Rémi Cardon — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 mai 2021 au 23 sept. 2023
Questions
26
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,9 h
Répartition sur 26 questions évaluables
Réponse directe
11
Réponse partielle
8
Réponse à côté
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 26
Question 1Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Bonjour Philippe Dominati, bonjour Rémi Cardon, vous n'êtes pas tout seul, nous sommes également en visio avec une sénatrice, c'est Christine Lavarde, sénatrice Les Républicains des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde, est-ce que vous m'entendez ?
Réponse à côté
C'est Arthur Delaporte.
« C'est Arthur Delaporte. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 1:44
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très simple, c'est-à-dire que tout se joue essentiellement sur les élections municipales, pour faire basculer, pour faire grossir des groupes. On a l'objectif pour ces sénatoriales à gauche d'atteindre ou de dépasser les 100 sénateurs de gauche. Et on l'a vu sur certains textes, on était à 93, 94 parfois. Sur 348. Sur la réforme des retraites, ce qui était drôle, c'est que chaque semaine, il y avait des sénateurs et sénatrices, élères ou centristes parfois, qui revenaient sur leur vote de l'article 7 pour peut-être déculpabiliser de l'acte qu'ils avaient effectué pendant ces débats, notamment le départ à l'âge de 64 ans. En réalité, moi, je pense que l'essentiel, et c'est ça qui est beaucoup plus sain, je trouve, aussi au Sénat, c'est que ça vient du bas. Ça vient des élections municipales. Et ensuite, il y a un représentant de tout, de façon horizontale, puisque moi, je suis sénateur de la Somme, il n'y a pas de circonscription. C'est les 772 communes de la Somme. Mes grands électeurs, c'est les 1824, sur lesquels il y a eu une orientation pour tant de voix pour moi, et donc j'ai atteint un quotient qui me permettait d'avoir un siège. Donc globalement, ce qu'on y retrouve, c'est qu'il y a une incarnation d'une assemblée des territoires, et ça se voit dans les accents chantants, parfois au Sénat aussi, quand même. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Comment ça va quand on est sénateur à 29 ans ?
Réponse directe
En forme, j'ai commencé d'ailleurs le titre de mon bilan de mi-mandat, puisqu'il va sortir dans quelques semaines, « Jeune sénateur et alors ». Donc j'explique toutes mes actions dans mon département, au Sénat, et donc voilà, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté politique et d'engagement, et donc j'ai fait déjà un stand de propositions de loi, de rapports sénatoriels, donc j'essaye de prouver que ce n'est pas une question, il ne faut pas 40 ans ou un CV long comme... Non, je ne ressens pas, oui, pour devenir sénateur et pour travailler. Pour devenir sénateur, il faut tout simplement, c'est une question de volonté et d'ancrage, d'ancrage territorial, parce qu'effect…
« En forme, j'ai commencé d'ailleurs le titre de mon bilan de mi-mandat, puisqu'il va sortir dans quelques semaines, « Jeune sénateur et alors ». Donc j'explique toutes mes actions dans mon département, au Sénat, et donc voilà, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté politique et d'engagement, et donc j'ai fait déjà un stand de propositions de loi, de rapports sénatoriels, donc j'essaye de prouver que ce n'est pas une question, il ne faut pas 40 ans ou un CV long comme... Non, je ne ressens pas, oui, pour devenir sénateur et pour travailler. Pour devenir sénateur, il faut tout simplement, c'est une question de volonté et d'ancrage, d'ancrage territorial, parce qu'effectivement à l'âge de 15 ans, j'ai commencé très tôt aussi à m'impliquer au niveau local, dans le milieu associatif et politique, dans le département de la Somme. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 2:06
Question 3Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
C'est intéressant parce que vous parlez de la représentativité en termes d'urbains et de ruraux. Moi, je vais mettre les pieds dans le plat. Est-ce que le Sénat est trop à droite ?
Réponse à côté
Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un an…
« Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un ancrage local. Mais donc, comment aujourd'hui un électeur, et c'est vrai, on s'en rend compte tous les jours sur le terrain, est capable de voter pour un maire socialiste et demain voter autre chose, peut-être pour Macron ou autre, sur une élection nationale. Je pense qu'il y a aussi un phénomène qu'on ne mesure pas, c'est la dépolitisation de notre société. Maintenant, on est sur des personnes et plus tellement sur des doctrines clairement et une pensée définie. Et c'est ça, moi, je pense l'enjeu, si on veut reclarifier, parce que je suis moyennement d'accord, ceci dit, un sénateur, ça représente 200 000 habitants à peu près. Oui. En moyenne. Donc, si vous voulez, »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 25:37Voir 2 autres passages
« c'est plus ou moins vrai en fonction des départements, mais en tout cas, je trouve que c'est le bon curseur. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 26:54
« Dans la somme, il y en a trois, on est quasiment 600 000. Moi, ce que je m'interroge là-dedans, c'est est-ce que les grosses villes, parce que globalement, si on gagne la ville d'Amiens, par exemple, on a quasiment un demi-sénateur, un poste. Donc, vous voyez, de dire que c'est très très ruraux, oui et non, parce qu'en fait, le poids des grosses villes pèse aussi dans la balance quand même dans l'élection sénatoriale. Il ne faut pas l'oublier quand même. »
Question 4Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Oui, c'est Delaporte. Pardon, pardon, pardon, autant pour moi. Rémi Cardon, donc voilà. Je le disais, plus jeune sénateur élu à 26 ans, j'avais déjà eu l'occasion de vous interviewer, à l'époque je faisais une émission sur Public Sénat, trois ans après cette interview, trois ans d'exercice en tant que sénateur, comment ça va ?
Réponse directe
En forme, j'ai commencé d'ailleurs le titre de mon bilan de mi-mandat, puisqu'il va sortir dans quelques semaines, « Jeune sénateur et alors ». Donc j'explique toutes mes actions dans mon département, au Sénat, et donc voilà, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté politique et d'engagement, et donc j'ai fait déjà un stand de propositions de loi, de rapports sénatoriels, donc j'essaye de prouver que ce n'est pas une question, il ne faut pas 40 ans ou un CV long comme... Non, je ne ressens pas, oui, pour devenir sénateur et pour travailler. Pour devenir sénateur, il faut tout simplement, c'est une question de volonté et d'ancrage, d'ancrage territorial, parce qu'effect…
« En forme, j'ai commencé d'ailleurs le titre de mon bilan de mi-mandat, puisqu'il va sortir dans quelques semaines, « Jeune sénateur et alors ». Donc j'explique toutes mes actions dans mon département, au Sénat, et donc voilà, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté politique et d'engagement, et donc j'ai fait déjà un stand de propositions de loi, de rapports sénatoriels, donc j'essaye de prouver que ce n'est pas une question, il ne faut pas 40 ans ou un CV long comme... Non, je ne ressens pas, oui, pour devenir sénateur et pour travailler. Pour devenir sénateur, il faut tout simplement, c'est une question de volonté et d'ancrage, d'ancrage territorial, parce qu'effectivement à l'âge de 15 ans, j'ai commencé très tôt aussi à m'impliquer au niveau local, dans le milieu associatif et politique, dans le département de la Somme. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 2:06
Question 5Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Est-ce que le Sénat représente véritablement le pays ?
