Alors si ce n'est pas l'âge de la doyenne des centrales qui vous inquiète, elle a 39 ans, c'est peut-être l'argument géologique sismique qui vous rendra plus sensible. Je lis les constats failles sismiques qui rendraient la centrale inondable en cas de rupture d'une digue, avec des conséquences qu'on a pu vérifier à Fukushima. A la CGT, vous estimez que c'est un risque qu'il faut prendre pour préserver les emplois autour de Fessenheim ?
Réponse partielleNous à la CGT, après Fukushima, on a considéré qu'il fallait prendre en compte tous les risques et faire la revue, non seulement sur les risques techniques, mais sur les risques également sociaux. D'ailleurs, on a porté ce sujet qui a été accepté par l'autorité de sûreté. Après Fukushima, Fessenheim, comme les autres sites, ont dû faire des modifications qui ont été réalisées et validées par l'autorité de sûreté nucléaire. Il n'y a pas plus de risques à Fessenheim aujourd'hui par rapport au canal du Rhin que deux ans après sa création. Ça, c'est simplement des arguments qui sont portés par certains qui voudraient non seulement attaquer Fessenheim, mais attaquer EDF, parce qu'aujourd'hui, c'…
« Nous à la CGT, après Fukushima, on a considéré qu'il fallait prendre en compte tous les risques et faire la revue, non seulement sur les risques techniques, mais sur les risques également sociaux. D'ailleurs, on a porté ce sujet qui a été accepté par l'autorité de sûreté. Après Fukushima, Fessenheim, comme les autres sites, ont dû faire des modifications qui ont été réalisées et validées par l'autorité de sûreté nucléaire. Il n'y a pas plus de risques à Fessenheim aujourd'hui par rapport au canal du Rhin que deux ans après sa création. Ça, c'est simplement des arguments qui sont portés par certains qui voudraient non seulement attaquer Fessenheim, mais attaquer EDF, parce qu'aujourd'hui, c'est un élément du puzzle. Simplement, on a en parallèle, je le rappelle, des fermetures de tranches fuel ou charbon qui sont programmées, la vente du RTE qui est programmée, le bradage de concessions hydrauliques aux privés qui sont programmées. Donc, on est simplement face à un élément du puzzle de la casse organisée en haut lieu d'EDF, service public d'électricité. C'est ça aussi que nous dénonçons aujourd'hui. Quels seront vos arguments aujourd'hui devant le CCE qui doit interiner l'accord de fermeture trouvé le mois dernier entre EDF et le gouvernement ? Nos arguments, c'est simplement de demander à cette direction qui nous annonce un deal en fin de compte entre l'État et EDF sur une indemnisation que nous trouvons hautement scandaleuse. 400 millions d'euros sur plusieurs années. Oui, 400 millions d'euros, c'est ce que rapporte l'EDF, la centrale de Fessenheim, en un an. Et le manque à gagner, il est de 4 milliards. Autrement dit, c'est une spoliation du service public, à la fois pour les citoyens, à la fois pour cette entreprise publique, déjà fragilisée par d'autres dossiers économiquement. Donc, évidemment, nous, nous allons demander les arguments et l'argumentaire qui a amené à ce deal de 400 millions d'euros dans laquelle une enveloppe contrainte sur la reconversion du personnel, par exemple, est annoncée, alors qu'on ne nous parle à aucun moment de la sous-traitance et de tous les salariés prestataires concernés. »