Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
30 mars 2024 au 17 mai 2026
Questions
29
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,7 h
Répartition sur 29 questions évaluables
Réponse directe
22
Réponse partielle
2
Réponse à côté
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 29
Question 1« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Qu'est-ce que vous entendez par là ?
Réponse à côté
Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine.
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Arbitrages mentionnés30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 9 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je pense qu'il y a, oui, je pense. En tout cas, vous savez, aujourd'hui, dans notre pays, il y a une niche fiscale qui a à peu près 5-6 milliards d'euros sur l'assurance-vie, sur les assurances-vie. Et moi, je ne trouve pas cohérent qu'on aide fiscalement, puisqu'en fait, on réduit les impôts, pour aller dans les marchés financiers spéculer. Je pense que ce serait mieux que cette... Si une niche fiscale, il doit y avoir, alors, en contrepartie, que les Françaises et les Français, on finance notre industrie qui a bien besoin des projets utiles socialement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:50
Question 2« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Et merci d'avoir accepté notre invitation ce matin. Cela faisait quelque temps que nous voulions vous recevoir car vous avez fait partie de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public dans l'opposition à Charles Aloncle. Évidemment, on va en parler. Nous allons aussi évoquer l'épargne des Français. Il y a quelques mois, vous avez proposé de la taxer pour financer la réindustrialisation. Je vous vois tout de suite réagir. Vous réagirez tout à l'heure. Mais je vous propose de commencer par la loi d'urgence agricole. C'était une promesse du gouvernement pour répondre à la colère des agriculteurs il y a quelques mois. Sophie Taillepaulian, cette loi est-elle une réponse satisfaisante ?
Réponse directe
Non. Non, ce n'est pas une réponse satisfaisante. Il y a quelques petites avancées. Il y a aussi un certain nombre de choses qui vont véritablement dans le mauvais sens.
« Non. Non, ce n'est pas une réponse satisfaisante. Il y a quelques petites avancées. Il y a aussi un certain nombre de choses qui vont véritablement dans le mauvais sens. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 0:53
Question 3« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Sophie Taillé-Pollian, si je vous entends bien, vous allez être assez d'accord avec cette tribune publiée dans Le Monde. Plus de 50 chefs étoilés qui alertent sur les fragilités du modèle agricole français. Ils appellent à basculer vers une agriculture plus durable, plus familiale, plus qualitative. Cet appel de la part de chefs étoilés, vous semble-t-il, Sophie Taillé-Pollian, de nature, a peut-être pesé sur les débats parlementaires ?
Réponse partielle
Je ne sais pas si ça va peser. On a beaucoup, beaucoup de collègues députés qui sont vraiment très organisés en lien avec les organisations syndicales d'agriculteurs, la FNSEA.
« Je ne sais pas si ça va peser. On a beaucoup, beaucoup de collègues députés qui sont vraiment très organisés en lien avec les organisations syndicales d'agriculteurs, la FNSEA. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:36
Question 4« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Sophie Taillepaulian, qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ?
Réponse directe
Écoutez, il faudrait soutenir véritablement et dans les grandes largeurs un modèle de ferme qui soit respectueux de l'environnement et des agriculteurs eux-mêmes. Et finalement, tourner la page de ce modèle qui est tourné vers l'exportation. Je crois qu'il faut revenir vers la consommation, vers les besoins des Françaises et des Français qui ont besoin d'aliments sains, de qualité et cesser cette course terrible à la volonté de toujours exporter davantage au mépris de notre souveraineté alimentaire et au mépris de la santé et de l'environnement.
« Écoutez, il faudrait soutenir véritablement et dans les grandes largeurs un modèle de ferme qui soit respectueux de l'environnement et des agriculteurs eux-mêmes. Et finalement, tourner la page de ce modèle qui est tourné vers l'exportation. Je crois qu'il faut revenir vers la consommation, vers les besoins des Françaises et des Français qui ont besoin d'aliments sains, de qualité et cesser cette course terrible à la volonté de toujours exporter davantage au mépris de notre souveraineté alimentaire et au mépris de la santé et de l'environnement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 1:48
Question 5« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Justement, la culture, je vous propose d'en parler avec le Festival de Cannes. Une pétition contre Vincent Bolloré fait des remous, publiée par Libération la semaine dernière, signée par 600 producteurs, exploitants de cinéma, cinéastes, techniciens, comédiens. Le patron de Canal+, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, hier, lors d'un déjeuner, a affirmé qu'il ne voulait plus travailler avec les signataires de cette tribune. Quelle est votre réaction, Sophie Taillé-Pollion, ce matin ?
Réponse directe
Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré,…
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 14:58
Question 6« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Nous sommes avec Sophie Taillé-Pollian sur RCF Notre-Dame, députée écologiste et sociale du Val-de-Marne. Je parlais du plan épargne retraite. Parlons de l'épargne des Français. Faut-il la taxer davantage ?
Réponse directe
Alors non, il ne faut pas la taxer davantage. En tout cas, pas l'épargne populaire. Il y a une partie de l'épargne qui est entre les mains des ultra-riches. Et évidemment, nous considérons à gauche et dans le groupe écologiste et social que cette accumulation entre les mains de très peu de personnes, finalement, est tout à fait négative pour la société et pour l'économie. Je considère par contre que dans notre pays, il y a un taux d'épargne qui est extrêmement élevé. Un des plus importants de la zone euro, environ 19%. En général, il faut être plus autour de 10-15% en moyenne. C'est ça. Et c'est quand même énorme. C'est des milliers de milliards d'euros. Et donc, à quoi ces milliers de mill…
« Alors non, il ne faut pas la taxer davantage. En tout cas, pas l'épargne populaire. Il y a une partie de l'épargne qui est entre les mains des ultra-riches. Et évidemment, nous considérons à gauche et dans le groupe écologiste et social que cette accumulation entre les mains de très peu de personnes, finalement, est tout à fait négative pour la société et pour l'économie. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 6:12
Question 7« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
On peut vous opposer, Sophie Taillé-Pollian, que les agriculteurs des autres pays du monde utilisent encore davantage de pesticides ?
