Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
9 nov. 2015 au 22 nov. 2018
Questions
112
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 112 questions évaluables
Réponse directe
33
Réponse partielle
16
Réponse à côté
63
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 112
Question 26Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"
Et Karine Bécard de France Inter. Bonjour Karine. Bonjour à tous. Le drapeau du 9-3 a flotté sur la grande scène de la Courneuve. NTM et Sofiane ont mis le feu à la fête de l'Huma vendredi soir. Et leur titre, sur le drapeau, pourrait devenir l'hymne du Parti Communiste français. Et notamment pour cette punchline de Joé Star, on va leur montrer que toutes ces années ne nous ont pas fait sombrer. Fin de citation. Ils s'installent dans le studio de questions politiques. Bonjour Pierre Laurent. Bonjour. Joé Star, ça vous va ?
Réponse à côté
Et d'ailleurs, le concert de vendredi soir a fait démarrer la fête en fanfare. Il y avait près de 100 000 personnes vendredi soir à la fête. C'était un moment extraordinaire. Et ça a continué hier avec L'Avillier, Big Flo et Oli et beaucoup d'autres.
« Et d'ailleurs, le concert de vendredi soir a fait démarrer la fête en fanfare. Il y avait près de 100 000 personnes vendredi soir à la fête. C'était un moment extraordinaire. Et ça a continué hier avec L'Avillier, Big Flo et Oli et beaucoup d'autres. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"
Il n'y avait pas la même ambiance qu'au concert d'NTM. Beaucoup de monde quand même était là, du monde, mais des absents, je le disais, les leaders des différents partis de gauche étaient présents, mais un absent de taille. Jean-Luc Mélenchon, qu'est-ce que vous vous dites ?
Réponse à côté
Oui, d'une part, mais surtout je pense que c'est vraiment un incident anecdotique par rapport à l'immense succès populaire de la fête. Et il y avait énormément de monde, et il n'y a pas seulement du monde dans les concerts à la fête de l'Huma. Il y a des centaines de milliers de personnes et des dizaines de milliers d'entre eux participent à tous les débats politiques. Et il y avait d'ailleurs plusieurs députés de la France Insoumise dans les débats de la fête. Donc c'est ça qui compte à nos yeux, et j'aimerais qu'on braque quand même le projecteur sur cette foule, parce que ces gens ont quand même le droit à la lumière médiatique. Donc j'espère qu'on va passer l'essentiel de l'émission sur…
« Oui, d'une part, mais surtout je pense que c'est vraiment un incident anecdotique par rapport à l'immense succès populaire de la fête. Et il y avait énormément de monde, et il n'y a pas seulement du monde dans les concerts à la fête de l'Huma. Il y a des centaines de milliers de personnes et des dizaines de milliers d'entre eux participent à tous les débats politiques. Et il y avait d'ailleurs plusieurs députés de la France Insoumise dans les débats de la fête. Donc c'est ça qui compte à nos yeux, et j'aimerais qu'on braque quand même le projecteur sur cette foule, parce que ces gens ont quand même le droit à la lumière médiatique. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"Vérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Donc j'espère qu'on va passer l'essentiel de l'émission sur ça. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"Vérifier à 2:58
« Oui, mais c'est par rapport au succès populaire de la fête, c'est anecdotique. Parce que quand vous avez des centaines de milliers de personnes qui viennent à la fête, ça veut dire qu'il y a dans cette foule des dizaines de milliers de gens qui votent communistes, des dizaines de milliers de gens qui votent insoumis, des dizaines de milliers de gens qui votent socialistes, des dizaines de milliers de gens qui votent écologistes, des dizaines de milliers de gens qui cherchent leur voix à gauche. Donc ce peuple de gauche qui vote pour ces différentes familles politiques, il est rassemblé à la fête de l'humanité. Et ils débatent ensemble et ils cherchent des projets communs. Et c'est ça qui a mis une compte. »
Question 28Pierre Laurent
On ne connaîtra ce projet de réforme de l'Etat dans le détail qu'à partir du mois d'avril. Est-ce que pour autant, dès maintenant, il pourrait y avoir une mobilisation de mouvements de protestation politiques ou syndicaux ?
Réponse partielle
Mais il y a des mouvements de protestation dans tout le pays. Et si nous organisons, nous, ce week-end, des états généraux du progrès social, c'est parce que nous voulons faire dialoguer ensemble ceux qui sont engagés dans ces luttes et construire avec eux des réponses convergentes. Ce qui manque le plus, c'est de donner davantage d'écho à tous ces mouvements.
« Mais il y a des mouvements de protestation dans tout le pays. Et si nous organisons, nous, ce week-end, des états généraux du progrès social, c'est parce que nous voulons faire dialoguer ensemble ceux qui sont engagés dans ces luttes et construire avec eux des réponses convergentes. Ce qui manque le plus, c'est de donner davantage d'écho à tous ces mouvements. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 3:42
Question 29Pierre Laurent
— Il y aura un Conseil national du Parti communiste le week-end prochain, Pierre Laurent, et puis un congrès en novembre, sept ans après votre arrivée à la direction du parti. Est-ce que vous serez candidat à votre propre succession ?
Réponse partielle
— Cette question, elle sera posée à partir du mois de juin. Nous allons jusqu'en juin discuter de notre orientation politique, de ce qu'on appelle, nous, dans notre débat interne, la base commune d'orientation que nous allons proposer aux militants et au-delà à tous ceux qui s'intéressent à ce que nous décidons. Et ensuite, on discutera des directions. Vous savez, quand je vois le Parti socialiste, qui a je ne sais combien de candidats au poste de premier secrétaire, mais qui ne discute absolument pas de l'orientation politique, moi, ça ne donne pas envie. Donc nous, on commence par discuter de l'orientation qui est la nôtre. Et puis au mois de juin, on entamera le débat sur les directions.…
« — Cette question, elle sera posée à partir du mois de juin. Nous allons jusqu'en juin discuter de notre orientation politique, de ce qu'on appelle, nous, dans notre débat interne, la base commune d'orientation que nous allons proposer aux militants et au-delà à tous ceux qui s'intéressent à ce que nous décidons. Et ensuite, on discutera des directions. Vous savez, quand je vois le Parti socialiste, qui a je ne sais combien de candidats au poste de premier secrétaire, mais qui ne discute absolument pas de l'orientation politique, moi, ça ne donne pas envie. Donc nous, on commence par discuter de l'orientation qui est la nôtre. Et puis au mois de juin, on entamera le débat sur les directions. Moi, je serai là. Je serai dans la future direction. À quel poste ? On verra à ce moment-là au mois de juin. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 7:36
Question 30Pierre Laurent
Le but de ces états généraux du progrès social, c'est bien de tenter d'unifier les partis de gauche, les mouvements de gauche ?
