est aujourd'hui, c'est à revoir. Ensuite, vous avez une indemnité de précarité des gérants. Ça existe dans l'Hexagone. Ce sont les compagnies pétrolières qui, sur leur marge, par convention interprofessionnelle pétrolière, »
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« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:24Voir 2 autres passages
« Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'égalité et vous devez participer à l'effort commun national. Ça, c'est clair. Je ne partage pas tout à fait l'avis que vous avez évoqué, et la directrice, l'ancienne directrice de la DGÉ, sur l'auctroi de mer, seul facteur d'inflation. Ce n'est pas vrai. J'ai lu presque toutes les études et j'ai eu des problèmes de méthode avec eux. Oui, il y a cette part comme tout impôt. Il y a aussi la TVA sur les produits de première nécessité et sur les autres produits. En revanche, il y a des marges qui sont exorbitantes. Il y a de l'opacité. Il y a une absence de concurrence. On en revient aux marges. Voilà, on en revient aux marges. Et là, on a tout un arsenal de moyens. Le texte VAL, c'était déjà une bonne approche, mais c'était insuffisant. Le texte qui est sorti du Sénat, c'est insuffisant. Moi-même, j'ai fait une BPL Vichère qui a été ici adoptée à l'unanimité. J'attends ça en avait à l'Assemblée nationale. C'est tout l'objet de nos discussions en groupe de sénateurs socialistes et de députés socialistes. Je vais voir Maurice VAL au demain ou après-demain pour voir comment faire tout ça sur certains sujets. Sur le funéraire, c'est un vrai sujet national. Et toute la nation, y compris donc les Outre-mer, sur la démerchandisation de ce secteur, avec plus de concurrence dans ce secteur, éviter les concentrations abusives. C'est tout notre problème. La chaîne de valeur est opaque. Alors moi, je ne l'accuse pas de telle ou telle entreprise. Mais l'État ne se donne plus les moyens d'être un peu dans la régulation. On ne demande pas l'encadrement ni les prix administrés. Depuis 1986, depuis Baladio, c'est terminé. C'est la concurrence qui fait les prix, normalement. Il devrait faire baisser les prix. Mais c'est une illusion s'il n'y a pas une volonté politique. Et aujourd'hui, j'estime qu'il n'y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. La conclusion de nos travaux en commission d'enquête, je pense, devra déboucher sur une période pour résorber ces déficits. Après, savez-vous que les écarts de patrimoine, les écarts de revenus entre les plus riches au 9e décile et le 1er décile, donc les 10% les plus faibles, c'est plus élevé que dans l'hexagone. Mais en même temps, les revenus sont plus faibles. La santé, il y a des déficits considérables. Une offre de soin qui n'est pas suffisamment encore de qualité et de niveau. Il faut donc cette période de rattrapage, même si certains récursants disent, on court derrière un modèle qu'on nous impose. Non, moi j'ai fait un texte que l'égalité est un impératif. C'est dans la devise de la République, ça n'existe pas là-bas. C'est pourquoi j'ai appelé ce texte à l'époque « Égalité réelle ». Après, bien sûr, chacun devra contribuer en fonction de ses facultés et de ses capacités. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 17:48Voir 2 autres passages
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes10 sept. 2017 au 15 avr. 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
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« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
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« Il y a une responsabilité parce que lorsque vous voulez pérenniser une hégémonie, donc une asymétrie entre des pays, vous êtes le pays dominant et donc vous faites jouer la théorie du piège de Thucydide. J'attaque le plus faible. C'est la dissuasion du fort au faible. Le faible ne doit pas progresser. Je dois garder mon hégémonie. Pourquoi ce n'est pas sur la table des négociations ? Je suis sûr qu'avec ça, les gens vivraient en paix et en fraternité. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 10:37
