Est-ce qu'elle a des chances de passer, votre proposition de loi ?
Réponse directeOui, oui, elle a des chances de passer.
« Oui, oui, elle a des chances de passer. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
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Répartition sur 29 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Oui, oui, elle a des chances de passer.
« Oui, oui, elle a des chances de passer. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense qu'il y a, oui, je pense. En tout cas, vous savez, aujourd'hui, dans notre pays, il y a une niche fiscale qui a à peu près 5-6 milliards d'euros sur l'assurance-vie, sur les assurances-vie. Et moi, je ne trouve pas cohérent qu'on aide fiscalement, puisqu'en fait, on réduit les impôts, pour aller dans les marchés financiers spéculer. Je pense que ce serait mieux que cette... Si une niche fiscale, il doit y avoir, alors, en contrepartie, que les Françaises et les Français, on finance notre industrie qui a bien besoin des projets utiles socialement. »
Moi, je me dis, avec des gens qui se disent libéraux, parce que sur le plan économique, mais sur le plan politique aussi, ce serait la base qu'elle passe. C'est vrai, mais peut-être qu'on peut se dire qu'il y a des parlementaires qui, leur mission démocratique, leur tiendrait à cœur. Non, mais trêve de plaisanterie. Je pense que ce n'est pas impossible. Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup de députés, y compris sont membres de la majorité, qui ont signé cette proposition de loi quand je l'ai déposée au moment du JDD. Alors maintenant, ils subissent des pressions, ça c'est sûr, pour ne pas la voter, ne pas la défendre. Mais je crois qu'il y en a quand même un nombre que je ne sais pas encore…
« Moi, je me dis, avec des gens qui se disent libéraux, parce que sur le plan économique, mais sur le plan politique aussi, ce serait la base qu'elle passe. »
« C'est vrai, mais peut-être qu'on peut se dire qu'il y a des parlementaires qui, leur mission démocratique, leur tiendrait à cœur. Non, mais trêve de plaisanterie. Je pense que ce n'est pas impossible. Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup de députés, y compris sont membres de la majorité, qui ont signé cette proposition de loi quand je l'ai déposée au moment du JDD. »
« Alors maintenant, ils subissent des pressions, ça c'est sûr, pour ne pas la voter, ne pas la défendre. Mais je crois qu'il y en a quand même un nombre que je ne sais pas encore définir précisément, on verra jeudi, qui savent quand même qu'il y a quand même besoin de rééquilibrer un peu entre le pouvoir des actionnaires et le pouvoir des rédactions. Ce n'est pas une mesure, d'ailleurs, ce n'est pas du tout une mesure qui suffit à elle seule. C'est vraiment une mesure d'urgence. Mais il y a des journaux où ça existe et où ça marche. Et ce n'est pas que des journaux très marqués. Il y a La Croix, il y a Mediapart, il y a Le Monde, il y a Les Echos, où ce dispositif, il est déjà en place depuis des années. Mais ça fonctionne, les investisseurs ne sont pas partis, les journaux en question n'ont pas arrêté de publier, ne se sont pas effondrés, etc. Pas du tout. C'est quelque chose d'opérationnel et on a le feedback, parce que c'est déjà en place depuis pas mal de temps dans plusieurs titres. »
Moi, c'est très intéressant, dans le sens où quand on fait des auditions, des heures, des heures, on se plonge dans le sujet. Donc, c'est passionnant. Après, les limites d'une commission d'enquête à la française, ce n'est pas une commission d'enquête à l'américaine, avec des questions, on a tout le temps, etc. Et on est quasiment juge, quoi. Donc, des fois, c'est un peu... Il suffit de faire un petit numéro de claquette, et M. Bolloré sait très bien faire ça, et on s'en tire très bien. Donc ça, c'est sûr que c'est la limite des commissions d'enquête à la française. Donc, bon, cela dit, on a quand même appris des choses. Quand on voit Bolloré qui dit « mes médias, chez moi », on voit bien qu…
« Moi, c'est très intéressant, dans le sens où quand on fait des auditions, des heures, des heures, on se plonge dans le sujet. Donc, c'est passionnant. Après, les limites d'une commission d'enquête à la française, ce n'est pas une commission d'enquête à l'américaine, avec des questions, on a tout le temps, etc. Et on est quasiment juge, quoi. »
Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le préside…
« Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le président qui téléphone au président de l'Umedia pour lui dire maintenant, il faut dire ça, ça et ça. L'ORTF, selon notre histoire française. Mais c'est un service public de l'audiovisuel, donc des garanties d'indépendance. Et les garanties de son indépendance, c'était un financement, ce qu'on appelle affecté. C'est-à-dire que, dans les impôts sur le revenu, on payait la redevance. Et on savait que ces 4 milliards d'euros, à peu près, ils ne pouvaient pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel public. Donc, avec la suppression de cette redevance, finalement, chaque année, les députés, enfin le gouvernement, puisque là, en ce moment, c'est plutôt 49-3 et compagnie, ils peuvent décider de faire varier le montant du budget. Donc, évidemment, les journalistes, les rédactions, le service public peuvent se dire, bon, je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour ne pas que mon budget pèse l'année prochaine. Donc, le mandat s'est ouvert là-dessus, sur cette grosse décision. Et donc, après, finalement, moi, je me suis saisie du sujet. Et puis, après, je ne l'ai plus lâché parce que c'est fondamental pour notre démocratie. On parle souvent de nos institutions qui vont mal. Et c'est vrai, de la place du citoyen, de la citoyenne dans le cœur des décisions. Mais l'information, c'est essentiel pour pouvoir agir. »
« Alors, les marchés financiers n'ont qu'un type d'indice en tête. C'est le taux de rentabilité. C'est le taux de rendement de l'investissement, à terme. C'est ce qu'étend les gens aussi, on peut dire ça. Ce n'est pas du tout l'utilité sociale. Et vous avez des mécanismes terribles, notamment dans les gestionnaires d'actifs, qui placent de l'argent en s'endettant, font en sorte que l'entreprise, par ses bénéfices, rachète sa dette. Et puis après, ils revendent. Et c'est des suppressions d'emplois. C'est une logique purement financière qui n'est pas une logique d'économie réelle, qui est une logique d'enrichissement et d'accumulation du capital. Et c'est toujours entre les mains de quelques-uns. »
« Eh bien là, non. Justement, l'enrichissement, il vient ponctionner sur l'entreprise le fait que d'autres s'endettent pour la racheter. C'est un mécanisme terrible qui conduit à ce que des entreprises fassent faillite, qui conduit à ce qu'on réduise des emplois au mépris de ce qui devrait être l'essentiel, c'est-à-dire ce qu'on doit produire. Vous savez, c'est le cas aujourd'hui dans ma circonscription, dans un média qui regroupe beaucoup de titres professionnels, finalement qui est géré par des financiers. Et on est en train de supprimer des postes de secrétaires de rédaction. Non, alors c'est entre autres, mais c'est un groupe qui s'appelle Infopro Digital et qui a le Moniteur, Gégazette, énormément de journaux professionnels et où on remplace des secrétaires de rédaction, des journalistes par l'IA. Mais ce n'est pas du tout pour faire du meilleur journalisme. Et ce n'est pas du tout non plus parce que l'entreprise va mal. C'est aussi parce que les médias sont en difficulté. Non, pour le coup, ces médias-là ne le sont pas et ces entreprises vont bien parce que c'est une presse professionnelle qui a un auditoire certain. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Non, ce n'est pas une réponse satisfaisante. Il y a quelques petites avancées. Il y a aussi un certain nombre de choses qui vont véritablement dans le mauvais sens. »
« Ça, c'est également une autre bonne chose dans la loi. Mais il n'empêche que le recours aux pesticides est quand même extrêmement important. Le gouvernement a d'ailleurs modifié les indicateurs pour le mesurer, mais la part des pesticides utilisés est en augmentation. Alors même qu'aujourd'hui, on sait que les liens avec les cancers sont très forts et que c'est une véritable épidémie de cancer à laquelle, notamment, notre attention a été portée par le directeur de l'Institut Gustave Rossi, qui par ailleurs est dans ma circonscription à Villejuif, dit attention, on va être face à une épidémie de cancer. Et c'est notamment lié au sujet environnementaux. »