Réponse partielle
Non, la priorité, c'est surtout de donner la parole, de donner plus d'écho encore à la parole de ceux qui sont engagés sur le terrain dans les luttes, de les faire converger, d'élaborer des propositions pour pouvoir nous-mêmes les porter au Parlement. Nous allons en porter plusieurs dans la prochaine période. Et puis, évidemment, nous avons invité l'ensemble des formations de gauche, la France Insoumise, Europe Écologie Les Verts, le nouveau mouvement de Benoît Hamon et d'autres à assister à nos travaux. Et nous continuons le dialogue, nous tentons de continuer le dialogue avec ces forces-là. Mais je pense que la reconstruction unitaire passera beaucoup par le terrain et par les mobilisatio…
« Non, la priorité, c'est surtout de donner la parole, de donner plus d'écho encore à la parole de ceux qui sont engagés sur le terrain dans les luttes, de les faire converger, d'élaborer des propositions pour pouvoir nous-mêmes les porter au Parlement. Nous allons en porter plusieurs dans la prochaine période. Et puis, évidemment, nous avons invité l'ensemble des formations de gauche, la France Insoumise, Europe Écologie Les Verts, le nouveau mouvement de Benoît Hamon et d'autres à assister à nos travaux. Et nous continuons le dialogue, nous tentons de continuer le dialogue avec ces forces-là. Mais je pense que la reconstruction unitaire passera beaucoup par le terrain et par les mobilisations sociales, pour le moment en tout cas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 4:11
Question 31Pierre Laurent
Pourquoi le Parti Socialiste n'a-t-il pas été invité ?
Réponse directe
Le Parti Socialiste, on est comme tout le monde, vous savez, on regarde ce qui se passe et personne ne sait qui va le diriger et sur quelle orientation. Donc on va laisser se décanter la situation et puis début avril, on verra où on en est. Mais nous parlons avec des socialistes, nous parlons avec au Parlement, dans les collectivités locales. Mais pour ce qui est de la situation nationale du Parti Socialiste, reconnaissez que pour le moment la situation est un peu confuse.
« Le Parti Socialiste, on est comme tout le monde, vous savez, on regarde ce qui se passe et personne ne sait qui va le diriger et sur quelle orientation. Donc on va laisser se décanter la situation et puis début avril, on verra où on en est. Mais nous parlons avec des socialistes, nous parlons avec au Parlement, dans les collectivités locales. Mais pour ce qui est de la situation nationale du Parti Socialiste, reconnaissez que pour le moment la situation est un peu confuse. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 4:56
Question 32Pierre Laurent
Le Premier ministre, d'ailleurs, reconnaît qu'il va bousculer les équilibres, heurter les sensibilités. Il n'y a plus de citadelle protégée, a dit Emmanuel Macron en l'État. Pierre Laurent, y a-t-il de quoi lancer un grand mouvement de protestation politique ou syndicale ?
Réponse partielle
Allez dire ça aux infirmières, aux aides-soignantes, aux gens qui travaillent dans les hôpitaux. Allez leur dire qu'ils sont une citadelle protégée. Ces gens se dévouent corps et âme pour le service public et n'arrêtent pas de dire qu'ils manquent de moyens. Et c'est vrai d'à peu près tous les services publics du pays. Mais ce ne sont pas ceux-là qui seront les premiers candidats au départ volontaire ? Si on veut supprimer, comme l'annonce le gouvernement, 120 000 emplois, on ne va pas les trouver dans quelques services administratifs. Il faudra toucher, mais le gouvernement ment sur ce point. Si on supprime 120 000 fonctionnaires, c'est qu'on va toucher à des services publics essentiels. E…
« Allez dire ça aux infirmières, aux aides-soignantes, aux gens qui travaillent dans les hôpitaux. Allez leur dire qu'ils sont une citadelle protégée. Ces gens se dévouent corps et âme pour le service public et n'arrêtent pas de dire qu'ils manquent de moyens. Et c'est vrai d'à peu près tous les services publics du pays. Mais ce ne sont pas ceux-là qui seront les premiers candidats au départ volontaire ? Si on veut supprimer, comme l'annonce le gouvernement, 120 000 emplois, on ne va pas les trouver dans quelques services administratifs. Il faudra toucher, mais le gouvernement ment sur ce point. Si on supprime 120 000 fonctionnaires, c'est qu'on va toucher à des services publics essentiels. Et qu'on va, en fait, abandonner certaines démissions de services publics. A la fois dans les services publics d'Etat et dans les services publics locaux, dans les collectivités territoriales. Donc il y a un mensonge du gouvernement sur la réalité de l'impact de ce qu'il vient d'annoncer. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 2:38
Question 33Pierre Laurent
— Êtes-vous sur la même longueur d'onde que Marie-Georges Buffet, qui est une partie des militants communistes également, favorable à un rapprochement avec la France Insoumise aux prochaines élections par exemple ?
Réponse directe
— Mais moi je n'ai jamais été hostile à un quelconque rapprochement. J'ai même été de ceux qui, pendant toute la période de l'élection présidentielle et des élections législatives, a plaidé sans interruption pour le travail en commun du maximum de ses forces. Et je pense que, je continue de penser, à l'heure où on se parle, que si les forces de toute la gauche, celles qui étaient engagées dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et dans celles de Benoît Hamon avaient convergé, peut-être que nous serions aujourd'hui à l'Élysée. Donc je pense que la voie du rassemblement reste plus nécessaire que jamais.
« — Mais moi je n'ai jamais été hostile à un quelconque rapprochement. J'ai même été de ceux qui, pendant toute la période de l'élection présidentielle et des élections législatives, a plaidé sans interruption pour le travail en commun du maximum de ses forces. Et je pense que, je continue de penser, à l'heure où on se parle, que si les forces de toute la gauche, celles qui étaient engagées dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon et dans celles de Benoît Hamon avaient convergé, peut-être que nous serions aujourd'hui à l'Élysée. Donc je pense que la voie du rassemblement reste plus nécessaire que jamais. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 6:21
Question 34Pierre Laurent
— Ça veut dire donc que vous êtes bien favorable à des listes communistes France Insoumise aux européennes de l'an prochain et aux municipales de 2020 ?