Réponse à côté
Peut-être, peut-être. Mais n'empêche que notre santé est en jeu. Et c'est un autre modèle qu'il faut promouvoir. En tout cas, il faut protéger nos agriculteurs de cette concurrence déloyale qui est organisée dans le cadre des traités de libre-échange. Et ça, c'est une chose que... Vous pensez à Mercosur ? Notamment. C'est quelque chose que les agriculteurs réclament. Et finalement, si on ne les mettait pas en situation de concurrence directe avec des pays qui utilisent un certain nombre de produits que nous, nous ne permettons plus d'utiliser, alors les choses iraient mieux. Donc, quand je dis nouveau modèle, je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter ce que disent les agriculteurs. Oui, cette…
« Peut-être, peut-être. Mais n'empêche que notre santé est en jeu. Et c'est un autre modèle qu'il faut promouvoir. En tout cas, il faut protéger nos agriculteurs de cette concurrence déloyale qui est organisée dans le cadre des traités de libre-échange. Et ça, c'est une chose que... Vous pensez à Mercosur ? Notamment. C'est quelque chose que les agriculteurs réclament. Et finalement, si on ne les mettait pas en situation de concurrence directe avec des pays qui utilisent un certain nombre de produits que nous, nous ne permettons plus d'utiliser, alors les choses iraient mieux. Donc, quand je dis nouveau modèle, je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter ce que disent les agriculteurs. Oui, cette concurrence déloyale à laquelle ils sont confrontés, ça doit cesser. Mais ça doit cesser parce qu'on doit orienter notre production vers l'intérieur et non pas vers l'exportation à coups de fermes-usines qui, évidemment, ne respectent pas notre santé ni les animaux par ailleurs. Et c'est un élément important. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 3:24
Question 8« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Si on revient à l'audiovisuel public, Sophie Taillé-Pollion, est-ce que vous pensez qu'il y a un problème avec l'audiovisuel public, même si cette commission d'enquête l'a mal identifié ?
Réponse directe
Il y a un problème avec l'audiovisuel public dans notre pays. Il est aujourd'hui sous-financé depuis presque 15 ans. Il y a eu des licenciements à tour de bras. Malgré tout, il maintient ses audiences, mais c'est de plus en plus difficile pour lui de remplir ses missions. Vous savez, c'est comme toujours, il y a quand même de l'argent public, et c'est important de vérifier où il va, et des missions en face. La difficulté, c'est que l'audiovisuel public est au même niveau de financement, comme s'il n'y avait pas eu d'inflation dans ce pays, c'est magique. Or, quelles sont les missions de l'audiovisuel public ? D'une part, c'est l'information. Et aujourd'hui, nos chaînes publiques, c'est elle…
« Il y a un problème avec l'audiovisuel public dans notre pays. Il est aujourd'hui sous-financé depuis presque 15 ans. Il y a eu des licenciements à tour de bras. Malgré tout, il maintient ses audiences, mais c'est de plus en plus difficile pour lui de remplir ses missions. Vous savez, c'est comme toujours, il y a quand même de l'argent public, et c'est important de vérifier où il va, et des missions en face. La difficulté, c'est que l'audiovisuel public est au même niveau de financement, comme s'il n'y avait pas eu d'inflation dans ce pays, c'est magique. Or, quelles sont les missions de l'audiovisuel public ? D'une part, c'est l'information. Et aujourd'hui, nos chaînes publiques, c'est elles qui emploient le plus de journalistes. Il y a une part de journalistes d'investigation. Et comme la presse est sous pression économiquement, c'est hyper important qu'on garde un endroit où on a les moyens pour faire de l'investigation, de l'enquête. Deuxièmement, il y a bien sûr aussi la culture. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 13:36
Question 9« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Sophie de Taillé-Pollian, dernière question. Vous soutenez François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche, déterminé à se présenter seul si cette primaire n'avait pas lieu. Y aura-t-il une primaire de la gauche avant 2027 ?
Réponse partielle
Je l'espère, comme beaucoup, comme la plupart des personnes de gauche dans notre pays. Oui, parce qu'il y a des personnes à l'œuvre qui vraiment essayent de l'empêcher. Et je trouve que c'est tout à fait dommage. Une partie des socialistes, dont je n'ai toujours pas compris ce qu'ils reprochent à la primaire, qui a quand même permis de faire gagner François Hollande, il faut, parce que les partis sont trop faibles aujourd'hui, ils sont trop nombreux et trop faibles, il faut que le peuple de gauche tranche sur quel est le meilleur candidat pour les représenter. Si nous partons divisés, nous perdrons. Ce ne serait pas grave si aujourd'hui dans notre pays, et c'est la première fois dans l'hist…
« Je l'espère, comme beaucoup, comme la plupart des personnes de gauche dans notre pays. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 16:27Voir 1 autre passage
« Oui, parce qu'il y a des personnes à l'œuvre qui vraiment essayent de l'empêcher. Et je trouve que c'est tout à fait dommage. Une partie des socialistes, dont je n'ai toujours pas compris ce qu'ils reprochent à la primaire, qui a quand même permis de faire gagner François Hollande, il faut, parce que les partis sont trop faibles aujourd'hui, ils sont trop nombreux et trop faibles, il faut que le peuple de gauche tranche sur quel est le meilleur candidat pour les représenter. Si nous partons divisés, nous perdrons. Ce ne serait pas grave si aujourd'hui dans notre pays, et c'est la première fois dans l'histoire, le risque de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir n'était pas réel. Donc attention, il faut quand même se ressaisir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 16:34
Question 10« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Sophie Taillé-Pollion, vous me faites une transition toute trouvée puisque nous allons parler de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Vous étiez membre de cette commission qu'on a renommée la commission à l'oncle. À tête reposée, ça fait quelques semaines que le soufflet est retombé. Que retenez-vous de cette commission et que retenez-vous de positif de cette commission ?
