Sandro Gozi — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
8 févr. 2019 au 16 mai 2026
Questions
58
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 58 questions évaluables
Réponse directe
34
Réponse partielle
8
Réponse à côté
16
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 58
Question 1Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Mais vous ne vouliez pas l'exprimer en Italie, cet engagement européen ?
Réponse directe
Je l'ai fait. Moi, j'étais à Bruxelles et j'étais à Bruxelles en tant que diplomate et en tant que conseiller européen. Donc, je n'avais pas de... Et après aussi avec Barroso, je n'avais pas d'ambition politique en première personne. Et après, à un certain moment, d'un côté, Prodi m'a proposé de les suivre quand il est retourné en Italie pour battre une nouvelle fois Berlusconi et devenir Premier ministre. Et je me suis dit à la lumière d'une expérience déjà importante que j'avais faite avec un commissaire espagnol et deux présidents de la Commission européenne que finalement, oui, la politique, ça m'intéressait parce que quand on est diplomate, on essaye de faire le mieux possible à l'inté…
« Je l'ai fait. Moi, j'étais à Bruxelles et j'étais à Bruxelles en tant que diplomate et en tant que conseiller européen. Donc, je n'avais pas de... »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées8 févr. 2019 au 16 mai 2026 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 2:56
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Et après aussi avec Barroso, je n'avais pas d'ambition politique en première personne. Et après, à un certain moment, d'un côté, Prodi m'a proposé de les suivre quand il est retourné en Italie pour battre une nouvelle fois Berlusconi et devenir Premier ministre. Et je me suis dit à la lumière d'une expérience déjà importante que j'avais faite avec un commissaire espagnol et deux présidents de la Commission européenne que finalement, oui, la politique, ça m'intéressait parce que quand on est diplomate, on essaye de faire le mieux possible à l'intérieur d'un cadre donné. Quand on est engagé politiquement, on peut essayer de changer le cadre. Et moi, je voulais changer le cadre européen. Donc, c'est vraiment pour amour et pour conviction européenne que j'ai accepté de faire en Italie me présenter tout d'abord à la Chambre des députés et après d'être secrétaire d'État. J'ai toujours travaillé sur des questions européennes. Toujours. Oui, mais pourquoi la France ? Et après, pourquoi ? Parce que tout d'abord, je pense qu'il faut incarner une certaine idée de citoyenneté européenne et des politiques transnationales. Moi, je crois qu'une véritable démocratie européenne a besoin des véritables partis politiques européens, d'une véritable politique nationale, de dépasser les frontières. Et je pense qu'aujourd'hui, un des problèmes de l'Europe, c'est qu'on a un Parlement européen, mais on a encore 27 espaces politiques nationaux. Il faut construire un véritable espace politique transnational européen. Secondo, parce qu'il faut incarner ça. Et donc, j'ai décidé de les faire dans les pays qui sont les deuxièmes pays dans ma vie, dans le sens que j'ai étudié en France. Mais c'est ça, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 13:10
Question 2Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
C'est-à-dire obtenir la nationalité française ?
Réponse directe
Vous l'avez demandé ? Oui, je l'ai demandé, c'est en cours et pas parce que entre guillemets j'en ai besoin dans le sens que vous savez, vous pouvez dire quelqu'un habite en Italie ou en France mais il n'est pas européen donc à un certain moment il a des blocages s'il n'est pas... Non, moi en tant que citoyen européen je n'en ai pas besoin mais c'est un acte de reconnaissance parce que la France m'a donné énormément en tant qu'étudiant en tant qu'enseignant maintenant c'est les français et les parisiens qui m'ont élu deux fois au Parlement européen et au Conseil de Paris et je crois que c'est un acte de respect, de reconnaissance et d'engagement vis-à-vis les pays qui m'ont autant donné de…
« Vous l'avez demandé ? Oui, je l'ai demandé, c'est en cours et pas parce que entre guillemets j'en ai besoin dans le sens que vous savez, vous pouvez dire quelqu'un habite en Italie ou en France mais il n'est pas européen donc à un certain moment il a des blocages s'il n'est pas... Non, moi en tant que citoyen européen je n'en ai pas besoin mais c'est un acte de reconnaissance parce que la France m'a donné énormément en tant qu'étudiant en tant qu'enseignant maintenant c'est les français et les parisiens qui m'ont élu deux fois au Parlement européen et au Conseil de Paris et je crois que c'est un acte de respect, de reconnaissance et d'engagement vis-à-vis les pays qui m'ont autant donné de présenter la demande de dénaturalisation ce qui est en cours auprès suivant les procédures ordinaires. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 15:35
Question 3Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Oui, donc vous dites qu'on peut pardonner un engagement à l'extrême-droite, ou à l'extrême-gauche, dans sa jeunesse.
Réponse à côté
Écoutez, moi, j'ai beaucoup d'admiration pour les femmes en politique qui n'ont jamais fait de conneries dans leur vie. Je suis très admirative.
« Écoutez, moi, j'ai beaucoup d'admiration pour les femmes en politique qui n'ont jamais fait de conneries dans leur vie. Je suis très admirative. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 6:11
Question 4Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Un mot, avant de découvrir votre choix musical, de marquer une respiration musicale, qu'est-ce qui vous a conduit à quitter la scène politique italienne pour la française ?
Réponse partielle
Non, je ne crois pas. Je suis, qu'est-ce qui l'a amené ? C'est ce que je vous disais au départ, mon engagement européen.
« Non, je ne crois pas. Je suis, qu'est-ce qui l'a amené ? C'est ce que je vous disais au départ, mon engagement européen. »
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Question 5Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
alors juste avant qu'on l'écoute je disais chanteur est-ce qu'on peut l'appeler comme ça ?
Réponse directe
c'est un groupe James de indie rock de rock alternatif qui est né à Manchester et dont le chanteur c'est Tim Booth et c'est un groupe iconique pour les amateurs de la musique indie rock avec toujours des beautés moi j'adore la musique mais des beaux textes pourquoi je choisis ce texte-là Getting Away With It All Messed Up parce que déjà le titre est paradoxal Getting Away ça veut dire sentir en français mais All Messed Up ça veut dire tout est chaotique émotionnellement bancal la question qu'on se pose dans cette chanson c'est comment peut-on continuer à fonctionner à aimer, à réussir ou simplement survivre alors qu'à l'intérieur à notre intérieur tout semble cassé ou confus et j'invite ceu…
« c'est un groupe James de indie rock de rock alternatif qui est né à Manchester et dont le chanteur c'est Tim Booth et c'est un groupe iconique pour les amateurs de la musique indie rock avec toujours des beautés moi j'adore la musique mais des beaux textes pourquoi je choisis ce texte-là Getting Away With It All Messed Up parce que déjà le titre est paradoxal Getting Away ça veut dire sentir en français mais All Messed Up ça veut dire tout est chaotique émotionnellement bancal la question qu'on se pose dans cette chanson c'est comment peut-on continuer à fonctionner à aimer, à réussir ou simplement survivre alors qu'à l'intérieur à notre intérieur tout semble cassé ou confus et j'invite ceux qui nous écoutent à écouter toute la chanson parce que ça démarre très lentement et après elle est très énergique voire euphorique parce que finalement le message est positif oui nous sommes imparfaits et au confus mais nous continuons »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 18:07
Question 6Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Vous ne le connaissez pas ?
Réponse à côté
Peut-être qu'il y en a qui les disent. Moi, je suis très admiratif de ça. Moi, je pense qu'on devrait beaucoup plus s'inquiéter de ceux qui, aujourd'hui, à 40, 50, 60 ans, disent et font les mêmes conneries qu'on faisait à 16 ans. Ça, ça serait un peu plus inquiétant. Et j'en vois beaucoup à l'extrême-gauche, à l'extrême-droite, en Italie comme en France.
« Peut-être qu'il y en a qui les disent. Moi, je suis très admiratif de ça. Moi, je pense qu'on devrait beaucoup plus s'inquiéter de ceux qui, aujourd'hui, à 40, 50, 60 ans, disent et font les mêmes conneries qu'on faisait à 16 ans. Ça, ça serait un peu plus inquiétant. Et j'en vois beaucoup à l'extrême-gauche, à l'extrême-droite, en Italie comme en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 6:21
Question 7Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
alors je dis au début de l'entretien que vous aurez du temps pour développer vos idées il reste à peu près deux minutes donc je vais vous demander là pour le coup de vous contraindre un petit peu si vous voulez bien parce que je voudrais qu'on fasse un petit crochet par l'Italie pour conclure cette émission dans une tribune d'un universitaire italien publié fin janvier dans le monde le titre était le suivant Giorgia Meloni manie avec virtuosité la politique économique de l'inaction en Italie et après avoir dressé un bilan peu flatteur enfin un portrait peu flatteur de son bilan la tribune se concluait dans ces termes s'il y a donc une leçon que la France peut tirer de cette expérience c'est que la discipline imposée par les contraintes européennes peut amener des gouvernements populistes aux projets aventureux à faire preuve de retenue est-ce que vous pensez que si le RN le rassemblement national remportait l'élection présidentielle de 2027 que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella est-ce que vous pensez que l'Europe pourrait l'empêcher de mettre en oeuvre son programme ?