Réponse à côté
Il y a beaucoup de choses qui vont bouger. Aux élections européennes, nous rencontrons en ce moment tout le monde. Il y a aussi des différences d'appréciation sur la manière d'aborder ces enjeux-là. Donc nous, nous allons prendre notre décision concernant les élections européennes fin mars. Pour le moment, nous travaillons.
« Il y a beaucoup de choses qui vont bouger. Aux élections européennes, nous rencontrons en ce moment tout le monde. Il y a aussi des différences d'appréciation sur la manière d'aborder ces enjeux-là. Donc nous, nous allons prendre notre décision concernant les élections européennes fin mars. Pour le moment, nous travaillons. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 7:08
Question 35Pierre Laurent
Selon vous, Pierre Laurent, l'audiovisuel public doit-il se repenser ou même disparaître ?
Réponse directe
Sûrement pas disparaître. Nous avons besoin, au contraire, dans le monde d'aujourd'hui, d'un grand service public performant et diversifié. Et je pense qu'il y a tout lieu d'être inquiet. parce que je vois bien que la tentation gouvernementale est de resserrer le service public. Et je crois, là aussi, avec le risque évident d'ouvrir des pans supplémentaires de l'audiovisuel à la privatisation. Moi, je crois que nous avons besoin d'un service public puissant. Et les bouleversements du numérique, qui touchent évidemment ce secteur comme beaucoup d'autres, devraient nous inciter à grouper les forces et pas à les diluer. Donc, moi, je me battrais pour avoir un service public performant, puissan…
« Sûrement pas disparaître. Nous avons besoin, au contraire, dans le monde d'aujourd'hui, d'un grand service public performant et diversifié. Et je pense qu'il y a tout lieu d'être inquiet. parce que je vois bien que la tentation gouvernementale est de resserrer le service public. Et je crois, là aussi, avec le risque évident d'ouvrir des pans supplémentaires de l'audiovisuel à la privatisation. Moi, je crois que nous avons besoin d'un service public puissant. Et les bouleversements du numérique, qui touchent évidemment ce secteur comme beaucoup d'autres, devraient nous inciter à grouper les forces et pas à les diluer. Donc, moi, je me battrais pour avoir un service public performant, puissant et rassemblé, mais en même temps diversifié, parce qu'il faut être sur tous les fronts. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 8:54
Question 36Pierre Laurent
Et sentez-vous poindre d'autres candidats à la direction du Parti ?
Réponse à côté
Moi, je sens, chez les communistes, il y a une grande envie d'unité des communistes. Nous n'avons pas les tensions internes que beaucoup d'autres formations traversent. Et c'est tant mieux. Donc nous allons travailler dans cet esprit d'unité qui est celui de l'immense majorité des militants communistes.
« Moi, je sens, chez les communistes, il y a une grande envie d'unité des communistes. Nous n'avons pas les tensions internes que beaucoup d'autres formations traversent. Et c'est tant mieux. Donc nous allons travailler dans cet esprit d'unité qui est celui de l'immense majorité des militants communistes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 8:22
Question 37Pierre Laurent
D'abord quelques questions d'actualité et notamment ce projet de départ volontaire parmi les fonctionnaires. C'est un des leviers qu'envisage le gouvernement pour réformer l'état. Pourquoi n'y voyez-vous qu'une porte ouverte à la privatisation ?
Réponse directe
Écoutez, moi je trouve que c'est une aberration dans la situation actuelle. Pour prendre les événements juste de cette semaine, on a une crise dans l'hôpital avec un manque d'effectifs criant. Les personnels des EHPAD crient au secours parce que la situation est dramatique. La procureure du tribunal de Bobigny dit qu'ils ne peuvent pas travailler parce qu'il manque d'effectifs. Il vient d'avoir le mouvement dans les prisons. Donc un peu partout, les fonctionnaires tirent la sonnette d'alarme sur la qualité des services publics. Et qu'est-ce qu'annonce le gouvernement ? Un grand plan de départ volontaire. C'est-à-dire la dégradation de ces services. Et on ne peut pas expliquer cette annonce…
« Écoutez, moi je trouve que c'est une aberration dans la situation actuelle. Pour prendre les événements juste de cette semaine, on a une crise dans l'hôpital avec un manque d'effectifs criant. Les personnels des EHPAD crient au secours parce que la situation est dramatique. La procureure du tribunal de Bobigny dit qu'ils ne peuvent pas travailler parce qu'il manque d'effectifs. Il vient d'avoir le mouvement dans les prisons. Donc un peu partout, les fonctionnaires tirent la sonnette d'alarme sur la qualité des services publics. Et qu'est-ce qu'annonce le gouvernement ? Un grand plan de départ volontaire. C'est-à-dire la dégradation de ces services. Et on ne peut pas expliquer cette annonce sans comprendre qu'en vérité, le gouvernement derrière ça veut privatiser. C'est-à-dire abandonner des missions de services publics supplémentaires et les ouvrir au privé. Avec, je pense, du point de vue de la qualité de service, de grandes catastrophes en perspective. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 0:22
Question 38Pierre Laurent
On parlait de service public en début de cet entretien. On peut aussi parler de l'audiovisuel public. C'était à la une d'un des cahiers du Figaro hier. Faut-il en finir avec la télévision publique ?