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, les marchés financiers n'ont qu'un type d'indice en tête. C'est le taux de rentabilité. C'est le taux de rendement de l'investissement, à terme. C'est ce qu'étend les gens aussi, on peut dire ça. Ce n'est pas du tout l'utilité sociale. Et vous avez des mécanismes terribles, notamment dans les gestionnaires d'actifs, qui placent de l'argent en s'endettant, font en sorte que l'entreprise, par ses bénéfices, rachète sa dette. Et puis après, ils revendent. Et c'est des suppressions d'emplois. C'est une logique purement financière qui n'est pas une logique d'économie réelle, qui est une logique d'enrichissement et d'accumulation du capital. Et c'est toujours entre les mains de quelques-uns. »
« Eh bien là, non. Justement, l'enrichissement, il vient ponctionner sur l'entreprise le fait que d'autres s'endettent pour la racheter. C'est un mécanisme terrible qui conduit à ce que des entreprises fassent faillite, qui conduit à ce qu'on réduise des emplois au mépris de ce qui devrait être l'essentiel, c'est-à-dire ce qu'on doit produire. Vous savez, c'est le cas aujourd'hui dans ma circonscription, dans un média qui regroupe beaucoup de titres professionnels, finalement qui est géré par des financiers. Et on est en train de supprimer des postes de secrétaires de rédaction. Non, alors c'est entre autres, mais c'est un groupe qui s'appelle Infopro Digital et qui a le Moniteur, Gégazette, énormément de journaux professionnels et où on remplace des secrétaires de rédaction, des journalistes par l'IA. Mais ce n'est pas du tout pour faire du meilleur journalisme. Et ce n'est pas du tout non plus parce que l'entreprise va mal. C'est aussi parce que les médias sont en difficulté. Non, pour le coup, ces médias-là ne le sont pas et ces entreprises vont bien parce que c'est une presse professionnelle qui a un auditoire certain. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus. »
« Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus. »
« Peut-être, peut-être. Mais n'empêche que notre santé est en jeu. Et c'est un autre modèle qu'il faut promouvoir. En tout cas, il faut protéger nos agriculteurs de cette concurrence déloyale qui est organisée dans le cadre des traités de libre-échange. Et ça, c'est une chose que... Vous pensez à Mercosur ? Notamment. C'est quelque chose que les agriculteurs réclament. Et finalement, si on ne les mettait pas en situation de concurrence directe avec des pays qui utilisent un certain nombre de produits que nous, nous ne permettons plus d'utiliser, alors les choses iraient mieux. Donc, quand je dis nouveau modèle, je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter ce que disent les agriculteurs. Oui, cette concurrence déloyale à laquelle ils sont confrontés, ça doit cesser. Mais ça doit cesser parce qu'on doit orienter notre production vers l'intérieur et non pas vers l'exportation à coups de fermes-usines qui, évidemment, ne respectent pas notre santé ni les animaux par ailleurs. Et c'est un élément important. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un des plus importants de la zone euro, environ 19%. En général, il faut être plus autour de 10-15% en moyenne. »
« Ça, c'est également une autre bonne chose dans la loi. Mais il n'empêche que le recours aux pesticides est quand même extrêmement important. Le gouvernement a d'ailleurs modifié les indicateurs pour le mesurer, mais la part des pesticides utilisés est en augmentation. Alors même qu'aujourd'hui, on sait que les liens avec les cancers sont très forts et que c'est une véritable épidémie de cancer à laquelle, notamment, notre attention a été portée par le directeur de l'Institut Gustave Rossi, qui par ailleurs est dans ma circonscription à Villejuif, dit attention, on va être face à une épidémie de cancer. Et c'est notamment lié au sujet environnementaux. »
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'il y a potentiellement des conflits d'intérêts dans toutes les entreprises publiques et qu'il est bon de les encadrer. »
« Je l'espère, comme beaucoup, comme la plupart des personnes de gauche dans notre pays. »