Réponse directe
Ah oui, question très compliquée parce que je ne retiens pas grand-chose de positif de cette commission. C'était une expérience assez pénible humainement. Pourquoi ? Parce que la manière dont le rapporteur a conduit les auditions de manière extrêmement biaisée était profondément désagréable. Et non seulement, parce que ce n'est pas une question uniquement de désagrément, mais ne correspond pas à ce que je crois être l'éthique d'un parlementaire dans le cadre d'une commission d'enquête où on doit veiller à traiter tous les angles d'un même sujet et ne pas prendre en compte que ceux qui nous intéressent. Pour finalement en être dans un état d'esprit où on cherche à démontrer ce qu'on voulait…
« Ah oui, question très compliquée parce que je ne retiens pas grand-chose de positif de cette commission. C'était une expérience assez pénible humainement. Pourquoi ? Parce que la manière dont le rapporteur a conduit les auditions de manière extrêmement biaisée était profondément désagréable. Et non seulement, parce que ce n'est pas une question uniquement de désagrément, mais ne correspond pas à ce que je crois être l'éthique d'un parlementaire dans le cadre d'une commission d'enquête où on doit veiller à traiter tous les angles d'un même sujet et ne pas prendre en compte que ceux qui nous intéressent. Pour finalement en être dans un état d'esprit où on cherche à démontrer ce qu'on voulait démontrer au début. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 10:43
Question 11« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
En quoi le marché financier ne permet-il pas d'aider des projets utiles socialement ?
Réponse directe
Alors, les marchés financiers n'ont qu'un type d'indice en tête. C'est le taux de rentabilité. C'est le taux de rendement de l'investissement, à terme. C'est ce qu'étend les gens aussi, on peut dire ça. Ce n'est pas du tout l'utilité sociale. Et vous avez des mécanismes terribles, notamment dans les gestionnaires d'actifs, qui placent de l'argent en s'endettant, font en sorte que l'entreprise, par ses bénéfices, rachète sa dette. Et puis après, ils revendent. Et c'est des suppressions d'emplois. C'est une logique purement financière qui n'est pas une logique d'économie réelle, qui est une logique d'enrichissement et d'accumulation du capital. Et c'est toujours entre les mains de quelques-un…
« Alors, les marchés financiers n'ont qu'un type d'indice en tête. C'est le taux de rentabilité. C'est le taux de rendement de l'investissement, à terme. C'est ce qu'étend les gens aussi, on peut dire ça. Ce n'est pas du tout l'utilité sociale. Et vous avez des mécanismes terribles, notamment dans les gestionnaires d'actifs, qui placent de l'argent en s'endettant, font en sorte que l'entreprise, par ses bénéfices, rachète sa dette. Et puis après, ils revendent. Et c'est des suppressions d'emplois. C'est une logique purement financière qui n'est pas une logique d'économie réelle, qui est une logique d'enrichissement et d'accumulation du capital. Et c'est toujours entre les mains de quelques-uns. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 8:32
Question 12« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Il faudrait être fonctionnaire toute sa vie ?
Réponse directe
Mais écoutez, peut-être pas fonctionnaire toute sa vie, mais je crois que quand on choisit d'être fonctionnaire, on a aussi à cœur des valeurs, une envie de servir pour l'intérêt général. Or, il arrive, vous voyez, quand il y a des anciens responsables du Trésor qui partent et qui deviennent avocats fiscalistes pour aider celles et ceux qui le peuvent à trouver les meilleures niches fiscales, je ne suis pas sûre qu'on soit dans le bon état d'esprit.
« Mais écoutez, peut-être pas fonctionnaire toute sa vie, mais je crois que quand on choisit d'être fonctionnaire, on a aussi à cœur des valeurs, une envie de servir pour l'intérêt général. Or, il arrive, vous voyez, quand il y a des anciens responsables du Trésor qui partent et qui deviennent avocats fiscalistes pour aider celles et ceux qui le peuvent à trouver les meilleures niches fiscales, je ne suis pas sûre qu'on soit dans le bon état d'esprit. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 13:03
Question 13« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Il y a quelques jours, le député Charles Aloncle, député UDR affilié à Éric Ciotti, lui-même allié à Marine Le Pen, a déposé une proposition de loi afin de prévenir les conflits d'intérêts pour les dirigeants de l'audiovisuel public. Est-ce que vous pensez qu'il y a des conflits d'intérêts dans l'audiovisuel public ?
Réponse directe
Je pense qu'il y a potentiellement des conflits d'intérêts dans toutes les entreprises publiques et qu'il est bon de les encadrer. Mais avec cette PPL, on voit bien que la montagne n'accouche que d'une souris. M. Aloncle propose un dispositif qui, en fait, ne marche pas. Il propose d'étendre à l'audiovisuel public un dispositif qui ne marche pas. On a aujourd'hui, et ça c'est vraiment un enjeu très très grave, des conflits d'intérêts dans la fonction publique, dans la très haute fonction publique, avec des départs dans le privé, des retours dans le public. Il y a plusieurs rapports parlementaires qui l'ont mis en avant, avec une forme, finalement, de confusion de l'intérêt public et des int…
« Je pense qu'il y a potentiellement des conflits d'intérêts dans toutes les entreprises publiques et qu'il est bon de les encadrer. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 12:07Voir 1 autre passage
« Mais avec cette PPL, on voit bien que la montagne n'accouche que d'une souris. M. Aloncle propose un dispositif qui, en fait, ne marche pas. Il propose d'étendre à l'audiovisuel public un dispositif qui ne marche pas. On a aujourd'hui, et ça c'est vraiment un enjeu très très grave, des conflits d'intérêts dans la fonction publique, dans la très haute fonction publique, avec des départs dans le privé, des retours dans le public. Il y a plusieurs rapports parlementaires qui l'ont mis en avant, avec une forme, finalement, de confusion de l'intérêt public et des intérêts privés. Et à mon sens, c'est toute la question des conflits d'intérêts, de la place des fonctionnaires par rapport au privé qui se pose. Donc là, on est vraiment dans l'anecdote. »
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Question 14« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Que faudrait-il mettre dans une loi d'urgence agricole, selon vous ?
Réponse directe
Écoutez, il faudrait soutenir véritablement et dans les grandes largeurs un modèle de ferme qui soit respectueux de l'environnement et des agriculteurs eux-mêmes. Et finalement, tourner la page de ce modèle qui est tourné vers l'exportation. Je crois qu'il faut revenir vers la consommation, vers les besoins des Françaises et des Français qui ont besoin d'aliments sains, de qualité et cesser cette course terrible à la volonté de toujours exporter davantage au mépris de notre souveraineté alimentaire et au mépris de la santé et de l'environnement.