Réponse partielle
Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un an…
« Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un ancrage local. Mais donc, comment aujourd'hui un électeur, et c'est vrai, on s'en rend compte tous les jours sur le terrain, est capable de voter pour un maire socialiste et demain voter autre chose, peut-être pour Macron ou autre, sur une élection nationale. Je pense qu'il y a aussi un phénomène qu'on ne mesure pas, c'est la dépolitisation de notre société. Maintenant, on est sur des personnes et plus tellement sur des doctrines clairement et une pensée définie. Et c'est ça, moi, je pense l'enjeu, si on veut reclarifier, parce que je suis moyennement d'accord, ceci dit, un sénateur, ça représente 200 000 habitants à peu près. Oui. En moyenne. Donc, si vous voulez, »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 25:37Voir 1 autre passage
« Dans la somme, il y en a trois, on est quasiment 600 000. Moi, ce que je m'interroge là-dedans, c'est est-ce que les grosses villes, parce que globalement, si on gagne la ville d'Amiens, par exemple, on a quasiment un demi-sénateur, un poste. Donc, vous voyez, de dire que c'est très très ruraux, oui et non, parce qu'en fait, le poids des grosses villes pèse aussi dans la balance quand même dans l'élection sénatoriale. Il ne faut pas l'oublier quand même. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 27:00
Question 6Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Rémi Cardon mi-mandat on le disait tout à l'heure c'est six ans de mandat le Sénat mais on ne renouvelle que par moitié donc tous les six ans comme ça ça décale à chaque fois vous êtes au milieu de votre mandat vous n'êtes pas en danger dimanche soir vous n'allez pas être réélu ou pas réélu vous continuez mi-mandat comment vous voyez les trois prochaines années ?
Réponse partielle
ça aurait de la gueule 29 ans le bureau du Sénat Voilà de faire des propositions et d'essayer de changer le Sénat aussi de l'intérieur et puis également je dirais que moi voilà ma carrière politique j'ai l'impression qu'elle ne fait que commencer mais j'ai envie de vous dire pour moi la politique c'est une aventure c'est-à-dire que demain s'il faut faire un projet d'entrepreneuriat je fais un projet d'entrepreneuriat si je continue la politique je continue la politique mais si vous voulez je ne sais pas ce que je vais faire dans 6 ans 12 ans 18 ans enfin je veux dire on a le temps de revenir c'est un peu notre génération d'ailleurs un peu zapping on change de métier ou de projet rapidement…
« ça aurait de la gueule 29 ans le bureau du Sénat Voilà de faire des propositions et d'essayer de changer le Sénat aussi de l'intérieur et puis également je dirais que moi voilà ma carrière politique j'ai l'impression qu'elle ne fait que commencer mais j'ai envie de vous dire pour moi la politique c'est une aventure c'est-à-dire que demain s'il faut faire un projet d'entrepreneuriat je fais un projet d'entrepreneuriat si je continue la politique je continue la politique mais si vous voulez je ne sais pas ce que je vais faire dans 6 ans 12 ans 18 ans enfin je veux dire on a le temps de revenir c'est un peu notre génération d'ailleurs un peu zapping on change de métier ou de projet rapidement mais voilà moi je suis très détendu sur cette question et très ouvert et pour saisir les bonnes opportunités aussi dans les prochaines années »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 33:53
Question 7Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Est-ce qu'il n'y a pas une disproportion de la représentation de la droite par rapport à la gauche dans le Sénat ?
Réponse à côté
Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un an…
« Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un ancrage local. Mais donc, comment aujourd'hui un électeur, et c'est vrai, on s'en rend compte tous les jours sur le terrain, est capable de voter pour un maire socialiste et demain voter autre chose, peut-être pour Macron ou autre, sur une élection nationale. Je pense qu'il y a aussi un phénomène qu'on ne mesure pas, c'est la dépolitisation de notre société. Maintenant, on est sur des personnes et plus tellement sur des doctrines clairement et une pensée définie. Et c'est ça, moi, je pense l'enjeu, si on veut reclarifier, parce que je suis moyennement d'accord, ceci dit, un sénateur, ça représente 200 000 habitants à peu près. Oui. En moyenne. Donc, si vous voulez, »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 25:37Voir 2 autres passages
« c'est plus ou moins vrai en fonction des départements, mais en tout cas, je trouve que c'est le bon curseur. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 26:54
« Dans la somme, il y en a trois, on est quasiment 600 000. Moi, ce que je m'interroge là-dedans, c'est est-ce que les grosses villes, parce que globalement, si on gagne la ville d'Amiens, par exemple, on a quasiment un demi-sénateur, un poste. Donc, vous voyez, de dire que c'est très très ruraux, oui et non, parce qu'en fait, le poids des grosses villes pèse aussi dans la balance quand même dans l'élection sénatoriale. Il ne faut pas l'oublier quand même. »
Question 8Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe Dominati
Particularité aussi du Sénat, vous avez parlé de vieux partis, ce que je trouve très intéressant. C'est vrai que les trois premiers candidats à l'élection présidentielle sont très mal représentés au Sénat. Le président de la République, petit groupe au Sénat, il a un enjeu d'ailleurs de grossir les rangs ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon n'a pas de sénateur, et le Rassemblement National avait un sénateur qui a quitté pour rejoindre Conquête, mais qu'un seul. C'est aussi une particularité, et ça dit quelque chose de notre paysage politique, le fait qu'au niveau local, puisque vous êtes les représentants du niveau local, les vieux partis continuent à bien fonctionner. Comment vous l'analysez, ça, Rémi Cardon ?