Réponse partielle
Je crois qu'une victoire du RN que j'espère n'arrivera jamais serait un problème majeur pour l'Union Européenne parce que le RN essaierait de paralyser l'Union Européenne la France est un pays incontournable de l'Union Européenne je ne crois pas au danger fasciste toutes ces choses mais je pense que le RN amènerait l'Union Européenne à la paralysie mais pas l'inverse Giorgia Meloni n'a pas été empêché par l'Europe Giorgia Meloni est une opportuniste dont on a présenté des façons je ne sais pas pourquoi aussi positives en France oui mais c'était une faute moi je l'ai toujours dit Giorgia Meloni c'est une opportuniste qui a compris qu'elle devait faire le contraire de ce qu'elle avait promis…
« Je crois qu'une victoire du RN que j'espère n'arrivera jamais serait un problème majeur pour l'Union Européenne parce que le RN essaierait de paralyser l'Union Européenne la France est un pays incontournable de l'Union Européenne je ne crois pas au danger fasciste toutes ces choses mais je pense que le RN amènerait l'Union Européenne à la paralysie mais pas l'inverse »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 36:08Voir 2 autres passages
« Giorgia Meloni n'a pas été empêché par l'Europe Giorgia Meloni est une opportuniste dont on a présenté des façons je ne sais pas pourquoi aussi positives en France »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 36:46
« oui mais c'était une faute moi je l'ai toujours dit Giorgia Meloni c'est une opportuniste qui a compris qu'elle devait faire le contraire de ce qu'elle avait promis sur le budget et donc a repris le budget de Mario Draghi Giorgia Meloni c'est une extrémiste de droite elle elle était en saison elle est encore qu'elle est juge de l'Européen seulement quand ça lui convient regarder les 200 milliards elle est nationaliste extrémiste à chaque fois qu'elle peut regarder la droite de la presse les bêtes de la presse les droits de l'avortement et je crois que si on votait aujourd'hui en Italie si on votait aujourd'hui en Italie Giorgia Meloni perdrait les élections donc le modèle Meloni pour l'union des extrêmes droites et des droites françaises bonne chance à ceux qui les poussent »
Question 8Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Parce que si on pousse cette logique jusqu'au bout, on pourrait parfaitement imaginer que, je dis bien jusqu'au bout, que tous les députés européens français proviennent d'autres pays de l'Union européenne, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, enfin, tout ce qu'on veut, quoi. Est-ce que l'idée du Parlement européen, ce n'est pas tout de même que les députés qui y siègent représentent leur pays ?
Réponse partielle
Tout d'abord, si celle-là, ces raisonnements menés jusqu'au bout, s'avéraient, ça serait parce que les partis français auraient décidé ça, et parce que les électeurs français auraient voté ça. Donc, ça ne serait jamais une imposition extérieure. Ça serait toujours un choix de chaque parti et de chaque liste qui se présente. Mais en faisant un pas en arrière,
« Tout d'abord, si celle-là, ces raisonnements menés jusqu'au bout, s'avéraient, ça serait parce que les partis français auraient décidé ça, et parce que les électeurs français auraient voté ça. Donc, ça ne serait jamais une imposition extérieure. Ça serait toujours un choix de chaque parti et de chaque liste qui se présente. Mais en faisant un pas en arrière, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 7:35
Question 9Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Alors aujourd'hui, vous êtes un député européen français, tout en étant de nationalité italienne. C'est possible en vertu de l'article 22 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, qui dit ceci. Tout citoyen de l'Union résidant dans un État membre, dont il n'est pas ressortissant, a le droit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen dans l'État membre où il réside. Vous vivez à Paris, donc vous répondez aux conditions. Est-ce qu'il n'y a pas quand même quelque chose d'un peu troublant dans cette possibilité, dans cette législation ?
Réponse à côté
Tout d'abord, si celle-là, ces raisonnements menés jusqu'au bout, s'avéraient, ça serait parce que les partis français auraient décidé ça, et parce que les électeurs français auraient voté ça. Donc, ça ne serait jamais une imposition extérieure. Ça serait toujours un choix de chaque parti et de chaque liste qui se présente. Mais en faisant un pas en arrière,
« Tout d'abord, si celle-là, ces raisonnements menés jusqu'au bout, s'avéraient, ça serait parce que les partis français auraient décidé ça, et parce que les électeurs français auraient voté ça. Donc, ça ne serait jamais une imposition extérieure. Ça serait toujours un choix de chaque parti et de chaque liste qui se présente. Mais en faisant un pas en arrière, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 7:35
Question 10Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
comment vous vous considérez aujourd'hui comme un responsable politique italien ou français ou les deux ?
Réponse directe
Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France.
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
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Question 11Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Donc, je l'ai dit, vous avez un passé politique italien. L'avenir est-il français ou italien ?
Réponse directe
Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France.
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
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Question 12Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Comment vous vous considérez aujourd'hui ?
Réponse directe
Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France.
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
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Question 13Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Et je le disais tout à l'heure, est-ce que c'est définitif ou est-ce que peut-être vous retournerez pour une troisième vie politique en Italie ?
Réponse directe
Non, je ne crois pas. Je suis, qu'est-ce qui l'a amené ? C'est ce que je vous disais au départ, mon engagement européen.
« Non, je ne crois pas. Je suis, qu'est-ce qui l'a amené ? C'est ce que je vous disais au départ, mon engagement européen. »
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Question 14Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Ou sans doute, allez-vous me dire, européen ?
Réponse directe
Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France.
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 2:56
Question 15Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»
Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps dont parfois le tumulte de l'actualité nous prive. Le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Ce soir, nous sommes avec Sandro Gozzi, député européen du groupe Renew, secrétaire général du Parti démocrate européen. Et depuis quelques semaines seulement, depuis les dernières élections municipales en France, conseiller de Paris. Ça, c'est votre situation actuelle. Mais avant cela, vous avez eu une vie politique italienne, puisque vous avez été député italien pendant 12 ans. Et entre autres, secrétaire d'État aux affaires européennes pendant 4 ans. Bonsoir Sandro Gozzi. Bonsoir et merci pour l'invitation. Cette émission est enregistrée dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Cette émission s'appelle l'Atelier politique. Je vais donc vous soumettre à la question rituelle de cette émission, partant de l'idée que dans un atelier, généralement, on trouve des outils. Est-ce que vous avez un outil de prédilection ?
Réponse directe
Un outil de prédilection pour faire de la politique ? Pour faire de la politique, mon outil, ce sont les réseaux sociaux et les numériques. C'est sans doute mon outil préféré et celui qui me permet de mener avec plus d'efficacité mon action européenne et transnationale dont je suis sûr qu'on va parler. C'est la meilleure façon pour moi, chaque jour, d'atteindre directement beaucoup de citoyens dans plusieurs pays. Et c'est une façon pour moi, c'est un outil qui me permet de dépasser les frontières. La clé à molette, le marteau, le chalumeau, tout ça, ce n'est pas trop votre univers ? Ce n'est pas vraiment mon univers. Je suis très mauvais dans le bricolage. Et donc, la seule chose que j'ai…
« Pour faire de la politique, mon outil, ce sont les réseaux sociaux et les numériques. C'est sans doute mon outil préféré et celui qui me permet de mener avec plus d'efficacité mon action européenne et transnationale dont je suis sûr qu'on va parler. C'est la meilleure façon pour moi, chaque jour, d'atteindre directement beaucoup de citoyens dans plusieurs pays. Et c'est une façon pour moi, c'est un outil qui me permet de dépasser les frontières. La clé à molette, le marteau, le chalumeau, tout ça, ce n'est pas trop votre univers ? Ce n'est pas vraiment mon univers. Je suis très mauvais dans le bricolage. Et donc, la seule chose que j'ai faite, en suivant un peu l'exemple de mes parents, c'est du jardinage. Et à Paris, jardinage, ça veut dire avoir des géraniums. Un peu de basilic sur le balcon, un peu de géraniums. Un peu de géraniums et un peu de fleurs différentes. Des ricards, par exemple, des petits sapins mini sur mon balcon. Et donc, oui, les outils de jardinage, des petites pelles, etc., ce sont des choses que je connais assez bien. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 1:29
Question 16Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Est-ce que vous comprenez les Français ?