Réponse directe
Sûrement pas disparaître. Nous avons besoin, au contraire, dans le monde d'aujourd'hui, d'un grand service public performant et diversifié. Et je pense qu'il y a tout lieu d'être inquiet. parce que je vois bien que la tentation gouvernementale est de resserrer le service public. Et je crois, là aussi, avec le risque évident d'ouvrir des pans supplémentaires de l'audiovisuel à la privatisation. Moi, je crois que nous avons besoin d'un service public puissant. Et les bouleversements du numérique, qui touchent évidemment ce secteur comme beaucoup d'autres, devraient nous inciter à grouper les forces et pas à les diluer. Donc, moi, je me battrais pour avoir un service public performant, puissan…
« Sûrement pas disparaître. Nous avons besoin, au contraire, dans le monde d'aujourd'hui, d'un grand service public performant et diversifié. Et je pense qu'il y a tout lieu d'être inquiet. parce que je vois bien que la tentation gouvernementale est de resserrer le service public. Et je crois, là aussi, avec le risque évident d'ouvrir des pans supplémentaires de l'audiovisuel à la privatisation. Moi, je crois que nous avons besoin d'un service public puissant. Et les bouleversements du numérique, qui touchent évidemment ce secteur comme beaucoup d'autres, devraient nous inciter à grouper les forces et pas à les diluer. Donc, moi, je me battrais pour avoir un service public performant, puissant et rassemblé, mais en même temps diversifié, parce qu'il faut être sur tous les fronts. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 8:54
Question 39"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
Il y a des gens qui mènent une guerre aux musulmans. Oui, il suffit d'écouter des propos, les propos du Front National, d'une partie des dirigeants de la droite. Oui, il y a des gens qui hystérisent le discours contre les musulmans et pas contre les islamistes. Qui se servent de ça pour stigmatiser les musulmans. Est-ce que Charlie involontairement alimente cette guerre ?
Réponse à côté
Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon.
« Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 15:16
Question 40"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
Non, je pense que la une qui a été... Elle vous a choqué cette une, elle vous a posé un problème ?
Réponse à côté
Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon.
« Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 15:16
Question 41"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
Est-ce qu'il y a de la complaisance ?
Réponse directe
Donc, il y a bien une complaisance à gauche avec ces comportements-là, ces comportements radicaux.
« Donc, il y a bien une complaisance à gauche avec ces comportements-là, ces comportements radicaux. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 16:18
Question 42"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
C'est vous qui dites ça. Moi je crois au contraire qu'on sent une vague de contestation de la politique d'Emmanuel Macron qui va grandissante dans le pays. C'est vrai avec les mobilisations syndicales contre les ordonnances et d'autres mesures de déréglementation sociale, de perte d'emploi dans les services publics. Mais on le voit aussi très fortement avec la mobilisation des maires, des collectivités locales contre les mesures d'austérité, de suppression des emplois aidés. On l'a vu...
Réponse directe
Il vous semble qu'il y a un climat vraiment comme ça, très revendicatif ? Oui, parce que je pense que les gens...
« Il vous semble qu'il y a un climat vraiment comme ça, très revendicatif ? Oui, parce que je pense que les gens... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 0:57
Question 43"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
Du fond. Du feu. Mais parce que je ne prendrai pas parti de cette manière. Parce que je ne veux pas participer. Si on reste sur les idées. Je ne veux pas participer à cette escalade. Ok, oublions les hommes. Si on reste sur les idées, il y a une guerre aux musulmans en France ?
Réponse à côté
Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon.
« Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 15:16
Question 44"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
Vous n'exagérez pas un petit peu ?
Réponse à côté
L'important, c'est d'être crédible, de raconter la réalité telle qu'elle est. Ce n'est pas moi qui le dis. C'est Jean-Luc Mélenchon qui le disait il y a trois semaines à Athènes. On l'écoute. Il ne faut pas chercher à le cacher et compléter Jean-Luc Mélenchon. Si on raconte des histoires, on n'est pas crédible. C'est lui qui a le point. C'est lui qui a gagné.
« L'important, c'est d'être crédible, de raconter la réalité telle qu'elle est. Ce n'est pas moi qui le dis. C'est Jean-Luc Mélenchon qui le disait il y a trois semaines à Athènes. On l'écoute. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 1:28Voir 1 autre passage
« Il ne faut pas chercher à le cacher et compléter Jean-Luc Mélenchon. Si on raconte des histoires, on n'est pas crédible. C'est lui qui a le point. C'est lui qui a gagné. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 1:56
Question 45"La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre Laurent
Est-ce qu'il y a une guerre aux musulmans ?
Réponse à côté
Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon.
« Est-ce qu'il y a une complaisance à gauche vis-à-vis de l'islamisme ? Cette phrase de Daniel Obonon, député France Insoumise de Paris, suggère à certains que oui. On écoute Daniel Obonon. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 15:16
Question 46Pierre Laurent dénonce "l'enfumage et la discrétion" du pouvoir sur la future réforme du Code du travail
Et pour pouvoir clore ce sujet, justement, Pierre Laurent, ce matin, Bernard Cazeneuve sur France Inter dit si Jean-Luc Mélenchon s'excuse, dit je regrette, alors j'enlève ma plainte, on passe à autre chose. Est-ce que vous lui dites à Jean-Luc Mélenchon, dis que tu t'excuses comme ça en nombre ?