« – Il n'y a pas d'effort structurel, c'est pourquoi la commission s'appelle d'ailleurs « systémique ». Ce mot-là aussi est souvent récusé, mais c'est vrai, c'est un système qui se pérennise, qui s'auto-reproduit. Il y a les séquelles du colonialisme et du post-colonialisme dans l'affaire. Ce qu'on appelle en économie les préférences de structure, eh bien le foncier possédé par une classe, d'autres disent une ethnoclasse, ça n'a pas fait circuler le foncier. Je fais un texte sur le foncier, sur les désordres de propriété dans les Outre-mer qui complètent la loi dite « letchimie » et qui complètent, si j'ose dire, et qui va de pair avec ce que le ministre Darmanet qui m'a reçu avant-hier pour dire « on va, pour sortir des difficultés de liquidation des successions, on va faire un duo entre le notaire et le juge, tout en respectant le droit de propriété pour aller beaucoup plus vite et sortir ». Ensuite, nous on demande quelques exonérations, comme encore, c'est à Mayotte, parce que pourquoi ? Aujourd'hui, il y a des successions qui durent 100 ans, qui durent 140 ans, eh bien là, on va supprimer ça, l'État ne paie rien du tout parce qu'aujourd'hui, l'État n'encaisse pas de dire « jusqu'en 2038, pendant 10 ans, on fait ça, on accélère les procédures et on donne les titres de propriété ». Se faire circuler le foncier, tout en gardant une certaine identité sur ça, elle me permet de réactiver l'économie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, en Guadeloupe, oui, on le fait à Guadeloupe, comme on dit, ici, continental. À Saint-Martin, ça a été autre chose. Il y a eu un précédent en 1995, avec le siffle de Louis. On a demandé aux bidonvilles, aux barraquements de fortune, faits de briques et de brocs, d'évacuer. Certains l'avaient fait, notamment à Sondigorn. Ça veut dire d'ailleurs terrain sableux. C'est une petite langue de terre qui avance sur la mer et qui est dans une zone dite de submersion, donc inondable. Cette fois-ci, les gens, oui, une belle partie de la population n'a pas souhaité le faire. Pourquoi ? En 1995, après le cyclone, on a passé des bulldozers parce qu'il s'agissait de gens en situation irrégulière. Des gens de la Caraïbe qui sont là. Saint-Martin, il y a une fausse idée de Saint-Martin. Vous avez des gens riches. Trump passe à sa maison là-bas. Des milliardaires ont des villas absolument somptuels. Mais vous avez des bidonvilles. Vous avez des quartiers absolument insalubres, faits, je vous dis, avec des moyens de fortune, avançant sur la mer. C'est une petite île de 80 km², dont 53, 54 km² appartenant à la France. L'autre, c'est la partie hollandaise, très autonome. Ils anticipent, ils envoient l'armée tout de suite avant le cyclone. Donc là, aujourd'hui, on fait ce qu'il faut faire après coup. Donc oui, on peut toujours critiquer ça. Aujourd'hui, il faut faire pour le mieux. C'est ce que tente de faire l'État, avec des moyens de les renforcer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Victorin Lurel sur Irma : "L'Etat devrait faire d'avantage, mieux et autrement"Vérifier à 6:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 7:24
« Il y a une responsabilité parce que lorsque vous voulez pérenniser une hégémonie, donc une asymétrie entre des pays, vous êtes le pays dominant et donc vous faites jouer la théorie du piège de Thucydide. J'attaque le plus faible. C'est la dissuasion du fort au faible. Le faible ne doit pas progresser. Je dois garder mon hégémonie. Pourquoi ce n'est pas sur la table des négociations ? Je suis sûr qu'avec ça, les gens vivraient en paix et en fraternité. »
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« Il y a une responsabilité parce que lorsque vous voulez pérenniser une hégémonie, donc une asymétrie entre des pays, vous êtes le pays dominant et donc vous faites jouer la théorie du piège de Thucydide. J'attaque le plus faible. C'est la dissuasion du fort au faible. Le faible ne doit pas progresser. Je dois garder mon hégémonie. Pourquoi ce n'est pas sur la table des négociations ? Je suis sûr qu'avec ça, les gens vivraient en paix et en fraternité. »