Réponse directe
Mais non, moi je comprends. Vous avez même les jeunes qui peuvent être attirés par l'imposture Bardella. Parce qu'ils se posent bien, ils sont bien entraînés dans la communication, ils ont les bonnes formules. Vous savez, au fond, je crois que l'intérêt d'Israël, l'intérêt aussi des Juifs, de France, c'est de travailler toujours pour les valeurs, l'État de droit, la liberté, la démocratie. C'est ça, les meilleurs alliés. Et Bardella, c'est exactement le contraire. Bardella, c'est la négation de l'État de droit, l'impossibilité pour l'Union européenne de défendre nos libertés fondamentales, un souverainisme qui devrait empêcher l'Europe de faire son devoir sur les valeurs fondamentales de la…
« Mais non, moi je comprends. Vous avez même les jeunes qui peuvent être attirés par l'imposture Bardella. Parce qu'ils se posent bien, ils sont bien entraînés dans la communication, ils ont les bonnes formules. Vous savez, au fond, je crois que l'intérêt d'Israël, l'intérêt aussi des Juifs, de France, c'est de travailler toujours pour les valeurs, l'État de droit, la liberté, la démocratie. C'est ça, les meilleurs alliés. Et Bardella, c'est exactement le contraire. Bardella, c'est la négation de l'État de droit, l'impossibilité pour l'Union européenne de défendre nos libertés fondamentales, un souverainisme qui devrait empêcher l'Europe de faire son devoir sur les valeurs fondamentales de la démocratie. Ils ont toujours voté contre les interventions de l'Union européenne, en Pologne, en Hongrie, où on nie, on viole les droits des minorités, l'État de droit. Donc, il ne faut absolument pas que les Juifs de France se trompent d'alliés. C'est un faux allié. Tout est faux dans Bardella, tout est faux. C'est faux le fait qu'il dit aujourd'hui qu'il n'est pas contre l'Europe, il vaut la vider de l'intérieur. C'est faux qu'il dit qu'il est pour l'État de droit, il ne fait rien pour l'État de droit. C'est faux qu'il dit qu'il y a des solutions pour la migration. Il voudrait nous obliger tous à montrer les passeports quand on passe des montants au Ventimille, quand on passe des forbacs à Saabruc. Tout est faux. C'est bien communiqué, mais c'est faux sur les fonds. Regardons au fond, il y a encore le temps pour faire le bon choix d'ici au 9 juin. Et que faire du côté de la liste Renaissance pour réveiller un peu vos troupes ? Européaniser encore plus la campagne. Nous sommes dans une campagne européenne. Moi, je suis convaincu que les élections européennes sont désormais les élections les plus importantes en Europe parce qu'on décide de l'avenir commun. On vit un passage historique où il y a des défis de la même échelle de celles des années 50, de celles que les Robert Schumann, les Conrad Hénard devaient faire face. Et aujourd'hui, nous devons faire preuve de la même vision, du même sens de l'urgence. Donc, parlons Europe, discutons comment nous voulons devenir une puissance industrielle, une puissance militaire. Comment on reprend contrôle sur la migration, sur la lutte contre le terrorisme ? C'est ça, notre force, parce que nous avons des résultats. Et ces résultats nous donnent la crédibilité pour les nouvelles propositions. Et d'ici au 9 juin, j'espère que la campagne commence maintenant. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:49
Question 17Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Cette majorité, est-ce qu'elle aura Ursula von der Leyen comme candidate pour la Commission ?
Réponse directe
Ce n'est pas notre candidate. On verra à la lumière des rapports de force et des décisions des citoyens, des électeurs. On verra quels sont les rapports de force au Parlement européen. Il est clair que plus von der Leyen va vers Georgia Meloni, plus elle s'éloigne de nous. C'est ce que je lui ai dit dans deux débats qu'on a faits au niveau européen. J'ai dit très clair, tous les chemins amènent à Rome, on dit. Mais le chemin romain qu'elle a pris au Sarban der Leyen ne l'amènera pas très loin en Europe. Un mot de l'Ukraine pour finir.
« Ce n'est pas notre candidate. On verra à la lumière des rapports de force et des décisions des citoyens, des électeurs. On verra quels sont les rapports de force au Parlement européen. Il est clair que plus von der Leyen va vers Georgia Meloni, plus elle s'éloigne de nous. C'est ce que je lui ai dit dans deux débats qu'on a faits au niveau européen. J'ai dit très clair, tous les chemins amènent à Rome, on dit. Mais le chemin romain qu'elle a pris au Sarban der Leyen ne l'amènera pas très loin en Europe. Un mot de l'Ukraine pour finir. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 11:58
Question 18Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Vous êtes speed zone candidat, comme on dit. C'est-à-dire que pour votre groupe Renew, vous êtes le chef de file, en quelque sorte. Quelle ambition avez-vous ?
Réponse partielle
Non. Nous jouons ce jeu d'essayer d'avoir un débat à l'échelle continentale. Parce que nous pensons que nous ne pouvons pas avoir une démocratie européenne et un débat qui est éparpillé toujours en 27 espaces nationaux, sur des thèmes nationaux. Donc, toutes les familles politiques européennes, et notre alliance aussi, ont décidé d'avoir des chefs de file, des porte-parole, pour promouvoir un débat européen. C'est dans ce contexte que j'ai fait des débats avec Ursula von der Leyen, avec le commissaire Sajid Schmitt. Mais pour nous, il y a quelque chose qui manque. Parce que les populaires, les socialistes, parlent des têtes des listes. Mais il n'y a pas des listes encore. Nous nous battons…
« Non. Nous jouons ce jeu d'essayer d'avoir un débat à l'échelle continentale. Parce que nous pensons que nous ne pouvons pas avoir une démocratie européenne et un débat qui est éparpillé toujours en 27 espaces nationaux, sur des thèmes nationaux. Donc, toutes les familles politiques européennes, et notre alliance aussi, ont décidé d'avoir des chefs de file, des porte-parole, pour promouvoir un débat européen. C'est dans ce contexte que j'ai fait des débats avec Ursula von der Leyen, avec le commissaire Sajid Schmitt. Mais pour nous, il y a quelque chose qui manque. Parce que les populaires, les socialistes, parlent des têtes des listes. Mais il n'y a pas des listes encore. Nous nous battons pour avoir des listes européennes. Absolument. Nous nous battons pour élire un nombre de députés européens à travers des listes communes européennes. Donc, les électeurs voteraient la même liste, du Portugal à la Lituanie. Des listes de gauche, de droit, de écologisme, mais européenne. Absolument. Et là, on aurait des véritables têtes des listes. On a adopté ça au Parlement européen. Pour la première fois, on a adopté une nouvelle loi électorale européenne. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 8:03
Question 19Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Est-ce que ça ne va pas marcher, cette stratégie outrancière ?
Réponse directe
J'espère que non. Sans doute, ils travaillent sur les votes communautaristes. Et ça aussi, c'est bien loin des valeurs de la République. Mais je crois qu'ils sont dans la provocation permanente, dans l'outrance permanente. Et ceci, parce que ce n'est pas une politique. Ils n'iront nulle part, sans doute au Parlement européen, ils seront totalement isolés. Et ça, je vous l'assure.
« J'espère que non. Sans doute, ils travaillent sur les votes communautaristes. Et ça aussi, c'est bien loin des valeurs de la République. Mais je crois qu'ils sont dans la provocation permanente, dans l'outrance permanente. Et ceci, parce que ce n'est pas une politique. Ils n'iront nulle part, sans doute au Parlement européen, ils seront totalement isolés. Et ça, je vous l'assure. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:22
Question 20Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Ils ont fait un peu plus de 6% en 2019. Pour l'instant, les sondages les donnent plutôt à 7,5, 8. Mélenchon a fait 22% à la présidentielle. Vous êtes sûr qu'ils vont disparaître ?
Réponse partielle
J'espère que non. Sans doute, ils travaillent sur les votes communautaristes. Et ça aussi, c'est bien loin des valeurs de la République. Mais je crois qu'ils sont dans la provocation permanente, dans l'outrance permanente. Et ceci, parce que ce n'est pas une politique. Ils n'iront nulle part, sans doute au Parlement européen, ils seront totalement isolés. Et ça, je vous l'assure.
« J'espère que non. Sans doute, ils travaillent sur les votes communautaristes. Et ça aussi, c'est bien loin des valeurs de la République. Mais je crois qu'ils sont dans la provocation permanente, dans l'outrance permanente. Et ceci, parce que ce n'est pas une politique. Ils n'iront nulle part, sans doute au Parlement européen, ils seront totalement isolés. Et ça, je vous l'assure. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:22
Question 21Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Les nationalistes, les souverainistes ont toujours été divisés dans l'Union européenne. Les extrémistes de droite n'ont jamais fait l'union. Mais là, Viktor Orban dit, il faut s'entendre. Orban, Meloni, Le Pen, dans un même groupe, c'est possible ?