Réponse directe
C'est très simple, c'est-à-dire que tout se joue essentiellement sur les élections municipales, pour faire basculer, pour faire grossir des groupes. On a l'objectif pour ces sénatoriales à gauche d'atteindre ou de dépasser les 100 sénateurs de gauche. Et on l'a vu sur certains textes, on était à 93, 94 parfois. Sur 348. Sur la réforme des retraites, ce qui était drôle, c'est que chaque semaine, il y avait des sénateurs et sénatrices, élères ou centristes parfois, qui revenaient sur leur vote de l'article 7 pour peut-être déculpabiliser de l'acte qu'ils avaient effectué pendant ces débats, notamment le départ à l'âge de 64 ans. En réalité, moi, je pense que l'essentiel, et c'est ça qui est b…
« C'est très simple, c'est-à-dire que tout se joue essentiellement sur les élections municipales, pour faire basculer, pour faire grossir des groupes. On a l'objectif pour ces sénatoriales à gauche d'atteindre ou de dépasser les 100 sénateurs de gauche. Et on l'a vu sur certains textes, on était à 93, 94 parfois. Sur 348. Sur la réforme des retraites, ce qui était drôle, c'est que chaque semaine, il y avait des sénateurs et sénatrices, élères ou centristes parfois, qui revenaient sur leur vote de l'article 7 pour peut-être déculpabiliser de l'acte qu'ils avaient effectué pendant ces débats, notamment le départ à l'âge de 64 ans. En réalité, moi, je pense que l'essentiel, et c'est ça qui est beaucoup plus sain, je trouve, aussi au Sénat, c'est que ça vient du bas. Ça vient des élections municipales. Et ensuite, il y a un représentant de tout, de façon horizontale, puisque moi, je suis sénateur de la Somme, il n'y a pas de circonscription. C'est les 772 communes de la Somme. Mes grands électeurs, c'est les 1824, sur lesquels il y a eu une orientation pour tant de voix pour moi, et donc j'ai atteint un quotient qui me permettait d'avoir un siège. Donc globalement, ce qu'on y retrouve, c'est qu'il y a une incarnation d'une assemblée des territoires, et ça se voit dans les accents chantants, parfois au Sénat aussi, quand même. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 8:47Voir 1 autre passage
« Aussi, c'est vrai, ça se développe de plus en plus. Et par contre, on n'est pas du tout soumis à la présidentielle qui peut avoir une influence considérable sur le nombre de députés à la fin. C'est-à-dire que nous, nos vagues, c'est les municipales, globalement. Et donc ça, ça permet quand même d'avoir une certaine, je dirais, ostature solide. Et puis, moi par contre, je m'inquiéterai demain, si un jour, il y a un groupe du RN, du RN au Sénat, ça voudra dire qu'il y aura un ancrage fort, puissant, sur certains territoires. Et là, il faudra s'inquiéter de plus en plus. Et on voit la progression monter progressivement. C'est vrai qu'on la voit monter. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 10:11
Question 9L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Bon, on n'a pas de GAFAM à l'heure actuelle. Je sais que le président Macron essaie de faire émerger, je crois, 25 licornes justement à l'horizon 2025. Des licornes qui sont des start-up, des entreprises innovantes, valorisées à plus d'un milliard de dollars. Vous avez un avis, du coup, sur l'état du numérique en France et sur les politiques et le développement, le business ?
Réponse partielle
Ce qu'on ressent, c'est que la France est ultra connectée. Il y a 85% des Français sont connectés, voire 90% même. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a aussi, je dirais, une fracture territoriale. Il y a quand même, vous l'avez signé, il y a plus de 2000 communes qui n'ont rien.
« Ce qu'on ressent, c'est que la France est ultra connectée. Il y a 85% des Français sont connectés, voire 90% même. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a aussi, je dirais, une fracture territoriale. Il y a quand même, vous l'avez signé, il y a plus de 2000 communes qui n'ont rien. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 14:28
Question 10L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Est-ce qu'on devrait se féliciter du fait que quelqu'un soit élu à moins de 27 ans ?
Réponse directe
Oui, voilà, c'est ça. Ça devrait être normalisé. J'espère que j'ai lancé une nouvelle étape pour qu'il y ait un maximum de jeunes candidats aux prochaines sénatoriales. En tout cas, ça serait parfait. Vous voyez que si tout est possible, c'est une question de volonté et aussi de ce qu'on peut apporter. Parce que moi, j'avais aussi une vision intéressante, puisque je travaille dans le privé. Donc, j'étais chef de projet dans le numérique. Je travaillais auprès des collectivités. Et en plus de ça, j'étais élu local à côté. Donc, j'avais une vision des choses intéressantes. Et c'est pour ça que je me suis engagé dans cette campagne sénatoriale et ça a apporté ses fruits.
« Oui, voilà, c'est ça. Ça devrait être normalisé. J'espère que j'ai lancé une nouvelle étape pour qu'il y ait un maximum de jeunes candidats aux prochaines sénatoriales. En tout cas, ça serait parfait. Vous voyez que si tout est possible, c'est une question de volonté et aussi de ce qu'on peut apporter. Parce que moi, j'avais aussi une vision intéressante, puisque je travaille dans le privé. Donc, j'étais chef de projet dans le numérique. Je travaillais auprès des collectivités. Et en plus de ça, j'étais élu local à côté. Donc, j'avais une vision des choses intéressantes. Et c'est pour ça que je me suis engagé dans cette campagne sénatoriale et ça a apporté ses fruits. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 9:14
Question 11L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Alors, quand on est dans l'opposition, quand on est au Sénat, on a peut-être un peu plus de temps, un peu plus de recul par rapport à ça. Mais j'aimerais vous demander quel est votre avis sur les réseaux sociaux ?
Réponse directe
Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc…
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21
Question 12L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Quel est l'avenir aujourd'hui du socialisme et de la gauche ?
Réponse partielle
Au Parti Socialiste, pour moi, on a repris un peu du poil de la bête, c'est le cas de le dire, sur les municipales, puisqu'on a gagné quand même un certain nombre de villes. Et pour les villes de plus de 30 000 habitants, on est en tête, puisqu'on a gagné 45 villes de plus de 30 000 habitants. Donc on a quand même repris un peu de couleurs, on va dire ça comme ça, un peu de... un teint un peu plus rose que d'habitude. Mais le sujet, il n'est pas là, il est aussi comment on construit, parce qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une poussée des écologistes. Et nous, je pense qu'aujourd'hui, ce qu'il faut... Enfin, moi, je vois les choses comme ça, c'est mon avis personnel. Je pense qu'il faut…
« Au Parti Socialiste, pour moi, on a repris un peu du poil de la bête, c'est le cas de le dire, sur les municipales, puisqu'on a gagné quand même un certain nombre de villes. Et pour les villes de plus de 30 000 habitants, on est en tête, puisqu'on a gagné 45 villes de plus de 30 000 habitants. Donc on a quand même repris un peu de couleurs, on va dire ça comme ça, un peu de... un teint un peu plus rose que d'habitude. Mais le sujet, il n'est pas là, il est aussi comment on construit, parce qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une poussée des écologistes. Et nous, je pense qu'aujourd'hui, ce qu'il faut... »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 17:10Voir 1 autre passage
« Enfin, moi, je vois les choses comme ça, c'est mon avis personnel. Je pense qu'il faut construire une nouvelle doctrine, la social-écologie. Et ça se fait avec les écologistes, ça ne se fait pas qu'aux partis socialistes. Et j'estime qu'aujourd'hui, on n'est pas loin. Maintenant, il y a le problème, vous connaissez la guerre entre les partis, tout le monde se tire la couette, et puis on n'arrive à rien. Et ça, c'est dramatique. Et j'espère qu'en tout cas, au présidentiel, on arrivera à avoir une candidature commune. Et donc ça, voilà, affaire à su, j'ai pas de... Il y a plusieurs candidatures. Il n'y a pas de scoop. Il n'y a pas de scoop. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 17:46
Question 13L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Oui, c'est vrai qu'il y a une fracture numérique qui est importante en France. Il y a, je crois, quasiment 2000 communes qui n'ont toujours aucun réseau absolument. Alors, ce sont peut-être des très petits villages. Mais il y a pas mal de fractures, effectivement, de ce côté-là. Et c'était un des problèmes aussi qui avaient émergé au niveau de la crise des Gilets jaunes, si je me souviens bien. Peut-être pour reparler sur la liberté d'expression, il y a eu récemment une application qui a été supprimée qui s'appelait l'application Parlor, qui était un réseau social quasiment sans modération au niveau des idées exprimées. Et qui donc a attiré notamment des idées très à droite ou très radicales. Et ça a été censuré par l'App Store, le Play Store de Google. Est-ce que, vous, ça vous inspire des choses ?