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Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026
« Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'égalité et vous devez participer à l'effort commun national. Ça, c'est clair. Je ne partage pas tout à fait l'avis que vous avez évoqué, et la directrice, l'ancienne directrice de la DGÉ, sur l'auctroi de mer, seul facteur d'inflation. Ce n'est pas vrai. J'ai lu presque toutes les études et j'ai eu des problèmes de méthode avec eux. Oui, il y a cette part comme tout impôt. Il y a aussi la TVA sur les produits de première nécessité et sur les autres produits. En revanche, il y a des marges qui sont exorbitantes. Il y a de l'opacité. Il y a une absence de concurrence. On en revient aux marges. Voilà, on en revient aux marges. Et là, on a tout un arsenal de moyens. Le texte VAL, c'était déjà une bonne approche, mais c'était insuffisant. Le texte qui est sorti du Sénat, c'est insuffisant. Moi-même, j'ai fait une BPL Vichère qui a été ici adoptée à l'unanimité. J'attends ça en avait à l'Assemblée nationale. C'est tout l'objet de nos discussions en groupe de sénateurs socialistes et de députés socialistes. Je vais voir Maurice VAL au demain ou après-demain pour voir comment faire tout ça sur certains sujets. Sur le funéraire, c'est un vrai sujet national. Et toute la nation, y compris donc les Outre-mer, sur la démerchandisation de ce secteur, avec plus de concurrence dans ce secteur, éviter les concentrations abusives. C'est tout notre problème. La chaîne de valeur est opaque. Alors moi, je ne l'accuse pas de telle ou telle entreprise. Mais l'État ne se donne plus les moyens d'être un peu dans la régulation. On ne demande pas l'encadrement ni les prix administrés. Depuis 1986, depuis Baladio, c'est terminé. C'est la concurrence qui fait les prix, normalement. Il devrait faire baisser les prix. Mais c'est une illusion s'il n'y a pas une volonté politique. Et aujourd'hui, j'estime qu'il n'y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. La conclusion de nos travaux en commission d'enquête, je pense, devra déboucher sur une période pour résorber ces déficits. Après, savez-vous que les écarts de patrimoine, les écarts de revenus entre les plus riches au 9e décile et le 1er décile, donc les 10% les plus faibles, c'est plus élevé que dans l'hexagone. Mais en même temps, les revenus sont plus faibles. La santé, il y a des déficits considérables. Une offre de soin qui n'est pas suffisamment encore de qualité et de niveau. Il faut donc cette période de rattrapage, même si certains récursants disent, on court derrière un modèle qu'on nous impose. Non, moi j'ai fait un texte que l'égalité est un impératif. C'est dans la devise de la République, ça n'existe pas là-bas. C'est pourquoi j'ai appelé ce texte à l'époque « Égalité réelle ». Après, bien sûr, chacun devra contribuer en fonction de ses facultés et de ses capacités. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 22:30
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 17:48
« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
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« Oui, ce n'est pas énorme. Ce n'est pas forcément là qu'on va avoir quelques grains à moune pour le pouvoir d'achat. Il faut le faire, mais ça n'ira pas loin. D'autant plus qu'il y a un seuil minimum, c'est 1,71 que vous avez évoqué. Et c'est à partir de ce 1,71 qu'il y aura une sorte d'index de progression avec peut-être un plafonnement. C'est bureaucratique et inapplicable. Je pense que ça n'ira pas très loin. Il faut soit baisser les prix, certains le font, l'Espagne le fait, l'Italie le fait, soit baisser les taxes. Mais ça, il faut être prudent sur ça parce que c'est le consommateur qui finira par payer. C'est notamment les classes populaires. Il faut voir. En tout cas, il y a des super profits. Moi, dans ma petite raffinerie là-bas, c'est déjà considérable. Et si les prix sont légèrement inférieurs à ce qui se fait en hexagone, c'est