Réponse directe
Écoutez, pour la première fois, c'est possible. Moi, je crois que finalement, ils risquent, au lieu d'avoir un seul groupe, d'en avoir trois. Ah ! Diviser encore plus. Parce que l'internative de Deutschland est sortie du groupe ID, et je crois qu'ils ne vont pas rester sur place. Et donc, ils vont essayer de créer un nouveau groupe d'extrême droite. ID et SR, à la fin, je ne crois pas qu'ils vont créer un groupe, donc deux pourraient être trois. Sans doute, ils vont essayer de se concerter beaucoup plus entre eux. Pour faire quoi ? Pour paralyser l'Europe. Parce que vous savez, quand Bardella dit les Français d'abord, quand Georgia Meloni dit les Italiens d'abord, quand les post-franquistes…
« Écoutez, pour la première fois, c'est possible. Moi, je crois que finalement, ils risquent, au lieu d'avoir un seul groupe, d'en avoir trois. Ah ! Diviser encore plus. Parce que l'internative de Deutschland est sortie du groupe ID, et je crois qu'ils ne vont pas rester sur place. Et donc, ils vont essayer de créer un nouveau groupe d'extrême droite. ID et SR, à la fin, je ne crois pas qu'ils vont créer un groupe, donc deux pourraient être trois. Sans doute, ils vont essayer de se concerter beaucoup plus entre eux. Pour faire quoi ? Pour paralyser l'Europe. Parce que vous savez, quand Bardella dit les Français d'abord, quand Georgia Meloni dit les Italiens d'abord, quand les post-franquistes de Vox disent « Vox d'abord », l'Europe ne vient pas, on vient en dernière. Donc, c'est pour cela qu'ils n'ont pas un projet européen, sauf celui de bloquer, paralyser l'Europe. Mais je crois que nous aurons quand même la possibilité de construire une nouvelle majorité pour l'Européen central. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 10:58
Question 22Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Oui, campagne très différente de celle de 2019 que vous avez connue. L'ambiance n'est pas la même. Les gens sont plus angoissés, plus en colère contre l'Europe. Oui, est-ce qu'on peut les blâmer ?
Réponse directe
Après tout, depuis 2018, on a eu une pandémie mondiale. On a eu une guerre du continent européen. On a eu une guerre terrible au Moyen-Orient. On a eu, à cause de l'agression russe sur l'Ukraine, une flambée des prix. Une flambée des prix de l'énergie. Si les gens sont angoissés, je les comprends. Mais ce que nous devons faire comprendre, ce que nous proposons à l'Europe, c'est une solution. Nous sommes pour l'Europe des solutions concrètes, qui reprend les contrôles sur l'immigration, qui reprend les contrôles sur le développement économique. C'est l'Europe qui a sauvé l'économie française. En 2020, après la Covid ? Absolument.
« Après tout, depuis 2018, on a eu une pandémie mondiale. On a eu une guerre du continent européen. On a eu une guerre terrible au Moyen-Orient. On a eu, à cause de l'agression russe sur l'Ukraine, une flambée des prix. Une flambée des prix de l'énergie. Si les gens sont angoissés, je les comprends. Mais ce que nous devons faire comprendre, ce que nous proposons à l'Europe, c'est une solution. Nous sommes pour l'Europe des solutions concrètes, qui reprend les contrôles sur l'immigration, qui reprend les contrôles sur le développement économique. C'est l'Europe qui a sauvé l'économie française. En 2020, après la Covid ? Absolument. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 7:14
Question 23Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Vous voulez être commissaire européen, président de la Commission ?
Réponse directe
Non. Nous jouons ce jeu d'essayer d'avoir un débat à l'échelle continentale. Parce que nous pensons que nous ne pouvons pas avoir une démocratie européenne et un débat qui est éparpillé toujours en 27 espaces nationaux, sur des thèmes nationaux. Donc, toutes les familles politiques européennes, et notre alliance aussi, ont décidé d'avoir des chefs de file, des porte-parole, pour promouvoir un débat européen. C'est dans ce contexte que j'ai fait des débats avec Ursula von der Leyen, avec le commissaire Sajid Schmitt. Mais pour nous, il y a quelque chose qui manque. Parce que les populaires, les socialistes, parlent des têtes des listes. Mais il n'y a pas des listes encore. Nous nous battons…
« Non. Nous jouons ce jeu d'essayer d'avoir un débat à l'échelle continentale. Parce que nous pensons que nous ne pouvons pas avoir une démocratie européenne et un débat qui est éparpillé toujours en 27 espaces nationaux, sur des thèmes nationaux. Donc, toutes les familles politiques européennes, et notre alliance aussi, ont décidé d'avoir des chefs de file, des porte-parole, pour promouvoir un débat européen. C'est dans ce contexte que j'ai fait des débats avec Ursula von der Leyen, avec le commissaire Sajid Schmitt. Mais pour nous, il y a quelque chose qui manque. Parce que les populaires, les socialistes, parlent des têtes des listes. Mais il n'y a pas des listes encore. Nous nous battons pour avoir des listes européennes. Absolument. Nous nous battons pour élire un nombre de députés européens à travers des listes communes européennes. Donc, les électeurs voteraient la même liste, du Portugal à la Lituanie. Des listes de gauche, de droit, de écologisme, mais européenne. Absolument. Et là, on aurait des véritables têtes des listes. On a adopté ça au Parlement européen. Pour la première fois, on a adopté une nouvelle loi électorale européenne. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 8:03
Question 24Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Est-ce que c'est votre candidate ?
Réponse directe
Ce n'est pas notre candidate. On verra à la lumière des rapports de force et des décisions des citoyens, des électeurs. On verra quels sont les rapports de force au Parlement européen. Il est clair que plus von der Leyen va vers Georgia Meloni, plus elle s'éloigne de nous. C'est ce que je lui ai dit dans deux débats qu'on a faits au niveau européen. J'ai dit très clair, tous les chemins amènent à Rome, on dit. Mais le chemin romain qu'elle a pris au Sarban der Leyen ne l'amènera pas très loin en Europe. Un mot de l'Ukraine pour finir.
« Ce n'est pas notre candidate. On verra à la lumière des rapports de force et des décisions des citoyens, des électeurs. On verra quels sont les rapports de force au Parlement européen. Il est clair que plus von der Leyen va vers Georgia Meloni, plus elle s'éloigne de nous. C'est ce que je lui ai dit dans deux débats qu'on a faits au niveau européen. J'ai dit très clair, tous les chemins amènent à Rome, on dit. Mais le chemin romain qu'elle a pris au Sarban der Leyen ne l'amènera pas très loin en Europe. Un mot de l'Ukraine pour finir. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 11:58
Question 25Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24
Alors, justement, vous parlez de Giorgia Méloni. Elle est tête de liste en Italie. Est-ce qu'elle s'est convertie à l'Europe ?
Réponse directe
Ça, c'est une chose que je n'irai pas à comprendre. Je n'irai pas à comprendre pourquoi en France... Je comprends, je vous dirai pourquoi. En France, on a tendance à présenter Giorgia Méloni comme une conservatrice modérée européenne. Ce n'est pas si mal que ça. Giorgia Méloni est européenne. Elle respecte les règles européennes quand elle a intérêt. Pour avoir l'argent. Comme l'Europe lui donne 200 milliards d'euros, bien sûr, elle joue les Jeux européens sur le plan de relance. Elle est européenne quand elle comprend qu'elle a tout raté dans son discours et dans ses promesses. Elle voulait mettre un blocus naval dans la Méditerranée. Et puis maintenant, elle demande la solidarité européen…
« Ça, c'est une chose que je n'irai pas à comprendre. Je n'irai pas à comprendre pourquoi en France... Je comprends, je vous dirai pourquoi. En France, on a tendance à présenter Giorgia Méloni comme une conservatrice modérée européenne. Ce n'est pas si mal que ça. Giorgia Méloni est européenne. Elle respecte les règles européennes quand elle a intérêt. Pour avoir l'argent. Comme l'Europe lui donne 200 milliards d'euros, bien sûr, elle joue les Jeux européens sur le plan de relance. Elle est européenne quand elle comprend qu'elle a tout raté dans son discours et dans ses promesses. Elle voulait mettre un blocus naval dans la Méditerranée. Et puis maintenant, elle demande la solidarité européenne de sa migration. Mais dès qu'elle peut, c'est une extrémiste des droits réactionnaires et conservatrices. C'est quelqu'un qui nie les droits des communautés LGBTQ. C'est quelqu'un qui nie l'inscription de l'état civil aux enfants des couples homoparentes. C'est quelqu'un qui est en train de contrôler de plus en plus les services, la télé et les services audiovisuels publics en Italie. C'est quelqu'un qui insulte en permanence l'adversaire. Mais le problème, vous savez, c'est qu'il y a en France. C'est qu'on dit, on écrit, même vos confrères, Georgia Meloni, ils pensent Marine Le Pen. Georgia Meloni est utilisé en France parce qu'on veut justifier, légitimer la dédiabolisation de Marine Le Pen. Eh bien, ce sont deux grosses erreurs contre lesquelles j'ai masqué en faux. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 9:26