« Écoutez, il faudrait soutenir véritablement et dans les grandes largeurs un modèle de ferme qui soit respectueux de l'environnement et des agriculteurs eux-mêmes. Et finalement, tourner la page de ce modèle qui est tourné vers l'exportation. Je crois qu'il faut revenir vers la consommation, vers les besoins des Françaises et des Français qui ont besoin d'aliments sains, de qualité et cesser cette course terrible à la volonté de toujours exporter davantage au mépris de notre souveraineté alimentaire et au mépris de la santé et de l'environnement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 1:48
Question 15« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Vous parliez du foncier tout à l'heure. Il y a un vrai sujet sur le foncier ?
Réponse directe
Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus.
« Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 5:39
Question 16« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Vous pensez que les Français sont prêts à gagner moins avec leur épargne si c'est pour financer le local ?
Réponse à côté
Moi, je pense qu'il y a, oui, je pense. En tout cas, vous savez, aujourd'hui, dans notre pays, il y a une niche fiscale qui a à peu près 5-6 milliards d'euros sur l'assurance-vie, sur les assurances-vie. Et moi, je ne trouve pas cohérent qu'on aide fiscalement, puisqu'en fait, on réduit les impôts, pour aller dans les marchés financiers spéculer. Je pense que ce serait mieux que cette... Si une niche fiscale, il doit y avoir, alors, en contrepartie, que les Françaises et les Français, on finance notre industrie qui a bien besoin des projets utiles socialement.
« Moi, je pense qu'il y a, oui, je pense. En tout cas, vous savez, aujourd'hui, dans notre pays, il y a une niche fiscale qui a à peu près 5-6 milliards d'euros sur l'assurance-vie, sur les assurances-vie. Et moi, je ne trouve pas cohérent qu'on aide fiscalement, puisqu'en fait, on réduit les impôts, pour aller dans les marchés financiers spéculer. Je pense que ce serait mieux que cette... Si une niche fiscale, il doit y avoir, alors, en contrepartie, que les Françaises et les Français, on finance notre industrie qui a bien besoin des projets utiles socialement. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 7:54
Question 17« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Alors, les avancées déjà ?
Réponse directe
Écoutez, il y a notamment le fait que le gouvernement décide de parler enfin du foncier. Il y a des choses. Mais globalement, encore une fois, le gouvernement rate son objectif qui devrait être de réformer en profondeur le modèle agricole français. C'est un modèle à bout de souffle qui est sous perfusion des intrants chimiques, qui est vraiment sous l'injonction éternelle à l'ultra rentabilité, à l'ultra productivité, au mépris de la santé des agriculteurs, au mépris de l'environnement et au mépris de la qualité dans nos assiettes.
« Écoutez, il y a notamment le fait que le gouvernement décide de parler enfin du foncier. Il y a des choses. Mais globalement, encore une fois, le gouvernement rate son objectif qui devrait être de réformer en profondeur le modèle agricole français. C'est un modèle à bout de souffle qui est sous perfusion des intrants chimiques, qui est vraiment sous l'injonction éternelle à l'ultra rentabilité, à l'ultra productivité, au mépris de la santé des agriculteurs, au mépris de l'environnement et au mépris de la qualité dans nos assiettes. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 1:04
Question 18« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Et d'ailleurs, ces chefs ont deux propositions concrètes. D'une part, une réduction d'impôts pour soutenir la transformation des fermes et d'autre part, un fonds abondé par le plan épargne retraite. Quelle est votre réaction à ces propositions ?
Réponse à côté
Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus.
« Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 5:39
Question 19« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Il y a eu un succès d'audience quand même, ça a semblé intéresser le grand public. Comment vous percevez ça ?
Réponse directe
Écoutez, il y a eu beaucoup de buzz autour de cette commission, aussi parce qu'on a convoqué des gens très célèbres. Alors aujourd'hui, dans notre parlement, on utilise un peu ces commissions d'enquête pour se faire mousser en invitant des stars du showbiz. Et je ne suis pas sûre que le travail parlementaire en ressorte grandi.
« Écoutez, il y a eu beaucoup de buzz autour de cette commission, aussi parce qu'on a convoqué des gens très célèbres. Alors aujourd'hui, dans notre parlement, on utilise un peu ces commissions d'enquête pour se faire mousser en invitant des stars du showbiz. Et je ne suis pas sûre que le travail parlementaire en ressorte grandi. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 11:33
Question 20« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
On importe aussi beaucoup et le gouvernement, grâce à cette loi, pourra maintenant interdire des importations contenant des pesticides qui sont prohibés dans l'Union européenne. C'est une bonne chose, ça ?
Réponse directe
Ça, c'est également une autre bonne chose dans la loi. Mais il n'empêche que le recours aux pesticides est quand même extrêmement important. Le gouvernement a d'ailleurs modifié les indicateurs pour le mesurer, mais la part des pesticides utilisés est en augmentation. Alors même qu'aujourd'hui, on sait que les liens avec les cancers sont très forts et que c'est une véritable épidémie de cancer à laquelle, notamment, notre attention a été portée par le directeur de l'Institut Gustave Rossi, qui par ailleurs est dans ma circonscription à Villejuif, dit attention, on va être face à une épidémie de cancer. Et c'est notamment lié au sujet environnementaux.
« Ça, c'est également une autre bonne chose dans la loi. Mais il n'empêche que le recours aux pesticides est quand même extrêmement important. Le gouvernement a d'ailleurs modifié les indicateurs pour le mesurer, mais la part des pesticides utilisés est en augmentation. Alors même qu'aujourd'hui, on sait que les liens avec les cancers sont très forts et que c'est une véritable épidémie de cancer à laquelle, notamment, notre attention a été portée par le directeur de l'Institut Gustave Rossi, qui par ailleurs est dans ma circonscription à Villejuif, dit attention, on va être face à une épidémie de cancer. Et c'est notamment lié au sujet environnementaux. »
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Question 21« L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Organiser avec ?
Réponse à côté
Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine.
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:50
Question 22Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-Polian
C'est quoi la concentration ?