Réponse directe
Si vous voulez, moi, c'est là où je pense qu'il faut parfois de la modération. Attention, quand je dis ça, c'est modération au sens où on ne peut pas accepter tout. Les propos haineux et des choses qui sont très virulentes n'ont rien à faire, en tout cas sur les réseaux sociaux. Mais que des GAFAM aient un fort poids, parce qu'au final, c'est ce que vous soulevez. C'est qu'il y a effectivement des GAFA qui ont un poids considérable. Ils peuvent choisir si oui ou non, ils acceptent le contenu. Moi, je pense que c'est plutôt à des législateurs d'encadrer par la loi qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui est modérable. Je pense que c'est chacun son rôle. Et je pense que les GAFAM doivent…
« Si vous voulez, moi, c'est là où je pense qu'il faut parfois de la modération. Attention, quand je dis ça, c'est modération au sens où on ne peut pas accepter tout. Les propos haineux et des choses qui sont très virulentes n'ont rien à faire, en tout cas sur les réseaux sociaux. Mais que des GAFAM aient un fort poids, parce qu'au final, c'est ce que vous soulevez. C'est qu'il y a effectivement des GAFA qui ont un poids considérable. Ils peuvent choisir si oui ou non, ils acceptent le contenu. Moi, je pense que c'est plutôt à des législateurs d'encadrer par la loi qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui est modérable. Je pense que c'est chacun son rôle. Et je pense que les GAFAM doivent revenir à leur rôle initial, c'est-à-dire concevoir des logiciels et pas forcément s'immiscer dans le champ politique ou citoyen. Exactement, c'est un peu le message que je peux vous dire, en tout cas sur cette question. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 12:59
Question 14L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Est-ce que les jeunes, la sagesse que vous mentionniez tout à l'heure à propos du Sénat, on peut aussi l'avoir ?
Réponse directe
Écoutez, moi, ce que je ressens, en tout cas, pour devenir sénateur, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté, une question... L'expérience, on peut l'avoir. Moi, j'ai commencé très tôt à m'investir dans l'associatif, à m'investir dans les collectivités. Dès le plus jeune âge, dès l'âge de 15 ans, j'étais déjà dans un certain nombre d'instants jeunesse. J'ai participé, j'étais très engagé, très jeune. Et vous voyez qu'au bout de 10 ans, je me retrouve au Sénat. Tant mieux, c'est une chance, en tout cas, parce que c'était dur à faire comprendre, quand même, qu'un jeune pouvait devenir sénateur. Oui, voilà, c'est ça. Ça devrait être normalisé. J'espère que j'ai lancé une…
« Écoutez, moi, ce que je ressens, en tout cas, pour devenir sénateur, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté, une question... L'expérience, on peut l'avoir. Moi, j'ai commencé très tôt à m'investir dans l'associatif, à m'investir dans les collectivités. Dès le plus jeune âge, dès l'âge de 15 ans, j'étais déjà dans un certain nombre d'instants jeunesse. J'ai participé, j'étais très engagé, très jeune. Et vous voyez qu'au bout de 10 ans, je me retrouve au Sénat. Tant mieux, c'est une chance, en tout cas, parce que c'était dur à faire comprendre, quand même, qu'un jeune pouvait devenir sénateur. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 8:30Voir 1 autre passage
« Oui, voilà, c'est ça. Ça devrait être normalisé. J'espère que j'ai lancé une nouvelle étape pour qu'il y ait un maximum de jeunes candidats aux prochaines sénatoriales. En tout cas, ça serait parfait. Vous voyez que si tout est possible, c'est une question de volonté et aussi de ce qu'on peut apporter. Parce que moi, j'avais aussi une vision intéressante, puisque je travaille dans le privé. Donc, j'étais chef de projet dans le numérique. Je travaillais auprès des collectivités. Et en plus de ça, j'étais élu local à côté. Donc, j'avais une vision des choses intéressantes. Et c'est pour ça que je me suis engagé dans cette campagne sénatoriale et ça a apporté ses fruits. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 9:14
Question 15L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Et en France, est-ce que sur le numérique, on a un retard ?
Réponse partielle
Ce qu'on ressent, c'est que la France est ultra connectée. Il y a 85% des Français sont connectés, voire 90% même. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a aussi, je dirais, une fracture territoriale. Il y a quand même, vous l'avez signé, il y a plus de 2000 communes qui n'ont rien.
« Ce qu'on ressent, c'est que la France est ultra connectée. Il y a 85% des Français sont connectés, voire 90% même. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a aussi, je dirais, une fracture territoriale. Il y a quand même, vous l'avez signé, il y a plus de 2000 communes qui n'ont rien. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 14:28
Question 16L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Et pour terminer cette émission, la question signature. Que vous inspire la phrase « Trace tes contours », le crédo du crayon ?
Réponse à côté
Alors, je ne sais pas très bien dessiner, désolé, mais... Non, mais je pense qu'en tout cas, vous avez... Je pense que c'est important qu'il y ait ce genre de médias un peu nouveaux, qui apportent de la fraîchure dans le débat, qui ont une... En tout cas, on ressent que vous avez du vécu, et donc ça a toute sa place. Et pour le coup, il ne faut pas que vous soyez modérés dans les réseaux sociaux, si je puis me permettre, pour revenir au débat de tout à l'heure. Merci à vous.
« Alors, je ne sais pas très bien dessiner, désolé, mais... Non, mais je pense qu'en tout cas, vous avez... Je pense que c'est important qu'il y ait ce genre de médias un peu nouveaux, qui apportent de la fraîchure dans le débat, qui ont une... En tout cas, on ressent que vous avez du vécu, et donc ça a toute sa place. Et pour le coup, il ne faut pas que vous soyez modérés dans les réseaux sociaux, si je puis me permettre, pour revenir au débat de tout à l'heure. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 19:06
Question 17L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Bonjour à tous, on se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode de cette série consacrée au rôle de l'homme politique. Nous sommes avec Rémi Cardan. Bonjour. Bonjour Rémi Cardan. Vous avez exercé plusieurs fonctions politiques depuis plusieurs années. Vous avez été conseiller municipal, secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans la Somme, et vous êtes désormais sénateur. Ma question sera donc la première question classique de cette interview. Quel est selon vous le rôle de l'homme politique ?