Réponse partielle
Vous les avez utilisées, vous avez parlé du Code du Travail, vous avez parlé de la CSG, c'est trop facile d'évacuer toutes les questions comme ça. Vous avez soutenu Jean-Luc Mélenchon, vous êtes associé à Jean-Luc Mélenchon, il traite un responsable politique d'assassin, donc la question est simple, est-ce que vous souhaitez qu'il s'excuse ? Je l'ai dit,
« Vous les avez utilisées, vous avez parlé du Code du Travail, vous avez parlé de la CSG, c'est trop facile d'évacuer toutes les questions comme ça. Vous avez soutenu Jean-Luc Mélenchon, vous êtes associé à Jean-Luc Mélenchon, il traite un responsable politique d'assassin, donc la question est simple, est-ce que vous souhaitez qu'il s'excuse ? Je l'ai dit, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Pierre Laurent dénonce "l'enfumage et la discrétion" du pouvoir sur la future réforme du Code du travailVérifier à 14:56
Question 47Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"
Bonjour Pierre Laurent, alors ça ne vous aura pas échappé, les communistes sont de retour, non pas dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon qui a fait interdire les drapeaux de partis, mais dans le vocabulaire de ses adversaires, Emmanuel Macron qui a traité Jean-Luc Mélenchon de révolutionnaire communiste, François Fillon qui a vilipendé son programme communiste, alors vous n'êtes pas le plus mal placé pour en juger Pierre Laurent, il est communiste le programme de Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse à côté
Il y a beaucoup d'idées que nous partageons, qu'on a travaillées depuis 2012, mais en fait ce à quoi on assiste, c'est qu'on savait que la droite dans cette élection était brutale, le programme de François Fillon, brutal pour les classes populaires, que ce candidat était discrédité, bon maintenant on découvre en plus dans les derniers jours de la campagne, inquiets qu'ils sont de la percée de Jean-Luc Mélenchon, qu'elle est profondément ringarde, alors on voit ressortir là depuis hier des arguments totalement éculés, qu'on a connus dans la guerre froide, voilà, à chaque fois que la droite a peur de perdre les manettes, elle ressort des vieux poncifs anticommunistes, bon c'est ce à quoi on a…
« Il y a beaucoup d'idées que nous partageons, qu'on a travaillées depuis 2012, mais en fait ce à quoi on assiste, c'est qu'on savait que la droite dans cette élection était brutale, le programme de François Fillon, brutal pour les classes populaires, que ce candidat était discrédité, bon maintenant on découvre en plus dans les derniers jours de la campagne, inquiets qu'ils sont de la percée de Jean-Luc Mélenchon, qu'elle est profondément ringarde, alors on voit ressortir là depuis hier des arguments totalement éculés, qu'on a connus dans la guerre froide, voilà, à chaque fois que la droite a peur de perdre les manettes, elle ressort des vieux poncifs anticommunistes, bon c'est ce à quoi on assiste, c'est assez dérisoire par rapport à ce qui est en train de se passer dans le pays, un pays qui cherche l'espoir, les français sentent qu'il y a une chance historique de porter Jean-Luc Mélenchon au second tour, et avec lui une gauche tout à fait nouvelle, et moi j'appelle ceux qui sont encore indécis, à faire tout ce qui est possible dans les jours à venir, pour effectivement faire accéder Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle, c'est une chance qui peut servir à relever le pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"Vérifier à 0:22
Question 48Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"
Jusqu'à présent, si vous êtes sur le terrain, qui alimente cette dynamique Mélenchon ?
Réponse directe
Ça vient un peu de tous les côtés. Je sens des abstentionnistes se mobiliser. J'ai croisé sur la cannebière, dans la foule du meeting de Marseille, un habitant des quartiers nord de Marseille qui est venu me dire qu'il n'avait voté ni en 2007 ni en 2012, et qui, cette fois, avec la qualification possible de Jean-Luc Mélenchon, voyait que cet espoir allait le conduire aux urnes. Donc je crois qu'il y a des abstentionnistes. Je crois qu'il y a dans le monde ouvrier des choses nouvelles qui sont en train de se passer. Les courbes d'intention de vote baissent en faveur de Marine Le Pen. Elles montent en faveur de Jean-Luc Mélenchon dans le monde ouvrier. Je crois qu'il peut se passer des choses…
« Ça vient un peu de tous les côtés. Je sens des abstentionnistes se mobiliser. J'ai croisé sur la cannebière, dans la foule du meeting de Marseille, un habitant des quartiers nord de Marseille qui est venu me dire qu'il n'avait voté ni en 2007 ni en 2012, et qui, cette fois, avec la qualification possible de Jean-Luc Mélenchon, voyait que cet espoir allait le conduire aux urnes. Donc je crois qu'il y a des abstentionnistes. Je crois qu'il y a dans le monde ouvrier des choses nouvelles qui sont en train de se passer. Les courbes d'intention de vote baissent en faveur de Marine Le Pen. Elles montent en faveur de Jean-Luc Mélenchon dans le monde ouvrier. Je crois qu'il peut se passer des choses très nouvelles dans les jours qui viennent sur ça. Et peut-être que le croisement des courbes est possible à l'arrivée. Et ça vient effectivement des lecteurs de gauche qui ont compris maintenant que le vote le plus efficace était celui-là. »
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Question 49Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"
Le croisement des courbes entre Mélenchon et Le Pen. Dans le vote ouvrier, je crois qu'il devient possible. Donc clairement, la perspective que vous tracez, c'est l'idée d'un second tour entre Macron et Mélenchon ?
Réponse à côté
Écoutez, je ne sais pas qui sera l'adversaire si Jean-Luc Mélenchon parvient au second tour. Là, il y a aussi beaucoup d'incertitudes. Mais je pense que si Jean-Luc Mélenchon parvenait à accéder au second tour, la dynamique serait suffisamment forte pour l'emporter au second tour.
« Écoutez, je ne sais pas qui sera l'adversaire si Jean-Luc Mélenchon parvient au second tour. Là, il y a aussi beaucoup d'incertitudes. Mais je pense que si Jean-Luc Mélenchon parvenait à accéder au second tour, la dynamique serait suffisamment forte pour l'emporter au second tour. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"Vérifier à 8:45
Question 50Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"
Un dernier mot avant de retrouver Hélène Jouan. Le front de gauche, ça existe encore ou c'est fini ?
Réponse directe
Nous, nous utilisons la dynamique du front de gauche parce qu'elle est toujours présente sur le terrain. Le front de gauche avait mobilisé beaucoup de gens qui n'étaient pas membres d'un des partis qui l'avaient constitué. Et il y a beaucoup de collectifs du front de gauche qui continuent de vivre sur le terrain localement. Donc oui, c'est un label qui continuera d'exister.