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« Non, tout d'abord, c'est les mouvements dans lesquels il y avait aussi Georgia Melloni, qui est présenté comme une modérée pré-européenne, conservatrice. Donc, je dirais que si elle n'est pas fasciste, n'a pas été fasciste, on ne peut pas dire... Oui, mais vous, vous l'avez fait de fasciste ou pas ? Non, jamais. J'ai fait des conneries. À 16 ans, à 17 ans, on fait des conneries. Mais il faut connaître l'Italie de l'époque. Et d'ailleurs, tout le monde savait ça. La presse française l'a révélée quand j'étais à Matignon, mais c'était une opération menée en Italie pour m'attaquer, pour me mettre en difficulté. Parce que tout le monde savait. Moi, j'ai fait quatre élections. J'ai été élu trois fois en Italie député italien. J'ai été deux fois nommé au gouvernement. Et je vous assure que dans une petite ville comme ces élus, dans laquelle j'étais, donc tout le monde savait. Mais pourquoi n'ont pas donné l'importance ? Tout d'abord parce que, je dis, à 16 ans, on fait des conneries. Secondo, à l'époque, en Émilie-Romagne, c'était totalement dominé par les partis communistes. Ou alors, l'alternative, c'était des mouvements catholiques très conservateurs qui s'appellent Communion et Libération. Et beaucoup de jeunes comme moi, s'ils voulaient avoir un acte de rébellion, ils regardaient au front de la jeunesse. Et puis, il y avait un ami à moi qui avait été très charismatique, qui était un des meilleurs amis, qui était le secrétaire de ces mouvements. Et donc, je l'ai suivi pour quelques années. C'était aussi un effet de mode. En Italie, dans les années 80, il y avait un mouvement de jeunesse qui s'appelait les Paninari et qui s'était, bon, de la mode. Il fallait avoir certaines chaussures Timberland, il fallait avoir certaines vestes Scott ou Bomber, etc. Et ces mouvements-là se disaient, on a des droits durs, etc. Mais c'était un peu des conneries, un peu de mode. La première fois que j'ai voté, j'ai voté le parti républicain, qui est des centres-gauches. J'étais très proche d'Odo Biazini, qui était le secrétaire de ces partis et qui était aussi président de la Chambre. Donc, bon, parler d'engagement, c'est beaucoup. Mais il est régulièrement utilisé. Cette connerie que j'ai faite à 16 ans au lycée, est régulièrement utilisée. Mais honnêtement, je n'y donnerai pas une importance particulière. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 3:49
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 2:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées8 févr. 2019 au 16 mai 2026 · 11 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tout d'abord, si celle-là, ces raisonnements menés jusqu'au bout, s'avéraient, ça serait parce que les partis français auraient décidé ça, et parce que les électeurs français auraient voté ça. Donc, ça ne serait jamais une imposition extérieure. Ça serait toujours un choix de chaque parti et de chaque liste qui se présente. Mais en faisant un pas en arrière, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 7:35Voir 2 autres passages
« Et après aussi avec Barroso, je n'avais pas d'ambition politique en première personne. Et après, à un certain moment, d'un côté, Prodi m'a proposé de les suivre quand il est retourné en Italie pour battre une nouvelle fois Berlusconi et devenir Premier ministre. Et je me suis dit à la lumière d'une expérience déjà importante que j'avais faite avec un commissaire espagnol et deux présidents de la Commission européenne que finalement, oui, la politique, ça m'intéressait parce que quand on est diplomate, on essaye de faire le mieux possible à l'intérieur d'un cadre donné. Quand on est engagé politiquement, on peut essayer de changer le cadre. Et moi, je voulais changer le cadre européen. Donc, c'est vraiment pour amour et pour conviction européenne que j'ai accepté de faire en Italie me présenter tout d'abord à la Chambre des députés et après d'être secrétaire d'État. J'ai toujours travaillé sur des questions européennes. Toujours. Oui, mais pourquoi la France ? Et après, pourquoi ? Parce que tout d'abord, je pense qu'il faut incarner une certaine idée de citoyenneté européenne et des politiques transnationales. Moi, je crois qu'une véritable démocratie européenne a besoin des véritables partis politiques européens, d'une véritable politique nationale, de dépasser les frontières. Et je pense qu'aujourd'hui, un des problèmes de l'Europe, c'est qu'on a un Parlement européen, mais on a encore 27 espaces politiques nationaux. Il faut construire un véritable espace politique transnational européen. Secondo, parce qu'il faut incarner ça. Et donc, j'ai décidé de les faire dans les pays qui sont les deuxièmes pays dans ma vie, dans le sens que j'ai étudié en France. Mais c'est ça, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 13:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 févr. 2019 au 16 mai 2026 · 32 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 2:56Voir 2 autres passages
« Et après aussi avec Barroso, je n'avais pas d'ambition politique en première personne. Et après, à un certain moment, d'un côté, Prodi m'a proposé de les suivre quand il est retourné en Italie pour battre une nouvelle fois Berlusconi et devenir Premier ministre. Et je me suis dit à la lumière d'une expérience déjà importante que j'avais faite avec un commissaire espagnol et deux présidents de la Commission européenne que finalement, oui, la politique, ça m'intéressait parce que quand on est diplomate, on essaye de faire le mieux possible à l'intérieur d'un cadre donné. Quand on est engagé politiquement, on peut essayer de changer le cadre. Et moi, je voulais changer le cadre européen. Donc, c'est vraiment pour amour et pour conviction européenne que j'ai accepté de faire en Italie me présenter tout d'abord à la Chambre des députés et après d'être secrétaire d'État. J'ai toujours travaillé sur des questions européennes. Toujours. Oui, mais pourquoi la France ? Et après, pourquoi ? Parce que tout d'abord, je pense qu'il faut incarner une certaine idée de citoyenneté européenne et des politiques transnationales. Moi, je crois qu'une véritable démocratie européenne a besoin des véritables partis politiques européens, d'une véritable politique nationale, de dépasser les frontières. Et je pense qu'aujourd'hui, un des problèmes de l'Europe, c'est qu'on a un Parlement européen, mais on a encore 27 espaces politiques nationaux. Il faut construire un véritable espace politique transnational européen. Secondo, parce qu'il faut incarner ça. Et donc, j'ai décidé de les faire dans les pays qui sont les deuxièmes pays dans ma vie, dans le sens que j'ai étudié en France. Mais c'est ça, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 13:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités31 mai 2024 au 16 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, tout d'abord, c'est les mouvements dans lesquels il y avait aussi Georgia Melloni, qui est présenté comme une modérée pré-européenne, conservatrice. Donc, je dirais que si elle n'est pas fasciste, n'a pas été fasciste, on ne peut pas dire... Oui, mais vous, vous l'avez fait de fasciste ou pas ? Non, jamais. J'ai fait des conneries. À 16 ans, à 17 ans, on fait des conneries. Mais il faut connaître l'Italie de l'époque. Et d'ailleurs, tout le monde savait ça. La presse française l'a révélée quand j'étais à Matignon, mais c'était une opération menée en Italie pour m'attaquer, pour me mettre en difficulté. Parce que tout le monde savait. Moi, j'ai fait quatre élections. J'ai été élu trois fois en Italie député italien. J'ai été deux fois nommé au gouvernement. Et je vous assure que dans une petite ville comme ces élus, dans laquelle j'étais, donc tout le monde savait. Mais pourquoi n'ont pas donné l'importance ? Tout d'abord parce que, je dis, à 16 ans, on fait des conneries. Secondo, à l'époque, en Émilie-Romagne, c'était totalement dominé par les partis communistes. Ou alors, l'alternative, c'était des mouvements catholiques très conservateurs qui s'appellent Communion et Libération. Et beaucoup de jeunes comme moi, s'ils voulaient avoir un acte de rébellion, ils regardaient au front de la jeunesse. Et puis, il y avait un ami à moi qui avait été très charismatique, qui était un des meilleurs amis, qui était le secrétaire de ces mouvements. Et donc, je l'ai suivi pour quelques années. C'était aussi un effet de mode. En Italie, dans les années 80, il y avait un mouvement de jeunesse qui s'appelait les Paninari et qui s'était, bon, de la mode. Il fallait avoir certaines chaussures Timberland, il fallait avoir certaines vestes Scott ou Bomber, etc. Et ces mouvements-là se disaient, on a des droits durs, etc. Mais c'était un peu des conneries, un peu de mode. La première fois que j'ai voté, j'ai voté le parti républicain, qui est des centres-gauches. J'étais très proche d'Odo Biazini, qui était le secrétaire de ces partis et qui était aussi président de la Chambre. Donc, bon, parler d'engagement, c'est beaucoup. Mais il est régulièrement utilisé. Cette connerie que j'ai faite à 16 ans au lycée, est régulièrement utilisée. Mais honnêtement, je n'y donnerai pas une importance particulière. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 3:49Voir 2 autres passages
« Peut-être qu'il y en a qui les disent. Moi, je suis très admiratif de ça. Moi, je pense qu'on devrait beaucoup plus s'inquiéter de ceux qui, aujourd'hui, à 40, 50, 60 ans, disent et font les mêmes conneries qu'on faisait à 16 ans. Ça, ça serait un peu plus inquiétant. Et j'en vois beaucoup à l'extrême-gauche, à l'extrême-droite, en Italie comme en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 6:21
