Donc en fait, vous n'avez rien à dire sur l'IVG. L'IVG ne vous intéresse pas Brice, on l'a bien compris. Merci en tout cas d'avoir appelé France Inter ce matin. Alors sur la clause de conscience, qui veut répondre ?
Réponse directeAlors le texte que nous votons cet après-midi ne remet pas en cause la clause de conscience. Je sais que ça a été aussi utilisé comme un argument pour ne pas voter le texte. Or cela, effectivement, n'aura pas d'effet. Mais je rappelle que dans le droit à l'IVG, il y a le respect de la dignité humaine, la liberté de conscience et la liberté de la personne de recourir à l'IVG. C'était cette dernière liberté qui n'avait aucune protection constitutionnelle. Les deux autres ont une protection, c'est toujours la même. Aujourd'hui, nous n'avons pas seulement une clause de conscience pour l'IVG, nous avons une double clause de conscience, la clause de conscience générale qui s'applique à tous les m…
« Alors le texte que nous votons cet après-midi ne remet pas en cause la clause de conscience. Je sais que ça a été aussi utilisé comme un argument pour ne pas voter le texte. Or cela, effectivement, n'aura pas d'effet. Mais je rappelle que dans le droit à l'IVG, il y a le respect de la dignité humaine, la liberté de conscience et la liberté de la personne de recourir à l'IVG. C'était cette dernière liberté qui n'avait aucune protection constitutionnelle. Les deux autres ont une protection, c'est toujours la même. Aujourd'hui, nous n'avons pas seulement une clause de conscience pour l'IVG, nous avons une double clause de conscience, la clause de conscience générale qui s'applique à tous les médecins de toute manière, qui même si on n'avait pas mis la clause de conscience ou l'IVG dans la loi Veil s'appliquerait tout de même et nous avons une double clause de conscience spécifique à l'IVG. C'est le seul acte médical qui bénéficie de ce traitement et ce n'est pas normal. Pourquoi ce n'est pas normal ? »