« Nous, nous utilisons la dynamique du front de gauche parce qu'elle est toujours présente sur le terrain. Le front de gauche avait mobilisé beaucoup de gens qui n'étaient pas membres d'un des partis qui l'avaient constitué. Et il y a beaucoup de collectifs du front de gauche qui continuent de vivre sur le terrain localement. Donc oui, c'est un label qui continuera d'exister. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent : "La chance c'est de qualifier Jean-Luc Mélenchon au second tour et je crois que c'est possible"Vérifier à 9:08
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32
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« Oui, on a envie de se faire respecter. Il y a beaucoup de communistes qui ont été meurtris par l'élection présidentielle. Parce qu'effectivement, on a soutenu, et j'avais plaidé pour ça, la candidature de Jean-Luc Mélenchon, après beaucoup de débats, justement parce que ce candidat, et je pense que ça ne l'a pas aidé à franchir la barre de la qualification au premier tour de l'élection présidentielle, n'a pas respecté les communistes, qui pourtant le soutenaient, et les a un peu traités. Donc, oui, il y a une demande de respect de nos idées, mais ce respect qu'on veut se voir manifester à l'égard de nos idées, parce qu'elles sont utiles à la gauche, évidemment, nous, on veut aussi respecter les autres forces pour ce qu'elles sont. Et je pense que ces relations de coopération utile entre ces forces aient le chemin indispensable pour reconstruire une gauche forte. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 5:35
« Si on veut de l'argent pour financer la transition écologique, on peut aller en chercher ailleurs. Par exemple, on propose, nous, de renationaliser les sociétés d'autoroutes. On les a privées. C'est Sarkozy qui les a privatisées. Au bout des concessions privées, on chiffre à 32 milliards d'euros les dividendes qui auront empauché les concessionnaires privés des autoroutes. Ça, c'est les automobilistes qui payent. On n'a qu'à récupérer cet argent pour financer de la transition écologique. Donc, si on veut aller chercher de l'argent, allons le chercher dans les poches de Total, dans les poches des sociétés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 12:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on a envie de se faire respecter. Il y a beaucoup de communistes qui ont été meurtris par l'élection présidentielle. Parce qu'effectivement, on a soutenu, et j'avais plaidé pour ça, la candidature de Jean-Luc Mélenchon, après beaucoup de débats, justement parce que ce candidat, et je pense que ça ne l'a pas aidé à franchir la barre de la qualification au premier tour de l'élection présidentielle, n'a pas respecté les communistes, qui pourtant le soutenaient, et les a un peu traités. Donc, oui, il y a une demande de respect de nos idées, mais ce respect qu'on veut se voir manifester à l'égard de nos idées, parce qu'elles sont utiles à la gauche, évidemment, nous, on veut aussi respecter les autres forces pour ce qu'elles sont. Et je pense que ces relations de coopération utile entre ces forces aient le chemin indispensable pour reconstruire une gauche forte. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 5:35Voir 2 autres passages
« Mais je ne suis absolument pas productiviste. Nous avons rompu avec et le productivisme et le consumérisme et c'est à outrance du monde capitaliste actuel. Et effectivement, je pense qu'il faut des modes de développement, un mode de développement productif totalement différent. et il y a un chapitre entier du texte que nous sommes en train de discuter dans notre congrès qui porte cette question d'une refonte du modèle productif pour aller vers d'autres conceptions et de la production et de la consommation. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 17:57
« Retour en France. Le magazine Capital et le Canard Enchaîné accusent Anne Hidalgo, maire de Paris, d'avoir bénéficié il y a quelques années, il y a une quinzaine d'années, d'un emploi fictif, notamment au ministère de la Justice, alors qu'elle était première adjointe à la mairie de Paris. Un conseil municipal se tiendra la semaine prochaine à Paris, en début de semaine. Vous êtes vous-même élu parisien, vous êtes sénateur. La droite municipale, qui est dans l'opposition, demande des explications à Anne Hidalgo, au titre de l'exemplarité des élus. C'est eu un emploi fictif. On a vu dans la campagne présidentielle que ça avait été un problème, les emplois dits ou réputés fictifs. Est-ce que le Parti communiste s'associe à cette demande d'explication d'Anne Hidalgo, puisque vous êtes associé à la municipalité ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si on veut de l'argent pour financer la transition écologique, on peut aller en chercher ailleurs. Par exemple, on propose, nous, de renationaliser les sociétés d'autoroutes. On les a privées. C'est Sarkozy qui les a privatisées. Au bout des concessions privées, on chiffre à 32 milliards d'euros les dividendes qui auront empauché les concessionnaires privés des autoroutes. Ça, c'est les automobilistes qui payent. On n'a qu'à récupérer cet argent pour financer de la transition écologique. Donc, si on veut aller chercher de l'argent, allons le chercher dans les poches de Total, dans les poches des sociétés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 12:09Voir 2 autres passages
« Si on veut de l'argent pour financer la transition écologique, on peut aller en chercher ailleurs. Par exemple, on propose, nous, de renationaliser les sociétés d'autoroutes. On les a privées. C'est Sarkozy qui les a privatisées. Au bout des concessions privées, on chiffre à 32 milliards d'euros les dividendes qui auront empauché les concessionnaires privés des autoroutes. Ça, c'est les automobilistes qui payent. On n'a qu'à récupérer cet argent pour financer de la transition écologique. Donc, si on veut aller chercher de l'argent, allons le chercher dans les poches de Total, dans les poches des sociétés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 12:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32Voir 2 autres passages
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32Voir 2 autres passages
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord samedi je serai au congrès du parti communiste parce qu'on va être en congrès pendant trois jours. Si j'étais dans la rue samedi après-midi j'irais d'abord et avant tout à la manifestation contre les violences faites aux femmes place de la Madeleine si je ne m'abuse qui a lieu ce jour-là et qui est pour moi la grande manifestation du 24 novembre mais d'ailleurs Madeleine Concorde »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 20:19Voir 2 autres passages
« J'avais initialement proposé de rester secrétaire national et d'aider la nouvelle équipe à s'installer dans les deux années à venir. J'avais donné comme échéance à peu près 2020, parce que c'est le moment où il faudra être prêt pour la prochaine élection présidentielle. Bon, c'est vrai qu'il y a eu une poussée pour que le changement se fasse plus rapidement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 2:22