« Ça, c'est une chose que je n'irai pas à comprendre. Je n'irai pas à comprendre pourquoi en France... Je comprends, je vous dirai pourquoi. En France, on a tendance à présenter Giorgia Méloni comme une conservatrice modérée européenne. Ce n'est pas si mal que ça. Giorgia Méloni est européenne. Elle respecte les règles européennes quand elle a intérêt. Pour avoir l'argent. Comme l'Europe lui donne 200 milliards d'euros, bien sûr, elle joue les Jeux européens sur le plan de relance. Elle est européenne quand elle comprend qu'elle a tout raté dans son discours et dans ses promesses. Elle voulait mettre un blocus naval dans la Méditerranée. Et puis maintenant, elle demande la solidarité européenne de sa migration. Mais dès qu'elle peut, c'est une extrémiste des droits réactionnaires et conservatrices. C'est quelqu'un qui nie les droits des communautés LGBTQ. C'est quelqu'un qui nie l'inscription de l'état civil aux enfants des couples homoparentes. C'est quelqu'un qui est en train de contrôler de plus en plus les services, la télé et les services audiovisuels publics en Italie. C'est quelqu'un qui insulte en permanence l'adversaire. Mais le problème, vous savez, c'est qu'il y a en France. C'est qu'on dit, on écrit, même vos confrères, Georgia Meloni, ils pensent Marine Le Pen. Georgia Meloni est utilisé en France parce qu'on veut justifier, légitimer la dédiabolisation de Marine Le Pen. Eh bien, ce sont deux grosses erreurs contre lesquelles j'ai masqué en faux. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités8 févr. 2019 au 16 mai 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et après aussi avec Barroso, je n'avais pas d'ambition politique en première personne. Et après, à un certain moment, d'un côté, Prodi m'a proposé de les suivre quand il est retourné en Italie pour battre une nouvelle fois Berlusconi et devenir Premier ministre. Et je me suis dit à la lumière d'une expérience déjà importante que j'avais faite avec un commissaire espagnol et deux présidents de la Commission européenne que finalement, oui, la politique, ça m'intéressait parce que quand on est diplomate, on essaye de faire le mieux possible à l'intérieur d'un cadre donné. Quand on est engagé politiquement, on peut essayer de changer le cadre. Et moi, je voulais changer le cadre européen. Donc, c'est vraiment pour amour et pour conviction européenne que j'ai accepté de faire en Italie me présenter tout d'abord à la Chambre des députés et après d'être secrétaire d'État. J'ai toujours travaillé sur des questions européennes. Toujours. Oui, mais pourquoi la France ? Et après, pourquoi ? Parce que tout d'abord, je pense qu'il faut incarner une certaine idée de citoyenneté européenne et des politiques transnationales. Moi, je crois qu'une véritable démocratie européenne a besoin des véritables partis politiques européens, d'une véritable politique nationale, de dépasser les frontières. Et je pense qu'aujourd'hui, un des problèmes de l'Europe, c'est qu'on a un Parlement européen, mais on a encore 27 espaces politiques nationaux. Il faut construire un véritable espace politique transnational européen. Secondo, parce qu'il faut incarner ça. Et donc, j'ai décidé de les faire dans les pays qui sont les deuxièmes pays dans ma vie, dans le sens que j'ai étudié en France. Mais c'est ça, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 13:10Voir 2 autres passages
« c'est un groupe James de indie rock de rock alternatif qui est né à Manchester et dont le chanteur c'est Tim Booth et c'est un groupe iconique pour les amateurs de la musique indie rock avec toujours des beautés moi j'adore la musique mais des beaux textes pourquoi je choisis ce texte-là Getting Away With It All Messed Up parce que déjà le titre est paradoxal Getting Away ça veut dire sentir en français mais All Messed Up ça veut dire tout est chaotique émotionnellement bancal la question qu'on se pose dans cette chanson c'est comment peut-on continuer à fonctionner à aimer, à réussir ou simplement survivre alors qu'à l'intérieur à notre intérieur tout semble cassé ou confus et j'invite ceux qui nous écoutent à écouter toute la chanson parce que ça démarre très lentement et après elle est très énergique voire euphorique parce que finalement le message est positif oui nous sommes imparfaits et au confus mais nous continuons »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 18:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités8 févr. 2019 au 16 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tout d'abord, si celle-là, ces raisonnements menés jusqu'au bout, s'avéraient, ça serait parce que les partis français auraient décidé ça, et parce que les électeurs français auraient voté ça. Donc, ça ne serait jamais une imposition extérieure. Ça serait toujours un choix de chaque parti et de chaque liste qui se présente. Mais en faisant un pas en arrière, »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 7:35Voir 2 autres passages
« Je suis d'accord avec le fait qu'Israël, qui a une grande démocratie au Moyen-Orient, est en train de faire une bataille aussi pour protéger nos valeurs. Moi, j'ai comparé la tragédie du 7 octobre à ce qui s'est passé au Bataclan. Parce que c'était la même haine de nos libertés, de nos valeurs, de ce que nous sommes. Donc, de ce point de vue, je suis persuadé que la bataille contre la masse, c'est une bataille pour la démocratie et la valeur. Et néanmoins, ceci ne m'empêche pas d'être critique. D'être critique sur l'action, sur la manière dont Netanyahou a fait de la politique dans ces années. Moi, je suis critique de Netanyahou même avant le 7 octobre. Moi, je crois que ce qu'il a dit sur les colonies hier soir, ça ne tient pas. Colonie, c'est une violation des engagements internationaux et c'est un obstacle pour construire la paix. Et je crois aussi qu'il doit agir dans le respect du droit international humanitaire. Donc, il faut distinguer les choses, comme moi j'ai fait toujours. Moi, je crois qu'on ne peut pas dire à Netanyahou c'est Israël. On a le droit, on a le devoir de défendre les droits à l'existence d'Israël. Mais ceci ne doit pas nous empêcher de critiquer les erreurs que Netanyahou a commises. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 0:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes8 févr. 2019 au 31 mai 2024 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais non, moi je comprends. Vous avez même les jeunes qui peuvent être attirés par l'imposture Bardella. Parce qu'ils se posent bien, ils sont bien entraînés dans la communication, ils ont les bonnes formules. Vous savez, au fond, je crois que l'intérêt d'Israël, l'intérêt aussi des Juifs, de France, c'est de travailler toujours pour les valeurs, l'État de droit, la liberté, la démocratie. C'est ça, les meilleurs alliés. Et Bardella, c'est exactement le contraire. Bardella, c'est la négation de l'État de droit, l'impossibilité pour l'Union européenne de défendre nos libertés fondamentales, un souverainisme qui devrait empêcher l'Europe de faire son devoir sur les valeurs fondamentales de la démocratie. Ils ont toujours voté contre les interventions de l'Union européenne, en Pologne, en Hongrie, où on nie, on viole les droits des minorités, l'État de droit. Donc, il ne faut absolument pas que les Juifs de France se trompent d'alliés. C'est un faux allié. Tout est faux dans Bardella, tout est faux. C'est faux le fait qu'il dit aujourd'hui qu'il n'est pas contre l'Europe, il vaut la vider de l'intérieur. C'est faux qu'il dit qu'il est pour l'État de droit, il ne fait rien pour l'État de droit. C'est faux qu'il dit qu'il y a des solutions pour la migration. Il voudrait nous obliger tous à montrer les passeports quand on passe des montants au Ventimille, quand on passe des forbacs à Saabruc. Tout est faux. C'est bien communiqué, mais c'est faux sur les fonds. Regardons au fond, il y a encore le temps pour faire le bon choix d'ici au 9 juin. Et que faire du côté de la liste Renaissance pour réveiller un peu vos troupes ? Européaniser encore plus la campagne. Nous sommes dans une campagne européenne. Moi, je suis convaincu que les élections européennes sont désormais les élections les plus importantes en Europe parce qu'on décide de l'avenir commun. On vit un passage historique où il y a des défis de la même échelle de celles des années 50, de celles que les Robert Schumann, les Conrad Hénard devaient faire face. Et aujourd'hui, nous devons faire preuve de la même vision, du même sens de l'urgence. Donc, parlons Europe, discutons comment nous voulons devenir une puissance industrielle, une puissance militaire. Comment on reprend contrôle sur la migration, sur la lutte contre le terrorisme ? C'est ça, notre force, parce que nous avons des résultats. Et ces résultats nous donnent la crédibilité pour les nouvelles propositions. Et d'ici au 9 juin, j'espère que la campagne commence maintenant. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:49Voir 2 autres passages
« J'espère que non. Sans doute, ils travaillent sur les votes communautaristes. Et ça aussi, c'est bien loin des valeurs de la République. Mais je crois qu'ils sont dans la provocation permanente, dans l'outrance permanente. Et ceci, parce que ce n'est pas une politique. Ils n'iront nulle part, sans doute au Parlement européen, ils seront totalement isolés. Et ça, je vous l'assure. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:22