Réponse directe
La concentration, c'est le fait que, finalement, il y a une grande majorité des médias, environ 80% d'entre eux, qui sont possédés par une poignée de personnes qui ont beaucoup de moyens et qui ont des intérêts bien particuliers. Et donc, quels sont les dangers de la concentration ? Il y a deux dangers majeurs. C'est d'abord de mettre les médias au service de ces intérêts économiques. Et puis, ça peut être aussi, et on le voit beaucoup avec Bolloré, de mettre ces médias au service de ces intérêts politiques. Et donc, de rompre avec la notion d'indépendance des médias, des journalistes, l'honnêteté journalistique, qui sont pourtant des principes constitutionnels.
« La concentration, c'est le fait que, finalement, il y a une grande majorité des médias, environ 80% d'entre eux, qui sont possédés par une poignée de personnes qui ont beaucoup de moyens et qui ont des intérêts bien particuliers. Et donc, quels sont les dangers de la concentration ? Il y a deux dangers majeurs. C'est d'abord de mettre les médias au service de ces intérêts économiques. Et puis, ça peut être aussi, et on le voit beaucoup avec Bolloré, de mettre ces médias au service de ces intérêts politiques. Et donc, de rompre avec la notion d'indépendance des médias, des journalistes, l'honnêteté journalistique, qui sont pourtant des principes constitutionnels. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 1:13
Question 23Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-Polian
Est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous pensez des auditions de la commission d'enquête qui ont été menées ?
Réponse directe
Moi, c'est très intéressant, dans le sens où quand on fait des auditions, des heures, des heures, on se plonge dans le sujet. Donc, c'est passionnant. Après, les limites d'une commission d'enquête à la française, ce n'est pas une commission d'enquête à l'américaine, avec des questions, on a tout le temps, etc. Et on est quasiment juge, quoi. Donc, des fois, c'est un peu... Il suffit de faire un petit numéro de claquette, et M. Bolloré sait très bien faire ça, et on s'en tire très bien. Donc ça, c'est sûr que c'est la limite des commissions d'enquête à la française. Donc, bon, cela dit, on a quand même appris des choses. Quand on voit Bolloré qui dit « mes médias, chez moi », on voit bien qu…
« Moi, c'est très intéressant, dans le sens où quand on fait des auditions, des heures, des heures, on se plonge dans le sujet. Donc, c'est passionnant. Après, les limites d'une commission d'enquête à la française, ce n'est pas une commission d'enquête à l'américaine, avec des questions, on a tout le temps, etc. Et on est quasiment juge, quoi. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 11:18Voir 1 autre passage
« Donc, des fois, c'est un peu... Il suffit de faire un petit numéro de claquette, et M. Bolloré sait très bien faire ça, et on s'en tire très bien. Donc ça, c'est sûr que c'est la limite des commissions d'enquête à la française. Donc, bon, cela dit, on a quand même appris des choses. Quand on voit Bolloré qui dit « mes médias, chez moi », on voit bien que là, il y a un rapport très personnel à ces médias-là. Et donc, l'indépendance et l'étanchéité qu'il devrait y avoir, qui, je le répète, est garantie par la Constitution, on ne parle pas d'un petit truc, elle n'est pas là. Et que donc, M. Bolloré, il utilise ses chaînes, non seulement pour se faire de l'argent, mais en plus aussi pour promouvoir son projet politique. Et c'est la raison pour laquelle j'ai posé, je sais que ça fait débat, une pétition pour que le renouvellement de C8 et CNews ne soit pas accordé par l'ARCOM. Et je voudrais quand même revenir là-dessus parce que j'ai entendu énormément de choses sur la liberté d'expression et je voudrais quand même qu'on en parle. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 11:37
Question 24Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-Polian
Et vous venez du Val-de-Marne. Absolument. Merci d'être avec nous. Vous êtes une députée en pointe sur les combats qui concernent justement l'indépendance des médias. Vous déposez une proposition de loi qui s'appelle protéger la liberté éditoriale des médias, qui sollicite des aides de l'État, qui est passée en commission cet été hier et qui sera en séance publique le 4 avril prochain. C'est quoi votre combat ?
Réponse directe
Le combat, globalement, c'est d'avoir un espace médiatique plus démocratique, en fait, où le débat puisse avoir lieu, où on puisse retrouver une confiance entre les citoyens, citoyennes et les médias en général. Donc, ça passe par pas mal de choses, parce que la situation, elle s'est beaucoup détériorée, et notamment du fait de la concentration.
« Le combat, globalement, c'est d'avoir un espace médiatique plus démocratique, en fait, où le débat puisse avoir lieu, où on puisse retrouver une confiance entre les citoyens, citoyennes et les médias en général. Donc, ça passe par pas mal de choses, parce que la situation, elle s'est beaucoup détériorée, et notamment du fait de la concentration. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 0:50
Question 25Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-Polian
Vous étiez journaliste, vous aviez un lien avec les médias avant ou pas ?