Réponse directe
Le rôle de l'homme politique, c'est de représenter celles et ceux qui le font à lire, donc au mieux, en fonction des orientations politiques. C'est celui aussi de faciliter parfois des projets du territoire, puis aussi de construire la loi avec les différents groupes politiques. Alors nous, on est dans l'opposition, mais...
« Le rôle de l'homme politique, c'est de représenter celles et ceux qui le font à lire, donc au mieux, en fonction des orientations politiques. C'est celui aussi de faciliter parfois des projets du territoire, puis aussi de construire la loi avec les différents groupes politiques. Alors nous, on est dans l'opposition, mais... »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 0:44
Question 18L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Vous le sentez profondément ?
Réponse à côté
Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. Moi, je trouvais que c'était important. Et…
« Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 2:35Voir 2 autres passages
« Moi, je trouvais que c'était important. Et puis surtout parce qu'on a aussi une représentativité un peu différente. On ne représente pas les habitants et les électeurs. On représente les grands électeurs. Et donc, il y a la richesse, enfin, ce que j'ai ressenti dans le Sénat, c'est la richesse d'élus locaux de plusieurs horizons. Il y a des anciens agriculteurs, il y a des anciens éleveurs, il y a vraiment tous les profils inimaginables. Et puis on sent, c'est pour ça qu'on dit que c'est l'assemblée des territoires, on sent les territoires dans cette assemblée. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 3:15
« C'est une très bonne question. Et je pensais que, figurez-vous, il y avait un projet de loi qui s'appelait 3D, et puis après 4D. Donc avec les D, c'est décentralisation, différenciation, il y en a plusieurs. Et ce projet de loi devait justement travailler sur la décentralisation et comment les territoires vont reprendre un peu le pouvoir au sens, puisque la France, ce n'est pas que Paris et l'Ile-de-France. La France, c'est essentiellement un pays plutôt rural, si on regarde bien la carte de la France. Et en tout cas, moi, j'attendais beaucoup de ce projet de loi qui va être enterré, en fait, puisqu'on n'aura pas le temps d'un point de vue législatif au vu des prochaines séances et présidentielles. »
Question 19L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Est-ce que c'est un vecteur d'expression ou plutôt un vecteur de pression ?
Réponse à côté
Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc…
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21
Question 20L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Est-ce que vous avez un rapport particulier à la liberté d'expression en France ou de manière générale ?
Réponse partielle
Si vous voulez, moi, c'est là où je pense qu'il faut parfois de la modération. Attention, quand je dis ça, c'est modération au sens où on ne peut pas accepter tout. Les propos haineux et des choses qui sont très virulentes n'ont rien à faire, en tout cas sur les réseaux sociaux. Mais que des GAFAM aient un fort poids, parce qu'au final, c'est ce que vous soulevez. C'est qu'il y a effectivement des GAFA qui ont un poids considérable. Ils peuvent choisir si oui ou non, ils acceptent le contenu. Moi, je pense que c'est plutôt à des législateurs d'encadrer par la loi qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui est modérable. Je pense que c'est chacun son rôle. Et je pense que les GAFAM doivent…
« Si vous voulez, moi, c'est là où je pense qu'il faut parfois de la modération. Attention, quand je dis ça, c'est modération au sens où on ne peut pas accepter tout. Les propos haineux et des choses qui sont très virulentes n'ont rien à faire, en tout cas sur les réseaux sociaux. Mais que des GAFAM aient un fort poids, parce qu'au final, c'est ce que vous soulevez. C'est qu'il y a effectivement des GAFA qui ont un poids considérable. Ils peuvent choisir si oui ou non, ils acceptent le contenu. Moi, je pense que c'est plutôt à des législateurs d'encadrer par la loi qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui est modérable. Je pense que c'est chacun son rôle. Et je pense que les GAFAM doivent revenir à leur rôle initial, c'est-à-dire concevoir des logiciels et pas forcément s'immiscer dans le champ politique ou citoyen. Exactement, c'est un peu le message que je peux vous dire, en tout cas sur cette question. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 12:59
Question 21L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Oui, justement, vous avez donc été élu par des grands électeurs, donc par un suffrage indirect. Est-ce que ce sont ces grands électeurs-là que vous représentez, ou qui est-ce que vous représentez, au final ?
Réponse directe
Moi, je suis du coup sénateur. Je suis représentant des collectivités, des grands électeurs, des élus. Et puis, on représente aussi les Français, puisqu'on conçoit la loi. Donc, il y a aussi l'Assemblée, le Sénat, il y a la navette parlementaire qui se monte. Et le Sénat a une importance, parce que c'est le seul, aujourd'hui, le seul contre-pouvoir à la politique du gouvernement. On a quand même aussi la chance de pouvoir contrôler ce que fait le gouvernement avec des commissions d'enquête. Donc, c'est quand même une lourde responsabilité d'être le seul contre-pouvoir au gouvernement, parce que la difficulté, aujourd'hui, à l'Assemblée, c'est qu'il y a quasiment 300 députés de la majorité.…
« Moi, je suis du coup sénateur. Je suis représentant des collectivités, des grands électeurs, des élus. Et puis, on représente aussi les Français, puisqu'on conçoit la loi. Donc, il y a aussi l'Assemblée, le Sénat, il y a la navette parlementaire qui se monte. Et le Sénat a une importance, parce que c'est le seul, aujourd'hui, le seul contre-pouvoir à la politique du gouvernement. On a quand même aussi la chance de pouvoir contrôler ce que fait le gouvernement avec des commissions d'enquête. Donc, c'est quand même une lourde responsabilité d'être le seul contre-pouvoir au gouvernement, parce que la difficulté, aujourd'hui, à l'Assemblée, c'est qu'il y a quasiment 300 députés de la majorité. Donc, c'est difficile d'être dans l'opposition à l'Assemblée, je suppose. Là, au Sénat, on a quand même une chance de pouvoir contrôler et de, parfois, modifier la loi dans le bon sens. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 1:14
Question 22L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Et peut-être, justement, parce que c'est un suffrage indirect, l'élection des sénateurs et le Sénat, de manière générale, est peut-être moins connue des citoyens. On apprend aussi à l'école primaire que, dans la navette législative que vous mentionnez, entre l'Assemblée et le Sénat dans la constitution de la loi, c'est l'Assemblée nationale qui peut avoir le dernier mot sur le Sénat. Est-ce que le rôle d'opposition du Sénat a quand même une vraie importance ?