« Ils nous jugent en plus. Moi, je ne juge pas les électeurs de 5 étoiles. Moi, je juge les gouvernements des 5 étoiles et de la Ligue. Et je crois que ce gouvernement va amener l'Italie droit contre le mur. Évidemment, s'il n'y avait pas eu d'erreur de notre part, on ne serait pas arrivé là. Mais ceci ne me permet pas, ne doit pas m'obliger. Vous savez, en démocratie, on respecte la volonté de la majorité. On ne doit pas être nécessairement d'accord avec la majorité. Aujourd'hui, moi, je suis en désaccord avec une majorité italienne qui est nationaliste et qui ne fait pas les intérêts de mon pays. Voilà. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités8 févr. 2019 au 31 mai 2024 · 13 observations19 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais non, moi je comprends. Vous avez même les jeunes qui peuvent être attirés par l'imposture Bardella. Parce qu'ils se posent bien, ils sont bien entraînés dans la communication, ils ont les bonnes formules. Vous savez, au fond, je crois que l'intérêt d'Israël, l'intérêt aussi des Juifs, de France, c'est de travailler toujours pour les valeurs, l'État de droit, la liberté, la démocratie. C'est ça, les meilleurs alliés. Et Bardella, c'est exactement le contraire. Bardella, c'est la négation de l'État de droit, l'impossibilité pour l'Union européenne de défendre nos libertés fondamentales, un souverainisme qui devrait empêcher l'Europe de faire son devoir sur les valeurs fondamentales de la démocratie. Ils ont toujours voté contre les interventions de l'Union européenne, en Pologne, en Hongrie, où on nie, on viole les droits des minorités, l'État de droit. Donc, il ne faut absolument pas que les Juifs de France se trompent d'alliés. C'est un faux allié. Tout est faux dans Bardella, tout est faux. C'est faux le fait qu'il dit aujourd'hui qu'il n'est pas contre l'Europe, il vaut la vider de l'intérieur. C'est faux qu'il dit qu'il est pour l'État de droit, il ne fait rien pour l'État de droit. C'est faux qu'il dit qu'il y a des solutions pour la migration. Il voudrait nous obliger tous à montrer les passeports quand on passe des montants au Ventimille, quand on passe des forbacs à Saabruc. Tout est faux. C'est bien communiqué, mais c'est faux sur les fonds. Regardons au fond, il y a encore le temps pour faire le bon choix d'ici au 9 juin. Et que faire du côté de la liste Renaissance pour réveiller un peu vos troupes ? Européaniser encore plus la campagne. Nous sommes dans une campagne européenne. Moi, je suis convaincu que les élections européennes sont désormais les élections les plus importantes en Europe parce qu'on décide de l'avenir commun. On vit un passage historique où il y a des défis de la même échelle de celles des années 50, de celles que les Robert Schumann, les Conrad Hénard devaient faire face. Et aujourd'hui, nous devons faire preuve de la même vision, du même sens de l'urgence. Donc, parlons Europe, discutons comment nous voulons devenir une puissance industrielle, une puissance militaire. Comment on reprend contrôle sur la migration, sur la lutte contre le terrorisme ? C'est ça, notre force, parce que nous avons des résultats. Et ces résultats nous donnent la crédibilité pour les nouvelles propositions. Et d'ici au 9 juin, j'espère que la campagne commence maintenant. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:49Voir 2 autres passages
« Il faut expliquer pourquoi. Aujourd'hui, les Russes bombardent des parties du territoire ukrainien, Kharkiv par exemple, en lançant des missiles du territoire russe. Donc si nous voulons véritablement soutenir et aider les Ukrainiens, on ne peut pas leur donner des armes, leur dire vous ne pouvez pas utiliser les armes pour cibler les endroits desquels ils partent les missiles contre vous. Donc je ne me réjouis pas de ces décisions, mais c'est une décision nécessaire. Macron veut la guerre, dit Le Pen. Non, Le Pen, elle veut faire à tout prix oublier qu'elle était la meilleure alliée de Poutine et que si elle avait été à l'Elysée, elle serait pleinement impliquée dans la guerre du côté russe, du côté de Poutine. C'est un peu là aussi comme Georgia Meloni qui a changé d'avis. Elle écrivait dans son livre « Moi, Georgia » que Poutine, c'était un grand leader européen. Après, elle a signé une assurance sur la vie avec Washington en prenant les côtés de l'Ukraine. Mais vous savez, est-ce que l'Italie sera du bon côté si jamais Donald Trump devait gagner les élections ? Et les extrémistes de droite, ils ne sont pas fiables sur le soutien à la résistance du peuple ukrainien. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 12:43
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités8 févr. 2019 au 31 mai 2024 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas notre candidate. On verra à la lumière des rapports de force et des décisions des citoyens, des électeurs. On verra quels sont les rapports de force au Parlement européen. Il est clair que plus von der Leyen va vers Georgia Meloni, plus elle s'éloigne de nous. C'est ce que je lui ai dit dans deux débats qu'on a faits au niveau européen. J'ai dit très clair, tous les chemins amènent à Rome, on dit. Mais le chemin romain qu'elle a pris au Sarban der Leyen ne l'amènera pas très loin en Europe. Un mot de l'Ukraine pour finir. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 11:58Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas notre candidate. On verra à la lumière des rapports de force et des décisions des citoyens, des électeurs. On verra quels sont les rapports de force au Parlement européen. Il est clair que plus von der Leyen va vers Georgia Meloni, plus elle s'éloigne de nous. C'est ce que je lui ai dit dans deux débats qu'on a faits au niveau européen. J'ai dit très clair, tous les chemins amènent à Rome, on dit. Mais le chemin romain qu'elle a pris au Sarban der Leyen ne l'amènera pas très loin en Europe. Un mot de l'Ukraine pour finir. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 11:58
« Parce que c'était un non-événement, personne n'en a parlé en Italie, et aucune proposition est ressortie. Donc, ils sont jeunes, mais ils n'ont pas beaucoup d'idées communes. Mais est-ce que l'Italie n'est pas en train de devenir l'axe central des extrêmes droites européennes ? Malheureusement, oui. Malheureusement, Salvini est un point de repère pour toutes les formes d'extrémistes et d'obscurantisme. Et d'ailleurs, l'événement qui m'inquiète beaucoup plus, c'est qu'aujourd'hui, à Vérone, ils ont invité tous les obscurantistes des cinq continents pour parler de l'abnégation du droit à l'avortement, pour parler... Il y a seulement une famille naturelle, hommes-femmes, et donc, ne parlons pas des droits de la communauté LGBT. C'est ça qui m'inquiète. Et d'ailleurs, Salvini, qui sait quels sont les vrais événements, il n'est pas allé rencontrer Bardella, mais il va aujourd'hui dans une bataille obscurantiste contre les droits civils. Il veut démanteler les avancées en droits civils que nous avons fait avec le gouvernement Rennes, à commencer par les unions civiles ou avec la loi de fin de vie. Ça, c'est le danger. C'est un danger culturel. C'est lui que Salvini veut mener à bien. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés31 mai 2024 au 31 mai 2024 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça, c'est une chose que je n'irai pas à comprendre. Je n'irai pas à comprendre pourquoi en France... Je comprends, je vous dirai pourquoi. En France, on a tendance à présenter Giorgia Méloni comme une conservatrice modérée européenne. Ce n'est pas si mal que ça. Giorgia Méloni est européenne. Elle respecte les règles européennes quand elle a intérêt. Pour avoir l'argent. Comme l'Europe lui donne 200 milliards d'euros, bien sûr, elle joue les Jeux européens sur le plan de relance. Elle est européenne quand elle comprend qu'elle a tout raté dans son discours et dans ses promesses. Elle voulait mettre un blocus naval dans la Méditerranée. Et puis maintenant, elle demande la solidarité européenne de sa migration. Mais dès qu'elle peut, c'est une extrémiste des droits réactionnaires et conservatrices. C'est quelqu'un qui nie les droits des communautés LGBTQ. C'est quelqu'un qui nie l'inscription de l'état civil aux enfants des couples homoparentes. C'est quelqu'un qui est en train de contrôler de plus en plus les services, la télé et les services audiovisuels publics en Italie. C'est quelqu'un qui insulte en permanence l'adversaire. Mais le problème, vous savez, c'est qu'il y a en France. C'est qu'on dit, on écrit, même vos confrères, Georgia Meloni, ils pensent Marine Le Pen. Georgia Meloni est utilisé en France parce qu'on veut justifier, légitimer la dédiabolisation de Marine Le Pen. Eh bien, ce sont deux grosses erreurs contre lesquelles j'ai masqué en faux. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 9:26Voir 2 autres passages