Réponse directe
Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le préside…
« Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le président qui téléphone au président de l'Umedia pour lui dire maintenant, il faut dire ça, ça et ça. L'ORTF, selon notre histoire française. Mais c'est un service public de l'audiovisuel, donc des garanties d'indépendance. Et les garanties de son indépendance, c'était un financement, ce qu'on appelle affecté. C'est-à-dire que, dans les impôts sur le revenu, on payait la redevance. Et on savait que ces 4 milliards d'euros, à peu près, ils ne pouvaient pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel public. Donc, avec la suppression de cette redevance, finalement, chaque année, les députés, enfin le gouvernement, puisque là, en ce moment, c'est plutôt 49-3 et compagnie, ils peuvent décider de faire varier le montant du budget. Donc, évidemment, les journalistes, les rédactions, le service public peuvent se dire, bon, je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour ne pas que mon budget pèse l'année prochaine. Donc, le mandat s'est ouvert là-dessus, sur cette grosse décision. Et donc, après, finalement, moi, je me suis saisie du sujet. Et puis, après, je ne l'ai plus lâché parce que c'est fondamental pour notre démocratie. On parle souvent de nos institutions qui vont mal. Et c'est vrai, de la place du citoyen, de la citoyenne dans le cœur des décisions. Mais l'information, c'est essentiel pour pouvoir agir. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:27
« Alors, les marchés financiers n'ont qu'un type d'indice en tête. C'est le taux de rentabilité. C'est le taux de rendement de l'investissement, à terme. C'est ce qu'étend les gens aussi, on peut dire ça. Ce n'est pas du tout l'utilité sociale. Et vous avez des mécanismes terribles, notamment dans les gestionnaires d'actifs, qui placent de l'argent en s'endettant, font en sorte que l'entreprise, par ses bénéfices, rachète sa dette. Et puis après, ils revendent. Et c'est des suppressions d'emplois. C'est une logique purement financière qui n'est pas une logique d'économie réelle, qui est une logique d'enrichissement et d'accumulation du capital. Et c'est toujours entre les mains de quelques-uns. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 8:32
« Eh bien là, non. Justement, l'enrichissement, il vient ponctionner sur l'entreprise le fait que d'autres s'endettent pour la racheter. C'est un mécanisme terrible qui conduit à ce que des entreprises fassent faillite, qui conduit à ce qu'on réduise des emplois au mépris de ce qui devrait être l'essentiel, c'est-à-dire ce qu'on doit produire. Vous savez, c'est le cas aujourd'hui dans ma circonscription, dans un média qui regroupe beaucoup de titres professionnels, finalement qui est géré par des financiers. Et on est en train de supprimer des postes de secrétaires de rédaction. Non, alors c'est entre autres, mais c'est un groupe qui s'appelle Infopro Digital et qui a le Moniteur, Gégazette, énormément de journaux professionnels et où on remplace des secrétaires de rédaction, des journalistes par l'IA. Mais ce n'est pas du tout pour faire du meilleur journalisme. Et ce n'est pas du tout non plus parce que l'entreprise va mal. C'est aussi parce que les médias sont en difficulté. Non, pour le coup, ces médias-là ne le sont pas et ces entreprises vont bien parce que c'est une presse professionnelle qui a un auditoire certain. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 9:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 18 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:50Voir 2 autres passages
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités17 mai 2026 au 17 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:50Voir 2 autres passages
« Je trouve qu'il y a une part de prise de pouvoir de la FNSEA dans nos ministères et aussi à l'Assemblée nationale, avec une vision qui est totalement biaisée. Une FNSEA qui est au service des grandes exploitations et qui malheureusement ne prend pas du tout en compte la réalité des petites exploitations qu'il faudrait sauvegarder. Cette tribune, je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt hier dans les colonnes du Monde et je trouve effectivement qu'elle apporte cet éclairage. Alors évidemment, on ne va pas tous et toutes manger tous les jours comme quand on va au restaurant. Mais la qualité des produits pour notre santé, c'est essentiel et aussi c'est notre patrimoine. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 6 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non. Non, ce n'est pas une réponse satisfaisante. Il y a quelques petites avancées. Il y a aussi un certain nombre de choses qui vont véritablement dans le mauvais sens. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 0:53Voir 2 autres passages
« Ça, c'est également une autre bonne chose dans la loi. Mais il n'empêche que le recours aux pesticides est quand même extrêmement important. Le gouvernement a d'ailleurs modifié les indicateurs pour le mesurer, mais la part des pesticides utilisés est en augmentation. Alors même qu'aujourd'hui, on sait que les liens avec les cancers sont très forts et que c'est une véritable épidémie de cancer à laquelle, notamment, notre attention a été portée par le directeur de l'Institut Gustave Rossi, qui par ailleurs est dans ma circonscription à Villejuif, dit attention, on va être face à une épidémie de cancer. Et c'est notamment lié au sujet environnementaux. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 2:36
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 10 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, les marchés financiers n'ont qu'un type d'indice en tête. C'est le taux de rentabilité. C'est le taux de rendement de l'investissement, à terme. C'est ce qu'étend les gens aussi, on peut dire ça. Ce n'est pas du tout l'utilité sociale. Et vous avez des mécanismes terribles, notamment dans les gestionnaires d'actifs, qui placent de l'argent en s'endettant, font en sorte que l'entreprise, par ses bénéfices, rachète sa dette. Et puis après, ils revendent. Et c'est des suppressions d'emplois. C'est une logique purement financière qui n'est pas une logique d'économie réelle, qui est une logique d'enrichissement et d'accumulation du capital. Et c'est toujours entre les mains de quelques-uns. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 8:32Voir 2 autres passages
« Eh bien là, non. Justement, l'enrichissement, il vient ponctionner sur l'entreprise le fait que d'autres s'endettent pour la racheter. C'est un mécanisme terrible qui conduit à ce que des entreprises fassent faillite, qui conduit à ce qu'on réduise des emplois au mépris de ce qui devrait être l'essentiel, c'est-à-dire ce qu'on doit produire. Vous savez, c'est le cas aujourd'hui dans ma circonscription, dans un média qui regroupe beaucoup de titres professionnels, finalement qui est géré par des financiers. Et on est en train de supprimer des postes de secrétaires de rédaction. Non, alors c'est entre autres, mais c'est un groupe qui s'appelle Infopro Digital et qui a le Moniteur, Gégazette, énormément de journaux professionnels et où on remplace des secrétaires de rédaction, des journalistes par l'IA. Mais ce n'est pas du tout pour faire du meilleur journalisme. Et ce n'est pas du tout non plus parce que l'entreprise va mal. C'est aussi parce que les médias sont en difficulté. Non, pour le coup, ces médias-là ne le sont pas et ces entreprises vont bien parce que c'est une presse professionnelle qui a un auditoire certain. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 9:17