« D'abord samedi je serai au congrès du parti communiste parce qu'on va être en congrès pendant trois jours. Si j'étais dans la rue samedi après-midi j'irais d'abord et avant tout à la manifestation contre les violences faites aux femmes place de la Madeleine si je ne m'abuse qui a lieu ce jour-là et qui est pour moi la grande manifestation du 24 novembre mais d'ailleurs Madeleine Concorde »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on a envie de se faire respecter. Il y a beaucoup de communistes qui ont été meurtris par l'élection présidentielle. Parce qu'effectivement, on a soutenu, et j'avais plaidé pour ça, la candidature de Jean-Luc Mélenchon, après beaucoup de débats, justement parce que ce candidat, et je pense que ça ne l'a pas aidé à franchir la barre de la qualification au premier tour de l'élection présidentielle, n'a pas respecté les communistes, qui pourtant le soutenaient, et les a un peu traités. Donc, oui, il y a une demande de respect de nos idées, mais ce respect qu'on veut se voir manifester à l'égard de nos idées, parce qu'elles sont utiles à la gauche, évidemment, nous, on veut aussi respecter les autres forces pour ce qu'elles sont. Et je pense que ces relations de coopération utile entre ces forces aient le chemin indispensable pour reconstruire une gauche forte. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 5:35Voir 2 autres passages
« Non mais je vois effectivement comme vous avec inquiétude ces incidents et c'est clair qu'il y a des forces politiques et des militants qui essayent d'instrumentaliser cette colère populaire. Personne n'est dupe, enfin en tout cas moi je ne suis pas dupe de ça. Donc je ne confonds pas la colère populaire sur le pouvoir d'achat qui a été à l'origine de ce mouvement et les instrumentalisations politiques à laquelle se livrent les uns et les autres et d'ailleurs personnellement j'évite tout ce qui pourrait ressembler à une instrumentalisation politique donc je pense la majorité de ceux qui ont porté un gilet jaune ne veulent pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 19:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes9 nov. 2015 au 22 nov. 2018 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32Voir 2 autres passages
« Le Parti Socialiste, on est comme tout le monde, vous savez, on regarde ce qui se passe et personne ne sait qui va le diriger et sur quelle orientation. Donc on va laisser se décanter la situation et puis début avril, on verra où on en est. Mais nous parlons avec des socialistes, nous parlons avec au Parlement, dans les collectivités locales. Mais pour ce qui est de la situation nationale du Parti Socialiste, reconnaissez que pour le moment la situation est un peu confuse. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 4:56
« Il vous semble qu'il y a un climat vraiment comme ça, très revendicatif ? Oui, parce que je pense que les gens... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, moi je crois que c'est une grave erreur de jugement du président de la République. Le président de la République récolte en fait la colère qu'il a semée depuis le premier jour. Il a assumé sa politique en disant, avec beaucoup d'arrogance, en disant, on va servir les premiers de cordée et toute la société va avancer derrière ça. Et il a mis en oeuvre ça, la suppression de l'ISF, les cadeaux fiscaux, etc. Et pendant ce temps-là, il ne comprend pas, ou alors il ne veut pas le comprendre, qu'il y a des millions de gens et pas seulement les plus en difficulté, mais en fait tous ceux qui travaillent, qui n'arrivent plus à s'en sortir et qui ne comprennent pas pourquoi on tape sur ceux qui travaillent. Et c'est ça, cette colère-là. Donc c'est une lutte sociale, c'est pas du coup jadisme, c'est pas une lutte idéologique. Non, le premier accès de colère, il est venu des retraités. Quand il y a eu l'affaire, on se rappelle, tout le monde avait été surpris par la puissance des manifestations des retraités qui d'un seul coup sont descendues dans la rue. Cette alerte a été ignorée par le gouvernement, après beaucoup d'autres. Et les organisations syndicales avaient alerté sur le fait que dans les entreprises, les luttes sur le pouvoir d'achat étaient en train de redevenir les luttes premières. Donc cette question, elle est montée depuis des mois. Le gouvernement n'a pas voulu l'entendre. Ça explose, excusez-moi, sur la question de l'essence. Mais en fait, c'est une colère profonde sur la question du pouvoir d'achat. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 8:32Voir 2 autres passages
« moi je crois que les gouvernements devraient rester maîtres effectivement enfin les gouvernements et les parlements devraient rester maîtres de leurs choix budgétaires et que c'est un problème la manière dont fonctionne actuellement l'Union Européenne sur des orientations qui on le voit bien sont rejetées de plus en plus par les différents peuples européens mais dans cette affaire de l'Italie pour prendre le cas rien ne va ni l'attitude de la commission européenne ni le budget qui est présenté par Salvini qui n'est pas un budget social parce que c'est un budget qui creuse les déficits pour continuer aussi à faire lui aussi des cadeaux aux patronats aux multinationales c'est un budget le budget Salvini compatible avec Berlusconi donc c'est ce face à face cet étau dans lequel on essaye de nous enfermer en Europe entre d'un côté les libéraux et de l'autre côté les forces populistes d'extrême droite qui est un très grave danger et il faut au contraire des politiques sociales qui devraient être menées dans les pays mais accompagnées par les politiques européennes à l'inverse de ce qu'on fait aujourd'hui »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 23:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités9 nov. 2015 au 16 sept. 2018 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il a été alors là moi qui suis très critique il a été en l'occurrence très loin et il a été là où nous demandions qu'il aille lui nous l'avons demandé au Président de la République précédemment sur cette question et c'est extrêmement important il a reconnu la responsabilité Il n'y a pas de repentance Il a reconnu la responsabilité de la France et de l'armée française dans l'assassinat de Maurice Audin donc Maurice Audin ce que nous savions mais l'État avait maintenu le mensonge sur ça depuis 61 ans a été assassiné après avoir été torturé il a dit une autre chose très importante c'est que ça n'était pas un cas isolé mais que c'était le résultat d'un système de répression et de torture qui avait été mis en place à ce moment-là et il l'a dénoncé et troisièmement il a dit ce que nous demandions il a demandé l'ouverture des archives pour aller pour que les historiens puissent travailler à la recherche de la vérité donc c'est une victoire extrêmement importante obtenue grâce c'est un combat que nous menons depuis très longtemps que l'humanité mène depuis très longtemps et il y a eu une cérémonie extrêmement émouvante au début de la fête de l'humanité en présence de Josette Audin et de tous ceux qui avaient mené ce combat et c'est un combat que nous avons mené avec beaucoup d'autres et récemment encore avec Cédric Villani puisque les mathématiciens vous le savez sont mobilisés sur ça depuis très longtemps »
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"Vérifier à 40:42Voir 2 autres passages