« Écoutez, pour la première fois, c'est possible. Moi, je crois que finalement, ils risquent, au lieu d'avoir un seul groupe, d'en avoir trois. Ah ! Diviser encore plus. Parce que l'internative de Deutschland est sortie du groupe ID, et je crois qu'ils ne vont pas rester sur place. Et donc, ils vont essayer de créer un nouveau groupe d'extrême droite. ID et SR, à la fin, je ne crois pas qu'ils vont créer un groupe, donc deux pourraient être trois. Sans doute, ils vont essayer de se concerter beaucoup plus entre eux. Pour faire quoi ? Pour paralyser l'Europe. Parce que vous savez, quand Bardella dit les Français d'abord, quand Georgia Meloni dit les Italiens d'abord, quand les post-franquistes de Vox disent « Vox d'abord », l'Europe ne vient pas, on vient en dernière. Donc, c'est pour cela qu'ils n'ont pas un projet européen, sauf celui de bloquer, paralyser l'Europe. Mais je crois que nous aurons quand même la possibilité de construire une nouvelle majorité pour l'Européen central. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 10:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées8 févr. 2019 au 31 mai 2024 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais maintenant, c'est le conseil qui doit décider à l'unanimité. Raison pour laquelle nous voulons modifier les traités et nous libérer du droit des vétos. Chose que, par contre, veut Bardella. Parce que Bardella, Le Pen, pour Mélonie, veut les vétos surtout. C'est une autre façon de paralyser l'Union européenne. Ils ne veulent plus sortir de l'Union européenne. Ils veulent la détruire à l'intérieur. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 9:00Voir 1 autre passage
« Écoutez, moi, je crois que nous avons besoin d'une Europe souveraine et démocratique pour une raison très simple. Il y a des questions transnationales, soit-elles l'immigration, le terrorisme, les changements climatiques, la nécessité de gouverner pour les biens communs, la finance, la nécessité de gouverner les grands géants du numérique mondiaux. Ce sont des questions dans lesquelles la politique nationale est impuissante. Donc, soit nous restons impuissants et nous faisons de la gesticulation avec 27 politiques nationales, soit nous décidons dans certaines questions de nous mettre mieux ensemble. Et Europe souveraine et démocratique, ça veut dire cela. Et je crois que c'est la seule façon de promouvoir nos intérêts et nos valeurs dans un monde dans un désordre global dans lequel un continent divisé en 27 politiques différentes va disparaître de la carte géopolitique du monde. C'est ça l'enjeu. Et c'est ça, c'est de ces enjeux-là qu'on doit discuter en vue des élections européennes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Sandro Gozi : "Les nationalistes, quand ils sont en difficulté, ont toujours besoin de trouver un ennemi"Vérifier à 7:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 36:59
« c'est un groupe James de indie rock de rock alternatif qui est né à Manchester et dont le chanteur c'est Tim Booth et c'est un groupe iconique pour les amateurs de la musique indie rock avec toujours des beautés moi j'adore la musique mais des beaux textes pourquoi je choisis ce texte-là Getting Away With It All Messed Up parce que déjà le titre est paradoxal Getting Away ça veut dire sentir en français mais All Messed Up ça veut dire tout est chaotique émotionnellement bancal la question qu'on se pose dans cette chanson c'est comment peut-on continuer à fonctionner à aimer, à réussir ou simplement survivre alors qu'à l'intérieur à notre intérieur tout semble cassé ou confus et j'invite ceux qui nous écoutent à écouter toute la chanson parce que ça démarre très lentement et après elle est très énergique voire euphorique parce que finalement le message est positif oui nous sommes imparfaits et au confus mais nous continuons »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 18:07
« Sans doute, moi, je suis européen, né en Italie et qui a choisi la France pour poursuivre son action politique. Mais mon engagement est profondément européen. Et mes valeurs et mes objectifs et mes projets ont toujours été les mêmes pour l'Europe. Que je sois en Italie ou en France ou que j'étais à Bruxelles, dans d'autres fonctions, de diplomate, conseiller politique. Je travaillais avec des présents de la Commission. Donc, je suis un européen, né en Italie et engagé pour la France et pour l'Europe en France. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 2:56
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 9:26
« Vous l'avez demandé ? Oui, je l'ai demandé, c'est en cours et pas parce que entre guillemets j'en ai besoin dans le sens que vous savez, vous pouvez dire quelqu'un habite en Italie ou en France mais il n'est pas européen donc à un certain moment il a des blocages s'il n'est pas... Non, moi en tant que citoyen européen je n'en ai pas besoin mais c'est un acte de reconnaissance parce que la France m'a donné énormément en tant qu'étudiant en tant qu'enseignant maintenant c'est les français et les parisiens qui m'ont élu deux fois au Parlement européen et au Conseil de Paris et je crois que c'est un acte de respect, de reconnaissance et d'engagement vis-à-vis les pays qui m'ont autant donné de présenter la demande de dénaturalisation ce qui est en cours auprès suivant les procédures ordinaires. »
RFI — L'Atelier politique · Sandro Gozi: «Il faut construire une union de la défense à l’intérieur de l’Union européenne»Vérifier à 15:35
« Non. Nous jouons ce jeu d'essayer d'avoir un débat à l'échelle continentale. Parce que nous pensons que nous ne pouvons pas avoir une démocratie européenne et un débat qui est éparpillé toujours en 27 espaces nationaux, sur des thèmes nationaux. Donc, toutes les familles politiques européennes, et notre alliance aussi, ont décidé d'avoir des chefs de file, des porte-parole, pour promouvoir un débat européen. C'est dans ce contexte que j'ai fait des débats avec Ursula von der Leyen, avec le commissaire Sajid Schmitt. Mais pour nous, il y a quelque chose qui manque. Parce que les populaires, les socialistes, parlent des têtes des listes. Mais il n'y a pas des listes encore. Nous nous battons pour avoir des listes européennes. Absolument. Nous nous battons pour élire un nombre de députés européens à travers des listes communes européennes. Donc, les électeurs voteraient la même liste, du Portugal à la Lituanie. Des listes de gauche, de droit, de écologisme, mais européenne. Absolument. Et là, on aurait des véritables têtes des listes. On a adopté ça au Parlement européen. Pour la première fois, on a adopté une nouvelle loi électorale européenne. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 8:03
France Inter — L'invité de 8h20 · Sandro Gozi : "Les nationalistes, quand ils sont en difficulté, ont toujours besoin de trouver un ennemi"Vérifier à 22:32
« J'espère que non. Sans doute, ils travaillent sur les votes communautaristes. Et ça aussi, c'est bien loin des valeurs de la République. Mais je crois qu'ils sont dans la provocation permanente, dans l'outrance permanente. Et ceci, parce que ce n'est pas une politique. Ils n'iront nulle part, sans doute au Parlement européen, ils seront totalement isolés. Et ça, je vous l'assure. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:22
France Inter — L'invité du week-end · Sandro Gozi : "Je partage pleinement le projet européen d'Emmanuel Macron"Vérifier à 8:12
« Mais non, moi je comprends. Vous avez même les jeunes qui peuvent être attirés par l'imposture Bardella. Parce qu'ils se posent bien, ils sont bien entraînés dans la communication, ils ont les bonnes formules. Vous savez, au fond, je crois que l'intérêt d'Israël, l'intérêt aussi des Juifs, de France, c'est de travailler toujours pour les valeurs, l'État de droit, la liberté, la démocratie. C'est ça, les meilleurs alliés. Et Bardella, c'est exactement le contraire. Bardella, c'est la négation de l'État de droit, l'impossibilité pour l'Union européenne de défendre nos libertés fondamentales, un souverainisme qui devrait empêcher l'Europe de faire son devoir sur les valeurs fondamentales de la démocratie. Ils ont toujours voté contre les interventions de l'Union européenne, en Pologne, en Hongrie, où on nie, on viole les droits des minorités, l'État de droit. Donc, il ne faut absolument pas que les Juifs de France se trompent d'alliés. C'est un faux allié. Tout est faux dans Bardella, tout est faux. C'est faux le fait qu'il dit aujourd'hui qu'il n'est pas contre l'Europe, il vaut la vider de l'intérieur. C'est faux qu'il dit qu'il est pour l'État de droit, il ne fait rien pour l'État de droit. C'est faux qu'il dit qu'il y a des solutions pour la migration. Il voudrait nous obliger tous à montrer les passeports quand on passe des montants au Ventimille, quand on passe des forbacs à Saabruc. Tout est faux. C'est bien communiqué, mais c'est faux sur les fonds. Regardons au fond, il y a encore le temps pour faire le bon choix d'ici au 9 juin. Et que faire du côté de la liste Renaissance pour réveiller un peu vos troupes ? Européaniser encore plus la campagne. Nous sommes dans une campagne européenne. Moi, je suis convaincu que les élections européennes sont désormais les élections les plus importantes en Europe parce qu'on décide de l'avenir commun. On vit un passage historique où il y a des défis de la même échelle de celles des années 50, de celles que les Robert Schumann, les Conrad Hénard devaient faire face. Et aujourd'hui, nous devons faire preuve de la même vision, du même sens de l'urgence. Donc, parlons Europe, discutons comment nous voulons devenir une puissance industrielle, une puissance militaire. Comment on reprend contrôle sur la migration, sur la lutte contre le terrorisme ? C'est ça, notre force, parce que nous avons des résultats. Et ces résultats nous donnent la crédibilité pour les nouvelles propositions. Et d'ici au 9 juin, j'espère que la campagne commence maintenant. »
Radio J — L'interview politique · Sandro Gozi - Le Barbier du matin du 31/05/24Vérifier à 4:49