– À partir de 2019, vous avez adhéré au parti En Commun. Alors En Commun, ça fait partie du bloc macroniste, on va dire, mais ça regroupe l'aile gauche de la Macronie. Ça a été créé par Barbara Pompili. Et puis, vous avez fini par rompre avec Emmanuel Macron. Ça s'est fait à l'occasion de la nomination de Michel Barnier en tant que Premier ministre en 2024. Pourquoi rompre précisément à ce moment-là ?
Réponse partielle– Un désaccord avec Gabriel Attal sur la politique en matière de fiscalité, puisque à l'époque, le groupe macroniste n'avait qu'un seul mot, c'était aucune augmentation d'impôts. Et compte tenu de l'équation budgétaire de la France, mon analyse technique, c'est que certes, il faut faire des économies, et j'en propose et je continuerai à en proposer, mais il faut aussi actionner le levier des recettes et donc des impôts. Il y a en plus un sujet d'injustice fiscale, c'est un autre moteur qui m'amène à agir, voilà. C'est ce sujet de l'injustice dans tous les domaines, mais de l'injustice fiscale en particulier. Donc c'était vraiment un désaccord de fond. C'était une ligne que je tenais au sein…
« – Un désaccord avec Gabriel Attal sur la politique en matière de fiscalité, puisque à l'époque, le groupe macroniste n'avait qu'un seul mot, c'était aucune augmentation d'impôts. Et compte tenu de l'équation budgétaire de la France, mon analyse technique, c'est que certes, il faut faire des économies, et j'en propose et je continuerai à en proposer, mais il faut aussi actionner le levier des recettes et donc des impôts. Il y a en plus un sujet d'injustice fiscale, c'est un autre moteur qui m'amène à agir, voilà. C'est ce sujet de l'injustice dans tous les domaines, mais de l'injustice fiscale en particulier. Donc c'était vraiment un désaccord de fond. C'était une ligne que je tenais au sein du groupe macroniste depuis ses débuts quasiment, depuis 2018, et la crise des Gilets jaunes, où je disais qu'il y avait un sentiment très présent d'injustice fiscale et qu'il fallait y apporter une réponse. Ce n'a pas été le choix. Et donc à cette occasion, alors que les comptes se cassaient la figure, les comptes publics, j'ai dit stop, j'ai dit non, il faut faire autrement, il faut choisir un autre chemin. »