parce que les taxes locales sont vertueuses. Elles sont très faibles. Et depuis 2004, on n'a pas augmenté les taxes en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion. Ce qui fait que, quand on prend une moyenne ici, là-bas, quand on est ici à 2,2,10, on est à 1,96, 1,97 sur le gazole et 1,87 sur le super. Donc, ce qui existe là-bas, c'est peut-être précurseur. Il faut encadrer les marques, il faut taxer les super profits, il faut demander aux gens dans la chaîne de valeurs et les plus-values qu'ils font, avec un enrichissement presque sans cause, il faut que l'État donne sa part et que les compagnies fassent des efforts. On me dit que Total en a fait sur ces stations, mais ça ne va pas très loin non plus. Mais c'est déjà ça. »
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« – Oui, à double tour. Bon, je choisis ce sujet-là parce que depuis de longs mois, je regarde, j'analyse, je me documente, si j'ose dire, sur la guerre entre l'Iran, les États-Unis et l'Israël. Il y a une solution, une solution que personne n'évoque, sur aucun plateau de télévision, pas dans les chancelleries et pas sur la table des négociations, qui est la dénucléarisation du Moyen-Orient. Si on veut dire, et je comprends ça et j'approche ça, que l'Iran ne doit pas posséder la bombe atomique, il faut l'imposer à tous. Or, tout le monde sait depuis longtemps qu'à Dimona, dans le Négev, il y a la bombe nucléaire, peut-être entre 100 et 300 têtes nucléaires possédées par Israël. Pourquoi cette question-là est taboue et gêne un peu les interlocuteurs ? Pourquoi, si on veut une paix durable, permanente, retrouver la fraternité entre tous les enfants d'Abraham, parce qu'ils sont tous descendants d'Abraham, de dire, comme l'a fait l'Afrique du Sud dans son temps, qu'ils ont démantelé leur puissance nucléaire pour garder le nucléaire civil, l'Iran, vous n'aurez jamais la bombe, mais Israël, vous devrez démanteler votre arsenal nucléaire. Pour vous, c'est la solution ? C'est la solution pour une paix durable. Comment voulez-vous que, chaque fois qu'un pays a fait la bombe, les États-Unis l'ont fait, eh bien, Staline a eu sa bombe. L'Inde l'a fait, eh bien, le Pakistan l'a eu. La Chine l'a fait, eh bien, la Corée du Nord l'a fait. Et chaque fois que quelqu'un, au moins néoillant, sachant qu'Israël possède cette puissance nucléaire, avec des ogives, avec des vecteurs, qui sont des missiles jérichaux et des avions, disons, nucléaires, donc des vecteurs appropriés, pourquoi, chaque fois que les pays avoisinant, sachant cela, que la prolifération va prospérer, eh bien, Israël a bombardé. En 81, c'était en Irak. Ça a été après en Syrie, ça a été après en Libye. Demain matin, la Turquie dit « je veux faire la bombe ». L'Arabie saoudite dit « je veux faire la bombe ». Si on veut une paix durable entre ses frères et soeurs, ses cousins-là, il faut dénucléariser avec un contrôle international. Il faudrait qu'au préalable, tous les pays arabes reconnaissent Israël et qu'Israël en fasse de même. Il y avait un processus qui avait été engagé. Aujourd'hui, non, on fait jouer le piège de Thucydide, le fort qui décide d'empêcher qu'un pays émergeant le concurrence. Et donc, on déclare la guerre. C'est ça qui se passe aujourd'hui. Dire ça, vous allez passer pour antisémites. C'est pourtant une vérité simple que l'Occident, les États-Unis, la Russie, toutes les puissances nucléaires… Je rappelle et je finis, l'Iran a signé le traité de non-prolifération nucléaire. Il a signé les inspections de l'AIE à l'Agence internationale sur l'énergie atomique. Israël ne l'a pas signé. On sait que depuis la fin des années 60, il possède cette arme-là. Pourquoi ? Israël ne viole pas le droit international parce qu'il ne l'a pas signé. En revanche, l'Iran… »