Réponse partielle
Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. Moi, je trouvais que c'était important. Et…
« Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 2:35Voir 1 autre passage
« Moi, je trouvais que c'était important. Et puis surtout parce qu'on a aussi une représentativité un peu différente. On ne représente pas les habitants et les électeurs. On représente les grands électeurs. Et donc, il y a la richesse, enfin, ce que j'ai ressenti dans le Sénat, c'est la richesse d'élus locaux de plusieurs horizons. Il y a des anciens agriculteurs, il y a des anciens éleveurs, il y a vraiment tous les profils inimaginables. Et puis on sent, c'est pour ça qu'on dit que c'est l'assemblée des territoires, on sent les territoires dans cette assemblée. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 3:15
Question 23L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Est-ce qu'il faudrait peut-être imaginer un Parlement qui serait décentralisé, qui ne serait pas parisien, comme on a une partie du Parlement européen à Strasbourg, par exemple ?
Réponse directe
C'est une très bonne question. Et je pensais que, figurez-vous, il y avait un projet de loi qui s'appelait 3D, et puis après 4D. Donc avec les D, c'est décentralisation, différenciation, il y en a plusieurs. Et ce projet de loi devait justement travailler sur la décentralisation et comment les territoires vont reprendre un peu le pouvoir au sens, puisque la France, ce n'est pas que Paris et l'Ile-de-France. La France, c'est essentiellement un pays plutôt rural, si on regarde bien la carte de la France. Et en tout cas, moi, j'attendais beaucoup de ce projet de loi qui va être enterré, en fait, puisqu'on n'aura pas le temps d'un point de vue législatif au vu des prochaines séances et présiden…
« C'est une très bonne question. Et je pensais que, figurez-vous, il y avait un projet de loi qui s'appelait 3D, et puis après 4D. Donc avec les D, c'est décentralisation, différenciation, il y en a plusieurs. Et ce projet de loi devait justement travailler sur la décentralisation et comment les territoires vont reprendre un peu le pouvoir au sens, puisque la France, ce n'est pas que Paris et l'Ile-de-France. La France, c'est essentiellement un pays plutôt rural, si on regarde bien la carte de la France. Et en tout cas, moi, j'attendais beaucoup de ce projet de loi qui va être enterré, en fait, puisqu'on n'aura pas le temps d'un point de vue législatif au vu des prochaines séances et présidentielles. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 4:21
Question 24L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Et le gouvernement n'est pas le seul à avoir l'initiative législative de ce point de vue ?
Réponse directe
Alors, nous, on pourrait monter effectivement des projets de loi. Mais d'ailleurs, moi, j'avais plutôt monté une proposition de loi, je ne sais pas si vous vous souvenez, sur l'extension du RSA pour les moins de 25 ans, parce que ça me semblait pertinent aujourd'hui d'envoyer un vrai message à la jeunesse qui n'a aucun revenu de solidarité. C'est la catégorie d'âge, 18-25, qui n'a aucun revenu de solidarité. C'est-à-dire que de 25 à 65 ans, on a un revenu de solidarité, le RSA, et après 65 ans, on a le minimum vieillesse. Et pour la jeunesse, on n'a rien. Et vous voyez qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de jeunes, je n'ai même pas besoin de le dire, qui se retrouvent soit en banque alimentaire…
« Alors, nous, on pourrait monter effectivement des projets de loi. Mais d'ailleurs, moi, j'avais plutôt monté une proposition de loi, je ne sais pas si vous vous souvenez, sur l'extension du RSA pour les moins de 25 ans, parce que ça me semblait pertinent aujourd'hui d'envoyer un vrai message à la jeunesse qui n'a aucun revenu de solidarité. C'est la catégorie d'âge, 18-25, qui n'a aucun revenu de solidarité. C'est-à-dire que de 25 à 65 ans, on a un revenu de solidarité, le RSA, et après 65 ans, on a le minimum vieillesse. Et pour la jeunesse, on n'a rien. Et vous voyez qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de jeunes, je n'ai même pas besoin de le dire, qui se retrouvent soit en banque alimentaire, soit qui sont hors radar de l'État, qu'on ne voit pas. Vous savez, les jeunes qui ne sont ni en formation ni en emploi, qui restent enfermés chez eux et qui n'ont aucune perspective aujourd'hui. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 5:04
Question 25L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numérique
Justement, est-ce qu'on devrait s'en étonner ?
Réponse à côté
Oui, voilà, c'est ça. Ça devrait être normalisé. J'espère que j'ai lancé une nouvelle étape pour qu'il y ait un maximum de jeunes candidats aux prochaines sénatoriales. En tout cas, ça serait parfait. Vous voyez que si tout est possible, c'est une question de volonté et aussi de ce qu'on peut apporter. Parce que moi, j'avais aussi une vision intéressante, puisque je travaille dans le privé. Donc, j'étais chef de projet dans le numérique. Je travaillais auprès des collectivités. Et en plus de ça, j'étais élu local à côté. Donc, j'avais une vision des choses intéressantes. Et c'est pour ça que je me suis engagé dans cette campagne sénatoriale et ça a apporté ses fruits.