« Écoutez, moi je ne souhaite pas cette situation. Je suis concentré sur ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire sur l'aide aux mobilisations sociales, à la construction de réponses alternatives. Mais ça marche mieux avec l'unité. Le France Insoumise vient par exemple de soumettre des propositions de loi au Parlement dans le cadre de ce qu'on appelle la niche parlementaire. Nous avons soutenu ces propositions, nous allons nous-mêmes le faire début mars. J'espère que nous aurons le même soutien et j'espère que progressivement les relations vont redevenir normales. En tout cas, moi je ne souhaite pas que chacun soit dans son couloir. Je souhaite que tout le monde s'épaule parce qu'il y a beaucoup à reconstruire face à Emmanuel Macron. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 5:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, moi je vais essayer d'en réconcilier le maximum. Parce que nous avons une exigence en 2017, c'est ne pas aller disperser à cette bataille. Parce que sinon, si nous allons disperser à cette bataille, la droite, l'extrême droite, en profiteront. Parce que nous ne pouvons pas être représentés par François Hollande. Parce que François Hollande a échoué. Il est discrédité dans le peuple de gauche. Et donc il faut construire une autre solution. Et il faut que cette solution, elle dispose d'un socle citoyen, populaire, le plus large possible, si nous voulons faire le poids face à la droite et à l'extrême droite. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre LaurentVérifier à 8:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"Vérifier à 3:14
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 20:29
« Si on veut de l'argent pour financer la transition écologique, on peut aller en chercher ailleurs. Par exemple, on propose, nous, de renationaliser les sociétés d'autoroutes. On les a privées. C'est Sarkozy qui les a privatisées. Au bout des concessions privées, on chiffre à 32 milliards d'euros les dividendes qui auront empauché les concessionnaires privés des autoroutes. Ça, c'est les automobilistes qui payent. On n'a qu'à récupérer cet argent pour financer de la transition écologique. Donc, si on veut aller chercher de l'argent, allons le chercher dans les poches de Total, dans les poches des sociétés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 12:09
« Non mais, bon, Yann a réagi avec ses tripes parce qu'il a une histoire qui est très particulière et il a réagi comme ça. Mais quel est le sujet ? Alors sur ça, parce que ça c'est un sujet politique de fond. Bien sûr, c'est la question du rapport de la gauche à l'immigration. Ce que pensent les communistes de cette question, et qui est beaucoup débattu à la fête, c'est que la France n'est pas à la hauteur de la politique d'accueil digne qu'elle devrait mener sur la question des migrants, premièrement. Et au-delà de l'actualité, c'est-à-dire des drames qui jettent en ce moment des dizaines de milliers de gens sur les routes de l'exil, partant, fuyant les guerres du Moyen-Orient, il y a un enjeu très important qui est la question des migrations dans le monde à venir. Et nous, nous pensons qu'il faut créer, au-delà de la question du droit d'asile, qui est une première question importante, des voies légales et sécurisées d'immigration pour permettre la circulation des femmes et des hommes dans le monde. Mais pour leur permettre d'aller et de venir. Parce que tout circule dans le monde d'aujourd'hui, les marchandises, le capital, etc. Mais ceux qui n'ont pas le droit de circuler, en tout cas une grande partie d'entre eux, ce sont les femmes et les hommes, les humains. Donc le monde de demain sera un monde où il y aura de plus en plus de migrations. Et la France doit regarder ça avec hauteur, d'autant que dans son histoire, les vagues d'immigration ont contribué à faire de la France une richesse. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"Vérifier à 4:18
« Si on veut de l'argent pour financer la transition écologique, on peut aller en chercher ailleurs. Par exemple, on propose, nous, de renationaliser les sociétés d'autoroutes. On les a privées. C'est Sarkozy qui les a privatisées. Au bout des concessions privées, on chiffre à 32 milliards d'euros les dividendes qui auront empauché les concessionnaires privés des autoroutes. Ça, c'est les automobilistes qui payent. On n'a qu'à récupérer cet argent pour financer de la transition écologique. Donc, si on veut aller chercher de l'argent, allons le chercher dans les poches de Total, dans les poches des sociétés. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 12:09
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 20:19
« Non mais je vois effectivement comme vous avec inquiétude ces incidents et c'est clair qu'il y a des forces politiques et des militants qui essayent d'instrumentaliser cette colère populaire. Personne n'est dupe, enfin en tout cas moi je ne suis pas dupe de ça. Donc je ne confonds pas la colère populaire sur le pouvoir d'achat qui a été à l'origine de ce mouvement et les instrumentalisations politiques à laquelle se livrent les uns et les autres et d'ailleurs personnellement j'évite tout ce qui pourrait ressembler à une instrumentalisation politique donc je pense la majorité de ceux qui ont porté un gilet jaune ne veulent pas. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Pierre Laurent au sujet des Gilets jaunes : "La marmite est en train d'exploser"Vérifier à 19:15
franceinfo — 8h30 franceinfo · "La mobilisation se construit" contre "le père Noël des riches", juge Pierre LaurentVérifier à 0:57
« Non mais, bon, Yann a réagi avec ses tripes parce qu'il a une histoire qui est très particulière et il a réagi comme ça. Mais quel est le sujet ? Alors sur ça, parce que ça c'est un sujet politique de fond. Bien sûr, c'est la question du rapport de la gauche à l'immigration. Ce que pensent les communistes de cette question, et qui est beaucoup débattu à la fête, c'est que la France n'est pas à la hauteur de la politique d'accueil digne qu'elle devrait mener sur la question des migrants, premièrement. Et au-delà de l'actualité, c'est-à-dire des drames qui jettent en ce moment des dizaines de milliers de gens sur les routes de l'exil, partant, fuyant les guerres du Moyen-Orient, il y a un enjeu très important qui est la question des migrations dans le monde à venir. Et nous, nous pensons qu'il faut créer, au-delà de la question du droit d'asile, qui est une première question importante, des voies légales et sécurisées d'immigration pour permettre la circulation des femmes et des hommes dans le monde. Mais pour leur permettre d'aller et de venir. Parce que tout circule dans le monde d'aujourd'hui, les marchandises, le capital, etc. Mais ceux qui n'ont pas le droit de circuler, en tout cas une grande partie d'entre eux, ce sont les femmes et les hommes, les humains. Donc le monde de demain sera un monde où il y aura de plus en plus de migrations. Et la France doit regarder ça avec hauteur, d'autant que dans son histoire, les vagues d'immigration ont contribué à faire de la France une richesse. »
France Inter — Questions politiques · Pierre Laurent : "Il y a un débat planétaire pour trouver un autre mode de développement que le capitalisme"Vérifier à 4:18
« Vous les avez utilisées, vous avez parlé du Code du Travail, vous avez parlé de la CSG, c'est trop facile d'évacuer toutes les questions comme ça. Vous avez soutenu Jean-Luc Mélenchon, vous êtes associé à Jean-Luc Mélenchon, il traite un responsable politique d'assassin, donc la question est simple, est-ce que vous souhaitez qu'il s'excuse ? Je l'ai dit, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Pierre Laurent dénonce "l'enfumage et la discrétion" du pouvoir sur la future réforme du Code du travailVérifier à 14:56