« Il y a un problème avec l'audiovisuel public dans notre pays. Il est aujourd'hui sous-financé depuis presque 15 ans. Il y a eu des licenciements à tour de bras. Malgré tout, il maintient ses audiences, mais c'est de plus en plus difficile pour lui de remplir ses missions. Vous savez, c'est comme toujours, il y a quand même de l'argent public, et c'est important de vérifier où il va, et des missions en face. La difficulté, c'est que l'audiovisuel public est au même niveau de financement, comme s'il n'y avait pas eu d'inflation dans ce pays, c'est magique. Or, quelles sont les missions de l'audiovisuel public ? D'une part, c'est l'information. Et aujourd'hui, nos chaînes publiques, c'est elles qui emploient le plus de journalistes. Il y a une part de journalistes d'investigation. Et comme la presse est sous pression économiquement, c'est hyper important qu'on garde un endroit où on a les moyens pour faire de l'investigation, de l'enquête. Deuxièmement, il y a bien sûr aussi la culture. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais avec cette PPL, on voit bien que la montagne n'accouche que d'une souris. M. Aloncle propose un dispositif qui, en fait, ne marche pas. Il propose d'étendre à l'audiovisuel public un dispositif qui ne marche pas. On a aujourd'hui, et ça c'est vraiment un enjeu très très grave, des conflits d'intérêts dans la fonction publique, dans la très haute fonction publique, avec des départs dans le privé, des retours dans le public. Il y a plusieurs rapports parlementaires qui l'ont mis en avant, avec une forme, finalement, de confusion de l'intérêt public et des intérêts privés. Et à mon sens, c'est toute la question des conflits d'intérêts, de la place des fonctionnaires par rapport au privé qui se pose. Donc là, on est vraiment dans l'anecdote. »
« Oui, parce qu'il y a des personnes à l'œuvre qui vraiment essayent de l'empêcher. Et je trouve que c'est tout à fait dommage. Une partie des socialistes, dont je n'ai toujours pas compris ce qu'ils reprochent à la primaire, qui a quand même permis de faire gagner François Hollande, il faut, parce que les partis sont trop faibles aujourd'hui, ils sont trop nombreux et trop faibles, il faut que le peuple de gauche tranche sur quel est le meilleur candidat pour les représenter. Si nous partons divisés, nous perdrons. Ce ne serait pas grave si aujourd'hui dans notre pays, et c'est la première fois dans l'histoire, le risque de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir n'était pas réel. Donc attention, il faut quand même se ressaisir. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le président qui téléphone au président de l'Umedia pour lui dire maintenant, il faut dire ça, ça et ça. L'ORTF, selon notre histoire française. Mais c'est un service public de l'audiovisuel, donc des garanties d'indépendance. Et les garanties de son indépendance, c'était un financement, ce qu'on appelle affecté. C'est-à-dire que, dans les impôts sur le revenu, on payait la redevance. Et on savait que ces 4 milliards d'euros, à peu près, ils ne pouvaient pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel public. Donc, avec la suppression de cette redevance, finalement, chaque année, les députés, enfin le gouvernement, puisque là, en ce moment, c'est plutôt 49-3 et compagnie, ils peuvent décider de faire varier le montant du budget. Donc, évidemment, les journalistes, les rédactions, le service public peuvent se dire, bon, je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour ne pas que mon budget pèse l'année prochaine. Donc, le mandat s'est ouvert là-dessus, sur cette grosse décision. Et donc, après, finalement, moi, je me suis saisie du sujet. Et puis, après, je ne l'ai plus lâché parce que c'est fondamental pour notre démocratie. On parle souvent de nos institutions qui vont mal. Et c'est vrai, de la place du citoyen, de la citoyenne dans le cœur des décisions. Mais l'information, c'est essentiel pour pouvoir agir. »
« Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le président qui téléphone au président de l'Umedia pour lui dire maintenant, il faut dire ça, ça et ça. L'ORTF, selon notre histoire française. Mais c'est un service public de l'audiovisuel, donc des garanties d'indépendance. Et les garanties de son indépendance, c'était un financement, ce qu'on appelle affecté. C'est-à-dire que, dans les impôts sur le revenu, on payait la redevance. Et on savait que ces 4 milliards d'euros, à peu près, ils ne pouvaient pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel public. Donc, avec la suppression de cette redevance, finalement, chaque année, les députés, enfin le gouvernement, puisque là, en ce moment, c'est plutôt 49-3 et compagnie, ils peuvent décider de faire varier le montant du budget. Donc, évidemment, les journalistes, les rédactions, le service public peuvent se dire, bon, je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour ne pas que mon budget pèse l'année prochaine. Donc, le mandat s'est ouvert là-dessus, sur cette grosse décision. Et donc, après, finalement, moi, je me suis saisie du sujet. Et puis, après, je ne l'ai plus lâché parce que c'est fondamental pour notre démocratie. On parle souvent de nos institutions qui vont mal. Et c'est vrai, de la place du citoyen, de la citoyenne dans le cœur des décisions. Mais l'information, c'est essentiel pour pouvoir agir. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le combat, globalement, c'est d'avoir un espace médiatique plus démocratique, en fait, où le débat puisse avoir lieu, où on puisse retrouver une confiance entre les citoyens, citoyennes et les médias en général. Donc, ça passe par pas mal de choses, parce que la situation, elle s'est beaucoup détériorée, et notamment du fait de la concentration. »
« C'est ça. Et c'est quand même énorme. C'est des milliers de milliards d'euros. Et donc, à quoi ces milliers de milliards d'euros servent-ils ? Ils servent à financer l'économie. Mais notre choix collectif devrait être de décider quel projet elle devrait financer. Et aujourd'hui, cette épargne, en raison d'incitations fiscales qui ne vont pas dans le bon sens, en raison de la philosophie des acteurs financiers qui ne cherchent que le rendement, eh bien, cette épargne, elle finance le CAC 40, elle finance les marchés financiers et elle ne finance pas l'économie réelle avec des projets qui peinent à trouver financement. Donc, nous, nous considérons et moi, je considère qu'il faudrait orienter cette épargne vers l'investissement productif, peut-être un peu plus loin des rendements mirobolants. Mais, en tout cas, je crois qu'il y a beaucoup de Françaises et de Français qui aimeraient bien que, s'ils ont un peu d'épargne, ce soit plutôt au service de notre pays, de notre industrie, au service des rendements des fonds de pension. »
« Mais avec cette PPL, on voit bien que la montagne n'accouche que d'une souris. M. Aloncle propose un dispositif qui, en fait, ne marche pas. Il propose d'étendre à l'audiovisuel public un dispositif qui ne marche pas. On a aujourd'hui, et ça c'est vraiment un enjeu très très grave, des conflits d'intérêts dans la fonction publique, dans la très haute fonction publique, avec des départs dans le privé, des retours dans le public. Il y a plusieurs rapports parlementaires qui l'ont mis en avant, avec une forme, finalement, de confusion de l'intérêt public et des intérêts privés. Et à mon sens, c'est toute la question des conflits d'intérêts, de la place des fonctionnaires par rapport au privé qui se pose. Donc là, on est vraiment dans l'anecdote. »
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
« Alors maintenant, ils subissent des pressions, ça c'est sûr, pour ne pas la voter, ne pas la défendre. Mais je crois qu'il y en a quand même un nombre que je ne sais pas encore définir précisément, on verra jeudi, qui savent quand même qu'il y a quand même besoin de rééquilibrer un peu entre le pouvoir des actionnaires et le pouvoir des rédactions. Ce n'est pas une mesure, d'ailleurs, ce n'est pas du tout une mesure qui suffit à elle seule. C'est vraiment une mesure d'urgence. Mais il y a des journaux où ça existe et où ça marche. Et ce n'est pas que des journaux très marqués. Il y a La Croix, il y a Mediapart, il y a Le Monde, il y a Les Echos, où ce dispositif, il est déjà en place depuis des années. Mais ça fonctionne, les investisseurs ne sont pas partis, les journaux en question n'ont pas arrêté de publier, ne se sont pas effondrés, etc. Pas du tout. C'est quelque chose d'opérationnel et on a le feedback, parce que c'est déjà en place depuis pas mal de temps dans plusieurs titres. »