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« Moi j'ai essayé, j'ai fait une loi à égalité réelle sur 20 ans, période de rattrapage, je pense que la commission d'enquête arrivera nécessairement à ça. Vous avez bien présenté les différents écarts, les retards. Une période de rattrapage, même si le mot est devenu péjoratif, 20 ans, deux plans de convergence. Un plan de convergence, c'est 10 ans. Un contrat, c'est 5 ans après les élections, les alternances, il faut pouvoir amaudir, modifier. Bon, Macron n'a pas appliqué ça. Il n'a pas voulu. On a appelé ça des contrats de convergence et de transformation. C'est pourtant un instrument de planification et de programmation utile. Ça, c'est une première chose. Après 20 ans, vous êtes dans l'égalité et vous devez participer à l'effort commun national. Ça, c'est clair. Je ne partage pas tout à fait l'avis que vous avez évoqué, et la directrice, l'ancienne directrice de la DGÉ, sur l'auctroi de mer, seul facteur d'inflation. Ce n'est pas vrai. J'ai lu presque toutes les études et j'ai eu des problèmes de méthode avec eux. Oui, il y a cette part comme tout impôt. Il y a aussi la TVA sur les produits de première nécessité et sur les autres produits. En revanche, il y a des marges qui sont exorbitantes. Il y a de l'opacité. Il y a une absence de concurrence. On en revient aux marges. Voilà, on en revient aux marges. Et là, on a tout un arsenal de moyens. Le texte VAL, c'était déjà une bonne approche, mais c'était insuffisant. Le texte qui est sorti du Sénat, c'est insuffisant. Moi-même, j'ai fait une BPL Vichère qui a été ici adoptée à l'unanimité. J'attends ça en avait à l'Assemblée nationale. C'est tout l'objet de nos discussions en groupe de sénateurs socialistes et de députés socialistes. Je vais voir Maurice VAL au demain ou après-demain pour voir comment faire tout ça sur certains sujets. Sur le funéraire, c'est un vrai sujet national. Et toute la nation, y compris donc les Outre-mer, sur la démerchandisation de ce secteur, avec plus de concurrence dans ce secteur, éviter les concentrations abusives. C'est tout notre problème. La chaîne de valeur est opaque. Alors moi, je ne l'accuse pas de telle ou telle entreprise. Mais l'État ne se donne plus les moyens d'être un peu dans la régulation. On ne demande pas l'encadrement ni les prix administrés. Depuis 1986, depuis Baladio, c'est terminé. C'est la concurrence qui fait les prix, normalement. Il devrait faire baisser les prix. Mais c'est une illusion s'il n'y a pas une volonté politique. Et aujourd'hui, j'estime qu'il n'y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. La conclusion de nos travaux en commission d'enquête, je pense, devra déboucher sur une période pour résorber ces déficits. Après, savez-vous que les écarts de patrimoine, les écarts de revenus entre les plus riches au 9e décile et le 1er décile, donc les 10% les plus faibles, c'est plus élevé que dans l'hexagone. Mais en même temps, les revenus sont plus faibles. La santé, il y a des déficits considérables. Une offre de soin qui n'est pas suffisamment encore de qualité et de niveau. Il faut donc cette période de rattrapage, même si certains récursants disent, on court derrière un modèle qu'on nous impose. Non, moi j'ai fait un texte que l'égalité est un impératif. C'est dans la devise de la République, ça n'existe pas là-bas. C'est pourquoi j'ai appelé ce texte à l'époque « Égalité réelle ». Après, bien sûr, chacun devra contribuer en fonction de ses facultés et de ses capacités. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 22:30
« – Alors, oui, je m'en étonne, parce que ce n'est pas un concept scientifique, la science a bien dit que c'est un concept qui, à la limite, peut s'appliquer à la zootechnie, donc aux animaux, il y a des races de chiens ou de chevaux, etc., mais pas pour la famille humaine. Alors, le problème, c'est que supprimer le mot « race » ne supprime pas le racisme. Alors, on a fait un texte, et c'est la troisième fois que je fais ça, j'ai été député pendant un temps, on a fait ça plusieurs fois avec les communistes et d'autres personnes. Il y a cette réticence ici. Quand vous abordez le sujet, il y a un impensé ici, en hexagone. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 27:28
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 15 avril 2026Vérifier à 25:57