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 7 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 5:39Voir 2 autres passages
« Oui, il y a un vrai sujet pour les agriculteurs et agricultrices, notamment les jeunes qui portent des projets agroécologiques, d'avoir accès à la terre. Et je pense que c'est extrêmement important de permettre l'accès aux fonciers et aussi d'éviter que les agriculteurs et agricultrices ne s'endettent trop. Parce que c'est aussi les raisons d'un modèle économique qui ne fonctionne plus. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 5:39
« Peut-être, peut-être. Mais n'empêche que notre santé est en jeu. Et c'est un autre modèle qu'il faut promouvoir. En tout cas, il faut protéger nos agriculteurs de cette concurrence déloyale qui est organisée dans le cadre des traités de libre-échange. Et ça, c'est une chose que... Vous pensez à Mercosur ? Notamment. C'est quelque chose que les agriculteurs réclament. Et finalement, si on ne les mettait pas en situation de concurrence directe avec des pays qui utilisent un certain nombre de produits que nous, nous ne permettons plus d'utiliser, alors les choses iraient mieux. Donc, quand je dis nouveau modèle, je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter ce que disent les agriculteurs. Oui, cette concurrence déloyale à laquelle ils sont confrontés, ça doit cesser. Mais ça doit cesser parce qu'on doit orienter notre production vers l'intérieur et non pas vers l'exportation à coups de fermes-usines qui, évidemment, ne respectent pas notre santé ni les animaux par ailleurs. Et c'est un élément important. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un des plus importants de la zone euro, environ 19%. En général, il faut être plus autour de 10-15% en moyenne. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 6:42Voir 2 autres passages
« Ça, c'est également une autre bonne chose dans la loi. Mais il n'empêche que le recours aux pesticides est quand même extrêmement important. Le gouvernement a d'ailleurs modifié les indicateurs pour le mesurer, mais la part des pesticides utilisés est en augmentation. Alors même qu'aujourd'hui, on sait que les liens avec les cancers sont très forts et que c'est une véritable épidémie de cancer à laquelle, notamment, notre attention a été portée par le directeur de l'Institut Gustave Rossi, qui par ailleurs est dans ma circonscription à Villejuif, dit attention, on va être face à une épidémie de cancer. Et c'est notamment lié au sujet environnementaux. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 2:36
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes30 mars 2024 au 17 mai 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'il y a potentiellement des conflits d'intérêts dans toutes les entreprises publiques et qu'il est bon de les encadrer. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 12:07Voir 2 autres passages
« Je l'espère, comme beaucoup, comme la plupart des personnes de gauche dans notre pays. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 16:27
« Il y a un problème avec l'audiovisuel public dans notre pays. Il est aujourd'hui sous-financé depuis presque 15 ans. Il y a eu des licenciements à tour de bras. Malgré tout, il maintient ses audiences, mais c'est de plus en plus difficile pour lui de remplir ses missions. Vous savez, c'est comme toujours, il y a quand même de l'argent public, et c'est important de vérifier où il va, et des missions en face. La difficulté, c'est que l'audiovisuel public est au même niveau de financement, comme s'il n'y avait pas eu d'inflation dans ce pays, c'est magique. Or, quelles sont les missions de l'audiovisuel public ? D'une part, c'est l'information. Et aujourd'hui, nos chaînes publiques, c'est elles qui emploient le plus de journalistes. Il y a une part de journalistes d'investigation. Et comme la presse est sous pression économiquement, c'est hyper important qu'on garde un endroit où on a les moyens pour faire de l'investigation, de l'enquête. Deuxièmement, il y a bien sûr aussi la culture. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-Polian
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités17 mai 2026 au 17 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais avec cette PPL, on voit bien que la montagne n'accouche que d'une souris. M. Aloncle propose un dispositif qui, en fait, ne marche pas. Il propose d'étendre à l'audiovisuel public un dispositif qui ne marche pas. On a aujourd'hui, et ça c'est vraiment un enjeu très très grave, des conflits d'intérêts dans la fonction publique, dans la très haute fonction publique, avec des départs dans le privé, des retours dans le public. Il y a plusieurs rapports parlementaires qui l'ont mis en avant, avec une forme, finalement, de confusion de l'intérêt public et des intérêts privés. Et à mon sens, c'est toute la question des conflits d'intérêts, de la place des fonctionnaires par rapport au privé qui se pose. Donc là, on est vraiment dans l'anecdote. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 12:18Voir 1 autre passage
« Oui, parce qu'il y a des personnes à l'œuvre qui vraiment essayent de l'empêcher. Et je trouve que c'est tout à fait dommage. Une partie des socialistes, dont je n'ai toujours pas compris ce qu'ils reprochent à la primaire, qui a quand même permis de faire gagner François Hollande, il faut, parce que les partis sont trop faibles aujourd'hui, ils sont trop nombreux et trop faibles, il faut que le peuple de gauche tranche sur quel est le meilleur candidat pour les représenter. Si nous partons divisés, nous perdrons. Ce ne serait pas grave si aujourd'hui dans notre pays, et c'est la première fois dans l'histoire, le risque de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir n'était pas réel. Donc attention, il faut quand même se ressaisir. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 16:34
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées30 mars 2024 au 30 mars 2024 · 4 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le président qui téléphone au président de l'Umedia pour lui dire maintenant, il faut dire ça, ça et ça. L'ORTF, selon notre histoire française. Mais c'est un service public de l'audiovisuel, donc des garanties d'indépendance. Et les garanties de son indépendance, c'était un financement, ce qu'on appelle affecté. C'est-à-dire que, dans les impôts sur le revenu, on payait la redevance. Et on savait que ces 4 milliards d'euros, à peu près, ils ne pouvaient pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel public. Donc, avec la suppression de cette redevance, finalement, chaque année, les députés, enfin le gouvernement, puisque là, en ce moment, c'est plutôt 49-3 et compagnie, ils peuvent décider de faire varier le montant du budget. Donc, évidemment, les journalistes, les rédactions, le service public peuvent se dire, bon, je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour ne pas que mon budget pèse l'année prochaine. Donc, le mandat s'est ouvert là-dessus, sur cette grosse décision. Et donc, après, finalement, moi, je me suis saisie du sujet. Et puis, après, je ne l'ai plus lâché parce que c'est fondamental pour notre démocratie. On parle souvent de nos institutions qui vont mal. Et c'est vrai, de la place du citoyen, de la citoyenne dans le cœur des décisions. Mais l'information, c'est essentiel pour pouvoir agir. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 4:27Voir 2 autres passages