« Oui, voilà, c'est ça. Ça devrait être normalisé. J'espère que j'ai lancé une nouvelle étape pour qu'il y ait un maximum de jeunes candidats aux prochaines sénatoriales. En tout cas, ça serait parfait. Vous voyez que si tout est possible, c'est une question de volonté et aussi de ce qu'on peut apporter. Parce que moi, j'avais aussi une vision intéressante, puisque je travaille dans le privé. Donc, j'étais chef de projet dans le numérique. Je travaillais auprès des collectivités. Et en plus de ça, j'étais élu local à côté. Donc, j'avais une vision des choses intéressantes. Et c'est pour ça que je me suis engagé dans cette campagne sénatoriale et ça a apporté ses fruits. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 9:14
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 8:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées14 mai 2021 au 23 sept. 2023 · 17 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très simple, c'est-à-dire que tout se joue essentiellement sur les élections municipales, pour faire basculer, pour faire grossir des groupes. On a l'objectif pour ces sénatoriales à gauche d'atteindre ou de dépasser les 100 sénateurs de gauche. Et on l'a vu sur certains textes, on était à 93, 94 parfois. Sur 348. Sur la réforme des retraites, ce qui était drôle, c'est que chaque semaine, il y avait des sénateurs et sénatrices, élères ou centristes parfois, qui revenaient sur leur vote de l'article 7 pour peut-être déculpabiliser de l'acte qu'ils avaient effectué pendant ces débats, notamment le départ à l'âge de 64 ans. En réalité, moi, je pense que l'essentiel, et c'est ça qui est beaucoup plus sain, je trouve, aussi au Sénat, c'est que ça vient du bas. Ça vient des élections municipales. Et ensuite, il y a un représentant de tout, de façon horizontale, puisque moi, je suis sénateur de la Somme, il n'y a pas de circonscription. C'est les 772 communes de la Somme. Mes grands électeurs, c'est les 1824, sur lesquels il y a eu une orientation pour tant de voix pour moi, et donc j'ai atteint un quotient qui me permettait d'avoir un siège. Donc globalement, ce qu'on y retrouve, c'est qu'il y a une incarnation d'une assemblée des territoires, et ça se voit dans les accents chantants, parfois au Sénat aussi, quand même. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 8:47Voir 2 autres passages
« Aussi, c'est vrai, ça se développe de plus en plus. Et par contre, on n'est pas du tout soumis à la présidentielle qui peut avoir une influence considérable sur le nombre de députés à la fin. C'est-à-dire que nous, nos vagues, c'est les municipales, globalement. Et donc ça, ça permet quand même d'avoir une certaine, je dirais, ostature solide. Et puis, moi par contre, je m'inquiéterai demain, si un jour, il y a un groupe du RN, du RN au Sénat, ça voudra dire qu'il y aura un ancrage fort, puissant, sur certains territoires. Et là, il faudra s'inquiéter de plus en plus. Et on voit la progression monter progressivement. C'est vrai qu'on la voit monter. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 10:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités14 mai 2021 au 23 sept. 2023 · 15 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un ancrage local. Mais donc, comment aujourd'hui un électeur, et c'est vrai, on s'en rend compte tous les jours sur le terrain, est capable de voter pour un maire socialiste et demain voter autre chose, peut-être pour Macron ou autre, sur une élection nationale. Je pense qu'il y a aussi un phénomène qu'on ne mesure pas, c'est la dépolitisation de notre société. Maintenant, on est sur des personnes et plus tellement sur des doctrines clairement et une pensée définie. Et c'est ça, moi, je pense l'enjeu, si on veut reclarifier, parce que je suis moyennement d'accord, ceci dit, un sénateur, ça représente 200 000 habitants à peu près. Oui. En moyenne. Donc, si vous voulez, »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 25:37Voir 2 autres passages
« Dans la somme, il y en a trois, on est quasiment 600 000. Moi, ce que je m'interroge là-dedans, c'est est-ce que les grosses villes, parce que globalement, si on gagne la ville d'Amiens, par exemple, on a quasiment un demi-sénateur, un poste. Donc, vous voyez, de dire que c'est très très ruraux, oui et non, parce qu'en fait, le poids des grosses villes pèse aussi dans la balance quand même dans l'élection sénatoriale. Il ne faut pas l'oublier quand même. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 27:00
« Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un ancrage local. Mais donc, comment aujourd'hui un électeur, et c'est vrai, on s'en rend compte tous les jours sur le terrain, est capable de voter pour un maire socialiste et demain voter autre chose, peut-être pour Macron ou autre, sur une élection nationale. Je pense qu'il y a aussi un phénomène qu'on ne mesure pas, c'est la dépolitisation de notre société. Maintenant, on est sur des personnes et plus tellement sur des doctrines clairement et une pensée définie. Et c'est ça, moi, je pense l'enjeu, si on veut reclarifier, parce que je suis moyennement d'accord, ceci dit, un sénateur, ça représente 200 000 habitants à peu près. Oui. En moyenne. Donc, si vous voulez, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées14 mai 2021 au 23 sept. 2023 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En forme, j'ai commencé d'ailleurs le titre de mon bilan de mi-mandat, puisqu'il va sortir dans quelques semaines, « Jeune sénateur et alors ». Donc j'explique toutes mes actions dans mon département, au Sénat, et donc voilà, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté politique et d'engagement, et donc j'ai fait déjà un stand de propositions de loi, de rapports sénatoriels, donc j'essaye de prouver que ce n'est pas une question, il ne faut pas 40 ans ou un CV long comme... Non, je ne ressens pas, oui, pour devenir sénateur et pour travailler. Pour devenir sénateur, il faut tout simplement, c'est une question de volonté et d'ancrage, d'ancrage territorial, parce qu'effectivement à l'âge de 15 ans, j'ai commencé très tôt aussi à m'impliquer au niveau local, dans le milieu associatif et politique, dans le département de la Somme. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 2:06Voir 1 autre passage
« Ce qu'on ressent, c'est que la France est ultra connectée. Il y a 85% des Français sont connectés, voire 90% même. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Maintenant, il y a aussi, je dirais, une fracture territoriale. Il y a quand même, vous l'avez signé, il y a plus de 2000 communes qui n'ont rien. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 14:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités14 mai 2021 au 23 sept. 2023 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En forme, j'ai commencé d'ailleurs le titre de mon bilan de mi-mandat, puisqu'il va sortir dans quelques semaines, « Jeune sénateur et alors ». Donc j'explique toutes mes actions dans mon département, au Sénat, et donc voilà, ce n'est pas une question d'âge, c'est une question de volonté politique et d'engagement, et donc j'ai fait déjà un stand de propositions de loi, de rapports sénatoriels, donc j'essaye de prouver que ce n'est pas une question, il ne faut pas 40 ans ou un CV long comme... Non, je ne ressens pas, oui, pour devenir sénateur et pour travailler. Pour devenir sénateur, il faut tout simplement, c'est une question de volonté et d'ancrage, d'ancrage territorial, parce qu'effectivement à l'âge de 15 ans, j'ai commencé très tôt aussi à m'impliquer au niveau local, dans le milieu associatif et politique, dans le département de la Somme. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 2:06Voir 2 autres passages
« Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 2:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités14 mai 2021 au 23 sept. 2023 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est très simple, c'est-à-dire que tout se joue essentiellement sur les élections municipales, pour faire basculer, pour faire grossir des groupes. On a l'objectif pour ces sénatoriales à gauche d'atteindre ou de dépasser les 100 sénateurs de gauche. Et on l'a vu sur certains textes, on était à 93, 94 parfois. Sur 348. Sur la réforme des retraites, ce qui était drôle, c'est que chaque semaine, il y avait des sénateurs et sénatrices, élères ou centristes parfois, qui revenaient sur leur vote de l'article 7 pour peut-être déculpabiliser de l'acte qu'ils avaient effectué pendant ces débats, notamment le départ à l'âge de 64 ans. En réalité, moi, je pense que l'essentiel, et c'est ça qui est beaucoup plus sain, je trouve, aussi au Sénat, c'est que ça vient du bas. Ça vient des élections municipales. Et ensuite, il y a un représentant de tout, de façon horizontale, puisque moi, je suis sénateur de la Somme, il n'y a pas de circonscription. C'est les 772 communes de la Somme. Mes grands électeurs, c'est les 1824, sur lesquels il y a eu une orientation pour tant de voix pour moi, et donc j'ai atteint un quotient qui me permettait d'avoir un siège. Donc globalement, ce qu'on y retrouve, c'est qu'il y a une incarnation d'une assemblée des territoires, et ça se voit dans les accents chantants, parfois au Sénat aussi, quand même. »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 8:47Voir 2 autres passages
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 mai 2021 au 14 mai 2021 · 7 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si vous voulez, moi, c'est là où je pense qu'il faut parfois de la modération. Attention, quand je dis ça, c'est modération au sens où on ne peut pas accepter tout. Les propos haineux et des choses qui sont très virulentes n'ont rien à faire, en tout cas sur les réseaux sociaux. Mais que des GAFAM aient un fort poids, parce qu'au final, c'est ce que vous soulevez. C'est qu'il y a effectivement des GAFA qui ont un poids considérable. Ils peuvent choisir si oui ou non, ils acceptent le contenu. Moi, je pense que c'est plutôt à des législateurs d'encadrer par la loi qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui est modérable. Je pense que c'est chacun son rôle. Et je pense que les GAFAM doivent revenir à leur rôle initial, c'est-à-dire concevoir des logiciels et pas forcément s'immiscer dans le champ politique ou citoyen. Exactement, c'est un peu le message que je peux vous dire, en tout cas sur cette question. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 12:59Voir 2 autres passages
« Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 2:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés14 mai 2021 au 14 mai 2021 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21Voir 1 autre passage
« Si vous voulez, moi, c'est là où je pense qu'il faut parfois de la modération. Attention, quand je dis ça, c'est modération au sens où on ne peut pas accepter tout. Les propos haineux et des choses qui sont très virulentes n'ont rien à faire, en tout cas sur les réseaux sociaux. Mais que des GAFAM aient un fort poids, parce qu'au final, c'est ce que vous soulevez. C'est qu'il y a effectivement des GAFA qui ont un poids considérable. Ils peuvent choisir si oui ou non, ils acceptent le contenu. Moi, je pense que c'est plutôt à des législateurs d'encadrer par la loi qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui est modérable. Je pense que c'est chacun son rôle. Et je pense que les GAFAM doivent revenir à leur rôle initial, c'est-à-dire concevoir des logiciels et pas forcément s'immiscer dans le champ politique ou citoyen. Exactement, c'est un peu le message que je peux vous dire, en tout cas sur cette question. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 12:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes14 mai 2021 au 14 mai 2021 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21Voir 1 autre passage
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 27:00
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 27:00
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 4:21
« Rémi Cardon. Ça veut dire qu'il y a un vrai travail et un vrai enjeu sur les municipales de 2026 déjà, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'il y a un enjeu majeur et on a l'impression, en tout cas effectivement, on fait tous le constat qu'il y a la société française et notre démocratie à deux vitesses. Les élections nationales où vous avez toujours les mêmes qui font des très bons scores, que ce soit malheureusement le Rassemblement national, la Macronie et puis Jean-Luc Mélenchon. Et puis, vous avez la deuxième vitesse, c'est toutes les élections locales ou les départementales, les régionales, les municipales. Et donc là, effectivement, les partis traditionnels maintiennent encore un ancrage local. Mais donc, comment aujourd'hui un électeur, et c'est vrai, on s'en rend compte tous les jours sur le terrain, est capable de voter pour un maire socialiste et demain voter autre chose, peut-être pour Macron ou autre, sur une élection nationale. Je pense qu'il y a aussi un phénomène qu'on ne mesure pas, c'est la dépolitisation de notre société. Maintenant, on est sur des personnes et plus tellement sur des doctrines clairement et une pensée définie. Et c'est ça, moi, je pense l'enjeu, si on veut reclarifier, parce que je suis moyennement d'accord, ceci dit, un sénateur, ça représente 200 000 habitants à peu près. Oui. En moyenne. Donc, si vous voulez, »
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 25:37
BACKSEAT · Spéciale élections sénatoriales - Avec Rémi Cardon, Christine Lavarde & Philippe DominatiVérifier à 25:37
« Oui, il y a beaucoup de sujets. D'ailleurs, la commission d'enquête qui est très connue maintenant, la commission d'enquête à faire bénalat, celle sur le Covid-19. Il y a quand même des commissions d'enquête qui permettent de faire ressortir des choses. Là, il y a aussi une grande réflexion sur Hercule, sur EDF et Eolia. Il y a des sujets qui sont en train de se construire. Et c'est vrai qu'on a l'opportunité d'analyser en profondeur les sujets. Parce qu'on a, si je regarde de près, quand même, on a plus de temps par rapport à un député pour étudier la loi. C'est là où le sénateur, on l'appelle le sage, et il y a plus de temps pour étudier la loi. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 2:35
« Je pense qu'on ne peut pas répondre facilement à cette question entre pression et expression, puisque c'est vrai qu'aujourd'hui, on est capté par ces réseaux sociaux. On regarde très peu de secondes, certes, des actualités, mais je pense qu'il faut surtout qu'on se responsabilise. C'est-à-dire que quand on est capté par une information, qu'on prenne le temps, en tout cas, de vérifier. Parce que ça, c'est aussi un vrai problème. Il y a des problèmes des fake news, on ne maîtrise pas forcément l'information. Ces réseaux sociaux sont très forts en termes de viralité. Ils peuvent bousculer en très peu de temps avec un certain nombre de partages. On peut envoyer une vague assez importante. Donc là-dessus, je pense que c'est à chaque citoyen. Il y a un enjeu énorme, à la fois vis-à-vis du numérique. Il y a un enjeu énorme, parce que je mets aussi forcément un autre échelon, le numérique. Il y a la navigation sur Internet, sur les réseaux sociaux, tout ça. Mais il y a un enjeu énorme pour l'éducation nationale et pour l'éducation populaire. Parce que c'est vraiment important. C'est un sujet qui, demain, en rend encore plus de répercussions. Aujourd'hui, ça prend une proportion énorme. Il y a quand même des gens qui ont une série d'abonnés. Ils ont une vraie communauté, en tout cas, derrière eux. On essaye. Vous essayez, je suppose. Mais c'est important. Et vous êtes aussi là pour, je pense, sensibiliser sur des sujets comme là. On en discute un peu de politique. Mais c'est hyper important. Et justement, je trouve que vous le faites très bien avec le crayon. Merci. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 10:21
« C'est une très bonne question. Et je pensais que, figurez-vous, il y avait un projet de loi qui s'appelait 3D, et puis après 4D. Donc avec les D, c'est décentralisation, différenciation, il y en a plusieurs. Et ce projet de loi devait justement travailler sur la décentralisation et comment les territoires vont reprendre un peu le pouvoir au sens, puisque la France, ce n'est pas que Paris et l'Ile-de-France. La France, c'est essentiellement un pays plutôt rural, si on regarde bien la carte de la France. Et en tout cas, moi, j'attendais beaucoup de ce projet de loi qui va être enterré, en fait, puisqu'on n'aura pas le temps d'un point de vue législatif au vu des prochaines séances et présidentielles. »
Le Crayon · L'Interview Politique - Rémi Cardon - Détresse des jeunes & fracture numériqueVérifier à 4:21