« Non, moi, je suis une simple citoyenne et je m'informe. Et je trouve qu'on a besoin de sources où on peut se dire, bon, là, on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale, le point de vue du journal, etc. Mais on sait que, quand même, ce qu'on va lire, c'est du sur-niveau fait. Après, les analyses, on peut toujours les remettre en cause, etc. Mais, en fait, ce mandat parlementaire, il s'est ouvert sur une décision hallucinante, brutale, impréparée d'Emmanuel Macron. Une des seules mesures qu'il avait annoncées pendant sa campagne, d'ailleurs. C'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public. Ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État. Ce n'est pas le président qui téléphone au président de l'Umedia pour lui dire maintenant, il faut dire ça, ça et ça. L'ORTF, selon notre histoire française. Mais c'est un service public de l'audiovisuel, donc des garanties d'indépendance. Et les garanties de son indépendance, c'était un financement, ce qu'on appelle affecté. C'est-à-dire que, dans les impôts sur le revenu, on payait la redevance. Et on savait que ces 4 milliards d'euros, à peu près, ils ne pouvaient pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel public. Donc, avec la suppression de cette redevance, finalement, chaque année, les députés, enfin le gouvernement, puisque là, en ce moment, c'est plutôt 49-3 et compagnie, ils peuvent décider de faire varier le montant du budget. Donc, évidemment, les journalistes, les rédactions, le service public peuvent se dire, bon, je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour ne pas que mon budget pèse l'année prochaine. Donc, le mandat s'est ouvert là-dessus, sur cette grosse décision. Et donc, après, finalement, moi, je me suis saisie du sujet. Et puis, après, je ne l'ai plus lâché parce que c'est fondamental pour notre démocratie. On parle souvent de nos institutions qui vont mal. Et c'est vrai, de la place du citoyen, de la citoyenne dans le cœur des décisions. Mais l'information, c'est essentiel pour pouvoir agir. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-Polian
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées30 mars 2024 au 30 mars 2024 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le combat, globalement, c'est d'avoir un espace médiatique plus démocratique, en fait, où le débat puisse avoir lieu, où on puisse retrouver une confiance entre les citoyens, citoyennes et les médias en général. Donc, ça passe par pas mal de choses, parce que la situation, elle s'est beaucoup détériorée, et notamment du fait de la concentration. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 0:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est ça. Et c'est quand même énorme. C'est des milliers de milliards d'euros. Et donc, à quoi ces milliers de milliards d'euros servent-ils ? Ils servent à financer l'économie. Mais notre choix collectif devrait être de décider quel projet elle devrait financer. Et aujourd'hui, cette épargne, en raison d'incitations fiscales qui ne vont pas dans le bon sens, en raison de la philosophie des acteurs financiers qui ne cherchent que le rendement, eh bien, cette épargne, elle finance le CAC 40, elle finance les marchés financiers et elle ne finance pas l'économie réelle avec des projets qui peinent à trouver financement. Donc, nous, nous considérons et moi, je considère qu'il faudrait orienter cette épargne vers l'investissement productif, peut-être un peu plus loin des rendements mirobolants. Mais, en tout cas, je crois qu'il y a beaucoup de Françaises et de Français qui aimeraient bien que, s'ils ont un peu d'épargne, ce soit plutôt au service de notre pays, de notre industrie, au service des rendements des fonds de pension. »
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 6:51
« Mais avec cette PPL, on voit bien que la montagne n'accouche que d'une souris. M. Aloncle propose un dispositif qui, en fait, ne marche pas. Il propose d'étendre à l'audiovisuel public un dispositif qui ne marche pas. On a aujourd'hui, et ça c'est vraiment un enjeu très très grave, des conflits d'intérêts dans la fonction publique, dans la très haute fonction publique, avec des départs dans le privé, des retours dans le public. Il y a plusieurs rapports parlementaires qui l'ont mis en avant, avec une forme, finalement, de confusion de l'intérêt public et des intérêts privés. Et à mon sens, c'est toute la question des conflits d'intérêts, de la place des fonctionnaires par rapport au privé qui se pose. Donc là, on est vraiment dans l'anecdote. »
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RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 14:58
« Mais je trouve ça extrêmement grave. Ces pétitionnaires, quand ils le fait, ils ont alerté sur un danger qui est réel, qui est le danger de la concentration, entre les mains de quelques milliardaires, et notamment la de M. Bolloré, d'une immense partie de tout ce qui relève de la fabrique de l'opinion. M. Bolloré, aujourd'hui, a des médias. Il a le relais H qui distribue la presse. Il a des maisons d'édition. Il a, aujourd'hui, entre ses mains, potentiellement, la possibilité d'influer sur à peu près un tiers du financement du cinéma français. Le premier financeur qu'elle accuse. Et il se positionne pour, maintenant, les salles de cinéma. Le problème, c'est qu'à un moment donné, M. Bolloré, s'il veut mettre tous ses outils au service de son projet politique, on sait qu'il va le faire. Il le fait déjà, avec un certain nombre de médias, dont il a changé totalement la ligne éditoriale, au profit de ses idées personnelles. Donc la concentration, c'est quelque chose qui doit être évité. D'ailleurs, dans notre loi, c'est inscrit. Pour qu'il y ait le pluralisme. Et ce que disent ces personnes qui pétitionnent, et ils ont raison de le faire, c'est « Attention, le pluralisme peut être en danger. Attention, n'attendons pas que les choses soient transformées profondément pour agir. » C'est la raison pour laquelle, moi, j'ai déposé une proposition de loi contre la concentration dans les médias, dans le domaine de l'édition aussi. »
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RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 3:24
RCF — L'Invité de la Matinale · « L'audiovisuel public est sous-financé depuis 15 ans », dénonce la députée Sophie Taillé-PolianVérifier à 14:58
« Alors maintenant, ils subissent des pressions, ça c'est sûr, pour ne pas la voter, ne pas la défendre. Mais je crois qu'il y en a quand même un nombre que je ne sais pas encore définir précisément, on verra jeudi, qui savent quand même qu'il y a quand même besoin de rééquilibrer un peu entre le pouvoir des actionnaires et le pouvoir des rédactions. Ce n'est pas une mesure, d'ailleurs, ce n'est pas du tout une mesure qui suffit à elle seule. C'est vraiment une mesure d'urgence. Mais il y a des journaux où ça existe et où ça marche. Et ce n'est pas que des journaux très marqués. Il y a La Croix, il y a Mediapart, il y a Le Monde, il y a Les Echos, où ce dispositif, il est déjà en place depuis des années. Mais ça fonctionne, les investisseurs ne sont pas partis, les journaux en question n'ont pas arrêté de publier, ne se sont pas effondrés, etc. Pas du tout. C'est quelque chose d'opérationnel et on a le feedback, parce que c'est déjà en place depuis pas mal de temps dans plusieurs titres. »
BACKSEAT · Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-PolianVérifier à 6:59
Sophie Taillé-Polian — Questions et méthode · Pourquijevote